La FSSPX = IMPASSE où erreurs et hérésies obscurcissent les fidèles !
Depuis sa création, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X s'obstine :
- à reconnaitre la secte conciliaire comme étant l'Eglise catholique,
- à prêcher et enseigner qu'un pape peut se tromper et enseigner des hérésies,
- à reconnaître un apostat comme Vicaire du Christ,
- à citer le nom d'un hérétique au canon de la Messe.
Ces positions et attitudes sont absolument contraire à la Foi !
1. La FSSPX reconnaît l'Eglise conciliaire comme étant catholique
La FSSPX, qui veut garder la Foi catholique, refuse de rejoindre l’Église conciliaire,
mais déclare que cette « secte gnostique » est l’Église catholique !
La Fraternité Saint Pie X porte mal son nom. En effet, elle va à l'encontre du catéchisme de Saint Pie X :
- Définition de l’Eglise catholique : « L’Eglise catholique est la société ou la réunion de tous les baptisés qui, vivant sur la terre, professent la même foi et la même loi de Jésus-Christ, participent aux mêmes sacrements et obéissent aux pasteurs
légitimes, principalement au Pontife Romain. »
- Comment peut-on distinguer l’Eglise de Jésus-Christ de tant de sociétés ou sectes fondées
par les hommes et qui se disent chrétiennes ? "On peut distinguer la véritable Eglise de Jésus-Christ de tant de sociétés ou sectes fondées par les
hommes et qui se disent chrétienne, à quatre marques : elle est Une, Sainte, Catholique et Apostolique"
Or, il est incontestable que le FSSPX ne suit pas la secte Vatican II qu'elle
reconnait pour autant comme l'Eglise catholique. La Fraternité Saint Pie
X ne professe pas la même foi, ne participe pas aux mêmes sacrements que la société qu'elle reconnaît [faussement] comme étant catholique, et désobéit à celui qu'elle croit être pape:
Ratzinger. De plus, la FSSPX enseigne que l'Eglise Vatican II reste l'Eglise catholique. La FSSPX explique que l'Eglise catholique peut
empoisonnée ses enfants ! Or il est suffisament prouvé que l'Eglise conciliaire n'est ni Une, ni Sainte, ni Catholique et ni Apostolique
bien au contraire ! Inutile d'être théologien pour constater que la position de
la FSSPX n'est ni catholique ni même cohérente.
2. La FSSPX prêche et enseigne que l'Eglise catholique peut se tromper et enseigne qu'un pape peut être
hérétique
Malgrè des propos assez contradictoires de Mgr
Lefebvre, la position officielle de la FSSPX est celle-ci :"L'Eglise peut conduire à l'apostasie". C'est ce qui
est écrit dans un document signé par les QUATRE évêques de la FSSPX :
« L’Église catholique n’agit plus en phare de la vérité qui illumine les coeurs et dissipe l’erreur,
mais plonge l’humanité dans la brume de l’indifférentisme religieux, et bientôt dans les ténèbres de l’apostasie silencieuse » ! (p. 33 de
l’opuscule, Lettre à nos frères prêtres, janvier 2004).
Quelle contradition avec l'enseignement catholique !
Les 4 évêques enseignent donc que l'Eglise à qui NSJC a promis son assistance "tous les jours jusqu'à la consommation des siècles" peut plonger les âmes dans
les ténèbres de l'apostasie !!! C'est complètement hérétique. Cela va à l'encontre des promesses de NSJC, contre la note de sainteté de
l'Eglise, contre les écrits des papes qui décrivent l'Eglise comme étant "toujours immaculée".
- Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1928 : Car jamais au cours des siècles, l'Epouse mystique du Christ n'a été souillée, et elle ne pourra jamais l'être, au témoignage de saint Cyprien: " L'Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu'une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l'inviolabilité
d'un seul foyer " (De cath. Ecclesiae unitate, VI).
- Pape Pie XI, Quas Primas, 1925 : Parmi les bienfaits dont l'Eglise est redevable au culte public et légitime rendu à la Mère de Dieu et aux saints du ciel, le moindre n'est pas la victoire constante qu'elle a remportée en repoussant loin d'elle la peste de l'hérésie et de l'erreur.
