Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

53 articles avec ratzinger (benoit xvi)

L’église de Vatican II n’est pas l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Publié le par Clément LECUYER

 Voici, en ce début de carême fort troublé par les actualités, une lettre-sermon de M. l’abbé Guépin pour rappeler les principes de notre combat afin de rester fidèles à Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Lire la lettre

 
 
 

Quelques extraits :

"Benoît XVI a annoncé le 11 février 2013, fête de Notre-Dame de Lourdes, qu’il présentait sa démission pour le 28 février prochain.
 Dès cette nouvelle, l’émotion s’est largement répandue, et les vibrants hommages sont venus de tous les horizons, particulièrement des ennemis de la sainte Église.
[...]

Cette démission-événement ne concerne pas l’Église catholique, elle concerne l’église moderniste. Aussi dois-je vous dire combien je suis scandalisé par les propos pitoyables de Mgr Fellay [...]Mgr Fellay exprime sa gratitude au moderniste Benoît XVI qui a osé mettre le saint Sacrifice de la messe au rang des antiquités et l’a placé au-dessous du « rite ordinaire » où « il s’agit seulement de faire mémoire ».

Il attend du prochain conclave un Pape ! Comment peut-on attendre du bien de la part de ces prévaricateurs qui oeuvrent depuis 50 ans à la destruction de l’Église ?
Mes bien chers Frères, la charité de la vérité nous commande avec force de faire remarquer combien tout au long des 8 années qu’il a passées à occuper le trône pontifical, Benoît XVI s’est comporté en ennemi de la foi catholique en enseignant des doctrines modernistes condamnées par la sainte Église, et particulièrement par Pie IX (Quanta cura, Syllabus), Léon XIII, et saint Pie X (Pascendi).

 Cette inimitié pour la foi catholique s’estmanifestée par une prolongation sans faille de Vatican II et par des pratiques permanentes qui s’opposent à la foi catholique :

– célébration habituelle du Novus ordo missae (la messe de Luther) ;
– visites de synagogues ;
– visites de mosquées ;
– prédication dans les temples protestants ;
– réception en grande pompe au Vatican de la secte des francs-maçons ;
– réunion syncrétiste d’Assise ;
– etc.
[...]

 Benoît XVI a participé activement à la corruption de la foi catholique. Un Pape digne de ce nom et vrai successeur de Pierre ne peut pas agir contre la foi et les moeurs parce qu’il est assisté par l’infaillibilité dans ce domaine.
[...]
 Nous sommes actuellement orphelins d’autorité légitime dans l’Église,mais la sainte Église a les paroles de la vie éternelle [Jo. vi, 68]. Et c’est pourquoi nous nous appliquons à rester fidèles à l’enseignement constant des papes et des docteurs de l’Église, et nous refusons les nouvelles doctrines issues de Vatican II.

Pour l’amour de l’Église notre mère, nous continuons le combat de la foi. Nous resterons fidèles dans la mesure où nous nous appliquerons à la prière et à la pénitence.

Au milieu de la décadence religieuse et morale de la société, soyons des soldats du Christ! Que Notre-Dame nous garde forts dans la Foi jusqu’à notre dernier soupir !

Potius mori quam foedari !"

De la synagogue à Ecône, Benoît XVI loué et regretté

Publié le par Clément LECUYER

puzzle-oecumenique-.jpg
[image : couverture de la revue Sodalitium 63]

"Si quelqu'un vient à vous et n'apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas."
(Il Jn. 10)

1. Les juifs, peuple déicide, lui expriment leur profonde reconnaissance 

Pendant son pontificat, Benoît XVI a conduit une amélioration les relations entre le christianisme et le judaïsme, menant à "une diminution des actes antisémites dans le monde", a déclaré lundi le grand rabbin ashkénaze d'Israël, Yona Metzger. "Sous son autorité, les relations entre le Grand Rabbinat et l'Église, le judaïsme et le christianisme, sont devenues beaucoup plus étroites, ce qui a conduit à une diminution des actes antisémites dans le monde", a déclaré à l'AFP un porte-parole du grand rabbin, citant celui-ci, en réaction à l'annonce de la démission de Benoît XVI.

"Nous sommes reconnaissants envers le pape Benoît pour tout ce qu'il a fait pour renforcer les liens entre les religions et promouvoir la paix interconfessionnelle", a ajouté le rabbin par l'intermédiaire de son porte-parole. "Je lui souhaite bonne santé au fil des jours et des ans, et j'espère et je prie que son héritage va se poursuivre et que l'orientation du Vatican prise pendant son pontificat et celui de son prédécesseur (Jean-Paul II) va continuer", a-t-il ajouté.

Exonérés de la responsabilité de la mort du Christ

Pour la communauté juive, l'un des accomplissements les plus importants de Benoît XVI aura été d'exonérer le peuple juif de la responsabilité de la mort de Jésus. Dans un livre publié en 2011, le pape a écrit que "l'aristocratie du temple" à Jérusalem et "les masses" - et non pas "le peuple juif dans son ensemble" - étaient responsables de la crucifixion du Christ. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait alors salué le "courage" du pape et plusieurs autres responsables religieux juifs avaient estimé qu'il s'agissait d'une étape essentielle dans la lutte contre l'antisémitisme au sein de l'Église.

Le Congrès juif mondial a déclaré lundi dans un communiqué que Benoît XVI avait "porté les relations entre catholiques et juifs à un niveau sans précédent". "Aucun pape avant lui n'avait visité autant de synagogues. Il a rencontré des représentants de la communauté juive à chaque fois qu'il s'est rendu à l'étranger. Aucun pape avant lui n'avait fait autant d'efforts pour améliorer les relations avec les juifs, sur autant de niveaux", a salué le texte.   (Source : Le Point)

  Pour rappel, voici ce qu'écrivait saint Thomas d'Aquin, docteur universel de l'Eglise : "Le péché des juifs est un péché de tentative de déicide" ( In Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954)
 

2. Les protestants saluent la décision de Benoît XVI

Unanimes, ils saluent avant tout le courage et l’humilité de Benoît XVI, si conforme à l’image de docteur de la foi, économe en gestes et en discours, que beaucoup gardent de lui. Le pasteur Claude Baty, président de la Fédération des Protestants de France (FPF), estime ainsi par exemple « très raisonnable et courageuse » la décision de Benoît XVI de démissionner de sa charge pontificale.

 Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, dont l’essai sur « Le mariage homosexuel, l’homoparentalité et l’adoption » avait été longuement cité par Benoît XVI lors de ses vœux aux membres de la Curie le 21 décembre 2012, qualifie quant à lui de « digne et très courageuse » cette décision.

Le mot « respect » est également souvent repris. « Nous avons observé avec un profond respect la manière dont Benoît XVI a assumé la responsabilité et les charges de son ministère malgré l’avancement de l’âge, en un temps très exigeant pour l’Église », déclare ainsi le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Église (COE).

À ces propos, certains responsables religieux ajoutent une note plus spirituelle. Justin Welby, nouvel archevêque de Cantorbéry et primat de la Communion anglicane – faisant référence à la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni en septembre 2010 – affirme ainsi par exemple : « Le pape Benoît XVI nous a montrés à tous une partie de ce que la vocation du Siège de Rome signifie en pratique : témoigner de la portée universelle de l’Évangile et être un messager porteur d’espoir à un moment où la foi chrétienne est remise en question ». (Source : La Croix)

3. Les schismatiques grecs dits "orthodoxes"

Reconnaissance des orthodoxes 

Certains vont plus loin et n’hésitent pas à dresser en quelques phrases un état des lieux assez peu protocolaire de leurs relations avec Benoît XVI. C’est le cas notamment de Mgr Hilarion de Volokolamsk, responsable des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, qui après avoir exprimé longuement sa « reconnaissance » pour la compréhension qu’a eue Benoît XVI « des problèmes qui empêchent la normalisation des relations orthodoxes catholiques », évoque les rencontres personnelles « mémorables » qu’il a eues avec le pape.

