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58 articles avec actualite de la "tradition"

Consécration épiscopale de Mgr Faure

Publié le par Clément LECUYER

Ce que nous avons prévu et annoncé l'année dernière s'est révélé être exact : Mgr Williamson vient de sacrer l'abbé Faure le 19 mars.

Voici le communiqué de l'Institut Mater Boni Consilii que nous partageons :

Comme tout le monde le sait désormais, Mgr Richard Williamson, un des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988, a à son tour consacré Mgr Jean-Michel Faure le 19 mars 2015, à Nova Friburgo au Brésil.
 
Dans un communiqué de la Maison Généralice, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a condamné cette consécration épiscopale avec des arguments et des expressions qui furent ceux des prêtres qui quittèrent Mgr Lefebvre en 1988 pour fonder la Fraternité Saint-Pierre ; la Fraternité Saint-Pie X gouvernée par Mgr Fellay accuse Mgr Williamson de “sédévacantisme” pratique, et de ne reconnaître l’autorité du Pape qu’en paroles (accusation  plus sérieuse de la part de la Fraternité Saint-Pierre, qui se soumit à Jean-Paul II, que de la part de la Fraternité Saint-Pie X qui, jusqu’à maintenant et au moins en apparence, désobéit encore habituellement à François Ier).
 
Beaucoup de catholiques, qui justement en tant que catholiques s’opposent au modernisme et à Vatican II, sont donc tentés de mettre leur espérance en Mgr Williamson, et se demandent si on ne peut pas approuver et reconnaître la consécraton épiscopale de Mgr Faure.
 
La consécration épiscopale du 19 mars 2015 se fonde explicitement sur celle de 1988, et –avec la lecture d’un “mandat romain” apocryphe – aujourd’hui comme en 1988  on y déclare ouvertement et catégoriquement, autant Mgr Williamson que Mgr Faure (qui l’a répété dans une interview du 18 mars), reconnaître l’autorité et la légitimité  de François Ier Bergoglio.
 
Voilà pourquoi, exerçant notre devoir de témoigner publiquement de la foi, nous ne pouvons pas ne pas répéter à propos de la consécration de 2015 ce que nous avions dit à propos de celle de 1988 (cf Sodalitium n°17 p.4-9), à savoir que l’acte accompli par Mgr Williamson implique : sacrilège et schisme capital ; une praxis de nature schismatique ; et une contradiction vivante – signe manifeste de l’erreur – en reconnaissant comme Souverain Pontife de l’Eglise catholique et Vicaire de Jésus-Christ sur la terre Jorge Mario Bergoglio dans le rite même de la Messe, et en accomplissant dans le même temps une consécration épiscopale contre sa volonté et dans l’intention explicite de s’opposer à son autorité et à son magistère.
 
Notre Institut invite donc les catholiques fidèles, qui s’opposent au néo-modernisme de Vatican II, à ne pas se laisser tromper par la Fraternité Saint-Pie X de Mgr Fellay, non plus que par la ‘Fraternité Saint-Pie X’ de Mgr Williamson : l’une et l’autre désirent en effet, de façon déclarée et programmatique, faire partie du bataillon de ceux qui reconnaissent Jorge Mario Bergoglio comme Vicaire du Christ, donnant donc pleine légitimité à son oeuvre de destruction (si cela était jamais possible) par le modernisme de l’Eglise et de la foi.
 
“Enfin, les événements récents confirment la position que prit, dans la crise actuelle, avec esprit de foi Mgr Guérard des Lauriers” (notre déclaration de juillet 1988).
 
Verrua Savoia, 20 mars 2015.
 

Les faux "traditionalistes" toujours à négocier avec l'ennemi

Publié le par Clément LECUYER

Communiqué de la Fraternité Saint Pie X :

"Le 11 février 2015, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a rencontré Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).

C’est la deuxième visite de Mgr Schneider dans un séminaire de la Fraternité. En effet, le 16 janvier 2015, il s’était rendu au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France). Les deux rencontres ont porté sur la question de la réforme liturgique de Paul VI et des présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

Le 5 décembre 2014, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, avait visité le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), où il fut question de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

Ces rencontres sont un moyen de poursuivre les échanges doctrinaux entre la Fraternité Saint-Pie X et les autorités romaines, « dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens », selon la décision prise lors de la rencontre de Mgr Fellay avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 23 septembre 2014.

Ces réunions sont l’occasion pour les visiteurs de faire plus ample connaissance avec la Fraternité Saint-Pie X, et ainsi de mieux se rendre compte du travail accompli par les œuvres de la Tradition.

La visite à Winona a coïncidé avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire pour une semaine d’études."

