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11 articles avec apologetique - defense de la foi

Satan, père du mensonge

Publié le par Clément LECUYER

"Défiez-vous donc avec un grand soin des astuces du père du mensonge. On peut dire que Satan ne ment jamais. Il est le père du mensonge. Il ne ment jamais. Mais il infiltre dans la vérité des choses qui sont l'erreur, de sorte que les gens qui ne sont pas suffisamment avertis, prennent, avec candeur et simplicité, cet ensemble et avalent le poison. Et peu à peu, c'est le poison qui fait son œuvre. Et peu à peu, l'instinct de la foi se perd. Si le "lefebvrisme" continuait une dizaine d'années, je crois que la foi se perdrait. Elle se perdrait puisque, en fait il donne aux gens des idées mêlées d'hérésies. Il faut appeler les choses par leur nom. Celui qui dit des hérésies continuellement, finit par perdre le sens de la foi, la lumière de la foi. Il faut être sur ce point extrêmement vigilant. Cela sort peut-être du rôle normal des laïcs [...] qui n'est pas d'énoncer des précisions doctrinales, des exposés doctrinaux parfaitement achevés. Leur rôle est plutôt de les faire passer dans l'application, c'est vrai ; mais enfin autant qu'il est possible, il faut vous approcher de cette norme, qui est la norme par excellence. C'est là que nous sommes inattaquables.

 Si dans des longs articles, vous glissez quelque chose où il y a une sorte d'emprise de Satan par l'ambiguïté, ou par le fait qu'on passe sous silence des aspects de la vérité qui sont gênants si l'on dit les choses d'une manière telle que les gens risqueraient de ne pas comprendre, par là même vous êtes sous l'emprise de Satan. Vous le laissez en quelque sorte mettre un pied dans la place."

Mgr Guerard des Lauriers, 3 janvier 1988

Le devoir des catholiques : Démasquer d'autorité l'église apparente

Publié le par Clément LECUYER

 Document à lire et à télécharger en format PDF ICI

  _______________

par le Révérend Père Noël BARBARA (1910-2001)  

"On voudrait se redire avec tant de douceur et de justesse les paroles de vérité, les simples paroles de la doctrine surnaturelle apprises au catéchisme, que l'on n'ajoute pas encore au mal mais plutôt que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour, sera guérie; que l'église apparente sera bientôt démasquée d'autorité. Aussitôt elle tombera en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais désavoué d'en haut" (R.P. Calmel, o.p., revue Itinéraires, mai 1973).

 

 Voilà l'espérance que le R.P. Calmel avait au cœur : un jour l'église apparente démasquée d'autorité, tombera en poussière et Rome alors sera guérie.

  Mais l'église apparente ne tombera pas en poussière comme par enchantement. Pour le Révérend Père, cette intruse, qui occupe et occulte l'Eglise réelle, ne tombera en poussière que le jour où elle aura été "démasquée d'autorité". Tant qu'on s'y refusera, aussi longtemps qu'on laissera "son mensonge intrinsèque passer pour la vérité", l'église apparente continuera à prospérer et à occulter l'Eglise réelle "car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais effectivement désavoué d'en haut."

 Pour la doctrine catholique, chaque Eglise particulière se confond avec l'Evêque qui l'incarne et la dirige. L'église apparente de Rome, c'était, hier Paul VI, c'est aujourd'hui Jean-Paul II.

 L'"église apparente" ! C'est celle qui apparaît, celle qui se présente comment étant l'Eglise catholique et que le monde tient pour telle. C'est l'"église conciliaire", l'organisme installé à Rome en lieu et place de l'Eglise véritable. Le Père Calmel l'appelle "église apparente", surtout pour rappeler qu'elle n'est pas l'Eglise et que, n'étant pas l'Eglise du Christ, on ne doit pas les confondre. C'est en cela que consiste son mensonge intrinsèque. 

 Un mensonge, c'est une affirmation contraire à la vérité, dans l'intention de tromper. Le mensonge intrinsèque de l'église apparente, c'est qu'elle se dit l'Eglise de Jésus-Christ et qu'elle passe pour telle aux yeux du monde, alors qu'essentiellement, dans son être même, dans sa réalité profonde, aux yeux de Dieu et au regard de la foi, elle ne l'est pas et ne peut l'être. Le mensonge intrinsèque de l'occupant du Siège de Pierre depuis Vatican II ? c'est qu'il se présente comme étant le Vicaire du Christ et qu'il passe pour tel aux yeux du monde, alors qu'il ne l'est pas et ne peut pas l'être.

  Convaincu que la principale force de l'église apparente lui vient du fait que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, le Révérend Père espère que bientôt elle sera "démasquée d'autorité".    

 L'autorité est une participation du domaine de Dieu sur ses créatures. Lui seul peut l'accorder. "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut", disait Jésus à Pilate. Qui ne comprend dès lors, que Dieu ne peut en aucune façon déléguer ses droits, son pouvoir, son domaine à celui qui dirige l'organisme qui occulte l'Eglise de son Fils et tend à la changer fondamentalement en la prostituant à toutes les fausses religions.

  L'autorité du chef de la nouvelle église est une autorité factice, une autorité d'emprunt, "un masque d'autorité".   

 Le démasquer d'autorité, c'est lui enlever ce masque sous lequel il se cache; c'est le montrer tel qu'il est dans la réalité, devant Dieu, un néant.    

  Démasquer d'autorité l'église apparente, c'est enfin "rappeler à temps et à contretemps, mais toujours en instruisant" (II Tim. IV, 2), en quoi elle n'est pas l'Eglise et ne possède de l'Epouse du Christ que les apparences qu'elle se donne.    

