Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Infaillibilité pontificale PERMANENTE : Arguments des Pères de l'Eglise

Publié le par clovis

Chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

 INTRODUCTION :


"L'Église est infaillible dans son magistère ordinaire, qui est exercé QUOTIDIENNEMENT principalement par le pape, et par les évêques unis à lui, qui pour cette raison sont comme lui, infaillibles de l'infaillibilité de l’Eglise, par le Saint-Esprit TOUS LES JOURS,[...]

Question: A qui donc appartient-il CHAQUE JOUR que Dieu fait :

1. de déclarer les vérités implicitement contenues dans la Révélation?

2. de définir les vérités explicites?

3. de venger les vérités attaquées?

Réponse: Au pape, soit en concile, soit hors du concile.  Le pape est, en effet, le Pasteur des pasteurs et le Docteur des docteurs" (Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation pour la foi du premier concile du Vatican, 1870).

* * *

    Depuis la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale en 1870, les catholiques croient qu'un pape ne peut pas se tromper, lorsqu'il enseigne solennellement une vérité de foi, mais les avis sont partagés quant à son enseignement ordinaire.  Un pape, infaillible dans les définitions solennelles, peut-il tomber dans l'hérésie dans son enseignement de  tous les jours, ou bien l'assistance du Saint-Esprit fait-elle que sa foi ne puisse défaillir à aucun moment de son Pontificat?

Dans le doute, il faut s’en tenir à ce qui a été cru partout et par tous dans les temps anciens car l’antiquité ne peut pas être séduite par la nouveauté (Commonitorium de St.  Vincent de Lérins, 434).  Que le pape puisse errer dans la foi est une thèse apparue à l'époque moderne sous l'impulsion de courants hérétiques (voir chapitre 5).  Des théologiens catholiques se laissèrent gagner par les idées nouvelles et soutinrent qu'un pape pouvait errer.  Or cette nouveauté est, par le fait même d’être nouvelle, non conforme à la doctrine catholique . Cette doctrine traditionnelle, on la trouve dans l’Ancien et le Nouveau Testament, les Pères de l'Église, St Thomas d’Aquin et les écrits des papes eux-mêmes.


ARGUMENTS DES PERES DE L'EGLISE :


http://www.kmair.org/media/00/00/31375554.jpg    St. Cyprien(v. 200 - 258) défendit l’autorité et l’infaillibilité pontificale dans son célèbre traité Sur 1’unité de l’Église.  « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).


  St. Athanase (v. 295 - 373) se servit d’une lettre d’un pape pour lutter contre les hérétiques ariens.  Le pape St Denys avait écrit, vers l’an 260, une lettre doctrinale à Denis, l’évêque d’Alexandrie, où il condamna l’hérésie des sabelliens, qui devait être reprise plus tard par les ariens.  C’est pourquoi saint Athanase reprocha aux ariens d’avoir déjà été condamnés depuis longtemps par un jugement définitif, ce qui prouve qu’il croyait en l’infaillibilité pontificale (De sententia Dionysii). Dans une lettre à Félix, il écrivit cette phrase mémorable: « l’Église romaine conserve toujours la vraie doctrine sur Dieu »


    St. Éphrem (v. 300 - 373), le grand docteur de l’Église syriaque, célébra la grandeur de l’enseignement pontifical, continuellement assisté par le Saint-Esprit: « Salut, ô sel de la terre, sel qui ne peut jamais s’affadir ! Salut, ô lumière du monde, paraissant à l’Orient et partout resplendissante, illuminant ceux qui étaient accablés sous les ténèbres, et brûlant toujours sans être renouvelée. Cette lumière, c’est le Christ; son chandelier c’est Pierre ; la source de son huile, c’est l’Esprit-Saint » (Enconium in Petrum et Paulum et Andream, etc.)


    St. Épiphane (v. 315 - 403) interpréta Matthieu XVI,18. Il affirma qu’il était impossible que l’Eglise Romaine fût vaincue par les portes de l’enfer, c’est-à-dire par les hérésies, parce qu’elle était appuyée sur la foi solide de Pierre, auprès de qui on trouvait la bonne réponse à toutes les questions, doctrinale. « À Pierre, le Père manifeste son propre Fils, et c’est pour cela qu’il est appelé bienheureux.  Pierre à son tour manifeste le Saint-Esprit [dans son discours aux juifs, le jour de la Pentecôte], ainsi qu’il convenait à celui qui était le premier entre les apôtres, à celui qui était la pierre inébranlable sur laquelle l’Église de Dieu est fondée, et contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Par ces portes de l’enfer il faut entendre les hérésies et les auteurs, des hérésies. En toutes manières, la foi est fondée solidement en lui: il a reçu les clefs du ciel, il délie et lie surla terre et au ciel. en lui se résolvent les questions de la foi les ardues » (Anchoratus. Ch. 9)


