Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

2 articles avec juridiction a notre epoque

Droit canon et bon sens

Publié le par Clément LECUYER

Pourquoi les catholiques traditionalistes ne sont pas « hors-la-loi »
Abbé Anthony CEKADA

Traduit de l'anglais. Texte source disponible sur sggressources.org

 LE DIOCÈSE TYPIQUE, de nos jours, est le théâtre de toutes sortes de folie dangereuse. Les prêtres attaquent des enseignements Catholiques définis concernant la foi et la morale. Des soeurs font pression pour obtenir l'ordination des femmes. Des 'messes' sont célébrées avec des marionnettes, des ballons, des clowns et de la danse. Le séminaire quasi-vide et l'université nominalement Catholique sont des foyers de subversion religieuse.

 De temps en temps, cependant, les hommes responsables de cet état de choses s'arrêtent un peu. L'évêque diocésain ou un fonctionnaire suppose un air sérieux et émet un avertissement solennel : Il y a une chapelle dans notre diocèse, dit-il, où un prêtre offre la messe traditionnelle en latin. C'est illicite et cela viole le droit canon, alors méfiez-vous !

 Sur le revers de la même médaille, il y a toujours eu quelques personnes dans le mouvement traditionnel qui s'opposent avec véhémence à la Nouvelle Messe et à Vatican II, mais qui condamnent néanmoins tous (ou la plupart) des prêtres catholiques ou chapelles traditionalistes comme "illicites" ou "contre le droit canon". 

 Typiquement, quelque laïc avec une hache à moudre va mettre la main sur une paraphrase anglaise [ou française, note du traducteur] du Code de droit canonique (le texte officiel n'existe qu'en latin), et, comme un protestant tenant une bible, traitera sa découverte comme une source pratique pour des "textes preuves" qu'il peut utiliser pour rejeter tout le monde dans le mouvement traditionnel comme "non-catholique". Il n'a pas idée que, comme avec la Sainte Écriture, il y a des principes et des règles autoritaires qui doivent être suivies pour appliquer les indications du Code. Et tandis que le soi-disant canoniste répand ses articles condamnant tout le monde de ne pas adhérer littéralement aux canons, il ne se rend jamais compte que son propre projet est également "illicite" - puisque ses écrits ne portent pas l'imprimatur officiel requis par le Canon 1385.

 Dans les deux cas - déclarations de l'établissement moderniste ou polémiques de soi-disant canonistes laïcs – les catholiques qui vont à la messe traditionnelle trouvent parfois ces accusations troublantes. Les bons catholiques, nous le savons, doivent essayer de respecter la loi. Ce que nous faisons va-t-il vraiment contre le droit canon, ou est-ce illicite de quelque manière, et donc est-ce mauvais ?

 Le bon sens nous dit que la réponse est non. Le sacrilège et l'erreur doctrinale abondent. Il ne semble guère raisonnable que les milliers de règles destinées pour des temps ordinaires dans l'Église s'appliqueraient encore tous face à une telle situation extraordinaire.

 La plupart des laïcs dans le mouvement traditionnel adoptent instinctivement cette approche du bon sens. Sans s'en rendre compte, ils ont mis en pratique un principe de bon sens que les canonistes catholiques (experts en droit canon) ont toujours utilisé dans l'application du droit canon : le principe de l'épikie.

 L'épikie (on pourrait aussi l'appeler "l'équité") reconnaît que suivre la lettre de la loi de l'Église peut, dans certaines situations exceptionnelles, être à la fois dangereux et erroné. Les Catholiques traditionalistes qui comprennent comment l'épikie est appliquée seront bien préparés pour expliquer pourquoi leur plan d'action est bon.

 Ici, nous allons examiner:

(1) Le but de la loi de l'église, et le principe d'épikie.
(2) Comment l'épikie s'applique à la situation des prêtres et des chapelles Catholiques

Télécharger le document en cliquant ICI

La Juridiction dans la situation actuelle de l'Eglise

Publié le par Christus.vincit


http://a7.idata.over-blog.com/0/46/19/78//Chaire-de-st-Pierre-copie-2.jpg  Aujourd'hui, un petit groupe de personnes s'appuie sur plusieurs textes pour arriver à une conclusion dramatique mais erronée  :  "Plus aucun prêtre et évêque (catholiques) n'a de juridiction du fait de l'absence de Pape et de hiérarchie dans l'Eglise [NDLR : affirmation exacte]. Ils ne doivent donc plus dire la messe publiquement, et il nous est interdit d'y assister [NDLR : c'est là que se présente le désaccord]".

 

 Ce groupe de fidèles prétend pouvoir se passer des sacrements (qui permettent pourtant la sanctification et la vie de notre âme) en prétextant qu’il n’y a plus de sacerdoce. Autrement dit, aujourd'hui, "il n'y aurait plus de vrais prêtres et évêques donc plus de Messe et de sacrements sur terre" ! Cette position est de suite contredite et anéantie par la promesse de Notre Seigneur qui nous a dit :  "Je serai avec vous, pour toujours, jusqu’à la consommation des siècles."

Suite de l'article au format PDF