Prochainement, Mgr Morello conférera le sacrement de confirmation en France

Publié le par Clément LECUYER

 Déjà venu en 2011 et 2013, Mgr Andres Morello - évêque argentin, supérieur et fondateur de la Compagnie de Jésus et de Marie - conférera de nouveau le sacrement de confirmation en Bretagne :

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En avril 2013 à la chapelle saint Pie V de Rennes

- le samedi 17 janvier (10h), à la chapelle saint Etienne d'Abbaretz

- le dimanche 25 janvier (10h), à la chapelle saint Pie V de Rennes

Pour plus de renseignements, veuillez contacter le Padre Rigoberto SANCHEZ.

L'Union Sacerdotale Marcel Lefebvre : blanc bonnet et bonnet blanc

Publié le par Clément LECUYER

 Le 15 juillet dernier, prenait naissance au couvent d'Avrillé l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre, union d'anciens prêtres de la F$$PX, dirigée par Mgr Richard Williamson. L’abbé de Mérode a été nommé coordonnateur pour la France.

 Cela fait depuis longtemps que nous démontrons régulièrement que Mgr Williamson enseigne les mêmes abominations hérétiques que Mgr Fellay et combat ainsi l'Eglise catholique ! Nous avons publié fin août la traduction d'un article de Mgr Sanborn qui vient réfuter les graves déviances de l'évêque de l'Union Sacerdotale Marcel Lefebvre, déviances qui sont de  même nature que les erreurs pernicieuses de la Fraternité Saint Pie X. Si bien qu'entre la fraternité de Mgr Fellay et l'union sacerditale de Mgr Williamson, c'est blanc bonnet & bonnet blanc ; c'est ce que Monsieur l'abbé Belmont met en lumière dans une déclaration sur son site Quicumque :

—  Mais pourquoi, pourquoi donc ne parlez-vous pas de l’« union sacerdotale Marcel-Lefebvre », de ces prêtres courageux qui ont choisi la voie de la fidélité en se séparant de la fraternité Saint-Pie-X qui va vers le ralliement ? Auriez-vous quelque défiance à leur égard ?

—  Mais pourquoi donc en parlerais-je ? Serait-ce pour dire la tristesse d’une nouvelle division qui a comme effet de scandaliser les âmes et d’introduire une guerre sans aucun profit pour la doctrine catholique, ni pour la sanctification des chrétiens, ni pour la splendeur de l’Église ?

L’opposition entre la Résistanceet le Loyalisme (les deux partis se nommant eux-mêmes plus ou moins de cette manière – majuscules de rigueur !) est une opposition à l’intérieur du même monde, avec les mêmes carences doctrinales et les mêmes aberrations canoniques.

La déclaration initiale de l’union sacerdotalen’amorce aucun retour vers la doctrine catholique ; elle ne contient aucun désaveu de l’édification d’une hiérarchie acéphale ; aucun reniement des prétendues annulations de vœux et de mariages, ou des dispenses d’empêchements de mariage ; aucun regret des confirmations (à coup sûr invalides) conférées par de simples prêtres. Si bien qu’entre Résistance et Loyalisme, c’est blanc bonnet & bonnet blanc. Il y a une effrayante disproportion entre les maux (réels) produits par une lutte fratricide et le bien (imaginaire) censé justifier tout ce tintamarre. On critique blanc bonnet, on appelle à quitter blanc bonnet, on voue blanc bonnet aux gémonies, et on fait bonnet blanc.

Pour passer de l’un à l’autre, on a semé division, confusion, détraction et rivalités ; on a développé un comportement (encore plus) anarchique. C’est grande tristesse de voir les familles déchirées, les chapelles divisées, les guerres surgies de partout – et les âmes froissées – pour rien.

Et puis… quelle obligation y aurait-il, pour qui que ce soit, d’avoir une opinion sur telle personne, tel mouvement, telle position ? Chacun d’entre nous est tenu de professer la foi catholique dans son intégrité (et donc de la connaître, de l’étudier, de la méditer, de l’appliquer), mais non point d’émettre un jugement ni d’avoir un avis à propos de faits contingents, mal connus, fluctuants, tristement humains (trop humains…). C’est d’autant plus vrai que l’union sacerdotaleen question renvoie au domaine de l’opinion des vérités qui intéressent de façon vitale l’exercice de la foi catholique, comme la papauté d’un Pape ou l’œcuménicité d’un concile [1].

D’ailleurs… j’ai déjà deux fois abordé le sujet, anticipant sur les événements. Je n’ai rien à ajouter, car rien n’a changé et que tout était aisément prévisible. Je reproduis ci-dessous ces deux textes.

La seule chose positive de l’affaire est que le (pseudo-)dogme (jamais énoncé mais toujours agissant) « Hors de la fraternité Saint-Pie-X pas de salut » qui depuis des décennies détourne tant d’âmes et de cœurs de l’étude sereine et objective de la doctrine catholique, a volé en éclats.

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[1]  Le fait que untel est Pape est un fait dogmatique, un fait qui, bien que contingent, constitue la règle prochaine de la foi catholique. Même si, dans un temps de confusion, il est difficile de discerner du premier coup, rien ne change dans la nature des choses.

Réfutation des erreurs de Mgr Williamson par Mgr Sanborn

Publié le par Clément LECUYER

 Nous publions la toute nouvelle traduction de la Réponse de Mgr Sanborn à Mgr Williamson. Nous remercions ici chaleureusement le traducteur de l'article qui peut être téléchargé en entier en cliquant ICI.

 Figurent dans les lignes qui suivent l'introduction et la conclusion du dossier de Mgr Sanborn:

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Mgr Williamson et Mgr Sanborn

Introduction

 Mgr Williamson a récemment publié sur son blog Kyrie Eleison une série d'articles dont le but est de réfuter le sédévacantisme. Après avoir attiré à lui les fervents antimodernistes de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Williamson, je crois, est en train de découvrir parmi eux une certaine tendance au sédévacantisme. Certains d'entre eux sont des sédévacantistes déclarés, quoique opinionistes dans la plupart des cas. Cela signifie que, même s'ils pensent que Bergoglio n'est pas le pape, ils reconnaissent que l'opinion contraire, à savoir que Bergoglio est le pape, a des arguments probables en sa faveur. Je suis sûr que ma visite récente en Angleterre a aussi fait un peu bouger les choses. Dans cet article, je réponds à deux articles du blog de Mgr Williamson, numéros 343 du 8 février 2014, et 344 du 14 février 2014.

Conclusion

 Mgr Williamson se méprend gravement sur la nature du magistère, de l'infaillibilité de l'Église, de l'indéfectibilité de l'Église, et sur la nature du péché et du crime d'hérésie, ainsi que sur des éléments de base de la loi morale et de la loi criminelle commune. Ses théories sur le magistère rendent Mgr Williamson et ceux qui le suivent attachés à l'hérésie soutenant que le magistère ordinaire universel pourrait réellement enseigner quelque chose de contraire à la foi.

 L'erreur centrale de Mgr Williamson est qu'il sépare l'infaillibilité et l'indéfectibilité de l'Église Catholique Romaine de la hiérarchie de cette même Église, et la transfère aux fidèles cribleurs. Au contraire la force du raisonnement sédévacantiste est qu'il identifie absolument et exclusivement l'infaillibilité et l'indéfectibilité avec la hiérarchie Catholique Romaine. Par conséquent, une hiérarchie qui se trompe n'est pas une hiérarchie du tout. À Mgr Williamson, cependant, échappe une vue plus large et quelque chose qui est absolument fondamental: Vatican II et ses réformes sont-ils un changement substantiel de la Foi Catholique, ou simplement accidentel ? Posé d'une autre manière : La religion que je trouve à ma paroisse locale, tenue sous la direction et l'approbation du "pape" François, et de l'«évêque» local du Novus Ordo, est-elle la religion Catholique ? Encore d'une autre façon : Si je pratique la religion qui m'est donnée par ceux que Mgr Williamson reconnaît comme le Pape et les évêques Catholiques Romains, vais-je aller au ciel ? Cette religion plaît-elle à Dieu, ou lui déplaît-elle? Est-ce la vraie religion ou une fausse ? Si nous affirmons que la nouvelle religion est substantiellement la même que le Catholicisme d'avant Vatican II, que c'est la religion catholique, et qu'une personne peut sauver son âme en l'embrassant et en la pratiquant, alors quel besoin avons-nous du mouvement traditionnel ? Résister à ces changements serait résister à la Foi Catholique. Ce serait signer notre propre arrêt de mort éternelle.
  Si, en revanche, la nouvelle religion est une modification substantielle du Catholicisme Romain, si elle n'est pas la religion Catholique, déplaît à Dieu et conduit en enfer, alors comment pouvons-nous dire qu'elle est promulguée par une Église infaillible et indéfectible ? Mgr Williamson dans ses explications répète le verbiage standard d'Ecône pour justifier sa position consistant à reconnaître et résister. Ils veulent reconnaître la hiérarchie Novus Ordo comme la véritable hiérarchie Catholique Romaine, mais en même temps lui résister en presque tout. Ils condamnent le Concile, la Nouvelle Messe, les nouveaux sacrements. Ils disent aux gens de ne pas assister aux Messes approuvées par cette soi-disant hiérarchie Catholique Romaine. Puisque tout cela n'a absolument aucun sens selon la théologie Catholique, une nouvelle théologie devait être concoctée par Ecône pour se justifier. Je m'en rappelle. J'ai entendu toutes ces choses autrefois. J'ai entendu Mgr Lefebvre dire dans une conférence: "Le magistère de Vatican II est seulement du magistère ordinaire, qui n'est pas infaillible." À l'époque, j'y ai cru ; j'ai plus tard découvert que c'était une très grave erreur, même une hérésie, telle qu'elle se présente. Ce fut également Mgr Lefebvre qui utilisa l'analogie et le mot de filtrer le magistère et les disciplines de la hiérarchie Novus Ordo pour déterminer ce qui est Catholique et ce qui est Moderniste. La théologie d'Ecône enlève l'infaillibilité et indéfectibilité de l'Église de la hiérarchie Catholique, qui est l’Église enseignante, et la place dans les fidèles, l’Église croyante. Agir ainsi, c'est faire de l’Église Catholique l’Église Protestante, dans laquelle les individus sont inspirés par le Saint-Esprit pour trouver la vérité.
  La doctrine Catholique est que l’Église enseignante, la hiérarchie Catholique Romaine, est l'infaillible gardienne de la Tradition, et la propose infailliblement à toute l’Église. En effet, si ceci n'était pas vrai, il n'y aurait pas de Tradition à laquelle comparer Vatican II et ses réformes. Car, comme le théologien De Groot du dix-neuvième siècle dit dans son traité sur l’Église: "Quiconque sépare la garde et la préservation des traditions du magistère infaillible de l’Église, supprime l' infaillible certitude de ces traditions à l'égard des hommes".  Ironiquement, et Mgr Williamson et Hans Küng séparent la garde et la préservation des traditions de la hiérarchie de l'Église Catholique. Bien que certainement Mgr Williamson ne veut rien avoir à faire avec l'hérésie, néanmoins, par sa théologie d'Ecône, il se retrouve voisin de palier avec Hans Küng.

Mgr Williamson et Mgr Fellay unis dans les mêmes abominations hérétiques

Publié le par Clément LECUYER

  Mgr Williamson jette le masque, ou ce qu'il en reste, pour attaquer les catholiques dits "sédévacantistes". Ce n'est pas nouveau mais voilà qu'il ressort du bois dans sa publication Kyrie Eleison du 25 janvier. Il a toujours été dit qu'il avait la mission, depuis les origines de la F$$PX, de pourchasser et détruire tous les sédévacantistes (c'est ce qu'il a fait en Amérique). Il entreprend l'autre partie du travail que Mgr Fellay ne peut pas faire.

 En lisant les propos de cet évêque, on constate rapidement qu'aucun argument valable est avancé ! Nous avons beau chercher, nous ne voyons pas l'ombre d'un début d'argument sérieux. Cependant, plusieurs erreurs méritent d'être soulignées :

1. Une Eglise sans Papauté, contre le Pape

Mgr Williamson : "La question demeure de savoir si les six Papes Conciliaires (excepté éventuellement Jean-Paul I) peuvent réellement avoir été Vicaires du Christ. La question n’est pas d’une importance primordiale.  S’ils n’ont pas été Papes, de toute manière la Foi catholique et la morale, au moyen desquelles je dois « faire mon salut avec crainte et tremblement » (Filip.II,12) n’ont pas changé d’un iota. Et, s’ils ont été Papes, de toute façon je ne peux leur obéir dans la mesure où ils se sont éloignés de cette Foi et de cette morale, car « nous devons obéir à Dieu avant que d’obéir aux hommes » (Actes V,29)

 Comme nous l'avons répété à de nombreuses reprises, la question de savoir si les "papes conciliaires" sont vraiment des Vicaires du Christ est d'une importance primordiale car "notre salut éternel dépend de notre soumission au Pontife romain" (Encyclique Unam Sanctam - Boniface VIII). Nous ne développerons pas plus longtemps sur ce point ; on peut retrouver l'argumentaire complet en se reportant à l'article de Mgr Sanborn La question du Pape : "juste une opinion ?" ou à notre Réponse publique à l'abbé Rioult.

 Hélas, Mgr Williamson adhère viscéralement à l'hérésie sur laquelle a grandi la Fraternité Saint Pie X, à savoir l'invention d'une nouvelle doctrine consistant à déformer la Papauté : le Vicaire du Christ n'a plus de rôle à jouer dans l'Eglise, il devient un détail secondaire puisqu'il faut lui résister. Pire, le Pape est jugé et critiqué constamment par tous : évêques, prêtres, fidèles. Voilà l'abominable doctrine de Mgr Williamson et de ses anciens amis de la FSSPX ! Doctrine qui a ses fondements chez les ennemis de l'Eglise - protestants, anglicans, gallicans, jansénistes - qui n'ont cessé de s'en prendre à la Papauté.

 Relisons l'excellent témoignage de la foi de Monsieur l'abbé Carandino qui dénonçait en 2002 cette abomination défendue quotidiennement par Mgr Williamson et la FSSPX :

"La Fraternité continue à enseigner, à propos de la Papauté, une nouvelle doctrine qui s’éloigne de la doctrine catholique et qui, inévitablement, prépare une mentalité de “petite église”: c’est-à-dire que le Pape (le Vicaire du Christ sur la terre, celui qui a reçu les clefs du Christ pour lier et délier) peut se tromper en matière de foi, peut enseigner des erreurs doctrinales; que le Pape détruit l’Eglise, qu’un Pape peut promulguer une Messe et des Sacrements mauvais (et dans le cas de la Confirmation, des sacrements même invalides).
 Donc, selon cet enseignement, le fidèle peut désobéir habituellement à ce “pape”, qui n’est plus la règle prochaine de la foi, mais un élément presque secondaire de l’Eglise; pourtant la saine doctrine enseigne qu’un catholique ne peut faire abstraction de l’enseignement et du gouvernement du Pape.
 Dans cette nouvelle doctrine on retrouve la vieille erreur gallicane, déjà condamnée par l’Eglise, qui engendre, surtout dans les nouvelles générations, un concept gravement déformé de l’Eglise et de la Papauté. On arrive au paradoxe de refuser une hérésie, l’hérésie moderniste, au nom d’une autre hérésie, l’hérésie gallicane, au lieu d’embrasser intégralement la Foi catholique, jusqu’à ses extrêmes conséquences. Pour éviter cette situation gravissime, la Fraternité devrait étudier sérieusement le problème de la Papauté et constater que les “papes” du Concile n’ont pas reçu de Dieu l’autorité, et qu’en conséquence les fidèles sont soulagés de tout problème de conscience en refusant le Concile Vatican II et la nouvelle messe.
 En continuant, au contraire, d’affirmer que ces “papes” ont l’autorité mais qu’il faut désobéir habituellement à leur enseignement, on perd le concept de la Papauté, on habitue les fidèles, et surtout les jeunes, à être indifférents sinon hostiles au Pape."

 

papaute.jpg

  "On crée, en somme, une Eglise sans Papauté, même une Eglise contre le Pape: mais cette position n’est pas compatible avec la Foi catholique"
Abbé Ugo Carandino

Mgr Williamson va-t-il soutenir que le Pape Léon XIII se trompait quand il s'exclamait avec force que :

"Dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.

L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. C'est ce que saint Thomas d'Aquin explique d'une manière admirable.

Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité du Siège Apostolique. Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine." (Encyclique Sapientiae christianae, 1890)

 L'évêque anglais tente maladroitement de justifier sa position (désobéir à un Pape) en citant les Actes des Apôtres : "il faut obéir à Dieu avant que d’obéir aux hommes". Lisons Léon XIII qui répète cette mise en garde :  "Dès que le commandement est contraire à la raison, à la vie éternelle, à l'autorité de Dieu, alors il est légitime de désobéir, nous voulons dire aux hommes, afin d'obéir à Dieu."(Encyclique Libertas praestantissimum, 1888). Ces citations ne concernent pas le Pape mais l'attitude des fidèles vis-à-vis d'une autorité civile. D'autant plus que Léon XIII rappelle que tout catholique doit obéir au Souverain Pontife comme à Dieu lui-même (Encyclique Sapientiae christianae)

D'ailleurs, comment un Pape pourrait-il commandé une chose contraire à la raison, à la vie éternelle et à l'autorité de Dieu ? Cela reviendrait à contredire le dogme de l'infaillibilité pontificale et l'enseignement traditionnel et constant des Pères, Docteurs et Papes de l'Eglise.  Mgr Williamson dissocie le Vicaire du Christ d'avec le Christ !

2. Le sédévacantisme : un dogme ?

Mgr Williamson : "il y a des sédévacantistes qui paraissent désirer faire de la vacance du Siège de Rome un dogme que les Catholiques doivent absolument croire. A mon avis ce n’est pas le cas. «Dans les choses douteuses, la liberté » (Saint Augustin). "

La position sédévacantiste n'est pas un dogme en tant que tel mais en découle puisqu'elle prend appuie sur le magistère infaillible  de l'infaillibilité pontificale et de la soumission et obéissance des catholiques au Pape. Il ne peut donc y avoir place au doute. 

Conclusion

Mgr Williamson prétend lutter contre les modernistes mais reconnaît que leur chef, Bergoglio, est le Vicaire de Notre-Seigneur ; étant una cum François, il est un avec  les modernistes ! Il enseigne les mêmes abominations hérétiques que Mgr Fellay et combat ainsi l'Eglise catholique ! 

Chacun des deux évêques a sa mission : le premier celle de canaliser les mécontents de la FSSPX et le second de pactiser avec les autorités du Vatican.

Mgr Williamson va-t-il bientôt sacrer évêque l'abbé Jean-Michel Faure ?

Publié le par Clément LECUYER

  Selon une information qui nous est parvenue, il est fort possible (nous préférons rester prudent en parlant de probabilité) que Mgr Williamson annonce prochainement le sacre épiscopal d'un de ses lieutenants, en l'occurence l'abbé Jean Michel Faure. Ce prêtre, qui a rejoint Mgr Williamson l'année dernière, a été le supérieur de district d'Amérique du sud de la FSSPX et directeur du séminaire de la Reja pendant plusieurs années. 

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 Cette information est d'autant plus crédible que Mr l’abbé Faure avait été désigné par Mgr Lefebvre comme futur évêque pour les sacres de 1988 mais ne fut finalement pas sacré.

