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98 articles avec fsspx : voie sans issue

FSSPX : Minuit moins une !

Publié le par Clément LECUYER

 La technique du "deux pas en avant, un en arrière" est entrain de payer peu à peu. La Fraternité dite de Saint Pie X est désormais reconnue par Rome depuis fin juin 2016.

 Mgr Alfonso Ruiz de Galarreta, F$$PX, l’a révélé lors de son sermon à St-Nicolas-du-Chardonnet pour l’Ordination de l’abbé Sabur :

Afficher l'image d'origine"Et alors certains, évidemment, disent que nous avons tort et que nous sommes des schismatiques, que nous sommes des illégaux dans l’Église, et déjà, cher Abbé vous avez eu un peu à rentrer, comme un bon soldat du Christ, dans les combats de Dieu. Donc vous avez dû donc souffrir cette persécution dont nous parle saint Paul : « Ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus souffriront persécution ».

 Et alors le Patriarche de Babylone, qui est chaldéen, dit que nous sommes schismatiques. Et l’Ordinaire en France pour les Églises orientales dit que nous sommes des illégaux. Or le Pape lui-même dit que la Fraternité, nous sommes des catholiques. Alors nous sommes des catholiques ou nous sommes des schismatiques ? J’ai avec moi la lettre qui m’a été donnée par Son Excellence Monseigneur Fellay, où la Congrégation de la Doctrine de la Foi nous dit, a dit à Monseigneur, que nous pouvons procéder aux ordinations sans demander la permission des Ordinaires du lieu ; qu’il suffit de leur donner les noms des ordonnés, chose que nous ferons bien sûr, opportunément. Alors nous ne sommes ni schismatiques, ni des illégaux.

Alors pourquoi agitent-ils cet épouvantail - vous voyez de la légalité, si nous sommes en règle canoniquement ou pas - du schisme alors qu’il n’y en a pas et que Rome même le reconnaît ?" (Mgr de Galarreta, le 2 juillet 2016 à St-Nicolas-du-Chardonnet)

 On est très loin des propos du consécrateur de Mgr de Galaretta, Mgr Lefebvre, qui déclarait, sous les applaudissements : "merci, nous préférons être excommuniés par cette mafia" (sermon du dimanche 10 juillet 1988) ou encore : "ils sont anti-Christ, c'est sûr, absolument certain. Alors, devant une situation comme celle-là, je crois que nous n'avons pas à nous préoccuper des réactions de ces gens-là, qui, nécessairement, sont contre nous" (conférence du 4 septembre 1987 à Ecône).

 Par ailleurs, Guido Pozzo, le président de « Commission Pontificale Ecclesia Dei » du Vatican a reconnu il y a quelques jours que Mgr Fellay avait accepté la prélature personnelle, bien qu'il reste quelques détails à régler avant de rendre public le nouveau statut canonique de ladite Fraternité :

- Pourquoi a-t-il été proposé à la FSSPX la perspective de l’établissement d’une "prélature personnelle" ?
- Guido Pozzo : Cela semblait être la forme canonique [la plus] appropriée. Mgr Fellay a accepté cette proposition, bien qu’il nous reste quelques détails à régler au cours des prochains mois. Seul l’Opus Dei jouit [actuellement] de ce statut ; c’est là une grande marque de confiance témoignée à la FSSPX. Il est clair qu’une formule canonique présuppose la résolution des questions doctrinales.

(Source :  http://www.christundwelt.de/detail/artikel/seid-gehorsam-bitte/ )

 Histoire de calmer les quelques (rares) esprits rebelles de son organisation, Mgr Fellay a publié un communiqué dans lequel il certifie que "la reconnaissance canonique n'est pas prioritaire". Mais comment peut-on faire confiance à ce sinistre et sournois personnage qui n'a jamais cessé de se contredire et de manipuler prêtres et fidèles  ?

 Sur son compte public LinkedIn, voici les causes qui lui importent  :

FSSPX : Minuit moins une !

Le côté sédévacantiste de Mgr Lefebvre

Publié le par Clément LECUYER

 Malgré l'impression contraire que beaucoup de traditionalistes peuvent avoir, Monseigneur Marcel Lefebvre a fait beaucoup de déclarations qui tendent au sédévacantisme.

  M. l'Abbé Anthony Cekada, prêtre qui était séminariste à Ecône dans les premiers jours de la Fraternité, et qui connaissait personnellement l’archevêque, fournit une sélection de ces déclarations dans cette vidéo, et présente une perspective historique du sédévacantisme dans la Fraternité.

 Ceci constitue une part importante de l'histoire de Mgr Lefebvre, la FSSPX et le mouvement traditionnel, une part qui a été négligée, voire intentionnellement occultée, et c'est une histoire qui a besoin d'être rappelée.

  M. l'Abbé Cekada discute aussi de True or False Pope (Vrai ou Faux Pape), un nouveau livre contre le sédévacantisme, financé et publié par le séminaire américain de la Fraternité, et hautement loué par Monseigneur Bernard Fellay.

  Les faits présentés dans cette vidéo surprendront les prêtres, séminaristes et soutiens laïcs de la Fraternité, et seront d'un grand intérêt également pour les autres Catholiques traditionnels.

> Source : Etudes antimodernistes, nouveau site tenu par des séminaristes français du séminaire américain de Mgr Sanborn

Martyre ou châtiment ?

