Le journal La Croix vient de publier un article rapportant les dernières nouvelles de la Fraternité Saint Pie X, actuellement en discussion avec le Vatican. Nous relayons ci-dessous cette publication :
« Je préfère être un schismatique sédévacantiste qu’un apostat
romain » : c’est par ces mots que l’évêque intégriste Richard Williamson, membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), termine la dernière livraison de sa
lettre d’information hebdomadaire Commentaire Eleison diffusée samedi 21 janvier.
Il s’agit là de la première prise de distance officielle d’un responsable de la FSSPX avec la ligne d’ouverture et de dialogue avec Rome impulsée par son supérieur général, Mgr Bernard Fellay.
Dans sa lettre d’information, Mgr Williamson retourne notamment le principal argument de ceux qui prônent un retour de la Fraternité dans le giron romain en soulignant que le fait pour la FSSPX de rester plus longtemps hors de l’Église risquerait de la mener à une mentalité schismatique et à un sédévacantisme pratique (les sédévacatistes estiment que, depuis Paul VI au moins, les papes n’ont pas été validement élus et que le Siège de Pierre est vacant).
À ces partisans du retour à Rome au nom du risque d’affaiblissement de l’appartenance ecclésiale, l’évêque britannique rétorque qu’il y a « un plus grand risque encore que d’acquérir une mentalité schismatique qui est celui de contracter la maladie mentale et spirituelle des Romains d’aujourd’hui en s’approchant trop près d’eux ».
Plus loin, l’évêque, qui dès le début constatait que les discussions doctrinales menées entre 2009 et 2011 entre la FSSPX et Rome avaient souligné « un désaccord doctrinal radical », dénonce « la fascination » exercée par les palais romains sur ceux qui les fréquentent. « La fascination de ces lieux sacrés ne vient pas tant du charme des officiels que du sens que ces salles dégagent de 2000 ans d’histoire de l’Église, souligne-t-il. Est-ce la fascination du ciel ? De l’enfer ? En tout cas, la simple atmosphère du Vatican séduit les visiteurs et apprivoise leurs volontés. »
Mgr Williamson est bien connu pour ses déclarations fracassantes : le 21 janvier 2009, alors que le pape allait lever l’excommunication qui le frappait depuis son ordination illicite en 1988 par Mgr Lefebvre, il avait ainsi tenu des propos négationnistes à la télévision suédoise. Mgr Fellay l’avait alors démis de ses fonctions de supérieur du séminaire argentin de la FSSPX et envoyé à Londres où il lui était interdit de s’exprimer officiellement.
Depuis lors, Mgr Williamson n’a pas cessé de diffuser sa lettre Commentaire Eleison , contrairement aux instructions de Mgr Fellay qui, devant ce refus, ne l’avait pas invité à la rencontre, début octobre à Albano, près de Rome, où les responsables de la FSSPX ont discuté du Préambule doctrinal présenté le 14 septembre par Rome.
Dans une lettre, Mgr Fellay avait également menacé Mgr Williamson, s’il persistait à refuser de garder le silence, du « démarrage de la procédure canonique menant à (son) exclusion de la FSSPX ».
1. L'aberrante préférence de Mgr Williamson
A. Mgr Williamson préfère être en soit un schismatique qu'un apostat. Ceci est tout simplement aberrant ! De notre côté, nous n'avons pas à émettre de tels hypothétiques souhaits. Nous voulons être et rester pour toute éternité de fervents et fidèles catholiques aus service de l'Eglise ; ceci passe par une adhésion solide à la foi intégrale et à la soumission au magistère de l'Eglise. Ainsi donc, nous devons porter les conclusions nécessaires découlant des vérités de foi auxquelles nous croyons, à savoir la vacance du SIège de Pierre (Sede Vacante) depuis Vatican II.
B. Que Mgr Williamson préfère être schismatique qu'un apostat ne changera pas grand chose à ce qui résulterait de cet état de fait: l'apostasie et le schisme conduisent tous deux à l'exclusion de l'Eglise. Il est ridicule, particulièrement pour un évêque, d'en arriver à émettre des préférences de ce genre.