    St. Basile (329 - 379) informa son ami saint Athanase qu’il avait l’intention de demander au souverain pontife d’exercer son autorité pour exterminer l’hérésie de Marcel d’Ancyre (Lettre 69). « La lettre de saint Basile, mentionnant cette demande d’intervention de l’évêque de Rome comme une affaire courante et ordinaire, attire à conclure qu’à cette époque c’était non seulement la conviction personnelle de Basile, mais aussi la conviction de tous, même en Orient, que l’évêque de Rome possède le pouvoir de juger souverainement, par lui-même, les questions doctrinales » (Vacant et Mangenot: Dictionnaire de théologie catholique, article « infaillibilité du pape »).  Pourquoi consulter Rome et pas une autre autorité?  « Pierre », dit saint Basile, « fut chargé de former et de gouverner l’Église, parce qu’il excellait dans la foi » (Contra Enom, livre 2). Grâce à la promesse du Christ, le pape persévérait absolument sans aucune défaillance, car sa foi avait la même stabilité que celle du Fils de Dieu Lui-même!  « Pierre a été lancé placé pour être le fondement.  Il avait dit à Jésus Christ: Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant», et à son tour  il lui fut dit qu’il était Pierre, quoiqu’il ne fut pas pierre immobile, mais seulement par la volonté de Jésus-Christ. Dieu communique aux hommes ses propres dignités.  Il est prêtre, et il fait des prêtres; Il est pierre, et il donne la qualité de pierre, rendant ainsi ses serviteurs participants de ce qui lui est propre » (Homélie 29).  Ce dernier passage de saint Basile jouit d’une autorité particulière dans l’Église catholique, puisqu’il fut inséré dans le catéchisme du concile de Trente (explication du symbole, section Credo in... Ecclesiam).

  

   St. Grégoire de Naziance(v. 330-390) loua l’indéfectibilité de la foi romaine dans un poème. « Quant à ce qui est de la foi, l’ancienne Rome, dès le principe comme aujourd’hui, poursuit heureusement sa course, et elle tient l’occident tout entier dans les liens de la doctrine qui sauve » (Carmen de Vita sua, vers 268 - 270).

   

  St. Grégoire de Nysse (mort en 394), frère cadet de saint Basile, affirma: « L’Église de Dieu à sa solidité dans Pierre, car c’est lui qui, d’après la prérogative qui lui a été accordée par le Seigneur, est la pierre ferme et très solide sur laquelle le Sauveur a bâti l’Église » (Laudat. 2 in St. Stephan vers la fin)


 St. Ambroise (340 - 397) interpréta le passage de Luc XXII, 32 en ce sens que le Seigneur avait affermi la foi de Pierre, afin que, « immobile comme un rocher », elle pût soutenir efficacement l’édifice de l’Eglise (Sermon 5). Dans sa glose sur le Psaume XL, Ambroise établit une équation qui allait devenir célèbre: « Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est l’Église n’est pas la mort, mais la vie éternelle » Ennarratio in Psalmum XL, ch. 19).  Autant dire: hors du pape, point de salut.

 

 St. Jean Chrysostome (340 - 407) est le plus célèbre des Pères grecs.  En raison de ses enseignements admirables, il mérita le surnom de "chrysostome"  , c’est-à-dire « bouche d’or ».  Saint Jean Chrysostome suggéra la solidité admirable de la foi de Pierre par une image: « Il y a beaucoup de flots impétueux et de cruelles tempêtes, mais je necrains pas d’être submergé, parce que je me tiens sur la pierre.  Que la mer s’agite furieuse, peu m’importe: elle ne peut renverser cette pierre inébranlable » (Lettre 9 à Cyriaque).  Il insista sur l’étymologie symbolique du nom du premier pape: « Saint  Pierre a été ainsi nommé, en raison de sa vertu.  Dieu a comme déposé dans ce nom une preuve de la fermeté de l’apôtre dans la foi » (Quatrième Homélie sur les changements de noms).


    St. Jérôme (v.347-420), dans sa lettre au pape Damase, défendit rigoureusement la nécessité d’être uni au pontife romain.  « J’ai cru que je devais consulter la chaire de Pierre et cette foi romaine louée par saint Paul (...). Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre.  Je sais que l’Église est bâtie sur cette pierre; quiconque aura mangé l’agneau hors de cette maison, est un profane » (Lettre 15).  D’après saint Jérôme, les fidèles pouvaient en toute sûreté suivre les enseignements pontificaux, car la chaire de Pierre gardait incorruptiblement l’héritage de la foi: « La sainte Église romaine, qui est toujours demeurée sans tache, demeurera encore dans tous les temps à venir ferme et immuable au milieu des attaques des hérétiques, et cela par une protection providentielle du Seigneur et par l’assistance du bienheureux Pierre (in: Mgr de Ségur: Le Souverain Pontife, in Œuvres complètes Paris 1874, t. III, p. 80).


