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52 articles avec spiritualite

Saint Carême 2015 !

Publié le par Clément LECUYER

L'aumône
"Convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, dans les larmes et dans les gémissements."
(Lecture du Prophète Joël. Chap. II., Epitre des cendres)

L’observance du Carême, disait le Pontife, est le lien de notre milice ; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ ; par elle que nous détournons les fléaux de la divine colère ; par elle que protégés du secours céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance vient à se relâcher, c’est au détriment de la gloire de Dieu, au déshonneur de la religion catholique, au péril des âmes chrétiennes ; et l’on ne doit pas douter que cette négligence ne devienne la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques et d’infortunes pour les particuliers !” (Benoît XIV, Constitution Non Ambigimus, du 27 mai 1741). 

  (Deux) siècles se sont écoulés depuis ce solennel avertissement du Pontife, et le relâchement qu’il eût voulu ralentir est toujours allé croissant. Combien compte-t-on dans nos cités de chrétiens strictement fidèles à l’observance du Carême ? (…) Où nous conduira cette mollesse qui s’accroît sans fin, si ce n’est à l’abaissement universel des caractères et par là au renversement de la société ? Déjà les tristes prédictions de Benoît XIV ne sont que trop visiblement accomplies. Les nations chez lesquelles l’idée de l’expiation vient à s’éteindre défient la colère de Dieu ; et il ne reste bientôt plus pour elles d’autre sort que la dissolution ou la conquête. De pieux et courageux efforts ont été faits pour relever l’observation du Dimanche, au sein de nos populations asservies sous l’amour du gain et de la spéculation. Des succès inespérés sont venus couronner ces efforts ; qui sait si le bras du Seigneur levé pour nous frapper ne s’arrêtera pas, en présence d’un peuple qui commence à se ressouvenir de la maison de Dieu et de son culte ? Nous devons l’espérer ; mais cet espoir sera plus ferme encore, lorsque l’on verra les chrétiens de nos sociétés amollies et dégénérées rentrer, à l’exemple des Ninivites, dans la voie trop longtemps abandonnée de l’expiation et de la pénitence.

Dom Prosper Guéranger,
(Extrait de L’année liturgique, Historique du Carême, Oudin, Paris 1889).

 

Publié dans Spiritualité

Joyeux et saint Noël à tous !

Publié le par Clément LECUYER

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté !

 

 

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Adeste fideles !  

Accourez, fidèles, joyeux, triomphants :
Venez, venez à Bethléem.
Voyez le roi des Anges qui vient de naître.
Venez, adorons,
Venez adorons le Seigneur.
Dociles à la voix céleste,
les bergers quittent leur troupeau
et s’empressent de visiter son humble berceau
Et nous aussi, hâtons-nous d’y porter nos pas.
Nous verrons celui qui est la splendeur éternelle du Père,
caché sous le voile d’une chair mortelle;
Nous verrons un Dieu enfant enveloppé de langes
Embrassons pieusement ce Dieu devenu pauvre pour nous
et couché sur la paille;
Quand il nous aime ainsi,
Comment ne pas l’aimer à notre tour ? 

 

Quelques musiques de Noel :

Cantate de Noël :

Adeste fideles :

Douce nuit :

Quand Jesus Naquit à Noël (à l'orgue) :

  

Publié dans Spiritualité

L'Immaculée Conception

Publié le par Clément LECUYER

"Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a pas de tache en vous."
Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in te. (Cant., cap. IV, v. 7.)

 

  Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX déclare solennellement l'immaculée conception de la Très Sainte Vierge Marie :
 "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles." (Bulle Ineffabilis Deus)
Quelques citations
- Origène surnomme la Sainte Vierge "formée dans la grâce, pleine de grâce et n'ayant pas été atteinte du souffle pestilentiel de Satan" (Homilia IV, in Lucam). Ailleurs, il écrit que la Vierge Marie est la "Mère digne de Dieu, Mère Immaculée d'un Fils saint et Immaculé, l'unique Mère Immaculée; c'est un trésor dn Ciel, contenant les richesses de la Divinité, la sainteté la plus parfaite et la plus complète. Elle n'a point été trompée par les insinuations perfides du serpent infernal, ni infectée de son souffle venimeux". (Homil. I ex decem Homil. in diversa loca Nov. Test. In cap. I Matth.)