Cependant, en lisant le texte original de Mgr Williamson, on remarque que contrairement à ce qu'écrit La Croix, cette fameuse citation empreintée à la déclaration de l'évêque n'est pas la dernière phrase mais l'avant-dernière :
"Dear friend of mine, I would rather be a schismatic sedevacantist than a Roman apostate. With the grace of God, neither! Avec la grâce de Dieu, ni l'un ni l'autre !"
Malgré cette erreur de La Croix, il demeure qu'il est ridicule d'émettre des préférences en cette matière.
2. L'accusation de Mgr Williamson contre la position "sédévacantiste"
Que la Fraternité Saint Pie X nous accuse de schisme n'est pas nouveau. Qu'est-ce qu'un schismatique ?
Pie VII, Pape : « Saint Thomas enseigne que ceux-là sont appelés schismatiques, qui refusent de se soumettre au souverain Pontife, et de communiquer avec les membres de l’Eglise qui lui sont soumis » (Bref du 16 septembre 1818 à Mgr Poynter).
Qui refuse de se soumettre au prétendu pape ? N'est-ce pas la FSSPX, dont Mgr Williamson qui, tout en
reconnaissant, à tort, Benoît XVI comme Pape, lui désobéit et refuse de suivre ses ordres ? N'est-ce pas cette même Fraternité qui rejette le concile Vatican II et les réformes promulguées par
Paul VI ? N'est-ce pas cette FSSPX qui juge constamment les déclarations et actes de ceux qu'elle reconnaît Papes ? C'est bien ladite Fraternité qui a un esprit schismatique ! Si elle reconnaît
Benoît XVI comme Pape, elle doit lui être soumise en matière de doctrine et de discipline. En revanche, si elle refuse de suivre les enseignements hérétiques de Vatican II, si
elle rejette les réformes néoprotestantes promulguées par Paul VI et condamne les déclarations et actes scandaleux des modernistes, elle doit en conclure que les postes
d'autorité de l'Eglise catholique sont occupés par des ennemis de Jésus-Christ qui ont fondé une nouvelle religion. Elle doit donc déclarer que Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et
Benoît XVI ne sont pas de vrais Papes mais des imposteurs.
"Si l’on défend la Tradition, on la défend intégralement ; si on ne la défend pas intégralement, on finit par rejoindre ceux qui sont intégralement contre. Défendre la tradition, c’est dénoncer, condamner, combattre cette pseudo-église conciliaire, maçonnique, satanique, universelle d’une part, et c’est d’autre part, se garder de toute relation avec elle et avec ses ressortissants, exception faite pour les simples fidèles, bernés et innocents." (R.P Avril, Novembre 2011)
En quoi serions-nous schismatiques ? Fidèles aux engagements de notre baptême et à l'enseignement de l'Eglise catholique, nous voulons garder et défendre la foi catholique intégrale et par conséquent nous refusons le modernisme et rejetons cette nouvelle religion mondiale qui a vu le jour au concile Vatican II. Qui plus est, la position catholique dite du "sédévacantisme" est basée sur deux raisonnements qui ne peuvent pas être remis en question car fondés sur deux dogmes :
1.
L'infaillibilité pontificale
- Majeure : Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et contredisent les fondements de la religion catholique.
- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.
- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.
> Plus de précisions ICI
2. La soumission des fidèles catholiques au Pape
- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires.
- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.
- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.