Publié le par Clément LECUYER

 En ces temps troublés, il convient de revenir sur ce tragique événement qui nous a tous choqué: l'assassinat du Père Hamel par deux islamistes. Il va sans dire que cet acte barbare constitue, en plus d'un meurtre, un sacrilège puisqu'il est commis à l'encontre d'un prêtre (validement ordonné en 1958). Sans surprise, l'ensemble de la hiérarchie moderniste a logiquement déclaré ce prêtre martyr. La Fraternité, par la voix de l'abbé Boucharcourt (Supérieur du District de France) parle quant à elle du "premier martyr, pour le XXIe siècle en France" :

"Un homme a été tué, égorgé, non plus prétendument pour des raisons politiques, mais bel et bien en haine de la foi. C’était dans une église, cela s’est passé durant une messe, il s’agissait d’un prêtre, et le meurtre a été réalisé en même temps qu’une profession de foi islamique. Le martyre au sens canonique est donc parfaitement caractérisé."

 Peut-on parler de martyre ? Pas du tout ! Une fois de plus, la FSSPX déraille à force de se "bergogliser". Voici en réponse le communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii :

Martyre ou châtiment ?

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 Comme tout le monde le sait, deux militants mahométans ont égorgé, dans l’église paroissiale de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie, un prêtre, l’abbé Jacques Hamel. Inutile de dire qu’il s’agit d’un crime horrible et sacrilège, et que nous prions pour l’âme de ce confrère dans le sacerdoce (il avait été ordonné en 1958). Nombre de baptisés se sont demandés si l’on ne pouvait pas parler de martyre, au sens strict et “canonique” du terme : ainsi par exemple le supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie X, Christian Bouchacourt, qui considère la pauvre victime un martyr de l’Islam, tué à l’église “durant une messe”.

 Toutefois, les témoignages sur la vie et le ministère du vieux prêtre français, parlent d’autre chose. L’abbé Hamel, comme tous les fidèles adeptes de Vatican II, était activement engagé dans le “dialogue interreligieux” avec les négateurs de la Trinité et de la divinité du Christ. Et la “messe” que la victime célébrait était la messe réformée que le fondateur de la société religieuse de l’abbé Bouchacourt appelait, a juste titre, la “messe de Luther”. À moins de devenir adeptes du wojtylien “œcuménisme du martyre”, on ne peut reconnaître chez un moderniste, même s’il a été tué en tant que chrétien, un “martyr de la foi”, en particulier au sens strict et canonique du terme. Le martyr témoigne en effet par le sang, de la vérité et de la foi professée pendant sa vie et au moment de sa mort. Les Pères de l’Église ont toujours dénié aux baptisés hérétiques ou schismatiques, même s’ils souffraient et étaient tués en tant que chrétiens, le statut de martyrs. L’ignorance invincible (non coupable) peut rendre exempt de péché (formel) celui qui tombe dans l’erreur contre la foi, mais ne peut en faire un témoin de la vérité.

 On peut se demander alors si ce qui s’est produit, et qui peut-être se produira encore (à Dieu ne plaise), n’est pas plutôt un châtiment, non tant à l’égard de la personne elle-même victime de l’odieux sacrilège (cf. Luc XIII, 1-5), qu’au regard du modernisme, pour sa bienveillance impie envers les ennemis de la divinité de Jésus-Christ et de la Foi en la Très Sainte Trinité. Le Seigneur avertit : “Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous”. Ces paroles font trembler, si l’on pense que l’invitation à la pénitence, l’avertissement du Seigneur, avec ses châtiments, à abandonner l’esprit apostat de la déclaration Nostra ætate – qui donne des fruits évidents pour tout le monde – n’a pas été écouté. Au contraire ! Dimanche 31 juillet, les musulmans ont été invités à prêcher dans les églises catholiques profanées de France et d’Italie ! Aucun catholique qui ne veut pas tomber dans la fosse ne peut prendre comme guide des aveugles qui guident d’autres aveugles. Aucun catholique qui veut se sauver, et ne pas périr pour l’éternité, ne peut suivre ceux qui considèrent sans importance – au moins de fait – de croire ou de ne pas croire à la divinité du Christ et à la Très Sainte Trinité. Que Dieu nous sauve, sauve la foi des catholiques du modernisme, et nous sauve des justes châtiments avec lesquels le Seigneur punit et punira l’offense faite à Son Nom.

Verrua Savoia, 1er août 2016, Saint Pierre aux Liens

_______________

  Que le Père Hamel ait adhéré de bonne foi - ce que seul Dieu sait - aux erreurs modernistes ne change rien. Voici l'extrait du Dictionnaire de Théologie Catholique qui traite de cette question  :

"Celui qui n'a pas la foi, ne peut mourir pour la foi. Benoit XIV parle ensuite de l'hérétique invincibiliter, c'est-à-dire de celui qui est « de bonne foi » dans l'erreur ; s'il meurt pour un vrai point de foi, peut-il être considéré comme martyr ? Benoît XIV répond par une distinction importante : il le sera coram Deo [aux yeux de Dieu], mais non coram Ecclesia [non aux yeux de l'Eglise] . Il le sera coram Deo, pourvu qu'il soit habituellement disposé croire tout ce qui lui serait proposé par l'autorité légitime, car il n'est pas coupable d'après la parole de saint Jean : Si non venissem et locutus fuissem eis, peccatum non haberent, xv, 22 ; il ne le serait pas coram Ecclesia qui ne juge que de l'extérieur, et qui, constatant l'hérésie externe, en est réduite à conjecturer l'hérésie interne." DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE CATHOLIQUE - 1937 - Page 233

 

> Sur le même sujet, relire notre article La pernicieuse hérésie de l'"œcuménisme du sang" de François
> Pour aller plus loin, se reporter à ce dossier : Celui qui est tué dans l’hérésie ou dans le schisme peut-il être considéré un martyr?