   St. Augustin (354 - 430) fit une interprétation très pertinente de Luc XXII, 32.  Avant de la reproduire ici, signalons que le pape Léon XIII, après avoir mis en valeur les talents de chacun des Pères de l’Eglise, conclut en affirmant qu’"entre tous, la palme semble revenir à St. Augustin" (encyclique Aeterni Patris, 4 août 1879).  L’évêque d’Hippone fut donc le plus grand des Pères de l’Église.  Or il se prononça catégoriquement en faveur de l’infaillibilité permanente du pontife romain ! Voici son texte magistral:

    « Si, défendant le libre arbitre non selon la grâce de Dieu, mais contre elle, tu dis qu’il appartient au libre arbitre de persévérer ou de ne pas persévérer dans le bien, et que si l’on y persévère, ce n’est pas par un don de Dieu, mais par un effort de la volonté humaine, que machineras-tu pour répondre à ces paroles du Maître: «J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas»?  Oseras-tu dire que malgré la prière du Christ pour que la foi de Pierre ne défaille pas, cette foi eût défailli néanmoins, si Pierre avait voulu qu’elle défaillît, c’est-à-dire s’il n’avait pas voulu persévérer jusqu’à la fin?  Comme si Pierre eût pu vouloir autre chose que ce que le Christ demandait pour lui qu’il voulût!  Qui ignore que la foi de Pierre devait périr, si sa propre volonté, la volonté par laquelle il était fidèle, défaillait, et qu’elle devait demeurer jusqu’au bout, si sa volonté restait ferme?  Mais puisque la volonté est préparée  par le Seigneur, la prière du Christ pour lui ne pouvait être vaine. Quand il a prié pour que sa foi ne défaille pas, qu’a-t-il demandé en définitive, sinon qu’il ait une volonté de croire à la fois parfaitement libre, ferme, invincible et persévérante?  Voilà comment on défend la liberté de la volonté, selon la grâce, et non contre elle.  Car ce n’est pas par sa liberté que la volonté humaine acquiert la grâce, mais plutôt par la grâce qu’elle acquiert sa liberté, et pour persévérer, elle reçoit, en outre, de la grâce le don d’une stabilité délectable et d’une force invincible » (De la correction et de la grâce, livre VIII, ch. 17).


    St. Cyrille d’Alexandrie (380 - 444), dans son Commentaire sur Luc (XXII, 32), expliqua que l’expression « confirme tes frères » signifiait que Pierre était le maître et le soutien de ceux qui venaient au Christ par la foi.  Il commenta également l’évangile selon St. Matthieu.  « D’après cette promesse (Tu es Petrus ... ), l’Église apostolique de Pierre ne contracte aucune souillure de toutes les séductions de 1’hérésie (St.  Cyrille, in: St. Thomas d’Aquin: Chaîne d’or sur Matthieu XVI, 18).


  St. Fulgence de Ruspe (467 - 533) constata.  « Ce que l’Église romaine tient et enseigne, l’univers chrétien tout entier le croit sans hésitation avec elle » (De incarnatione et gracia Christi, ch. 11).


  St. Bernard (1090 - 1153) fut le dernier des Pères de l’Église.  Citons quelques paroles, qui serviront de conclusion: « Les atteintes qui sont portées à la foi doivent être réparées précisément par celui dont la foi ne peut être en défaut.  C’est là la prérogative de ce Siège » (De error Abaelardi, préface).


    Aucun Père ne parle de la possibilité (même purement théorique) qu’un pape puisse errer dans un seul instant


« C’est principalement pour l’explication de la parole sainte qu’ils [les Pères de l’Église] demeureront toujours nos maîtres.  Nulle recherche, nulle science. si profonde soit-elle, ne nous rendra ce qu’ils avaient alors: le monde tel que Jésus l’avait connu, le même aspect des lieux et des choses, et surtout l’entretien des fidèles Lui, ayant vécu près des apôtres, pouvaient rapporter leurs instructions. Ces circonstances réunies donnent à l’autorité des Pères un tel éclat, que les théologiens protestants eux-mêmes en ont été frappés. Ils l’avouent: «S’écarter d’un sentiment commun parmi eux, c’est une folie et une absurdité» » (Abbé C. Fouard: La vie de Notre-Seigneur Jésus Christ vingt-sixième édition, Paris 1920, p XVI.

    Le 13 novembre 1564, le Pape Pie IV instaura l’obligation pour tout le clergé de jurer obéissance à une profession de foi, qui disait, entre autres: « J’interpréterais toujours l’Écriture selon le consentement unanime des Pères ».

 

CONCLUSION : LES PERES DE L'EGLISE NOUS AFFIRMENT QU'UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI !

 

 

D'après le livre Mystère d'iniquité

Infaillibilité pontificale PERMANENTE : Arguments de Saint Thomas d'Aquin

Publié le par Clément Lécuyer

 Suite du chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Arguments des Pères de l'Eglise

ARGUMENTS DE SAINT THOMAS D'AQUIN :



St. Thomas d’Aquin (1225 - 1274) est le plus grand de tous les docteurs de l’Église.  Il est appelé « docteur commun », « docteur angélique » ou « ange de l’école », en raison de l’excellence de sa doctrine.  Il a été souvent exalté par les papes. « Thomas, à lui seul, a plus illuminé l’Église que tous les autres docteurs.  Sa doctrine n’a pu provenir que d’une action miraculeuse de Dieu » (Jean XXII: bulle de canonisation).  Qu’enseigne donc ce docteur quasiment aussi infaillible que le pape ?