> Plus de précisions ICI
3. L'absurdité de Mgr Williamson
L'évêque revient à affirmer dans sa publication que Rome se trouve dans l'apostasie. Rappelons ce qu'est l'apostasie :
"L'apostasie est le reniement de la foi et des principes de la foi catholique, des valeurs bibliques et évangéliques, des dogmes et des traditions et articles de foi reconnus par l'Église et les conciles, les enseignements des Pères de l'Église et les enseignements ordinaires du magistère." (Bulle pontificale Gratia Divina - 1656)
Puisque pour Mgr Williamson, Benoît XVI est le Vicaire du Christ, cela signifie que le Pape peut être un
apostat, donc un non catholique. Or, c'est un principe de foi catholique qu'un apostat, tout comme un hérétique, ne peut, en aucune façon être Pape, la
raison en est qu'il ne peut pas être la tête visible de l'Eglise s'il n'en est pas membre (Saint Robert
Bellarmin, De Romano Pontifice, L. II ch. 30). Si
Rome est dans l'apostasie, il est évident que l'abbé Ratzinger n'est pas Pape et que les chefs de la nouvelle religion conciliaire ne sont pas de l'Eglise catholique.
Tout comme son supérieur Mgr Fellay, Mgr Williamson contredit plusieurs fondements de la religion catholique. Hélas, ces évêques sont loin d'être les vaillants défenseurs de la foi intégrale que l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique a bien besoin d'avoir ! Plutôt que de proclamer haut et fort la vérité, ils préfèrent persister dans leurs tranquilles erreurs pernicieuses...
Cardinal Pie : "Je suis évêque, donc je parlerai, j'élèverai la voix, je tiendrai haut et ferme l'étendard de la vérité, l'étendard de la vraie liberté, qui n'est autre que l'étendard de la foi, l'étendard de mon Dieu. Les pusillanimes pourront s’en étonner, les esprits d'une certaine trempe pourront même s'en scandaliser." (discours d'intronisation - 8 décembre 1949)
Prions !
Mgr Fellay aurait envoyé une seconde
réponse à Rome, la première ayant été considérée comme étant trop générale et consistant surtout en une documentation. Cette nouvelle réponse, plus appropriée, a été considérée par
Rome comme "un pas en avant". Le sujet sera évoqué lors de l’assemblée plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui aura lieu du 24 au 27 janvier 2012. Cette
réponse n'est ni un oui ni un non définitif au préambule doctrinal, mais en accepte certaines parties et émet des réserves sur d'autres, en demandant des éclaircissements et des
ajouts.
Alors que ça et là, nombreux sont ceux qui nous accusent, à tort, de juger le Pape, il apparaît
une nouvelle fois que ces mêmes personnes prétendent encore et toujours juger le Magistère. Cet état d'esprit, condamné et réfuté à de nombreuses reprises par l'Eglise, relève du luthérianisme
:
"Samedi 12 novembre, en la fête de tous les saints de l'Ordre Dominicain, Mgr Tissier de Mallerais a conféré le sous-diaconat à trois frères dominicains du couvent de la Haye-aux-Bonshommes.
Dans son homélie, le prélat a exhorté les nouveaux sous-diacres à montrer l'exemple d'une vie sainte, et à être des sentinelles dans l'Église, en gardant la pureté de la foi à une heure où les ténèbres ont envahi le Magistère de l'Église." (Source : La Porte Latine)
Comme nous l'a écrit un lecteur que nous remercions, comment le Magistère de l'Eglise catholique - premier pouvoir que l’Église a reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ : le pouvoir d’enseigner - pourrait-il être assombri par les ténèbres ? s'il est bien le Magistère, c'est bien lui qui nous éclaire en vertu de la Parole de Notre Seigneur Lui même : "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre; allez donc enseignez toutes les nations" (St Matthieu, XXVIII, 16-20), "J'ai prié pour toi, afin qu'etant confirmé dans la Foi tu confirmes tes frères!" (St Luc, XXII, 31-34), "Celui qui vous écoute, m’écoute ; celui qui vous rejette, me rejette et celui qui me rejette" (St Luc, X, 13-16).
