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Le grand mensonge de la période de Noël

Publié le par Clément LECUYER

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"Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu’il n’a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants , mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n’est pas vrai. Ce qu’il faut faire, c’est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né."

Cardinal Jules Saliége (1870-1956), archevêque de Toulouse.

Source : bibliothèque de combat

La question du Pape : “Juste une opinion” ?

Publié le par Clément LECUYER

  Nous publions la récente traduction d'un article de Mgr Sanborn très éclairant sur le relativisme de certains prêtres et laïcs sur la question du Pape. Ce document de l'évêque américain permet d'appuyer et compléter ce que nous avons voulu souligner lors de notre dernier article Réponse à l'abbé Rioult concernant certains points essentiels

La question du Pape : “Juste une opinion” ?
 

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LA VACANCE du Siège Apostolique, la non-papauté de François I ainsi que de Benoît XVI, Jean Paul II, Jean Paul I, Paul VI et même Jean XXIII est un problème qui a, plus que tout autre, divisé les traditionnalistes ces cinquante dernières années.

Parmi ceux qui ont choisi la voie de la résistance aux réformes de Vatican II, la majorité professe être sédépleiniste, c’est-à-dire qu’ils tiennent que François I est véritablement le Pontife Romain. Ils suivent ainsi la direction de la Fraternité Saint Pie X. D’autres, une minorité, mais non insignifiante, sont sédévacantistes, c’est-à-dire qu’ils disent que François I n’est pas véritablement Pontife Romain, pas plus que ses prédécesseurs de Vatican II.

Cette différence de position théologique est cause d’une angoisse universelle chez ceux qui résistent à Vatican II. Chaque côté proclame que c’est son point de vue qui est le bon, et qu’il est véritablement nécessaire pour rester catholique. Chaque côté accuse l’autre d’être schismatique.

A l’automne 1979, Mgr Lefebvre publia un communiqué dans lequel il déclarait qu’il ne tolèrerait pas dans la Fraternité Saint Pie X ceux qui refuseraient de nommer Jean Paul II au canon de la Messe. En Europe, il renvoya un certain nombre de prêtres qui refusaient d’observer la règle. Au printemps 1980, il vint en Amérique avec le même programme : renvoyer ceux qui ne nommaient pas Jean Paul II au canon.

Cependant, au cours des négociations avec les prêtres étatsuniens, Mgr Lefebvre parvint à un compromis particulier. Il ne renverrait pas les prêtres de la Fraternité Saint Pie X, si ceux-ci étaient d’accord pour garder secret leur sédévacantisme. Ils pourraient ne pas nommer Jean Paul II au canon aussi longtemps qu’ils ne rendraient pas cela public. L’Opinionisme était né. L’archevêque lui-même formulerait le principe fondamental de l’opinionisme : « Je ne dis pas que le pape n’est pas pape, mais je ne dis pas qu’on ne peut pas dire que le pape n’est pas le pape ».

Le but de cet article est d’examiner l’opinionisme, et de juger s’il est légitime de le professer. L’identité du Pontife Romain peut-elle être matière à opinion ?

Sommaire :

I. Qu’est-ce qu’une opinion ?
II. Qu’est-ce qu’une opinion théologique ?
III. Cinq erreurs de l’opinionisme
- ERREUR 1  : L’opinionisme met l’identité du Pontife Romain, c’est-à-dire, Bergoglio est le Vicaire du Christ ou non, dans le domaine de l’“opinion théologique”.
- ERREUR 2 : L’opinionisme ramène la question de l’identité du Pontife Romain à une simple opinion théologique, comme s’il s’agissait d’une discussion entre théologiens à propos du sexe des anges. C’est comme si la question de l’identité du Pontife Romain n’avait d’effets ni dogmatiques ni moraux.
- ERREUR 3 : L’opinionisme confond conclusion théologique et opinion théologique.
- ERREUR 4 : Quelqu’un peut être libre de tenir que Bergoglio est ou n’est pas pape pour la seule raison que l’Eglise n’a rien dit à ce propos.
- ERREUR 5 : Aucune position n’est contre la Foi.
IV. Une objection : Et si vous avez un doute sur la papauté de Bergoglio ?
V. L’hypocrisie de la FSSPX

VI. Résumé et conclusion

> Pour lire l'article en entier, téléchargez le document (fichier PDF)

Citons le résumé et la conclusion de Mgr Sanborn :

A mon avis, l’opinionisme trouve ses racines dans l’indifférentisme vis-à-vis du Pontife Romain. Les opinionistes veulent vivre dans un monde de messe traditionnelle et de sacrements sans aucune référence au Pontife Romain.

Pour eux, dans l’ordre pratique, que Bergoglio soit pape ou non n’a pas d’importance. Ils assistent à la messe de n’importe quel prêtre du moment qu’il dit la messe traditionnelle, sans prêter attention à son rapport au Pontife Romain.

Une telle attitude est extrêmement dangereuse. Elle revient à retrancher le Pontife Romain du Catholicisme, et réduit notre adhésion à la Foi traditionnelle constituant un libre examen protestant. Il y a eu des moments dans l’histoire de l’Eglise où, pour être catholique, il fallait être sédévacantiste. Je fais référence à l’interrègne chaque fois qu’un pape meurt, ce qui a pu durer jusqu’à trois ans. Si un catholique venait à reconnaître un pape durant la vacance du Siège Romain, il aurait été schismatique. De même, un catholique serait schismatique s’il ne reconnaissait pas un pape véritablement régnant. Ainsi, dans cette situation, soit les sédépleinistes soit les sédévacantistes sont schismatiques. L’un exclut l’autre.

Mais ces deux systèmes opposés ne peuvent pas tous les deux être considérés comme des “opinions théologiques légitimes”.

Réponse à l'abbé Rioult concernant certains points essentiels

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a quelques mois, plusieurs prêtres français étaient renvoyés de la FSSPX pour avoir osé remettre en cause la politique libérale de Mgr Fellay envers le Vatican. Parmi eux figure Mr l'abbé Rioult, qui, tout à son honneur, est devenu depuis non una cum. Malheureusement, il apparaît que de nombreuses erreurs subsistent encore dans son discours. Récemment interviewé à Paris, le 6 octobre 2013, nous pensons qu'il est utile de revenir sur certains points avancés par ce prêtre d'autant plus qu'il a assuré de façon épisodique l'aumônerie des religieuses de Crézan.

- Pélage : L’église conciliaire semble avoir fait des grands pas en avant avec François et avec sa vitesse et originalité ; il est difficile de dire où elle en sera demain. Si Mgr Lefebvre l’a déclaré schismatique (l’église conciliaire) mais reconnaissait quand même l’autorité de ceux qui se trouvent à sa tête, n’est-il peut-être pas temps de déclarer ses chefs comme dépourvus de toute autorité catholique ?
- Abbé Rioult : Pour moi c’est de l’ordre de l’opinion. Je ne sais pas ce qu’il est réellement ce François. Ce dont je suis certain, c’est que je ne suis pas en communion avec lui. Ce sont des faits publiques qui me donnent cette résolution pratique du problème : je peux conclure, je dois conclure ainsi. Mais je n’ai pas les compétences théologiques et encore moins l’autorité pour dire avec certitude que cette personne est ceci ou cela. Là, c’est ma faiblesse, je suis limité, je ne suis pas un grand théologien, voilà ! Et l’histoire de l’Eglise et la théologie montrent que l’Eglise a vécu pendant des siècles avec des opinions théologiques qui ont été incompatibles entre elles (sur la grâce, sur d’autres problèmes théologiques), pendant des siècles, tant qu’il n’y avait pas un jugement définitif et autorisé de l’Eglise. L’Eglise a vécu avec des opinions théologiques contradictoires. Eh bien je pense qu’aujourd’hui nous vivons le mystère d’iniquité et il faut avoir cette charité nécessaire et même cette humilité intellectuelle d’accepter diverses explications tant que l’Eglise n’aura pas tranché avec autorité. Acceptons les opinions même si elles sont contradictoires mais que cela n’empêche pas la dispute théologique et de montrer les faiblesses de tel ou tel argument.