    Le docteur angélique est partisan de l’infaillibilité absolue et permanente du souverain pontife : « L’Église apostolique [de Pierre], placée au-dessus de tous les évêques, de tous les pasteurs, de tous les chefs des Églises et des fidèles, demeure pure de toutes les séductions et de tous les artifices des Hérétiques dans ses pontifes, dans sa foi toujours entière et dans l’autorité de Pierre.  Tandis que les autres églises sont déshonorées par les erreurs de certains hérétiques, seule elle règne, appuyée sur des fondements inébranlables, imposant silence et fermant la bouche à tous les hérétiques; et nous [... ], nous confessons et nous prêchons en union avec elle la règle de la vérité et de la sainte tradition apostoliques » (citation de St. Cyrille d’Alexandrie reprise par St. Thomas dans sa Chaîne d’or, à l’endroit où il commente Matthieu XVI, 18).


    S’appuyant sur Luc XXII, 32, le docteur commun enseigne que l’Église ne peut errer, parce que le pape ne peut errer.  « L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point» » (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1).

    « L’unité de foi pourrait être maintenue dans l’Église, comme l’exige l’Apôtre (1.  Corinthiens I,10), si les questions soulevées au sujet de la loi n’étaient définies par le chef de l’Église, le souverain pontife » (Somme théologique, II-II, q. 1, a.10).

    « Une fois que les choses ont été décidées par l’autorité de l’Église universelle celui qui refuserait opiniâtrement de se soumettre à cette décision, serait hérétique. Cette autorité de l’Église réside principalement dans le souverain Pontife.  Car il est dit (Décret.  XXIV, q. I., ch. 1.2): «Toutes les fois qu’une question de foi est agitée, je pense que tous nos frères et tous nos collègues dans l’épiscopat ne doivent s’en rapporter qu’à Pierre, c’est-à-dire à l’autorité de son nom et de sa gloire ».  Ni les Augustin, ni les Jérôme, ni aucun autre docteur n’ont défendu leur sentiment contrairement à son autorité.  C’est pourquoi saint Jérôme disait au pape Damase (in expo. symbol.) : «Telle est la foi, très-saint Père, que nous avons apprise dans l’Église catholique: si dans notre exposition il se trouvait quelque chose de peu exact ou de peu sûr, nous vous prions de le corriger, vous qui possédez la foi et le siège de Pierre.  Mais si notre confession reçoit l’approbation de votre jugement apostolique, quiconque voudra m’accuser prouvera qu’il est ignorant ou mal intentionné, on qu’il n’est pas catholique.  Mais il ne prouvera pas que je suis hérétique » (Somme théologique II-II. q 11.a.2).

    « Il faut s’en tenir à la sentence du Pape à qui il appartient de prononcer en matière de foi, plutôt qu’à l’opinion de tous les sages » (Quaetiones quodlibetales q. 9.a 16)

    Dans le Psaume XXXIX. 10 il est écrit: « J’ai annoncé ta justice dans la grande assemblée ».  Voici le commentaire de St. Thomas.  Le psalmiste a parlé « dans la grande assemblée », c’est-à-dire dans l’Église catholique, qui est grande par son pouvoir et sa fermeté: « Les portes de l’enfer ne  prévaudront point contre elle» (Matthieu XVI, 18) » (St.  Thomas: Commentaire sur les psaume).  Cette « fermeté », l’Église la doit en première ligne à la foi sans faille du pontife romains comme il est expliqué dans l’un des Opuscules du saint docteur:

    L’Église est une, sainte, catholique et « ferme ». « Quatrièmement, elle est ferme. Une maison est ferme 1. quand ses fondations sont solides ».  La véritable fondation de l’Église est le Christ (1.  Corenthiens III, 2) et les douze apôtres (Apocalypse XXI, 14).  Pour suggérer la fermeté, Pierre est appelé le roc.  « 2.  La fermeté d’une maison apparaît en outre quand elle ne peut être renversée par une secousse ». L’Eglise  n’a pu être renversée ni par les persécuteurs, ni par les séductions du monde, ni par les hérétiques. D’après Matthieu, XVI, 18, les « portes de l’enfer » (= les hérétiques) peuvent l’emporter sur telle ou telle église locale, mais point contre l’Église de Rome où réside le pape. « C’est pour cette raison que seulement l’Église de Pierre (à qui fut attribué l’Italie lors de l’envoi des disciples) demeurera toujours ferme dans la foi.  Et tandis qu’ailleurs la foi n’y est pas du tout, ou bien mêlée avec beaucoup d’erreurs, l’Église de Pierre, elle, est forte dans la foi et pure de toutes les erreurs, ce qui n’est pas étonnant, vu que le Seigneur a dit à Pierre: «J’ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille point» » (St. Thomas: Opuscula, opuscule intitulé Expositio symboli apostolorum, passage relatif à l’article « je crois... en l’Église catholique » du symbole des apôtres). 