Léon XII enseigne : « Est-ce que l’Eglise, qui est la colonne et le soutien de la vérité et qui manifestement reçoit
sans cesse du Saint-Esprit l’enseignement de toute vérité, pourrait ordonner, accorder, permettre ce qui tournerait au détriment du salut des
âmes, et au mépris et au dommage d’un sacrement institué par le Christ ? » (173) (Quo graviora, 13/3/1825).
TOUS LES PAPES, PERES ET DOCTEURS DE L'EGLISE affirment que le Vicaire de
Jésus-Christ ne peut pas tomber dans l'hérésie. De nombreux papes l'ont écrits dans de nombreuses constitutions (encycliques, lors de
conciles...)
Les fidèles de la FSSPX récitent-ils leur acte de Foi ? On peut en douter. Que
dit-il ? "Mon Dieu, je crois fermement TOUTES les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre
Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper ni nous tromper". Ce simple acte de Foi anathémise la FSSPX
!
Que nous dit le catéchisme de Saint Pie X ?
L’Eglise peut-elle se tromper en ce qu’elle nous propose de croire ? NON, dans ce qu’elle nous
propose de croire, l'Eglise ne peut pas se tromper, parce que, selon la promesse de Jésus-Christ, elle est toujours
assistée par le Saint-Esprit
Ceci fait allusion au dogme du pape Pie IX
sur l'infaillibilité pontificale. Pie IX (1846 - 1878) affirma dès son élévation au souverain pontifical (dans le Discours de son exaltation)
qu’un pape ne pouvait « JAMAIS »
(nunquam)
dévier de la foi ! Il écrivit encore la même chose dans son encyclique
Qui pluribus du 9 novembre 1846. Pour interpréter l’Écriture, les hommes ont besoin d’une autorité infaillible: Pierre, dont le Christ « a promis que la foi ne
défaillira jamais ». L’Eglise romaine « a toujours gardé
intègre et inviolée la foi reçue du Christ Seigneur, et l’a enseignée fidèlement ». Même mot dans la lettre In suprema
Petri du 6 janvier 1848: « jamais ». Ainsi que dans l’encyclique Nostis et noviscum du 8 décembre 1849: « jamais ».
L’Eglise catholique est donc infaillible ? Oui, l'Eglise est infaillible. Aussi, ceux qui rejettent ses définitions perdent la foi et deviennent hérétiques
Le Pape peut-il se tromper en enseignant l’Eglise ?
Le Pape ne peut pas se tromper, il est infaillible dans les définitions qui regardent la foi et les
moeurs.
Pour quel motif le Pape est-il infaillible ? Le Pape est infaillible
à cause de la promesse de Jésus-Christ et de l’assistance continuelle du
Saint-Esprit.
La FSSPX va complètement à l'encontre de l'enseignement de l'Eglise
catholique.
Mais en plus d'avoir les papes, les pères et docteurs de l'Eglise, les
saints et le dogme sur l'infaillibilité pontificale contre elle, la FSSPX s'oppose =à l'encyclique du pape Paul IV, "Cum ex apostolicum, définition dogmatique solennelle ex cathedra, valable à perpétuité, reprise dans le droit canon de Saint Pie X, dans laquelle il est écrit qu'un hérétique
ne peut pas être pape !
"... il ne faut pas que l’on puisse reprocher au
pontife romain de dévier dans la foi. Il est sur terre le Vicaire de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ; il a la plénitude de l’autorité sur les nations et les
royaumes..."
" ... si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur
promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a
eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE, et on ne pourra dire
qu’elle est devenue valide ou qu’elle deviendrait valide parce que l’intéressé accepte la charge, reçoit la consécration, ou entre ensuite en possession du gouvernement et de l’administration ou
par l’intronisation du pontife romain, ou par l’acte d’agenouillement fait devant lui, ou par l’acte d’obédience à lui rendu par tous, et ce quelle que soit la durée de cette
situation.
