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45 articles avec divers

La religion conciliaire disparaîtra

Publié le par Clément LECUYER

 "Restez fermes dans la foi. Répétez souvent votre acte de Foi, qui résume si bien le contenu de la Foi. La Foi catholique ne change jamais. Elle est celle de la très Sainte Vierge Marie, celle des apôtres, celle des martyrs, celle de tous les saints. Jusqu’à Vatican II, elle n’a jamais varié car Dieu et Son Église ne peuvent ni se tromper, ni nous tromper. Elle est résumée dans le catéchisme et si vous avez un doute, reportez-vous au catéchisme de toujours. Croyez et faites ce qui a toujours été cru et fait. Refusez toutes les nouveautés de Vatican II qui a imposé une nouvelle religion qui n’est plus la religion catholique. Cette religion conciliaire disparaîtra." (Abbé Joseph Vérité †, Pâques 2010)

21 janvier 1793 : la France décapitée

Publié le par Clément LECUYER

 Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI rendait l'âme, assassiné par la vermine révolutionnaire anti-catholique. Orchestrée par la franc-maçonnerie, la Révolution française restera l’un des pires bains de sang de l’histoire française.

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"En coupant la tête à son Roi, la France a commis un suicide" (Mgr Delassus)


 Extrait du testament de Louis XVI
"Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.... Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi."
  Lire en entier le testament ICI


 Le Pape Pie VI pleure la mort du roi français et dénonce fermement ce régicide

 
Lire la très belle allocution que ce Pape déclara le 17 juin 1793 (fichier PDF) :  "Pourquoi notre voix"

La Révolution française est satanique dans son essence

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"La révolution a pour but de façonner un homme nouveau, en détruisant la constitution chrétienne de la France" (Constitution de 1792)

C'est ce qu'affirma le Cardinal Pie et les auteurs catholiques tels que :

- Le Papie Pie IX : "La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme." (Encyclique Noscitis et Nobiscum).

- Le pape Pie XI : "Effrayante et regrettable sédition, total renversement du régime social qui, à la fin du XVIII° siècle, sévit en France et persécuta haineusement les choses divines et humaines... En ce temps-là, des hommes ignobles s'emparèrent hardiment du pouvoir, masquant la haine qui les agitait à l'endroit de la religion catholique sous le fallacieux prétexte de philosophie, tendant de toutes leurs forces à abolir le nom chrétien" (Pie XI, Actes, Bonne Presse, t. 12, p. 132, cité in Jean Ousset, ibid.,, p. 123).

- Le Pape Benoît XV: "C'est sous l'effet de la folle philosophie issue de l'hérésie des Novateurs et de leur trahison que, les esprits déraisonnant en masse, éclata la Révolution dont l'extension fut telle qu'elle ébranla les bases chrétiennes de la société, non seulement en France, mais peu à peu dans toutes les nations" (Benoît XV, A.A.S. 7 mars 1917).

- Mgr Freppel : "la Révolution française est une doctrine et une doctrine radicale, une doctrine qui est l’antithèse absolue du christianisme. La Révolution, c'est la société déchristianisée; c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle, banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social; banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre; banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine; banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction; banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation; banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que la contradiction; banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination. La Révolution, c'est la nation chrétienne débaptisée, répudiant sa foi historique, traditionnelle, et cherchant à se reconstruire, en dehors de l'Évangile, sur les bases de la raison pure, devenue la source unique du droit et la seule règle du devoir." (La Révolution française. A propos du centenaire de 1789, Éditions du Trident, 1997)

- Mgr de Ségur : "la Révolution est, ou plutôt serait la destruction totale de l’ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde. C'est la grande révolte de la société contre l'Eglise, de l'homme contre le Fils de l'homme, de la terre contre le Ciel." (La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1862, Éditions du Trident, 1997)

- Joseph de Maistre : "Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu, et peut-être de tout ce qu'on verra." (Considérations sur la France, chap. V., cité in Marquis de la Franquerie, Louis XVI le roi-martyr)

- Abbé Augustin BARRUEL : "Dans cette révolution française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse, puisque tout a été amené par des hommes qui avoient seuls le fil des conspirations longtemps ourdies dans les sociétés secrètes, & qui ont su choisir & hâter les moments propices aux complots." (Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, Paris, 1796-1797)

 

La Révolution française : l'Eglise persécutée

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  Mgr Freppel : "Assurément la destruction du catholicisme en France, par la constitution civile du clergé d'abord, par la persécution violente, dans la suite, n'a cessé d'être le principal objectif des chefs de la Révolution.."    

- les ordres religieux sont abolis et supprimés.
- les églises sont fermées et deviennent propriétés de l'Etat.
- de véritables profanations et sacrilèges sont perpétrés par les révolutionnaires.
- les prêtres et les évêques doivent être élus par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants... Le Pape n'a plus le droit de donner son avis.
- les curés et les évêques doivent prêter serment à la nation républicaine sous peine d'être bannis ou condamnés à mort.
- les biens de l'Eglise (statues, ornements, calices, objets sacrés...) sont détruits ou bien vendus au profit de la révolution  les couvents sont vendus et souvent pillés.
- le dimanche, jour du Seigneur est aboli.
- de nombreuses tombes sont profanées.

 Le Pape Pie VI, qui mourut alors qu'il était prisonnier par la République, dénonça toutes ses lois anti-catholiques. Il les condamna comme étant hérétiques, sacrilèges, schismatiques et profondément injurieuses contre Dieu (cf. le Bref Quod Aliquantum et la Lettre apostolique Caritas). Il demanda aux membres du clergé de ne pas prêter le serment à la République.   Pratiquement tous les évêques et le trois quarts des prêtres refusèrent de signer. On les appelle le clergé réfractaire. Tous ces religieux durent se cacher. Beaucoup furent arrêtés, exilés, torturés et/ou condamnés à mort.

La Révolution française, véritable massacre

 > La Guerre de Vendée : premier génocide des temps modernes 

 Le Général révolutionnaire Westerman, chef des colonnes infernales se félicite : "Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides." 

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e20120a8e1650a970b-320wi

  "la Vendée doit être un cimetière national" (Première loi de Carnot du 1° août 1793)

 Les procédés les plus barbares d'extermination furent mis en oeuvre par les colonnes infernales. Des généraux révolutionnaires mirent en place des fours crématoires où sont jetés vivants enfants, femmes et vieillards :

"Voici les témoignages des Commissaires républicains Morel et Carpenty à la Convention le 24 mars 1794 :
A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. » (Jean Dumont, Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789). A qui ose le lui reprocher, il répond que "c'est ainsi que la République veut cuire son pain". (Charles Vaugeois,  l'Extermination des Vendéens: les colonnes infernales)

 D'autres témoignages nous apprennent de nombreux faits similaires. Noyades collectives à Nantes, massacres de villages entiers (Cf. les enfants martyrs de Lucs-sur-Boulogne), pillages... le sang coula à flot.

  Selon les historiens, entre 200 000 et 600 000 français ont été tués lors de cette guerre de Vendée (dont environ 30 000 soldats révolutionnaires)

> La Révolution déclare la guerre à l'Europe

  La première République française déclara rapidement la guerre à de nombreux pays européens, entre 1792 et 1802. Les français furent obligés sous peine de mort de rentrer dans l'armée révolutionnaire. Le bilan est terrible : entre 400 000 et 600 000 français morts.  Brissot, un important chef révolutionnaire déclarait en 1991 : "La guerre serait actuellement un bienfait national et la seule calamité serait de n'avoir pas la guerre." (Histoire critique et militaire des guerres de la révolution, T. 1, par Antoine Henri Jomini, 1837)

> La Terreur : la France entière ensanglantée
 

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Saint Noël Pinot, prêtre, guillotiné tout comme des milliers de français
 

 A partir de 1792, les chefs révolutionnaires imposèrent un régime de terreur. Environ 17 000 personnesfurent guillotinées, 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires et environ 500 000 emprisonnées.  