- Léon XIII : "Jésus-Christ a institué dans l’Église un magistère vivant, authentique et, de plus, perpétuel, qu’il a investi de sa propre autorité, revêtu de l’esprit de vérité, confirmé par des miracles ; et il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les siens propres." (Encyclique Satis Cognitum)
- Pie XI : « Le magistère de l'Eglise,établi ici bas selon le plan de Dieu pour conserver perpétuellement intact le dépôt des vérités révélées et pour en assurer la transmission aux hommes, est exercé chaque jour par le pontife Romain...». (Encyclique Mortalium animos)
- Pie XII : « Suivant l’exemple de saint Thomas d’Aquin et des membres éminents de l’Ordre dominicain, qui brillèrent par leur piété et la sainteté de leur vie, dès que se fait entendre la voix du Magistère de l’Église, tant ordinaire qu’extraordinaire, recueillez-la, cette voix, d’une oreille attentive et d’un esprit docile [...] Et il ne vous faut pas seulement donner votre adhésion exacte et prompte aux règles et décrets du Magistère sacré qui se rapportent aux vérités divinement révélées – car l’Église catholique et elle seule, Épouse du Christ, est la gardienne fidèle de ce dépôt sacré et son interprète infaillible ; mais l’on doit recevoir aussi dans une humble soumission d’esprit les enseignements ayant trait aux questions de l’ordre naturel et humain ; car il y a là aussi, pour ceux qui font profession de foi catholique et – c’est évident – surtout les théologiens et les philosophes, des vérités qu’ils doivent estimer grandement, lorsque, du moins, ces éléments d’un ordre inférieur sont proposés comme connexes et unis aux vérités de la foi chrétienne et à la fin surnaturelle de l’homme. » (Aux professeurs et élèves de l’Angelicum, 14 janvier 1958)
Ce n'est pas la première fois que Mgr Tissier prêche d'aussi graves erreurs sur l'Eglise, afin de justifier les aberrations doctrinales de la FSSPX. Mgr Tissier n'a-t-il pas signé en 2004, tout comme ses trois confrères, ces propos objectivement hérétiques :
"L’Église catholique n’agit plus en phare de la vérité qui illumine les cœurs et dissipe l’erreur, mais plonge l’humanité dans la brume de l’indifférentisme religieux, et bientôt dans les ténèbres de l’apostasie silencieuse" (p. 33 de l’opuscule, Lettre à nos frères prêtres, janvier 2004).
"Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique" (Credo)
Il y a encore deux ans, il déclarait vouloir convertir celui qu'il considère comme le Vicaire du Christ, Benoît XVI
!
Il s'agit du même principe d'erreur que celle relevée ci-dessus : comment un catholique peut-il prétendre convertir celui qui est la règle de la foi de tous les fidèles catholiques, celui qui est "le Pasteur, le Conducteur, l'Évêque de l'Église universelle, l'Évêque des Évêques, le Pasteur des Pasteurs, le Docteur des Docteurs, le Père des Pères, le Chef des Chefs" (Mgr de Ségur - "Le Pape est infaillible") ? Comment un catholique peut-il revendiquer que le Magistère de l'Eglise doit être aujourd'hui interprété, jugé, rejeté ou condamné ?!
Non, ce n'est pas le Magistère de l'Eglise catholique qui est obscurcit par les ténèbres de l'erreur, c'est bien et bel la foi et l'intelligence de ces faux "champions de la Tradition" qui refusent de reconnaître deux vérités simples mais essentielles basées sur la Foi et le Magistère: le Sede Vacante et l'éclipse de l'Eglise catholique par cette nouvelle religion moderniste.
Il ne nous reste plus qu'à prier...
Le site Résistance-catholique nous ayons 'devancé' dans la publication des dernières actualités concernant Assise et la FSSPX, nous relayons ces deux derniers communiqués :
ASSISE : la FSSPX accréditée par la Salle de Presse du Vatican
Copie d’écran du site de propagande du District de France de la FSSPX
Alors qu'aujourd'hui se déroule à Assise, le rassemblement de l'antichrist Benoît XVI, une réunion des Communautées Amies de la FSSPX a lieu – sur convocation de Mgr Fellay – en ce moment même à Saint Nicolas du Chardonnet à Paris, pour étudier les propositions de celui qui « appelle les représentants des fausses religions, en tant que tels, à participer à une journée de prière personnelle », selon la perle de l’abbé de Cacqueray dénoncée dans notre précédent message.