Saint Robert Bellarmin,
grand docteur de l'Eglise, enseigne, tout comme Saint Thomas d'Aquin, saint Alphonse, qu'un pape ne peut en aucun cas être hérétique. Il ne s'agit aucunement
d'"opinions" mais de vérités de Foi pour la raison exposée ci-dessous. "Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même d'être le pape et la
tête, de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Eglise. C'est la sentence de tous les anciens Pères, qui enseignent que les
hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction...." (Saint Robert Bellarmin,
De Romano Pontifice)
Comment un PAPE, vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de
l’Esprit-Saint, peut-il PRÉSIDER À LA DESTRUCTION DE L’ÉGLISE, la plus profonde et la plus étendue de son histoire en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à
faire ? C'est IMPOSSIBLE !
Il faut donc en finir une fois pour toutes avec cette maudite
opinion du "pape pouvant devenir hérétique en tant que docteur privé", calomnie souverainement injurieuse pour l'honneur de la papauté! Deux simples citations tirées du chapitre 4
de Pastor aeternis,qui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale, suffiront pour clore le débat une fois pour toutes.
Première citation: "Petri Sedem ab omni SEMPER
errore illibatam ". Deuxième citation "fidei NUNQUAM deficientis charisma".
Ainsi donc, selon Pie IX et les Pères du Vatican, le pape est
"TOUJOURS" pur de toute erreur doctrinale, et sa foi est "à JAMAIS indéfectible".
Par ailleurs, la définition de l'infaillibilité pontificale doit être
comprise dans le sens que l'Eglise l'a défini. La Sainte Église catholique, apostolique et romaine, Mère et Maîtresse de tous les fidèles, a défini l'infaillibilité pontificale dans le sens
d'une immunité QUOTIDIENNE du souverain pontife contre le virus de
l'erreur. Le paragraphe final du chapitre 4 (le Pastor aeternus stipule: "Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire cette définition, qu'il soit anathème"
Un concile oecuménique a une autorité infiniment supérieure à celle de
n'importe quel théologien, qui n'est pas, lui, infaillible dans tout ce qu'il écrit, l'Église a tranché en 1870:
L'opinion de ceux qui estiment qu’un pape peut tomber dans l'hérésie
en tant que docteur privé" n'est plus une opinion libre, mais une opinion contraire à la foi solennellement définie par un concile
oecuménique.
> Autre contradiction de la FSSPX. Puisqu'elle reconnaît cette secte
moderniste comme étant l'Eglise catholique et puisqu'elle reconnaît son chef comme le Vicaire du Christ, elle devrait logiquement obéir à Ratzinger-Benoît XVI et suivre l'enseignement de cette
Eglise !
Le pape Boniface VIII :
"En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu'il est absolument
nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain." (Bulle " Unam sanctam ", 18
novembre 1302)
Pie VII répète la même chose en d’autres termes : « Saint Thomas
enseigne que ceux-là sont appelés schismatiques, qui refusent de se soumettre au souverain
Pontife, et de communiquer avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis » (Bref du 16 septembre 1818 à Mgr
Poynter).
On ne peut pas affirmer que Ratzinger est le pape et lui refuser la soumission : cette doctrine-là est
foncièrement hétérodoxe et contraire à toute la tradition de l’Eglise.
La position de la FSSPX est purement HERETIQUE, CONTRADICTOIRE, ERRONEE !
3. La FSSPX exige à ce que soit cité le nom d'un hérétique au canon de la
Messe
Ratzinger n'étant pas catholique et n'étant évidemment pas le Vicaire du Christ,
il ne doit pas être cité au Canon de la Messe tout comme les pseudos évêques des diocèses, ordonnés sous le rite invalide de l'antipape Paul VI. Citer le nom d'un hérétique lors du Canon de la Messe est un sacrilège (Dom Guéranger, spécialiste incontesté de la
liturgie)!
« AU CANON DE LA MESSE, ON NE PRIE PAS POUR CEUX QUI SONT HORS DE L’ÉGLISE.
»
Somme Théologique de saint Thomas d’Aquin : III, q. 79, a.
7.