 Même si cela ne nous concerne pas puisque nous ne sommes pas du tout proches de Mgr Williamson, il est toujours intéressant d'être au courant de ce qui se passe dans le milieu dit "traditionaliste".

Réponse à l'abbé Rioult concernant certains points essentiels

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a quelques mois, plusieurs prêtres français étaient renvoyés de la FSSPX pour avoir osé remettre en cause la politique libérale de Mgr Fellay envers le Vatican. Parmi eux figure Mr l'abbé Rioult, qui, tout à son honneur, est devenu depuis non una cum. Malheureusement, il apparaît que de nombreuses erreurs subsistent encore dans son discours. Récemment interviewé à Paris, le 6 octobre 2013, nous pensons qu'il est utile de revenir sur certains points avancés par ce prêtre d'autant plus qu'il a assuré de façon épisodique l'aumônerie des religieuses de Crézan.

- Pélage : L’église conciliaire semble avoir fait des grands pas en avant avec François et avec sa vitesse et originalité ; il est difficile de dire où elle en sera demain. Si Mgr Lefebvre l’a déclaré schismatique (l’église conciliaire) mais reconnaissait quand même l’autorité de ceux qui se trouvent à sa tête, n’est-il peut-être pas temps de déclarer ses chefs comme dépourvus de toute autorité catholique ?
- Abbé Rioult : Pour moi c’est de l’ordre de l’opinion. Je ne sais pas ce qu’il est réellement ce François. Ce dont je suis certain, c’est que je ne suis pas en communion avec lui. Ce sont des faits publiques qui me donnent cette résolution pratique du problème : je peux conclure, je dois conclure ainsi. Mais je n’ai pas les compétences théologiques et encore moins l’autorité pour dire avec certitude que cette personne est ceci ou cela. Là, c’est ma faiblesse, je suis limité, je ne suis pas un grand théologien, voilà ! Et l’histoire de l’Eglise et la théologie montrent que l’Eglise a vécu pendant des siècles avec des opinions théologiques qui ont été incompatibles entre elles (sur la grâce, sur d’autres problèmes théologiques), pendant des siècles, tant qu’il n’y avait pas un jugement définitif et autorisé de l’Eglise. L’Eglise a vécu avec des opinions théologiques contradictoires. Eh bien je pense qu’aujourd’hui nous vivons le mystère d’iniquité et il faut avoir cette charité nécessaire et même cette humilité intellectuelle d’accepter diverses explications tant que l’Eglise n’aura pas tranché avec autorité. Acceptons les opinions même si elles sont contradictoires mais que cela n’empêche pas la dispute théologique et de montrer les faiblesses de tel ou tel argument.

1. Première erreur : "C'est de l'ordre de l'opinion"

a/ La position du sédévacantisme est-elle une opinion ou relève-t-elle d'une conclusion théologiquement certaine ?

Le "sédévacantisme" s'appuie sur deux raisonnements. Cette position ne peut être remis en question car elle découle directement de la doctrine catholique et du magistère infaillible de l'Eglise : 

 1. L'infaillibilité pontificale

- Majeure :  Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et s'opposent aux fondements de la religion catholique.
- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.

- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul I°, Jean-Paul II,  Benoît XVI et François ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.
> Plus de précisions ICI
  

2.  La soumission des fidèles catholiques au Pape

- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires.
- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.

- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.
> Plus de précisions ICI

b/ Est-ce important de savoir si François est Pape ? N'est-ce pas plutôt une opinion libre?

Citons Mgr Sanborn :

La question de la papauté de Benoît XVI n'est-elle pas une simple question d'opinion ?

"Absolument pas. Notre salut éternel dépend de notre soumission au Pontife romain. Par conséquent, la question de la papauté de Benoît XVI est d'une importance suprême, et nous devons apaiser nos consciences à ce sujet d'une façon ou d'une autre. Si nous concluons que le Concile Vatican II est en contradiction avec l'enseignement de l'Eglise, alors nous devons refuser de reconnaître Benoît XVI comme vrai Pape. En revanche, si nous concluons que l'enseignement de Vatican II ne constitue pas une modification substantielle de la Foi catholique, alors nous devons reconnaître Benoît XVI comme un vrai Pape et suivre ce qu'il nous ordonne de faire. Un catholique qui ne se soucie pas de savoir s'il est ou non Pape n'a pas du tout l'esprit catholique. Au contraire, c'est un état esprit de schisme et de rejet de l'autorité. Durant le Grand Schisme d’Occident, pendant lequel il y a eu trois prétendants au trône pontifical, Saint Vincent Ferrier a condamné ceux qui étaient indifférents quant à savoir qui était le vrai Pape."