 « J’étais toujours stupéfié par sa réaction calme et réfléchie, sa sensibilité aux questions que nous soulevions, son désir de résoudre ensemble les problèmes surgissant dans nos relations », confie le jeune numéro deux du Patriarcat de Moscou, qui partage avec Benoît XVI l’amour de la musique, la passion pour la théologie et l’écriture. Le patriarche œcuménique Mgr Bartholomeos 1er, présent à Rome pour l’ouverture de l’Année de la Foi, salue de son côté un « ami » de l’Église d’Orient et souligne « la bonne coopération » qu’il a entretenue avec le pape dans le cadre des efforts de rapprochement des Églises d’Orient et d’Occident. (Source : La Croix)

4. La Fraternité Saint Pie X remercie Benoît XVI 

> (nos rapides réactions sont de couleur bleue)

"La Fraternité Saint-Pie X a appris l’annonce soudaine de la démission du pape Benoît XVI, qui sera effective au soir du 28 février 2013. Malgré les divergences doctrinales manifestées encore à l’occasion des entretiens théologiques tenus entre 2009 et 2011, la Fraternité Saint-Pie X n’oublie pas que le Saint Père a eu le courage de rappeler que la messe traditionnelle n’avait jamais été abrogée [Benoît XVI a "juste" expliqué que la nouvelle "messe" était la norme tandis que la sainte messe devait être une exception pouvant être tolérée suivant les circonstances et autorisations], et de supprimer les effets des sanctions canoniques portées contre ses évêques [sanctions n'ayant aucunes valeurs], à la suite des sacres de 1988. Elle n’ignore pas l’opposition que ces décisions ont suscitée, obligeant le pape à se justifier devant les évêques du monde entier. Elle lui exprime sa gratitude pour la force et la constance dont il a fait preuve à son égard en des circonstances aussi difficiles, et l’assure de ses prières pour le temps qu’il souhaite désormais consacrer au recueillement.

A la suite de son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, la Fraternité Saint-Pie X réaffirme son attachement à la Rome éternelle, Mère et Maitresse de Vérité [pourquoi donc résiste-t-elle donc à Rome ?], et au Siège de Pierre [pourquoi alors refuse-t-elle d'obéir et de se soumettre aux jugements du supposé St-Siège ?]. Elle redit son désir d’apporter sa contribution, selon ses moyens, à la grave crise qui secoue l’Eglise. Elle prie pour que, sous l’inspiration du Saint-Esprit, les cardinaux du prochain conclave élisent le pape qui, selon la volonté de Dieu, œuvrera à la restauration de toutes choses dans le Christ (Eph. 1,10)."

Source :  Communiqué de la FSSPX (Menzingen, le 11 février 2013, en la fête de Notre-Dame de Lourdes)

 Comme l'écrit un prêtre de la FSSPX, "est-il opportun, est-il décent d’ « exprimer sa gratitude » à un pape [nous citons... hélas, ce prêtre n'a pas encore compris qu'un Pape ne pouvait dévier de la foi] qui a visité tant de synagogues, de mosquées et de temples ? à un pape qui a « béatifié » son prédécesseur de triste mémoire, et renouvelé l’abomination d’Assise (mais on sait que le supérieur général a relativisé la gravité de ces deux faits devant les prieurs réunis à Flavigny en février 2012) ? à un pape qui a manœuvré si habilement ces dernières années que notre Fraternité traverse aujourd’hui la crise la plus grave qu’elle ait connue depuis son origine, et dont on se demande comment elle pourra s’en remettre ? Benoit XVI peut être considéré objectivement, quelles que soient ses intentions, comme notre ennemi numéro 1 [si tel est le cas, comment peut-il être considéré comme étant la règle de la foi (en tant que Pape) ?] : nous connaissant de longue date, il a su exploiter la naïveté et l’imprudence des supérieurs « avec force et constance »."

Ce qui se cache derrière le départ de Joseph Ratzinger

Publié le par Clément LECUYER

  Le 11 février, la "démission" de Benoît XVI a surpris le monde entier cette semaine ; beaucoup d'informations portent à croire que les raisons évoquées par Joseph Ratziner (âge avancé, fatigue...) ne sont en fait qu'un écran de fumée. Voici quelques éléments troublants corroborant ce que nous avançons :

- la démission d'un occupant du Siège Apostolique est un fait historique extrêmement rare, la dernière datant de 1415, il y a près de 600 ans !

- Quarante huit heures avant l'annonce de sa démission, Joseph Ratzinger recevait le très puissant Ordre de Malte  et l'encourageait à poursuivre son œuvre dans la société. Or, il ne fait aucun doute qu'aujourd'hui, l'Ordre des Chevaliers de Malte est une organisation internationale  étroitement liée aux plus grandes loges de la franc-maçonnerie, ayant des ramifications dans toutes les couches de la société, le commerce, la politique, les banques, les services secrets, l'Église, le monde de l'éducation, l'armée, les loges, l'ONU, l'Otan, etc. Les chevaliers de Malte ont leur propre constitution, ils ont juré de soutenir les membres du Nouvel ordre mondial qui soutiennent le Vatican. La plupart de ses membres sont membres du CFR et des autres organisations secrètes. un des facteurs déterminants qui permettent de comprendre l'influence que le Vatican a su développer au cours de son histoire.

- le Vatican était sous pression : pour des raisons inexpliquées, quelques semaines après le renvoi du président de la banque du Vatican (photo) en mai 2012, tous les paiements bancaires étaient suspendus depuis début janvier 2013 ce qui non seulement entrainait l'asphyxie économique du Saint Siège mais gênaient considérablement les touristes sur place. Le Vatican ét aitdéconnecté du système Swift (comme l’a été l’Iran suite aux sanctions internationales), ce qui lui a fait perdre 1 170 000 euros entre le début et la fin de cette histoire, c’est à dire 39 jours.

- or fait incroyable le 12 février ! Le lendemain même de l'annonce de la démission de Benoit XVI, le paiement par carte bancaire est à nouveau possible dans le périmètre du Vatican de même que le réseau Swift fonctionne à nouveau, voila qui ressemble fort à une levée de sanction !

- le surlendemain, le 13, un nouveau banquier est nommé à la tête de la banque vaticane (L'Institut pour les Oeuvres de Religion) : L'Allemand Ernst von Freyberg, un avocat membre de l'Ordre de Malte, a été nommé vendredi à la tête de l'IOR, l'Institut pour les Oeuvres de Religion, privée de président depuis le limogeage d'Ettore Gotti Tesdechi en mai 2012.

 N’y aurait-il pas quelque chose derrière tout cela ?

La renonciation de Benoît XVI : un unanimisme soviétoïde

Publié le par Clément LECUYER

 

 Nous partageons ici un billet pour le moins intéressant du journal Rivarol :


  Aussitôt cette décision [la démission de Benoît XVI] a été saluée unanimement. Par les media qui ont loué ce geste témoignant d’une grande modernité. Par le monde politique, de la gauche à la droite nationale. Par les dignitaires des diverses religions et confessions, les organisations juives se montrant particulièrement élogieuses. On retiendra notamment le communiqué du Congrès juif mondial, dithyrambique : "Aucun pape avant lui n’avait visité autant de synagogues. Il a rencontré des représentants de la communauté juive à chaque fois qu’il s’est rendu à l’étranger. Aucun pape avant lui n’avait fait autant d’efforts pour améliorer les relations avec les juifs, sur autant de niveaux." Le Conseil représentatif des institutions juives de France n’est pas en reste, non plus que le grand rabbin d’Israël qui se dit "reconnaissant envers le pape Benoît XVI pour tout ce qu’il a fait pour renforcer les liens entre les religions et promouvoir la paix interconfessionnelle". Il faut dire que Josef Ratzinger a maintes fois répété que l’Ancienne Alliance n’a jamais été abrogée, que l’interprétation juive de la Bible est parfaitement possible, qu’il a décoré moult rabbins, reçu plusieurs fois au Vatican le B’nai B’rith (en 2006 et 2011), condamné à maintes reprises le révisionnisme (sans jamais dénoncer les peines de prison infligés en Occident aux chercheurs et historiens ne croyant pas en l’“Holocauste”), visité nombre de synagogues de Rome à Cologne. On s’explique ainsi aisément l’hommage universel qui lui est rendu.