1. Première erreur : "C'est de l'ordre de l'opinion"

a/ La position du sédévacantisme est-elle une opinion ou relève-t-elle d'une conclusion théologiquement certaine ?

Le "sédévacantisme" s'appuie sur deux raisonnements. Cette position ne peut être remis en question car elle découle directement de la doctrine catholique et du magistère infaillible de l'Eglise : 

 1. L'infaillibilité pontificale

- Majeure :  Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et s'opposent aux fondements de la religion catholique.
- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.

- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul I°, Jean-Paul II,  Benoît XVI et François ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.
> Plus de précisions ICI
  

2.  La soumission des fidèles catholiques au Pape

- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires.
- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.

- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.
> Plus de précisions ICI

b/ Est-ce important de savoir si François est Pape ? N'est-ce pas plutôt une opinion libre?

Citons Mgr Sanborn :

La question de la papauté de Benoît XVI n'est-elle pas une simple question d'opinion ?

"Absolument pas. Notre salut éternel dépend de notre soumission au Pontife romain. Par conséquent, la question de la papauté de Benoît XVI est d'une importance suprême, et nous devons apaiser nos consciences à ce sujet d'une façon ou d'une autre. Si nous concluons que le Concile Vatican II est en contradiction avec l'enseignement de l'Eglise, alors nous devons refuser de reconnaître Benoît XVI comme vrai Pape. En revanche, si nous concluons que l'enseignement de Vatican II ne constitue pas une modification substantielle de la Foi catholique, alors nous devons reconnaître Benoît XVI comme un vrai Pape et suivre ce qu'il nous ordonne de faire. Un catholique qui ne se soucie pas de savoir s'il est ou non Pape n'a pas du tout l'esprit catholique. Au contraire, c'est un état esprit de schisme et de rejet de l'autorité. Durant le Grand Schisme d’Occident, pendant lequel il y a eu trois prétendants au trône pontifical, Saint Vincent Ferrier a condamné ceux qui étaient indifférents quant à savoir qui était le vrai Pape."

Mgr Sanborn ici n'invente rien mais se réfère au magistère de l'Eglise catholique :

  • Boniface VIII :

"Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain." (Bulle Unam Sanctam)

  • Pie XI :

"Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Eglise du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs." (Mortalium animos, 1928

  • Pie XII :

 "C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre”. (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867

2. Deuxième erreur : "Nous ne sommes pas l'autorité donc nous ne pouvons rien affirmer"

 Une chose est d'avoir le pouvoir de dire que les "papes" d'après Vatican II ne sont pas de vrais Papes et une autre chose est d'être obligé, pour garder la foi, de constater qu'ils n'ont pas l'autorité pontificale.

 Évidemment, ce n'est pas à des membres de l'Eglise enseignée de prétendre constater publiquement, avec toute l'autorité requise, la vacance du Saint-Siège.

 Les "sédévacantistes" n'entendent que constater - d'une constatation qui est un jugement privé - qu'aucun des "papes de Vatican II" ne peut être pape en réalité et devant Dieu, car ce que font les "papes de Vatican II", aucun pape ne peut le faire : ni promulguer les Constitutions, Décrets et Déclarations de Vatican II et en maintenir les enseignements qui s'opposent à des jugements du magistère infaillible, ni promulguer et maintenir la "nouvelle messe" qui s'oppose "en général et dans le détail" à l'enseignement du Concile de Trente.

 Contrairement à ce que dit l'abbé Rioult, il n'est pas utile d'avoir de grandes compétences théologiques pour constater tout ceci et porter la conclusion logique qui s'impose au regard des faits et de la doctrine traditionnelle catholique.    Ainsi, l'abbé Rioult a tout à fait la faculté et même le devoir de remettre en cause, d'un jugement privé,  la fonction, l'autorité et le respect des Pasteurs incriminés. C'est la foi qui nous le commande.


"Oui, il est permis et même commandé aux fidèles d’indiquer la raison de leur foi, de tirer les conséquences de celle-ci, de lui trouver des applications, d’en tirer des parallèles et des analogies. Le laïc fidèle a la faculté de faire tout cela, et il l’a d’ailleurs fait à toutes époques sous les applaudissements de l’Église." (Don Felix Sarda y Salavany)  

  Encore une fois, les "sédévacantistes" n'entendent pas se substituer à ceux qui ont pouvoir sur l'élection et encore moins à l'Eglise enseignante pour porter un jugement autorisé et public sur les "papes de Vatican II", mais porter tout au plus un jugement privé dans ce domaine.  

 Redonnons la parole à Mgr Sanborn :

Avons-nous le pouvoir de dire que ces Papes de Vatican II ne sont pas vrais Papes ?

"Nous n'avons pas le pouvoir de le déclarer légalement. Mais d'autre part, en tant que Catholiques, nous avons l'obligation de comparer ce qui est enseigné par le Concile Vatican II avec l'enseignement de l'Église Catholique. La vertu de Foi exige que nous le fassions, car la Foi est la sagesse surnaturelle et par conséquent demande que tout soit en conformité avec elle. Si nous n'avions pas fait cette comparaison, nous n'aurions pas la vertu de Foi. Si nous constatons que les enseignements de Vatican II ne sont pas en conformité avec l'enseignement de la Foi Catholique, nous sommes obligés de rejeter Vatican II, et obligés de conclure que ceux qui le promulguent n'ont pas l'autorité du Christ. Sinon, notre adhésion à l'erreur qui est contraire à la Foi serait la ruine de la vertu en nous, et nous deviendrions hérétiques. De même, si l'on accepterait l'idée que l'Eglise Catholique a été en mesure de promulguer de fausses doctrines, un mauvais culte et de mauvaises disciplines, nous serions hérétiques. Donc, conclure en privé que Benoît XVI est un hérétique, voire un apostat de la Foi, n'est pas « juger » le Pape au sens où il faut entendre des canonistes et des théologiens.
En fait, si l'on ne pouvait même pas penser à la possibilité que le Pape est un hérétique, alors pourquoi de nombreux théologiens parlent-ils de cette possibilité et de ses conséquences ?"

> Lire notre article : Réfutation concernant la supposée usurpation d'autorité de la position "sédévacantiste"

http://iamachild.files.wordpress.com/2011/05/cristo-ferito-dalle-bombe.jpg?w=498&h=561 Quant aux divergences théologiques qui ont existé au cours de l'histoire de l'Eglise, Mr l'abbé Rioult fait fausse route en les évoquant pour  justifier sa position.  

