Sédévacantiste, pour rester CATHOLIQUE !

Suite du chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Arguments des Pères de l'Eglise
Arguments de Saint Thomas d'Aquin

ARGUMENTS DES PAPES :


     St. Lucius pape et martyr (253 - 254), enseigne: « L’Église romaine, sainte et apostolique, est la mère de toutes les Églises, et il est constaté qu’elle ne s’est jamais écartée du sentier de la tradition apostolique, conformément à cette promesse que le Seigneur lui-même lui a faite, en disant: « «J’ai pitié pour toi, afin que ta foi ne défaille points » (Lettre adressée aux évêques de la Gaule et de l’Espagne, no 6)

    St. Innocent Ier (401 - 417) assimila l’Église de la ville de Rome à une source pure de toute souillure hérétique, qui vivifiait les églises locales, « comme les eaux qui jaillissent de leur source originelle et qui s’écoulent dans toutes les régions du monde par de purs ruisseaux venus de la source non pollué » (lettre In requirendis, 7 janvier 417, adressée aux évêques du concile de Carthage).

  

  St. Sixte III (432 - 440) dit que saint Pierre « a reçu une foi pure et toute faite, une foi qui n’est sujette à aucune controverse ».


  St. Léon Ier le Grand (440 - 461) laissait entendre que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs: « Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église [...]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, [...], c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège » (In anniversario Assumptionis suae, sermon 3).  Pierre et ses successeurs étaient, assurés d’une rectitude doctrinale inébranlable: « Le messie est annoncé comme devant être la pierre choisie, angulaire, fondamentale (Isaïe XXVIII, 16), C’est donc son propre nom que Jésus donne à Simon, comme s’il luidisait: «Je suis la pierre inviolable, la pierre angulaire, qui réunit en un deux choses; je suis le fondement auquel nul n’en peut substituer un autre; mais toi aussi, tu es pierre, car ma force devient le principe de ta solidité, en sorte que ce qui m’était propre et personnel à ma puissance, te devient commun avec moi par participation, (St Léon : In anniversario Assumptionis suae, sermon 4)


    Ce pape dit encore « Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne » (Sermon 98).  Les Pères du concile de Chalcédoine déclarèrent formellement au sujet de saint Léon: « Dieu, dans sa providence, s’est choisi, dans la personne du pontife romain un athlète invincible, impénétrable à toute erreur, lequel vient d’exposer la vérité avec la dernière évidence ».


    St. Gélase Ier (492 - 490) adressa une décrétale aux Grecs: « Pierre brilla dans cette capitale [Rome] par la sublime puissance de sa doctrine, et il eut 1’honneur d’y répandre glorieusement son sang.  C’est là qu’il repose pour toujours, et qu’il assure à ce Siège béni par lui de n’être jamais vaincu par les portes de l’enfer » (Décrétale 14 intitulée De responsione ad Graecos).


    St. Hormisdas (514 - 523) rédigea une profession de foi le 11 août 515, qui fut acceptée par toute l’Église, et repris aux conciles de Constantinople IV et Vatican I. Après avoir rappelé que le Christ avait « bâti l’Eglise sur la pierre » contre laquelle l’enfer ne prévaudrait point (Matthieu XVI, 18), le pape commenta avec assurance: « Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique ».


 St. Agathon (678 - 681) rédigea un texte capital, qui fut lu et approuvé par le VIe concile oecuménique (concile oecuménique = concile général, à ne pas confondre avec « oecuménique » relatif à l’oecuménisme).


   St. Léon IX (1049 – 1054), après avoir dit que l’Église bâtie sur Pierre ne pouvait aucunement « être dominée par les portes de l’enfer, c’est-à-dire par les disputes des hérétiques » (cf.  Matthieu XVI, 18) et après cité la promesse du Christ à Pierre (Luc XXII,32), tança les schismatiques grecs Michel Cérulaire et Léon d’Achrida dans sa lettre In terra pax du 2 septembre 1053: « Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir puisse être sans effet sur un point?  Le Siège du prince des apôtres l’Eglise romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques?  N’a-t-il pas confirmé les coeurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas »?


 Pie IX (1846 - 1878) affirma dès son élévation au souverain pontifical (dans le Discours de son exaltation) qu’un pape ne pouvait « JAMAIS » (nunquam) dévier de la foi !  Il écrivit encore la même chose dans son encyclique Qui pluribus du 9 novembre 1846.  Pour interpréter l’Écriture, les hommes ont besoin d’une autorité infaillible: Pierre, dont le Christ « a promis que la foi ne défaillira jamais ». L’Eglise romaine « a toujours gardé intègre et inviolée la foi reçue du Christ Seigneur, et l’a enseignée fidèlement ».  Même mot dans la lettre In suprema Petri du 6 janvier 1848: « jamais ». Ainsi que dans l’encyclique Nostis et noviscum du 8 décembre 1849: « jamais ».