 L'Eglise du Christ, c'est "la Maison de Dieu. C'est la Colonne et le Fondement de la Vérité" (Eph. II, 19. I Tim. III, 15). La nouvelle église n'est rien de tout cela.    

 C'est parce qu'elle n'est rien de tout cela, que l'autorité dont elle se prévaut, n'est qu'un masque derrière lequel elle dissimule sa nullité. Voilà pourquoi le Révérend Père Calmel assure que "démasquée d'autorité, cette église tombera aussitôt en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".    

 Vous avez bien lu, sa force principale, ce qui lui permet de se maintenir, de durer, de continuer à occuper abusivement et d'occulter totalement la véritable Eglise, c'est que "son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".

 Ce mensonge intrinsèque de l'église apparente constitue une véritable imposture, une mystification sans précédent. Voilà plus de vingt cinq ans qu'il dure, voilà plus d'un quart de siècle que l'église apparente occulte l'Eglise réelle et trompe le monde entier. Un quart de siècle durant lequel cette effrontée, sans se gêner, trafique ouvertement la doctrine. Il n'est pas d'hérétique qu'elle n'ait excusé, pas de dogme dont elle ne remette en question la vérité définitive. Dans son cynisme, elle prend plaisir à s'humilier institutionnellement devant les pires ennemis du Seigneur, leur demandant publiquement pardon pour tous les crimes dont elle se reconnaît coupable depuis sa fondation. Enfin, comble de scélératesse, voilà plus d'un quart de siècle que cette impudente a si complètement médusé les meilleurs fils de l'Eglise, qu'elle est arrivée à faire commettre tous ses sacrilèges, toutes ses veuleries, par des âmes consacrées ! Comment expliquer ce mystère d'iniquité ?

 Commentant l'Evangile de saint Matthieu (XXIV, 15-35), qui annonce  justement ce mystère d'iniquité, l'"abomination de la désolation établie dans le lieu saint", saint Jérôme déclare : "Par l'abomination de la désolation, on peut aussi comprendre la corruption du dogme. Lorsque nous l'aurons vue établie dans le lieu saint, c'est-à-dire dans l'Eglise..." (Bréviaire romain, Leçon VII, XXIV° dim. après la Pent.). 

 Ce mensonge intrinsèque perdure, cette corruption du dogme dans l'Eglise continue, le Père nous a dit le pourquoi : parce que jamais il n'a été "effectivement désavoué d'en haut". Le jour où il le sera, l'église apparente s'écroulera, elle tombera en poussière.

 Mais, penseront certains, n'a-t-il pas déjà été désavoué ? Ne l'avez-vous pas dénoncé, vous, Père Barbara, dans vos sermons du dimanche, dans vos conférences, dans votre revue, dans la presse internationale, à la radio et jusqu'à Rome ? et Mgr Lefebvre, avec les prêtres de sa Fraternité, et tous ceux qui soutiennent dans leur combat ne l'ont-ils pas dénoncé aussi ? L'église apparente n'est pas tombée en poussière pour autant; elle occupte toujours la véritable Eglise, se faisant passer pour l'Epouse, et son chef se pare, plus que jamais, de l'Autorité de Pierre.  

 Oui, ayant compris l'imposture de l'église apparente, Dieu m'a fait la grâce de la dénoncer jusqu'à Rome1.  Mais, simple prêtre, ma dénonciation n'était pas un "désaveu d'en haut".  Seuls, les successeurs des Apôtres, les Evêques, détiennent cette Autorité. Ils peuvent seuls "désavouer d'en haut" le mensonge intrinsèque de l'église apparente et de son chef. Malheureusement, à ce jour, ni Mgr Lefebvre, ni Mgr Castro Mayer, ni aucun prélat catholique ne l'ont encore fait.

 Sans doute, Mgr Lefebvre et ceux qui le soutiennent ont vivement attaqué l'église apparente et continuent lui résister publiquement. Mais jamais ils n'ont accepté de la "démasquer d'autorité". Que dis-je ! Non seulement ils ne l'ont pas démasquée d'autorité, mais, sur ce point précis, Mgr Lefebvre lui a apporté le concours inespéré que cette intruse pouvait attendre de ses meilleurs auxiliaires, il a reconnu son autorité et a pris publiquement son parti. Bien mieux, il a fait savoir qu'il se séparait de ceux qui niaient toute validité à la synaxe de l'église apparente, ou qui refusaient de célébrer la messe catholique "una cum", en union avec Jean-Paul II, le chef de l'église apparente.

 Oui, Mgr Lefebvre a fait cela. Il l'a fait dans une déclaration officielle qu'il a diffusée autant qu'il a pu2et son successeur à la tête de ladite Fraternité, l'abbé Franz Schmidberger, a renouvelé cette même déclaration fratricide et ne l'a jamais rapportée.

 Lorsque le R.P. Calmel voulait "que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour sera guérie; que l'église apparente tombera en poussière", il ne pensait, ni ne disait, que cela arriverait à condition de résister et d'oser braver publiquement les autorités installées. Mieux que nous il savait, car il l'avait appris et ne l'avait pas oublié, que jamais la révélation n'avait enseigné pareil scandale. Ils avait trop bien que "toute autorité venant de Dieu, résister aux autorités, c'est résister à Dieu qui les a établies, et c'est attirer sur soi la condamnation" (Rom. XII, 1-2). 