 Certes, l'histoire de l'Eglise nous offre de nombreux exemples de points de vue théologiques différents ; la controverse la plus célèbre reste la confrontation musclée entre dominicains et jésuites concernant la grâce. Tout en rappelant que l'unité dans la foi était l'essentiel, l'autorité de l'Eglise a toujours relativisé ces "divisions" de théologiens et a même parfois rappelé à l'ordre les esprits belliqueux.Car il s'agissait d'opinions théologiques secondaires alors qu'aujourd'hui, nous sommes confrontés à des faits venant s'opposer directement aux dogmes et aux principes de la foi, condamnés magistère infaillible de l'Eglise. Il ne peut donc y avoir de comparaison possible.

3. Troisième erreur : Messes una cum ou non una cum ? Il y a peu d'importance affirme l'abbé Rioult. L'importance est le combat antimoderniste.

-  Pélage : Autrefois on voyait des sédévacantistes déclarés à côté de ceux qui reconnaissaient l’autorité de Paul VI, tous menant la guerre contre les modernistes. Je parle surtout des années 1960 et 1970... En outre nous avons pu entendre l’abbé Grossin (source) et l’association mexicaine Trento (source) proposer la collaboration avec les prêtres de la Fraternité en désaccord avec la direction de celle-ci et voulant toujours mener le combat contre l’église conciliaire. Pensez-vous une telle collaboration souhaitable ? Possible ?

- Abbé Rioult :"Tout à fait. Je pense qu’il serait bon qu’on retrouve cette liberté d’opinion, et cette collaboration entre toutes les forces catholiques.
De même qu’il est dommage que des sédévancantistes refusent la communion avec les una cum qui ont la foi et qui luttent contre les modernistes, de même il est injuste que les una cum (dont la FSSPX officielle) excommunient concrètement les prêtres non una cum dont l’opinion n’est rien moins que théologique. Le problème est unique et aucune théologie n’en a vraiment traité. Il ne s’agit pas de savoir si le pape hérétique reste pape. Nous sommes face à un problème d’une toute autre envergure : l’apostasie de l’Eglise romaine prédite par saint Paul et enseignée par saint Thomas !"

En premier lieu, laissons répondre Mr l'abbé Grossin qui est cité par "Pelage" :

"Je n'ai jamais écrit que je proposais une collaboration entre prêtres "una cum" et prêtres "non una cum". J'ai proposé de recueillir les prêtres renvoyés, chez moi, s'ils n'avaient pas de maison où aller. Je suis ouvert à la discussion avec eux, mais je ne mets pas du tout la question du pape et de la messe "una cum" au rang des opinions. Ce n'est pas une opinion, c'est une conclusion théologique certaine, ce qui est beaucoup plus fort et contraignant sans être pour autant un dogme défini, évidemment !

M. l'abbé Rioult n'a pas compris que citer un hérétique notoire au Canon de la Messe est un acte sacrilège. On ne peut pas approuver ceux qui font des sacrilèges publics et encore moins communier à leur sacrilège. Ce n'est pas une question d'opinion." 

  Il est évident que la question des messes una cum ou non una cum est essentielle et primordiale : Que Notre-Seigneur soit blasphémé en étant associé au canon de la Messe avec un antichrist, chef d'une nouvelle religion anticatholique, n'est pas un "point de détail" !

 Comment peut-on résister d'un côté contre le modernisme et de l'autre être unis avec les modernistes au sein même du saint Sacrifice de la Messe, qui est "la somme et le centre de la religion chrétienne" (Pie XII, encyclique Mediator Dei) ?  Il ne peut y avoir de collaboration entre prêtres et fidèles una cum et non una cum ; on ne peut s'allier avec des gens qui sont, selon les dires de saint Alphonse de Liguori,  "la peste et la ruine de l'Eglise [en prétendant et voulant] que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi."

 Nous invitons tous nos lecteurs à prier pour Mr l'abbé Rioult pour que le Saint-Esprit éclaire ce prêtre qui a eu le mérite, soulignons-le, de s'arracher aux griffes de la Fraternité saint Pie X.

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Judaïsme : Quand un supérieur de la FSSPX en vient à contredire la Tradition

Publié le par Clément LECUYER

L'Abbé Christian Bouchacourt, supérieur du district d'Amérique du Sud de la FSSPX, vient de déclarer publiquement une gravissime erreur contre la foi en soutenant que le peuple juif n'est pas déicide.

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"Le peuple juif n'a pas commis le déicide. Je pense que la religion juive n'a pas accepté notre Seigneur comme un Rédempteur et a appelé à la mort de notre Seigneur."  Source : El pueblo judío no cometió el deicidi

Plus les années passent et plus l'esprit moderniste se répand au sein de la FSSPX ; rien de suprenant puisque la doctrine de ladite Fraternité est viciée dès l'origine par l'hérésie. Alors que jusque là, c'étaient les modernistes conciliaires qui affirmaient que le peuple juif n'était pas déicide, voici que les faux "traditionalistes" de la FSSPX commencent à soutenir la même erreur. Car si on est catholique, prétendre que les Juifs ne sont pas déicides, n'est-ce pas renier la divinité de Jésus-Christ !? Ou alors n'est-ce pas refuser la vérité de l'Evangile ? 

 Citons le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin :

"On se pose alors une objection : si les Juifs n'ont pas tué la Divinité (qui dans le Christ ne meurt pas), ils sont seulement coupables de simple homicide (et non de DEICIDE, ndr). A cela je réponds : Si quelqu'un salit volontairement le vêtement du Roi, n'est-il pas considéré comme aussi coupable que s'il avait souillé la personne elle-même? Pour cette raison, bien qu'ils n'aient pas tué la nature divine du Christ (chose impossible), les auteurs moraux de la mort ont mérité, à cause de leurs intentions, une très grave condamnation. … Qui lacère un décret royal attente à la majesté royale elle-même ; et donc LE PECHE DES JUIFS EST UN PECHE DE TENTATIVE DE DEICIDE" (Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954).

"les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu"  (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

Le Pape Grégoire XIII (1581) :

"Les juifs, devenus pire que leurs pères, loin d’être calmés, renonçant aucunement à leur passé déicide, s’acharnent maintenant aussi dans les synagogues contre N.-S. Jésus- Christ et, extrêmement hostiles aux chrétiens, accomplissent des crimes horribles contre la religion du Christ." (Antiqua judeorum)

> Lire Le Déicide

Sens de l'expression "ex cathedra"

Publié le par Clément LECUYER

 Il n'est pas rare d'entendre çà et là des catholiques "traditionalistes" prétendre que l'infaillibilité du Pape se limite aux définitions appartenant au magistère solennel ; c'est ainsi que le Pape bénéficierait de son charisme d'infaillibilité que deux ou trois fois par siècles ! Croyant se fonder sur la constitution dogmatique Pastor Aeternus dans laquelle est définie l'infaillibilité du Pape lorqu'il parle ex cathedra, nombreux sont ceux qui soutiennent que le terme ex cathedra indique le Magistère solennel, en exagérant les quatre conditions explicitées dans Pastor Aeternus, tout en niant toute infaillibilité au Magistère ordinaire. Ces interprétations erronnées viennent s'opposer au dogme de l'infaillibilité pontificale publié par le Concile Vatican I.