Le pape Saint Hormidas (514 à 523) a rédigé un formulaire
qu'était tenu de dire tout prêtre dans lequel était écrit : "JE PROMETS DONC QU’À L’AVENIR JE NE RÉCITERAI PLUS DANS LA CÉLÉBRATION DES SAINTS MYSTÈRES LES NOMS DE CEUX QUI ONT ÉTÉ SÉPARÉS DE
L’ÉGLISE CATHOLIQUE, C’EST-À-DIRE QUI NE SONT POINT D’ACCORD AVEC LE SIÈGE APOSTOLIQUE."
En 431, un religieux, saint Hypace, se refusait à entacher la Sainte Messe en continuant à y nommer son évêque ou
son patriarche devenu hérésiarque... Au bout de trois ans cet hérésiarque (il s’agit de Nestorius) commença à manifester ses erreurs ; ce que saint Hypace ayant appris, effaça son nom des sacrés
diptyques (Canon de la messe) dans son église et n’en fit plus mémoire dans la célébration des Saints Mystères. Eulalie, évêque de Chalcédoine, qui ne l’aimait point, lui en fit des reproches
menaçants ; mais il lui répondit avec fermeté que, depuis que Nestorius avait commencé de publier sa doctrine impie, il s’était séparé de sa communion ; et que quant aux menaces qu’il lui
faisait, il pouvait les exécuter parce qu’il était prêt à tout souffrir pour le soutien de la Foi.
Ces simples citations
suffisent à démontrer qu'il est hors de question de citer le nom d'un hérétique et d'un antipape lors du Canon de la Messe. Il s'agirait d'un sacrilège et la messe ne serait plus une oblation
pure.
Les fidèles assistant à une Messe una cum (en union avec) Ratzinger participent qu'ils le veulent ou non à ce
sacrilège surtout s'ils ont la possibilité d'avoir une messe non una cum proche de chez eux. Le prêtre ne dit-il pas avant le canon l'Orate Frates : "Prions ensemble mes frères"
?
Dire que l’on peut être en communion avec celui que l’on ne reconnaît Pape que du bout des lèvres, tout en lui
désobéissant continuellement et particulièrement dans une telle prescription pour l’Église universelle est contraire à la Foi ; ne pas le dire, mais agir comme tel, implique l’anathème, comme
l’enseigne Pie IX dans l’Encyclique Qua in Patriarchatu (Sub Tuum Præsidium n° 8 p. 32-33, et brochure sur Mgr Lefebvre pp. 67-69).
Pour en savoir plus, lire l'excellent dossier (pdf)
constitué par L-H Rémy Le problème de l’Una cum
Réfutations de
certaines réponses erronées de la FSSPX :
1. « Una Cum veut dire prier POUR
». Est-ce bien vrai ? A tous les fidèles de la Fraternité, on enseigne que Una Cum veut dire prier pour. Or, il suffit d'ouvrir un
dictionaire de latin et de constater que una cum signifie "en union avec" et non pas pour! Nous pourrions citer de très nombreux auteurs ayant fait une bonne traduction, mais nous nous bornerons
à trois qui ont une autorité suréminente.
– Dans le DTC (Dictionnaire de Théologie Catholique) de Vacant et Mangenot ; à l’article Messe (t. X, col. 1395 en
bas), l’auteur Dom Cabrol écrit : « en union AVEC le Pape et les évêques en union avec lui ».
– Dans le livre Explication de la Messe, le P. Le Brun dont le DTC dit (t. 9, col. 101) être le principal ouvrage de
cet auteur qu’on lit encore avec fruit... ce qu’il dit reste exact... l’homme était très vertueux, modeste autant que savant, le P. Le Brun écrit : "Una Cum Famulo Tuo... AVEC notre Pape
N., votre serviteur" (p. 374, Éd. du Cerf, 1949).
– Dans chacun des tomes de L’Année Liturgique, Dom Guéranger donne l’ordinaire de la Messe. À chaque fois au Te igitur,
il écrit : « ...dirigez notre évêque qui est pour nous le lien sacré de l’unité ».
Avec de tels auteurs, la cause est entendue.
ON PRIE SURTOUT EN UNION AVEC LE PAPE ET L’ÉVÊQUE.