 Mais il savait aussi que les loups excellent à se couvrir de vêtement des brebis. Voilà pourquoi il affirmait que Rome ne sera guérie que le jour où l'ont aura arraché au loup la peau de brebis, le jour où le mensonge intrinsèque de l'église apparente aura été désavoué d'en haut. Ce jour-là, oui, l'intruse  tombera en poussière. Mais ce jour-là n'est pas encore arrivé.

 Quels qu'aient été les mérites de Mgr Lefebvre et la vénération que l'on peut, à juste titre, avoir pour lui, tout cela ne change pas la réalité, et la réalité est que cet Evêque, à qui Dieu avait accordé la grâce de comprendre l'imposture de l'église apparente, ne l'a jamais démasquée d'autorité, pas plus du reste qu'il n'a démasqué son chef, Jean-Paul II.   

 Car, ne nous trompons pas, démasquer d'autorité l'église apparente, c'est d'abord et surtout démasquer d'autorité son chef, Jean-Paul II; c'est lui enlever le vêtement blanc de la brebis, pour qu'apparaisse le loup rapace que ce vêtement dissimule (Mt. VII, 15). C'est expliquer et proclamer que l'autorité de Paul VI, hier, de Jean-Paul II [et de Benoît XVI aujourd'hui, N.D.R]  est une autorité factice, une autorité usurpée. C'est faire comprendre que les "papes" de Vatican II n'ont du pape que l'apparence que leur donnent leur élection et leur installation matérielle sur le Siège de Pierre. en fait, devant Dieu, ils n'ont pas d'autorité. Et ils n'en ont pas parce qu'ils ne sont pas les Vicaires du Christ, eux qui n'ont pas la foi catholique.  Comment l'auraient-ils, alors qu'ils enseignent effrontément des erreurs condamnées par l'Eglise, qu'ils honorent ses pires ennemis et se prostituent à eux.

 Ce n'est que dans la mesure où un vrai successeur des Apôtres fera comprendre aux fidèles que le "pape" de l'église apparente n'est pas le Vicaire du Christ, que le Christ ne l'a pas revêtu de son Autorité, qu'on l'aura démasqué d'autorité. Alors, oui, soyons-en assurés, nous verrons se réaliser la prédiction du Père Calmel. Démasqués d'autorité, désavoués d'en haut, l'église apparente et son chef tomberont en poussière et la Rome éternelle retrouvera sa splendeur.

 

"La force des méchants provient surtout de la couardise des bons."  (Saint Pie X)

 Qui doivent démasquer d'autorité l'église apparente et son chef actuel [du temps du Père Barbara, N.D.R.], Jean-Paul II ?

 

 Le doivent, tous ceux qui aiment l'Eglise autrement qu'en paroles. Quand une mère est outragée, tous ses enfants bien-nés se lèvent pour la défendre. En tout premier lieu, les aînés. Possédant la force, ils s'exposeront pour chasser l'impudent qui ose outrager leur mère. Mais les plus petits, ceux qui n'ont encore aucune force pour repousser l'agresseur, ne l'abandonnent pas pour autant. Au risque de recevoir quelque mauvais coup, ils s'agrippent à leur maman et, par leurs pleurs et leurs cris, cherchent à la consoler tout en manifestant la haine qu'ils ont pour son agresseur.

 Quand il s'agit de l'Eglise, les premiers qui doivent voler à son secours pour démasquer d'autorité l'intruse et son chef, ce sont les Evêques. Eux sont Juges de la foi. L'autorité de leur épiscopat leur permet de démasquer d'en haut.    

 Mais, demanderont certains, dans la crise actuelle, alors que tous les Evêques semblent avoir adopté les réformes de ce maudit concile, se peut-il qu'il y en ait parmi eux qui soient encore catholiques ?

 Jésus nous en a donné l'assurance, les Portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre son Eglise bâtie sur Pierre. Cette promesse nous garantit du même coup que, jusqu'à la fin des temps, il y aura des Evêques catholiques3 ; il y en a donc présentement. En effet, la véritable Eglise n'existerait plus, s'il n'y avait plus aucun Evêque catholique résidentiel.

 Puisqu'ils existent, où trouver ces perles rares ? En pays de mission ? Dans quel diocèse perdu ?

 Du moment que la foi nous garantit leur existence, il y a un grave devoir, pour tous ceux qui vivent de cette vertu et qui aiment vraiment l'Eglise, de prier, de s'imposer des sacrifice4 et de faire célébrer des saintes Messes5, afin que cet ou ces Evêques toujours catholiques se lèvent pour démasquer d'autorité les "papes" de Vatican II.

 Quant aux Evêques encore catholiques, qu'ils méditent , en saint Matthieu (XXV, 34-46), la parabole du jugement et qu'ils songent à la récompense ou au terrible châtiment qui les attend. Si Jésus tient pour fait à lui-même le plus petit service rendu à l'un quelconque de ses frères, combien plus appréciera-t-il ce qui aura été fait ou refusé à son Eglise, cette sainte Epouse, chair de sa chair, qu'il s'est acquis se au pris de tout son sang ! "Bon et fidèle serviteur, viens; entre dans la joie de ton Seigneur, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu t'es compromis pour me libérer" ou "retire-toi de moi, maudit, vas au feu éternel, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu as refusé de te compromettre pour me libérer"

 

  "Seigneur, nous Vous en supplions, faites paraître votre puissance et venez. Que votre grande force nous secoure, afin que, avec l'aide de votre grâce et par votre indulgente miséricorde, soit hâtée la libération de votre Sainte Eglise, que retardent nos péchés" (D'après l'oraison du IV° dim. de l'Avent).

_________________

 

> Extrait du dernier chapitre du livre du R.P Barbara La Bergerie du Christ et le loup dans la Bergerie, 1995.
Les publications du Père Barbara et notamment les numéros de la revue Forts dans la Foi (du moins ceux qui ne sont pas complètement épuisés) sont toujours disponibles à l'adresse suivante :
Association Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours

 

Notes de bas de page :

1 Le 19 novembre 1976, j'ai tenu à Rome une conférence de presse internationale au cours de laquelle j'ai dénoncé l'hérésie, le schisme et l'apostasie de Paul VI. Le lendemain, plus de dix neuf quotidiens italiens en ont rendu compte, certains, en première page et sur plusieurs colonnes (Voir en annexe)

2 Position de Mgr Lefebvre sur la nouvelle messe et le pape. « Mgr Lefebvre nous demande de faire connaître la synthèse de sa position sur ce qu'il a écrit et dit au sujet de deux problèmes qui agitent les consciences des catholiques fidèles à la Tradition, la validité du n. o. m. et l'existence actuelle d'un pape... En conséquence, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X des pères, des frères, des sœurs, des oblates ne peut tolérer dans son sein des membres qui refusent de prier pour le pape et qui affirment que toutes les messes du nouvel ordo missae sont invalides. » Fideliter n° 13, février 1980, d'après Cor unum, novembre 1979.

Cette déclaration, reproduite dans tous les bulletins de la Fraternité et des chapelles qui sont dans sa mouvance, a été éditée en tract et distribuée en son temps à plus de dix mille exemplaires, rien qu'à Saint Nicolas du Chardonnet.

3 Il n'est pas interdit de penser que Dieu a pu permettre que certains Evêques aient accepté les nouveautés dans l'ignorance invincible des changements de doctrine que ces nouveautés comportaient. Quand on se souvient du scandale, au sens théologique du terme, donné par Paul VI, cette supposition n 'est plus chimérique. En effet, c'est Paul VI, qui passait alors de tous pour le Vicaire du Christ, qui a entraîné les Evêques hésitants à accepter les nouveautés conciliaires. Au lieu de confirmer ses frères dans la foi, c'est lui qui les a entraînés dans l'erreur. Par ailleurs, les Evêques qui menaient la subversion durant ce concile étaient très actifs, très influents et très généreux avec les Evêques du tiers monde. Ces mêmes Evêques accréditaient tous les "experts" et les "compères" et organisaient de multiples conférences, qui étaient, pour la majorité des Pères conciliaires, de véritables lavages de cerveaux. Bien des Chefs de diocèses, plus apôtres que théologiens, se sont facilement laissés convaincre que la foi n'étaient pas changée par les nouveautés. Celles-ci n'étaient, on le leur disait et ils le croyaient, que dans la présentation. Le "bon Pape Jean" l'avait assuré, il s'agissait là, non pas d'un changement dans la doctrine, mais d'un simple "aggiornamento". Et comme celui qu'ils croyaient être le gardien de la foi était là, ces Evêques ne pouvaient pas imaginer que c'était lui qui les entraînait dans l'erreur. Dans ces conditions, alors que la plupart des Pères conciliaires ont été abusés, il n'est pas chimérique de penser que certains aient pu l'être de bonne foi. De ce fait, ils ne seraient dans l'hérésie que matériellement et n'auraient encouru aucune censure.

4 Parmi les sacrifices les plus agréables au Seigneur pour qu'un ou des Evêques se lèvent, il y a surtout ceux que l'on s'impose pour assister à une Messe vraiment catholique, une Messe non souillée par la célébration « una cum l'imposteur ».

5 Dans la chapelle de Tours, après chaque Messe, le célébrant fait suivre les prières prescrites par le Pape Léon XIII d'une triple invocation que les fidèles répètent : « Mon Dieu, donnez-nous des prêtres. Mon Dieu donnez-nous des Evêques. Mon Dieu donnez-nous un Pape ». De plus, chaque mois, ils se cotisent pour faire célébrer une neuvaine de Messes à cette même intention.

Qui fait partie de l'Eglise ?

Publié le par Clément LECUYER

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"Hors de l'Eglise, point de salut" proclame et enseigne l'Eglise catholique. Ce dogme est attaqué depuis longtemps par toutes sortes d'hérésies. On peut penser bien sûr à l'indifférentisme et à l'oecuménisme modernes. Mais d'autres graves erreurs existent concernant  ce principe de foi. Il est donc utile de relire certains textes d'explications que nous offrent de savants auteurs catholiques.

 Ainsi, pour être sauvé, il faut appartenir à l'Église. Or, de quelles façons peut-on appartenir à l'Eglise ? Qui en fait partie et qui en est exclu ? Autant de questions importantes dont il faut apporter des réponses catholiques.

Comme de bons chrétiens, en cas de doute ou d'interrogations, ayons en premier lieu le réflexe de consulter le Catéchisme de notre enfance, celui écrit par le Pape saint Pie X :
 

Dites précisément ce qui est nécessaire pour être membre de l’Église ?   
Pour être membre de l’Église, il est nécessaire d’être baptisé, de croire et professer la doctrine de Jésus-Christ, de participer aux mêmes sacrements, de reconnaître le Pape et les autres Pasteurs légitimes de l’Église.

Le Baptême est-il nécessaire pour être sauvé ?
Le Baptême est absolument nécessaire pour être sauvé, car le Seigneur a dit expressément: «Celui qui ne renaîtra pas dans l’eau et le Saint-Esprit ne pourra entrer dans le royaume des cieux».

Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?
Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle «Baptême de sang», ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle «Baptême de désir».

Comment est constituée l’Église de Jésus-Christ ?
L’Église de Jésus-Christ est constituée comme une société vraie et parfaite. En elle, comme dans une personne morale, on peut distinguer un corps et une âme.

En quoi consiste l’âme de l’Église ?
L’âme de l’Église consiste en ce qu’elle a d’intérieur et de spirituel, c’est-à-dire la foi, l’espérance, la charité, les dons de la grâce et de l’Esprit Saint et tous les trésors célestes qui en sont dérivés par les mérites du Christ Rédempteur et des Saints.

Et le corps de l’Église, en quoi consiste-t-il ?
Le corps de l’Église consiste en ce qu’elle a de visible et d’extérieur, comme l’association de ses fidèles, son culte, son ministère d’enseignement, son organisation extérieure et son gouvernement.

Suffit-il pour être sauvé d’être un membre quelconque de l’Église catholique ?
Non, il ne suffit pas pour être sauvé d’être un membre quelconque de l’Église catholique, il faut en être un membre vivant. 

Quels sont les membres vivants de l’Église ?
Les membres vivants de l’Église sont tous les justes et eux seuls, c’est-à-dire ceux qui sont actuellement en état de grâce. 

Et quels en sont les membres morts ?
Les membres morts de l’Église sont les fidèles qui se trouvent en état de péché mortel. 

Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Église, pourrait-il être sauvé ?
Celui qui, se trouvant hors de l’Église sans qu’il y ait de sa faute ou de bonne foi, aurait reçu le Baptême ou en aurait le désir au moins implicite ; qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Église, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut. 

Et celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait-il sauvé ?
Celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait un membre mort de l’Église et, par suite, ne serait pas sauvé, parce que pour le salut d’un adulte il faut non seulement le Baptême et la foi, mais encore les œuvres conformes à la foi.


Tout cela est très clair. Le Pape Pie IX disait de même en 1863 :

"Nous devons de nouveau rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique.

Nous savons et vous savez que ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa souveraine bonté et clémence, que celui qui n’est pas coupable de faute volontaire soit puni par les supplices éternels.

Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Église catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Église, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne." (Encyclique Quanto conficiamur mœror)

Lisons Mgr Thomas Gousset, archevêque de Reims, créé cardinal par le Pape Pie IX en 1850 pour la solidité de sa doctrine et ses nombreux travaux théologiques, explique tout ceci :

 

«  On considère l'Église comme un tout, comme une personne morale qui se compose d'un corps et d'une âme; d'un corps, qui est la société extérieure des fidèles; d'une âme, qui n'est autre chose que les dons intérieurs du Saint-Esprit: la foi, l'espérance et la charité. Or, on peut appartenir au corps sans appartenir à l'âme, comme on peut appartenir à l'âme sans appartenir au corps de l'Église. Le juste qui professe la foi catholique appartient au corps et à l'âme de l'Église; le fidèle qui a la même foi, sans être en état de grâce, n'appartient présentement qu'au corps de l'Église; le catéchumène qui reçoit le don de la charité parfaite avant le baptême appartient à l'âme, quoiqu'il n'appartienne pas encore réellement au corps de l'Église.

Les enfants des hérétiques et des schismatiques, qui ont été baptisés suivant le rit prescrit par Jésus-Christ, appartiennent également à l'âme de l'Église, tandis qu'ils conservent l'innocence baptismale. Il en est de même des adultes qui, ayant été élevés dans l'hérésie ou dans le schisme, y ont persévéré de bonne foi, sans penser à l'obligation de chercher à connaître la vérité : si, étant tombés dans le péché après le baptême, ils se sont excités à la contrition parfaite, ils appartiennent à l'âme de l'Église; et s'ils conservent la grâce de la justification, ils seront sauvés; ils le seront, non hors de l'Église, mais dans l'Église, à laquelle ils appartiennent, quant à l'âme, par la grâce sanctifiante, et même, jusqu'à un certain point, quant au corps, par le désir implicite de s'y réunir, étant disposés à faire en tout la volonté de Dieu et à renoncer à l'erreur, s'ils connaissaient la vérité.» (Théologie dogmatique ou exposition des preuves et des dogmes de la Religion, Mgr Thomas Gousset, 1861)


 Prions les âmes du purgatoire pour la conversion des pêcheurs !

Uniquement les catholiques sont chrétiens

Publié le par Clément LECUYER

 Même chez les catholiques, nombreuses sont les personnes qui pensent que des non-catholiques peuvent être chrétiens. Ainsi, protestants, luthériens, orthodoxes... seraient eux-aussi chrétiens puisqu'ils croient en Jésus-Christ. Le catholicisme serait donc une branche du christianisme tout comme le serait le protestantisme. Cette vision est absolument fausse car seuls les catholiques sont des chrétiens.

la-ou-est-le-christ.jpg
"Là où est le Christ, là est l’Église catholique"
  (Saint Ignace d'Antioche, Ép. ad Smyr. § 8)

 A contrario, là où n'est pas l'Eglise catholique, là n'est pas le Christ....

- Grand catéchisme de saint Pie X :

Quel est le vrai chrétien ?
Le vrai chrétien est celui qui est baptisé, qui croit et professe la doctrine chrétienne et obéit aux pasteurs légitimes de l’Église

Qu’est-ce que la doctrine chrétienne ?
La doctrine chrétienne est la doctrine que Jésus-Christ Notre Seigneur nous a enseignée pour nous montrer la voie du salut.