 La Constitution Pastor Aeternus n'identifie nullement jugements solennels du Pape et définitions ex cathedra. Les jugements solennels du Pape sont bien évidemment des définitions ex cathedra, mais il n'est nulle part signifié que les définitions ex cathedra se limitent aux seuls jugements solennels.

  Comme il ressort clairement des explications des Pères du Concile Vatican I, l'expression ex cathedra s’oppose au terme “docteur privé”, et indique le Pape quand, comme personne publique, il définit quelque chose qui fait partie de l’objet primaire ou secondaire du Magistère. Ce terme ex cathedra indique donc seulement l’infaillibilité du Pape tant dans le Magistère ordinaire que solennel.

 Voici ci-dessous un commentaire du R.P Noël BARBARA, extrait de son Catéchisme de persévérance sur l'Eglise :

"Ex cathedra", c'est l'expression que les Pères du 1er Concile du Vatican ont choisie pour dire à l'Eglise dans quelles conditions le Pontife Romain est infaillible. Comme ils ont pris soin d'en préciser le sens, qui se veut catholique doit s'en tenir à leurs explications. Les voici :

Le Pontife Romain est infaillible lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire "lorsque, remplissant la charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit qu'une doctrine touchant la foi et les moeurs doit être tenue par l'Eglise universelle, [il] jouit pleinement, par l'assistance divine qui lui a été promise en la personne du Bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son Eglise fût pourvue en définissant la doctrine touchant la foi et les moeurs; et par conséquent, ces définitions du Pontife Romain, par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Eglise, sont irréformables." (Pastor AEternus

 Pour bien comprendre cette expression, dans le même sens où l'entendaient les Pères du premier concile du Vatican, il faut distinguer trois choses dans tout Pape : l'homme qui est Pape, le docteur privé et le docteur universel.

1/ L'homme qui est Pape. Il peut être italien, français, polonais ou toute autre nationalité.

2/ Le docteur privé. Comme tel, le Pape peut avoir exprimer des idées personnelles sur toutes les questions libres

3/ Le docteur universel. C'est Pape dans l'exercice de sa fonction propre ; c'est le Pape parlant "ex cathedra", de la chaire de Pierre, en tant que Pape.

 L'expression "ex cathedra" est l'équivalent de l'expression "ex officio". Elle n'exclut que le Docteur privé.

  C'est ainsi qu'il faut entendre cette expression dans le texte de Pastor Aeternus. En conclusion, chaque fois que le Pape est dans son office de Pape et qu'il enseigne, il est infaillible. Et il est infaillible, quelle que soit la forme de son enseignement, que ceui-ci soit donné dans la forme solennelle ou qu'il soit donné dans la forme ordinaire de tous les jours."

Rappel de la doctrine de l'Eglise catholique sur les indulgences

Publié le par Clément LECUYER

Q. Qu'est-ce que les indulgences ?

 Les indulgences, c'est la rémission de la peine temporelle due à nos péchés, que l'Eglise nous accorde hors du Sacrement de Pénitence, par l'application des mérites de Jésus-Christ et des Saints.

Q. Qui a donné à l'Eglise le pouvoir d'accorder des indulgences ?

C'est notre Seigneur Jésus-Christ qui a donné à l'Eglise le pouvoir d'accorder des indulgences, lorsqu'Il a dit à ses Apôtres :


"Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le Ciel."

Ces paroles donnent à l'Eglise le pouvoir de remettre les péchés, à plus forte raison la peine temporelle due au péché.

Q. L'Eglise a-t-elle toujours fait usage de ce pouvoir?

L'Eglise a toujours fait usage de ce pouvoir; saint Paul usa d'indulgence à l'égard d'un Chrétien coupable, en considération des fidèles de Corinthe: dans le temps des persécutions, l'Eglise abrégeait souvent la pénitence des pécheurs, à la demande des confesseurs et des martyrs; Dieu lui-même nous a pardonnés à cause des mérites de notre Seigneur, en sorte que le Christianisme tout entier n'est qu'une grande indulgence.

Q. Pourquoi ce pouvoir a-t-il été accordé à l'Eglise?

Ce pouvoir a été accordé à l'Eglise pour aider notre faiblesse et resserrer les liens de la charité; mais les indulgences ne remettent pas les péchés, elles les supposent remis.

Q. Quelle est la source des indulgences?

  La source des indulgences sont les mérites surabondants de notre Seigneur, de la sainte Vierge et des Saints.

Q. Combien y a-t-il de sortes d'indulgences?

  ll y a deux sortes d'indulgences: l'indulgence plénière et l'indulgence partielle.

Q. Qu'est-ce que l'indulgence plénière?

  L'indulgence plénière est la rémission complète de toutes les peines temporelles dues aux péchés en ce monle et en l'autre, si bien que celui qui meurt après l'avoir gagnée va droit au Ciel sans passer par le Purgatoire.

Q. Qu'est-ce que l'indulgence partielle?

L'indulgence partielle est la rémission d'une partie des peines canoniquesimposées autrefois par l'Eglise, et par conséquent d'une partie des peines du Purgatoire.

Q. Que faut-il faire pour gagner les indulgences?

Pour gagner les indulgences, il faut: 1° faire les prières ou les œures prescrites par celui qui les accorde; 2° être en élat de grâce, au moins pour faire la dernière rouvre prescrite; 3° pour gagner l'indulgence plénière dans son entier, il faut n'avoir aucun péché ni mortel ni véniel, ni aucune affection au péché véniel.

Q. Qu'entend-on par indulgence de sept ans, de sept quarantaines?

  On entend par indulgence de sept ans, de sept quarantaines, la rémission de sept ans, de sept carêmes de pénitence que l'Eglise imposait autrefois aux pénitents publics.

Q. Est-il bien nécessaire de gagner des indulgences?

  Il est bien nécessaire de gagner des indulgences, si nous voulons nous préserver des maux d'ici-bas, tels que les maladies, les fléaux, et des peines du Purgatoire, qui surpassent tout ce que nous pouvons endurer sur la terre.

Source : Abrégé du catéchisme de persévérance de Mgr Gaume ( édition de 1852)

Publié dans Spiritualité

La doctrine catholique sur les cas de légitime défense

Publié le par Clément LECUYER

 Depuis plusieurs jours, l'actualité nous présente le cas d'un bijoutier de Nice ayant tué le délinquant qui venait de le violenter et de cambrioler son magasin ; à ce jour, les faits exacts restent obscurs : le bijoutier avait-il l'intention de tuer en tirant ? Ce dernier affirme que non. Quoi qu'il en soit, pouvait-il - au regard de la doctrine catholique - tirer sur les malfaiteurs pour tenter de récupérer ses biens, au risque d'en tuer accidentellement ?   

C'est donc l'occasion de rappeler ce que nous enseigne la morale catholique sur la légitime défense.


"II n'est pas permis de tuer en se défendant, à moins que ce ne soit avec l'intention de proportionner la défense à l'attaque... on ne doit pas précisément se proposer de tuer quelqu'un pour se défendre soi-même"
(Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Seconde partie, Quest. 64)

     - Est-il permis de tuer quelqu'un en se défendant ?

