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Comme vous avez pu le lire sur ce site, Mgr Dolan, évêque catholique, va venir en France donner le sacrement de
Confirmation. Lire l'article : Confirmations par Mgr DOLAN en octobre à
Rennes.
Voici donc une petite présentation de cet évêque pour ceux qui ne le connaitraient pas ou qui le connaitraient mal.
1- Présentation
2 - Apostolat dans la Fraternité
3 - La question du Pape
4 - Expulsion de la Fraternité
5 - Relations avec d’autres prêtres6 - Le sacre
7 - La licéité du sacre
8 - Apostolat épiscopal
9 - Extra Fraternitatem Salus?
10 - Pour servir l’Eglise
Daniel Lytle Dolan est né le 28 mai 1951 à Détroit, dans le Michigan, de parents
d’origine irlandaise et écossaise. Son grand oncle, le Père Patrick H. Dolan CSC, était un prêtre renommé pour ses prédications.
En 1965, Daniel Dolan entre au petit séminaire archidiocésain du Sacré-Coeur où il affronte personnellement les premières conséquences désastreuses de la révolution religieuse de Vatican
II.
Il devient bientôt très connu comme un conservateur au séminaire. Il organise des messes en latin et développe la résistance à la nouvelle religion. Chaque semaine, il se déplace pour
assister à l’une des deux dernières messes traditionnelles heureusement maintenues à Détroit; il peut ainsi former les enfants de choeur et enseigner le catéchisme à la jeunesse.
En 1969, il entre dans l’ordre cistercien. Il y passe trois années et demie de vie religieuse dans la paix monastique jusqu’au jour où la “réforme” est introduite au monastère. Une carte
postale d’un prêtre de Détroit lui arrive providentiellement, l’informant de la fondation d’un séminaire traditionnel en Suisse.
2 - Apostolat dans la Fraternité -
En janvier 1973, il entre au séminaire de la Fraternité Saint Pie X à Ecône où il
achève ses études de philosophie et de théologie. Ayant précédemment étudié le Latin et l’Espagnol à Détroit, il acquiert à Ecône la pratique de la langue française.
Le 29 juin 1976, l’abbé Dolan est ordonné prêtre par Mgr Marcel Lefebvre. Il commence alors son ministère sacerdotal aux Etats-Unis et en Angleterre. En janvier 1977, il retourne à Long
Island (New York).
Durant les premières années de son ministère, l’abbé Dolan se limite à ses obligations locales ainsi qu’à son enseignement à l’école Saint Pie V, à Wantagh. Mais très vite, de nombreuses
demandes provenant des quatre coins des Etats-Unis pour avoir la messe traditionnelle le déterminent à développer l’implantation et la direction de nouveaux centres de messes.
Pendant plusieurs années, l’abbé Dolan effectue tous les mois une distance comparable à celle de Londres-Moscou pour desservir les différents centres de messes. Son champ d’apostolat
s’étend ainsi sur les Etats de la Pennsylvanie, de l’Ohio, du Minnesota, de l’Iowa, du Dakota du Sud, du Montana, de New York, du Maryland, de la Virginie, de la Floride, du Nebraska, de
l’Illinois, du Missouri, de la Lousiane, du Kentucky et du Michigan. La nécessité l’oblige souvent à prendre l’avion et à célébrer la Sainte Messe en trois villes différentes chaque dimanche.
C’est ainsi qu’il fonde trente cinq nouveaux centres de messes allant de la côte Est à la côte Ouest des Etats-Unis. Plusieurs de ces centres sont aujourd’hui très florissants; ils se distinguent
par leurs nombreux fidèles, leurs églises et leurs écoles.
Peu à peu, l’abbé Dolan acquiert une réputation de bon prédicateur et de liturgiste rigoureux.
Durant l’automne 1973, alors qu’il est séminariste à Ecône, le jeune abbé Dolan est
influencé par les écrits du Père Noël Barbara. Il se rend alors compte que la seule explication possible pour justifier de façon catholique un refus de la “nouvelle messe” et des erreurs
post-conciliaires “officiellement” promulguées par Paul VI, c’est d’admettre que ce dernier a perdu le pontificat à cause de son hérésie personnelle. Depuis ce jour, l’abbé Dolan a toujours
fermement maintenu cette position à l’égard de Paul VI et de ses successeurs; de ce fait, il ne les mentionne pas au canon de la messe.