- Mgr de Ségur, citant Bossuet :

"Le seul moyen d’être chrétien, c’est d’être catholique, c’est-à-dire d’appartenir non seulement par les sympathies et par les croyances, mais encore par la pratique ouverte et publique, à l’Eglise catholique, à l’Eglise gouvernée par le pape, au seul vrai bercail de Jésus-Christ.
Il n’y a jamais eu et il ne peut y avoir qu’un seul christianisme. Si le protestantisme était le christianisme, le catholicisme ne le serait point.
Ce n’est point ici une question de forme, mais bien une question de fond. L’institution de Jésus-Christ ne peut être soumise aux caprices de personnes, et le protestant qui se forge un christianisme à sa fantaisie n’a pas le vrai christianisme, le christianisme que Notre-Seigneur a apporté au monde et dont il a confié le dépôt et la diffusion à l’Eglise.
On a fait de nos jours un étrange abus de ce glorieux nom de chrétien. Depuis le protestant qui professe ou rejette à sa guise la divinité du Christ, jusqu’au socialiste qui ne voit la liberté que dans l’anéantissement de l’Eglise, toute la foule des hérétiques et des révolutionnaires fait parade de christianisme, mais quel christianisme !
Être chrétien, c’est être catholique; hors de là, on peut être luthérien, calviniste, mahométan, mormon, libre penseur, bouddhiste, mais on n’est pas, on ne peut pas être chrétien."

Mgr de Ségur - Causeries sur le protestantisme d’aujourd’hui - 1894

Sur la résistance des catholiques face aux ennemis de l'Eglise

Publié le par Clément LECUYER

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"Il en est qui pensent qu'il n'est pas opportun de résister de front à l'iniquité puissante et dominante, de peur, disent-ils, que la lutte n'exaspère davantage les méchants. De tels hommes sont-ils pour ou contre l'Eglise ? On ne saurait le dire. Car, d'une part, ils prétendent professer la doctrine catholique, mais, en même temps, ils voudraient que l'Eglise laissât libre cours à certaines théories qui lui sont contraires. Ils gémissent de la perte de la foi et de la perversion des moeurs; mais, à de tels maux, ils n'ont aucun souci d'apporter aucun remède, et même il n'est pas rare qu'ils en augmentent l'intensité, soit par une indulgence excessive, soit par une pernicieuse dissimulation. Ils ne permettent à personne d'élever des doutes sur leur dévouement au Siège Apostolique, mais ils ont toujours quelques reproches à formuler contre le Pontife Romain.

La prudence de ces hommes est bien celle que l'apôtre saint Paul appelle sagesse de la chair et mort de l'âme, parce qu'elle n'est pas et ne peut pas être soumise à la loi de Dieu. Rien n'est moins propre à diminuer les maux qu'une semblable prudence. En effet, le dessein arrêté des ennemis, et beaucoup d'entre eux ne craignent pas de s'en expliquer et de s'en glorifier ouvertement, c'est d'opprimer la religion catholique, la seule véritable. Pour réaliser un tel dessein, il n'est rien qu'ils n'osent tenter. Car ils savent très bien que, plus ils feront trembler leurs adversaires, et plus ils auront de facilités pour exécuter leurs perverses entreprises. Par conséquent, ceux qui aiment la prudence de la chair et qui font semblant d'ignorer que tout chrétien doit être un vaillant soldat du Christ, ceux qui prétendent obtenir les récompenses promises aux vainqueurs en vivant comme des lâches et en s'abstenant de prendre part au combat, ceux-là, non seulement ne sont pas capables d'arrêter l'invasion de l'armée des méchants, mais ils secondent ses progrès.

Refuser de combattre pour Jésus-Christ, c'est combattre contre lui. Il l'a nettement proclamé : il reniera aux cieux devant son Père ceux qui auront refusé de le confesser sur la terre."

Extrait de l'encyclique Sapientiae christianae, 1890

L'Eglise est un navire qui vivifie le monde

Publié le par Clément LECUYER

  Reprenant une expression métaphorique de George Tyrrell (protestant converti au catholisme, moderniste, excommunié en 1907),  Jean XXIII appelait en 1962 à "ouvrir les fenêtres [de l'Eglise] sur le monde moderne pour laisser entrer l’air frais", comme si l'Eglise - vivifiée par le Saint-Esprit - s'était asphyxiée et pouvait intoxiquer les fidèles ! N'est-ce pas le comble de l'abomination que de déclarer que c'est Elle, l'Eglise, qui doit recevoir l'oxygène de ce monde qui est "sous la puissance du diable" (Jean I, 5 : 19).

 Saint Maxime de Turin (Evêque du V° siècle) :

« Vous voyez donc que ce navire n'a pas été confié à Pierre pour qu'il périsse; ce navire c'est l'Eglise, gouvernée par Jésus-Christ. L'Église, en effet, est un navire qui ne tue point, mais qui vivifie ceux qui s'y embarquent, après avoir échappé aux tempêtes du monde, comparées aux flots de la mer; car si ceux qui montent les barques de pêche blessent et font prisonniers les poissons tirés de l'abîme, le navire de l'Eglise donne la vie à ceux qu'elle reçoit, échappés à la tourmente. Je dis que l'Eglise leur donne la vie, les vivifie, comme s'ils étaient morts. Vivifier est en effet l'expression propre, parce que celui-là seul peut être vivifié , qui auparavant était privé de la vie.»  (Hom. CVIII in ch. IX Matt., p. 357)


 Se basant notamment sur l'Evangile (Mt VIII, 23-27), les saints Pères comparent souvent l'Eglise à un navire.