Rien n'étant plus naturel que de défendre sa propre vie, on peut, d'après toutes les lois divines et humaines, repousser la force par la force, en mesurant la défense à l'attaque. Il n'est pas de nécessité de salut que, de peur de tuer un agresseur, nous négligions de défendre notre vie : nous sommes tenus de la conserver plutôt que celle du prochain. User d'une violence sans proportion avec la fin qu'on se propose, ce serait sans doute un acte illicite; mais repousser l'attaque avec une juste modération, c'est une défense très légitime. Toutefois, comme il n'est permis de tuer un homme que par autorité publique et pour le bien général, on doit se proposer la conservation de sa propre vie et non le meurtre de l'agresseur, à moins que l'on ne soit investi soi-même d'une autorité qui émane de la société et qu'en tuant un homme pour sa propre défense on ne contribue au bien général, comme le soldat qui combat contre les ennemis de la patrie ou l'agent judiciaire qui lutte contre des voleurs.

- Est-il permis à une personne privée de tuer un malfaiteur ?

Tuer un malfaiteur n'étant une mesure licite qu'autant qu'elle se rapporte au salut de la société, ce droit n'appartient qu'au chef chargé du soin général de la communauté, comme il n'appartient qu'au médecin à qui est confié le salut du corps entier de retrancher un membre gangréné. En conséquence, les princes investis de l'autorité publique peuvent seuls frapper de mort les malfaiteurs. Les particuliers n'ont pas ce pouvoir...

Il est permis aux simples particuliers de faire, pour le bien commun, une action qui ne nuit à personne. Mais, lorsqu'il s'agit de causer un dommage, il est nécessaire que l'autorité compétente décide ce qu'il convient d'enlever à la partie pour le salut du tout, ou prononce par un jugement public que le bien de la communauté exige la mort même du malfaiteur.

Source :  Petite Somme théologique de saint Thomas d'Aquin: à l'usage des ecclésiastiques et des gens du monde par l'abbé Frédéric Lebrethon, ed. 1862, T. III, p. 285 (Partie II, quest. 64). (Ouvrage réédité par les éditions saint Rémi )

> Télécharger l'article original de saint Thomas d'Aquin :  Est-il quelquefois permis de donner la mort en se défendant?

Publié dans Divers

Le célibat sacerdotal ne pourra jamais être remis en question par l'Eglise catholique

Publié le par Clément LECUYER


"Par l’éclat de sa chasteté, le prêtre devient semblable aux anges, et apparaît ainsi plus digne de la vénération du peuple chrétien"
(Saint Pie X - Exhortation Haerent animo du 4 août 1908 au clergé)

La semaine dernière, une information a fait l'effet d'une petite bombe dans les médias :

 Le nouveau numéro 2 du Vatican, Pietro Parolin, 58 ans, actuellement nonce apostolique au Venezuela, a estimé dans un entretien avec le journal local «El Universal» que le célibat des prêtres «n'est pas un dogme» et constitue un précepte dont il est possible de «discuter».


En premier lieu, convenons que cette déclaration ne nous concerne pas, nous qui sommes catholiques, puisqu'elle émane d'un dirigeant de cette religion néo-moderniste post-Vatican II. C'est d'ailleurs une raison pour laquelle nous refusons de tomber dans cette obsession que certains catholiques ont de passer toute l'actualité vaticane au crible fin... 


Ceci étant rappelé, il reste intéressant et utile parfois de revenir sur certains faits d'actualité, dont celui concernant le célibat des prêtres.   

Ce débat n'est pas nouveau dans l'histoire, les protestants l'ayant mis sur la table au XVI° siècle ; régulièrement, le sujet fait surface depuis l'avènement du modernisme... Sans doute est-ce une stratégie moderniste pour habituer peu à peu les populations à accepter le "mariage des prêtres". Que le lecteur nous permette de remarquer que si les 'prêtres' modernistes se voyaient octroyer le droit au mariage par le Vatican, cela ne changerait pas grand chose pour nous (en soit) étant donné qu'ils ne sont pas prêtres pour la très grande majorité d'entre eux.   


Le décor étant posé, venons-en au point soulevé par Pietro Parolin. Sur le fond, il est exact que le célibat ecclésiastique n'est pas, à strictement parler, un dogme défini par l'Eglise ; il s'agit d'une loi disciplinaire :
 

 Canon 9 de la session 24 du Concile de Trente : "Que celui-là soit hérétique, qui soutient que les ecclésiastiques promus aux ordres sacrés , ou les moines qui ont fait vœu de chasteté peuvent se marier, et que leur mariage est valide, nonobstant les lois ecclésiastiques qui l'ont défendu."  

 Pour autant, ce qui pose problème est la possibilité que cette règle puisse être discutée et remise en question. En effet, la discipline du célibat n'est pas une simple loi ecclésiastique mais elle est ancrée sur le roc des apôtres, émanant très probablement d'une Tradition non-écrite d'origine apostolique.   

1. Tradition d'origine apostolique

 Dans les siècles passés, plus d'un historien et d'un théologien catholique ont soutenu1 dans leurs écrits l'origine apostolique du célibat ecclésiastique tels saint Robert Bellarmin au 16ème siècle. Moins loin derrière nous, une étude approfondie de la question est parue, intitulée Les Origines apostoliques du célibat sacerdotal par le Père Christian Cochini. A travers une longue enquête (500 pages) couvrant l'ensemble des Eglises d'Orient et d'Occident aux sept premiers siècles, le Père Cochini démontre que la loi du célibat-continence était bien une tradition non-écrite d'origine apostolique :  

"Nous pensons que l'unanimité des témoignages des Pères sur le genre de vie mené par les apôtres au lendemain de leur vocation a été l'un des supports qui servirent à transmettre la discipline du célibat-continence comme une tradition d'origine apostolique [...]  Le principe augustinien voulant que "ce qui est gardé par toute l'Eglise et a toujours été maintenu, sans avoir été établi par les conciles, (soit) regardé à juste titre comme n'ayant pu être transmis que par l'autorité apostolique" nous paraît donc trouver dans la discipline du célibat-continence membres supérieurs du clergé que connaissaient les premiers siècles une application adéquate et justifiée. L'examen des documents et des faits historiques auquel nous nous sommes livrés le démontre, croyons-nous, avec assez de certitude. Concluons que l'obligation faite aux diacres, aux prêtres et aux évêques mariés de garder la continence parfaite avec leur épouse n'est pas dans l'Eglise le fruit d'une élaboration tardive, mais est au contraire, dans toute l'acception du terme, une tradition non-écrite d'origine apostolique qui, à notre connaissance, trouva sa première expression canonique au IVe siècle."  (Les Origines apostoliques du célibat sacerdotal par le Père Christian Cochini p. 474-475)

Le Père Ignace de la Potterie (1914-2003), exégète jésuite, abonde dans le même sens : 
 

"Les chercheurs s'accordent généralement pour dire que l'obligation du célibat ou du moins de la continence est devenu une loi canonique depuis le IV siècle [...]. Mais il est important d'observer que les législateurs des IV° et V° siècles affirmaient que cette disposition canonique était fondée sur une tradition apostolique. Le Concile de Carthage (en 390) disait par exemple:  "Il faut que ceux qui sont au service des mystères divins soient parfaitement continents (continentes esse in omnibus) afin que ce qu'ont enseigné les apôtres et a maintenu l'antiquité elle-même, nous l'observions nous aussi" " (Cf. I. de la Potterie, Le fondement biblique du célibat sacerdotal, dans Riflessioni sul celibato sacerdotale, Cinisello Balsamo, 1993, pp. 14-15.)


