Réaction d'un lecteur suite à l'article de l'abbé Barrère


Réaction d'un lecteur (JS) suite à l'article de l'abbé Barrère :

 


Très bonne publicité pour le sédévacantisme. Merci Monsieur l'Abbé Barrère!
Quel invraisemblable libéralisme!

Bravo pour ce tract qui a permis de faire tomber le masque à ces hypocrites. Ils sont déjà de la secte conciliaire! Pour les fidèles, une seule solution : la fuite!

Plus l'Abbé Barrère nous attaque, plus il se ridiculise. Il finit grotesquement par se donner à lui-même le bâton dont il nous menace.

D'abord il s'attaque aux personnes. Les sédévacantistes sont :

- fous [ce problème est plus d’ordre clinique que théologique]. C'est sans doute pour cette raison qu'il ne réfute aucun des arguments du fameux tract.
- possédés par un "esprit cartésien", il veut dire que nous n'apprécions pas les demi-mensonges ou les demi-vérités. Tout le monde ne voit pas la vie en gris...
[Ils entraînent à leur suite les tempéraments « cartésiens » qui veulent partout des idées claires et distinctes]

Les fidèles:
Nous sommes bouchés et lunatiques: nous n'écoutons [rien de ce qui [nous] est dit ou pas grand chose.]: nous sommes des [ purs consommateurs de messe Saint Pie V bio (non una cum)]!!!
Que signifie cette phrase ? Selon cet aimable Abbé, nous serions saisis d'une lubie irréfléchie à savoir aller à la messe Non Una Cum comme certains consommateurs frénétiques optent pour des yaourts sans sucre !
A-t-il lu le tract en entier ? Nos raisons y étaient exposées.

Les prêtres:
Le bon Abbé Barrère reproche aux prêtres sédévacantistes de ne pas avoir de direction. [ils n’ont pas de supérieur connu qui les envoie en mission ( c’est déjà pour eux un très gros problème)]
Évidemment ces prêtres font ce qu'ils peuvent puisqu'il n'y a pas de vrai pape.
Là n'est pas le souci des prêtres de la Fraternité. Eux proclament comme leur chef un hérétique abominable et le citent dans le canon de leurs messes pour mieux s'unir quotidiennement à ce fils du démon. Voilà le guide qu'ils se choisissent, qu'ils revendiquent contre les attaques très perfides du "complot sédévacantiste".
On pourrait penser que leur obéissance à l'égard de leur "Vrai Pape" doit être on ne peut plus zélée. Hélas! Loin de là! Ils s'empressent de ne jamais obéir à ce "Pape"
sinon sous conditions. L'Abbé Barrère est, il vrai, peu porté à la papolâtrie. Voilà pour la direction tout en nuance de la « petite chrétienté ».


Ses seuls arguments à opposer au rejet de la secte conciliaire sont les suivants :

- Rejeter le Vatican actuel jetterait le trouble chez les fidèles... argument d'impuissance face à la masse démocratique des fidèles;
Pourtant c'est au pasteur de guider le troupeau, mais il ne veut pas briser la fameuse "union qui fait la force" de cette "petite chrétienté" (le mot est de lui).
[Pour sûr d’un seul coup d’un seul, la petite chrétienté fondée avec patience, abnégation et cohérence par Mgr Lefebvre s’effondrerait tout net par des paroles si fracassantes.]
La vérité est donc trop "fracassante" pour être affirmer ouvertement...

- Les méchants modernistes feraient alors ce que bon leur sembleraient dans leur secte.
Et ça c'est insupportable à l'Abbé Barrère. Il veut avoir son mot à dire! Il veut faire tonner sa voix sur le forum conciliaire! participer au débat! quand bien même ce débat serait vain, et moucher bravement quelques féroces modernistes qui empuantissent le sein de l'Église...et qui n'attendent que ça. La démocratie révolutionnaire a bien besoin de l'Abbé Barrère! de sa voix! de son cri!
Les modernistes aiment la Fraternité comme les dirigeants politiques aiment le Front National. C'est l'ennemi tout désigné, bête et méchant, qui fait
fonctionner la machine démocratique toujours en faveur de la Révolution puisque les principes de cette machine sont la Révolution.
Monsieur l'Abbé Barrère est un libéral qui s'ignore. Il n'aime pas l'extrémisme, il veut passer pour modéré, il nous juge emportés, nos jugements sont [lapidaires] et nous avons [du mal avec les nuances. C'est noir ou c'est blanc, le gris n'existe pas].
En somme, il préfère l'ombre à la lumière... Il n'aime pas le mensonge mais... la vérité le met mal à l'aise. Ce que cet abbé un peu gris adore c'est le flou, l'éthéré, le brouillard dans lequel il trouve refuge, se cache, se tapit. Sa « petite chrétienté » n'est qu'une illusion vaporeuse. Il prétend ne pas choisir son camp mais en vérité il a déjà choisi le pire. Il est déjà empoisonné par le poison d'un libéralisme virulent.
Il nous accuse ainsi d'œuvrer [main dans la main avec le parti libéral qui domine encore dans le sein de l'Église]. Au-delà de l'accusation délirante de complot sédévacantiste contre la "petite chrétienté", notre malheureux Abbé prêche que la secte conciliaire est l'Église, que l'Église peut se tromper et que rejeter la secte conciliaire pour un motif aussi futile que des erreurs de doctrines, c'est quitter l'"Église".
Pourtant, il revendique hautement son [ attachement à la Tradition] et sa [paisible certitude d’appartenir pleinement à l'Église catholique].
Cette Église à laquelle il appartient et qu'il ne veut quitter sous aucun prétexte n'est pas l'Église catholique.
Pour preuve ce texte de Mgr Pie que l'Abbé Barrère cite lui-même dans son article.
[le successeur de Pierre lui-même, infaillible dans la doctrine, peut se montrer plus ou moins sage, plus ou moins fort en face des difficultés qui surgissent, des solutions qui sont proposées, des déterminations qui doivent être prises.]
Le bon Abbé tire contre son propre camp. Il joue les gros bras mais se gifle lui-même. Il nous tend le bâton avec lequel nous allons charitablement le battre.
Du texte de Mgr Pie, retenons que "le successeur de Pierre est infaillible dans sa doctrine". Or depuis Vatican d'eux,...
L'Abbé Barrère s'attache à une "Église" qui se trompe, or l'Église catholique est infaillible donc l'Abbé Barrère s'attache à une société qui n'est pas l'Église catholique.
Monsieur l'abbé Barrère devrait lire les textes qu'il cite.

Merci à lui, pour cet article qui convaincra les derniers hésitants d'enfin fuir la Fraternité. Pour les autres, il ne reste que la prière.

Et encore des félicitations aux auteurs du tract.