- Saint Ephrem, diacre d'Édesse, vers l'an 365, appelle la 'Vierge Marie Immaculée, très-Immaculée, nouveau don de Dieu, divin trône de Dieu, Reine toujours bénie, prix de la rançon d'Eve, source de grâce et d'immortalité, fontaine scellée de l'Esprit-Saint, très-divin Temple, siège de pureté pour la Majesté divine. Elle a, dit-il, écrasé la tête du perfide dragon; toujours elle a été intègre et Immaculée, tant du corps que de l'âme. Cette Vierge Mère de Dieu est intacte, entièrement pure, chaste, plus sainte que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que tous les autres Esprits célestes (Orat. ad S. Dei Matrem.Oratio exomologetica: Opera S. Ephrem Syri, edit. Romae, tom. III, pag. 545, 517, 548, 549.)

- Saint Epiphane, Archevêque de Salamine, en 370: "Dieu seul excepté, la brebis immaculée, la Mère de l'Agneau sans tache était plus belle en sa nature que les Chérubins, les Séraphins et toute l'armée des Anges." (In ultimo sermone de Nativitate Domini).

- Saint Ambroise (340-397), évêque de Milan et docteur de l’Eglise : "Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché." (Commentaire du ps 118, 22, 30)

- Saint Cyrille d'Alexandrie, au V° siècle  : "Tous les hommes, excepté celui qui est né de la Vierge, excepté cette Vierge sacrée, naissent avec le péché originel." (In Evang. Juan., 1, VI, cap. 15. Opéra, Basileae, 1566.)

- Saint Augustin (354-420) écrit : "Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût?" (De la nature et de la grâce, 42).

- Saint Thomas d'Aquin : "Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché,  excepté la très pure et très digne Vierge Marie,  qui à été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Anciennes éditions du commentaire du chapitre III° de l'Epitre de St Paul aux Galates, cité notamment par Saint Jean Eudes dans L’Enfance Admirable de la bienheureuse Vierge, 1676, t. 5)

- Saint Alphonse de Liguori : "Il convenait que Dieu la préservât de la faute originelle, puisqu’il la destinait à briser la tête du serpent infernal qui, en séduisant nos premiers parents, procura la mort à tous les hommes. Or, si Marie devait être la femme forte placée dans le monde pour vaincre Lucifer, il ne convenait pas assurément qu’elle fût d’abord vaincue par Lucifer et devînt son esclave : il est beaucoup plus conforme à la raison qu’elle fut exempte de toute tache et de tout assujettissement au démon." (Oeuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori in Les Gloires de Marie, Premier discours)

Les miracles qui ont entouré la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception
La croyance à l'Immaculée Conception de Marie est appuyée sur de nombreux miracles. On peut penser, entre autres, à la vision prodigieuse et à la rapide propagation de la médaille miraculeuse à l'effigie de Marie conçue sans péché,, (suivant la demande de la sainte Vierge) révélée à Paris en 1830 par une religieuse, sainte Catherine Labouré ; médaille que les pieux fidèles portent comme une source permanente de grâces de tout genre, qu'ils ne cessent d'obtenir par l'intercession de la Mère de Dieu, vénérée, révérée et invoquée sous ce titre de Marie conçue sans péché.  Un des miracles que l'on accorde par exemple à la médaille miraculeuse est notamment la conversion à Rome dans l'église saint André, du juif Alphonse Ratisbonne au catholicisme après avoir porté une médaille miraculeuse (6 janvier 1842).
Bien sûr, nous ne pouvons pas ne pas parler ici de l'apparition et des miracles de Notre Dame à Lourdes.

"Que soy era immaculada councepciou"
"Je suis l'Immaculée Conception"
(25 mars 1858 en la fête de l'Annonciation)

 Là encore, des milliers de grâces abondent et des guérisons extraordinaires surviennent. Comment un incrédule devant ces faits peut-il continuer à rejeter devant ces faits cette vérité de foi qu'est l'Immaculée Conception ? Plus de 7.000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés à Lourdes depuis 1883 par les médecins (source : Le Figaro du 07/12/2011). Mais l'Eglise catholique n'en a formellement et solennellement déclaré miraculeuses que 67. Encore cette année, deux guérisons miraculeuses ont été déclarés par les médecins du Comité Médical International de Lourdes (C.M.I.L.).