Mgr Lefebvre, bien au courant de la position de l’abbé Dolan, dit aux prêtres américains de la Fraternité en août 1979: “Je ne dirais pas que le Pape n’est pas Pape, mais je ne dirais pas
non plus qu’on ne peut pas dire qu’il n’est pas Pape.” (!)
Quelques temps après cette affirmation, Mgr Lefebvre déclare que la Fraternité ne peut pas tolérer dans son sein des prêtres qui refusent de dire l’una cum pour Jean-Paul II.
L’abbé Dolan se voit donc menacé d’expulsion en 1980. Malgré des pressions considérables, il refuse respectueusement mais fermement de changer sa position. En mai 1980, la Fraternité
revient sur ses positions, en ce sens qu’elle tolère les prêtres non-una cum du district américain . L’abbé Dolan pourra continuer son apostolat pendant encore trois années.
4 - Expulsion de la Fraternité
-
Au début de 1983, la Fraternité tente d’imposer une réforme liturgique aux prêtres
américains. En même temps, elle insiste pour que le clergé traditionaliste accepte les “annulations de mariage” données par les tribunaux modernistes et qu’il collabore avec des prêtres ordonnés
selon le nouveau rite promulgué par Paul VI en 1968.
Neuf prêtres américains — dont l’abbé Dolan — refusent ce compromis avec Vatican II bien que la plupart d’entre-eux n’ait pas encore opté pour le sédévacantisme. Les dissensions profondes
qui naissent à cette occasion ne sont que le résultat logique de l’absence d’un principe cohérent par lequel la Fraternité Saint Pie X pourrait justifier sa manière d’agir vis-à-vis de Paul VI et
ses successeurs. Finalement, tous ces prêtres sont expulsés de la Fraternité.
5 - Relations avec d’autres prêtres -
L’abbé Dolan continue son apostolat sans grand changement car la majorité des
fidèles dont il a la charge soutient la position des neuf (plus tard douze) prêtres américains.
A cette époque, il intensifie son apostolat à Cincinnati dans l’Etat de l’Ohio où il a ouvert en 1978 l’église Sainte Gertrude-la- Grande. C’est toujours son centre principal, l’un des
mieux organisés des Etats-Unis, et qui est fréquenté par quelque six cent fidèles.
En 1989, l’abbé Dolan rentre en contact avec la Congrégation de Marie Reine Immaculée (CMRI). Les discussions qui s’en suivent révélèrent un accord sur les principales questions
théologiques (le pape, les nouveaux sacrements).
En 1991, Mgr Moises Carmona, qui est à la tête de l’organisation traditionnaliste mexicaine Trento, demande aux douze prêtres du CMRI de choisir un des leurs afin de recevoir la
consécration épiscopale. Mgr Carmona, prêtre respecté et ancien professeur de séminaire à Acapulco, fut lui-même consacré évêque en 1981 par Mgr P.M. Ngo-Dinh-Thuc, ancien archevêque de Hué,
Viet-Nam.
Les prêtres du CMRI choisirent donc l’abbé Mark A. Pivarunas, qui fut alors dûment consacré évêque par Mgr Carmona.
En 1992, Mgr Pivarunas eut le projet de soutenir le clergé ayant appartenu à la Fraternité Saint Pie X et demanda à l’abbé Dolan de recevoir la consécration épiscopale. Après de longues
hésitations, l’abbé Dolan accepta en 1993.
Mgr Dolan est sacré évêque en la fête de l’apôtre Saint André le 30 novembre 1993
au cours d’une grand messe pontificale célébrée dans l’église Sainte Gertrude la Grande à Cincinnati. La cérémonie dure trois heures et toutes les solennités du Pontificale Romanum sont
observées. (Une vidéo-cassette est disponible).
Dix-sept prêtres traditionalistes venant des Etats-Unis, du Mexique et du Canada participent à cette cérémonie ainsi que plusieurs centaines de catholiques venus de toutes les régions du
pays.
En ce qui concerne la licéité du sacre épiscopal, on doit appliquer les mêmes
principes dont usent les prêtres traditionalistes pour justifier l’administration des autres sacrements.
Le droit ecclésiastique (canonique) est un droit positif humain. Sa fin, comme le fait remarquer le théologien Merkelbach, est le culte de Dieu et la
sanctification des âmes; en d’autres termes, il s’agit de l’accomplissement de la loi divine. Si dans l’application d’une règle particulière du droit humain — disons, solliciter l’autorisation
d’administrer les sacrements — on renverse de fait la fin à laquelle est ordonnée ce droit (le culte de Dieu et la sanctification des âmes), la règle particulière du droit ecclésiastique cesse
d’obliger. Cette loi particulière cesse (cessat) parce qu’elle est devenue nuisible (nociva).
