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20 articles avec clercs non una cum

Quand de supposés "pasteurs" assassinent les âmes

Publié le par Clément LECUYER

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"Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." (Mt 10,16)

  Non possumus ! En ces temps troublés où de faux, douteux et/ou incompétents "pasteurs" sévissent avec le soutien scandaleux de catholiques bien imprudents et aveugles, il est plus que jamais d'actualité de se souvenir des points essentiels que Mr l'abbé CEKADA résume à la fin de son analyse sur le clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

1) La loi de l'Eglise oblige à ce que quiconque est ordonné à la prêtrise soit en possession de l'aptitude canonique (idoneitas canonica). Les deux principaux critères qui déterminent l'aptitude canonique d'un candidat à l'ordination sont :

a) la conduite vertueuse (mores congruentes),
b) les connaissances requises (debita scientia).

 Le système de séminaire établi par le Concile de Trente et prescrit par le droit canonique fournit aux candidats à l'ordination une formation spirituelle appropriée (à travers le règlement du séminaire, le programme journalier, une direction spirituelle régulière, l'observation et la correction, et l'évaluation professorale) et l'éducation ecclésiastique requise (connaissance et compréhension du Latin, deux ans de philosophie, quatre ans de théologie).

 Le système Tridentin garantit que les ordinands sont “convenablement jugés” (rite probati) sur une longue période de temps à la fois sur leur conduite et leurs connaissances, et qu'ils sont en effet canoniquement aptes à l'ordination.

 La législation et les déclarations papales ont constamment averti que ces obligations sont graves et
que les ignorer met les âmes de fidèles en danger. Un candidat qui n'a pas été “convenablement jugé” selon les normes légales sur sa vertu et ses connaissances est canoniquement inapte à la prêtrise.

2) Un évêque qui confère les ordres majeurs à un candidat canoniquement inapte commet un péché mortel (canon 973).

3)
Les ordres conférés par un évêque canoniquement inapte – un de ceux qui, parmi les Vieux Catholiques, les schismatiques brésiliens, la hiérarchie du Palmar de Troya et d'autres, n'ont pas l'éducation du séminaire requise – ne bénéficient pas de présomption de validité. En pratique, donc, les ordinations épiscopales ou sacerdotales issus de tels évêques doivent être considérés comme invalides.

4) Même si dans un cas particulier un candidat canoniquement inapte pourrait prouver que son ordination ou son sacre épiscopal était certainement valide, il serait toujours empêché d'exercer les ordres ainsi reçus, qu'ils aient été conférés par un prélat catholique ou un schismatique.

* * *

 La loi et la tradition de l'Eglise requièrent donc que leurs ministres soient formés et leurs vertus et connaissances évaluées avant de recevoir la dignité des Saints Ordres, et que l'inapte soit exclu.

 Un prêtre ou un évêque canoniquement inapte, même s'il peut avoir été ordonné validement, déshonore la prêtrise catholique et compromet le salut des âmes chaque fois qu'il monte à l'autel, entre au confessionnal, ou pire encore, coiffe une mitre et élève aux Saints Ordres encore plus d'ignorants et d'inaptes.

 La dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demande à ce que les laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de ces hommes et n'appuient pas leur apostolat. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

 

“Qu'ils tremblent donc pour eux - mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre”.

 

 Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique traditionnel ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Les saints Ordres et l'inaptitude canonique

Publié le par Clément LECUYER


"L’avenir du prêtre lui-même dépend de la formation qu’il aura reçue [dans un Séminaire]. Il est d’une suprême importance qu’après une solide formation classique, les futurs prêtres soient initiés et entraînés à la philosophie scolastique selon la méthode, la doctrine et les principes du Docteur angélique... Un seul prêtre bien formé vaut mieux qu’un grand nombre peu ou point préparés et sur lesquels l’Eglise ne peut guère compter, à supposer même qu’elle n’ait pas à pleurer sur eux"
(Pie XI - Encyclique Ad Catholici Sacerdotii)

 Cela va bientôt faire une cinquantaine d'années que les instances de l'Eglise sont occupées par des loups déguisés en agneaux. Le tremblement de terre de Vatican II a ébranlé l'Eglise ; plus le temps avance, plus les ruines s'étendent. La lumière que prodiguait autrefois Rome a fait place aux ténèbres.