 

Dialogue entre un “ralliériste” et un “résistant”

Publié le par Clément LECUYER

 Que ce soit au sein de la Fraternité Saint Pie X ou même chez des fidèles "sédévacantistes", nombreux sont ceux qui rejettent tout accord entre la FSSPX et le Vatican, en prétextant que Mgr Lefebvre s'y était opposé de son vivant. "Mgr Fellay trahit les principes qui ont toujours guidé Mgr Lefebvre" peut-on entendre ou lire sur certains blogs. C'est ainsi que Mgr Williamson, les domicains d'Avrillé et quelques autres prêtres se sont détachés de la FSSPX et qu'a vu le jour le 15 juillet 2014 l'Union sacerdotale Marcel-Lefebvre.

 Le dialogue ci-dessous est une discussion entre un "ralliériste" et un "résistant" qui se réclament tous deux de l'héritage de Mgr Lefebvre. A travers cet échange imaginé par Petrus, nous ne pouvons qu'observer que les faits donnent manifestement tort, non pas aux "ralliéristes", mais aux "résistants".


Mgr Lefebvre et Mgr Fellay, même combat !

 
SOURCE - Petrus - 10 octobre 2015

Le “résistant” : Ce que fait Mgr Fellay est affreux, épouvantable. Il est en train de brader l’œuvre de Mgr Lefebvre. C’est un traître. Comment peut-il agir ainsi alors que le pape François détruit la morale familiale et conjugale, se fait photographier tout sourire avec des sodomites et des transsexuels…
 
Le “ralliériste” : Restez calme mon ami. Vous exagérez. Vous vous échauffez. Je vous l’affirme, Mgr Fellay est le fidèle disciple de Mgr Lefebvre qui n’a jamais voulu rompre avec Rome et le Pape. N’a-t-il pas toujours déféré aux convocations des différents dicastères romains ? N’a-t-il pas toute sa vie et jusqu’à sa mort condamné le sédévacantisme et imposé dès 1983 l’una cum au canon de la messe à tous ses prêtres ? N’a-t-il pas écrit dans une lettre à Jean Paul II en 1981 qu’il avait sévi envers les prêtres et les séminaristes qui refusaient de reconnaître l’autorité et la légitimité du pape polonais ? N’a-t-il pas négocié et signé un protocole d’accord le 5 mai 1988 avec le cardinal Ratzinger?
 
Le “résistant” : Oui, mais il a renié sa signature dès le lendemain après avoir passé une nuit affreuse. Depuis Assise il avait compris qu’il n’était plus possible de rechercher et de trouver un accord avec la Rome moderniste…
 
Le “ralliériste” : Vous vous trompez lourdement. Assise a eu lieu en octobre 1986. Mgr Lefebvre a certes condamné cette initiative regrettable du pape Jean Paul II mais cela ne l’a pas empêché d’engager quelques mois après des négociations avec le Vatican, de recevoir à Ecône avec tous les honneurs dus à son rang le cardinal Gagnon qui avait le droit à un trône lors des messes et offices auxquels il assistait à Ecône, de s’entretenir avec chaleur avec les cardinaux Gagnon et Ratzinger, de signer, ce n’est pas rien, le protocole d’accord du 5 mai 1988 qui reconnaît Vatican II, le Pape Jean Paul II, la validité de la nouvelle messe et des nouveaux sacrements, le nouveau code de droit canon, qui promet l’obéissance au Saint-Siège.
 
Le “résistant” : Vous ne comprenez pas qu’il a renié sa signature. Vous entendez, il l’a reniée. Reniée ! Reniée !
 
Le “ralliériste” : Restons raisonnable. Je me dois de vous contredire : Mgr Lefebvre n’a jamais renié sur le fond ce protocole. Pas plus que notre très vénérable supérieur général, Son Excellence Mgr Fellay, n’a rétracté sur le fond son préambule doctrinal du 15 avril 2012. A la vérité, des quatre évêques Mgr Fellay est probablement le plus fidèle à la pensée, à l’action et aux méthodes de notre vénéré fondateur. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas qu’il lui ressemble : ses airs inspirés dans ses sermons ponctués de longs silences où son âme contemple les réalités célestes ? Mgr Fellay, c’est la sainteté en acte !
 
Le “résistant” : Ne changez pas de sujet, n’essayez pas de m’embrouiller. Mgr Lefebvre a renié sa signature quand il a compris qu’il s’était fait rouler…
 
Le “ralliériste” : Cessez de parler toujours de pièges. Il faut avoir confiance. Ne pensez-vous pas que le Pape puisse avoir vraiment le désir de trouver une solution satisfaisante pour tous, de clore cet épisode douloureux et d’aller de l’avant, d’avancer vers l’unité. J’aime cette expression : aller de l’avant…
 
Je le répète, Mgr Lefebvre n’a jamais renié sur le fond ce qu’il a signé. Croit-on que le saint évêque soit homme à se renier, soit une girouette guidée par le vent, un modèle d’inconstance ? Evidemment non. Ce serait gravement diffamer notre saint fondateur que de prétendre cela. Si l’accord ne s’est finalement pas fait en 1988, ce n’est pas à cause du contenu du protocole d’accord mais parce qu’on n’accordait pas à Mgr Lefebvre les garanties qu’il avait demandées : la majorité à la commission romaine chargée de la Tradition et une date certaine pour le sacre d’un évêque destiné à assurer sa succession. Le désaccord ne s’est donc pas fait sur des raisons doctrinales mais a pour origines des raisons purement pratico-pratiques, prudentielles, circonstancielles.
 
> Lire la suite en cliquant ICI

Les faux "traditionalistes" toujours à négocier avec l'ennemi

Publié le par Clément LECUYER

Communiqué de la Fraternité Saint Pie X :

"Le 11 février 2015, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a rencontré Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).