  Léon XIII (1878 - 1903) réaffirma l’antique croyance dans son encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896: jamais un pontife romain n’a dévié dans la foi.  Son encyclique sur le Saint-Esprit contient un commentaire mémorable sur l’évangile selon St. Jean. Le jour de la Pentecôte, « le  Saint-Esprit commença à produire ses bienfaits dans le corps mystique du Christ.  Ainsi se réalisait la dernière promesse du Christ à ses apôtres, relative à l’envoi de l’Esprit Saint [... ]: «Lorsque cet Esprit de Vérité sera venu, il vous enseignera toute la vérité [JeanXVI.12].  Cette vérité il l’accorde et la donne à l’Église, et, par sa présence CONTINUE, il veille à ce que jamais elle ne succombe à l’erreur » (encyclique Divinum  illud. 9 mai1897).


http://pagesperso-orange.fr/thomiste/pstpied.jpg   Saint Pie X (1903-1914) enseigna : « Le premier et le plus grand critérium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère TOUJOURS vivant et infaillible de l’Église, établie par le Christ «la colonne et le soutien de la vérité» [1. Timothée III,15].

    [... ] Saint Paul dit : « Fides ex auditu – La foi vient non par les yeux, mais parles oreilles», par le magistère vivant de l’Église, société visible composée de maîtres et de disciples [... ]. Jésus-Christ lui-même a enjoint à ses disciples d’écouter les leçons des maîtres [... et] il a dit aux maîtres: «Allez enseigner toutes les nations.  L’Esprit de Vérité vous enseignera toute vérité.  Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles » (St. Pie X: allocution Con vera soddisfazione aux étudiants catholiques, 10 mai 1909).

    « Les fils dévoués du pape sont ceux qui obéissent à sa PAROLE et le suivent en TOUT, non ceux qui étudient les moyens d’éluder ses ordres » (allocution aux nouveaux cardinaux, 27 mai 1914).

    Le dictionnaire de théologie catholique(article « infaillibilité du pape ») soutient que le pape Innocent III (1198-1216) se serait prononcé contre l’infaillibilité perpétuelle de la papauté.  Pour preuve, le dictionnaire cite cette phrase: « J’ai surtout besoin de la foi, parce que  je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par L’Eglise ».

    On pourrait interpréter ce passage en ce sens qu’un pape peut errer dans la foi et par conséquent pourrait être jugé par l’Église (un concile général par exemple).  Cependant, il est à noter que le Dictionnaire de théologie catholique s’est livré à une falsification du texte. Le procédé est vieux comme le monde: on tire la citation de son contexte et on lui donne un sens opposé à celui donné par l’auteur lui-même.  Quel lecteur se donnera la peine d’aller aux sources pour vérifier!  Voici le texte non amputé :

    « Si moi-même je n’avais pas une foi solide, comment pourrais-je affermir les autres dans la foi?  Et c’est là une des parties principales de mes fonctions, car le Seigneur n’a pas dit à saint Pierre: «J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne chancelle pas», et: «Si tu te convertissais un jour, fortifie alors les tes frères ». Il pria, et il fut exaucé dans tout à cause de son obéissance.  La foi du Saint-Siège ne chancela donc jamais dans les temps de troubles mais elle demeura toujours ferme et inébranlable, afin que le privilège de saint Pierre demeurât inviolable.  Mais précisément pour cette raison j’ai surtout besoin de la foi, parce que je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par l’Église. J’ai la foi et une foi constante, parce qu’elle est apostolique » (Innocent III :  principal discours au peuple après son sacre; traduction française in: J.B.J. Champagnac: Philippe Auguste et son siècle, Paris 1847 p. 264).

    Le Dictionnaire de théologie catholique (article « infaillibilité pontificale ») a donc menti en amputant une partie du sermon d’Innocent III.  Dans un autre article (« déposition »), le même dictionnaire pèche encore par omission, en citant une phrase tirée d’un autre texte d’Innocent III, sans indiquer que, dans ce même texte, Innocent défend l’orthodoxie de la papauté (« Pierre a renié de bouche mais non de cœur »). Voilà comment ce dictionnaire travestit la pensée d’Innocent III!