Tertullien, Père de l'Eglise :

«La barque est la figure de l’Eglise parce que, voguant sur la mer, dest-à-dire le monde, elle est bullottée par les vagues, dest-à-dire les persécutions et les tentations; cependant le Seigneur reste comme endormi, jusqu'à ce que à la fin il se laisse toucher par les prières des saints. ll commande au monde et rétablit la tranquillité de lfEglise. » (De bapt., 1214-A)


Saint Hilaire, docteur et Père de l'Eglise :

« L'Église est comme un navire, et c'est ainsi qu'elle est désignée en divers endroits; ce navire, qui a pris à bord des passagers des nations et des races les plus diverses, est exposé à tous les courants, à tous les vents, à toutes les commotions de l'abîme. C'est ainsi que l’Eglise est en butte aux attaques du monde et des esprits malins. Nous devons nous mettre devant les yeux ces dangers de toute espèce, lorsque nous nous embarquons dans le navire de Jésus-Christ, qui est l’Eglise, et savoir que nous serons harcelés par les vents et les flots.» (Comment. in Matth., VII, 9)   

Hellfest : Neuvaine d'exorcismes contre le culte public de Satan

Publié le par Clément LECUYER

    Comme vous le savez peut-être, le Hellfest se tiendra comme les autres années à Clisson du 17 au 19 juin prochain. Le Hellfest (festival de l'enfer) est un "festival" ouvertement sataniste de "musique" rock-métal  extrême, véhiculant des messages absolument violents, blasphématoires et choquants à contre de la religion catholique et de la morale.

  L'association Civitas diffuse en ce moment des documents que l'on peut signer et qu'elle envoie aux pouvoirs publics et aux collectivités locales pour protester contre ce rassemblement qui s'affiche ouvertement christianophobe. Il s'avère que ce rassemblement est en partie financé par des collectivités territoriales (nos impôts) ! Par exemple, en 2010, une subvention de 18000 € a été attribuée par le conseil général du département. 

  Utilisant les armes que la Sainte Eglise nous a données, nous organisons donc une neuvaine d'exorcismes de Léon XIII à partir du jeudi 9 juin pour terminer le 17 premier jour de ce rassemblement luciférien.

  Nous invitons tous nos lecteurs à faire passer ce message et à s'associer à cette action pour contre-attaquer les forces de l'enfer !

  Nous rappelons que le Pape Léon XIII a rédigé un exorcisme spécialement pour les fidèles catholiques du monde entier.

  Mgr Auguste Saudreau en 1921 :

"Les exorcismes publiés par ordre de Léon XIII, que les âmes pieuses récitent soit pour les besoins de l’Eglise, soit pour être délivrées des tentations, peuvent servir très utilement contre les vexations diaboliques. Il convient de les faire réciter à celui que l’on soupçonne d’être victime de l’ennemi infernal, et aussi de les réciter avec lui. Il est tout à fait licite d’agir de la sorte. L'exorcisme ou adjuration (les deux mots sont synonymes) est un acte de la vertu de religion, par lequel on commande au démon, au nom de Dieu, de cesser de torturer ses victimes ; à ces ordres, on ajoute des prières pour obtenir de Dieu qu’il empêche les démons de nuire. Ce n’est pas un acte de juridiction ecclésiastique, L’Eglise qui n’a même pas de juridiction sur les âmes du Purgatoire, à plus forte raison, n’en a jamais eu sur les démons et les damnés, c’est un hommage rendu à la puissance de Dieu. Aussi est-ce en traitant de la vertu de religion que les théologiens parlent de l'exorcisme. Tous, sans exception, déclarent que cette adjuration faite au démon, tant qu’elle se fait d’une manière privée, est permise à tous. Les laïcs, eux aussi, bien qu’ils ne puissent commander au démon comme représentants de l’Eglise, peuvent l’adjurer au nom de Dieu de laisser en paix sa victime, et même rien ne les empêche de se servir des prières usitées par l’Eglise, en cas de probabilité d’infestation diabolique.

Cependant, le Code de Droit Canon obligeant à recourir à l’évêque avant de procéder à des exorcismes, il ne faudrait pas sans autorisation spéciale faire des exorcismes officiels, c’est-à-dire réciter sur le patient, en se revêtant du surplis et de l’étole, les prières marquées au Rituel. Mais rien n’empêcherait de réciter à distance ces prières…" (L’état mystique et les faits extraordinaires de la vie spirituelle, chapitre 23, n°2, Editions Brunet, Arras, 1921).

Mgr Guerard des Lauriers :

"Cette prière, composée par le Pape LÉON XIII, d'après le formulaire des Exorcismes du Rituel Romain devrait être récitée fréquemment par tous, en public comme en privé, pour mettre en fuite les démons, diminuer leur action perverse sur les pécheurs, préserver l'Eglise, la Patrie et les familles de grands maux [...]  Les fidèles doivent, plus que jamais le réciter, mieux que cela : le prier. Ils seront, comme je l'ai été moi-même, confirmés dans cette pratique et divinement consolés, en revenant à la source, et à la Vérité."

 Texte de l'exorcisme ici (à partir de la 4° page) 

>  Cette courte prière de Saint Michel Archange peut être bien sûr récitée  :

"Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant; et vous, Prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui errent dans le monde en vu de perdre les âmes. Ainsi soit-il."

> Autre prière à Notre Dame :

MARIE-ecrase-le-serpent

"Auguste Reine des cieux, souveraine maîtresse des Anges,

Vous, qui dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan,
Nous vous le demandons humblement,

Envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres, et par votre puissance,
Elles poursuivent les démons, les combattent partout, Répriment leur audace, et les refoulent dans l'abîme.
Qui est comme Dieu ?
O bonne et rendre mère, Vous serez toujours notre Amour et notre espérance.
O Divine Mère, Envoyez les Saints Anges pour nous défendre, Et repousser loin de nous le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges, Défendez-nous, gardez-nous."

