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31 articles avec infaillibilite de l'eglise et du pape

L'Eglise catholique, phare de Vérité, est infaillible

Publié le par Clément LECUYER


"Le Saint-Esprit descendit du ciel, lui qui garde et sanctifie l'Eglise, surveille les âmes, pilote les gens pris dans la tourmente, éclaire les égarés, préside les combats et couronne les vainqueurs." (Saint Cyrille de Jérusalem dans ses catéchèses)
 

 Ce qui a toujours été admis et cru autrefois est aujourd'hui décrié, nié, rejeté, moqué. Ainsi, hélas, peu de catholiques croient encore que l'Eglise catholique ne peut défaillir, étant assistée sans cesse par le Saint-Esprit. Pour beaucoup, cette vérité relève de l'idéalisme, d'un doux rêve, d'un voeu pieux ! Les évêques de la Fraternité Saint Pie X n'avaient-ils pas écrit - horreur ! - dans une lettre publique en 2004 que "l’Église catholique n’agit plus en phare de la vérité qui illumine les cœurs et dissipe l’erreur, mais plonge l’humanité dans la brume de l’indifférentisme religieux, et bientôt dans les ténèbres de l’apostasie silencieuse… l'Église catholique redeviendra tout à la fois phare de vérité et port de salut…" (De l'oecuménisme à l'apostasie silencieuse - 25 ans de pontificat. Menzingen 2004).
 NON ! L'Eglise catholique a toujours été et restera toujours le phare de la vérité ! Le Magistère de l'Eglise est très claire sur ce sujet : l'Eglise est la colonne de la vérité.

 Pour aller un peu plus loin dans cette notion d'infaillibilité, il faut savoir que les théologiens, se basant sur le Magistère, distinguent l'infaillibilité "positive" et l'infaillibilité "négative".

1° infaillibilité "positive" (ou absolue) : il s'agit du pouvoir de formuler des décisions dogmatiques ou morales, obligatoires pour tous les chrétiens. (= magistère extraordinaire du Pape)

2° infaillibilité "négative" : il s'agit de l'assistance divine permanente qui préserve l'Eglise de toute erreur: c'est ce qu'on appelle infaillibilité négative.

 Le Pape, qui jouit de la même infaillibilité que l'Eglise (cf. Pastor Aeternus) est donc divinement assisté d'une assistance prudentielle infaillible (infaillibilité négative), dans l'exercice de son magistère et dans la promulgation des lois et dispositions juridiques et liturgiques de destination universelle : Ceci est la doctrine du Concile de Trente, de Pie VI et de Grégoire XVI et elle est communément reçue par l'unanimité morale des théologiens et canonistes... mais niée avec ferveur par beaucoup de "tradis"se faisant les portes paroles du synode de Pistoie condamné en 1787 !

  Ce concept d'infaillibilité positive (appelée encore assistance infaillible absolue) et d'infaillibilité négative (appelée aussi inerrance ou assistance prudentielle infaillible) n'est aucunement une invention mais découle de la doctrine catholique. De nombreux théologiens l'ont démontré parmi lesquels saint Thomas d'Aquin, Jean de Saint-Thomas, Franzelin, Journet, Pègues...

 Si vous refusez de croire en l'inerrance (ou infaillibilité négative) de l'Eglise et du Pape, vous vous trompez gravement car il est théologiquement certain (si ce n'est de foi) que l'Eglise universelle, donc sa tête visible, ne peut errer (Saint Thomas d'Aquin dans sa Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25).

 Dans plusieurs encycliques est enseigné par des Papes que l'Eglise est :


"la colonne et le soutien de la vérité qui manifestement reçoit sans cesse du Saint-Esprit l'enseignement de toute vérité" (Grégoire XVI, Quo graviora)

- "régie par l'Esprit de Dieu" (Pie VI, Constitution Auctorem fidei) et jouit "tous les jours de l'assistance du Fils de Dieu" (Constitution dogmatique Dei Filius, Concile Vatican I)
- a été doté par Jésus-Christ d'un "magistère vivant, authentique et, de plus, perpétuel, qu’Il a investi de sa propre autorité, revêtu de l’Esprit de vérité..." (Léon XIII, Encyclique Satis cognitum)
- "est elle seule l'Épouse du Christ, gardienne fidèle de ce dépôt sacré et son interprète infaillible" (Pie XII, aux professeurs et élèves de l’Angelicum)

  En conséquence de quoi, l'Eglise ne peut errer, ceci est d'une évidence absolue !