    Afin de ne laisser subsister aucun doute sur la pensée authentique de ce pape, nous citerons maintenant un autre texte de lui.  Innocent III, après avoir rappelé la promesse à saint Pierre (« J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point »), fit le commentaire suivant: « Notre Seigneur insinue évidemment par ces paroles que les successeurs de Pierre ne s’écarteraient EN AUCUN TEMPS de la foi catholique, mais qu’ils y ramèneraient plutôt les autres; par là, il lui accorde le pouvoir d’affermir les autres, afin de leur imposer l’obligation d’obéir » (lettre Apostolicae Sedis primatus à l’évêque de Constantinople, 12 novembre 1199). Ce passage est capital, car l’expression « en aucun temps » (nullounquam tempore) rend la thèse de l’infaillibilité perpétuelle du souverain pontife absolument irréfutable !


    Conclusion du premier chapitre : Les évangélistes et les représentants de la Tradition (Pères, St. Thomas, papes et conciles) clament à l’unanimité que le pontife romain ne peut à AUCUN moment faillir dans la foi.


    RÉSUMÉ : UN PAPE NE FERA JAMAIS NAUFRAGE DANS LA FOI, PARCE QUE TOUS LES PAPES CONCILES ET PÈRES DE L’ÉGLISE L’ONT DIT.

 

Source : Mystère d'iniquité

Mer 25 jun 2008 13 commentaires

On retournee à l'inquisition on mets du feu aux boucher ? 

Constitution apostolique de Sa Sainteté le Pape Paul IV du 15 février 1559

§ 5. - En outre, quiconque prendra sur lui, sciemment et de quelque manière que ce soit, d'accueillir, défendre, favoriser ou croire les coupables arrêtés sur aveux ou preuves d'hérésie, ou encore d'enseigner leurs erreurs, celui-là encourra, du fait même, une sentence d'excommunication. Il deviendra hors la loi : il ne pourra participer ni oralement, ni en acte, ni par écrit, ni par délégation ou procuration, aux fonctions publiques ou privées, Conseils, Synodes, Concile général ou provincial, Conclave des Cardinaux, assemblée des fidèles, élections, témoignageen justice. Il n'y sera point admis. De plus, il sera inapte à tester, à hériter et personne ne sera contraint de répondre pour lui en aucuneaffaire. S'il est juge, ses sentences n'auront aucune valeur et nulle cause ne pourra être soumise à son jugement ; s'il est avocat, son patronage ne sera nullement accepté ; s'il est notaire, ses actes n'auront aucune portée, aucune importance. 

archer - le 03/04/2011 à 02h45

Si le siège pétrinier ne peut pas se tromper et que l'esprit saint le protège de toute hérésie, alors, celui qui est sur le siège de Pierre actuellement ne peut pas se tromper et ce sont ceux qui le conteste qui se contredisent.

On ne peut pas dire en même temps "Pierre ne se trompe pas" et "Pierre se trompe". L'argument de dire que "c'est parce qu'il n'est pas Pierre" est un argument sorti de nulle part pour conforter votre théorie et vous embrumer l'esprit.

 

L'Esprit Saint ne permettrait pas que le siège de Pierre soit confié à un hérétique.

Alain - le 02/05/2011 à 10h19

Les arguments, Alain, de Sa Sainteté le Pape Paul IV dans sa Bulle valant Constitution Apostolique, Cum ex Apostolatus (que l'on peut certes considérée comme n'étant plus en vigueur, mais les "arguments" demeurent), sont, sans doute, comme "un argument sorti de nulle part pour conforter [sa (et la nôtre)] théorie et [nous) embrumer l'esprit", peut-être ? ...

 

"Si le siège pétrinier ne peut pas se tromper et que l'esprit saint le protège de toute hérésie, alors, celui qui est sur le siège de Pierre actuellement" ne peut pas être Pape car il ne cesse de proférer des erreurs voire des hérésies.

C. Q. F. D. !

Que vous le vouliez ou non, Sa Sainteté le Pape Paul IV a bel et bien envisagé une situation analogue...  !

Jean-Paul BONTEMPS - le 02/05/2011 à 11h53

Pourquoi est-ce que ce serait le pape qui professerait des hérésies et pas vous ?

Alain - le 02/05/2011 à 12h04

Ce n'est certes pas le "Pape", Alain, qui  la réponse à votre dernière question, Alain, est ici : http://foicatholique.cultureforum.net/t3254-preuve-de-la-vacance-au-moins-formelle-dh-vs-quanta-cura

Jean-Paul BONTEMPS - le 02/05/2011 à 12h57

Veuillez m'excuser : j'ai fait une fausse manœuvre !

J'ai voulu écrire ceci :

Ce n'est certes pas le "Pape", Alain, qui professe des hérésies ; mais la réponse à votre dernière question, est ici : http://foicatholique.cultureforum.net/t3254-preuve-de-la-vacance-au-moins-formelle-dh-vs-quanta-cura

Jean-Paul BONTEMPS - le 02/05/2011 à 13h01

Voilà, j'ai mit le temps, mais j'ai tout lu.

L'infaillibilité porte sur la foi et la morale. De même que demande une déclaration solennelle et univoque. De même que la déclaration doit être ex-cathedra. Si c'était si claire et définitif, pourquoi l'avoir répété à de multiple reprise.

Quanta cura ne parle pas de morale, mais de politique et de vie de la société civile. Il reste également à démontrer que le courrant "moderniste" qu'elle condamne est actuelle et n'a pas changé. Il alerte les évêques italiens de la volonté de Napoléon (&co) de supprimer les privilèges manu militari des états pontificaux et son influence. Etats pontificaux qui ne sont pas de droit divin, mais on ne peut plus terrestre, qui ont eu leur utilité en son temps. Ce qui confirme que la lettre n'est pas matière de foi ni de moeurs, mais bien pastorale.

Que ce soit un déclaration solennelle engageant l'infaillibilité en matière de foi et de moeurs n'est pas évidente non plus.

Dans son §3 Pie 9 fait également appel à la loi naturelle inscrite en chacun par Dieu et à la droite pour défendre son point de vue. Ce que vous dénoncer chez Vatican II...

Soyons claire, Pie 9 cherche avant tout à défendre l'alliance entre "le sacerdoce et l'empire". Jésus dit simplement ceci : "rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu".§4.

Alain - le 05/05/2011 à 17h57

"Quanta cura ne parle pas de morale, mais de politique et de vie de la société civile. Il reste également à démontrer que le courrant "moderniste" qu'elle condamne est actuelle et n'a pas changé. Il alerte les évêques italiens de la volonté de Napoléon (&co) de supprimer les privilèges manu militari des états pontificaux et son influence. Etats pontificaux qui ne sont pas de droit divin, mais on ne peut plus terrestre, qui ont eu leur utilité en son temps. Ce qui confirme que la lettre n'est pas matière de foi ni de moeurs, mais bien pastorale."

Que Quanta cura "parle [...] de politique et de vie de la société civile" (tout comme, du reste, "Dignitatis Humanæ personæ") ne signifie aucunement que son auteur, Sa Sainteté le Pape Pie IX, n'y soit pas infaillible dans les principes sur lesquels se fonde cette Encyclique, principes qui, relevant tant de la Foi que de la morale, sont nécessairement dans l'innerrance, tout comme devraient l'être ceux sur lesquels se base la "Déclaration" vaticandeuse erronée si elle avait été promulguée par un Pape formaliter nécessairement également infaillible dans ce cas pour lesdits principes.

En conséquence, votre dernier post est complètement erroné !

 

"Dans son §3 Pie 9 fait également appel à la loi naturelle inscrite en chacun par Dieu et à la droite [RAISON] pour défendre son point de vue. Ce que vous dénoncer chez Vatican II..."

Vous n'avez pas compris, et cela n'augure rien de bon à votre sujet...

Ce n'est pas le fait de faire "appel à la loi naturelle inscrite en chacun par Dieu et à la droite [RAISON] pour défendre son point de vue" (appel contenu également, en effet, dans Quanta cura – ce qui fait que les deux documents sont tellement similaires et parfaitement comparables quoique le premier soit dans la Vérité et le second dans l'erreur) que je dénonce dans Dignitatis Humanæ personæ : ce que je dénonce, et qui n'est pas possible de la part d'un véritavble Pape, c'est que cet "appel à la loi naturelle inscrite en chacun par Dieu et à la droite [RAISON] pour défendre son point de vue" soit, dans Dignitatis Humanæ personæ, erroné et même mensonger !...

 

"Soyons claire, Pie 9 cherche avant tout à défendre l'alliance entre "le sacerdoce et l'empire". Jésus dit simplement ceci : "rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu".§4."

Donc, d'après ce que vous écrivez, et je vous demande solennellement de me démentir si je me trompe, Sa Sainteté le Pape Pie IX aurait tort ! ( ? )

Si tel est ce que vous signifiez là et ce que vous pensez, vous êtes, Alain, en vertu de ce que je disais au début du présent message,, en pleine hérésie !