 La Révolution française est une œuvre criminelle de bout en bout. Les crimes y ont été perpétrés à ciel ouvert, publiquement. Les prisonniers sont livrés aux brutes, égorgés et dépecés sans aucun pitié.

 Laissons désormais la parole à M. l'abbé J. Olivier :

"Après ces destructions, il fallait rebâtir :
 Les révolutionnaires donnèrent pour fondement à la nouvelle société le principe de "l’homme bon par nature"(Rousseau). Là-dessus fut élevé la trilogie maçonnique : Liberté, Egalité, Fraternité.

- Liberté, à tous et pour tout, puisqu’il n’y a en l’homme que de bons instincts...
- Egalité, parce que tous sont également bons, donc ont des droits égaux en tout...

- Fraternité, en rupture de toute barrière entre les individus, familles ou nations, pour laisser le genre humain s’embrasser dans une république universelle...

A la religion catholique fut substitué le culte de la Nature. Elle avait un dieu : l’Etre Suprême, et une déesse, la Raison ; elle avait des dogmes : la liberté, la volupté, la loi et la nation.
Ainsi, "l’homme put revenir à la pureté et à la simplicité de la Nature." (Talleyrand)

A la royauté fut substitué la démocratie révolutionnaire, pour perpétuer les réformes. Tout ce qui pouvait rappeler l’ancien temps fut proscrit (jusqu’au calendrier)...
Les résultats furent épouvantables. L’Homme retourna à l’état d’animal, et au bout de dix ans, la France était retournée aux temps les plus barbares de son histoire. Réalisme chrétien et utopisme révolutionnaire...
Alors arriva fort opportunément Napoléon, qui sauva la révolution de sa propre ruine en l’endiguant. Il rétablit l’Eglise de France par le concordat, mais ne rétablit point la civilisation chrétienne... Les institutions révolutionnaires perdurèrent. Et au fil du temps, la révolution continua et continue toujours à saper le règne du Christ pour instaurer toujours davantage celui de Satan.
Et notre siècle n’est que la continuation du précédent, fondé sur les mêmes idées, qui progressent sans cesse. Les racines de notre mal sont profondes..."

 Le régicide vu par Albert Camus
 Ce fils des rivages d’Afrique du Nord, malheureusement fort éloigné du christianisme, n’en avait pas moins saisi le sens profond de l’assassinat de Louis XVI, beaucoup mieux que la grande majorité des hommes politiques :

"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau."  (L’homme révolté, La Pléïade)

  Conclusion

 En tant que français et catholique, nous nous devons  d'avoir une sainte horreur de ce régime républicain français qui a pour fondement :

- un attentat contre l'ordre voulu par Dieu,
- l'assassinat d'un Roi et d'une Reine, certes loin d'être de saints dirigeants, mais qui tenaient leur pouvoir directement de Dieu et qui aimaient leur patrie,

- une persécution violente contre l'Eglise catholique,
- des sacrilèges et profanations inouïs,
- le génocide de tout un peuple qui a voulu défendre sa foi,
- des crimes innombrables de milliers d'innocents.

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Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…
Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

(extrait d'un poème consultable ICI)

Publié dans Divers

La "liberté" de blasphémer ? une abomination damnable !

Publié le par Clément LECUYER

 Ces derniers jours, la France, ou plutôt ce qu'il en reste, vient de connaître des évènements tragiques. N'allons pas par quatre chemins : doit-on être surpris de ce qui s'est passé ? Beaucoup de choses seraient à dire mais concentrons-nous sur l'essentiel.  "De Dieu, on ne se moque pas" prévenait saint Paul dans ses Epîtres. Pendant des années, l'hebdomadaire Charlie-Hebdo se complaisait à afficher allégrement des provocations ordurières blessant les croyants par des images obscènes, scandaleuses et répugnantes dans lesquelles, les principales figures des religions monothéistes (en particulier Notre-Seigneur et Mahomet représentés en des caricatures honteuses), étaient injuriées, moquées et offensées. Mystérieusement, cela faisait rire, paraît-il !

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 Dans un Etat catholique, il est bien évident que de telles publications auraient été immédiatement censurées, le blasphème étant un crime contre le Créateur, crime bien plus grave que l'homicide disait saint Thomas d'Aquin puisque le blasphémateur porte atteinte à l’honneur divin. Le blasphème envers Dieu, puni par la loi jusqu'à la Révolution,  attire donc inévitablement la colère divine. "C’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps" affirmait le Cardinal Pie en 1859.

 Ce n'est pas une surprise, l'"eglise" moderniste a été incapable de prendre un minimum de recul et sombrant dans l'émotion orchestrée et entretenue par les médias, elle a fait sonner le glas pour des journalistes qui, dans une société chrétienne, n'auraient pas eu droit à des funérailles ecclésiastiques du fait de leur combat déclaré et acharné contre les principes du droit naturel et de l'Eglise catholique.

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 Mais dire tout cela n'est-il pas commettre cet "horrible sacrilège" contre la liberté d'expression ? Manipulés et hypnotisés par les grands médias, endoctrinés par le pouvoir socialiste qui essaye de faire oublier sa grande part de responsabilité dans cette situation, environ trois millions de français, nous dit-on, ont défilé hier contre le terrorisme (comme si cela pouvait faire reculer les terroristes islamistes !) en criant "liberté, liberté !".

 Au prime abord, on pourrait naturellement remarquer que cette liberté absolue qu'ils réclament n'est qu'une chimère, qu'un mythe. Dernièrement, le journaliste Eric Zemmour s'est vu être interdit d'antenne sur une chaîne de télévision parce qu'il gênait par sa parole le pouvoir en place. Cela n'a pas suscité d'émoi au sein de la population ! Enfin et surtout, les français qui sont descendus dans la rue accepteraient-ils que leurs proches soient maltraités, insultés au nom de la liberté ? On peut en douter ! Comment peut-on alors concevoir que le Créateur du Ciel et de la terre puisse pouvoir être librement blasphémé ? La liberté ne consiste pas à dire et faire ce que l'on veut !

 L'Eglise dans sa sagesse a vu le danger d'une telle dérive et a condamné fermement cette conception pernicieuse de la liberté par la voix notamment des Papes Grégoire XVI et Léon XIII :

http://www.christ-roi.net/images/4/42/Gr%C3%A9goire_XVI.jpg  "A cela se rattache la liberté de la presse, liberté la plus funeste, liberté exécrable, pour laquelle on n’aura jamais assez d’horreur et que certains hommes osent avec tant de bruit et tant d’insistance, demander et étendre partout. Nous frémissons, vénérables Frères, en considérant de quels monstres de doctrines, ou plutôt de quels prodiges d’erreurs nous sommes accablés ; erreurs disséminées au loin et de tous côtés par une multitude immense de livres, de brochures, et d’autres écrits, petits, il est vrai, en volume, mais énormes en perversité, d’où sort la malédiction qui couvre la face de la terre et fait couler nos larmes. Il est cependant des hommes emportés par un tel excès d’impudence, qu’ils ne craignent pas de soutenir opiniâtrement que le déluge d’erreurs qui découle de là est assez abondamment compensé par la publication de quelques livres imprimés pour défendre, au milieu de cet amas d’iniquités, la vérité de la religion." (Grégoire XVI, encyclique Mira Vos)
 