Prière donnée par Notre Dame Reine des Anges au Père Louis-Edouard Cestac, à Bayonne le 13 janvier 1864.
Cette prière authentique indulgenciée par St Pie X, pour 300 jours d'indulgence, une fois par jour (par int. de SS. Pie X. 8 juillet 1908).

  "Âmes dévouées à la Très Sainte Mère de Dieu et à la sainte Eglise, récitez cette prière chaque jour. Dans les cas difficiles, récitez-la aussi neuf fois de suite, en neuvaine pour les neuf cœurs des Anges, faites reproduire cette humble prière qui est un très puissant exorcisme, et répandez-la à profusion autour de vous et par toute la terre".]

Tota pulcra es Maria !

Publié le par Clément LECUYER

 

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"Vous êtes toute belle, ô Marie, et la tâche originelle n'est pas en vous."
(Tota pulchra es : Alleluia de la Messe du 8 décembre)

   C'est le 8 Décembre 1854 que le pape Pie IX promulgue la déclaration suivante :

    "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles.    

   C’est pourquoi, s’il en était, ce qu’à Dieu ne plaise, qui eussent la présomption d’avoir des sentiments contraires à ce que nous venons de définir, qu’ils sachent clairement  qu’ils se condamnent eux-mêmes par leur propre jugement, qu’ils ont fait naufrage dans la foi et se sont séparés de l’unité de l’Eglise, et que de plus, par le fait même, ils encourent les peines portées par le droit s’ils osent manifester par parole, par écrit ou par quelques signes extérieurs, ce qu’ils pensent intérieurement. " (Bulle Ineffabilis Deus)

 Pie IX mettait donc fin solennellement et vigoureusement à une controverse qui agitait l’Eglise depuis au moins dix siècles.

 Mais la réalité du dogme a été admise et célébrée bien avant la promulgation du dogme officiel par Pie IX:

- En 1617, Paul V interdisait d’exprimer en public une opinion contraire à l’Immaculée Conception.
- En 1622, Grégoire XV interdisait d’écrire en privé une opinion contraire à l’Immaculée Conception.
- Le pape Alexandre VII publiait ensuite ce bref :

"Ancienne est la piété des fidèles du Christ à l’égard de la Bienheureuse Vierge Marie sa mère, qui pensent que son âme, au premier instant de sa création et de son infusion dans le corps a été par une grâce et une faveur spéciales de Dieu, en considération des mérites de Jésus-Christ son fils, Rédempteur du genre humain, pleinement préservée intacte de la tache du péché originel, et qui, dans cet esprit, honorent et célèbrent solennellement la fête de sa conception. Leur nombre s’est accru… au point que presque tous les catholiques l’ont adoptée.
   Nous renouvelons les constitutions et décrets publiés par les Pontifes romains… en faveur de la croyance tenant que l’âme de la bienheureuse Vierge Marie a été, au moment de sa création et de son infusion dans le corps, ornée de la grâce du Saint Esprit et préservée du péché originel" (Bref Sollicitudo Ecclesiarum)


L’Immaculée Conception par Francisco de Zurbarán (Madrid, musée du Prado)

- En 1708, Clément XI instituait le 8 décembre la fête de l’Immaculée Conception pour l’Eglise universelle.

L’Euthanasie, culture de mort

Publié le par Clément LECUYER

 Alors que le Parlement est entrain de réviser la loi de bioéthique et pourrait légaliser l'euthanasie dans notre pays, c'est bien volontiers que nous reprenons une petite synthèse de France Jeunesse Civitas de Bordeaux que nous a envoyée un lecteur. 

Consulter le document PDF

 NDLR : Dans ce présent document est cité Jean-Paul II. Il va de soi que nous ne reconnaissons pas ce funeste personnage comme Vicaire du Christ.

Pie XII aux jeunes : "Ne soyez donc pas une jeunesse molle"

Publié le par Clément LECUYER

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 Voici un extrait du discours du Pape Pie XII adressé aux jeunes catholiques en 1957  : 

"Un dernier mot, chers fils. Faites que la vérité connue et possédée devienne une règle de vie et d'action. Rendez-vous par elle libres de passions et de préjugés. Par elle croissez dans le Christ. Veritatem facientes in caritate, crescamus in illo per omnia qui est caput Christus (Eph. iv, 15).

 Le monde entend passer une voix de renaissance, un cri de réveil : ce sera le réveil chrétien. Vous voulez — Nous le disions au début — construire du nouveau sur les ruines accumulées par ceux qui préférèrent l'erreur à la vérité. Le monde devra être reconstruit en Jésus.

 Que ceux qui rêvent d'une décadence inexistante et prévoient d'impossibles déclins de l'Eglise jettent un regard en arrière dans l'histoire ; qu'ils réfléchissent sur le présent et imaginent — car ce n'est pas impossible — l'avenir. Qu'ils se rappellent ce qu'il advint de ceux qui tentèrent de détruire l'Epouse du Christ ; qu'ils regardent ce qu'il arrive à ceux qui s'obstinent dans ce dessein insensé. Celui qui se dressera contre l'Eglise se brisera contre la pierre sur laquelle le Christ, son divin Fondateur, a voulu l'édifier.

 Jeunes gens ! Voulez-vous coopérer à la gigantesque entreprise de reconstruction?

 La victoire appartiendra au Christ : voulez-vous combattre avec Lui ? souffrir avec Lui?

 Ne soyez donc pas une jeunesse molle et veule. Soyez plutôt une jeunesse enflammée, une jeunesse ardente. Allumez et faites se répandre le feu que Jésus vint apporter dans le monde."

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