 C'est une erreur grave que de réduire les vérités auxquelles les fidèles sont tenus d'adhérer aux seuls vérités proposées avec le maximum de solennité. Voici ce qu'en dit un théologien jésuite du XIX° siècle :

"Prétendre que le fidèle n’est obligé de croire que ces vérités qui ont été l’objet d’une définition solennelle de l’Église, ce serait aboutir à dire qu’avant le Concile de Nicée il n’y avait pas d’obligation de croire à la divinité du Verbe ; ni à la présence réelle de Jésus-Christ en la sainte Eucharistie, avant la condamnation de Béranger." (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888)

Mais hélas "il en est qui, soit ignorance, soit plutôt malice, prétendent que le magistère de l’Église n’est infaillible que lorsqu’il définit les dogmes révélés par Dieu ; ils disent que l’Église s’acquitte de ce magistère uniquement lorsque, par un jugement solennel, elle définit un point de foi ou de morale, soit au sein des Conciles, soit dans les décrets pontificaux. Ces affirmations sont toutes deux contraires à la vérité." (R.P. M. Liberatore)

 Le Pape Pie XII exprimait la même dénonciation de cette funeste erreur :

 "L’on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n’exige pas de soi l’assentiment, sous le prétexte que les Papes n’ y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : “Qui vous écoute, m’écoute” (Lc 10, 16), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d' ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l’esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens." (Encyclique Humani generis)

  Nous n'avons pas à dire des "il me semble", des "peut-être", "pourquoi pas" mais à croire fermement ce que l'Eglise nous enseigne. Or, l'Eglise nous enseigne infailliblement que "le Saint-Esprit, l'Esprit de Vérité demeure tous les jours dans l'Église" (Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation de la Foi, lors du Concile Vatican I) et qu'en conséquence de quoi "aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne" (Saint Léon I, pape, sermon 98)

Cette vérité n'est pas une nouveauté, elle a comme base les promesses divines de Notre-Seigneur qui s'est engagé Lui-même à assister son Eglise, et par le Saint-Esprit, tous les jours, jusqu'à la fin du monde :

"Vous recevrez la force du Saint-Esprit qui descendra sur vous" (Act I, 8). "Si vous m'aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité" (Jn XIV, 15-17).

"Mais le Paraclet, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit" (Jn XIV,26). "J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand l'Esprit de vérité sera venu, il vous enseignera toute vérité" (Jn XVI, 12-13). "L'Esprit-Saint vous enseignera à l'heure même, ce qu'il faudra que vous disiez" (Lc XII,12).

 

 Dans le Dictionnaire de Droit Canonique (de Dublanchy), nous retrouvons cette vérité de foi :

"Quant au magistère établi par Jésus-Christ dans son Eglise, il est manifeste que l'infaillibilité dont il a été divinement pourvu, n'est pas une simple inerrance de fait, même perpétuellement réalisée; c'est une inerrance de droit, en vertu de laquelle l'autorité enseignante dans l'Eglise est préservée de toute erreur, par l'assistance surnaturelle qu'elle reçoit du Saint-Esprit." (IV, col. 2175).

 Est-ce parce que la vérité dérange, ne correspond pas avec leurs analyses que certains remettent en cause ce qui a toujours été cru dans l'Eglise ?

Jusqu’où s’étend l’infaillibilité du magistère de l’Église ?

Publié le par Clément LECUYER

 Depuis des décennies, de nombreuses erreurs circulent ça et là concernant l'infaillibilité de l'Eglise et du Pape. Il est donc opportun de revenir de temps en temps sur ce sujet.  Voici ci-dessous un texte du R.P Liberatore   (1810-1892), jésuite, éminent collaborateur de La Civiltà cattolica, qui fut l’un des précurseurs du renouveau thomiste au XIX° siècle. Il fut consulté par le Pape Léon XIII en plusieurs occasions, notamment dans l’élaboration de l’encyclique Rerum novarum. Le Père Liberatore traite ici essentiellement de l'infaillibilité de l'Eglise mais rappelons que "le Pape jouit de la même infaillibilité que l'Eglise" (Constitution dogmatique Pastor Aeternus), ce qui est l'évidence même compte tenu du fait que le Pape confirme et n'est pas confirmé ; l'infaillibilité de l'Eglise hiérarchique repose sur celle du Pape.

« Il en est qui, soit ignorance, soit plutôt malice, prétendent que le magistère de l’Église n’est infaillible que lorsqu’il définit les dogmes révélés par Dieu ; ils disent que l’Église s’acquitte de ce magistère uniquement lorsque, par un jugement solennel, elle définit un point de foi ou de morale, soit au sein des Conciles, soit dans les décrets pontificaux. Ces affirmations sont toutes deux contraires à la vérité.
 D’abord le magistère de l’Église est double : l’un extraordinaire, l’autre ordinaire.
 Le premier est uniquement celui qui s’exerce par un jugement solennel, quand certains doutes ont surgi par rapport à l’intelligence des dogmes, ou bien encore à raison de quelque erreur pernicieuse menaçant la pureté de la croyance ou des mœurs.
 Mais le magistère ordinaire est celui qui s’exerce, sous la vigilance du Pape, par les pasteurs sacrés répandus dans le monde entier, soit par la parole écrite ou parlée dans les prédications et dans les catéchismes, soit par l’exercice du culte et des rites sacrés, soit par l’administration des sacrements et toutes les autres pratiques et manifestations de l’Église.
 Ces deux genres de magistères sont affirmés en termes exprès par le Concile du Vatican [Vatican I] : « On est tenu de croire, de foi divine et catholique, tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par un enseignement ordinaire et universel, propose à notre croyance comme révélé de Dieu. »
 Prétendre que le fidèle n’est obligé de croire que ces vérités qui ont été l’objet d’une définition solennelle de l’Église, ce serait aboutir à dire qu’avant le Concile de Nicée il n’y avait pas d’obligation de croire à la divinité du Verbe ; ni à la présence réelle de Jésus-Christ en la sainte Eucharistie, avant la condamnation de Béranger.
 En second lieu, l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur. Sans cela, Dieu n’aurait pas pris des mesures suffisantes pour que les pasteurs sacrés fussent à même de préserver les fidèles contre les sources empoisonnées, il ne les aurait pas pourvus des moyens nécessaires pour garantir efficacement le dépôt de la foi qui leur est confié. » (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888, p. 113 et ss.)