"Et maintenant, poursuivons ces considérations au sujet de la liberté d’exprimer par la parole ou par la presse tout ce que l’on veut. Assurément, si cette liberté n’est pas justement tempérée, si elle dépasse le terme et la mesure, une telle liberté, il est à peine besoin de le dire, n’est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et il serait absurde de croire qu’elle appartient naturellement, et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite ; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les réprimer avec sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. Les écarts d’un esprit licencieux, qui, pour la multitude ignorante, deviennent facilement une véritable oppression, doivent justement être punis par l’autorité des lois, non moins que les attentats de la violence commis contre les faibles. Et cette répression est d’autant plus nécessaire que contre ces artifices de style et ces subtilités de dialectique, surtout quand tout cela flatte les passions, la partie sans contredit la plus nombreuse de la population ne peut en aucune façon, ou ne peut qu’avec une très grande difficulté se tenir en garde.
Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l’on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l’humanité. Ainsi, la vérité est peu à peu envahie par les ténèbres, et l’on voit, ce qui arrive souvent, s’établir avec facilité la domination des erreurs les plus pernicieuses et les plus diverses. 
Mais s’agit-il de matières libres que Dieu a laissées aux disputes des hommes, à chacun il est permis de se former une opinion et de l’exprimer librement ; la nature n’y met point d’obstacle ; car une telle liberté n’a jamais conduit les hommes à opprimer la vérité, mais elle leur donne souvent une occasion de la rechercher et de la faire connaître." (Léon XIII, encyclique Libertas Praestantissimum)

 Les jours à venir ne sont pas rassurants. Prions saint Michel Archange pour qu'il nous défende dans ces temps troublés !

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Non, nous chrétiens, nous ne sommes pas Charlie ! Nous sommes catholiques !

Publié dans Divers

Pie XII sur le nazisme

Publié le par Clément LECUYER

"En Europe, la guerre est finie : mais quels stigmates elle y a imprimés ! Le Divin Maître avait dit : Tous ceux qui mettront injustement la main à l'épée périront par l'épée (Matt. XXVI, 52). Or, que voyez-vous ? Vous voyez ce que laissent derrière soi une conception et une action de l'Etat qui ne tiennent aucun compte des sentiments les plus sacrés de l'humanité, qui foulent aux pieds les principes inviolables de la foi chrétienne. Le monde entier contemple aujourd'hui, stupéfait, l'écroulement qui en est la conséquence. […] En fait, [en Allemagne après le concordat], la lutte religieuse allait toujours en s'aggravant : c'était la destruction des organisations catholiques ; c'était la suppression progressive des écoles catholiques, publiques et privées, si florissantes ; c'était l'oppression exercée sur la conscience des citoyens, particulièrement des employés de l'Etat ; c'était le dénigrement systématique, au moyen d'une propagande habilement et rigoureusement organisée, de l'Eglise, de son clergé, de ses fidèles, de ses institutions, de son clergé, de ses fidèles, de sa doctrine, de son histoire ; c'était la fermeture, la dissolution, la confiscation des maisons religieuses et des autres Instituts ecclésiastiques ; c'était l'anéantissement de la presse et de l'édification de livres catholiques." (Allocution du Pape Pie XII au Sacré Collège, 2 juin 1945)

> Relire notre dossier L'Eglise catholique face au danger nazi

Publié dans Divers

La société danse sur un volcan

Publié le par Clément LECUYER

 

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Quarante ans avant le début de la première guerre mondiale, voici ce qu'écrivait un penseur anglais :

" La France me paraît dans le même état que le monde à la veille du déluge. On rit, on s'amuse, on ne s'aperçoit pas de l'abîme qui est prêt à l'engloutir. La société danse sur un volcan ! Les puissances gouvernementales se passent du Bon Dieu, car ces hommes se croient tout-puissants. Voilà la première faute. On ne reconnaît pas Dieu comme le Maître et le Régent de l'Univers avec l'aide duquel on peut tout faire, sans lequel on ne peut rien faire de bon." (Rudolph Feilding, comte de Denbigh, Lettre à Frédéric Le Play, 1874)

Que dirait-il aujourd'hui ?

Publié dans Divers

Canonisation des saints : "Supposer qu'un Pape puisse errer est une hérésie"

Publié le par Clément LECUYER

 Dans maintenant 12 jours, le prétendu "pape" François opérera aux "canonisations" de Jean XXIII et de Jean-Paul II. Ceux qui s'obstinent à défendre l'indéfendable, à savoir que François détient l'autorité pontificale, devront faire un choix : soit reconnaître par conséquent la [pseudo] validité d'une telle canonisation, soit la rejeter en adhérant par conséquent à la position sédévacantiste... à moins qu'ils en viennent à soutenir l'hérésie selon laquelle l'Eglise et le Pape ne sont pas infaillibles lors d'une canonisation.

 En effet, "si l’Eglise n’est pas garantie de l’erreur, quand elle élève un de ses serviteurs au nombre des bienheureux, car alors elle ne porte pas une sentence définitive, elle l’est quand elle canonise un saint" (Nicolas Iung dans Le magistère de l’Eglise, p. 175-176).

 
"Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux "
(Notre Seigneur à St Pierre et à ses successeurs)

  Face à ce fait qui ne laisse aucunement place au doute ou à l'incertitude, la Fraternité Saint Pie X, qui est bien évidemment opposée à toute béatifiation et canonisation de Jean-Paul II, tente désespérément d'expliquer que  les canonisations n'engagent pas vraiment l'infaillibilité pontificale, opinion qui légitimerait alors la non reconnaissance du "saint Jean-Paul II"  tout en continuant de professer, à tort, que François détient l'autorité pontificale.

 Bien sûr, les arguments - si on peut appeler cela ainsi - des prêtres de la FSSPX sont irrécevables : au cours de l'histoire, aucun théologien n'a soutenu l'idée selon laquelle un Pape pouvait errer en matière de canonisations des Saints, bien au contraire : "C’est cependant la doctrine commune des théologiens que le Pape est vraiment infaillible dans la canonisation... il serait intolérable que, dans cette déclaration qui implique toute l’Eglise, le Pape ne soit pas infaillible. Cette doctrine ressort d’un grand nombre de bulles de canonisation, même du Moyen-Age, des déductions des canonistes, depuis le Moyen-Age, des théologiens depuis saint Thomas d’Aquin. Benoît XIV enseigne qu’il est certainement hérétique et téméraire de soutenir le contraire." (Enciclopedia Cattolica à la rubrique Canonisation)

> Saint Thomas d'Aquin, docteur angélique, cité par Catholic Encyclopedia, (Vol. 2, Béatification, 1907, p. 366) : "Dans Quodlib. IX, a. 1, 6 St. Thomas affirme : ‘Puisque les honneurs que nous rendons aux saints sont dans un certain sens une profession de foi, c.-à-d. une croyance en la gloire des Saints, nous devons pieusement croire qu’en cette matière également l’Eglise n’est pas sujette à l’erreur.’"

> Saint Alphonse de Ligori, docteur de l'Eglise : "Supposer que l’Eglise puisse errer en canonisant, est un péché, ou une hérésie, d’après Sts. Bonaventure, Bellarmin, et d’autres ; ou au moins une chose proche de l’hérésie, d’après Suarez, Azorius, Gotti, etc. ; parce que le Souverain Pontife, d’après St. Thomas, est guidé par l’influence infaillible du Saint-Esprit d’une façon spéciale lors de la canonisation des saints. (Les Grands Moyens du Salut et de la Perfection, 1759, p. 23)

  Par la voix de l'abbé Gaudray, la FSSPX rétorque en avançant que la notion de ‘sainteté’ aurait changé sous Vatican II à cause notamment de l’œcuménisme. En effet, les modernistes pensent que les "saints proviennent de toutes les Eglises et Communautés ecclésiales qui leur ont ouvert l'entrée dans la communion du salut" (encyclique Ut unum sint du 25 mai 1995). Donc selon l’abbé Gaudray, l'Eglise de Vatican II entend par "saint" autre chose que ce que l’Eglise catholique comprenait avant : ceci devrait l’amener à en conclure qu’il ne s’agit pas de la même Eglise.  

 De plus, même depuis Vatican II, les ‘papes’ utilisent la formule traditionnelle, formule ex cathedra :  "Par l’autorité de N.-S. J.-C., des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, nous déclarons et définissons que N... est saint, nous l’inscrivons au catalogue des saints, et ordonnons que l’Église universelle honore sa mémoire d’un culte pieux... Que personne ne se permette de déchirer cette page de notre définition ; qu’il sache qu’il encourrait l’indignation du Dieu Tout-Puissant."  Or, comme l'affirme le R. P. Auguste-Alexis GOUPIL, "une telle sentence est nécessairement infaillible, car il ne se peut que l’Église entière soit astreinte par son chef à honorer un damné ni un homme inexistant." (La Règle de la Foi - 1941)

 Pour finir, rappelons ce que nous avons déjà mentionné il y a quelques mois :

 Trois arguments incontestables peuvent être avancés en faveur de l'infaillibilité intrinsèque des Papes lors d'une canonisation :


 1° La nature même de la canonisation. L'Eglise est infaillible dans tous ceux qui se rapportent à la Foi et aux Moeurs. Or la canonisation se rapporte à la Foi et aux Moeurs: à la Foi, "parce que l'honneur que nous rendons aux Saints est une certaine profession de foi par laquelle nous croyons en la gloire des Saints"(Saint Thomas, Quodl. 9. 6) ; aux Moeurs, car par la canonisation les Saints nous sont proposés comme des exemples de la vie parfaite.

2° La manière d'agir des Pontifes. Parfois, les Pontifes affirment cette infaillibilité dans les Bulles mêmes de canonisation(cf. Sixte IV, pour la canonisation de Saint Bonaventure), mais toujours, dans l'acte même de la canonisation, ils emploient les paroles solennelles : "De par l'autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Nous décrétons, déclarons, définissons...", par l'usage desquelles ils imposent à chaque fois la vérité qui doit être fermement tenue par les fidèles (quotiescumque veritatem firmiter tenendam fidelibus imponunt). Or l'Eglise ne pourrait pas obliger de la sorte les fidèles à croire absolument les canonisés parmi les Saints, si Elle ne jugeait pas de cela infailliblement.


Canonisation de sainte Catherine de Sienne en 1461

3° La sentence quasi unanime des théologiens qui enseignent que l'on ne pourrait pas nier l'infaillibilité de l'Eglise dans la canonisation des Saints, ou sans hérésie, ou au moins sans témérité, scandale et impiété. (Hervé, Man. Théol. Dogm. 1927, p. 460s)" (Source:  Le grand Catalogue de l'Abbé Zins. pages 523,525)

  Ainsi, le fait que notre foi nous commande de refuser et de dénoncer la prochaine canonisation de Wojtyla équivaut par le fait même à rejeter une fois de plus la supposée papauté de François I°.

Complément : les "papes" de Vatican II refusent-ils d'engager leur supposée infaillibilité lors des canonisations comme l'affirme la FSSPX ? Comparaison entre la canonisatin de saint Jean de Dieu par le Pape Pie XI et la "canonisation" de Josémaria Escriva de Balaguer par le non Pape "Jean-Paul II"

 A lire :  L'Eglise est infaillible dans la canonisation des saints par le R.P Goupil, 1941

> Jean-Paul II, un antichrist béatifié par les siens

Les catholiques face à l'euthanasie

Publié le par Clément LECUYER

 

 Abbé Belmont, Quicumque, 26/01/2013 : Les trois mensonges de l'euthanasie

"Dans notre monde pris de folie et de rage autodestructrice, les pays les uns après les autres votent des lois autorisant, promouvant et bientôt rendant obligatoire l’euthanasie. C’est ainsi qu’en Belgique, l’euthanasie des enfants est en passe d’être acceptée par un gouvernement en folie.

Ce qui est étonnant, c’est que souvent les opposants à ces lois homicides ne savent comment argumenter pour faire barrage à ce courant proprement diabolique, ou s’en tiennent au registre sentimental ou subjectif. Il faut leur montrer que la propagande pour l’euthanasie n’est qu’un enchaînement de mensonges, et les en convaincre par des raisons vraies et permanentes.

1.  Mensonge sur le nom et la chose. Euthanasie signifie, selon son étymologie, bonne mort. En langage chrétien, la bonne mort, c’est la coïncidence entre l’état de grâce et la séparation de l’âme et du corps. Car de cette coïncidence dépendent l’éternité tout entière et donc la « réussite » de la vie terrestre. La loi du salut éternel est la même pour tous, depuis Abel jusqu’au dernier homme qui mourra dans la conflagration finale du monde : pour aller au Ciel, il faut mourir en possédant la vertu surnaturelle de charité (et donc nécessairement la foi théologale qui fait appartenir à l’Église catholique, et l’espérance qui en est la première œuvre).

L’euthanasie qu’on nous propose consiste à mourir par suicide (moyen le plus sûr pour aller en enfer, puisqu’il est non seulement un grave péché mais aussi la privation de la possibilité de faire un acte de contrition) ou par assassinat si l’on n’est pas consentant. Ce n’est même pas un assassinat en haine de la foi catholique (qui pourrait constituer un glorieux et salutaire martyre), ce n’est qu’un acte crapuleux perpétré pour des motifs de fausse compassion ou d’intérêts inavouables.

Pis encore, l’euthanasie est le vol de la mort, de cet instant précieux qui est le point d’orgue de la vie, son accomplissement. Soit qu’on vous tue sans votre consentement, soit qu’on vous persuade de vous laisser tuer, soit qu’on vous fasse sombrer dans une inconscience… inconsciente, c’est toujours la dépossession de la mort qu’on induit… elle est pourtant l’événement le plus certain et le plus décisif de la vie, celui par lequel elle prend son sens plénier.

L’honnête homme, celui qui, bien que privé de la lumière de la Révélation divine, veut vivre et mourir selon la droiture naturelle (le peut-on sans la grâce de Dieu ?), l’honnête homme sait que par la seule lumière de la raison il ignore beaucoup de choses de la mort. Mais il sait avec certitude que la mort n’est pas une fin, puisque son âme est spirituelle ; il sait qu’elle est l’accomplissement de la justice puisque sur cette terre la justice des hommes est infirme et partielle, voire partiale. Tout en lui refuse cet homicide programmé qu’on lui vante sous le nom d’euthanasie : il ne peut voir dans les médecins qui la pratiquent que de tueurs à gage, puisque ce sont des gens payés pour assassiner des innocents (et en cela l’euthanasie est comparable à l’avortement).

2.  Mensonge par confusion volontaire. Les partisans de l’euthanasie confondent (font semblant de confondre) laisser mourir selon la nature et provoquer la mort.

Pour conserver la santé et la vie, la (divine) loi naturelle nous oblige à employer les moyens ordinaires. Il y a dans cette notion de moyens ordinaires des éléments qui varient avec les époques et avec les pays ; elle comporte aussi une nécessaire proportion avec les résultats escomptés. C’est un jugement qui relève de la vertu de prudence, et qui requiert donc à son origine une ferme intention droite. Il peut y avoir dans cette notion de moyens ordinaires une zone de flou devant laquelle on reste indécis.

Il ne faut pas non plus négliger le fait que la vie humaine n’est pas un bien absolu : elle est ordonnée à la gloire de Dieu et au bien commun de la société : elle peut être consacrée, elle peut être sacrifiée, elle peut être « réquisitionnée ».

Mais le principe n’en demeure pas moins clair. Qui n’emploie pas les moyens ordinaires pour maintenir sa vie et sa santé se suicide ; qui prive autrui des moyens ordinaires de rester en vie n’est rien d’autre qu’un meurtrier.

Au contraire, personne n’est tenu, ni pour lui-même ni pour son prochain, d’utiliser des moyens extraordinaires : ceux qui sont trop coûteux, trop éloignés, dangereux, laissant des séquelles graves. Là aussi, il faut modifier le jugement selon les époques, les pays, les possibilités. C’est encore la vertu de prudence (et donc l’intention droite qu’elle requiert) qui en décidera.

Quand les moyens médicaux employés pour maintenir quelqu’un en vie deviennent très lourds ; qu’ils empêchent d’autres personnes de bénéficier des soins qu’ils monopolisent ; qu’ils sont une charge excessive et paralysante pour une famille ; qu’ils comportent des risques graves : il n’y a plus d’obligation de persévérer. On peut décider de « laisser faire la nature » sans la moindre faute morale. Et si la poursuite de la maintenance en vie devient vraiment déraisonnable, il peut y avoir nécessité morale de cesser.

La charité chrétienne réclame cependant qu’on laisse au mourant l’occasion de recevoir les derniers sacrements avant de laisser la nature faire son œuvre : c’est une réquisition de l’ordre divin des plus impérieuses.

Mais provoquer directement la mort, soit par un moyen « positif » comme une injection létale, soit par la cessation des moyens ordinaires de maintenir en vie, est un homicide volontaire, un crime qui crie vengeance devant Dieu. Et c’est ce crime que les « euthanasiens » camouflent derrière le refus de l’acharnement thérapeutique : ils le font en semant la confusion, en profitant de quelques cas limites qui se peuvent présenter et dans lesquels il est permis d’hésiter (Note de Clément Lécuyer : ici, on peut penser au cas de V. Lambert).

C’est une forme de mensonge particulièrement exécrable parce qu’elle séduit les ignorants, trouble les esprits faibles et même les autres (c’est le propre du sophisme), et annihile les clairs principes de la morale naturelle.

3.  Mensonge par insinuation calomnieuse. L’euthanasie est réclamée comme le moyen nécessaire d’exercer le « droit à mourir dans la dignité ». Mourir par suicide, mourir assassiné, mourir contre la loi de Dieu, contre la tendance la plus foncière de la nature humaine, mourir en méprisant le Jugement de Dieu… il y a une infamie de prétendre que c’est « mourir dans la dignité ». L’euthanasie est une mort indigne, criminelle, abjecte.

Cette réclamation est en outre l’insinuation que tous ceux qui se consacrent au soin et au soulagement des malades sans s’arroger le droit de vie et de mort sur eux, n’ont pas le souci de la dignité de ceux dont ils ont la charge ou n’y pourvoient pas. C’est renvoyer dans le néant le courage des malades, le dévouement du personnel médical, la sollicitude des familles. Il y a ainsi quelque chose de particulièrement répugnant dans la réclamation de légaliser l’eutha­nasie, une ingratitude fondamentale, le piétinement de toute vertu.

Une accusation contre la sainte Église catholique est souvent en filigrane dans les revendications du « droit à l’euthanasie ». Aurait-on oublié que l’Église a inventé les hôpitaux ; que l’Église a fourni des millions d’âmes consacrées qui se sont dévouées aux malades, aux mourants, aux infirmes, à tous les cas tragiques de la misère humaine (qui par ailleurs sont le fruit des péchés que l’Église est seule à combattre et à absoudre) ; aurait-on oublié que l’Église, en rappelant et en urgeant la loi divine qui interdit de tuer, a été le plus puissant stimulant aux progrès de la médecine. C’est un oubli volontaire, et la raison est que l’Église est la gardienne du droit naturel et le ministre de la charité divine, qui deux réalités que le monde a en horreur.

Pour connaître l’enseignement et la charité de l’Église – aussi incessante qu’ordonnée et délicate – il suffit de lire le discours de Pie XII qui va suivre. Mais en attendant il faut conclure.

* * *

Le mensonge et l’homicide sont la marque distincte du diable : « Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge » (Jo. VIII, 44).

L’industrie de la perte des âmes est l’œuvre propre du diable, dans sa haine de Dieu et des hommes.

La réduction en esclavage est la marque propre du démon et de ses œuvres. Or, chaque fois que les hommes usurpent un domaine qui n’appartient qu’à Dieu, c’est un esclavage plus sournois et plus fatal qu’ils nous préparent.

La propagande pour l’euthanasie trouve sa source dans des puissances qui ne sont pas de ce monde. Le combat à mener contre elle est, et doit être, un combat essentiellement surnaturel : prière, pénitence, confiance en Dieu, témoignage de la foi catholique. Sans déserter les moyens naturels légitimes, sans mépriser les arguments de raison, sans chasser Dieu de l’ordre naturel (c’est la terrible tentation de nombreux opposants : si on y cède, c’est un anéantissement des fondements de ladite loi et un blasphème), recourons à l’intercession de la sainte Vierge Marie, « forte comme une armée rangée en ordre de bataille ». C’est elle qui vaincra, tant pour la splendeur de l’Église catholique que pour la régénération de la chrétienté."

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La doctrine catholique sur les cas de légitime défense

Publié le par Clément LECUYER

 Depuis plusieurs jours, l'actualité nous présente le cas d'un bijoutier de Nice ayant tué le délinquant qui venait de le violenter et de cambrioler son magasin ; à ce jour, les faits exacts restent obscurs : le bijoutier avait-il l'intention de tuer en tirant ? Ce dernier affirme que non. Quoi qu'il en soit, pouvait-il - au regard de la doctrine catholique - tirer sur les malfaiteurs pour tenter de récupérer ses biens, au risque d'en tuer accidentellement ?   

C'est donc l'occasion de rappeler ce que nous enseigne la morale catholique sur la légitime défense.


"II n'est pas permis de tuer en se défendant, à moins que ce ne soit avec l'intention de proportionner la défense à l'attaque... on ne doit pas précisément se proposer de tuer quelqu'un pour se défendre soi-même"
(Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Seconde partie, Quest. 64)

     - Est-il permis de tuer quelqu'un en se défendant ?

Rien n'étant plus naturel que de défendre sa propre vie, on peut, d'après toutes les lois divines et humaines, repousser la force par la force, en mesurant la défense à l'attaque. Il n'est pas de nécessité de salut que, de peur de tuer un agresseur, nous négligions de défendre notre vie : nous sommes tenus de la conserver plutôt que celle du prochain. User d'une violence sans proportion avec la fin qu'on se propose, ce serait sans doute un acte illicite; mais repousser l'attaque avec une juste modération, c'est une défense très légitime. Toutefois, comme il n'est permis de tuer un homme que par autorité publique et pour le bien général, on doit se proposer la conservation de sa propre vie et non le meurtre de l'agresseur, à moins que l'on ne soit investi soi-même d'une autorité qui émane de la société et qu'en tuant un homme pour sa propre défense on ne contribue au bien général, comme le soldat qui combat contre les ennemis de la patrie ou l'agent judiciaire qui lutte contre des voleurs.

- Est-il permis à une personne privée de tuer un malfaiteur ?

Tuer un malfaiteur n'étant une mesure licite qu'autant qu'elle se rapporte au salut de la société, ce droit n'appartient qu'au chef chargé du soin général de la communauté, comme il n'appartient qu'au médecin à qui est confié le salut du corps entier de retrancher un membre gangréné. En conséquence, les princes investis de l'autorité publique peuvent seuls frapper de mort les malfaiteurs. Les particuliers n'ont pas ce pouvoir...

Il est permis aux simples particuliers de faire, pour le bien commun, une action qui ne nuit à personne. Mais, lorsqu'il s'agit de causer un dommage, il est nécessaire que l'autorité compétente décide ce qu'il convient d'enlever à la partie pour le salut du tout, ou prononce par un jugement public que le bien de la communauté exige la mort même du malfaiteur.

Source :  Petite Somme théologique de saint Thomas d'Aquin: à l'usage des ecclésiastiques et des gens du monde par l'abbé Frédéric Lebrethon, ed. 1862, T. III, p. 285 (Partie II, quest. 64). (Ouvrage réédité par les éditions saint Rémi )

> Télécharger l'article original de saint Thomas d'Aquin :  Est-il quelquefois permis de donner la mort en se défendant?