LES RAISONS D’UN DEPART

 Reste à s’interroger sur les raisons de cette renonciation. La raison officielle est son état de santé. Il ne tiendrait pas à finir comme son prédécesseur dont le délabrement et l’agonie très médiatisés se sont éternisés. Nous ne savons évidemment rien des éventuels problèmes de santé de Benoît XVI mais il ne semble pas en tout cas que ses capacités intellectuelles soient altérées puisque deux jours avant cette annonce il méditait quasiment sans notes la première épître de saint Pierre avec les séminaristes de Rome ! Ce qui est sûr en revanche, c’est que cette décision contribue à désacraliser la fonction qu’il affirme incarner. En 1964 Paul VI avait déjà déposé la tiare, ce qui était un geste fort. Celui de Benoît XVI en ce mois de février 2013 est tout aussi significatif. De même que depuis Vatican II les curés et les évêques doivent prendre leur retraite à 75 ans et que les cardinaux sont privés de droit de vote à partir de 80 ans révolus, l’occupant du siège de Pierre prend désormais sa retraite tel un vulgaire PDG ! Les conséquences de cette décision seront innombrables : dès que son successeur tiendra des propos controversés, dès qu’il vieillira, on l’incitera à démissionner. A terme, au rythme où vont les choses, on pourrait même envisager des mandats limités dans le temps comme cela se fait dans les démocraties pour les différents élus, de la mairie à la présidence de la République. Ce serait pousser la logique démocratique et la collégialité conciliaire à leur paroxysme.

 Certains observateurs pensent que cette subite renonciation pourrait être liée à l’affaire VatiLeaks, le majordome particulier de Benoît XVI, Paolo Gabriele, ayant dérobé des documents confidentiels faisant notamment état de corruption, de malversations, de népotisme et de favoritisme dans la gestion des biens immobiliers de la cité vaticane. D’aucuns affirment que la décision de Benoît XVI s’expliquerait en grande partie par l’échec, au moins temporaire, des pourparlers avec la Fraternité Saint-Pie X. Depuis son élection le 19 avril 2005, Josef Ratzinger avait entrepris de “normaliser” l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre. En recevant son supérieur général Mgr Fellay à Castel Gandolfo en août 2005. En promulguant en juillet 2007 le Motu Proprio Summorum Pontificum faisant de la messe tridentine (cependant modifiée par les réformes de Jean XXIII) une « forme extraordinaire » du rite romain. En levant en janvier 2009 les excommunications des quatre évêques sacrés par le fondateur de la Fraternité Saint-Pie X. En organisant des colloques doctrinaux avec les “lefebvristes” entre 2009 et 2011. En proposant la signature d’un préambule doctrinal en échange de l’octroi d’une prélature personnelle. Ces efforts qui ont failli être couronnés de succès en juin 2012 ont finalement été vains. Tout comme, semble-t-il, la dernière lettre de Mgr Di Noia envoyée en janvier par l’entremise de Menzingen à tous les prêtres de la FSSPX. Les dirigeants de la commission Ecclesia Dei, Müller et Di Noia, auraient d’ailleurs fixé un ultimatum au 22 février, soit quelques jours seulement avant le départ de Benoît XVI (étrange coïncidence !) pour que Mgr Fellay acceptât le préambule doctrinal du 13 juin 2012. Cet échec si, comme c’est probable, il se confirme est une défaite cinglante pour Benoît XVI qui avait mis au centre de ses préoccupations et de son action la résolution du « problème FSSPX ».

VERS DE NOUVEAUX BOULEVERSEMENTS

 Quoi qu’il en soit des raisons réelles de cette abdication, compte tenu de l’atmosphère anti-chrétienne dans laquelle évolue le monde, on peut s’attendre dans les années et décennies qui viennent à de terribles bouleversements. Voici ce que l’on pouvait lire il y a quelques jours dans Le Monde, quotidien de la bien-pensance, sous la plume du socilogue Eric Fassin : "Ainsi, l’Eglise catholique est aujourd’hui, en tout cas en France, le seul employeur qui affiche fièrement une discrimination homophobe à l’embauche — au mépris du droit. [...] L’Eglise catholique est-elle homophobe ? Ce sera aux tribunaux d’en juger, dès qu’un séminariste alsacien ou mosellan, écarté de la carrière ecclésiastique, aura porté plainte contre une telle discrimination dans l’emploi. Ce pourrait être l’occasion de contester une autre exclusion, tellement familière que la justice oublie de s’en soucier : les femmes sont interdites de sacerdoce. Peut-être le Vatican aura-t-il intérêt à moins se mêler de politique, s’il ne veut pas qu’en retour l’Etat se mêle davantage de ses affaires." Cela paraît fou mais la perspective de légaliser une union contre-nature ne paraissait-elle pas insensée il y a trente ans ? Les anti-chrétiens cachent d’ailleurs de moins en moins leur fanatisme. La une de Libération, le mercredi des Cendres, était volontairement blasphématoire : "Après le pape : Dieu démission !" La veille, les lesbiennes hystériques du mouvement Femen entraient à Notre-Dame, torse nu, et se jetaient sur les cloches flambant neuves exposées dans la nef en braillant des slogans anticatholiques, avant de se mettre à genoux et de singer le signe de Croix.

 Ne nous leurrons pas, le pire est devant nous d’autant que l’on ne saurait attendre d’un aréopage de fieffés modernistes la moindre espérance de redressement tant d’ailleurs sur le plan temporel que spirituel.

Jérôme BOURBON.
RIVAROL daté du vendredi 15 février 2013. 

Communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii

Publié le par Clément LECUYER

Photo Benoît XVI La renonciation de Joseph Ratzinger 

Le matin de ce 11 février 2013, durant le Consistoire, Benoît XVI a annoncé sa “renonciation au ministère d’Évêque de Rome, successeur de saint Pierre”, précisant que le Siège serait effectivement vacant à partir du 28 février à vingt heures.  Unique motivation donnée pour cette décision : l’ingravescentem ætatem, c’est-à-dire l’avancement de l’âge (on n’a pas connaissance de l’existence d’autres motifs).  La renonciation au Souverain Pontificat est une possibilité prévue par le canon 221 du code de droit canonique promulgué par Benoît XV, c’est pourquoi, en elle-même, une décision de ce genre n’altère pas la divine constitution de l’Église, bien que posant de très graves difficultés d’ordre pratique. C’est pour cette raison que les rares renonciations du passé advinrent dans des circonstances de particulière gravité dans l’histoire de l’Église, et c’est pour cela que le geste accompli aujourd’hui par Benoît XVI ne peut être comparé à ceux du passé. Lire la suite

Extraits

Aujourd’hui Joseph Ratzinger parachève la réforme conciliaire en appliquant également à la dignité sacrée du Souverain Pontificat les modernes catégories mondaines et séculières ci-dessus évoquées, comparant aussi en cela la Papauté Romaine à l’épiscopat subalterne. [...] 

Par la décision de ce jour, en syntonie avec la doctrine et la discipline conciliaire et avec le vif sentiment antipapal qu’il a hérité du protestantisme allemand et du modernisme agnostique dont il a été et reste un représentant de premier ordre, Joseph Ratzinger n’a fait que rendre explicite et manifeste son refus de gouverner vraiment l’Église, et cesse ainsi d’être – juridiquement – non le Pape, qu’il n’a jamais été, mais l’élu du conclave et l’occupant matériel du Siège Apostolique.[...]  

Dans la – déjà – dramatique situation de l’Église, le geste d’aujourd’hui affaiblit encore davantage la barque apostolique secouée par la tempête. Il est vrai en effet que ce geste reconnaît l’incapacité et la non volonté de Ratzinger de gouverner l’Église, mais il est vrai aussi qu’il parachève, comme déjà dit, la discipline conciliaire de discrédit de la hiérarchie ecclésiastique. Seule l’élection d’un vrai Successeur de Pierre pourrait mettre fin à cette crise d’autorité, mais la composition du corps électoral laisse présager – à vue humaine – que la nuit sera encore plus profonde, et l’aube encore lointaine. Que Dieu nous assiste, avec l’intercession de la Très Sainte Vierge Marie, et des Saints Apôtres Pierre et Paul.

Le loup déguisé en agneau quitte la bergerie et 'démissionne'

Publié le par Clément LECUYER

http://www.lepoint.fr/images/embed/pape-benoit-xvi-rome-1069492-jpg_938986.jpg
Adieu Mr l'abbé Joseph Ratzinger !