 Que Notre Dame, l'Immaculée Conception, nous comble plus que jamais de ses grâces et qu'elle mène ou fasse revenir les agneaux égarés au bercail de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique !

Publié dans Spiritualité

Saint Thomas d'Aquin et l'Immaculée Conception

Publié le par Clément LECUYER

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"Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché, excepté la très pure et très digne Vierge Marie, qui a été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Commentaires sur le chapitre troisième de l'Épître aux Galates, leçon sixième, premières éditions)
"On peut trouver quelque créature si pure, qu'il ne puisse rien être de plus pur parmi les choses créées. Telle a été la pureté de la bienheureuse Vierge, qui a été exempté de tout péché originel et actuel. (I Sent., dist. 44, quaest 1, art 3.)

 Saint Thomas d'Aquin n'était pas infaillible en tant que tel – puisque le charisme de l'infaillibilité n'appartient qu'aux Souverains Pontifes. Cependant, l'Eglise nous dit, par la voix du Pape Benoît XIV, que "ses écrits exempts de toute erreur, sont plus lumineux que le soleil, [...] l'Eglise, qui admire son érudition, reconnaît en avoir été éclairée" (Bref adressé à l'Ordre des Frères Prêcheurs). Et pourtant, dans le monde théologique, saint Thomas d'Aquin et son école ont passé pour les adversaires du privilège de l'Immaculée Conception accordé à la Bienheureuse Vierge Marie. Cet avis, partagé maintenant par "l'opinion publique", est pourtant loin d'être exacte. Plus d'une fois, les disciples de saint Thomas et les fils de saint Dominique ont voulu combattre cette opinion communément exagérée. C'est ainsi qu'encore, en 1854, le Révérend-Père François Gaude, de l'Ordre des frères prêcheurs, recteur du séminaire Pontifical du cardinal Pie, s'en plaignait hautement :

"Je ne sais par quelle fatalité l'opinion que lesreligieux de notre Ordre et les disciples de notre école sont les adversaires du sentiment de l'Immaculée Conception s'est répandue dans le public. Et ce bruit accusateur, qui a su faire a son chemin, est tellement accrédité dans plusieurs esprits, qu'il n'est rien  de plus commun et de plus ordinaire que de l'entendre répéter. Pour le détruire et le ruiner rien n'a réussi : ni ceux de nos auteurs qui ont professé clairement leur croyance à ce privilège, ni la foule assez nombreuse de nos théologiens qui l'ont enseigné et dont on cite soit les paroles soit les noms, ni  les panégyriques prononcés sur ce mystère, ni l'expression d'Immaculée Conception elle-même, introduits dans la liturgie... "

D'éminents auteurs, tels que le Cardinal Gousset, saint Jean Eudes, le R.P Spada ont démontré qu'il était pour le moins douteux de soutenir que saint Thomas d'Aquin avait nié l'Immaculée Conception :

"Si nous considérons bien sérieusement la doctrine de l'Angélique docteur, nous verrons sans en pouvoir douter qu'il a réellement enseigné l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie" car sa "doctrine constamment enseignée conduit inévitablement à professer le privilège de l'immaculée conception"

 Le R.P Spada, maître en théologie et procureur général de l'Ordre des frères prêcheurs, démontre dans un important ouvrage (Saint Thomas et l'Immaculée Conception) qu'il était "impossible que l'Angélique docteur ait admis, dans la Bienheureuse Vierge, la tache originelle, après l'avoir déclarée simplement exempte de la tache du péché véniel." La conclusion de sa complète et très sérieuse étude est sans appel :

"De tout ce que nous avons dit jusqu'à présent, il est pleinement évident que notre Angélique maître a expressément enseigné, dans le premier livre des Sentences, que la Bienheureuse Vierge a été exempte du péché originel et du péché actuel, et qu'il n'a point rétracté cette doctrine dans ses ouvrages postérieurs; bien mieux, que les principes de la doctrine exposée dans la Somme de théologie conduisent à établir cette immunité."