2. Une nécessité inhérente à l'exercice du sacerdoce  


 Comme nous pouvons le lire dans l'instructif livre Le célibat des prêtres dans ses rapports religieux et politiques (1836) du chanoine Jauger,  le prêtre de la nouvelle Loi est le représentant d'un Dieu vierge, d'un Dieu parfait et qui recommande la perfection : "Soyez parfaits comme je le suis". Mais cette perfection que Jésus-Christ recommande, pour qui est-elle, si elle n'est pas pour le prêtre? La sainteté que Jésus-Christ demande, les conseils évangéliques qu'il donne, ne concernent-ils pas plus spécialement, selon l'esprit de l'Évangile, ceux qui sont à la tête du troupeau, puisqu'ils sont le sel de la terre, la lumière du monde, et destinés, d'après l'expression de St. Paul, à servir de spectacle au monde, aux anges et aux hommes ? Le célibat, dans l'idée de tous les peuples, est un état plus saint et plus parfait : le christianisme a ennobli cette idée. Et le prêtre de la nouvelle loi, dont les fonctions sont si sublimes, ne serait point obligé à cette sainteté et à cette perfection ! Mais comment prêcherait-il ? comment se montrerait-il à la tête de son troupeau? Cette raison n'a point échappé aux Pères de l'Eglise. "Jésus-Christ, dit Tertullien, ayant souvent reproché aux Scribes et aux Pharisiens d'enseigner des choses qu'ils ne pratiquaient pas, il eût été révoltant que ses disciples eussent exhorté à la continence, usant eux-mêmes du mariage""Eh! Comment - dit  S. Isidore en parlant des apôtres - auraient-ils pu conduire des vierges, s'ils ne l'avaient pas été eux-mêmes ?" Non, cela n'est pas possible; aussi l'idée du sacerdoce et du célibat a toujours été si étroitement liée dans l'esprit des Chrétiens, qu'on eut de la peine à concevoir l'un sans l'autre. On a cru et l'on croit peut être encore que c'est un préjugé. Non, cette opinion repose sur la tradition universelle du genre humain, sur un principe fixe, constant et commun à tous les peuples. Elle repose sur la sainteté inhérente au ministère ecclésiastique, sainteté dont le monde même n'a pas perdu l'idée.

 Enfin, le prêtre de la nouvelle loi entre tous les jours au sanctuaire, il y offre un sacrifice pur et sans tache, il s'unit à son Dieu. L'administration des sacrements l'appelle à chaque moment à des fonctions saintes et sublimes, qui demandent une pureté de cœur inconciliable avec les devoirs du mariage. Eh quoi! la sainteté du célibat a été jugée nécessaire pour le service des divinités impures du paganisme, sous le règne de lois corrompues et de mystères infâmes; et elle ne serait point nécessaire au prêtre du Dieu des Chrétiens, sous une loi de perfection, qui a ennobli le célibat en lui donnant une sanction divine!
 

  Le très anticlérical Michelet affirmait à l’époque du saint curé d'ars : "Jamais une Eglise à prêtres mariés n’aurait enfanté des Saint Bernard, des Saint Thomas, des Saint Vincent de Paul. A de tels hommes, il faut le recueillement solitaire... ou le monde pour famille".  

 Un Jean-Marie Vianney aurait-il pu devenir le Saint Curé d’Ars, modèle de sanctification sacerdotale,… s’il avait été marié?  Ce n'est pas sans raison que saint Paul – sans 'dénigrer' bien évidemment le sacrement du mariage - enseignait dans ses épîtres qu'il était préférable de vivre dans le célibat car "celui qui n'est pas marié s'inquiète des choses du Seigneur, des moyens de lui plaire" (1 Corinthiens 7:32).

  Toute fonction sacerdotale exige la continence; delà il suit rigoureusement que tout ministère perpétuel exige la continence absolue. Se refuser à cette conclusion, c'est renoncer au bon sens, à l'esprit de l'Evangile, et aux notions du genre humain. Les protestants et les philosophes n'ont pas compris les raisons du célibat. Plusieurs n'y ont vu qu'une politique de la cour de Rome. Souvent nos théologiens, en les combattant, ne leur ont opposé que le précepte de l'Eglise. Ni les uns ni les autres ne se sont aperçus que le célibat repose sur une raison intrinsèque, sur la sainteté inséparable du ministère ecclésiastique. Nous ne voulons pas dire cependant que le célibat soit autre chose qu'un point de discipline, et que l'Eglise ne puisse, en certaines circonstances, faire une exception à la règle; mais ce point de discipline a des racines si profondes, il est si intimement lié avec le dogme, qu'aucune raison ne peut porter l'Église à l'abolir généralement. Aussi elle l'a observé dès la naissance du christianisme, même dans les circonstances les plus difficiles.   

L'usage du mariage est donc incompatible avec l'exercice du sacerdoce comme l'ont d'ailleurs enseigné et répété les Pères et docteurs de l'Eglise ainsi que de nombreux Papes. Lisons le prince des théologiens, saint Thomas d'Aquin et le Pape Pie XI :

Saint Thomas d'Aquin :
 

"L’état religieux demande l’éloignement de tout ce qui empêche la volonté humaine de se porter tout entière au service de Dieu. Or la pratique de l’union charnelle empêche l’âme de se consacrer totalement au service de Dieu...  Ensuite, à cause des soucis qu’apporte à l’homme le gouvernement de la femme, des enfants, et des biens temporels que demande leur entretien. Comme dit S. Paul (1 Co 7, 32) : " Celui qui n’a pas de femme se préoccupe des choses du Seigneur et de plaire à Dieu ; celui qui est marié se préoccupe des choses du monde et de plaire à sa femme. "  C’est pourquoi, au même titre que la pauvreté volontaire, la continence perpétuelle est requise pour la perfection de l’état religieux." (Somme théologique, quest. 186)

Pie XI :
 

"De fait, la loi du célibat ecclésiastique, dont la première trace écrite, qui suppose évidemment une coutume plus ancienne, se rencontre dans un canon du Concile d’Elvire  au début du IVe siècle, alors que la persécution sévissait encore, ne fait que rendre obligatoire une certaine exigence morale, pourrions-nous dire, qui ressort de l’Evangile et la prédication apostolique. Constater la haute estime dont le divin Maître avait fait montre pour la chasteté en l’exaltant comme une chose qui dépasse les forces ordinaires (cf. Mt 19, 11) ; savoir qu’il était " fleur d’une mère vierge ", et depuis l’enfance élevé dans la famille virginale de Marie et de Joseph ; voir sa prédilection pour les âmes pures, comme les deux Jean, le Baptiste et l’Evangéliste ; entendre le grand Apôtre Paul, fidèle interprète de la loi évangélique et des pensées du Christ, prêcher le prix inestimable de la virginité, spécialement dans le but d’un service de Dieu plus assidu : celui qui est sans épouse se préoccupe des choses du Seigneur ; il cherche comment plaire à Dieu (1 Co 7, 32) ; tout cela devrait pour ainsi dire nécessairement faire sentir aux prêtres de la Nouvelle Alliance l’attrait céleste de cette vertu choisie, leur faire désirer d’être du nombre de ceux à qui il a été donné de comprendre cette parole (cf. Mt 19, 11), et leur faire adopter spontanément cette observance, sanctionnée très tôt par une loi très grave dans toute l’Eglise latine, "afin que ce que les Apôtres ont enseigné – comme l’affirme à la fin du IVe siècle le IIIe Concile de Carthage – et ce que nos prédécesseurs ont observé, nous aussi, nous y soyons fidèles.... Ainsi libéré des principaux liens qui pourraient le tenir attaché au monde, le prêtre sera davantage enflammé de ce feu céleste de l’amour, l’amour des âmes s’entend, qui jaillit du Cœur de Jésus-Christ et ne cherche qu’à se communiquer aux cœurs apostoliques et à embraser toute la terre." (Ad cath. sacerdotii fastigium) 

