Partager l'article ! Saint Jean est-il mort ? Reviendra-t-il combattre l'Antéchrist avec Elie et Enoch ?: Une antique tradition dit que saint Jean, le disci ...
Une antique tradition dit que saint Jean, le disciple bien-aimé de Jésus-Christ, doit paraître à la fin du monde, en compagnie d'Énoch et d'Élie, pour annoncer l'Évangile, soutenir la vérité, confondre l'erreur et s'opposer à l'Antechrist. Cette tradition explique qu'afin de lutter avec efficacité contre l'esprit du mal, le secours de trois prophètes était nécessaire ; Dieu aurait désigné pour cette glorieuse mission un prophète avant la loi (Énoch), un prophète sous la loi (Élie), et un prophète sous l'Évangile (saint Jean).
D'après la Tradition et l'Écriture, il est certain qu'Énoch et Élie ne sont pas morts, Énoch « ayant été enlevé pour qu'il ne goûtât point la mort », ce sont les expressions de saint Paul (Hebr., XI, 5.), et Élie ayant disparu du côté du ciel « sur un char à chevaux de feu (IV Rois, II, 11 ; Ecclésiastiq., XLVIII, 9.) ». Tous les Pères sont d'accord sur ce
point. En ce qui concerne saint Jean, les avis des Pères de l'Eglise sont plus nuancés.
"Si je veux que celui-ci [St. Jean] reste jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? 'Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Pourtant Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais "Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?" " (Jean, ch. XXI, V. 22-23)
Saint Jean est-il mort ? La mort de saint Jean l'évangéliste a toujours été problématique dans l'Église : d'importants auteurs l'ont niée ; d'autres, au
contraire, n'ont jamais fait de cette mort l'objet d'un doute; les écrivains de l'Église grecque et ceux de l'Église latine sont partagés sur ce point. Saint Augustin, saint Grégoire-de-Tours
rapportent que, de leur temps, on croyait que saint Jean se trouvait encore dans son tombeau, qu'il n'y était pas mort, mais endormi, pour ne se réveiller qu'au jour du
jugement.
Le texte même de l'Évangile selon saint Jean est la source première de cette opinion. Huit à dix jours après sa résurrection, le Sauveur apparut à ses disciples qui péchaient dans la mer de Tibériade ; après la pêche et le repas qu'il prit avec eux, le Christ demanda trois fois à Pierre s'il l'aimait plus que tous les autres. Pierre répondit à trois reprises qu'il aimait son divin maître. Le Seigneur lui dit : ''Suivez-moi.'' Et Pierre se mit à le suivre ; mais, ayant regardé derrière lui., il vit le disciple bien-aimé qui s'avançait. Pierre dit à Jésus: ''Seigneur, que deviendra celui-ci ?'' Alors le Sauveur répondit : ''Si je veux que celui-ci reste jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? Le bruit se répandit aussitôt parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Pourtant Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?'' (Jean, ch. XXI, V. 22)
La tradition rapporte que saint Jean, se voyant fort avancé en âge, se fit
ouvrir un tombeau où il entra tout vivant; puis, qu'ayant congédié ses disciples, il disparut el qu'il fut transporté dans un lieu inconnu aux hommes; de sorte que, peu de temps après,
lorsque les disciples vinrent pour revoir saint Jean, ils ne le trouvèrent plus. Le tombeau de saint Jean fut retrouvé vide.
Saint Ambroise, saint Hilaire, saint Grégoire de Naziance, saint Jérôme , saint Grégoire de Tours et d'autres auteurs sacrés ont propagé cette tradition.
Saint Albert le Grand (docteur de l'Eglise) et saint Thomas d'Aquin (docteur commun et universel de l'Eglise) se sont fortement prononcés pour l'opinion que Jean l'évangéliste n'a jamais cessé de vivre. (Source)
Dans son "Explication suivie des QUATRE EVANGILES",
Saint Thomas cite Théophylactus (archevêque d'Ochrid et commentateur biblique) : " On peut dire encore :
Jésus-Christ n'a point nié que Jean dût mourir (car tout ce qui naît doit mourir), mais il lui a dit simplement : Je veux qu'il demeure, c'est-à-dire qu'il vive
jusqu'à la fin du monde, et c'est alors qu'il souffrira pour moi le martyre. Voilà pourquoi il en est qui prétendent que Jean vit encore, et qu'il doit être mis à mort par
l'antéchrist, après avoir annoncé le nom de Jésus-Christ avec Elie et Enoch. On montre, il est vrai, son tombeau, mais il y est entré vivant pour en sortir bientôt après.
"
Saint Jérôme, écrivant que la virginité ne meurt point, dit que le sommeil de saint Jean était un passage plutôt qu'une mort : Ex quo oslendilur virginitatem non mori, nee sordtt nuptiarum ablui cruore marlyrii ; sed montre cum Chrislo, et dormitalinnem ejui transitant este, non martyrium. La croyance que saint Jean vit encore a été admise par l'Église grecque, qui en fait une mention expresse dans son office; et l'Église latine, quoique n'adoptant pas cette croyance d'une manière aussi formelle, ne la repousse pas.
Saint Augustin, à la fin de sa Vie de saint Jean, permet à qui
cela plaît, de prétendre que saint Jean vit encore : "Il en est même qui vont jusqu'à dire que dans son tombeau, que l'on montre encore à Ephèse, Jean y est enseveli
dans le sommeil plutôt que dans la mort, et ils en donnent pour preuve que la terre qui recouvre son tombeau se soulève et fait comme jaillir des flots de
poussière, ce qu'ils attribuent obstinément à l'effet de sa respiration. Mais pourquoi le Sauveur aurait-il accordé, comme une grâce privilégiée au disciple qu'il aimait plus que les autres, un sommeil du corps aussi prolongé, tandis
que par la gloire éclatante du martyre il a délivré Pierre du fardeau de ce corps terrestre et l'a mis en possession de ce bonheur que saint Paul désirait si vivement lorsqu'il disait : « Je
désire d'être dégagé des liens du corps pour être avec Jésus-Christ ? » (Ph 1, 23). Si donc il faut en croire la renommée sur le fait en question, nous dirons que Dieu le permit pour relever la
mort de son disciple qui n'a pas été rehaussée par la gloire du martyre, ou pour toute autre cause qui nous est inconnue. " (Traité 124 sur S. Jean - cité par saint Thomas d'Acquin)
Pour conclure, nous pourrons citer saint Ephrem qui écrivait que cette question ne relevait pas de la foi. Quoi qu'il en soit, le fait que saint Jean ne serait pas mort mais reviendrait, tout comme Elie et Henoch à la fin du monde, viendrait résoudre le problème actuel de la succession apostolique qui serait sauvegardée sans difficultées.
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"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus)
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