    L’enseignement du docteur angélique peut donc se résumer ainsi: la foi du pape est d’une fermeté absolu et permanente.


 La doctrine du docteur angélique doit être « tenue religieusement » (sancte) par tous les professeurs de séminaires (canon 1366, § 2)!  L’Église donne à entendre par là combien elle juge nécessaire que les jeunes séminaristes (qui plus tard formeront le bas et le haut clergé) suivent en tout le docteur commun.  Saint Pie X disait: « S’écarter de St. Thomas ne va jamais sans grave danger » (motu proprio Sacrorum antistitum 1er septembre 1910).  Et encore: « Ceux qui s’éloignent de saint Thomas sont par là même conduits à cette extrémité qu’ils se détachent de l’Église » (Lettre Delata Nobis, 17 novembre 1907, adressée au Père Thomas Pègues).

CONCLUSION : SAINT THOMAS D'AQUIN DEMONTRE QU'UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Infaillibilité pontificale PERMANENTE : Arguments des papes

Publié le par clovis

Suite du chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Arguments des Pères de l'Eglise


Arguments de Saint Thomas d'Aquin



ARGUMENTS DES PAPES :


     St. Lucius pape et martyr (253 - 254), enseigne: « L’Église romaine, sainte et apostolique, est la mère de toutes les Églises, et il est constaté qu’elle ne s’est jamais écartée du sentier de la tradition apostolique, conformément à cette promesse que le Seigneur lui-même lui a faite, en disant: « «J’ai pitié pour toi, afin que ta foi ne défaille points » (Lettre adressée aux évêques de la Gaule et de l’Espagne, no 6)

    St. Innocent Ier (401 - 417) assimila l’Église de la ville de Rome à une source pure de toute souillure hérétique, qui vivifiait les églises locales, « comme les eaux qui jaillissent de leur source originelle et qui s’écoulent dans toutes les régions du monde par de purs ruisseaux venus de la source non pollué » (lettre In requirendis, 7 janvier 417, adressée aux évêques du concile de Carthage).

  

  St. Sixte III (432 - 440) dit que saint Pierre « a reçu une foi pure et toute faite, une foi qui n’est sujette à aucune controverse ».


  St. Léon Ier le Grand (440 - 461) laissait entendre que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs: « Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église [...]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, [...], c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège » (In anniversario Assumptionis suae, sermon 3).  Pierre et ses successeurs étaient, assurés d’une rectitude doctrinale inébranlable: « Le messie est annoncé comme devant être la pierre choisie, angulaire, fondamentale (Isaïe XXVIII, 16), C’est donc son propre nom que Jésus donne à Simon, comme s’il luidisait: «Je suis la pierre inviolable, la pierre angulaire, qui réunit en un deux choses; je suis le fondement auquel nul n’en peut substituer un autre; mais toi aussi, tu es pierre, car ma force devient le principe de ta solidité, en sorte que ce qui m’était propre et personnel à ma puissance, te devient commun avec moi par participation, (St Léon : In anniversario Assumptionis suae, sermon 4)


    Ce pape dit encore « Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne » (Sermon 98).  Les Pères du concile de Chalcédoine déclarèrent formellement au sujet de saint Léon: « Dieu, dans sa providence, s’est choisi, dans la personne du pontife romain un athlète invincible, impénétrable à toute erreur, lequel vient d’exposer la vérité avec la dernière évidence ».


    St. Gélase Ier (492 - 490) adressa une décrétale aux Grecs: « Pierre brilla dans cette capitale [Rome] par la sublime puissance de sa doctrine, et il eut 1’honneur d’y répandre glorieusement son sang.  C’est là qu’il repose pour toujours, et qu’il assure à ce Siège béni par lui de n’être jamais vaincu par les portes de l’enfer » (Décrétale 14 intitulée De responsione ad Graecos).


    St. Hormisdas (514 - 523) rédigea une profession de foi le 11 août 515, qui fut acceptée par toute l’Église, et repris aux conciles de Constantinople IV et Vatican I. Après avoir rappelé que le Christ avait « bâti l’Eglise sur la pierre » contre laquelle l’enfer ne prévaudrait point (Matthieu XVI, 18), le pape commenta avec assurance: « Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique ».


 St. Agathon (678 - 681) rédigea un texte capital, qui fut lu et approuvé par le VIe concile oecuménique (concile oecuménique = concile général, à ne pas confondre avec « oecuménique » relatif à l’oecuménisme).