Il s’en suit que la nécessité d’un mandat apostolique pour procéder à un sacre épiscopal est seulement un exigence du droit ecclésiastique. Si l’on voulait
suivre aujourd’hui la lettre de la loi, il faudrait se résigner à laisser les catholiques sans évêques ni prêtres. Ce serait bien là renverser la fin du droit ecclésiasique (le culte de Dieu et
la sanctification des âmes) qui se réalise principalement grâce aux prêtres et aux évêques lorsqu’ils célèbrent le Saint Sacrifice de la Messe, lorsqu’ils administrent les sacrements et prêchent
la doctrine de Jésus-Christ. Cette loi particulière du droit ecclésiastique cesse donc bien d’obliger.
Ce même principe s’applique — et la plupart des traditionalistes reconnaissent son application — à une ordination sacerdotale effectuée sans lettres dimissoriales. La censure prévue par le
droit ecclésiastique est d’ailleurs essentiellement la même qu’il s’agisse d’un sacre épiscopal sans mandat pontifical ou d’une simple ordination sacerdotale sans lettres
dimissoriales.
Mgr Dolan reste le curé de Saint Gertrude la Grande, à Cincinnati, Ohio.
Parallèlement, Mgr Dolan conduit un apostolat national et international. Il donne le sacrement de confirmation aux Etats-Unis dans les églises des anciens membres de la Fraternité Saint
Pie X, et voyage beaucoup afin de poursuivre son action épiscopale pour les fidèles et les organisations traditionnelles du Mexique, de la France, de la Belgique et de l’Italie.
Mgr Dolan a aussi ordonné des prêtres pour Trento, l’Institut Mater Bonii Consilii de Verua Savoia, Italie, et pour d’autres organisations.
Une des causes principales des difficultés que l’on rencontre dans le milieu traditionaliste provient d’une déficience de la formation du clergé.
Mgr Dolan encourage donc les prêtres à ouvrir des séminaires afin de préparer convenablement les jeunes gens au sacerdoce. Il n’entend pas ordonner des séminaristes qui n’auraient pas reçu
une bonne formation spirituelle et intellectuelle. C’est pour cette raison qu’il ordonne avec plaisir les séminaristes formés à Verrua.
Avec l’encouragement de Mgr Dolan qui fait de la formation des futurs prêtres une des priorités, le Séminaire de la Sainte Trinité (Most Holy Trinity Seminary) a ouvert ses portes en
automne 1995. Il se situe à Warren (Détroit) dans le Michigan.
Ce séminaire, fondé et dirigé par l’abbé Sanborn (ancien supérieur du séminaire de la Fraternité Saint Pie X aux Etats-Unis) offre désormais un programme complet pour la formation
sacerdotale. Le corps professoral est composé des abbés Sanborn, Cekada (ancien professeur de séminaire et auteur du best-seller On ne prie plus comme autrefois...), et Neville (ordonné par Mgr
Williamson in 1996).
Pour étudier au Séminaire de la Sainte Trinité, il n’est pas nécessaire d’appartenir à une organisation particulière; il suffit d’être membre de l’Eglise Catholique. Cependant, par prudence
pastorale, la direction du séminaire exige que le futur prêtre s’engage à accomplir son ministère pendant au moins cinq ans sous la responsabilité d’un prêtre plus agé ou dans le cadre d’une
organisation approuvée par le séminaire.
9 - Extra Fraternitatem Salus? -
De nombreux prêtres et séminaristes appartenant à la Fraternité Saint Pie X
réalisent l’incohérence doctrinale de leur organisation. Ils jugent opportun de ne plus nommer les modernistes au canon de la Messe, mais sans manifester publiquement leurs convictions. Ils sont
dans une position difficile, car les dirigeants de la Fraternité ne semblent pas vouloir revenir sur leur position à propos de Jean Paul II. Ces prêtres et ces séminaristes préfèrent taire la
vérité pour ne pas être renvoyés. C’est sans doute la crainte de l’inconnu et le besoin des évêques pour les confirmations et les ordinations qui les retiennent dans une société religieuse où ils
sont très mal à l’aise.
Il est important que ceux-ci sachent qu’il existe des évêques hors de la Fraternité Saint Pie X, prêts à les aider s’ils le désirent. Libre à eux, alors, de rejoindre des organisations
“non-una cum” déjà existantes ou bien d’en fonder de nouvelles.

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus)
> Un non-catholique ne peut pas être pape


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI