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Camp en montagne pour jeunes-gens

Publié le par Clément LECUYER

  Comme chaque année, l’Institut Mater Boni Consilii organise un camp en montagne de 10 jours (du 29 juillet au 9 août) pour les jeunes-gens de 14 à 21 ans. Ce camp a comme but de renforcer la Foi des jeunes-gens, de les aider à persévérer et à prendre des habitudes solides de vie chrétienne dans un monde où tout pousse toujours plus à la facilité, au laisser-aller et à l’abandon de la Foi et de la vie chrétienne.

 Le camp se déroule en plein-air. L’activité principale étant la randonnée en montagne, volonté et docilité sont deux qualités nécessaires aux garçons qui suivent notre groupe de montagnards. Cependant, aucun niveau sportif n’est requis, puisque l’encadrement s’adapte - autant que faire se peut - aux forces de chacun.

 La pédagogie de l’encadrement (dont 2 prêtres et un séminariste) s’inspire de celle de S. Jean Bosco qui recommandait l’usage de la charité et de la bienveillance envers les jeunes-gens afin d’instaurer cette confiance indispensable à toute œuvre d’éducation chrétienne et de sanctification des âmes. Les activités sont réparties de façon équilibrée : activités spirituelles (Messes et prières quotidiennes, exposés portant sur la doctrine et la morale de l’Eglise), physiques (randonnées en moyenne montagne et quelques autres sports dans la mesure de nos moyens) et éducatives (aide aux services quotidiens nécessaires à la vie dans un camp, quelques visites culturelles).


Vue aérienne de la terrasse de Pellafol

Le camp de base sera planté sur un joli plateau au pied des montagnes, à 900 m. d’altitude, dans le petit village de Pellafol (à peu près à cheval entre les Alpes du sud et les Alpes du nord, au sud-est de l’Isère, près de Corps). Il bénéficiera à proximité de bâtiments en dur pour les sanitaires et l’intendance et ce qui assure aussi une possibilité de « rapatriement » en cas d’intempérie.

 

Le coût du camp est fixé à 150 € par participant (100 € chacun si deux frères participent).

Pour tout renseignement, écrire à : info@sodalitium.eu, ou téléphoner à l’Institut Mater Boni Consilii qui vous mettra en contact avec les organisateurs : 00 39 0161 839 335.

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Prophétie de saint Malachie : sommes-nous arrivés à la fin du monde ?

Publié le par Clément LECUYER

Doit-on croire que nous sommes arrivés
à la fin du monde avec l'arrivée prochaine de l'Antéchrist ?

 

 

« Prophétie de Saint Malachie : la fin du monde prévue après le successeur de Benoît XVI », tel est le titre de plusieurs articles circulant sur internet.

 Ces écrits reflètent l'opinion de bon nombre de personnes. Nombreux sont en effet à penser, en se basant sur les prophéties de saint Malachie, qu'il ne reste plus qu'un seul Pape à régner sur l'Eglise, Benoît XVI étant l'avant-dernier de la liste prophétique des Papes et principaux antipapes de l'Eglise. Ainsi, l'arrivée de l'Antéchrist et de la fin des temps serait imminente. Selon nous, ce n'est pas possible et ce, pour trois raisons :

 Car à la lumière de ce que nous livre l'Apocalypse, l'histoire de l'Eglise ne peut être finie. De plus, suivant la prophétie de saint Malachie, il reste un certain nombre de Papes catholiques à régner, les usurpateurs Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI ne pouvant figurer dans la célèbre liste de Malachie. Enfin, l'Antéchrist ne peut gouverner sans que le règne du Christ-Roi ait eu lieu sur l'univers, ce qui ne s'est pas encore produit.

 
 Nous allons développer ces trois arguments dans le dossier qui suit.


1. L'histoire de l'Eglise ne peut être finie

 


"Ce livre de l'Apocalypse comprend tout le temps qui s'écoule depuis le premier avènement du Christ jusqu'à la fin des temps où sera son second avènement "
(St Augustin, Cité de Dieu, liv. XX, ch. VIII)


  Si on se base sur ce que nous livre l'Apocalypse, les visions du livre divin correspondent aux luttes et triomphes de l’Eglise durant toute son existence terrestre, du premier au second avènement de Notre-Seigneur. La plupart des exégètes divisent d'ordinaire l'histoire de l'Eglise en sept âges1. Ils fondent leur interprétation sur un certain nombre de Pères de l'Eglise :
 

« Selon les Pères et les saints docteurs, l'Apocalypse est l'histoire universelle de l'Eglise, dans l'ordre des temps et des événements, depuis le premier jusqu'au second avènement de Jésus-Christ » (Tert. de Res, XV.)

St Jérôme : « De même que saint Jean est appelé évangéliste, parce qu'il a composé l'Evangile ; de même il est aussi appelé prophète, parce qu'il écrivit l'Apocalypse, qui contient les infinis mystères de l'avenir » (I° contra Jovin., IV.)
André de Césarée : « l'Apocalypse a principalement pour objet la suite des événements qui s'étendent de la première apparition de Jésus-Christ à la consommation du monde; et dont une partie était déjà accomplie de son temps, l'autre était encore attendue » (Comm. de l'Apoc.)


 En un mot, les Pères et les plus anciens commentateurs ont vu dans l'Apocalypse l'histoire prophétique et universelle de l'Eglise de Jésus-Christ depuis son premier jusqu'à son second avènement.

 Pour plusieurs savants ecclésiastiques, les sept Epîtres aux Eglises d'Asie de l'Apocalypse (ch. 1 à 3) représentent les sept périodes de l'histoire de l'Eglise.
 

« Ces sept Eglises d'Asie sont la figure de l'Eglise dans les âges successifs qui marqueront sa vie et son action sur terre. » (Abbé Joseph Maître, La prophétie des papes : Attribuée à saint Malachie - Etude critique, 1901)

« Toute l'histoire prophétique de l'Église ici-bas est divisée en sept âges, et que tous les événements principaux qui remplissent les sept âges, sont figurés dans sept séries parallèles de sept visions.» (Abbé Duprat, L'Apocalypse ou l'Evangile de Jésus-Christ glorifié, 1889)

 

 Aujourd'hui, il apparaît comme certain que nous nous situons à la fin du 5ème âge de l'Eglise.Pour affirmer ceci, nous nous basons avant tout surla magnifique étude du vénérable Holzhauser (illustre et savant prêtre, exégète et docteur en théologie), écrite en 1650, étant selon beaucoup « la meilleure interprétation qui ait jamais paru de l'Apocalypse »(abbé Haneberg2).

 Notre époque, la cinquième, est celle (dans l’Apocalypse) de l’Eglise de Sardes3. Il s'agit de la période purgative, précédant la période de consolation (sixième âge) que sera l’Eglise de Philadelphie et qui sera illustrée par le règne du Grand Pape et du Grand Monarque, courte période avant la dernière, l’Eglise de Laodicée, temps de désolation où régnera l’antéchrist.
 