   St. Léon IX (1049 – 1054), après avoir dit que l’Église bâtie sur Pierre ne pouvait aucunement « être dominée par les portes de l’enfer, c’est-à-dire par les disputes des hérétiques » (cf.  Matthieu XVI, 18) et après cité la promesse du Christ à Pierre (Luc XXII,32), tança les schismatiques grecs Michel Cérulaire et Léon d’Achrida dans sa lettre In terra pax du 2 septembre 1053: « Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir puisse être sans effet sur un point?  Le Siège du prince des apôtres l’Eglise romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques?  N’a-t-il pas confirmé les coeurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas »?


 Pie IX (1846 - 1878) affirma dès son élévation au souverain pontifical (dans le Discours de son exaltation) qu’un pape ne pouvait « JAMAIS » (nunquam) dévier de la foi !  Il écrivit encore la même chose dans son encyclique Qui pluribus du 9 novembre 1846.  Pour interpréter l’Écriture, les hommes ont besoin d’une autorité infaillible: Pierre, dont le Christ « a promis que la foi ne défaillira jamais ». L’Eglise romaine « a toujours gardé intègre et inviolée la foi reçue du Christ Seigneur, et l’a enseignée fidèlement ».  Même mot dans la lettre In suprema Petri du 6 janvier 1848: « jamais ». Ainsi que dans l’encyclique Nostis et noviscum du 8 décembre 1849: « jamais ».


  Léon XIII (1878 - 1903) réaffirma l’antique croyance dans son encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896: jamais un pontife romain n’a dévié dans la foi.  Son encyclique sur le Saint-Esprit contient un commentaire mémorable sur l’évangile selon St. Jean. Le jour de la Pentecôte, « le  Saint-Esprit commença à produire ses bienfaits dans le corps mystique du Christ.  Ainsi se réalisait la dernière promesse du Christ à ses apôtres, relative à l’envoi de l’Esprit Saint [... ]: «Lorsque cet Esprit de Vérité sera venu, il vous enseignera toute la vérité [JeanXVI.12].  Cette vérité il l’accorde et la donne à l’Église, et, par sa présence CONTINUE, il veille à ce que jamais elle ne succombe à l’erreur » (encyclique Divinum  illud. 9 mai1897).


http://pagesperso-orange.fr/thomiste/pstpied.jpg   Saint Pie X (1903-1914) enseigna : « Le premier et le plus grand critérium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère TOUJOURS vivant et infaillible de l’Église, établie par le Christ «la colonne et le soutien de la vérité» [1. Timothée III,15].

    [... ] Saint Paul dit : « Fides ex auditu – La foi vient non par les yeux, mais parles oreilles», par le magistère vivant de l’Église, société visible composée de maîtres et de disciples [... ]. Jésus-Christ lui-même a enjoint à ses disciples d’écouter les leçons des maîtres [... et] il a dit aux maîtres: «Allez enseigner toutes les nations.  L’Esprit de Vérité vous enseignera toute vérité.  Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles » (St. Pie X: allocution Con vera soddisfazione aux étudiants catholiques, 10 mai 1909).

    « Les fils dévoués du pape sont ceux qui obéissent à sa PAROLE et le suivent en TOUT, non ceux qui étudient les moyens d’éluder ses ordres » (allocution aux nouveaux cardinaux, 27 mai 1914).

    Le dictionnaire de théologie catholique(article « infaillibilité du pape ») soutient que le pape Innocent III (1198-1216) se serait prononcé contre l’infaillibilité perpétuelle de la papauté.  Pour preuve, le dictionnaire cite cette phrase: « J’ai surtout besoin de la foi, parce que  je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par L’Eglise ».

    On pourrait interpréter ce passage en ce sens qu’un pape peut errer dans la foi et par conséquent pourrait être jugé par l’Église (un concile général par exemple).  Cependant, il est à noter que le Dictionnaire de théologie catholique s’est livré à une falsification du texte. Le procédé est vieux comme le monde: on tire la citation de son contexte et on lui donne un sens opposé à celui donné par l’auteur lui-même.  Quel lecteur se donnera la peine d’aller aux sources pour vérifier!  Voici le texte non amputé :

    « Si moi-même je n’avais pas une foi solide, comment pourrais-je affermir les autres dans la foi?  Et c’est là une des parties principales de mes fonctions, car le Seigneur n’a pas dit à saint Pierre: «J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne chancelle pas», et: «Si tu te convertissais un jour, fortifie alors les tes frères ». Il pria, et il fut exaucé dans tout à cause de son obéissance.  La foi du Saint-Siège ne chancela donc jamais dans les temps de troubles mais elle demeura toujours ferme et inébranlable, afin que le privilège de saint Pierre demeurât inviolable.  Mais précisément pour cette raison j’ai surtout besoin de la foi, parce que je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par l’Église. J’ai la foi et une foi constante, parce qu’elle est apostolique » (Innocent III :  principal discours au peuple après son sacre; traduction française in: J.B.J. Champagnac: Philippe Auguste et son siècle, Paris 1847 p. 264).