Prétendant vouloir réparer le prochain scandale d’Assise organisé par l’antichrist Benoît XVI, l’abbé de Cacqueray, qui n’est plus à une aberration près, impose aux prêtres 1000 messes « UNA CUM » Benoît XVI !
Peu de temps auparavant, le 12 septembre, il diffusa un article particulièrement effarant par son impiété et ses injures à l’égard de l’enseignement de l’Église.
Refusant obstinément d’admettre que l’église Conciliaire ne peut absolument pas être l’Église fondée par Notre Seigneur tout comme Benoît XVI ne peut pas être le chef de l’Église
catholique, l’abbé de Cacqueray ainsi que les supérieurs de la FSSPX continuent de nier perfidement le Magistère de l’Église pour pouvoir développer leurs positions impies selon lesquelles un
pape peut perdre la foi, offenser le Bon Dieu, humilier l’Église et soutenir des actes blasphématoires !! Pas moins ! De facto, ils flétrissent odieusement l’autorité pontificale et s’opposent
injurieusement à la promesse que Notre Seigneur a faite à Saint Pierre et à ses légitimes successeurs de ne point défaillir dans la foi.
Le 4 octobre dernier, l’abbé de Cacqueray a donc appelé les prêtres de la FSSPX à dire 1000 messes « en réparation de la convocation de la célébration de la scandaleuse réunion interreligieuse d’Assise qui aura lieu le 27 octobre prochain et pour obtenir de Dieu que cette réunion n’ait pas lieu ».
Le District de France de la FSSPX a même organisé un Chemin de Croix spécial pour l’occasion, à dire le jour du rassemblement d’Assise.
L’abbé de Cacqueray a demandé en outre que « chaque prieuré du district de France » célèbre « une messe publique de réparation », que « chaque prêtre » célèbre « également une messe de réparation » et a invité « instamment tous les catholiques à entrer dans cet esprit d’expiation, de pénitence et de réparation de ces terribles péchés publics ».
Afin de réparer les blasphèmes perpétrés par celui qu’il continue à désigner comme le « Vicaire du Christ » pour qui il demande aux prêtres et aux fidèles de prier le Bon Dieu et la Très Saint Vierge Marie de lui « redonner la foi » (sic !), l’abbé de Cacqueray exige donc, tambour battant, que soient célébrées 1000 messes « una cum » ce même Benoît XVI qu’il dit, au moment du canon de la Messe, être « notre Pape » (sic !) « fidèle à la foi catholique » !!
Mgr Fellay - en
pleine négociation avec les modernistes antichrists (dixit son consécrateur Mgr Lefebvre) - doit gérer désormais un sursaut de résistance au sein de la FSSPX
Comme nous l'avions annoncé, le Préambule doctrinal remis à Mgr Fellay ne se concentrerait absolument pas sur Vatican II, mais bien sur l'obéissance à l'Eglise et à son magistère, à travers "les trois degrés d'approbation requis par les fidèles": le contenu de la Parole de Dieu, les dogmes de l'Eglise et l'enseignement du Pape. Ce que le préambule doctrinal contient et doit être accepté par la FSSPX c'est le Catéchisme comme référence de la Foi.
Selon des rumeurs qui restent donc à vérifier, lors de la réunion d'Albano, les évêques Mgr Tissier et Mgr de Galarreta se sont opposés à l'acceptation du Préambule ainsi qu'une majorité des supérieurs de la FSSPX. Face à cette situation de refus de ralliement, Mgr Fellay et son assistant l'Abbé Pflugger ont dû faire marche arrière. Cependant, la réponse n'a toujours pas été donnée et c'est Mgr Fellay qui aura le dernier mot. Il faut dire que les supérieurs de la FSSPX seraient assez consternés par le contenu de la proposition romaine pour les amener à la pleine communion.