3. Les clercs mariés dans les premiers siècles de la vie de l’Église


Saint Pierre au nom des Apôtres :
"Maître, nous avons tout quitté et nous t'avons suivi,
quelle sera donc notre part?" (Mt 19, 27)

 Il était chose normale au tout premier temps de l'Eglise d’appeler aux ordres sacrés des hommes mariés, des pères de famille. Il y eut dans l’antiquité chrétienne une multitude de diacres et prêtres mariés. L'apôtre Saint Pierre, premier Pape de l'Eglise était un homme marié. Mais est-ce pour autant que l'on peut en tirer quelque induction contre le célibat des prêtres ? Non. Les Pères de l'Eglise Tertullien, Saint Jérôme et Saint Isidore de Damiette enseignent que quand "ils se seraient mariés avant d'appartenir à l'Evangile, ils ont cessé d'user du mariage, lorsqu'ils ont été élevés à l'apostolat". Une fois ordonnés, ces nouveaux ecclésiastiques ont vécu dans la chasteté parfaite :
 

D. Pourquoi les adversaires du célibat ecclésiastique répètent-ils si souvent et avec tant de complaisance , que dans la primitive église il y avait des prêtres mariés?
R. C'est que par cette assertion captieuse ils espèrent faire croire que la loi du célibat n'est ni ancienne, ni d'une grande autorité dans l'église. Aussi ont-ils bien soin de taire que ces prêtres ne se sont pas mariés depuis leur ordination, et que dès-lors ils se sont conduit avec leurs femmes comme avec leurs propres sœurs.
Source : Catéchisme sur le célibat ecclésiastique (Claude Le Coz - 1808) 

Le premier cas historique connu de prêtre s'étant marié date de la fin du IX° siècle : un nommé Angelric, prêtre du diocèse de Chaalons. Ses paroissiens s'opposèrent aussitôt à cette entreprise et l'évêque excommunia ce prêtre. D'ailleurs, en 1139, le deuxième Concile de Latran interdit de donner à ce genre d'unions le nom de mariages et prononce officiellement la nullité absolue du mariage des prêtres contracté après leur ordination.   

Laissons le P. Cochini conclure :  

"La liste nous montre qu'il n'existe aucun exemple de clerc marié dont on puisse affirmer qu'il a vécu maritalement avec son épouse après l'ordination en conformité avec une coutume reconnue ou une discipline officielle. Bien plus, les récits nous prouvent que certains vécurent dans la continence parfaite par soumission à une discipline bien établie, comme dans les Gaules ou en Italie. Dans d'autres cas, comme pour l'Arménie en communion avec Rome, on peut le supposer avec raison." (Source)

 

 Ainsi, du fait que la chasteté ecclésiastique est intrinsèquement nécessaire à la fonction du prêtre représentant de Notre-Seigneur, en raison de la Tradition remontant aux apôtres et de l'enseignement constant de la sainte Eglise catholique, le célibat est une loi qui ne pourra jamais être supprimée par une autorité légitime de l'Eglise car "le Saint-Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine" (Constitution Pastor Aeternusou une nouvelle discipline révolutionnaire qui ébranlerait les fondements apostoliques de l'Eglise, corps mystique du Christ qui a accompli sa mission rédemptrice dans le célibat.
Notes :

1 Au 16ème siècle, le jésuite Robert Bellarmin, dans une étude intitulée Coelibatum iure Apostolico rectissime annexum ordinibus sacris ; César Baronius, l'auteur des Annales ecclesiastici ; et le cardinal Stanislas Hosius, au chapitre 56 de sa Confessio catholicae fidei christiana. Au 17ème, l'oratorien Louis Thomassin, dans son Ancienne et nouvelle discipline de l'Eglise catholique touchant les bénéfices et les bénéficiers, et le bollandiste Jean Stiltinck, avec deux dissertations critiques parues dans les Acta Sanctorum. Au 18ème, le jésuite François-Antoine Zaccaria, avec deux volumes de polémique d'une haute tenue scientifique. Au 19ème siècle enfin, la monumentale compilation d'Augustino de Roskovany, qui reste, malgré ses limites, un précieux ouvrage de référence ; et les deux articles de l'orientaliste allemand Gustav Bickell qui s'opposa à François-Xavier Funk dans une controverse célèbre. J'aimerais joindre à ces études ex professo le témoignage de Newman, dans son Apologia pro vita sua : « Il y avait aussi le zèle avec lequel l'Eglise romaine maintenait la doctrine et la règle du célibat, que je reconnaissais comme apostolique, et sa fidélité à  bien d'autres coutumes  de l'Eglise primitive qui m'étaient chères : tout ceci plaidait en faveur de la grande Eglise romaine ». Source 

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Notre-Dame des sept douleurs : sommes-nous de ces chrétiens qui enfonçons des poignards dans son cœur ?

Publié le par Clément LECUYER

« Un glaive transpercera ton âme » (Luc, II, 35) déclare le vieillard Siméon à Marie, lors de la Présentation de Jésus au Temple. On ne peut manquer de voir la réalisation de cette prophétie, quand le centurions perça le côté de Jésus, de sa lance (Jean, XIX 34). C’est l’origine, plus ou moins lointaine dans le temps, de la dévotion à Notre-Dame, connue sous le nom de Notre-Dame des Douleurs, mais plus communément sous le titre de Notre-Dame des Sept Douleurs .

Ce titre doit son nom aux sept Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie :

  • La prophétie de Siméon sur l'Enfant Jésus.

  • La fuite de la Sainte Famille en l'Égypte.

  • La disparition de Jésus pendant trois jours au temple.

  • La rencontre de Marie et Jésus portant sa croix sur la route du calvaire.

  • Marie contemplant la souffrance et le décès de Jésus sur la Croix.

  • Marie accueille son fils mort dans ses bras lors de la Descente de croix.

  • Marie abandonne le corps de son fils lors de la mise au tombeau.

Saint Anselme écrit : « Votre peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu'une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l'on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de votre douleur. Elle a été si grande et si immense, qu'elle a crucifié toutes vos entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de votre cœur. »

Face à cela, quelle attitude un bon chrétien doit adopter pour consoler sa sainte Mère du Ciel ? Tout d'abord, la première chose à faire est de ne pas lui être source de peine ; elle a déjà tant souffert ! Et qu'est-ce-qui lui cause le plus de souffrance aujourd'hui ? Comme l'a dit Notre-Seigneur à Lucie de Fatima, ce qui fait le plus souffrir Notre Dame, ce sont les blasphèmes contre son immaculée conception, sa virginité, sa maternité divine et les offenses et moqueries de ceux qui cherchent publiquement à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence, le mépris et jusqu'à la haine à l'égard de cette Mère Immaculée et de la religion catholique.