    Le Dictionnaire de théologie catholique (article « infaillibilité pontificale ») a donc menti en amputant une partie du sermon d’Innocent III.  Dans un autre article (« déposition »), le même dictionnaire pèche encore par omission, en citant une phrase tirée d’un autre texte d’Innocent III, sans indiquer que, dans ce même texte, Innocent défend l’orthodoxie de la papauté (« Pierre a renié de bouche mais non de cœur »). Voilà comment ce dictionnaire travestit la pensée d’Innocent III!

    Afin de ne laisser subsister aucun doute sur la pensée authentique de ce pape, nous citerons maintenant un autre texte de lui.  Innocent III, après avoir rappelé la promesse à saint Pierre (« J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point »), fit le commentaire suivant: « Notre Seigneur insinue évidemment par ces paroles que les successeurs de Pierre ne s’écarteraient EN AUCUN TEMPS de la foi catholique, mais qu’ils y ramèneraient plutôt les autres; par là, il lui accorde le pouvoir d’affermir les autres, afin de leur imposer l’obligation d’obéir » (lettre Apostolicae Sedis primatus à l’évêque de Constantinople, 12 novembre 1199). Ce passage est capital, car l’expression « en aucun temps » (nullounquam tempore) rend la thèse de l’infaillibilité perpétuelle du souverain pontife absolument irréfutable !


    Conclusion du premier chapitre : Les évangélistes et les représentants de la Tradition (Pères, St. Thomas, papes et conciles) clament à l’unanimité que le pontife romain ne peut à AUCUN moment faillir dans la foi.


    RÉSUMÉ : UN PAPE NE FERA JAMAIS NAUFRAGE DANS LA FOI, PARCE QUE TOUS LES PAPES CONCILES ET PÈRES DE L’ÉGLISE L’ONT DIT.

 

Source : Mystère d'iniquité

Présentation du sédévacantisme

Publié le par Clément LECUYER

   Depuis la déferlante du Conciliabule1 Vatican II, ceux qui occupent le Vatican professent publiquement l'hérésie : modernisme, liberté religieus e, œcuménisme, culte de l'homme, libéralisme, etc. De nombreuses interrogations se sont donc levées. L'Eglise moderniste, qui a vu le jour suite à Vatican II, est-elle l'Eglise Une, sainte, catholique et apostolique fondée par Notre Seigneur ? (Jean XXIII), Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI sont-ils les Vicaires du Christ ? Peut-on accepter les réformes doctrinales et liturgiques  modernistes engagées après la mort du Pape Pie XII ? Deux positions au sein de ce que on appelle la Tradition existent : le "sédévacantisme" (à laquelle nous adhérons) et celle défendue par la Fraternité Saint Pie X.

http://www.newadvent.org/images/03551eax.jpg

- Le 'sédévacantisme' Venant du latin "sede vacante", il s'agit de la position catholique qui soutient  que depuis le Conciliabule Vatican II, le Siège apostolique est vacant ; en d'autres termes, cela revient à dire qu'il n'y a plus de Pape. En effet, il n'est pas possible de suivre les pseudos 'papes' Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI et de les reconnaître comme étant les Vicaires du Christ. Suite à Vatican II, d'imminents religieux et théologiens ont rapidement conclu que le Siège de Pierre était vacant de Pape et que l'Eglise catholique était infiltrée jusque dans sa plus haute instance. Nous pouvons penser au départ notamment aux Pères Saenz y Ariaga, Carmona, Zamora pour le Mexique, aux Pères Barbara, Guerard des Lauriers, à l'abbé Coache pour la France et à l'archevêque Mgr Ngô Dinh Thuc malgré ses erreurs et ses dérives.  Même s'il ne l'a jamais déclaré publiquement,  Mgr Castro Mayer adhéra au sédévacantisme, du moins à partir de 1988.

  Avant d'aller plus loin et de la démontrer, il est utile de préciser que cette situation unique dans l'histoire de l'Eglise a été annoncée. Depuis son fondement, la Sainte Église catholique a toujours eu de nombreux ennemis et a du subir beaucoup d'attaques diverses tout au long de l'histoire. Son principal ennemi, le plus acharné, est la franc-maçonnerie, réseau d'ailleurs étroitement lié au judaïsme. Or, le but de la franc-maçonnerie a toujours été de détruire l'Eglise. Pour arriver à ses fins, elle a mis en place une tactique extrêmement efficace : infiltrer petit à petit l'Eglise. C'est ce qui s'est produit tout au long du XIX° et XX° siècle, malgré les mises en garde des Papes et de différents religieux.

-  Notre Seigneur nous a prévenu à plusieurs reprises dans l'Evangile:

"L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint" (Matthieu 24, 15) 

"Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?"  (Luc 18,8)

- A la Salette (1846), la Très Sainte Vierge Marie est descendue sur terre spécialement pour nous avertir des tribulations que l'Eglise devra subir : "Rome perdra la Foi... l'Eglise sera éclipsée..."