 Conséquence logique de ce cataclysme : les rares survivants fidèles à Notre-Seigneur, démunis de chefs,  tentent chacun, tant bien que de mal, à voir clair dans ces ténèbres. Hélas, combien réussisent à rester dans le droit chemin ?

 C'est ainsi qu'en France ou ailleurs, nous assistons à un phénomène étrange et  véritablement inquiétant : certains fidèles, par curiosité au départ, se mettent à fréquenter puis soutenir des prêtres/évêques (?) et des communautés ayant un passé pour le moins douteux.

 Nous voyons donc des individus, démunis de tout discernement, administrer les sacrements en n'ayant jamais reçu de formation doctrinale dans un séminaire sérieux. Certains n'ont jamais terminé les études ecclésiastiques requises (latin, philosophie, théologie), d'autres ont côtoyé des groupuscules (si ce n'est des sectes) pour le moins bizarres, s'y sont fait ordonnés, sacrés, parfois les deux en l'espace de quelques jours (on peut penser à la secte espagnole de Palmar avec comme fondateur un déséquilibré ordonné et sacré du jour au lendemain sans aucune formation, qui, avant de s'autoproclamer "pape", avait déjà publiquement une conduite pour le moins pathologique dès les années 1968).

 Comme le témoigne l'abbé Anthony CEKADA, connu pour ses études théologiques, on voit apparaître ce genre de personnages s'installer pour célébrer la Messe tridentine, prétendant être prêtre ou évêque catholique, ayant été ordonné ou consacré lui aussi par un “évêque” non formé ayant des connexions avec les Vieux Catholiques, l'Eglise Apostolique Brésilienne, Palmar de Troya ou autre.

 Il est évident que toutes ces personnes devront personnellement rendre compte de leurs fautes et de leurs imprudences devant Dieu. "Malheur au prêtre qui ne sait pas tenir son rang et qui souille par ses infidélités le nom du Dieu saint à qui il doit être consacré !" s'exclamait saint Pie X (Exhortation apostoliqueHaerent animo).

 Hélas, tout cela engendre des catastrophes auprès des âmes. Il est bien connu qu'un aveugle ne peut pas guider des borgnes ! En paraphrasant saint Grégoire le Grand, si l’on veut bâtir une maison, on ne fait pas supporter tout le poids de l’édifice à des bois pourris ou qui viennent à peine d'être coupés dans la forêt. 

 Peut-on fréquenter des prêtres (?), évêques (?) n'ayant pas eu de formation dans un Séminaire ? ayant cotoyé des sectes  ? ayant publiquement commis de graves péchés contre la vertu ? En tenant compte du droit canon et de la théologie, non ! Aucune collaboration, ni de loin ni de près, avec ces gens-là, peu importe leurs vertus personnelles.

 Il est nécessaire et primordial d'avoir les idées claires concernant toutes ces questions. Nous incitons donc tous les lecteurs à lire le très instructif dossier de Mr l'abbé Cekada, théologien, se rapportant à ce grave problème du clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

Non formé et non tridentin : les saints Ordres et l'inaptitude canonique
(cliquer sur le lien)

 Prions Notre Dame du Rosaire, elle qui terrasse l'erreur, de nous aider à toujours voir clair et à rester fidèles !

Père Gaillard : nous sommes exilés dans une terre étrangère

Publié le par Clément LECUYER

Rennes - L'église Saint-Pie-V."Nous avons dû nous éloigner des églises de notre jeunesse, où nous avons appris à connaître, aimer, louer et servir Dieu. Et nous avons dû chercher refuge dans des édifices de fortune.

Oui, nous sommes de fait dans une terre étrangère, plus étrangère que n'était Babylone pour les juifs exilés ! Car au moins on invitait ces derniers à chanter des hymnes de Sion.

Si nous entrions dans nos églises paroissiales, ces églises construites par nos pères, il nous serait absolument refusé de rendre le vrai culte au vrai Dieu, avec la vraie Messe, les vrais sacrements... il nous serait refusé d'exprimer notre vraie foi avec nos processions au Saint Sacrement et nos chants de louange à la Vierge Marie." (R.P. Julien GAILLARD lors de son jubilé sacerdotal, 17 mai 1992)

 Ancien missionnaire des Missions Africaines au Dahomey, curé honoraire de St-Paul de Ouidah (Bénin), desservant de la Chapelle Saint-Pie V de RENNES (1974-2003). Son successeur est Mr l'abbé Gilles Roger.
 Né à Vitré en Bretagne le 24 août 1914, pieusement décédé le 8 avril 2005 à Saint-Aubin des Châteaux dans sa 63° année de son sacerdoce et inhumé à Vitré (cimetière de Saint-Martin).