"Réunis en conclave à Albano, les supérieurs de la FSSPX [...] ont conclu que la proposition de Benoît XVI était "pire" que celle de Jean-Paul II. Cette proposition-là est si pauvre qu'elle n'égale même pas celle faite aux anglicans de retour à Rome, répètent-ils, blessés. Les dirigeants traditionnalistes disent que si leur fondateur a refusé une main tendue plus avantageuse, comment ses successeurs vont-ils accepter celle-ci qui est moins favorable, en un moment où la Fraternité est plus forte?".
En fait, leur déception, d'après le journaliste vaticaniste José Manuel Vidal, prend sa source dans le fait que les dirigeants de la FSSPX "ne considèrent pas que le pape [sic] leur fasse un cadeau en leur demandant de revenir, mais que c'est eux qui font un présent, y compris numérique, à une Eglise exsangue. Ils s'imaginent pouvoir revenir comme le fils prodigue, avec une fête, et le père-pape qui va personnellement à leur rencontre". Devant une proposition considérée comme "plus étroite, moins claire et plus désagréable", les chefs lefebvristes ont décidé de "faire savoir leur déception à Rome et d'espérer une contre-proposition". Certains rêvent, en privé, d'une intervention personnelle de Benoît XVI dans le processus: "l'espoir commun est que le pape prenne les rênes et décide de tout lui-même, afin que nous puissions rentrer sans conditions", indique l'une des sources dans la FSSPX à Vidal.
De son côté, M. l'abbé Claude Barthe explique quant à lui que la proposition actuelle du statut canonique est plus avantageuse que celle qui avait été faite par Jean-Paul II à Mgr Lefebvre :
« Les supérieurs de districts qui ont assisté à la réunion d’Albano, le 7 octobre, présidée par Mgr Fellay, ont pris connaissance du Préambule proposé à la FSSPX avant la discussion de la forme canonique de la reconnaissance. Du coup, plus ou moins informés, un certain nombre de membres de la FSSPX hostiles à une officialisation de leur société, font valoir le risque que représente cette nouvelle étape dans la vie de la FSSPX. … Ils prétendent donc, si j’ai bien compris, d’une part, que le Préambule invoque le Catéchisme de l’Église catholique comme « bonne interprétation » du Concile, et d’autre part que la situation proposée à la FSSPX sera beaucoup moins avantageuse que celle qui lui avait été proposée auparavant.
Est-ce vrai ?
En ce qui concerne la proposition canonique, si c’était vrai, pourquoi alors n’avoir pas accepté la proposition antérieure, trois fois réitérée entre 2000 et 2009 ? En réalité, la proposition actuelle est absolument semblable aux précédentes. Elle est même meilleure en raison de la conjoncture beaucoup plus favorable. La prélature personnelle avait déjà été proposée par le cardinal Castrillón : aménagée sur mesure, elle est assurément la solution la plus gratifiante et la plus « autonome » pour Mgr Fellay et l’ensemble des sociétés qu’il aura sous sa juridiction personnelle. … En fait, il faut le dire clairement : le problème de la forme canonique est inexistant.
Mais le Préambule doctrinal ?
Il en fallait bien un, puisque la FSSPX avait obtenu la tenue de discussions doctrinales. … Côté FSSPX, dans la mesure où la phrase libératrice qui se trouvait dans le communiqué commun du Saint-Siège et de Mgr Fellay, publié le 14 septembre, se retrouve forcément, en substance, dans le Préambule, celui-ci renforce singulièrement la jurisprudence établie depuis 1988, en précisant que sont laissées « à une légitime discussion l’étude et l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du Concile Vatican II et du Magistère qui a suivi ». Côté Congrégation pour la Doctrine de la foi : le CEC et l’interprétation du Concile ? J’accorde a priori aux membres de la Congrégation qu’ils ne sont pas tombés sur la tête : ils savent comme vous et moi que le CEC n’est pas magistériel. En revanche, il est vrai qu’il peut leur servir d’assurance que Vatican II est interprétable en un sens de continuité. Ce que la FSSPX conteste. Mais puisque ledit Préambule est, aux dire des protagonistes, modifiable, on peut forcément s’entendre sur des termes empaquetant au mieux le pivot réel de tout ce « concordat » : une « tolérance » réciproque entre personnes qui s’accordent la bonne foi. Ici encore, il faut le dire : en soi, le problème du Préambule doctrinal est inexistant. [Note de catholique-sedevacantiste.com : La FSSPX ne devait-elle pas au préalable, disait-elle, convertir Rome (sic!) ?]
Alors, l’affaire est « pliée » ?
Que non ! Combien de processus historiques ont sombré en raison d’événements mineurs. … Le fait de donner une voix officielle à la FSSPX, ajouté au Motu Proprio, se conjuguant à tout le mouvement intellectuel qui se développe, spécialement en Italie, pour la remise à plat de ce qu’a représenté l’événement Vatican II … constitue, hic et nunc, une occasion historique d’extrême conséquence. »
Au regard de l'ensemble de ces informations, il apparaît que le point de discussion pour la reconnaissance
canonique de la FSSPX par les modernistes ne concerne pas la doctrine et la foi mais est centré sur le "niveau de statut canonique" de ladite Fraternité ! Quelle tristesse de constater que
nous assistons en fait à de la diplomatie ! Défendre la doctrine est loin d'être la préoccupation première de Mgr Fellay... La foi ne
se négocie pas !
La FSSPX piégée ne se retrouve plus que face à deux options :
rallier ou déclarer le concile et les réformes de Vatican II
hérétiques, nuls et sans valeur et donc reconnaitre la vacance du Siège Apostolique (position sédévacantiste)
Selon les informations du quotidien italien La Bussola, le Préambule Doctrinal remis à Mgr Fellay concernerait la soumission que tout catholique doit avoir à l'Autorité de l'Eglise catholique :
"L'heure décisive pour les lefebvristes
...Il a été dit à plusieurs reprises que la condition pour la pleine communion [de la
FSSPX avec l'Eglise moderniste] devait être l'acceptation du dernier Concile par les lefebvristes. En réalité, le «préambule doctrinal» remis à Fellay hier, et pas encore rendu public, a une portée plus
large,et représente une sorte de plate-forme
incontournable, avec «certains principes doctrinaux et critères d'interprétation de la doctrine catholique».
Le texte suit la «Professio
fidei» (profession de foi), publié en 1989 par l'ex
Saint-Office , et rappelle les trois degrés différents
d'approbation requis des fidèles. En substance, le catholique s'engage à croire «avec une foi ferme» ce qui est «contenu dans la parole de Dieu» et ce que l'Église propose, «comme divinement
révélé». En second lieu, il s'engage à accepter tous les
dogmes déclarés comme tels à ce jour. Enfin, et c'est certainement le point le plus problématique pour la Fraternité, il est demandé aux fidèles catholiques d'adhérer «avec respect religieux, de
la volonté et de l'intelligence» aux enseignements que le Pape et le collège des évêques «proposent lorsqu'ils exercent leur Magistère authentique», même si ces enseignements ne sont pas
proclamés de manière dogmatique, c'est-à-dire définitive. C'est d'ailleurs là que réside la partie la plus consistante du Magistère, à laquelle appartiennent, par exemple, les encycliques. Et où
se situent également de nombreux documents de Vatican II, qui, comme tout le magistère, doit être lu, dit le Saint-Siège, à la lumière de la tradition, comme développement et non comme rupture
avec la doctrine précédente, selon l'herméneutique proposée par Benoît XVI dans le désormais célèbre discours à la Curie romaine en Décembre 2005." (cité dans TradiNews)
La Fraternité Saint Pie X se retrouve donc dans une position extrêmement difficile. Force est de constater qu'elle est tombée dans un piège. En effet, elle doit accepter ou refuser le fait que tout catholique doit être soumis à ce que l'Eglise et le Pape enseignent, à ce qui est proposé comme divinement révélé. Or, ces deux critères sont des vérités de foi. Les modernistes ont donc piégé la Fraternité Saint Pie X en invoquant et reprenant ce qu'affirme le Magistère catholique traditionnel de toujours. Si la FSSPX rejette le Préambule doctrinal, elle sera accusée, à raison, d'être schismatique, car opposée à l'enseignement de toujours, à savoir que "pour être sauvé, tout catholique doit être soumis au Pape" (Encyclique Unam Sanctam - Boniface VIII).