Mgr Sanborn ici n'invente rien mais se réfère au magistère de l'Eglise catholique :

  • Boniface VIII :

"Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain." (Bulle Unam Sanctam)

  • Pie XI :

"Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Eglise du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs." (Mortalium animos, 1928

  • Pie XII :

 "C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre”. (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867

2. Deuxième erreur : "Nous ne sommes pas l'autorité donc nous ne pouvons rien affirmer"

 Une chose est d'avoir le pouvoir de dire que les "papes" d'après Vatican II ne sont pas de vrais Papes et une autre chose est d'être obligé, pour garder la foi, de constater qu'ils n'ont pas l'autorité pontificale.

 Évidemment, ce n'est pas à des membres de l'Eglise enseignée de prétendre constater publiquement, avec toute l'autorité requise, la vacance du Saint-Siège.

 Les "sédévacantistes" n'entendent que constater - d'une constatation qui est un jugement privé - qu'aucun des "papes de Vatican II" ne peut être pape en réalité et devant Dieu, car ce que font les "papes de Vatican II", aucun pape ne peut le faire : ni promulguer les Constitutions, Décrets et Déclarations de Vatican II et en maintenir les enseignements qui s'opposent à des jugements du magistère infaillible, ni promulguer et maintenir la "nouvelle messe" qui s'oppose "en général et dans le détail" à l'enseignement du Concile de Trente.

 Contrairement à ce que dit l'abbé Rioult, il n'est pas utile d'avoir de grandes compétences théologiques pour constater tout ceci et porter la conclusion logique qui s'impose au regard des faits et de la doctrine traditionnelle catholique.    Ainsi, l'abbé Rioult a tout à fait la faculté et même le devoir de remettre en cause, d'un jugement privé,  la fonction, l'autorité et le respect des Pasteurs incriminés. C'est la foi qui nous le commande.


"Oui, il est permis et même commandé aux fidèles d’indiquer la raison de leur foi, de tirer les conséquences de celle-ci, de lui trouver des applications, d’en tirer des parallèles et des analogies. Le laïc fidèle a la faculté de faire tout cela, et il l’a d’ailleurs fait à toutes époques sous les applaudissements de l’Église." (Don Felix Sarda y Salavany)  

  Encore une fois, les "sédévacantistes" n'entendent pas se substituer à ceux qui ont pouvoir sur l'élection et encore moins à l'Eglise enseignante pour porter un jugement autorisé et public sur les "papes de Vatican II", mais porter tout au plus un jugement privé dans ce domaine.  

 Redonnons la parole à Mgr Sanborn :

Avons-nous le pouvoir de dire que ces Papes de Vatican II ne sont pas vrais Papes ?

"Nous n'avons pas le pouvoir de le déclarer légalement. Mais d'autre part, en tant que Catholiques, nous avons l'obligation de comparer ce qui est enseigné par le Concile Vatican II avec l'enseignement de l'Église Catholique. La vertu de Foi exige que nous le fassions, car la Foi est la sagesse surnaturelle et par conséquent demande que tout soit en conformité avec elle. Si nous n'avions pas fait cette comparaison, nous n'aurions pas la vertu de Foi. Si nous constatons que les enseignements de Vatican II ne sont pas en conformité avec l'enseignement de la Foi Catholique, nous sommes obligés de rejeter Vatican II, et obligés de conclure que ceux qui le promulguent n'ont pas l'autorité du Christ. Sinon, notre adhésion à l'erreur qui est contraire à la Foi serait la ruine de la vertu en nous, et nous deviendrions hérétiques. De même, si l'on accepterait l'idée que l'Eglise Catholique a été en mesure de promulguer de fausses doctrines, un mauvais culte et de mauvaises disciplines, nous serions hérétiques. Donc, conclure en privé que Benoît XVI est un hérétique, voire un apostat de la Foi, n'est pas « juger » le Pape au sens où il faut entendre des canonistes et des théologiens.
En fait, si l'on ne pouvait même pas penser à la possibilité que le Pape est un hérétique, alors pourquoi de nombreux théologiens parlent-ils de cette possibilité et de ses conséquences ?"

> Lire notre article : Réfutation concernant la supposée usurpation d'autorité de la position "sédévacantiste"

http://iamachild.files.wordpress.com/2011/05/cristo-ferito-dalle-bombe.jpg?w=498&h=561 Quant aux divergences théologiques qui ont existé au cours de l'histoire de l'Eglise, Mr l'abbé Rioult fait fausse route en les évoquant pour  justifier sa position.  

 Certes, l'histoire de l'Eglise nous offre de nombreux exemples de points de vue théologiques différents ; la controverse la plus célèbre reste la confrontation musclée entre dominicains et jésuites concernant la grâce. Tout en rappelant que l'unité dans la foi était l'essentiel, l'autorité de l'Eglise a toujours relativisé ces "divisions" de théologiens et a même parfois rappelé à l'ordre les esprits belliqueux.Car il s'agissait d'opinions théologiques secondaires alors qu'aujourd'hui, nous sommes confrontés à des faits venant s'opposer directement aux dogmes et aux principes de la foi, condamnés magistère infaillible de l'Eglise. Il ne peut donc y avoir de comparaison possible.