Que vos derniers jours de vie retiré dans un monastère vous soient propices au regret et à la pénitence pour toutes les hérésies et tromperies que vous avez perpétré tout au long de votre vie publique !

En espérant, pour votre salut éternel, que Dieu infiniment miséricordieux
vous accorde son pardon !

  La nouvelle est tombée ce matin : le moderniste et faux conservateur Benoît XVI a annoncé sa "démission" pour le 28 février. Remarquez bien les guillemets : en effet, comment peut-il démissionner d'un poste d'autorité qu'il n'occupait que "physiquement" et qu'il usurpait ? Doit-on rappeler que Joseph Ratzinger, ayant dévié de la foi bien avant son "élection" ne pouvait détenir l'autorité pontificale?

  Nous aurons l'occasion de revenir les jours prochains sur ce sujet d'actualité.

  Nous rappellerons rapidement pour le moment à qui nous avions affaire ; Joseph Ratzinger fut un des architectes des changements de Vatican II, en particulier responsable des enseignements nouveaux et faux sur la nature de l’Eglise catholique. A ce propos, nous invitons nos lecteurs à lire ou relire le sermon que l'abbé Cekada prononça en 2006, peu après l'élection de Benoît XVI : 

L’hérésie de la "Franken-Eglise" de Ratzinger

 

benoitXVI.jpg

  (par l'abbé Cekada, prêtre américain, professeur de théologie morale et sacramentelle, de Droit canon et de Liturgie.)


Sermon du 5ème dimanche après l’Epiphanie
- 05 février 2006 -

  La presse traditionaliste, a répandu, aux Etats Unis ainsi que sur le web, des rumeurs concernant le fait que la Fraternité St Pie X aurait conclu une sorte de marché avec la Rome moderniste. Ainsi des bruits ont couru que Benoît XVI offrirait à la Société sacerdotale la messe en latin ainsi qu’une sorte de reconnaissance officielle, et qu’en retour, la Fraternité St Pie X accepterait Vatican II “à la lumière de la Tradition”, pour reprendre la formule par laquelle l’Archevêque Mgr Lefebvre s’en est sorti il y a plusieurs années.

 Récemment, la Fraternité St Pie X a aussi publié dans son bulletin des Etats-Unis, un article reconnaissant la validité du nouveau rite de consécration épiscopale que Paul VI promulgua en 1968. Les rumeurs m’ont poussé à faire, pendant un certain temps, des recherches historiques ; cela m’a permis de réunir des éléments solides, et j’avais l’intention d’écrire très prochainement un article à ce sujet; mais, entre-temps la Fraternité St Pie X a publié ce document, où elle reconnaît la validité du nouveau rite de consécration épiscopale. S’ils veulent réellement établir une sorte de compromis avec le Vatican, il était naturel qu’ils le fassent puisque Benoît XVI lui-même a été sacré sous ce nouveau rite. Ainsi les traditionalistes, de divers endroits, sont en train de s’agiter devant cette affaire. Cependant, nous devons, en tant que catholiques, nous rappeler que garder la messe en latin, la messe tridentine, n’est pas notre but ultime : en effet, vous pouvez aller au Ciel sans la messe traditionnelle en latin, mais vous ne pouvez aller au Ciel sans avoir la Foi catholique intégrale. Et c’est cette Foi qu’ont détruit Vatican II et la présumée hiérarchie de Vatican II dont faisait partie Benoît XVI.

 Benoît XVI donnera aux gens la messe en latin. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Tôt ou tard il le fera, et il donnera à ceux qui le veulent la messe tridentine en latin, une chapelle latérale séparée, une petite niche dans sa religion mondialiste.  Mais ce qu’il ne vous donnera pas, c’est la Foi catholique intégrale. Nous devons être réalistes à ce sujet. Joseph Ratzinger fut un des architectes des changements de Vatican II. En particulier, il est responsable des enseignements nouveaux et faux sur la nature de l’Eglise catholique.

 Cette semaine, j’ai lu à ce sujet un article d’Avery Dulles, qui est un cardinal et théologien novus ordo. Il raconte comment Ratzinger, fut, le tout premier, responsable d’avoir créé cette nouvelle notion de l’Eglise définie comme étant « peuple de Dieu ». Et ceci était la base, comme nous le savons, de toutes les fausses hérésies œcuméniques qui allaient suivre. Il est très important que nous ayons les idées claires sur ces questions : nous ne sommes pas impliqués dans une bataille -uniquement- pour la messe, mais nous sommes impliqués dans une bataille pour la Foi catholique.

 Les traditionalistes sont habituellement d’accord sur deux points généraux. Tout d’abord, que la nouvelle messe est mauvaise, et qu’elle est nuisible à la Foi catholique ; et deuxièmement, que les enseignements de la hiérarchie de Vatican II et de l’après-Vatican II sur l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité et l’Eglise, contredisent les enseignements d’avant Vatican II.
 Là où les traditionalistes diffèrent, c’est sur comment concilier le rejet de ce que nous savons être des maux et de ce que nous savons être des erreurs contre la Foi catholique, avec la notion de l’autorité papale et de l’indéfectibilité de l’Eglise catholique.

 D’un côté, vous avez la Fraternité St Pie X et beaucoup d’autres qui disent : « Eh bien, vous pouvez résister à un pape et en même temps résister à ses lois mauvaises et à ses mauvais enseignements ».
 Et, de l’autre côté de la question, il y a notre point de vue. Nous affirmons que leurs mauvaises lois et leurs erreurs doctrinales indiquent que les présumés papes de Vatican II ont perdu leur autorité à un certain moment en devenant hérétiques et par conséquent qu’ils ne sont pas du tout de vrais papes. Voilà le point crucial qui divise. Des groupes comme la Fraternité St Pie X qui promeuvent cette notion de résistance ne trouvent pas de soutien dans l’enseignement de l’Eglise pour leur ligne de conduite.

 Tout d’abord, la véritable autorité de l’Eglise ne peut pas promulguer un mauvais rite de la messe : le Saint-Esprit et la promesse du Christ empêchent l’Eglise de faire cela, et l’Eglise est incapable d’enseigner universellement des erreurs doctrinales. Par son infaillibilité, l’Eglise en est préservée, et les théologiens de l’Eglise catholique ne soutiennent ni n’ont jamais soutenu l’idée qu’on puisse résister et ne pas se soumettre à un vrai pape, à ses lois, et à ses doctrines. Quand nous alignons ce que nous savons être des maux de la religion de Vatican II et des erreurs qu’elle enseigne contre la Foi catholique, nous sommes conduits à une seule conclusion : ces faits que nous connaissons, excluent la possibilité que ces hommes-là qui nous les ont donnés continuent de posséder une quelconque autorité émanant de Jésus-Christ.

 La théologie catholique et le droit canon nous disent que l’appartenance à l’Eglise s’articule autour de deux choses : le baptême et la profession de Foi que vous faites lorsque vous atteignez l’âge de raison. Si, à partir d’un moment, vous cessez de professer la Foi catholique, si vous cessez de professer même un seul article de la Foi catholique, vous vous mettez vous-même en dehors de l’Eglise catholique. Si vous occupez un poste d’autorité au sein de l’Eglise catholique, les théologiens et la loi d’Eglise enseignent que vous perdez votre office, votre autorité ainsi que votre droit de commander; quelqu’un qui a cessé d’être membre de l’Eglise ne peut en effet continuer d’exercer l’autorité au nom de Jésus-Christ.

 De plus, les théologiens catholiques, et même des Papes - tels qu’Innocent III et Paul IV -, ont enseigné que ceci pouvait arriver même à un [présupposé] pape qui cesse de croire en un article de la Foi catholique et qui le proclamerait publiquement : alors il devient hérétique.

 Un hérétique est - dit l’Eglise - quelqu’un qui après avoir reçu le baptême, nie ou doute avec pertinancia, c’est-à-dire obstinément, de n’importe quelle vérité parmi celles qui sont à croire de par la Foi divine et catholique. Or, une  « vérité qui est à croire de par la Foi divine et catholique » est une vérité que l’Eglise a authentiquement proposée comme telle, et ces vérités nous les trouvons dans le Credo, par exemple, ou à d’autres endroits. On peut aussi nier cette doctrine, et devenir hérétique, ou bien en nier l’équivalent, et ceci soit explicitement, soit par des termes équivalents.