« Nous avons été amené, par la comparaison des visions des quatre premiers sceaux avec l'histoire, à reconnaître dans les événements du cinquième, l'âge moderne, commençant vers l'époque de la Renaissance païenne, se manifestant surtout par la grande hérésie du seizième siècle et par toutes ses conséquences, et se terminant par la grande Révolution dont nous subissons encore les terribles attaques. » (Abbé J. Maître, La prophétie des Papes – Etude critique)


 Cette grande Révolution dont parle l'abbé Maître, nous sommes entrain d'en vivre son apogée. Les nations ont déclaré la guerre au Christ-Roi, les structures de l'Église catholique sont éclipsées par la nouvelle contre-Église révolutionnaire prônant une religion mondiale antichrétienne. Certes, les événements que nous subissons peuvent nous faire croire que nous sommes arrivés à la fin du monde, au règne de l'Antéchrist. Mais c'est une erreur. Le vénérable Holzhauser et l'abbé Maître avaient prévu cette objection:
 

« Un bouleversement effrayant fait croire tout d'abord à l'approche de la fin du monde (VI, 12-17). Toutefois la justice de Dieu cède pour quelque tempsle pas à la miséricorde. Les éléments en fureur sont arrêtés sur un signe de l'Ange du Seigneur (VII, 1-3). Mais la manière même dont nous est présentée cette intervention divine montre que la menace de la ruine finale reste toujours suspendue sur le monde4


  Il est évident que la période merveilleuse (annoncée par des nombreuses prophéties privées) - qui précède la venue de l'Antéchrist, la période de l'âge d'or de l'Église (Église de Philadelphie) où l'Évangile régnera sur terre avec toutes les manifestations d'une vie de foi et de sainteté universelles - n'est pas encore arrivée. C'est la période dont parle Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et pendant laquelle prêcheront les apôtres des derniers temps qui convertiront le monde entier :
 

« Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l'amour divin partout (...) Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis; (…) Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans5


 Sachant que l'époque des apôtres des derniers temps correspond à l'Église de Philadelphie (6ème âge de l'Église), où l'Église catholique sera puissante sur toute la terre, sachant que l'Antéchrist arrivera au septième et dernier âge6(Église de Laodicée : 7ème âge de l'Église ), nous pouvons être sûrs que nous aurons encore plusieurs Papes ; certains diront que cette analyse vient s'opposer à la prophétie de saint Malachie. Qu'en penser  ? C'est ce que nous allons aborder maintenant.


2. L'interprétation faussée de la prophétie des Papes de saint Malachie


 Mais alors, qu'en est-il de saint Malachie et de sa liste prophétique7? La prophétie de saint Malachie dresse la liste des papes et antipapes. Selon beaucoup de commentateurs, nous serions arrivés à Pierre le Romain. Cela semble surprenant et illogique ; mais il n'est pas difficile de lever ce voile d'incompréhension :Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI n'étant ni des Papes, ni des antipapesmais des intrus, ils ne peuvent pas figurer dans cette liste; en conséquence de quoi, il reste plusieurs papes ou antipapes à régner avant Pierre le romain.
 

N° 106. pastor angelicus : le pasteur angélique > Pie XII
N° 107
pastor et nauta: le pasteur et le pilote.

N° 108 flos florum: la fleur des fleurs.
N° 109 de medietate lunae: de la moitié de la lune.
N° 110 de labore solis: de l’éclipse du soleil.
N° 111 de gloria olivae: de la gloire des olives.
N°112 Pendant la dernière persécution qui éprouvera l’Église romaine, règnera Pierre le Romain, qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la cité aux sept collines sera détruite et le Juge terrible jugera son peuple.

 
 Le fait que les « papes » de Vatican II ne soient pas Papes n’a pas besoin d’être expliqué ici ; à l’inverse, il est utile de préciser en quoi ils ne sont pas des antipapes.

 


Réconciliation de l'antipape Félix V (Amédée VIII de Savoie) et du pape Nicolas V (Amédée à gauche en 'pape', puis au centre ayant repris ses attributs d'évêque, aux pieds de Nicolas V)

 

 En bon français, un antipape, et il y en eut beaucoup dans le passé, est un évêque catholique, qui prêche la foi catholique, qui célèbre le saint Sacrifice de la Messe catholique, qui use des sacrements catholiques inchangés, mais qui se fait élire pape par une partie du Sacré Collège des Cardinaux, alors qu'un Pape légitime règne encore. Ce qui provoque le trouble et la confusion dans l’Église car on se trouve face à deux voire trois Papes qui réclament chacun l’obéissance de tous. Cela a été le cas notamment lors du grand schisme d'Occident qui a secoué l'Église au XIV° siècle.

 

« Un antipape est un «concurrent du Pape, chef de parti qui a fait schisme dans l’Église catholique pour détrôner le Pape légitimement élu, se mettre en sa place.8»
« C'est un Pape opposé à un autre, qui n’est pas élu dans les formes.9»

« Un faux prétendant du Saint-Siège en opposition à un pape canoniquement élu. À divers périodes de l’histoire de l’ Église, des prétendants illégitimes à la fonction papale ont surgi, et fréquemment exercé les fonctions pontificales au mépris du vrai occupant.10»


 Ainsi, qui dit antipape dit Pape ; nous pourrions citer de nombreuses autres définitions le démontrant. Or, il n’y a pas eu de Pape(s) légitimement élu(s) face aux Roncalli, Montani, Wojtyla, Luciani, Ratzinger et Bergoglio, prélats qui se proclament Papes de façon illégitime et sacrilège. Il s'agit donc d'usurpateurs et non d'antipapes.

 Le dernier pape catholique régnant fut donc Pie XII, le pasteur angélique. Nous attendons donc toujours le pasteur et le pilote, et ce n’est pas le franc-maçon Roncalli11qui répondit à cette devise, loin s’en faut !

 A la fin du XIX° siècle, Monsieur l’abbé Joseph Maître a écrit un magnifique et lumineux ouvrage en 1901, sous Léon XIII, intitulé La Prophétie des Papes, Etude critique. Après « Pastor angelicus », le pasteur angélique, devise que nous pouvons aujourd’hui attribuer à Pie XII, il y a la devise : « Pastor et nauta », le pasteur et le pilote. Voilà ce qu’écrit l’abbé Maître à propos de cette devise :
 

« Les deux idées qu’évoquent les mots de pasteur et de pilote semblent exprimer le triomphe du principe d’autorité chez le successeur de Pierre. Cette autorité s’exercera sur terre et sur mer, dans l’ancien et le nouveau continent, jusqu’aux îles les plus lointaines. Il faudrait reconnaître avec le vénérable Holzhauser à côté d’un saint pape (pasteur universel), un autre saint personnage, un grand empereur (pilote) qui serait le bras droit du pape. Il y aurait là une dualité admirable d’un grand pape et d’un grand monarque unissant leurs efforts pour rétablir dans le monde l’autorité de son roi unique Jésus. »


Contrairement à ce que peuvent penser certains, bien que nous vivons le début de la fin des temps, ce n’est donc pas encore la fin ! Bien mieux, nous allons vivre des heures merveilleuses, le triomphe de l’Église et de la Chrétienté ! Reportons-nous encore une fois aux écrits de saint Louis-Marie Grignon de Montfort :

 

« L'on doit croire encore que sur la fin des temps, et peut-être plus tôt qu'on ne pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint-Esprit et de celui de Marie, pour [par] lesquels cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde, pour détruire le péché et établir le règne de Jésus-Christ, son Fils, sur celui du monde corrompu; et c'est par le moyen de cette dévotion à la très Sainte Vierge, que je ne fais que tracer et amoindrir par ma faiblesse, que ces saints personnages viendront à bout de tout...12».

 


3. L'Antéchrist ne peut régner avant le règne universel du Christ-Roi et du cœur Immaculé de Marie

 


« Satan a toujours affecté de faire ce que Dieu faisait, comme un sujet rebelle qui affecte la même pompe que son souverain... N'a-t-il pas eu ses autels et ses temples, ses mystères et ses sacrifices, et les ministres de ses impures cérémonies qu'il a rendues, autant qu'il a pu, semblables à celles de Dieu ; parce qu'il est jaloux de Dieu et veut paraître en tout son égal » (Bossuet. Premier sermon sur les démons )

 

 Comme l'explique Jean Vaquié, « le démon est jaloux de Notre Sauveur à qui il reproche de lui avoir ravi la première place dans la création. Et comme tous les êtres jaloux,il ne quitte pas des yeux celui qui est l'objet de sa jalousie. Mais par ailleurs Satan ne peut rien innover puisque Notre Seigneur conserve en tout l'initiative. Sa jalousie va donc faire de lui l'imitateur de Jésus-Christ. Nous allons voir dans quelles conditions.13»


 Singe de Dieu, Satan est incapable de tout acte créatif, il ne peut inventer de lui-même ; partant de ce principe qui s'est toujours vérifié, Satan ne peut pas créer, instaurer, réussir ce que Dieu n'a pas réalisé avant. Ainsi, pour cette raison, il est évident qu'il ne peut gouverner sur les nations (par l'intermédiaire de l'Antéchrist) tant que le Christ-Roi n'a pas encore régner sur l'univers.