Dans ce cas, il ne serait absolument plus question que je continue à répondre à vos théories hétérodoxes et je demanderais alors à Clément de supprimer systèmatiquement tous vos posts !

Il nous faut une réponse précise de votre part...

Jean-Paul BONTEMPS - le 05/05/2011 à 19h14

Ce n'est pas le fait que l'un ou l'autre aurait tord sur ce sujet qui mettra l'un ou l'autre dans l'hérésie puisque ce n'est pas une question de dogme. Par exemple : Innoncent III loua la prise de Constantinople par les croisés et les bénis. Peu de temps plus tard, il comprit qu'on lui avait menti au sujet des circonstances de l'assaut et il excommunia etc.

Votre argumentaire repose sur le fait que la liberté religieuse et/ou de conscience est dénoncée/approuvée de manière infaillible par un pape/un concile eucuminique. Or, ni la lettre encyclique, ni la déclaration conciliaire ne sont des déclarations infaillibles selon les critères de Vatican I.

Le pape Pie 9 a réagit en conscience à une situation, l'invasion des états pontificaux et de la puissance temporelle du pape. Vatican II est face à une situation totalement autre et mondiale. Personne n'est en capacité de juger des actes de nos prédécesseurs et personellement, je suis totalement incapable de me mettre à sa place. Certainement que j'aurais réagis de la même manière. Comme pour Innocent III en son temps. Ce sont des décisions politiques qui n'impliquent pas la foi, mais l'assentiment religieux, une sainte révérence envers le souverain pontif. "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu".

Avec plus de 100 ans de recul, la question se pose différemment. Il n'y a plus d'états catholiques comme il y a 200 ans. Imposer la religion chrétienne à tous dans les états catholiques devient moins pertienent. Au niveau politique, cela ne se conçoit plus. C'est la liberté religieuse qui a permi à la Pologne de se défaire du joug communiste grâce, éminement, au bienheureux pape Jean-Paul II. C'est cette même liberté religieuse qui va libérer la Chine. 1 milliard 200 millions d'êtres humains. La liberté religieuse se justifie aujourd'hui au niveau de la gouvernance politique internationale de l'Église Catholique. C'est également grâce la liberté religieuse déclarée par Constantin par l'édit de Milan, que les chrétiens ont vu le nombre de baptêmes enfler au point que l'on du construire de nouveaux baptistères, construire une première basilique Saint Pierre.

La liberté religieuse est un atout dans la percepective de l'annonce de la Bonne Nouvelle. Nous annonçons le Chemin, la Vérité et la Vie. Aucun argumentaire, en Charité ou en raison, ne surpasse ce message. "Soyez toujours pret à rendre raison de l'Espérance qui habite en vous". Le Christ n'a pas besoin qu'on l'impose, il est plus puissant que nous. "C'est quand je suis faible que je suis fort."

ps : Pour ma déclaration solennelle, il me semble que ma position est suffisament claire et nuancée. Je ne vois pas l'intéret de condamner la posistion politique de SS Pie 9. Je n'en ai pas les compétences. Cela concerne les historiens. Ni Quanta cura, ni Dignitatis Humanae n'engagent ma foi, mais bien mon assentiment religieux. A moins que vous ne puissiez me prouver le contraire. Ou bien que vous refusiez que ne soit pas d'accord avec vous. Auquel cas on en revient à ce que j'ai déjà exprimé plus haut :

"Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous, mais que ce soit avec douceur et respect" (1 P 3, 15-16).

Je crois que derrière la position de Vatican II il y a ceci : C'est que la Vérité rend libre. "Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera" (Jn 8, 32).

Alain - le 06/05/2011 à 17h01

L'Encyclique Quanta cura engage la Foi parce que, en vertu de la Constitution Apostolique Pastor Æternus, du 13 juillet 1870, son auteur, Sa Sainteté le Pape Pie IX, par la solennité de ses déclarations, y est infaillible !

Cf., en effet, le paragraphe 14 de Quanta cura : "Au milieu donc d’une telle perversité d’opinions corrompues, Nous souvenant de Notre charge Apostolique, dans notre plus vive sollicitude pour notre très sainte religion, pour la saine doctrine, et la société humaine elle-même, Nous avons jugé bon d’élever à nouveau Notre Voix Apostolique. En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans cette Lettre, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les Fils de l’Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées."

 

En conséquence, Alain Gris, n'acceptant pas l'infaillibilité doctrinale de Pie IX dans Quanta cura, n'est matériellement pas catholique !

Fin de la discussion avec ce clown.

Jean-Paul BONTEMPS - le 06/05/2011 à 22h52