 Vous pouvez dire: “Je nie cet article du Credo”; vous pouvez autrement le contredire directement - ceci est une contradiction -,  vous pouvez aussi faire ce qui est appelé une contre-proposition : vous pouvez affirmer quelque chose qui exclut ce qui est vrai, et les modernistes sont très, très habiles en cela. Vous devez être ainsi réfractaire ou obstiné, et la théologie catholique nous dit alors ceci : du moment que l'on connaît suffisamment l’existence de la règle de la Foi dans l’Eglise et que l'on refuse de se soumettre à cette règle sur un point quelconque, pour n’importe quel motif, l’hérésie formelle est consumée.

 De quelles hérésies de la nouvelle Eglise sommes-nous en train de parler ?

 Il y a une hérésie en particulier, concernant la nature de l’Eglise, que j’appelle « la Franken-église ».

 Dès à présent, vous pensez au monstre Frankenstein et à ce que vous avez vu dans le film du monstre Frankenstein. Il y avait plusieurs parties différentes qui étaient rassemblées pour créer ce nouvel être. Il n’y avait donc, au final, pas un être humain intégral, mais un amalgame de divers composants qui entouraient la base initiale. Or, ce que j'appelle l’hérésie de la Franken-église professe les notions de « peuple de Dieu » ou d' « Eglise du Christ » ce qui n’est pas identique à l’Eglise catholique romaine. Elle est en quelque sorte plus large que l’Eglise catholique romaine. Il y a des éléments et des parties de la vraie Eglise qui sont possédées soit pleinement, par des catholiques, tandis que d'autres sont la possession au moins partiellement des hérétiques et des schismatiques.

  Or, avant Vatican II, il y avait plusieurs théologiens qui avaient, de fait, proposé cette idée de l’Eglise. Ils avaient alors été interdits et réduits au silence par Pie XII ; mais survint Vatican II, et nous pourrions dire que ceci fut comme le coup de foudre qui déclencha le réveil du monstre, qui éleva la Franken-Eglise. Et le génie, le docteur fou qui unifia la théologie de la Franken-Eglise ne fut autre que Joseph Ratzinger, maintenant Benoît XVI.

 Il donna origine à cette idée, la promut à Vatican II lorsqu'il n'était encore qu'un jeune théologien, et, dans les années 80, sous Jean Paul II, alors qu’il était nommé à une charge au Vatican, il rédigea de nombreux documents sur cette notion de « peuple de Dieu » et sur la notion de l’Eglise vue comme étant une communion où vous pouvez avoir de diverses parties, de petites parties hétérogènes qui sont ajoutées de l’extérieur –donnant un résultat final monstrueux-.

 Ainsi, typiquement, les idées qu’il a apportées sont toutes semblables à celle-ci : les corps schismatiques sont des églises particulières, unies à l’Eglise catholique par des liens étroits, où vous avez des sutures pour le monstre. Vous me suivez ?
 Ou bien, que l’Eglise du Christ est présente et opérante dans des églises qui rejettent la papauté : ceci est contre la doctrine catholique définie. Ou encore qu’il y existe de nombreuses sphères d’appartenance à l’Eglise comme  « peuple de Dieu », quel qu’il soit.       Ou, que des éléments de cette Eglise déjà mentionnée existent, trouvés dans leur plénitude  dans l’Eglise catholique, mais sans cette plénitude aussi dans d’autres communautés.
 Ou bien, à la place de commencer l’Eglise catholique par la notion d’Eglise catholique, dans le nouveau catéchisme, le chapitre sur l’Eglise commence par la notion de « peuple de Dieu » : vous devenez une partie du « peuple de Dieu » par le baptême et tout le « peuple de Dieu », dit Ratzinger, participe aux offices du Christ, comme prêtre, prophète et roi. Ainsi, quiconque reçoit le baptême, _luthériens, méthodistes, orthodoxes schismatiques, et ainsi de suite, participe à cet ensemble de « peuple de Dieu ». Ou encore, il enseigne que le corps du Christ, l’Eglise, est blessé. Ou, que l’Esprit du Christ, emploie des corps schismatiques et hérétiques comme moyens de salut. On pourrait continuer longtemps avec ces erreurs.
 
 Ainsi nous avons dit que ceci est une hérésie, que c'est contraire à la Foi divine et catholique. Mais quel article de foi nie-t-elle?
 Le même que nous professerons dans quelques instants, dans le Credo : “Credo in unam ecclesiam”,  je crois en une seule Eglise.
 
 L’Eglise, Pape après Pape et théologien après théologien, a dit que cet article du Credo, cette unicité de l’Eglise, signifiait que dans sa profession de Foi, dans son gouvernement et dans son culte, l’Eglise est indivisible en elle-même et séparée de toute autre. Léon XIII a certifié que la pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui ont voulu considérer comme en dehors de la communion catholique et comme étranger à  l’Eglise quiconque n'aurait accepté, qu'à moindre degré, un point quelconque de doctrine proposé par le magistère qui fait autorité. Tel est l’enseignement de l’Eglise catholique. Et, au contraire, la Franken-Eglise renverse complètement cette notion et nous donne un monstre, une espèce d’être qui est divisé dans sa foi, dans son gouvernement et dans son culte ; et c’est par degrés de communion pleine ou partielle que tout est cousu ensemble, comme Ratzinger l’a inventé, opposé en cela au pape, à toute la lignée de Papes tels que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII : lisez ce que ces papes ont dit, lisez ce que les papes ont toujours dit à ce sujet, et vous verrez cette hérésie condamnée.
 http://www.bibliotecapleyades.net/imagenes_vaticano/vatican40_14.jpg Ensuite il y a la question, à laquelle nous n’avons pas besoin de passer trop de temps, à savoir l’obstination dans l’hérésie, la pertinancia.
 Les hommes qui professent ceci, ces modernistes, ont été auparavant des théologiens universitaires, des professeurs de séminaire, des cardinaux, des archevêques; ils savaient ce qu’était la règle de la Foi dans l’Eglise : ils ont voulu la changer, ils ont voulu la nier.
 Et ceci est spécialement le cas avec Ratzinger, docteur en théologie, il fut professeur de théologie, il fut expert à Vatican II; il était cardinal, il était chargé du département du Vatican qui s’occupe de la doctrine, et il était considéré comme un véritable surdoué.

 Pensez-vous qu’il ne sût pas que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, que d’innombrables autres Papes, théologiens, que les Pères de l’Eglise et l’édifice entier de la théologie catholique, enseignaient que quelqu’un, qui rejetterait même un seul point de la doctrine de l’Eglise, s'excluait automatiquement de sa communion avec Elle, qu'il devenait étranger à Elle ? Est-ce qu’il ne le savait pas ?
 Certes, il le savait. Cela est sûr.
 
 Alors la conclusion, la conclusion pratique que nous en tirons est évidente : cette personne ne peut être catholique, et donc ne peut être un vrai Pape de notre Eglise.
 
 Saint Augustin, en ce jour, fait un commentaire sur l’Evangile « du bon grain et de la zizanie » (Matt. 13:24), du blé et de l’ivraie, nous dirions en langage plus moderne, et il dit très spécifiquement que les hérétiques  sont la zizanie, qu’ils sont l’ivraie.
 Il dit qu’il semblerait qu’ils appartiennent à une même communion, mais que par là, Notre-Seigneur veut simplement dire qu’ils sont dans le monde avec les chrétiens, et qu’en réalité ils ne se mêlent pas aux vrais croyants dans l’unité de l’Eglise et dans l’unité d’une seule Foi.
 La doctrine moderniste est condamnée par les Pères eux-mêmes. Les hérétiques ne font pas partie de l’Eglise, c’est une hérésie contre l’article du Credo « Je crois en une seule Eglise » que de dire autrement. Le promoteur en chef de cette hérésie était Ratzinger : un hérétique ne peut pas être un vrai Pape et notre combat n’est pas pour la messe, mais pour la Foi catholique.
 
 Nous ne cherchons pas d’approbation de la part des hérétiques, nous ne cherchons pas une niche dans l’église mondialiste hérétique, et en réponse à leurs offres, nous disons, par la voix du Concile de Trente, la phrase employée à la fin de chaque véritable concile catholique : « Anathème aux hérétiques ! Mille fois anathème ! »
 
 Que Dieu vous bénisse.

L'abbé Ratzinger contredit le Credo, la Tradition et le Magistère

Publié le par Clément LECUYER

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/09/15/8a6c5e36-ff64-11e1-a3d6-67582e8e2abe-493x328.jpg
Benoît XVI : «Chrétiens et musulmans, unissez-vous» (Le Figaro du 15/09/12)


  Conflits et malheurs d'ici-bas se résoudront à travers l'unité des chrétiens et des musulmans entre eux. Voici ce qu'a déclaré en substance Benoît XVI lors de son déplacement au Liban le 15 septembre. Cet enseignement, qui s'inscrit dans la lignée doctrinale de Vatican II, est clairement erroné. Deux erreurs majeures sont à relever :

1. Il est nécessaire  que musulmans et chrétiens s'unissent ensemble

 L'islam a toujours été une fausse religion, condamnée par l'Eglise. Comment un musulman pourrait-il être uni à un catholique ? Ceci est radicalement impossible. Car qui dit unité dit même et unique foi (cf. encyclique Mortalium Animos du Pape Pie XI).


"Il y a un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation.Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. Il y a un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, et qui réside en nous tous."
(Epitre de Saint Paul - Ephes. 4, 1-7 et 13-21. -  de la Messe pour l'unité de l'Eglise)

 

 L'unité dans l'Eglise se rapporte à la communion des saints, dogme de foi selon lequel tous les chrétiens membres de l'Eglise sont en communion les uns avec les autres et que, par conséquent, les infidèles, hérétiques, apostats et schismatiques sont exclus de cette communion. 

 N'est-ce pas contredire cette vérité que d'affirmer impunément que chrétiens et musulmans peuvent et doivent s'unir entre eux ?

- Chrétiens et musulmans n'adorent pas le même Dieu, les premiers adorant la Sainte Trinité, les derniers adorant un démon : "Les dieux des Gentils (fausses religions) sont des démons" (Psaume 95 : 5). Voici ce que prêchait Mgr Louis Pavy, évêque d’Alger, en sa cathédrale d'Alger en 1853 :

"Est-ce le Dieu véritable que le dieu de Mahomet ? Non ! ... Son dieu unique est le plus cruel des tyrans... Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel en un lieu de prostitution, dont les orgies dépassent en lubricité multiple et stérile tout ce que l’idolâtrie elle-même, dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ? Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme… Cet homme,  Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous !"

- L'Islam est une fausse religion, blasphématoire et hérétique. Un musulman ne peut donc faire partie de l'Eglise et de la communion des saints. Ceci est un article du Credo, il suffit de lire le Grand Catéchisme de saint Pie X.    

 

143. Que nous enseigne le neuvième article du Credo : «la sainte Église catholique», «la communion des saints»?
Le neuvième article du Credo nous enseigne que Jésus-Christ a fondé sur la terre une société visible qui s’appelle l’Église catholique et que tous ceux qui font partie de cette Église sont en communion entre eux.

147. Où se trouvent les membres de l’Église?
Les membres de l’Église se trouvent partie au ciel, et ils forment l’Église triomphante; partie au purgatoire et ils forment l’Église souffrante; partie sur terre, et ils forment l’Église militante.

224. Qui sont ceux qui n’appartiennent pas à la communion des saints?
Ceux qui n’appartiennent pas à la communion des saints sont dans l’autre vie les damnés, et en cette vie ceux qui n’appartiennent ni à l’âme ni au corps de l’Église, c’est-à-dire ceux qui sont en état de péché mortel et se trouvent hors de la véritable Église.

225. Qui sont ceux qui se trouvent hors de la véritable Église?
Ceux qui se trouvent hors de la véritable Église sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés.

226. Qu’est-ce que les infidèles?
Les infidèles sont ceux qui ne sont pas baptisés et qui ne croient pas en Jésus-Christ; soit qu’ils croient à de fausses divinités et les adorent, comme les idolâtres; soit que tout en admettant le seul vrai Dieu ils ne croient pas au Christ Messie, venu en la personne de Jésus-Christ ou encore à venir: tels sont les mahométans et autres semblables.

 Il ne peut y avoir d'union si le lien de la foi fait défaut. Cependant, qu'il y ait une unité entre l'islam et la nouvelle religion moderniste de Vatican II n'est pas inconcevable, bien au contraire. La nouvelle religion mondialiste enseignée au Vatican a pour objectif le rassemblement de toutes les croyances entre elles, l'islam en faisant partie. Il suffit de lire la déclaration conciliaire Nostra aetate (1965) pour s'en convaincre :

"L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi musulmane se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne. Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et le musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté."

2. La liberté religieuse et l'unité des religions, dimensions sociales et politiques indispensables à la paix

  L'Eglise catholique professe le contraire : les désordres sociaux, humains, économiques et les guerres sont les conséquences des atteintes du genre humain à Dieu et ses commandements.  Il ne peut y avoir de paix sur terre sans que règne le Christ-Roi sur les nations. La liberté religieuse et l'oecuménisme moderniste sont condamnées comme hérésies par l'Eglise car ces conceptions sont une injure à la Majesté Divine et renient la mission de l'Eglise catholique. 


"Omnia instaurare in Christo"
"Tout restaurer dans le Christ" (devise du Pape saint Pie X)

Pie XI : "Nous avons déjà montré qu'une des causes principales du chaos où nous vivons réside dans ce fait que de graves atteintes ont été portées au culte du droit et au respect de l'autorité, - ce qui s'est produit le jour où on s'est refusé à voir en Dieu, Créateur et Maître du monde, la source du droit et de l'autorité. Ce mal trouvera lui aussi son remède dans la paix chrétienne, qui se confond avec la paix divine et par là même prescrit le respect de l'ordre, de la loi et de l'autorité. [...]

Il ne saurait donc y avoir aucune paix véritable —  cette paix du Christ si désirée —  tant que tous les hommes ne suivront pas fidèlement les enseignements, les préceptes et les exemples du Christ, dans l'ordre de la vie publique comme de la vie privée. [...]
Il apparaît ainsi clairement qu'il n'y a de paix du Christ que par le règne du Christ, et que le moyen le plus efficace de travailler au rétablissement de la paix est de restaurer le règne du Christ." (Lettre Encyclique Ubi arcano Dei du Pape Pie XI)


 Qui plus est, comme le démontre Dom Guéranger dans son ouvrage Jésus-Christ roi de l'histoire, l’Islam est le fléau choisi par Dieu pour punir les nations chrétiennes infidèles. Il est donc évident que ce n’est pas en collaborant avec l’Islam (secte hérétique niant la divinité du Christ et rejetant la Sainte Trinité) que les catholiques édifieront un monde meilleur, ce monde voulu par la vraie Eglise de toujours, à savoir la cité catholique. 

 Il ne nous reste plus qu'à prier pour la conversion des musulmans et de l'ensemble des infidèles. Récitons cette belle supplique de saint François Xavier qui a converti des milliers d'hommes à la vraie foi :

Père Créateur de toutes choses, souvenez-vous, s'il vous plait, que vous avez créé les âmes des infidèles à votre image et ressemblance : voyez néanmoins comme l'enfer s'en remplit au préjudice de votre gloire ; souvenez-vous du sang que Jésus-Christ, votre très cher Fils, a libéralement versé, et de tout ce qu'il a souffert pour elles.
Ne permettez pas que ces pauvres âmes l'ignorent plus longtemps, et le méprisent davantage ; laissez-vous toucher par les prières de vos élus et de votre église, son épouse ; souvenez-vous de vos miséricordes ; oubliez leur idolâtrie; faites qu'elles connaissent leur Rédempteur que vous leur avez envoyé, et qu'elles adorent l'aimabele Jésus, votre Fils et notre Seigneur, notre salut, notre vie, notre résurrection, par qui nous avons été délivrés et sauvés, et a qui en doivent être rendus l'honneur et la gloire en les siècles infinis.
Ainsi soit-il.

L’hérésie de la "Franken-Eglise" de Ratzinger

Publié le par Clément LECUYER

 Nous publions ici la traduction française d'un des sermons de M. l'abbé Anthony CEKADA daté du 5 février 2006. Les propos de ce prêtre américain, professeur de théologie morale et sacramentelle, de Droit canon et de Liturgie restent grandement d'actualité. 

 Ce sermon peut être téléchargé et lu en français et anglais en format PDF en cliquant ICI


benoitXVI.jpg
 

Sermon du 5ème dimanche après l’Epiphanie
- 05 février 2006 -

  La presse traditionaliste, a répandu, aux Etats Unis ainsi que sur le web, des rumeurs concernant le fait que la Fraternité St Pie X aurait conclu une sorte de marché avec la Rome moderniste. Ainsi des bruits ont couru que Benoît XVI offrirait à la Société sacerdotale la messe en latin ainsi qu’une sorte de reconnaissance officielle, et qu’en retour, la Fraternité St Pie X accepterait Vatican II “à la lumière de la Tradition”, pour reprendre la formule par laquelle l’Archevêque Mgr Lefebvre s’en est sorti il y a plusieurs années.

 Récemment, la Fraternité St Pie X a aussi publié dans son bulletin des Etats-Unis, un article reconnaissant la validité du nouveau rite de consécration épiscopale que Paul VI promulgua en 1968. Les rumeurs m’ont poussé à faire, pendant un certain temps, des recherches historiques ; cela m’a permis de réunir des éléments solides, et j’avais l’intention d’écrire très prochainement un article à ce sujet; mais, entre-temps la Fraternité St Pie X a publié ce document, où elle reconnaît la validité du nouveau rite de consécration épiscopale. S’ils veulent réellement établir une sorte de compromis avec le Vatican, il était naturel qu’ils le fassent puisque Benoît XVI lui-même a été sacré sous ce nouveau rite. Ainsi les traditionalistes, de divers endroits, sont en train de s’agiter devant cette affaire. Cependant, nous devons, en tant que catholiques, nous rappeler que garder la messe en latin, la messe tridentine, n’est pas notre but ultime : en effet, vous pouvez aller au Ciel sans la messe traditionnelle en latin, mais vous ne pouvez aller au Ciel sans avoir la Foi catholique intégrale. Et c’est cette Foi qu’ont détruit Vatican II et la présumée hiérarchie de Vatican II dont faisait partie Benoît XVI.
 Benoît XVI donnera aux gens la messe en latin. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Tôt ou tard il le fera, et il donnera à ceux qui le veulent la messe tridentine en latin, une chapelle latérale séparée, une petite niche dans sa religion mondialiste.  Mais ce qu’il ne vous donnera pas, c’est la Foi catholique intégrale. Nous devons être réalistes à ce sujet. Joseph Ratzinger fut un des architectes des changements de Vatican II. En particulier, il est responsable des enseignements nouveaux et faux sur la nature de l’Eglise catholique.

 Cette semaine, j’ai lu à ce sujet un article d’Avery Dulles, qui est un cardinal et théologien novus ordo. Il raconte comment Ratzinger, fut, le tout premier, responsable d’avoir créé cette nouvelle notion de l’Eglise définie comme étant « peuple de Dieu ». Et ceci était la base, comme nous le savons, de toutes les fausses hérésies œcuméniques qui allaient suivre. Il est très important que nous ayons les idées claires sur ces questions : nous ne sommes pas impliqués dans une bataille -uniquement- pour la messe, mais nous sommes impliqués dans une bataille pour la Foi catholique.

 Les traditionalistes sont habituellement d’accord sur deux points généraux. Tout d’abord, que la nouvelle messe est mauvaise, et qu’elle est nuisible à la Foi catholique ; et deuxièmement, que les enseignements de la hiérarchie de Vatican II et de l’après-Vatican II sur l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité et l’Eglise, contredisent les enseignements d’avant Vatican II.

 Là où les traditionalistes diffèrent, c’est sur comment concilier le rejet de ce que nous savons être des maux et de ce que nous savons être des erreurs contre la Foi catholique, avec la notion de l’autorité papale et de l’indéfectibilité de l’Eglise catholique.
 D’un côté, vous avez la Fraternité St Pie X et beaucoup d’autres qui disent : « Eh bien, vous pouvez résister à un pape et en même temps résister à ses lois mauvaises et à ses mauvais enseignements ».
 Et, de l’autre côté de la question, il y a notre point de vue. Nous affirmons que leurs mauvaises lois et leurs erreurs doctrinales indiquent que les présumés papes de Vatican II ont perdu leur autorité à un certain moment en devenant hérétiques et par conséquent qu’ils ne sont pas du tout de vrais papes. Voilà le point crucial qui divise. Des groupes comme la Fraternité St Pie X qui promeuvent cette notion de résistance ne trouvent pas de soutien dans l’enseignement de l’Eglise pour leur ligne de conduite.

 Tout d’abord, la véritable autorité de l’Eglise ne peut pas promulguer un mauvais rite de la messe : le Saint-Esprit et la promesse du Christ empêchent l’Eglise de faire cela, et l’Eglise est incapable d’enseigner universellement des erreurs doctrinales. Par son infaillibilité, l’Eglise en est préservée, et les théologiens de l’Eglise catholique ne soutiennent ni n’ont jamais soutenu l’idée qu’on puisse résister et ne pas se soumettre à un vrai pape, à ses lois, et à ses doctrines. Quand nous alignons ce que nous savons être des maux de la religion de Vatican II et des erreurs qu’elle enseigne contre la Foi catholique, nous sommes conduits à une seule conclusion : ces faits que nous connaissons, excluent la possibilité que ces hommes-là qui nous les ont donnés continuent de posséder une quelconque autorité émanant de Jésus-Christ.

 La théologie catholique et le droit canon nous disent que l’appartenance à l’Eglise s’articule autour de deux choses : le baptême et la profession de Foi que vous faites lorsque vous atteignez l’âge de raison. Si, à partir d’un moment, vous cessez de professer la Foi catholique, si vous cessez de professer même un seul article de la Foi catholique, vous vous mettez vous-même en dehors de l’Eglise catholique. Si vous occupez un poste d’autorité au sein de l’Eglise catholique, les théologiens et la loi d’Eglise enseignent que vous perdez votre office, votre autorité ainsi que votre droit de commander; quelqu’un qui a cessé d’être membre de l’Eglise ne peut en effet continuer d’exercer l’autorité au nom de Jésus-Christ.
 De plus, les théologiens catholiques, et même des Papes - tels qu’Innocent III et Paul IV -, ont enseigné que ceci pouvait arriver même à un [présupposé] pape qui cesse de croire en un article de la Foi catholique et qui le proclamerait publiquement : alors il devient hérétique.
 
 Un hérétique est - dit l’Eglise - quelqu’un qui après avoir reçu le baptême, nie ou doute avec pertinancia, c’est-à-dire obstinément, de n’importe quelle vérité parmi celles qui sont à croire de par la Foi divine et catholique. Or, une  « vérité qui est à croire de par la Foi divine et catholique » est une vérité que l’Eglise a authentiquement proposée comme telle, et ces vérités nous les trouvons dans le Credo, par exemple, ou à d’autres endroits. On peut aussi nier cette doctrine, et devenir hérétique, ou bien en nier l’équivalent, et ceci soit explicitement, soit par des termes équivalents.
 Vous pouvez dire: “Je nie cet article du Credo”; vous pouvez autrement le contredire directement - ceci est une contradiction -,  vous pouvez aussi faire ce qui est appelé une contre-proposition : vous pouvez affirmer quelque chose qui exclut ce qui est vrai, et les modernistes sont très, très habiles en cela. Vous devez être ainsi réfractaire ou obstiné, et la théologie catholique nous dit alors ceci : du moment que l'on connaît suffisamment l’existence de la règle de la Foi dans l’Eglise et que l'on refuse de se soumettre à cette règle sur un point quelconque, pour n’importe quel motif, l’hérésie formelle est consumée.

 De quelles hérésies de la nouvelle Eglise sommes-nous en train de parler ?
 Il y a une hérésie en particulier, concernant la nature de l’Eglise, que j’appelle « la Franken-église ».
 Dès à présent, vous pensez au monstre Frankenstein et à ce que vous avez vu dans le film du monstre Frankenstein. Il y avait plusieurs parties différentes qui étaient rassemblées pour créer ce nouvel être. Il n’y avait donc, au final, pas un être humain intégral, mais un amalgame de divers composants qui entouraient la base initiale. Or, ce que j'appelle l’hérésie de la Franken-église professe les notions de « peuple de Dieu » ou d' « Eglise du Christ » ce qui n’est pas identique à l’Eglise catholique romaine. Elle est en quelque sorte plus large que l’Eglise catholique romaine. Il y a des éléments et des parties de la vraie Eglise qui sont possédées soit pleinement, par des catholiques, tandis que d'autres sont la possession au moins partiellement des hérétiques et des schismatiques.

  Or, avant Vatican II, il y avait plusieurs théologiens qui avaient, de fait, proposé cette idée de l’Eglise. Ils avaient alors été interdits et réduits au silence par Pie XII ; mais survint Vatican II, et nous pourrions dire que ceci fut comme le coup de foudre qui déclencha le réveil du monstre, qui éleva la Franken-Eglise. Et le génie, le docteur fou qui unifia la théologie de la Franken-Eglise ne fut autre que Joseph Ratzinger, maintenant Benoît XVI.
 Il donna origine à cette idée, la promut à Vatican II lorsqu'il n'était encore qu'un jeune théologien, et, dans les années 80, sous Jean Paul II, alors qu’il était nommé à une charge au Vatican, il rédigea de nombreux documents sur cette notion de « peuple de Dieu » et sur la notion de l’Eglise vue comme étant une communion où vous pouvez avoir de diverses parties, de petites parties hétérogènes qui sont ajoutées de l’extérieur –donnant un résultat final monstrueux-.
  Ainsi, typiquement, les idées qu’il a apportées sont toutes semblables à celle-ci : les corps schismatiques sont des églises particulières, unies à l’Eglise catholique par des liens étroits, où vous avez des sutures pour le monstre. Vous me suivez ?
 Ou bien, que l’Eglise du Christ est présente et opérante dans des églises qui rejettent la papauté : ceci est contre la doctrine catholique définie. Ou encore qu’il y existe de nombreuses sphères d’appartenance à l’Eglise comme  « peuple de Dieu », quel qu’il soit.       Ou, que des éléments de cette Eglise déjà mentionnée existent, trouvés dans leur plénitude  dans l’Eglise catholique, mais sans cette plénitude aussi dans d’autres communautés.
 Ou bien, à la place de commencer l’Eglise catholique par la notion d’Eglise catholique, dans le nouveau catéchisme, le chapitre sur l’Eglise commence par la notion de « peuple de Dieu » : vous devenez une partie du « peuple de Dieu » par le baptême et tout le « peuple de Dieu », dit Ratzinger, participe aux offices du Christ, comme prêtre, prophète et roi. Ainsi, quiconque reçoit le baptême, _luthériens, méthodistes, orthodoxes schismatiques, et ainsi de suite, participe à cet ensemble de « peuple de Dieu ». Ou encore, il enseigne que le corps du Christ, l’Eglise, est blessé. Ou, que l’Esprit du Christ, emploie des corps schismatiques et hérétiques comme moyens de salut. On pourrait continuer longtemps avec ces erreurs.
 Ainsi nous avons dit que ceci est une hérésie, que c'est contraire à la Foi divine et catholique. Mais quel article de foi nie-t-elle?
 Le même que nous professerons dans quelques instants, dans le Credo : “Credo in unam ecclesiam”,  je crois en une seule Eglise.
  L’Eglise, Pape après Pape et théologien après théologien, a dit que cet article du Credo, cette unicité de l’Eglise, signifiait que dans sa profession de Foi, dans son gouvernement et dans son culte, l’Eglise est indivisible en elle-même et séparée de toute autre. Léon XIII a certifié que la pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui ont voulu considérer comme en dehors de la communion catholique et comme étranger à  l’Eglise quiconque n'aurait accepté, qu'à moindre degré, un point quelconque de doctrine proposé par le magistère qui fait autorité. Tel est l’enseignement de l’Eglise catholique. Et, au contraire, la Franken-Eglise renverse complètement cette notion et nous donne un monstre, une espèce d’être qui est divisé dans sa foi, dans son gouvernement et dans son culte ; et c’est par degrés de communion pleine ou partielle que tout est cousu ensemble, comme Ratzinger l’a inventé, opposé en cela au pape, à toute la lignée de Papes tels que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII : lisez ce que ces papes ont dit, lisez ce que les papes ont toujours dit à ce sujet, et vous verrez cette hérésie condamnée.

 http://www.bibliotecapleyades.net/imagenes_vaticano/vatican40_14.jpgEnsuite il y a la question, à laquelle nous n’avons pas besoin de passer trop de temps, à savoir l’obstination dans l’hérésie, la pertinancia.
 Les hommes qui professent ceci, ces modernistes, ont été auparavant des théologiens universitaires, des professeurs de séminaire, des cardinaux, des archevêques; ils savaient ce qu’était la règle de la Foi dans l’Eglise : ils ont voulu la changer, ils ont voulu la nier.
 Et ceci est spécialement le cas avec Ratzinger, docteur en théologie, il fut professeur de théologie, il fut expert à Vatican II; il était cardinal, il était chargé du département du Vatican qui s’occupe de la doctrine, et il était considéré comme un véritable surdoué.
 Pensez-vous qu’il ne sût pas que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, que d’innombrables autres Papes, théologiens, que les Pères de l’Eglise et l’édifice entier de la théologie catholique, enseignaient que quelqu’un, qui rejetterait même un seul point de la doctrine de l’Eglise, s'excluait automatiquement de sa communion avec Elle, qu'il devenait étranger à Elle ? Est-ce qu’il ne le savait pas ?
 Certes, il le savait. Cela est sûr.

  Alors la conclusion, la conclusion pratique que nous en tirons est évidente : cette personne ne peut être catholique, et donc ne peut être un vrai Pape de notre Eglise.
  Saint Augustin, en ce jour, fait un commentaire sur l’Evangile « du bon grain et de la zizanie » (Matt. 13:24), du blé et de l’ivraie, nous dirions en langage plus moderne, et il dit très spécifiquement que les hérétiques  sont la zizanie, qu’ils sont l’ivraie.
 Il dit qu’il semblerait qu’ils appartiennent à une même communion, mais que par là, Notre-Seigneur veut simplement dire qu’ils sont dans le monde avec les chrétiens, et qu’en réalité ils ne se mêlent pas aux vrais croyants dans l’unité de l’Eglise et dans l’unité d’une seule Foi.
 La doctrine moderniste est condamnée par les Pères eux-mêmes. Les hérétiques ne font pas partie de l’Eglise, c’est une hérésie contre l’article du Credo « Je crois en une seule Eglise » que de dire autrement. Le promoteur en chef de cette hérésie était Ratzinger : un hérétique ne peut pas être un vrai Pape et notre combat n’est pas pour la messe, mais pour la Foi catholique.
 Nous ne cherchons pas d’approbation de la part des hérétiques, nous ne cherchons pas une niche dans l’église mondialiste hérétique, et en réponse à leurs offres, nous disons, par la voix du Concile de Trente, la phrase employée à la fin de chaque véritable concile catholique : « Anathème aux hérétiques ! Mille fois anathème ! »

  Que Dieu vous bénisse.

  Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il. 

Interview de M. l'abbé Ricossa

Publié le par Clément LECUYER

http://virgo-maria.info/wordpress/wp-content/uploads/ricossa.jpg  Le journal RIVAROL vient d'interviewer M. l'abbé Ricossa. Avec l'accord de l'hebdomadaire, nous publions cet entretien qui s'avère être riche, intéressant et éclairant pour les catholiques et les personnes de bonne volonté. Au cours de cet entretien, l'abbé Francesco Ricossa précise sa position doctrinale dans l'actuelle "crise de l'Eglise", revient sur la notion d'infaillibilité pontificale et des conséquences qui en découlent, et donne son point de vue sur une actualité religieuses particulièrement chargée avec notamment le Préambule Doctrinal proposé à la FSSPX et les réunions oecuméniques organisées par Benoît XVI.

 Abbé Francesco Ricossa: “Josef Ratzinger est un pur moderniste”

 Lire la suite ICI

1 2 3 4 5 6 > >>