D’ailleurs dans le Te igitur, quelques lignes plus haut, on lit : « Pro Ecclesia tua, pour votre
Sainte Église », montrant dans le même paragraphe la différence entre pro et cum. Il est navrant de voir qu’une telle erreur se soit répandue
et imposée, erreur que ne ferait pas un étudiant en seconde année de latin.
2. "Saint Pierre était pape
lorsqu'il a renié trois fois Notre Seigneur Jésus-Christ." De cette affirmation fausse et calomnieuse pour Saint Pierre et la Papauté en découle
généralement une autre affirmation fausse : les papes peuvent être hérétiques.
Dom Guéranger réfute cette hérésie en rappelant tout simplement que lors de sa triple trahison, Saint Pierre
n'était pas encore pape.
Dom Guéranger (Année Liturgique, LE DEUXIÈME DIMANCHE APRÈS PAQUES) a
écrit:
"Durant sa vie mortelle,
étant un jour sur le territoire de Césarée de Philippe, ses Apôtres assemblés autour de lui, il les interrogea sur l'idée qu'ils avaient de sa personne. L'un d'eux, Simon, fils de Jean ou Jonas,
et frère d'André, prit la parole, et lui dit : « Vous êtes le Christ, Fils du « Dieu vivant ». Jésus reçut avec bonté ce témoignage qu'aucun sentiment humain n'avait suggéré à Simon, mais qui
sortait de sa conscience divinement inspirée à ce moment; et il déclara à cet heureux Apôtre que désormais il n'était plus Simon, mais Pierre. Le Christ avait été désigné par les Prophètes sous
le caractère symbolique de la pierre (1) ; en attribuant aussi solennellement à son disciple ce titre distinctif du Messie, Jésus donnait à entendre que Simon aurait avec lui un rapport que
n'auraient pas les autres Apôtres. Mais Jésus continua son discours. Il avait dit à Simon : « Tu es Pierre » ; il ajouta : « et sur cette Pierre je
bâtirai mon Eglise ».
Pesons ces paroles du Fils de Dieu : « Je bâtirai mon Eglise. » Il a donc un projet : celui de bâtir une Eglise. Cette Eglise, ce n'est pas maintenant qu'il la bâtira ; cette œuvre est encore différée ; mais ce que nous savons déjà avec certitude, c'est que cette Eglise sera bâtie sur
Pierre. Pierre en
sera le fondement, et quiconque ne posera pas sur Pierre ne fera pas partie de l'Eglise. Ecoutons encore : « Et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre mon Eglise. » Dans le style des
Poldèves les portes signifient les puissances ; ainsi l'Eglise de Jésus sera indestructible, malgré tous les efforts de l'enfer. Pourquoi ? parce que le fondement que Jésus lui aura donné sera
inébranlable. Le Fils de Dieu continue: « Et je te donnerai les clefs du Royaume des cieux. » Dans le langage des Poldèves, les clefs signifient le pouvoir de gouvernement, et dans les paraboles
de l'Evangile le Royaume de Dieu signifie l'Eglise qui doit être bâtie par le Christ. En disant à Pierre, qui ne s'appellera plus Simon : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux, »
Jé sus s'exprimait comme s'il lui eût dit : « Je te ferai le Roi de
cette Église, dont tu seras en même temps le fondement. » Rien n'est plus évident; mais ne perdons pas de vue que toutes ces magnifiques promesses regardaient l'avenir.