 Beaucoup rétorqueront que saint Thomas d'Aquin a cependant nié formellement l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie dans deux voire trois passages de ses manuscrits (précisons en premier lieu qu'à cette époque, ce dogme n'avait pas été encore proclamé). Non seulement il a été démontré que des erreurs d'analyse et d'interprétation ont été développées par beaucoup mais que les écrits cités ne figuraient pas dans les éditions primitives publiées de saint Thomas. Le passage le plus souvent cité contre l'Immaculée Conception se trouverait dans la troisième Somme théologique ; dans les éditions récentes de la Somme (part. III, 9, 27, art. 2), on fait dire au Docteur Angélique que Marie "n'a été sanctifiée et purifiée du péché originel, ni avant l'animation, ni dans l'animation, mais après l'animation" tandis que ces paroles ne se lisent point au lieu cité dans les premières éditions , ni dans le manuscrit de Séville, ni dans celui qui se conservait au couvent des Dominicains de Marseille, ni dans d'autres.

"La difficulté [de supposées contradictions] disparaît si l'on compare entre elles les éditions anciennes et modernes de ses oeuvres, et si l'on reconnaît, comme on est forcé de le reconnaître, que plusieurs de ses ouvrages, notamment ceux où il parle de la Conception de Marie, ont subi des suppressions ou d'évidentes altérations. Ce fait s'appuie sur le témoignage aussi détaillé qu'authentique de plusieurs savants Dominicains." (Cardinal GOUSSET, La croyance générale et constante de l'Eglise touchant l'Immaculée Conception)

"Si vous nous faites voir quelque autre lieu, dans les livres de saint Thomas, où il semble parler contre la Conception immaculée de notre divine Mère, nous aurons droit de le soupçonner de corruption, vu particulièrement que ce saint Docteur s'explique si clairement dans ses Commentaires sur le premier des Sentences où il dit que la bienheureuse Vierge a été pure de tout péché, et qu'elle a possédé le souverain degré de la pureté, c'est-à-dire, qu'elle est, comme dit saint Anselme, la plus éclatante pureté qui se puisse imaginer, après la pureté infinie de Dieu" (Saint Jean Eudes, L'enfance admirable de la Très Sainte Mère de Dieu)

"Nous ne serions pas surpris que, comme on l'a prétendu, le texte de saint Thomas n'ait été falsifié dans toute cette question, où l'on ne retrouve pas sa logique habituelle. Il est certain qu'il n'a pas mis la dernière main à cette troisième partie de la Somme théologique, qui n'a paru qu'assez longtemps après sa mort: aussi n'en trouve-t-on que de rares manuscrits, tandis que ceux de la deuxième partie et surtout de la première abondent.... Il est également certain qu'il a professé la doctine de l'Immaculée Conception dans son Commentaire sur l'Epitre aux Galates, où, s'exprimant comme le concile de Trente, il dit: "On excepte la Vierge très digne de louanges, la très-pure Marie, qui fut exempte du péché originel et du péché acctuel"." (Petite Somme théologique de saint Thomas d'Aquin: à l'usage des ecclésiastiques et des gens du monde, T. IV, 1862)

 Nous mettons donc en ligne trois documents (pdf) reprenant les écrits de saint Jean Eudes et du Cardinal Gousset ainsi que la remarquable étude du R.P Spada :

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Neuvaine à l'Immaculée conception

Publié le par Clément LECUYER

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  Pour bien préparer cette fête et honorer Notre-Dame dans son Immaculée Conception (fêtée le 8 décembre), le meilleur moyen est de réciter une neuvaine ; le Pape saint Pie X a rédigé spécialement pour cette occasion la prière suivante :

Vierge très sainte, qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa mère, vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme, dans votre foi, et dans votre amour, de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissante protection.  Le serpent infernal, contre lequel fut jetée la première malédiction, continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Ève. 

Ô vous, notre mère bénie, notre reine et notre avocate, vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi dès le premier instant de votre conception, accueillez nos prières,et, nous vous en conjurons, unis en un seul coeur, présentez-les devant le t rône de Dieu, afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches qui nous sont tendues, mais que nous arrivions tous au port du salut, et qu'au milieu de tant de périls, l'Église et la société chrétienne chantent encore une fois l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix. 

Ainsi soit-il. 

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

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Ne nous oubliez pas !

Publié le par Clément LECUYER

 Le mois de novembre est dédié aux âmes du purgatoire.

 Avez-vous déjà réfléchi, dit le Père Félix, à ce phénomène si désolant pour nos frères défunts et si humiliant pour nous : l'oubli des morts ? Ecoutez ces plaintes et demandez à votre conscience si elles sont exagérées :

 "Oh Frères ! Oh Soeurs ! Oh Amis ! depuis si longtemps nous vous attendons, et vous ne venez pas; nous vous appelons, et vous ne répondez pas; nous souffrons de ces souffrances auxqu'elles rien ne peut être comparé, et vous ne compatissez pas; nous gémissons, et vous ne nous consolez pas !
Hélas ! Hélas ! tous ceux que nous avons aimés sur la terre de toute notre affection, nous ont abandonnés; nous pleurons au sein de cette sombre nuit, il n'est personne qui nous console.

Ah ! c'est fini, c'est à jamais fini ! ils m'ont tous oubliée; et voilà que plus même un souvenir ne me rattache à la terre !...
Partout c'est l'oubli: l'oubli sur toute une vie, qu'aucune parole ne rappelle plus; l'oubli sur mon nom, que personne déjà ne prononce plus; sur mon tombeau, que personne ne visite plus; l'oubli sur ma mort, que personne ne pleure plus; l'oubli sur toute la terre, l'oubli partout !
Malgré des adieux si pleins de regrets, malgré des protestations si pleines de tendresse et malgré des serments si pleins d'immortalité, voilà où pourtant tout aboutit parmi les vivants, à l'universel oubli des morts !

Personne pour prier, personne même pour se souvenir !..."

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"Personne ? Vous vous trompez, chères âmes! Il y a sur la terre un coeur qui n'oublie jamais, un coeur prompt à toute heure à venir au secours de ses morts délaissés: c'est le coeur de l'Eglise catholique, le coeur d'une mère ! Et tous les jours, pendant le Saint Sacrifice, elle demande pour vous le repos, le raffraîchissement et la lumière."

 

D'après le livre d'une jeune fille

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La paix du monde est vaine et insensée

Publié le par Clément LECUYER

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"Qui pourrait, en effet, Vénérables Frères, ne pas sentir son âme saisie de crainte et de tristesse à voir la plupart des hommes, tandis qu'on exalte par ailleurs et à juste titre les progrès de la civilisation, se déchaîner avec un tel acharnement les uns contre les autres, qu'on dirait un combat de tous contre tous ?  Sans doute, le désir de la paix est dans tous les cœurs, et il n'est personne qui ne l'appelle de tous ses voeux. Mais cette paix, insensé qui la cherche en dehors de Dieu ; car, chasser Dieu, c'est bannir la justice; et, la justice écartée, toute espérance de paix devient une chimère. "La paix est l'oeuvre de la justice". Il en est, et en grand nombre, Nous ne l'ignorons pas, qui, poussés par l'amour de la paix, c'est-à-dire de la tranquillité de l'ordre, s'associent et se groupent pour former ce qu'ils appellent le parti de l'ordre. Hélas ! vaines espérances, peines perdues ! De partis d'ordre capables de rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n'y en a qu'un: le parti de Dieu. C'est donc celui-là qu'il nous faut promouvoir; c'est à lui qu'il nous faut amener le plus d'adhérents possible, pour peu que nous ayons à coeur la sécurité publique. [...]

D'où il suit que tout restaurer dans le Christ et ramener les hommes à l'obéissance divine sont une seule et même chose. Et c'est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c'est de ramener le genre humain à l'empire du Christ. Cela fait, l'homme se trouvera, par là même, ramené à Dieu. Non pas, voulons-Nous dire, un Dieu inerte et insoucieux des choses humaines, comme les matérialistes l'ont forgé dans leurs folles rêveries, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l'unité de nature, auteur du monde, étendant à toute chose son infinie providence, enfin législateur très juste qui punit les coupables et assure aux vertus leur récompense. Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus-Christ ? Elle est sous nos yeux : c'est l'Église. Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison : L'Église est ton espérance, l'Église est ton salut, l'Église est ton refuge."

(Saint Pie X - encyclique E Supremi Apostolatus)

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Prière du Vendredi saint pour la délivrance des âmes du Purgatoire

Publié le par Clément LECUYER

Jesus sur la Croix

Je te vénère, ô Sainte Croix portant les Membres Sacrés de Notre-Seigneur et rougie de Son Précieux Sang.
Je Vous adore, ô mon Dieu, cloué à la Sainte Croix par amour pour moi.
Jésus, j'ai confiance en Vous !