La Pentecôte et l'infaillibilité de l'Eglise

Publié le par Clément LECUYER

En quittant ses disciples pour retourner à son Père, Notre Seigneur Jésus-Christ leur demanda d'accomplir la tâche immense d' "enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit" (Matt., XXVIII,19) ; mais Il leur laissa aussi de magnifiques promesses :  

"Voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde" (Mt. XXVIII, 20)  "Vous recevrez la force du Saint-Esprit qui descendra sur vous" (Act I. 8) "L'Esprit-Saint vous enseignera à l'heure même ce qu'il faudra que vous disiez" (Lc XII, 12)

Ainsi, l'Eglise, assistée par le Saint-Esprit, se voyait protégée des assauts de ses ennemis mais elle avait, par les promesses de Jésus-Christ, l'assurance qu'elle durerait éternellement, que les portes de l'enfer, les hérésies, ne prévaudront jamais contre elle.

  La Pentecôte vit donc le magnifique accomplissement de ces promesses, et dès lors l'Esprit Saint est toujours demeuré dans l'Eglise (Jn. XIV, 16). Il est l'âme et la vie de ce corps dont Christ est la tête, et comme la sève de cet arbre immense. (Mat. XII, 31) Principe créateur, moteur, directeur, Il donne à tout dans l'Eglise le mouvement, la force, l'ordre, le progrès, et la conduit dans toute la vérité. (Jn. XIV, 26) C'est par lui, par l'intermédiaire des catholiques, que se font les conversions, et que les âmes peuvent parvenir à la connaissance de la Vérité et peuvent être sauvées.

  Il est important aujourd'hui de revenir sur cette vérité de foi selon laquelle le Saint-Esprit veille et assiste perpétuellement l'Eglise et ainsi l'immunise contre l'erreur.

 Cette vérité de foi, qui a comme fondement les paroles divines de Notre Seigneur, est enseignée depuis longtemps par les Pères de l'Eglise.

 Saint Éphrem, le grand docteur de l’Église syriaque, parle en ces termes pour célébrer la grandeur de l’enseignement pontifical : 

 "Salut, ô sel de la terre, sel qui ne peut jamais s’affadir ! Salut, ô lumière du monde, paraissant à l’Orient et partout resplendissante, illuminant ceux qui étaient accablés sous les ténèbres, et brûlant toujours sans être renouvelée. Cette lumière, c’est le Christ; son chandelier c’est Pierre ; la source de son huile, c’est l’Esprit-Saint" (Enconium in Petrum et Paulum et Andream, etc.)

http://www.verslecentre.com/wp-content/uploads/2009/07/souvenirs-de-bulgarie-116.JPG
"Aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne"  (Pape St Léon I, sermon 98)

 Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation de la Foi, lors du Concile Vatican I :

 "Le Saint-Esprit, l'Esprit de Vérité demeure tous les jours  dans l'Église, l'Église aussi enseigne tous les jours les vérités de la foi, avec l'assistance du Saint-Esprit.  Elle enseigne toutes les vérités soit déjà définies, soit explicitement contenues dans le dépôt de la révélation, mais non définies encore, soit enfin celles qui font l'objet d’une foi implicite.  Ces vérités, l'Eglise les enseigne quotidiennement, tant principalement par le Pape , que par chacun des évêques en communion avec lui.  Tous, et le Pape et les évêques, dans cet enseignement ordinaire, sont infaillibles de l'infaillibilité même de l'Église.  Ils diffèrent seulement en ceci: les évêques ne sont pas infaillibles par eux-mêmes, mais ont besoin de la communion avec le Pape qui les confirme mais le Pape, lui n'a besoin de rien d'autre que de l'assistance du Saint-Esprit . Ainsi il enseigne et n'est pas enseigné, il confirme et n'est pas, confirmé." (Dom Paul Nau, "Le magistère pontifical ordinaire, lieu théologique. Essai sur l'autorité des enseignements du souverain pontife", in: Revue thomiste)

Derrière la Chaire de Pierre au Vatican, se trouve le vitrail de la divine colombe, le Saint Esprit.