Or, cet avenir est devenu le présent. Nous voici arrivés aux dernières heures du séjour de Jésus ici-bas. Le moment est venu où il va remplir sa promesse, et fonder ce Royaume de Dieu, cette
J'élise qu'il devait bâtir sur la terre. Fidèles aux ordres que leur avaient transmis les Anges, les Apôtres se sont rendus en Galilée. Le Seigneur se manifeste à eux sur le bord du lac de
Tibériade, et après un repas mystérieux qu'il leur a préparé,
pendant qu'ils sont tous attentifs à ses paroles, il interpelle tout à coup son disciple : « Simon, fils de Jean, lui
dit-il, m'aimes-tu ? » Remarquons qu'il ne lui donne pas en ce moment le nom de Pierre ; il se
replace au moment où il lui dit autrefois : « Simon, fils de Jonas, tu es Pierre ; » il veut que les disciples sentent le lien qui unit la promesse et l'accomplissement. Pierre, avec son
empressement accoutumé, répondu l'interrogation de son Maître : « Oui, Seigneur ; vous savez que je vous aime. » Jésus reprend la parole avec autorité : « Pais mes agneaux, » dit-il
au disciple. Puis réitérant la demande, il dit encore : «
Simon fils de Jean, m'aimes-tu? » Pierre s'étonne de l'insistance avec laquelle son Maître semble le poursuivre ;
toutefois il répond avec la même simplicité : « Oui, Seigneur; vous savez que je vous aime. » Après cette réponse, Jésus répète les mêmes paroles d'investiture : « Pais mes agneaux.»
Les disciples écoutaient ce dialogue avec respect ; ils
comprenaient que Pierre était encore une fois mis à part, qu'il recevait en ce moment quelque chose qu'ils ne recevraient pas eux-mêmes. Les souvenirs de Césarée de Philippe leur revenaient à
l'esprit, et ils se rappelaient les égards particuliers que leur Maître avait toujours eus pour Pierre depuis ce jour. Cependant, tout n'était pas terminé encore. Une troisième fois Jésus
interpelle Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu? » A ce coup l'Apôtre n'y tient plus. Ces trois appels que
fait Jésus à son amour ont réveillé en lui le triste souvenir des trois reniements qu'il eut le malheur de prononcer devant la servante de Caiphe. Il sent une allusion à son infidélité encore si récente, et c'est en demandant grâce qu'il
répond cette fois avec plus de componction encore que d'assurance : « Seigneur, dit-il, tout vous est connu ; vous savez que je vous aime. » Alors le Seigneur mettant le dernier sceau à l'autorité de Pierre, prononce ces paroles
imposantes: « Pais mes brebis. »
Voilà donc Pierre établi Pasteur par celui-là même qui nous a dit : « Je suis le bon Pasteur. » D'abord le Seigneur a donné à son
disciple et par deux fois le soin des agneaux ; ce n'était pas encore l'établir Pasteur ; mais quand il le charge de paître aussi les brebis, le troupeau tout entier est placé sous son autorité.
Que l'Eglise paraisse donc maintenant, qu'elle s'élève, qu'elle s'étende ; Simon fils de Jean en est proclamé le Chef visible. Est-elle un édifice, cette Eglise ? il en est la Pierre fondamentale. Est-elle un Royaume? il en tient les Clefs, c'est-à-dire le sceptre. Est-elle une bergerie? il en est le
Pasteur...."
3. "Saint Paul a bien résisté à saint Pierre sans
mettre en doute son autorité" (Gal. II, 11 et sq.). Cette comparaison ne tient pas pour deux raisons. La première : Saint Thomas
d'Aquin lui-même expliqua qu' il ne s’agissait pas de Foi (contrairement à aujourd’hui) et que
Saint Pierre agissait par charité. La seconde, une fois que St Pierre comprit qu'il commettait une erreur stratégique, il se rétracta de suite et l’incident fut clos, ce qui n’est pas le cas
aujourd’hui.
4. "Il n'est pas possible que l'Eglise reste
longtemps sans tête visible". Sous Dioclétien, le Siège a été vacant du 24-10-304 au 19-5-308, soit plus de trois ans et demi. De même, entre
Clément IV mort le 29-11-1268 et Grégoire X élu le 1-11-1271, le siège a été vacant presque trois ans. Plus de douze fois, la vacance a duré d’un à deux ans. Quelle différence entre trois ou
vingt ans ?
Notre Dame, qui est la meilleure et la plus sainte des théologiens, ne nous
a-t-elle pas prédit à la Salette que l'Eglise serait éclipsée ? Le pape Léon XIII ne nous a-t-il pas annoncé que la chaire de Saint Pierre serait occupé par des ennemies trés rusés
? (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884). N'oublions pas non plus les prophéties telles que
celle de Saint Beato de Liebana
"D'après l'enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où
Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa
rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". Cornelius a Lapide,
Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, p. 28, 1860.
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