Pie Jesu Domine
dona ei requiem sempiternam !

La religion conciliaire disparaîtra

Publié le par Clément LECUYER

 "Restez fermes dans la foi. Répétez souvent votre acte de Foi, qui résume si bien le contenu de la Foi. La Foi catholique ne change jamais. Elle est celle de la très Sainte Vierge Marie, celle des apôtres, celle des martyrs, celle de tous les saints. Jusqu’à Vatican II, elle n’a jamais varié car Dieu et Son Église ne peuvent ni se tromper, ni nous tromper. Elle est résumée dans le catéchisme et si vous avez un doute, reportez-vous au catéchisme de toujours. Croyez et faites ce qui a toujours été cru et fait. Refusez toutes les nouveautés de Vatican II qui a imposé une nouvelle religion qui n’est plus la religion catholique. Cette religion conciliaire disparaîtra." (Abbé Joseph Vérité †, Pâques 2010)

Petit résumé de la vie du R.P Noël BARBARA

Publié le par Clément LECUYER

  A la question  "Comment vous appelez-vous?", il répondait avec humour : "Le père Noël". Oui, c’était le Père Noël Barbara au tempérament combatif, jovial et apprécié de tous, né le 25 décembre 1910. Il sera rappelé à Dieu le 10 Octobre 2002, après 64 ans de Sacerdoce. Pensons à prier pour lui...

 D’origine Pied-noir, il fut ordonné le 26 juin 1938. Il fut un des pionniers de la vraie Résistance catholique contre le tsunami du modernisme conciliaire.

 Dans ce dossier PDF  de sept pages, nous vous proposons de retrouver le résumé de sa vie consacrée à la défense de la religion catholique, pure et vierge de toute souillure. Vaillant pourfendeur de l'hérésie et du libéralisme, avocat de la sainte Messe traditionnelle, il tenta vainement de convaincre Mgr Lefebvre à déclarer publiquement la position Sede Vacante.

 Il a vécu dans une période apocalyptique pour l'Eglise où les justifications théologiques de la défense de la Foi se mettaient en place. Par sa persévérance et son humilité il est arrivé à trouver les bons arguments, et avec saint Paul, il aurait pu dire "j’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la Foi" (II. Timothée, 4) 

 Dans ce grand combat de l’Eglise qui se prolonge encore, le Père Barbara est pour nous un exemple, il nous montre que l’étude est une force, les arguments de la foi une épée, l’intransigeance un bouclier, et que la charité et l’humilité mènent à la victoire.

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"Dès lors, tous comprendront qu'ils s'appliquent à nous les termes de l'Apôtre : "Tenus pour imposteurs, et pourtant véridiques ; pour gens obscurs nous pourtant si connus ; pour gens qui vont mourir, nous qui sommes vivants... pour affligés, nous qui sommes toujours joyeux... comme ne possédant rien, nous qui possédons tout" ( II Cor I, 9-10). Et en effet, nous sommes véridiques, puisque nous ne voulons d'autre doctrine que celle de l'Eglise sainte, la seule vraie par excellence. Nous sommes vivants, car malgré la dépense d'efforts de tous ceux qui nous haïssent, nous existons encore, nous tenons, par la grâce de Dieu. Nous sommes joyeux, parce que notre conscience est dans la paix, et que notre intelligence est comblée : plus nous allons, plus nous voyons que ce que nous professons est bien conforme à la vérité définie. Pour nous tout est simple. Pour eux, tout est compliqué, obligés qu'ils sont aux acrobaties de l'esprit par lesquelles ils se trompent eux-mêmes. Nous possédons tout, parce qu'en servant le Seigneur et son Eglise, nous avons déjà notre récompense." (Extrait de Ecône point final

Décès du Père Martin STEPANICH

Publié le par Clément LECUYER

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Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis 


 Âge de 97 ans et après 70 ans de prêtrise fidèle à l'enseignement de l'Eglise et à la sainte messe, est décédé le 18 novembre 2012 le Père Martin STEPANICH, OFM.

 perefranciscain.jpgNé en 1915, ordonné le 18 mai 1941, ce Père franciscain américain a constamment dénoncé les erreurs du Concile Vatican II, a rejeté le nouveau missel et a refusé de reconnaître l'autorité des nouveaux occupants du Siège Apostolique. Ancien professeur de théologie dans un séminaire franciscain, il était titulaire d'un doctorat en théologie sacrée. Il est à souligner que le Père Martin Stepanich a rendu son âme à Dieu le jour de la la fête de la Dédicace des Basiliques de Saint Pierre et Saint Paul alors qu'il a toujours défendu la vérité selon laquelle la papauté ne peut jamais être entachée d'une quelconque  trace d'erreur, tout comme elle ne peut pas être l'instrument de blasphème, de sacrilège et d'apostasie.  

 Les publications de ce Père mériteraient d'être connues et publiées en France. C'est avec fougue qu'il a défendu la position du sédévacantisme.

  Que par la miséricorde de Dieu,  son âme repose en paix !

Décès de Don VILLA

Publié le par Clément LECUYER

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 Don Luigi VILLA, connu pour son infatigable combat contre l'infiltration de la franc-maçonnerie au sein de l'Eglise, a rendu son âme à Dieu le 18 novembre, âgé de 94 ans.

 Que son âme repose en paix !
 


Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis

 Don Villa était un fils spirituel de Padre Pio, à partir de duquel, peu de temps avant sa mort, il a eu la tâche de lutter contre les hommes et les idées de la secte infâme (la « Inimica Vis », selon Léon XIII), qui a infiltré la hiérarchie du Vatican.

 Monsieur l’abbé Luigi Villa, était docteur en théologie et Directeur de ‘’Chiesa Viva’’. Né le 3 février 1918, il a été ordonné prêtre en 1942.

 Extrait de sa biographie :

Avant de quitter Bari (1956), l’abbé Berni voulut que l’abbé Villa l’accompagnât à San Giovanni Rotondo. Arrivés sur place, l’abbé Berni lui demanda de l’attendre, tandis qu’il allait à l’hôtel “Santa Maria” commander le déjeuner. L’abbé Villa alla alors prier dans la petite église du Couvent.

L’église était vide et il s’agenouilla dans un des bancs. Tout à coup, il perçut une présence et se retourna. À côté de lui, il y avait un jeune homme, extraordinairement beau qui lui demanda : « Voulez-vous rencontrer Padre Pio ? ». « Non ! » répondit l’abbé Villa, mais l’autre insista : « Allez, allez seulement, Padre Pio vous attend ! ». L’abbé Villa se tourna vers la personne qui venait de lui parler, mais à côté de lui, il n’y avait plus personne. La personne qui avait prononcé ces mots avait disparu !

Alors, il entra dans le couvent et monta vers l’endroit où est la cellule de Padre Pio, il sentit un parfum intense de fleurs et le communiqua à un moine qui passait et qui lui dit : « Bon signe, bon signe ! » ajoutant que Padre Pio serait vite de retour dans sa cellule.

Pendant l’attente, l’abbé Villa écrivit sur un calepin 12 questions qu’il entendait poser au moine. Peu après, il vit s’ouvrir la porte qui était au fond de l’escalier de la sacristie. À peine entré, Padre Pio le regarda (il était au fond du couloir étroit, à une vingtaine de mètres) et dit : « Que faites-vous ici, père Villa ? », puis il s’achemina jusqu’à sa petite chambre, N° 5, où il entra avec les deux médecins qui le suivaient. Mais au bout de quelques minutes, les médecins une fois sortis, Padre Pio appela l’abbé Villa et le fit entrer dans sa cellule. Et là, il répondit aux 12 questions et lui parla pendant plus d’une demi-heure, lui donnant une tâche à accomplir : dédier toute sa vie à défendre l’Église du Christ contre l’œuvre de la Franc-Maçonnerie, surtout ecclésiastique.

L’abbé Villa demeura perplexe et dit : « Mais je ne suis pas préparé pour une telle tâche ; en outre, je devrais être protégé par un évêque. » Padre Pio l’interrompit et lui dit : « Va trouver L’antique petite église de Ste Marie des Grâces du Couvent et l’évêque de Chieti, et il te dira ce qu’il faut faire ». Deux jours plus tard, l’abbé Villa partit de Bari et se rendit chez Mgr Giambattista Bosio. L’évêque lui demanda : « Pourquoi es-tu ici ? ». L’abbé Villa répondit : « Padre Pio m’a dit de venir vous trouver » et lui expliqua les motifs.

À la fin Mgr Bosio lui dit : « C’est impossible parce qu’un évêque n’a d’autorité que dans son diocèse et ton programme est bien plus ample ! De toutes manières, puisque c’est Padre Pio qui te l’a dit, lui que je n’ai jamais vu ni connu, j’irai à Rome pour un éclaircissement ».

En effet, Mgr Bosio se rendit chez le Secrétaire d’État, le cardinal Domenico Tardini pour lui parler de la mission que l’abbé Villa avait reçu de Padre Pio. Le cardinal se montra tout de suite contraire, disant qu’une telle tâche n’était réservée qu’aux hauts niveaux de l’Église et non à un simple prêtre. Toutefois, ayant entendu dire qu’un tel projet venait de Padre Pio, il dit qu’il en parlerait au Saint Père. Ce qu’il fit.

Lorsque Mgr Bosio revint chez le cardinal Tardini, ce dernier lui référa que Pie XII avait approuvé la mission confiée par le Padre Pio à l’abbé Villa, mettant cependant deux conditions : l’abbé Villa devait se licencier en théologie dogmatique et en outre il devait être confié à la direction du card. Alfredo Ottaviani, Préfet du Saint Office, du card. Pietro Parente et du card. Pietro Palazzini.

Ces Cardinaux devaient le guider et le mettre au courant de nombreux secrets de l’Église se rapportant à ce mandat papal. Mgr Bosio transmit à l’abbé Villa les “conditions” de Pie XII, mais pour sa part, il en ajouta une : « J’accepte la charge d’être ton évêque, mais je te dis : n’aie jamais rien à faire avec Montini ! ». Frappé par la dureté de ces paroles, l’abbé Villa demanda : « Mais qui est Montini ? ».

Mgr Bosio répondit : « Je te donne un exemple : je suis de ce côté de la table et toi de l’autre. De ce côté, il y a Mgr Giambattista Montini ; de l’autre, le reste de l’humanité ! ».

Notons que les familles Montini et Bosio étaient toutes les deux résidentes à Concesio (près de Brescia). Donc la famille Bosio connaissait bien Montini.

Après cela, Mgr Bosio, par un décret du 6 mai 1957, incardina secrètement l’abbé Villa dans le diocèse de Chieti.

L’abbé Villa s’inscrivit alors à l’Université de Fribourg en Suisse, où il se “licencia” en théologie en juillet 1963. Par la suite il se licencia à l’Université du Latran, à Rome le 28 avril 1971.

Pendant la seconde moitié de 1963, l’abbé Villa eut la deuxième rencontre avec Padre Pio. À peine il le vit, Padre Pio lui dit :

« Ça fait bien longtemps que je t’attendais ! » et il se plaignit de la lenteur avec laquelle l’abbé Villa procédait dans la mission qui lui avait été confiée. À la fin de la rencontre, Padre Pio embrassa l’abbé Villa et lui dit : « Courage, courage, courage ! parce que l’Église est déjà envahie par la Franc-maçonnerie », ajoutant : « La Franc-maçonnerie est déjà arrivée aux pantoufles du Pape ».

L’abbé Luigi Villa avait ses entrées au Vatican et a été reçu à de nombreuses reprises par Pie XII (puis officieusement disgracié par Paul VI). Pie XII lui fit une totale confiance pour traquer les maçons infiltrés parmi les prélats, mais dès Paul VI tout bascula et la vie de l’abbé Villa devint un parcours du combattant. Paul VI et sa garde rapprochée lui furent totalement hostiles, il dut faire face à des persécutions, calomnies, tentatives d’assassinat…

L’abbé Villa eut toute sa vie l’entier soutien du cardinal Ottaviani, du cardinal de Siri, de Mgr Sorale etc… Les Éditions Saint-Remi ont publié en France certaines ses œuvres.

Et ses livres sont consultables ici en plusieurs langues, dont le français pour certains :
http://chiesaviva.com/

Aux Éditions Saint-Remi :

http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=%201355
http://www.saint-remi.fr/recherche.php?Liste1=1&Liste2=&Liste3=&mot=&aut=VILLA&rechercher.x=33&rechercher.y=12


Source : Radio Cristiandad via catholicapedia

> Communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii sur son site : http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=141

Ordination sacerdotale de l'abbé Nathanaël Steenbergen

Publié le par Clément LECUYER

  Une très belle cérémonie d'ordination a eu lieu à Verrua (en Italie) le 27 septembre 2012. L'abbé Natanaël Steenbergen a été ordonné prêtre par Mgr Stuyver, évêque de l'Institut Mater Boni Consilii. Outre les prêtres de cet institut, étaient aussi présents Mgr Sanborn (USA), l'abbé Joseph Selway (USA), l'abbé Xavier Grossin (Bretagne), le père Joseph-Marie Mercier (Franche-Comté) et l'abbé Floriano Abrahamowicz (Italie).


ordination.jpg

  Deo Gratias ! Prions pour ce nouveau prêtre non una cum et confions-le à Notre Dame du Bon Conseil.
> D'autres photos sur le site de Sodalitium

Prions pour le repos de l'âme de M. l'abbé Paul Schoonbroodt

Publié le par Clément LECUYER

  M. l'abbé Paul Schoonbroodt, prêtre non una cum, décédé samedi dernier, sera enterré demain ; les obsèques seront finalement célébrées, hélas, par son frère, curé conciliaire, qui a reconnu, selon nos informations, agir contre la volonté de son frère qui aurait refusé bien évidemment qu'un prêtre conciliaire célèbre la cérémonie des obsèques. Dans ces circonstances, il va de soi que les catholiques non una cum ne peuvent s'associer à cette cérémonie. Pas d'acte de présence possible : cela serait se moquer du défunt, de la sainte Église et de Notre Seigneur ; le combat n'a pas changé et nous ne trahirons pas ! 

 Une messe de requiem est donc prévue à Bruxelles par Monsieur l'abbé Seuillot, lundi prochain à 9h00:

Chapelle Notre-Dame-du-Rosaire
DROGENBOS (1620) : Rue Longue n°40.
(Sud de Bruxelles, voir le plan sur Google maps)

 

  Voici l'article paru sur un site belge d'informations (Info BRF : http://brf.be/nachrichten/regional/397176/) :

 

Le curé de la paroisse du Sacré-Cœur à Steffeshausen, prêtre traditionaliste fidèle depuis 54 ans aux engagements de son ordination, est mort à l’âge de 79 ans à l’hôpital de Saint-Vith.

L’abbé Paul Schoonbroodt dans son église de SteffeshausenPaul Schoonbroodt, victime fin avril d’un accident de la circulation près de Schweinfurt en Bavière, fut grièvement blessé.

Il était sur le chemin de la maison depuis la République tchèque, quand sa voiture s’est écrasée, pour une cause inconnue encore, sur une autre voiture. Le prêtre se rendait régulièrement en République tchèque en vue de servir une paroisse.

Après l’accident, ce prêtre de 79 ans a été admis dans un hôpital de Schweinfurt ; plus tard, il a été transféré à l’hôpital de Saint-Vith. Il y mourut dans la nuit de samedi 26 mai des séquelles de ses blessures. Après avoir été opéré de la plèvre jeudi 24 mai, il s’avéra qu’une seconde opération de la vésicule était indispensable. Il put se confesser en toute lucidité et recevoir le sacrement d’extrême-onction entre ces deux opérations. Il devait mourir d’une hémorragie interne dans cette seconde opération.

Né à Eupen, Paul Schoonbroodt a été ordonné prêtre en 1958. En 1970, il devint curé de Steffeshausen. Quand il lui a été demandé par le diocèse de Liège, de célébrer la nouvelle liturgie, il a refusé. Il est alors entré en contact avec Mgr Lefebvre et la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.

En 1988, Paul Schoonbroodt a été “excommunié” . Sur la périphérie de Steffeshausen il a fondé, avec des dons venant de toute l’Europe, l’église du Sacré-Cœur, où il continuait de célébrer la liturgie dans le rite traditionnel.

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