3. Troisième erreur : Messes una cum ou non una cum ? Il y a peu d'importance affirme l'abbé Rioult. L'importance est le combat antimoderniste.

-  Pélage : Autrefois on voyait des sédévacantistes déclarés à côté de ceux qui reconnaissaient l’autorité de Paul VI, tous menant la guerre contre les modernistes. Je parle surtout des années 1960 et 1970... En outre nous avons pu entendre l’abbé Grossin (source) et l’association mexicaine Trento (source) proposer la collaboration avec les prêtres de la Fraternité en désaccord avec la direction de celle-ci et voulant toujours mener le combat contre l’église conciliaire. Pensez-vous une telle collaboration souhaitable ? Possible ?

- Abbé Rioult :"Tout à fait. Je pense qu’il serait bon qu’on retrouve cette liberté d’opinion, et cette collaboration entre toutes les forces catholiques.
De même qu’il est dommage que des sédévancantistes refusent la communion avec les una cum qui ont la foi et qui luttent contre les modernistes, de même il est injuste que les una cum (dont la FSSPX officielle) excommunient concrètement les prêtres non una cum dont l’opinion n’est rien moins que théologique. Le problème est unique et aucune théologie n’en a vraiment traité. Il ne s’agit pas de savoir si le pape hérétique reste pape. Nous sommes face à un problème d’une toute autre envergure : l’apostasie de l’Eglise romaine prédite par saint Paul et enseignée par saint Thomas !"

En premier lieu, laissons répondre Mr l'abbé Grossin qui est cité par "Pelage" :

"Je n'ai jamais écrit que je proposais une collaboration entre prêtres "una cum" et prêtres "non una cum". J'ai proposé de recueillir les prêtres renvoyés, chez moi, s'ils n'avaient pas de maison où aller. Je suis ouvert à la discussion avec eux, mais je ne mets pas du tout la question du pape et de la messe "una cum" au rang des opinions. Ce n'est pas une opinion, c'est une conclusion théologique certaine, ce qui est beaucoup plus fort et contraignant sans être pour autant un dogme défini, évidemment !

M. l'abbé Rioult n'a pas compris que citer un hérétique notoire au Canon de la Messe est un acte sacrilège. On ne peut pas approuver ceux qui font des sacrilèges publics et encore moins communier à leur sacrilège. Ce n'est pas une question d'opinion." 

  Il est évident que la question des messes una cum ou non una cum est essentielle et primordiale : Que Notre-Seigneur soit blasphémé en étant associé au canon de la Messe avec un antichrist, chef d'une nouvelle religion anticatholique, n'est pas un "point de détail" !

 Comment peut-on résister d'un côté contre le modernisme et de l'autre être unis avec les modernistes au sein même du saint Sacrifice de la Messe, qui est "la somme et le centre de la religion chrétienne" (Pie XII, encyclique Mediator Dei) ?  Il ne peut y avoir de collaboration entre prêtres et fidèles una cum et non una cum ; on ne peut s'allier avec des gens qui sont, selon les dires de saint Alphonse de Liguori,  "la peste et la ruine de l'Eglise [en prétendant et voulant] que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi."

 Nous invitons tous nos lecteurs à prier pour Mr l'abbé Rioult pour que le Saint-Esprit éclaire ce prêtre qui a eu le mérite, soulignons-le, de s'arracher aux griffes de la Fraternité saint Pie X.

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Au cas où quelques uns auraient eu des doutes...

Publié le par Clément LECUYER

  Dans sa lettre du 17 novembre 2012, Mgr Williamson a réitéré sa critique du "sédévacantisme", réaffirmant être en communion avec Benoît XVI, comme le sont Mgr Fellay (FSSPX) et Mgr Rifan (Campos). Nous remercions Mgr Williamson pour ses éclaircissements, nécessaires pour certains.

 Les catholiques antimodernistes ne peuvent en aucun cas suivre et soutenir ces évêques qui veulent rester unis avec les chefs modernistes, qui sont les pires ennemis de l'Église (dixit saint Pie X).

Ordination sacerdotale de l'abbé Nathanaël Steenbergen

Publié le par Clément LECUYER

  Une très belle cérémonie d'ordination a eu lieu à Verrua (en Italie) le 27 septembre 2012. L'abbé Natanaël Steenbergen a été ordonné prêtre par Mgr Stuyver, évêque de l'Institut Mater Boni Consilii. Outre les prêtres de cet institut, étaient aussi présents Mgr Sanborn (USA), l'abbé Joseph Selway (USA), l'abbé Xavier Grossin (Bretagne), le père Joseph-Marie Mercier (Franche-Comté) et l'abbé Floriano Abrahamowicz (Italie).


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  Deo Gratias ! Prions pour ce nouveau prêtre non una cum et confions-le à Notre Dame du Bon Conseil.
> D'autres photos sur le site de Sodalitium

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