 Ainsi, il est toujours aussi surprenant d'entendre dire que le Concile Vatican II et les réformes liturgiques et doctrinales infestées d'hérésies proviennent de l'Eglise catholique, qui est assistée tous les jours par le Saint-Esprit. Par ailleurs, il est impensable que Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I°, Jean-Paul II, Benoît XVI et aujourd'hui François puissent être des Vicaires du Christ ! N'est-ce pas remettre en cause et nier l'action du Saint-Esprit sur l'Eglise ?

"L'Esprit-Saint n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine, mis pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi." (Constitution Pastor Aeternus)

   En ce jour de la Pentecôte, sans oublier de demander au Saint-Esprit de nous combler de ses sept dons, prions spécialement pour l'Eglise :

" Que vous êtes belle, Ô Eglise de Dieu, rendue sensible dans cet auguste prodige de l'Esprit divin qui agit désormais sans limites ! Vous nous retracez le magnifique spectacle qu'offrait la terre, lorsque la race humaine ne parlait qu'un seul langage. Et cette merveille ne sera pas seulement pour la journée de la Pentecôte, et elle ne durera pas seulement la vie de ceux en qui elle éclate en ce moment. Après la prédication des Apôtres, la forme première du prodige s'effacera peu à peu, parce qu'elle cessera d'être nécessaire ; mais jusqu'à la fin des siècles, Ô Eglise, vous continuerez de parler toutes les langues ; car vous ne serez pas confinée dans un seul pays, mais vous habiterez tous les pays du monde. Partout on entendra exprimer une même foi dans la langue de chaque peuple, et ainsi le miracle de la Pentecôte, renouvelé et transformé, vous accompagnera toujours, Ô Eglise ! Et demeurera l'un de vos principaux caractères." (Dom Gueranger, L'année liturgique)

C'est ce qui fait dire au grand docteur saint Augustin parlant aux fidèles, ces paroles admirables :

" L'Eglise répandue parmi les nations parle toutes les langues. Qu'est cette Eglise, sinon le corps du Christ ? Dans ce corps vous êtes un membre. Etant donc membre d'un corps qui parle toutes les langues, vous avez droit de vous considérer vous-même comme participant au même don." (In Johan. Tract. XXII.).

Canonisation des saints : "Supposer qu'un Pape puisse errer est une hérésie"

Publié le par Clément LECUYER

 Dans maintenant 12 jours, le prétendu "pape" François opérera aux "canonisations" de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Ceux qui s'obstinent à défendre l'indéfendable, à savoir que François détient l'autorité pontificale, devront faire un choix : soit reconnaître par conséquent la [pseudo] validité d'une telle canonisation, soit la rejeter en adhérant par conséquent à la position sédévacantiste... à moins qu'ils en viennent à soutenir l'hérésie selon laquelle l'Eglise et le Pape ne sont pas infaillibles lors d'une canonisation.

 En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).

 
"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

  Face à ce fait qui ne laisse aucunement place au doute ou à l'incertitude, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à toute béatifiation et canonisation de Jean-Paul II, tente désespérément d'expliquer que  les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II"  tout en continuant de professer, à tort, que François détient l'autorité pontificale.

 Bien sûr, les arguments - si on peut appeler cela ainsi - des prêtres de la FSSPX sont irrécevables : au cours de l'histoire, aucun théologien n'a soutenu l'idée selon laquelle un Pape pouvait errer en matière de canonisations des Saints, bien au contraire : "C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation... il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire." (Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation)

> Saint Thomas d'Aquin, docteur angélique, cité par Catholic Encyclopedia, (Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366) : "Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur.’"

> Saint Alphonse de Ligori, docteur de l'Eglise : "Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. (Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23)

  Par la voix de l'abbé Gaudray, la FSSPX rétorque en avançant que la notion de ‘sainteté’ aurait changé sous Vatican II à cause notamment de l’œcuménisme. En effet, les modernistes pensent que les "saints proviennent de toutes les Eglises et Communautés ecclésiales qui leur ont ouvert l'entrée dans la communion du salut" (encyclique Ut unum sint du 25 mai 1995). Donc selon l’abbé Gaudray, l'Eglise de Vatican II entend par "saint" autre chose que ce que l’Eglise catholique comprenait avant : ceci devrait l’amener à en conclure qu’il ne s’agit pas de la même Eglise.  

 De plus, même depuis Vatican II, les ‘papes’ utilisent la formule traditionnelle, formule ex cathedra :  "Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N... est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux... Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant."  Or, comme l'affirme le R. P. Auguste-Alexis GOUPIL, "une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant." (La Règle de la Foi - 1941)

 Pour finir, rappelons ce que nous avons déjà mentionné il y a quelques mois :

 Trois arguments incontestables peuvent être avancés en faveur de l'infaillibilité intrinsèque des Papes lors d'une canonisation :


 1° La nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs: à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints"(Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

2° La manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation(cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement.


Canonisation de sainte Catherine de Sienne en 1461

3° La sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François I°.

Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

> Jean-Paul II, un antichrist béatifié par les siens

Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape

Publié le par Clément LECUYER

 

http://www.herodote.net/Images/PieIX.jpg  Voici en fichier PDF un des excellents écrits du regretté Père BARBARA concernant l'infaillibilité du Magistère ordinaire du Pape. Ce dogme de foi est malheureusement rejeté par beaucoup (Mgr Williamson, la FSSPX et d'autres).
 
Sommaire :

 

- Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape
- Nature du magistère ecclésiastique
- Nature de l'infaillibilité
- Quand Pape et évêques sont-ils dans leur magistère infaillible ?
- L'infaillibilité du magistère ordinaire du Pape est une vérité de foi divine
- Corollaire : Divergences des théologiens


Ouvrir-Télécharger le document : "INFAILLIBILITE du Magistère ordinaire du Pape"
 

Les publications du Père Barbara (1910 - 2002) sont toujours disponibles auprès de :

Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours

Sens de l'expression "ex cathedra"

Publié le par Clément LECUYER

 Il n'est pas rare d'entendre çà et là des catholiques "traditionalistes" prétendre que l'infaillibilité du Pape se limite aux définitions appartenant au magistère solennel ; c'est ainsi que le Pape bénéficierait de son charisme d'infaillibilité que deux ou trois fois par siècles ! Croyant se fonder sur la constitution dogmatique Pastor Aeternus dans laquelle est définie l'infaillibilité du Pape lorqu'il parle ex cathedra, nombreux sont ceux qui soutiennent que le terme ex cathedra indique le Magistère solennel, en exagérant les quatre conditions explicitées dans Pastor Aeternus, tout en niant toute infaillibilité au Magistère ordinaire. Ces interprétations erronnées viennent s'opposer au dogme de l'infaillibilité pontificale publié par le Concile Vatican I.

 La Constitution Pastor Aeternus n'identifie nullement jugements solennels du Pape et définitions ex cathedra. Les jugements solennels du Pape sont bien évidemment des définitions ex cathedra, mais il n'est nulle part signifié que les définitions ex cathedra se limitent aux seuls jugements solennels.

  Comme il ressort clairement des explications des Pères du Concile Vatican I, l'expression ex cathedra s’oppose au terme “docteur privé”, et indique le Pape quand, comme personne publique, il définit quelque chose qui fait partie de l’objet primaire ou secondaire du Magistère. Ce terme ex cathedra indique donc seulement l’infaillibilité du Pape tant dans le Magistère ordinaire que solennel.

 Voici ci-dessous un commentaire du R.P Noël BARBARA, extrait de son Catéchisme de persévérance sur l'Eglise :

"Ex cathedra", c'est l'expression que les Pères du 1er Concile du Vatican ont choisie pour dire à l'Eglise dans quelles conditions le Pontife Romain est infaillible. Comme ils ont pris soin d'en préciser le sens, qui se veut catholique doit s'en tenir à leurs explications. Les voici :

Le Pontife Romain est infaillible lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire "lorsque, remplissant la charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit qu'une doctrine touchant la foi et les moeurs doit être tenue par l'Eglise universelle, [il] jouit pleinement, par l'assistance divine qui lui a été promise en la personne du Bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue en définissant la doctrine touchant la foi et les moeurs; et par conséquent, ces définitions du Pontife Romain, par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise, sont irréformables." (Pastor AEternus

 Pour bien comprendre cette expression, dans le même sens où l'entendaient les Pères du premier concile du Vatican, il faut distinguer trois choses dans tout Pape : l'homme qui est Pape, le docteur privé et le docteur universel.

1/ L'homme qui est Pape. Il peut être italien, français, polonais ou toute autre nationalité.

2/ Le docteur privé. Comme tel, le Pape peut avoir exprimer des idées personnelles sur toutes les questions libres

3/ Le docteur universel. C'est Pape dans l'exercice de sa fonction propre ; c'est le Pape parlant "ex cathedra", de la chaire de Pierre, en tant que Pape.

 L'expression "ex cathedra" est l'équivalent de l'expression "ex officio". Elle n'exclut que le Docteur privé.

  C'est ainsi qu'il faut entendre cette expression dans le texte de Pastor Aeternus. En conclusion, chaque fois que le Pape est dans son office de Pape et qu'il enseigne, il est infaillible. Et il est infaillible, quelle que soit la forme de son enseignement, que ceui-ci soit donné dans la forme solennelle ou qu'il soit donné dans la forme ordinaire de tous les jours."

Le Conclave n'est pas infaillible

Publié le par Clément LECUYER

 Comme l'écrivait en 2002 M. l'abbé Ricossa dans sa revue Sodalitium (n° 52), beaucoup de gens  - dont les administrateurs du site La Question - croient à tort que c’est le Saint-Esprit qui garantit l’élection d'un Pape en inspirant les cardinaux, ce pour quoi l’élu du Conclave serait choisi directement par Dieu. Tout d'abord, on ne retrouve rien de tel dans les actes du magistère catholique. Au contraire, le cardinal Journet rappelle que, lorsqu’on parle de sainteté de l’élection papale  :

On ne veut pas dire par ces mots que l’élection du pape se fait toujours par une infaillible assistance puisqu’il est des cas où l’élection est invalide, où elle demeure douteuse, où elle reste donc en suspens. On ne veut pas dire non plus que le meilleur sujet soit nécessairement choisi. On veut dire que, si l’élection est faite validement (ce qui, en soi, est toujours un bienfait), même quand elle résulterait d’intrigues et d’interventions regrettables (mais alors ce qui est péché reste péché devant Dieu), on est certain que l’Esprit Saint qui, par-delà les papes, veille d’une manière spéciale sur son Eglise, utilisant non seulement le bien, mais encore le mal qu’ils peuvent faire, n’a pu vouloir, ou du moins permettre cette élection que pour des fins spirituelles, dont la bonté ou bien se manifestera parfois sans tarder dans le cours de l’histoire, ou bien sera gardée secrète jusqu’à la révélation du dernier jour. Mais ce sont là des mystères dans lesquels la foi seule peut pénétrer” ( L'Eglise du verbe incarné - pp. 978-979).

 Qui plus est, comment peut-on évoquer une quelconque infaillibilité du Conclave alors que  le Concile Vatican I définit  que l'infaillibilité du magistère ordinaire universel des évêques  est possible uniquement si ces derniers sont en union avec le Pape régnant. Or, en cas de Conclave, du fait de l'absence de Pape, aucune autorité humaine ne détient une quelconque infaillibilité.  Seul le pape est autorité suprême dans l’Eglise et possède juridiction sur l’Eglise universelle. Les évêques participent à cette autorité suprême dans la seule mesure où le pape les en fait participer.

 Affirmer le contraire revient à adhérer à la doctrine de Vatican II sur la collégialité qui affirme que le sujet de l’autorité suprême dans l’Eglise est le collège des évêques avec le Pape. Ceci est contraire à la doctrine définie par les Conciles de Florence et de Vatican  I.

 Enfin, si un Conclave est infaillible, comment peut-on expliquer le fait que le Pape Paul IV ait décrété et défini ex cathedra que "si jamais il advient qu'un évêque, [...] qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... " (Constitution apostolique Cum ex apostolatus) ? Il y a manifestement contradiction ! Si les cardinaux étaient infaillibles dans leur choix, il est strictement inconcevable qu’ils puissent hypothétiquement élire, comme  le stipule Paul IV, un hérétique. Certains répondront que la bulle de Paul IV, reprise par Saint Pie V, n'a plus de valeur juridique. Rien n'est moins certain. Mais la question n’est pas de savoir si la législation de Paul IV est ou non toujours en vigueur car quoi qu'il en soit, la Bulle de Paul IV est certainement valable en tant que principe et garde sa valeur magistérielle.

 Nous pouvons tenir le même raisonnement quant à une  déclaration du Pape Jules II : 

"Est absolument nulle l'élection qui serait faite par simonie, même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux ; l'élu perd pour toujours charges et bénéfices même antérieurs, y compris le cardinalat.  Cette élection n'est validée,  ni par l'obédience et l'hommage des cardinaux, ni par la prescription qui résulte d'un temps notable."  (Bulle Cum tam divino du 14 janvier 1503)

 Ainsi, il est absolument faux et absurde de prétendre que l'élection du Pape par les cardinaux relève de l'infaillibilité de l'Eglise. Le grand schisme d'Occident et les conclaves à partir de Vatican II en sont  d'ailleurs l'illustration.

Les portes de l'enfer et Austremoine

Publié le par Clément LECUYER

  "Le sédévacantisme veut dire que le siège est vacant, qu'il n'y a pas de pape, que Benoit XVI n'est pas pape. Une telle position revient à considérer que les portes de l'enfer ont prévalu contre l'Eglise, ce qui est le refus d'un dogme de Foi."
Austremoine, forum FECIT

   L'internaute "Austremoine" nous ressort donc ici ce vieil argument périmé de longue date car réfuté depuis longtemps. Rappelons encore une fois que la position sédévacantiste n'aboutit pas à considérer que l'Eglise n'existe plus ! Ceci est complètement faux ; mais Austremoine n'est pas à sa première contre-vérité, loin de là.


"Jésus-Christ donne au Pape l'immortalité. Le Pape meurt ... mais, remarquez-le bien, sa primauté n'est pas un priviliège personnel. Elle survit à l'homme qui disparaît [...] Le Pape est mort. Vive le pape !"
Mgr Gibier,  l'Église et son oeuvre, tome 4, 1905.

 L'absence de pape ne signifie pas que l'Eglise cesse d'exister donc que les portes de l'enfer ont prévalu contre elle  ; le Siège Apostolique est une institution immortelle de nature perpétuelle.  Ceci n'est pas une opinion, c'est la doctrine catholique et le bon sens.

 En effet, si l'Eglise venait à cesser d'exister lors d'une vacance du Siège Apostolique, cela signifierait logiquement qu'elle aurait disparu et ressuscité plus de 250 fois depuis sa fondation (puisqu'il y a eu la vacance du Siège apostolique a eu lieu plus de 250 fois dans l’histoire de l’Église à la mort des Souverains pontifes) ! Qui voudrait soutenir pareille absurdité ? Le Siège pontifical et l’Église catholique peuvent subsister temporairement sans Pape, et ce, peu importe la durée de vacance. L’Église visible est tantôt dotée, tantôt privée d’un Pape. Cela n'est nullement en contradiction avec la doctrine catholique.

  C'est ce qu'affirme le Code de Droit Canonique de 1917, promulgué par le pape Benoît XV :

"L’Église catholique et le Siège apostolique sont des personnes morales" (canon 100).
"Une personne morale de droit ecclésiastique est de nature perpétuelle" (canon 102).

  Donc étant de nature perpétuelle, l’Église catholique ne peut pas disparaître, fût-elle privée temporairement de Pape.

  Dom Guéranger "... Qu’un Décius produise par ses violences une vacance de quatre ans sur le siège de Rome, qu’il s’élève des anti-papes soutenus les uns par la faveur populaire, les autres par la politique des princes, qu’un long schisme rende douteuse la légitimité de plusieurs Pontifes, l’Esprit-Saint laissera s’écouler l’épreuve, il fortifiera, pendant qu’elle dure, la foi de ses fidèles ; enfin, au moment marqué, il produira son élu, et toute l’Eglise le recevra avec acclamation. " (Année liturgique, éd. 1867, mercredi de la Pentecôte) 

  Cardinal Billot : "Dieu peut permettre que le Siège  apostolique demeure vacant assez longtemps." (De Ecclesio)

 Et le Pape Paul IV précise que cette vacance peut durer fort longtemps. Si un usurpateur était élu illégitimement, le Siège serait vacant,  "et ce quelle que soit la durée de cette situation" (Cum ex apostolatus, § 6).

 De plus, la vacance actuelle a été prédite et annoncée par Notre Seigneur lui-même, par plusieurs Souverains Pontifes tels que Léon XIII,  ainsi que par d'imminents prélats comme le cardinal Pie et Mgr de Ségur.

 Le Pape Léon XIII : "L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884)

"D'après l'enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". Cornelius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, p. 28, 1860.

 "Le Christ a permis ceci: que l’Antéchrist, tête de tous les schismatiques, siègerait dans le temple de Dieu, que les siens (les vrais chrétiens) seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le siège de Pierre." (Pierre le vénérable, De miraculis libri duo, livre II, ch.16; Bol. T.14, page 473).
 
  Austremoine devrait savoir que prévaloir signifie remporter la victoire finale. Jésus-Christ n'a jamais dit que l'enfer ne gagnerait pas de victoire sinon Il aurait proclamé que "les portes de l'Enfer ne vaudront pas sur l'Eglise". Bien au contraire n'a-t-Il pas déclaré ceci : "Lorsque le Fils de l’Homme viendra sur terre, trouvera-t-Il encore la foi" (Luc XVIII, 8) ?
 
 Qu'Austremoine arrête donc de réitérer ses erreurs mensongères. Non seulement il propage l'erreur en affirmant que la position Sede Vacante considère que les portes de l'enfer ont prévalu contre l'Eglise, mais il devrait admettre plutôt que les faux "traditionalistes", dont il fait partie, soutiennent, eux, que les portes de l'enfer ont prévalu contre l'Eglise. En effet, n'affirment-ils pas que l'Eglise catholique propage l'erreur depuis Vatican II ? Citons Léon XIII : "Et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle".   Voici la portée de cette divine parole : l'Eglise, appuyée sur Pierre, quelle que soit la violence, quelle,que soit l'habileté que déploient ses ennemis visibles et invisibles, ne pourra jamais succomber ni défaillir en quoi que  ce soit." (Encyclique Satis Cognitus).
 
Par ses propos, Austremoine symbolise bel et bien cette dérive de cette fausse "Tradition" méprisant la doctrine traditionnelle de l'Eglise. 

Le Pape Adrien VI et l'infaillibilité pontificale : les mensonges du blog La Question

Publié le par Clément LECUYER

« Le pape Adrien VI ne favorisa jamais, ni de près ni de loin, les opinions gallicanes. Que les partisans du Gallicanisme veuillent donc retirer Adrien de la liste des Papes entachés de leurs erreurs. »
Père H. Montrouzier (jésuite, professeur de théologie, de Droit Canon et d'histoire ecclésiastique), Revue du monde catholique, 1869, Volume 27, p. 326

  Le blog La Question, vient de publier récemment un article dans lequel il tente de nouveau de prouver la possibilité d'un pape hérétique à la tête de l'Eglise. Cette fois-ci, son angle de tir concerne le Pape Adrien VI.
 