C’est la deuxième visite de Mgr Schneider dans un séminaire de la Fraternité. En effet, le 16 janvier 2015, il s’était rendu au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France). Les deux rencontres ont porté sur la question de la réforme liturgique de Paul VI et des présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

Le 5 décembre 2014, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, avait visité le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), où il fut question de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

Ces rencontres sont un moyen de poursuivre les échanges doctrinaux entre la Fraternité Saint-Pie X et les autorités romaines, « dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens », selon la décision prise lors de la rencontre de Mgr Fellay avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 23 septembre 2014.

Ces réunions sont l’occasion pour les visiteurs de faire plus ample connaissance avec la Fraternité Saint-Pie X, et ainsi de mieux se rendre compte du travail accompli par les œuvres de la Tradition.

La visite à Winona a coïncidé avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire pour une semaine d’études."

Pour en finir avec 40 ans de lefebvrisme

Publié le par Clément LECUYER

 

 A l'occasion des 40 ans de la célèbre déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre, dans un communiqué où il ne mache pas ses mots, Petrus, bien connu notamment sur le Forum-catholique, dévoile sévèremment l'"imposture Mgr Lefebvre" et veut en finir une fois pour toutes sur le mythe bien ancré du "saint pourfendeur de l'hérésie moderniste".

 

 Nous sommes bien évidemment en accord avec le fond du discours de Petrus. Néanmoins, nous avons conscience que les propos tenus feront mal à certains car ils vont à contre-courant de la pensée commune. Il ne s'agit pas de juger l'homme car seul Dieu sonde les reins et les coeurs, mais force est de constater que les graves déviances et erreurs commises par Mgr Lefebvre ont des conséquences catastrophiques ; ce sont les âmes et l'Eglise qui en souffrent aujourd'hui ! Certes, tout n'est pas forcément à rejeter chez Mgr Lefebvre mais il est temps de dire que c'était loin d'être un saint et un sauveur... prions pour lui !

 

 Les lecteurs peuvent retrouver la lettre entière ICI. En voici quelques extraits :

 

 ___________________

 

Quarante ans. Voilà tout juste quarante ans que Mgr Lefebvre publiait sa célèbre déclaration du 21 novembre 2014. Dans Itinéraires, Jean Madiran était allé jusqu’à écrire qu’elle était « la charte de l’Eglise militante ». Elle est en réalité le principal acte fondateur du lefebvrisme et tous ceux qui se réclament du fondateur d’Ecône aujourd’hui encore font totalement leur cette déclaration.[...]

 

Dans cette déclaration, acte fondateur du lefebvrisme, on trouve résumée, concentrée toute l’incohérence fondamentale du mouvement et de la pensée lefebvristes. Dans ce document Mgr Lefebvre reconnaît en Paul VI et dans ceux qui l’entourent au Vatican à la fois la Rome moderniste (à laquelle il faut désobéir) et la Rome éternelle (à laquelle il faut être fidèle). [...]

 

Autrement dit Mgr Lefebvre s’érige en magistère parallèle tout en reconnaissant l’autorité de Paul VI. C’est à lui que revient désormais le soin de trier (au nom de quelle autorité ? de quelle infaillibilité ? de quelle légitimité ?) ce qui est catholique, ce qui est acceptable, ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas dans les paroles et les actes de ceux qu’il reconnaît comme vicaires du Christ. Il s’agit là d’une revendication exorbitante car quel est le garant infaillible de la Tradition sinon le magistère, sinon le Pape qui est, rappelons-le, la règle vivante et prochaine de la foi. C’est au Pape qu’il appartient de dire avec autorité ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas, ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Si l’on pense et agit autrement, on n’est plus catholique. Là où est Pierre, là est l’Eglise. [...]

 

On voit donc que le lefebvrisme s’en prend même aux fondements mêmes de l’Eglise, vicie l’acte de foi. Car si nous croyons les vérités de foi (objet de la révélation), c’est parce que Dieu les a révélées (auteur de la révélation) et que l’Eglise nous les enseigne (règle de la foi). L’Eglise jouit donc d’une infaillibilité doctrinale. Faire sien le discours lefebvriste, ce n’est rien moins que s’en prendre à la pierre sur laquelle repose l’Eglise.[...]

 

Monseigneur Lefebvre, c’est comme le Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris : on y trouve tout… et son contraire ! C’est pourquoi, dans les divisions actuelles de la FSSPX et des communautés amies, l’on se lance à la figure des déclarations contradictoires, mais toutes parfaitement authentiques, de Mgr Lefebvre pour justifier sa position. Chacun s’érige ainsi en disciple authentique du défunt fondateur de la FSSPX, en gardien de l’Ordre du temple lefebvrien sans jamais se poser la question de savoir si ces divisions fratricides n’ont précisément pas pour origine les incohérences, les atermoiements et, disons-le, la duplicité de Mgr Lefebvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas un modèle d’invariance. [...]

 


 

Il a ainsi refusé d’apposer sa signature au Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci (en fait le texte avait été rédigé par le père Guérard des Lauriers autrement plus doctrinal que le fondateur de la FSSPX, même si sa thèse ne nous convainc nullement !), il a signé tous les textes de Vatican II...

 

Là où nous aurions eu besoin d’un athlète de la foi, nous avons eu un diplomate. Là où il aurait fallu un confesseur de la foi, nous avons eu un prélat pragmatique et naviguant à vue. Là où il aurait fallu un pourfendeur infatigable de l’hérésie et de l’apostasie, nous avons eu un politicien essayant de négocier une place au sein de l’église conciliaire. Là où il aurait fallu former des âmes de feu, des âmes qui brûlent, prêtes à tous les sacrifices, toutes les persécutions, n’ont été promues que des lavettes énamourées devant Monseigneur (Mgr a dit, Mgr a fait, Mgr pense…), des tartufes, des hommes sans consistance, sans conviction, sans colonne vertébrale. [...]

 

Dans les deux déclarations [celles de Mgr Lefebvre et plus tard de Mgr Fellay] on reconnaît et on approuve explicitement le nouveau code canonique de 1983, la validité de la nouvelle messe et de tous les nouveaux sacrements, l’autorité de l’occupant du siège de Pierre et même Vatican II.

 

Le jour des sacres, dans son homélie, Mgr Lefebvre avait demandé que soient gravés sur sa tombe ces fameux mots de saint Paul : « Tradidi quod et accepi » J’ai transmis ce que j’ai reçu. Ses disciples ont évidemment obéi à sa recommandation. Et ses sectateurs encore aujourd’hui se pâment devant cette déclaration. Or là encore il s’agit d’une imposture : où Mgr Lefebvre a-t-il appris qu’un concile œcuménique promulgué par un vrai pape pouvait être faillible et seulement pastoral ? Où a-t-il lu que l’on pouvait sacrer des évêques contre la volonté explicite et publique de celui que l’on reconnaît comme le vicaire du Christ ? Où a-t-il appris que le magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’était pas nécessairement infaillible ou que, pour qu’il le soit, il faut un consensus non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ? Où a-t-il appris que l’on pouvait maintenir un séminaire, former et ordonner des prêtres contre l’ordre formel de l’autorité que l’on considère comme légitime ? Où a-t-il appris que l’on pouvait conférer le sacrement de confirmation dans n’importe quel diocèse du monde sans même en référer à ceux que l’on reconnaît comme évêques résidentiels légitimes ? Où a-t-il appris que l’on pouvait se dire catholique et désobéir en tout à celui que l’on reconnaît publiquement comme vicaire du Christ ? Dans quel manuel de théologie catholique a-t-il appris que les canonisations faites par un vrai pape pouvaient ne pas être infaillibles, qu’une messe, qu’un code de droit canon, qu’un catéchisme, qu’un rituel de sacrements promulgués par le pape pour l’Eglise universelle pouvaient être nocifs et dangereux pour la foi ? Où a-t-il appris que l’on pouvait chasser à vie de sa prétendue fraternité et sans aucune hésitation des prêtres, des diacres que l’on a soi-même ordonnés au seul motif qu’en conscience ils ne peuvent se dire en communion au canon de la messe avec des occupants du siège de Pierre qui détruisent l’Eglise ? Où a-t-il appris que l’on pouvait sans aucun problème de conscience les jeter à la rue sans se soucier de leur survie, de leur couverture sociale, de leur détresse, de leur déréliction ? En cela, soit dit en passant, Mgr Fellay est un digne héritier de Mgr Lefebvre. Et c’est cet homme misérable que l’on présente comme un saint, comme un héros et un athlète de la foi, comme le sauveur de l’Eglise et de la Tradition. Alors qu’il en a été le plus redoutable et efficace fossoyeur.

 

Comme l’écrivait avec sévérité mais avec justesse feu le père Barbara : après Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II (et, ajouterions-nous aujourd’hui, Benoît XVI et François), Mgr Lefebvre a été l’un des principaux destructeurs de l’Eglise militante, le plus redoutable adversaire du sédévacantisme et donc de la vérité catholique. Combien de prêtres et de laïcs m’ont déclaré qu’ils seraient devenus sédévacantistes sans Mgr Lefebvre auquel ils faisaient, à tort, toute confiance ? Il n’y a certes pas de quoi se vanter de ce bilan calamiteux. Chaque fois qu’il fallait faire un choix crucial, Lefebvre fit le mauvais : sur la validité de la messe et des nouveaux sacrements, sur l’autorité des occupants illégitimes du siège de Pierre, sur l’acceptation de la liturgie et du bréviaire de Jean XXIII, sur le choix des hommes aux postes-clés. [...]

 

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/actualite/le-rapprochement-entre-la-fraternite-saint-pie-x-et-le-vatican-2012-04-18-832637/25506705-1-fre-FR/Le-rapprochement-entre-la-Fraternite-Saint-Pie-X-et-le-Vatican_article_main.jpg

 

On le voit : la Fraternité Saint-Pie X n’aura servi historiquement qu’à canaliser et à neutraliser la résistance catholique à Vatican II et aux détestables réformes qui en sont issues. Comme le Front national aura réussi à neutraliser la résistance française au mondialisme et à la destruction de la France.[...]

 

Que faut-il donc faire pour ceux qui veulent rester intégralement catholiques dans les ténèbres actuelles ? Prier, se sanctifier, garder la foi dans toute son intégrité, voir clair sur l’hérésie moderniste et sur l’imposture du lefebvrisme. En résumé l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique, les occupants du siège de Pierre depuis Jean XXIII ne sont pas les vicaires du Christ, Mgr Lefebvre n’est pas le sauveur de la tradition mais son fossoyeur. Tout le reste n’est que balivernes.

Réfutation des erreurs de Mgr Williamson par Mgr Sanborn

Publié le par Clément LECUYER

 Nous publions la toute nouvelle traduction de la Réponse de Mgr Sanborn à Mgr Williamson. Nous remercions ici chaleureusement le traducteur de l'article qui peut être téléchargé en entier en cliquant ICI.