Celui qui, à genoux, récitera cette prière 33 fois, devant le crucifix, le jour du Vendredi Saint, aura délivré 33 Âmes du Purgatoire. (Avec approbation de l'Église).
Cette prière n'est pas limitative à 33 fois, elle peut être récitée par multiples de 33, soit 66, 99, 132 fois, etc.

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En cette semaine sainte...

Publié le par Clément LECUYER

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"Saint Augustin assure qu'il n'y a point d'exercice si fructueux et si utile au salut que de penser souvent aux souffrances de Notre-Seigneur. Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l'eau, ou de prendre la discipline jusqu'au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier." (Saint Louis-Marie Grignon de Montfort)

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Rappel de la doctrine de l'Eglise catholique sur les indulgences

Publié le par Clément LECUYER

Q. Qu'est-ce que les indulgences ?

 Les indulgences, c'est la rémission de la peine temporelle due à nos péchés, que l'Eglise nous accorde hors du Sacrement de Pénitence, par l'application des mérites de Jésus-Christ et des Saints.

Q. Qui a donné à l'Eglise le pouvoir d'accorder des indulgences ?

C'est notre Seigneur Jésus-Christ qui a donné à l'Eglise le pouvoir d'accorder des indulgences, lorsqu'Il a dit à ses Apôtres :


"Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le Ciel."

Ces paroles donnent à l'Eglise le pouvoir de remettre les péchés, à plus forte raison la peine temporelle due au péché.

Q. L'Eglise a-t-elle toujours fait usage de ce pouvoir?

L'Eglise a toujours fait usage de ce pouvoir; saint Paul usa d'indulgence à l'égard d'un Chrétien coupable, en considération des fidèles de Corinthe: dans le temps des persécutions, l'Eglise abrégeait souvent la pénitence des pécheurs, à la demande des confesseurs et des martyrs; Dieu lui-même nous a pardonnés à cause des mérites de notre Seigneur, en sorte que le Christianisme tout entier n'est qu'une grande indulgence.

Q. Pourquoi ce pouvoir a-t-il été accordé à l'Eglise?

Ce pouvoir a été accordé à l'Eglise pour aider notre faiblesse et resserrer les liens de la charité; mais les indulgences ne remettent pas les péchés, elles les supposent remis.

Q. Quelle est la source des indulgences?

  La source des indulgences sont les mérites surabondants de notre Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints.

Q. Combien y a-t-il de sortes d'indulgences?

  ll y a deux sortes d'indulgences: l'indulgence plénière et l'indulgence partielle.

Q. Qu'est-ce que l'indulgence plénière?

  L'indulgence plénière est la rémission complète de toutes les peines temporelles dues aux péchés en ce monle et en l'autre, si bien que celui qui meurt après l'avoir gagnée va droit au Ciel sans passer par le Purgatoire.

Q. Qu'est-ce que l'indulgence partielle?

L'indulgence partielle est la rémission d'une partie des peines canoniquesimposées autrefois par l'Eglise, et par conséquent d'une partie des peines du Purgatoire.

Q. Que faut-il faire pour gagner les indulgences?

Pour gagner les indulgences, il faut: 1° faire les prières ou les œures prescrites par celui qui les accorde; 2° être en élat de grâce, au moins pour faire la dernière rouvre prescrite; 3° pour gagner l'indulgence plénière dans son entier, il faut n'avoir aucun péché ni mortel ni véniel, ni aucune affection au péché véniel.

Q. Qu'entend-on par indulgence de sept ans, de sept quarantaines?

  On entend par indulgence de sept ans, de sept quarantaines, la rémission de sept ans, de sept carêmes de pénitence que l'Eglise imposait autrefois aux pénitents publics.

Q. Est-il bien nécessaire de gagner des indulgences?

  Il est bien nécessaire de gagner des indulgences, si nous voulons nous préserver des maux d'ici-bas, tels que les maladies, les fléaux, et des peines du Purgatoire, qui surpassent tout ce que nous pouvons endurer sur la terre.

Source : Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume ( édition de 1852)

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