Quelle doit souffrir notre si douce Mère du Ciel quand elle voit sur cette terre tant d'hommes courir à leur perte ! Quelle doit souffrir en voyant toutes les horreurs commis par les humains ! Mais ce qui lui fait verser le plus de larmes de douleur, ce n'est pas uniquement les athées, les infidèles, les hérétiques ; ce sont malheureusement tous ces catholiques tombés dans une vie de païens en ne prenant pas au sérieux leurs engagements de chrétiens. Les catholiques en état de concubinage ; les catholiques violant la pratique dominicale obligatoire ; les catholiques se laissant plonger dans l’infamie mortelle de l'immoralité ; les catholiques viciés par l'impureté et autres déviances sexuelles graves ; les catholiques au cœur de pierre, insensibles face à la violence de notre société ; les catholiques renonçant à leurs promesses de soldats du Christ, n'ayant pas la force d'esprit de résister à l'influence des mauvaises compagnies qu'ils acceptent de suivre ; les catholiques n'osant plus apparaître comme tels devant les autres ; les catholiques complaisant à l'égard des ennemis de Dieu : socialistes, communistes, francs-maçons, anarchistes, capitalistes, révolutionnaires... ; les catholiques tolérant face aux hérésies : voilà ceux qui enfoncent des épines dans le cœur de Notre Dame !
 

Notre-Seigneur pleure, avec Sa Sainte Mère, sur tous ces hypocrites de "catholiques" seulement capables de faire semblant, mais incapables de vivre une vraie vie de catholique à tout moment de la journée ; incapables de défendre autour d’eux l'Eglise et sa sainte doctrine ; incapables de proclamer sans complexe l’Evangile aux païens du quotidien quand les situations se présentent ; incapables de s'attaquer aux dépravations morales graves envahissant notre monde occidental ; incapables aussi de dépasser le stade du respect humain par honte d'être catholiques ! Voilà les vrais persécuteurs de Notre-Dame ! Ce sont tous ces hypocrites de "catholiques" ne prenant pas avec sérieux l’enseignement pourtant salutaire de Notre-Seigneur... et n'osant pas aussi annoncer autour d’eux avec assurance et certitude la Vérité de l'Evangile par peur de se faire lyncher ! Ils préfèrent au contraire – comme Saint Pierre avant la Passion – le renier à longueur de journée comme des poules-mouillées pour ne pas avoir à porter la Croix de la Vérité avec les saintes femmes. Qu’il est triste de voir autant de jeunes qui auraient dû être « la lumière du monde et le sel de la terre »(Mt 5, 13-14) comme le dit Notre-Seigneur mais qui préfèrent se vautrer dans la même médiocrité que la masse des gens, qui préfèrent se compromettre avec l’esprit de ce monde « pour faire comme tout le monde » tels des moutons... Ils renoncent à leur idéal (la sainteté !) par paresse spirituelle, par passivité, par mollesse, par influence de leurs camarades, par lâcheté,… Ils seront jugés beaucoup plus sévèrement ces hypocrites-là, il ne faut pas s’en douter... Malheurs aux catholiques qui se seront comportés comme de vulgaires païens ici-bas !

Ne soyons pas de ceux-là ! Montrons à la Mère de Dieu que nous l'aimons. Pour cela :

  • Refusons d'accepter l'esprit du monde, ses plaisirs éphémères, ses joies mensongères, ses distractions impures : Dans nos relations avec les gens du monde (écoles, au travail, relations sociales) nous devons être vigilants, afin de ne pas être influencés par le même état d’esprit, ou entraînés dans le péché, même petit. Gardons à l'esprit cette exhortation de Notre-Seigneur : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui. » « Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. » 

  • Refusons de participer aux péchés des autres : ne pas prendre part aux conversations malsaines, aux actions mauvaises, aux plaisirs impurs, aux actes malhonnêtes. C'est pour cela qu'il est primordial de bien choisir ses amis : « Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. » (Saint Paul - 1 Corinthiens 15:33)

  • Combattons tous les jours contre notre défaut particulier et efforçons-nous à ne plus commettre les péchés que nous commettons si souvent.

  • Aimons assister à la messe et réciter quotidiennement nos prières avec recueillement et piété. Bien prier veut dire prier avec son cœur, et non seulement avec ses lèvres (Mt 15, 8) ; ainsi, réciter ses prières machinalement, à toute vitesse, ne procurera pas les fruits attendus de la prière. Jésus a mis lui-même en évidence la valeur de la prière : « TOUT CE QUE VOUS DEMANDEREZ, avec FOI, par LA PRIÈRE, vous le recevrez » (Matthieu 12 : 22).  « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » (Matthieu 26:41 )

  • Pratiquons régulièrement la confession ! C'est l’un des plus beaux cadeaux de Dieu. Car cela n’était pas assez encore de nous délivrer de la damnation éternelle en nous rachetant sur la Croix ! Il fallait encore nous délivrer souvent de nos erreurs quotidiennes et de nos péchés qui, malheureusement, reviennent parfois (et quelque fois souvent).

  • Pratiquons la vertu de charité. La loi de la charité nous commande d'aimer non seulement nos amis mais encore nos ennemis.

  • Enfin, cherchons toujours à connaître notre religion en étudiant la dotrine, en lisant des vies de saints, des lectures spirituelles, de défense de la foi. Car comment peut-on résister longtemps face aux mensonges, aux attaques perpétrés partout contre Dieu et notre sainte religion si nous ne sommes pas capables de savoir défendre les vérités enseignées par l'Eglise ? Nous devons connaître ce que nous croyons ; nous devons connaître la vraie foi avec la précision d’un spécialiste d’informatique qui connaît le système d’exploitation de son ordinateur ; nous devons la connaître comme un musicien connaît sa partition. Oui, nous devons être bien plus profondément enracinés dans la foi que celle de nos parents, pour pouvoir résister avec force et décision aux défis et aux tentations de ce temps. Nous avons besoin de l’aide divine, si nous ne voulons pas que notre foi s’évapore comme une goutte de rosée au soleil, si nous ne voulons pas succomber aux tentations et à l'esprit pervers de ce monde sous les ordres du diable, le prince du monde (Jean 14.40), le tentateur qui est à l’œuvre pour entraîner les enfants de Dieu dans son royaume de la damnation éternelle.

Ce n'est qu'ainsi que nous serons et resterons des zélés enfants de Dieu et de Notre-Dame et les portes du Ciel nous seront ouvertes pour l'éternité !

Publié dans Spiritualité

Saint Pie X face à notre époque

Publié le par Clément LECUYER

  Giuseppe Sarto, plus connu sous le nom de Pape Pie X, naquit le 2 juin 1835 à Riese. Il fut élu pape le 4 août 1903. Son pontificat est absolument remarquable tant par la lutte énergique contre les erreurs du modernisme que par la rénovation liturgique et la promotion de la dévotion à l'Eucharistie. Il mourut le 20 août 1914. Il a été béatifié le 3 juin 1951, puis canonisé le 29 mai 1954 par le Pape Pie XII.

 C'est l'occasion de rappeler quelques uns de ses enseignements tels que :

- le respect et l'obéissance que tous les membres de l'Eglise catholique doivent avoir envers le Siège apostolique,
- la lutte contre l'hérésie moderniste,

- la défense des nations catholiques,
- la communion fréquente.

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