- Léon XIII, dans une vision, prédit notre situation :

"L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé." (cité dans l'exorcisme de Léon XIII)

 Enfin, ses successeurs jusqu'à Pie XII , ont dénoncé et tenté d'empêcher l'infiltration dans l'Eglise catholique.

"Ils [les modernistes] se cachent et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vives, dans le sein même et au cœur de l’Église, ennemis d’autant plus redoutables qu’ils le sont moins ouvertement. [...] Ennemis de l’Église, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine ; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Église : leurs coups sont d’autant plus sûrs qu’ils savent mieux où la frapper." (Saint Pie X - Pascendi - 1917)

 

 Arguments

 Le "sédévacantisme" est basé sur deux raisonnements qui ne peuvent pas être remis en question :

1. L'infaillibilité pontificale

- Majeure :  Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et s'opposent aux fondements de la religion catholique.

- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.

- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.

> Plus de précisions ICI  

2.  La soumission des fidèles catholiques au Pape

- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires. 

- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.

- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.

 > Plus de précisions ICI

 Ainsi, et pour d'autres raisons, toutes les réformes modernistes sont nulles et invalides puisque promulguées par des individus n'ayant aucune autorité légitime. 

 Nous pouvons aussi proposer d'autres arguments qui viennent aboutir à la même conclusion incontestable, tout comme la bulle Cum ex Apostolatus du Pape Paul IV. Voici ce qu'elle énonce : "S'il apparaissait (...) qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue." En effet, comment celui qui n'est pas membre de l'Église catholique pourrait en même temps en être la tête ?

 Pour être précis et complet, nous n'oublierons pas de citer la position de l'Institut Mater Boni Consilii2 qui reprend la Thèse exposée par Mgr Guerard des Lauriers :

  "Paul VI et ses successeurs, bien que canoniquement élus au Pontificat, ne possèdent pas l’autorité pontificale ;  Ils sont “papes” materialiter mais pas formaliter, pour la raison que, ne poursuivant pas le bien de l’Eglise et enseignant l’erreur et l’hérésie, s’ils ne rétractent pas d’abord leurs propres erreurs, ils ne peuvent en aucune façon recevoir de Jésus-Christ l’autorité pour gouverner, enseigner et sanctifier l’Eglise." (http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=17)

  L'Institut Mater Boni Consilii aboutit à la même conclusion que les sédévacantistes complets : Paul VI et ses successeurs ne professent pas la religion catholique donc ne sont pas de vrais Papes.    

 

A noter que le terme sédévacantisme est utilisé uniquement pour question pratique d'identification car nous sommes catholiques, rien que catholiques.  Par conséquent, nous refusons d'être en union avec cette nouvelle Eglise moderniste et avec ses dirigeants. C'est pourquoi les prêtres "sédévacantistes" célèbrent actuellement les messes non una cum Benoît XVI. 

 

- Celle tenue par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX)   : Fondée en 1971 par Mgr Lefebvre, il s'agit d'une société composée aujourd'hui de quatre évêques et d'environ 500 prêtres qui n'adhèrent pas aux hérésies de Vatican II et qui restent fidèles à la Sainte Messe dite de Saint Pie V. Cependant, la FSSPX, rejetant le dogme de l'infaillibilité pontificale, refuse d'admettre la vacance du Saint-Siège, et fait de l'adhésion aux thèses "sédévacantistes" un motif d'exclusion. Pour elle, il faut reconnaître l’autorité du 'pape' régnant, sans pour autant lui obéir en tout et a fortiori le suivre dans ses erreurs supposées.

 Cette "politique" porte en elle une grave contradiction interne :

   "La FSSPX s'est opposée à l’apostasie conciliaire non pas avec une réponse vraiment catholique mais plutôt avec la réponse du jugement privé par lequel les doctrines, les décrets et les disciplines universelles de ce qu’ils pensent être l’Eglise sont sujets à leurs avis privés." (Mgr Dolan)

 Cette position est condamnée par L'Eglise :

- Boniface VIII : "Nous déclarons, disons et définissons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain."

- Pie IX : "Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique."

 Notre souhait le plus profond est que cette terrible crise de l'Eglise prenne fin et que notre sainte Mère l'Eglise retrouve un Pape, une hiérarchie catholique et resplendisse de nouveau sur les nations de la Terre entière.

__________

Notes :

1  Conciliabule : faux Concile car non catholique. Le "concile" Vatican II ne peut pas être un concile de l'Eglise catholique puisqu'il a promulgué des hérésies ce qui est contraire à la sainteté de l'Eglise. 

2  Il s'agit d'une association de prêtres et d'un évêque (Mgr Stuyver) catholiques qui ne reconnaissent pas Paul VI et ses successeurs comme Papes. Les sédévacantistes complets ne sont pas vraiment d'accord avec une partie de la Thèse de Cassiacum sur laquelle se base l'Institut MBC. Cependant, les plus sérieux et logiques ont compris que ce désaccord théologique n'avait pas d'importance et qu'il était inutile et néfaste de se diviser sur une telle question.  

<< < 10 20 30 40 50 51 52 53