 Satan, singe de Dieu, n'est pas un initiateur, il n'est qu'un imitateur paresseux. Les Ecritures renferment suffisamment d’exemples démontrant que l’une des méthodes les plus utilisées par Satan est l’imitation de Dieu et l’imitation de la vérité de Dieu. Chaque partie du plan divin, Satan tente ensuite de la copier et de la détourner ; les exemples sont légions et ce dès la création d'Adam sur terre. En nous référant à l'Ancien Testament, nous pouvons penser par exemple aux sacrifices. Parmi les rites sacrés prescrits à Moïse, il y avait celui du sacrifice du bouc, immolé en expiation pour nos péchés. Rapidement, « cette institution divine, le Roi de la Cité du mal s'empresse de la contrefaire. Mais il la contrefait à sa manière: au lieu du sang d'un bouc, il exige le sang d'un homme.14»

 
 Citons de nouveau Mgr Gaume :

 

« Ce n'est pas seulement dans l'institution du sacrifice, que le roi de la Cité du mal contrefait le roi de la Cité du bien : il le singe encore dans les circonstances qui l'accompagnent et dans l'inspiration mystérieuse qui le commande... à mesure que le Roi de la Cité du bien inspire Sa Bible, le Roi de la Cité du mal inspire la sienne... En opposition à la Cité du bien, Satan bâtit la Cité du mal. Voyons avec quelle fidélité ce singe éternel emploie, pour élever son édifice, les moyens que Dieu employés pour construire le sien, etc... Le Roi de la Cité du bien s'appelle l'Esprit aux sept dons. Afin de le singer, et de tromper les hommes en le singeant, le Roi de la Cité du mal se fait appeler le Roi aux sept dons... »

 

 En conclusion, il est clair que nous n'en sommes pas encore à la fin du monde ; l'Eglise et les nations refleuriront, le Christ-Roi et le cœur immaculé de sa sainte Mère régneront sur les eaux et les continents grâce notamment au pontificat de plusieurs grands Papes.


 En revanche, il semble que nous sommes bel et bien entrés dans la fin des temps car Jésus a déclaré à sainte Marguerite-Marie que la dévotion au Sacré-Cœur était spécialement pour la fin des temps.


Croyons, espérons et prions pour que ce règne du Christ-Roi arrive très vite !

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> A lire notamment :

- La Tour de David15, n° 61 (La prophétie des Papes de saint Malachie)

 

- La Prophétie des Papes attribuée à Malachie, étude critique de l'abbé Joseph Maître, docteur en philosophie et en théologie, ouvrage
 

NOTES :

 

1 « Ce système est conciliable avec le premier (la prophétie regarde principalement la fin des temps) surtout , si l'on suppose que le prophète ne fait qu'indiquer et esquisser à grands traits les événements » (abbé J. Maître, la prophétie des Papes)

2 Prêtre et professeur d'exégèse à l'université de Munich avant de devenir bénédictin (1816-1876).

3 Abbé Barthélémy Holzhauser : « Le cinquième âge de l'Église commença sous l'empereur Charles-Quint et le pape

Léon X, vers l'an 1520. Il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de Dieu, c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d'affliction, de désolation, d'humiliation et de pauvreté pour l'Église, et il peut être appelé avec raison un âge purgatif. Car c'est dans cet âge que Jésus-Christ a épuré et épurera son froment par des guerres cruelles, par des séditions, par la famine et la peste, et par d'autres calamités horribles, en affligeant et en appauvrissant l'Église latine par beaucoup d'hérésies, et aussi par les mauvais chrétiens qui lui enlèveront un grand nombre d'évêchés, des monastères presque innombrables, de très riches prévôtés, etc. L'Église se verra accablée et appauvrie par les impositions et les exactions des princes catholiques, de telle sorte... Car l'Église est humiliée et avilie, parce qu'elle est blasphémée par les hérétiques et par les mauvais chrétiens, ses ministres sont méprisés et il n'y a plus pour eux ni honneur, ni respect. C'est par là que Dieu épurera son froment et en jettera la paille au feu, tandis qu'il rassemblera le bon grain pour le mettre dans son grenier. Enfin, ce cinquième âge de l'Église est un âge d'affliction, un âge d'extermination, un âge de défection rempli de calamités. Car il restera peu de chrétiens sur la terre qui auront été épargnés par le fer, la famine ou la peste. Les royaumes combattront contre les royaumes, et tous les états seront désolés par les dissensions intestines. Les principautés et les monarchies seront bouleversées ; il y aura un appauvrissement presque général et une très grande désolation dans le monde. Ces malheurs sont déjà en partie accomplis, et ils s'accompliront encore. Dieu les permettra par un très juste jugement, à cause de la mesure comble de nos péchés que nous et nos pères auront commis dans le temps de Sa libéralité à nous attendre à la pénitence. L' Église de Sardes est un type de ce cinquième âge. Car le mot Sardes signifie principe de beauté, c'est-à-dire principe de la perfection qui suivra dans le sixième âge, etc.

4 J. Maître, La prophétie des Papes, p. 801

5 Traité de la vraie dévotion, fin du chapitre 1

6 Voici ce que dit, entre autres, saint Augustin : « Le temps où viendra l’antéchrist, et où aura lieu le jugement, a été indiqué par Paul , dans l’épître aux Thessaloniens, dans laquelle il dit : la venue de Notre - Seigneur Jésus - Christ sera révélée aux hommes par la naissance et l’apparition de l’enfant du péché et de la perdition ; car nous savons que ce dernier paraîtra après le royaume des Grecs ou même des Perses, alors qu’un monarque, élevé , en son temps, par sa puissance et sa gloire, au - dessus tous, étendra au loin les limites de l’empire romain. Devant lui toutes les nations abaissées, tous les peuples tributaires, se courberont : et Rome sera à l’apogée de la puissance . Toutefois l’antéchrist, a dit l’apôtre Paul, ne viendra qu’au moment où il y aura une scission, c'est - à - dire où tous les peuples, naguère sous le joug de Rome, s’en seront affranchis et séparés . Et bien que maintenant l’empire romain soit, en grande partie détruit, le temps n’est pas venu encore, et n’arrivera pas, tant qu’existeront les rois des Français qui doivent régner sur Rome . La dignité romaine ne périra pas complètement, jusqu’au temps où un roi des Français gouvernera l’empire romain tout entier . Monarque le plus grand qui aura jamais existé, après un règne plein de bonheur, il viendra jusqu’à Jérusalem, et sur le mont Olive, déposera son sceptre et son diadème : ce sera la fin et la consommation des empires romain et chrétien » ( Livre admirable, éd. 1831, p. 30. Traduction en français du traité sur l'Antéchrist de 1524)

8 Dictionnaire universel, historique, dogmatique, canonique... des sciences Ecclésiastiques, par les Révérends Pères dominicains Richard et Giraud, 1822

9 Dictionnaire portatif de la langue française : extrait du grand Dictionnaire de Pierre Richelet, 1780

10 Catholic Encyclopedia, 1907

12 Le Secret de Marie par St Louis-Marie Grignion de Montfort, ed. 1991, p. 51

13 Abrégé de démonologie de Jean Vaquié

14 Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, T. I

Publié dans Divers

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