« Toutefois, la raison de la célébrité de ce pontife aujourd’hui ne vient pas de ses origines, mais d’une déclaration qu’il écrivit affirmant avec certitude « qu’un pape pouvait errer en matière de foi et tomber dans l’hérésie dans l’exercice de sa charge. »

 
Ce n'est pas la première fois que nous nous opposons aux dires de ce blog. Il y a quelques mois, nous avons déjà réfuté plusieurs de ses articles qui soutenaient qu'un Pape, en tant que tel, pouvait tomber dans l'hérési
 e ou encore qu'il y a déjà eu des Papes hérétiques. Face aux poids de nos arguments tirés de l'Evangile, du magistère de l'Eglise catholique et de l'histoire, les rédacteurs de La Question n'ont jamais su que répondre. Ils se voyaient être dans l'obligation de rejeter et condamner leurs erreurs gravissimes.


 Hélas, loin de se soumettre à la vérité et à la doctrine de l'Eglise catholique, ils ont préféré persévérer dans leurs erreurs publiques, continuer d'attaquer de plus belle la Papauté et notre position, toujours en usant d'amalgames et de contre-vérités.

 Car si on en croit les affirmations du blog La Question que l'on pourrait qualifier de gallican, il existerait un document pontifical soutenant la possibilité d'un pape hérétique à la tête de l'Eglise. Le Pape qui en serait l'auteur serait Adrien VI. Nous allons démontré qu'il n'en est rien.


 Oui, nous affirmons qu'il est faux et manipulateur de faire croire qu'il y aurait un document pontifical déclarant « qu’un pape pouvait errer en matière de foi et tomber dans l’hérésie dans l’exercice de sa charge ».

 Non seulement il n'existe pas de document pontifical du Pape Adrien VI (Adrien Florent) affirmant de tels propos, mais nous allons montré que le texte que La Question cite est très controversé.


> Sommaire de notre dossier :
 

1. Il n'existe pas de document pontifical du Pape Adrien VI affirmant de tels propos.

a/ Des propos tenus par un théologien particulier et non par un Pape
b/ Un texte très controversé publié à l'insu d'Adrien Florent
c/ Dernière tentative de La Question : l'édition de 1522

2. Les sources de La Question inexistantes

3. Rappel de la doctrine de l'Eglise catholique qui condamne La Question

4. Notre conclusion

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« Que dire de ces hommes qui passent leur temps à répéter des calomnies mille fois confondues ?
Est-ce leur ignorance ou leur mauvaise foi qu'il faut stigmatiser ?»

Père H. Montrouzier

 

http://iamachild.files.wordpress.com/2011/05/cristo-ferito-dalle-bombe.jpg?w=498&h=561

« Ceux-là sont la peste et la ruine de l'Eglise qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi. »
Saint Alphonse de Liguori, évêque et docteur de l'Eglise


 Mais il n'est jamais trop tard pour se rallier au camp de la vérité... Il n'est jamais trop tard pour défendre notre sainte Mère, la sainte Eglise de Dieu, et la pierre infaillible sur laquelle elle est bâtie : la Papauté !


> Lire notre dossier (fichier PDF de 12 pages) :  Le Pape Adrien VI et l'infaillibilité pontificale : les mensonges du blog La Question 

La conférence lamentable de Mgr Fellay à Kansas City (USA) en Octobre 2010

Publié le par Clément LECUYER

Nous publions aujourd’hui une analyse de l’un de nos nouveaux collaborateurs. Elle concerne les propos tenus par Mgr Fellay lors d’une conférence donnée aux USA en octobre 2010.

Ce document souligne parfaitement le faux enseignement et finalement les positions non-catholiques diffusés actuellement par la FSSPX et Mgr Fellay.
 
Mgr Fellay – Kansas City – Octobre 2010

Il traite tout particulièrement de la question de l’infaillibilité du Souverain Pontife.

Mgr Fellay et la FSSPX ont une fausse notion, héritée de Mgr Lefebvre, de l’infaillibilité de l’Église. Cette fausse notion les conduit à avoir des positions non-catholiques (comme sur la canonisation des saints ou sur l’Église catholique supposée pécheresse) opposées directement à la foi. Si les « papes » conciliaires et la fausse « église » Conciliaire mènent certes les âmes « dans les ténèbres de l’apostasie », on peut en dire malheureusement de même de la FSSPX et de Mgr Fellay.

Nous tenons ici à remercier vivement ce nouveau collaborateur pour son travail.

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À DIFFUSER TRÈS LARGEMENT AUTOUR DE VOUS !
In Christo Rege

Résistance catholique

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