 Figurent dans les lignes qui suivent l'introduction et la conclusion du dossier de Mgr Sanborn:

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Mgr Williamson et Mgr Sanborn

Introduction

 Mgr Williamson a récemment publié sur son blog Kyrie Eleison une série d'articles dont le but est de réfuter le sédévacantisme. Après avoir attiré à lui les fervents antimodernistes de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Williamson, je crois, est en train de découvrir parmi eux une certaine tendance au sédévacantisme. Certains d'entre eux sont des sédévacantistes déclarés, quoique opinionistes dans la plupart des cas. Cela signifie que, même s'ils pensent que Bergoglio n'est pas le pape, ils reconnaissent que l'opinion contraire, à savoir que Bergoglio est le pape, a des arguments probables en sa faveur. Je suis sûr que ma visite récente en Angleterre a aussi fait un peu bouger les choses. Dans cet article, je réponds à deux articles du blog de Mgr Williamson, numéros 343 du 8 février 2014, et 344 du 14 février 2014.

Conclusion

 Mgr Williamson se méprend gravement sur la nature du magistère, de l'infaillibilité de l'Église, de l'indéfectibilité de l'Église, et sur la nature du péché et du crime d'hérésie, ainsi que sur des éléments de base de la loi morale et de la loi criminelle commune. Ses théories sur le magistère rendent Mgr Williamson et ceux qui le suivent attachés à l'hérésie soutenant que le magistère ordinaire universel pourrait réellement enseigner quelque chose de contraire à la foi.

 L'erreur centrale de Mgr Williamson est qu'il sépare l'infaillibilité et l'indéfectibilité de l'Église Catholique Romaine de la hiérarchie de cette même Église, et la transfère aux fidèles cribleurs. Au contraire la force du raisonnement sédévacantiste est qu'il identifie absolument et exclusivement l'infaillibilité et l'indéfectibilité avec la hiérarchie Catholique Romaine. Par conséquent, une hiérarchie qui se trompe n'est pas une hiérarchie du tout. À Mgr Williamson, cependant, échappe une vue plus large et quelque chose qui est absolument fondamental: Vatican II et ses réformes sont-ils un changement substantiel de la Foi Catholique, ou simplement accidentel ? Posé d'une autre manière : La religion que je trouve à ma paroisse locale, tenue sous la direction et l'approbation du "pape" François, et de l'«évêque» local du Novus Ordo, est-elle la religion Catholique ? Encore d'une autre façon : Si je pratique la religion qui m'est donnée par ceux que Mgr Williamson reconnaît comme le Pape et les évêques Catholiques Romains, vais-je aller au ciel ? Cette religion plaît-elle à Dieu, ou lui déplaît-elle? Est-ce la vraie religion ou une fausse ? Si nous affirmons que la nouvelle religion est substantiellement la même que le Catholicisme d'avant Vatican II, que c'est la religion catholique, et qu'une personne peut sauver son âme en l'embrassant et en la pratiquant, alors quel besoin avons-nous du mouvement traditionnel ? Résister à ces changements serait résister à la Foi Catholique. Ce serait signer notre propre arrêt de mort éternelle.
  Si, en revanche, la nouvelle religion est une modification substantielle du Catholicisme Romain, si elle n'est pas la religion Catholique, déplaît à Dieu et conduit en enfer, alors comment pouvons-nous dire qu'elle est promulguée par une Église infaillible et indéfectible ? Mgr Williamson dans ses explications répète le verbiage standard d'Ecône pour justifier sa position consistant à reconnaître et résister. Ils veulent reconnaître la hiérarchie Novus Ordo comme la véritable hiérarchie Catholique Romaine, mais en même temps lui résister en presque tout. Ils condamnent le Concile, la Nouvelle Messe, les nouveaux sacrements. Ils disent aux gens de ne pas assister aux Messes approuvées par cette soi-disant hiérarchie Catholique Romaine. Puisque tout cela n'a absolument aucun sens selon la théologie Catholique, une nouvelle théologie devait être concoctée par Ecône pour se justifier. Je m'en rappelle. J'ai entendu toutes ces choses autrefois. J'ai entendu Mgr Lefebvre dire dans une conférence: "Le magistère de Vatican II est seulement du magistère ordinaire, qui n'est pas infaillible." À l'époque, j'y ai cru ; j'ai plus tard découvert que c'était une très grave erreur, même une hérésie, telle qu'elle se présente. Ce fut également Mgr Lefebvre qui utilisa l'analogie et le mot de filtrer le magistère et les disciplines de la hiérarchie Novus Ordo pour déterminer ce qui est Catholique et ce qui est Moderniste. La théologie d'Ecône enlève l'infaillibilité et indéfectibilité de l'Église de la hiérarchie Catholique, qui est l’Église enseignante, et la place dans les fidèles, l’Église croyante. Agir ainsi, c'est faire de l’Église Catholique l’Église Protestante, dans laquelle les individus sont inspirés par le Saint-Esprit pour trouver la vérité.
  La doctrine Catholique est que l’Église enseignante, la hiérarchie Catholique Romaine, est l'infaillible gardienne de la Tradition, et la propose infailliblement à toute l’Église. En effet, si ceci n'était pas vrai, il n'y aurait pas de Tradition à laquelle comparer Vatican II et ses réformes. Car, comme le théologien De Groot du dix-neuvième siècle dit dans son traité sur l’Église: "Quiconque sépare la garde et la préservation des traditions du magistère infaillible de l’Église, supprime l' infaillible certitude de ces traditions à l'égard des hommes".  Ironiquement, et Mgr Williamson et Hans Küng séparent la garde et la préservation des traditions de la hiérarchie de l'Église Catholique. Bien que certainement Mgr Williamson ne veut rien avoir à faire avec l'hérésie, néanmoins, par sa théologie d'Ecône, il se retrouve voisin de palier avec Hans Küng.

Mgr Fellay aurait rencontré plusieurs fois secrètement François

Publié le par Clément LECUYER

SOURCE - traduction d'un post du blog anglophone Rorate Caeli - 10 mai 2014

Exclusivité de Rorate –  Le Pape François a reçu Mgr Fellay, Supérieur Général de la FSSPX, au cours de ces derniers mois.

Rorate a appris, et peut confirmer, que Mgr Bernard Fellay, le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), a été reçu par le pape François à la Maison Sainte Marthe, au cours de ces derniers mois. Pour protéger nos sources, nous ne donnons pas de détails quant aux dates et aux personnes impliquées dans cette rencontre, mais nous donnons l’indication générale qu’elle s’est déroulée dans la moitié la plus récente du pontificat en cours. étrange
Nous pouvons ajouter à cette information exclusive qu’il ne s’est pas s’agit d’une rencontre fortuite – comme c’est le cas pour beaucoup de rencontres non-officielles qui ont eu lieu depuis l’élection de Sa Sainteté, précisément parce qu’en résidant à ma Maison Sainte Marthe, il est plus accessible que beaucoup de pontifes précédents. Tel n’a pas été le cas – le pape avait été parfaitement informé, et a rencontré Mgr Fellay. Apparemment l’entrevue a été brève et cordiale.
Selon nos sources, il semble que le pape souhaite vraiment résoudre cette situation.

Canonisation des saints : "Supposer qu'un Pape puisse errer est une hérésie"

Publié le par Clément LECUYER

 Dans maintenant 12 jours, le prétendu "pape" François opérera aux "canonisations" de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Ceux qui s'obstinent à défendre l'indéfendable, à savoir que François détient l'autorité pontificale, devront faire un choix : soit reconnaître par conséquent la [pseudo] validité d'une telle canonisation, soit la rejeter en adhérant par conséquent à la position sédévacantiste... à moins qu'ils en viennent à soutenir l'hérésie selon laquelle l'Eglise et le Pape ne sont pas infaillibles lors d'une canonisation.

 En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).

 
"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

  Face à ce fait qui ne laisse aucunement place au doute ou à l'incertitude, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à toute béatifiation et canonisation de Jean-Paul II, tente désespérément d'expliquer que  les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II"  tout en continuant de professer, à tort, que François détient l'autorité pontificale.

 Bien sûr, les arguments - si on peut appeler cela ainsi - des prêtres de la FSSPX sont irrécevables : au cours de l'histoire, aucun théologien n'a soutenu l'idée selon laquelle un Pape pouvait errer en matière de canonisations des Saints, bien au contraire : "C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation... il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire." (Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation)

> Saint Thomas d'Aquin, docteur angélique, cité par Catholic Encyclopedia, (Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366) : "Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur.’"

> Saint Alphonse de Ligori, docteur de l'Eglise : "Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. (Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23)

  Par la voix de l'abbé Gaudray, la FSSPX rétorque en avançant que la notion de ‘sainteté’ aurait changé sous Vatican II à cause notamment de l’œcuménisme. En effet, les modernistes pensent que les "saints proviennent de toutes les Eglises et Communautés ecclésiales qui leur ont ouvert l'entrée dans la communion du salut" (encyclique Ut unum sint du 25 mai 1995). Donc selon l’abbé Gaudray, l'Eglise de Vatican II entend par "saint" autre chose que ce que l’Eglise catholique comprenait avant : ceci devrait l’amener à en conclure qu’il ne s’agit pas de la même Eglise.  

 De plus, même depuis Vatican II, les ‘papes’ utilisent la formule traditionnelle, formule ex cathedra :  "Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N... est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux... Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant."  Or, comme l'affirme le R. P. Auguste-Alexis GOUPIL, "une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant." (La Règle de la Foi - 1941)

 Pour finir, rappelons ce que nous avons déjà mentionné il y a quelques mois :

 Trois arguments incontestables peuvent être avancés en faveur de l'infaillibilité intrinsèque des Papes lors d'une canonisation :


 1° La nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs: à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints"(Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

2° La manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation(cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement.


Canonisation de sainte Catherine de Sienne en 1461

3° La sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François I°.

Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

> Jean-Paul II, un antichrist béatifié par les siens

Les dominicains d'Avrillé et plusieurs prêtres de la FSSPX se rebellent contre Mgr Fellay

Publié le par Clément LECUYER

importantLa grogne s'amplifie au sein de la Fraternité Saint Pie X ; de nombreux prêtres, en France et ailleurs, ont lu une déclaration publique venant dénoncer la politique libérale et ambigüe de Mgr Fellay en faveur de la Rome moderniste et apostate. Nous relayons donc cette information importante du site La Sapinière. A noter également que les dominicains d'Avrillé n'hésitent plus à exposer publiquement leur opposition à Mgr Fellay qui, selon plusieurs témoignages, demande maintenant aux prêtres de refuser les sacrements aux fidèles réfracaires trop "bruyants".

Malheureusement, la plupart ces prêtres et religieux restent toujours enfermés dans leurs faux principes hérétiques à l'encontre de l'infaillibilité pontificale. Nous attendons et espérons qu'ils aillent jusqu'au bout ; se proclamant comme faisant partie de la Résistance contre le modernisme, la logique voudrait qu'ils adhèrent à la position dite "sédévacantiste", position conforme, dans ses conclusions, à la doctrine traditionnelle de l'Eglise. Espérons et prions !

Communiqué du site La Sapinière :

Une Adresse aux fidèles a été signée par 45 prêtres et lue ce dimanche 19 janvier 2014 dans leur chapelle respective.

Nombres de confrères ont hésité à s’y joindre, soit sous l’effet de pressions, soit arrêtés par l’intention de M. l’abbé de Cacqueray de faire lui-même une action décisive auprès de Menzingen. Mais M. l’abbé de Cacqueray a abandonné son courageux projet pour se contenter d’un énième texte qui brille une fois de plus par l’ambiguïté.

Le 16 janvier, Mgr Fellay expliquait dans un document interne de trois pages que les trous qu’il faisait dans le bateau étaient bien fait dans les règles de l’art… Et quinze jours auparavant, M. l’abbé Pfluger déclarait aux frères en récollection que la Fraternité devait être « purifiée »…

Déjà, suite à la déclaration des trois évêques du 27 juin 2013 et ce malgré ses ambiguïtés, M. l’abbé de Cacqueray avait renoncé à un ultimatum qu’il avait lancé à Mgr Fellay. Quant à Mgr Tissier, il regrette, aujourd’hui et en privée, d’avoir apposé sa signature sur cette déclaration dangereuse. Mais le mal est fait… Le temps approche où nombre de confrères, fatigués de ces subtilités typiquement libérales, quitteront leur hésitant silence pour retrouver une liberté de parole toute apostolique, et ce pour le plus grand bien des âmes et la gloire de Dieu.

L’Adresse aux fidèles est suivie de la liste des signataires et d’une explication du père Bruno.

ADRESSE AUX FIDÈLES

Fidèles à l’héritage de Mgr Marcel Lefebvre, et en particulier à sa mémorable « Déclaration » du 21 novembre 1974, nous adhérons de tout notre coeur, de toute notre âme, à la Rome catholique, gardienne de la foi catholique et des traditions nécessaires au maintien de cette foi, à la Rome éternelle, maîtresse de sagesse et de vérité.

Selon l’exemple de ce grand prélat, intrépide défenseur de l’Eglise et du Siège apostolique, nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II, et, après le Concile, dans toutes les réformes et orientations qui en sont issues.

Depuis l’an 2000 et surtout à partir de 2012 les autorités de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X font le chemin inverse en se rapprochant de la Rome moderniste.

La déclaration doctrinale du 15 avril 2012, suivie de l’exclusion d’un évêque et de nombreux prêtres et confirmée par la condamnation du livre ‘Mgr Lefebvre Nos rapports avec Rome’, tout cela montre la pertinacité dans cette voie qui conduit à la mort.

Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis vingt siècles.

Sous la protection de Notre-Dame gardienne de la foi, nous entendons poursuivre l’opération survie commencée par Mgr Lefebvre.

En conséquence, dans les circonstances tragiques où nous nous trouvons, nous mettons notre sacerdoce à la disposition de tous ceux qui veulent demeurer fidèles au combat de la foi. C’est pourquoi, dès maintenant, nous nous engageons à répondre aux demandes qui nous seront faites pour soutenir vos familles dans leurs tâches éducatives, offrir la formation sacerdotale aux jeunes gens qui le désireront, et assurer la messe, les sacrements et la formation doctrinale partout où il le faudra.

Quant à vous, nous vous exhortons à être des apôtres zélés pour le règne du Christ-Roi et de Marie-Reine.

Vive le Christ-Roi !

Notre-Dame gardienne de la foi, protégez-nous !

Saint Pie X, priez pour nous !

Le sept janvier deux mille quatorze.

Nous sommes à la disposition de nos confrères prêtres : certains n’ont pas pu ou pas souhaité, dans un premier temps du moins, s’associer à notre démarche. Qu’ils n’hésitent pas à prendre contact avec l’un d’entre nous (discrétion assurée).

Contact : adresse.fidele@gmail.com

Nous sommes de même à la disposition des religieux et religieuses de la Tradition qui comprennent l’extrême gravité de la situation actuelle.

Liste de signataires

1. Abbé de Mérode (prieur, France)

2. Abbé Koller (prieur, France)

3. Abbé Vignalou (France)

4. Abbé Hubert de Sainte-Marie d’Agneau (France)

5. Abbé Nicolas Pinaud (France)

6. Abbé Matthieu Salenave (France)

7. Abbé Olivier Rioult (France)

8. Père Pierre-Marie OP et les 10 autres pères d’Avrillé (France)

19. Père Bruno OSB (France)

20. Père Avril, fondateur de l’œuvre de Notre-Dame de Salérans (France)

21. Père Raffali et sa communauté des Stellamarins (France)

22. Abbé Picot (Kenya)

23. Abbé Jean-Michel Faure (Amérique du sud, Membre du chapitre de 2012)

24. Abbé Chazal (Asie)

25. Abbé Florian Abrahamowicz (Italie)

26. Abbé Brühwiller (Suisse)

27. Abbé Fuchs Martin (Autriche)

28. Abbé Girouard (Canada)

29. Abbé David Hewko (USA)

30. Abbé Pierre-Célestin Ndong Ondo (Gabon)

31. Abbé Ernesto Cardozo (Brésil)

32. Abbé Arturo Vargas (Mexique)

33. Abbé Fernando Altamira (Colombie)

34. Abbé Hugo Ruiz (Mexique)

35. Abbé Juan-Carlos Ortiz (Australie)

36. Abbé Frank Sauer (Allemagne)

37. Abbé Eduardo Suelo (Asie)

38. Abbé Richard Voigt (USA)

39. Abbé Arnold Trauner (Autriche)

40. Abbé Trincado (Mexique)

41. Abbé Valan Rajkunan (Asie)

42. Père Raphaël Arizaga OSB (Mexique)

43. Père Thomas d’Aquin Ferreira da Costa OSB (Brésil)

44. Père Jahir Brito, FMBV (Brésil)

45. Père Joaquim Daniel Maria de Sant’ana, FMBV (Brésil)

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