La Fraternité Saint Pie X se voit contrainte de faire un choix essentiel et historique :
- soit accepter le Préambule doctrinal ce qui signifie qu'elle se rallie à Rome et trahit la Tradition,
- soit rejeter ce Préambule en précisant qu'elle adhère à l'enseignement de toujours de soumission au Pape et à l'Eglise, mais que - puisqu'il est impossible pour garder la foi de reconnaître Vatican II et de suivre l'enseignement moderniste de Benoit XVI et de ses prédécesseurs Paul VI et Jean-Paul II - elle ne reconnaît plus ces derniers pour vrais Papes catholiques.
Autrement dit, la Fraternité Saint Pie X, pour rester fidèle à la Tradition et garder la foi doit obligatoirement déclarer que la nouvelle religion de Vatican II n'est pas la religion catholique et que les occupants du Vatican sont des antichrists, n'ayant aucune autorité sur l'Eglise catholique.
Photo des responsables de la Fraternité rassemblés en réunion extraordinaire le 7 octobre. A noter que Mgr Williamson est absent de la photo. [Source de la photo : laportelatine.org]
La FSSPX est au pied du mur; fini les
positions confuses, incohérentes, floues ! Elle doit prendre enfin et définitivement une position claire et nette : reconnaître Vatican II comme étant catholique, donc abandonner la Tradition et
la Foi de toujours ou bien déclarer publiquement que la chaire de Pierre est occupée par un antichrist depuis Vatican II, concile antichrétien, non catholique et invalide.
Mais les supérieurs de ladite Fraternité auront-ils le courage de faire leur devoir ? Prions
plus que jamais !
Suite à la rencontre de
Mgr Fellay avec un des 'cardinaux' de l'abbé Ratzinger, les responsables de la Fraternité Saint-Pie X se réuniront autour de leur supérieur général demain et après-demain, les 7 et 8 octobre
à Albano, en Italie.
Le but de cette réunion à huis-clos est de discuter du Préambule doctrinal, remis par le 'cardinal' Levada à
Mgr Fellay. Ces derniers évènements font déjà des remous : selon nos informations, plusieurs prêtres de la Fraternité ont dénoncé (non publiquement, il est vrai) ce rapprochement avec les ennemis
de l'Eglise. Certains parlent déjà de ralliement...
Nous pouvons alors nous demander ce qui a changé depuis les années 1970-1980 pour que la FSSPX accepte le
principe de se faire reconnaître canoniquement par cette '"Eglise conciliaire moderniste" qu'elle refusait de suivre ! La situation est loin de s'être améliorée, au contraire ! Les dernières
déclarations de l'abbé Ratzinger en sont l'illustration : "le salut vient des juifs" a-t-il dit le 22 septembre à Berlin. Et dans quelques semaines aura lieu la
réitération du scandale d'Assise !
Malgré cela, Mgr Fellay accepte de discuter d'une reconnaissance
canonique par ceux que son consécrateur appelait des "antichrists ayant perdu la foi", membres d'une "véritable mafia liée à la franc-maçonnerie"
(conférence du 4 septembre 1987) ! Mais à force d'être dans ses messes una cum Benoît XVI et les
"évêques" modernistes, il ne serait pas surprenant que la FSSPX fasse bientôt officiellement partie de cette religion mondialiste antichrétienne !
Prions Notre Dame du Rosaire...
Alors que tout évêque catholique a pour mission de défendre sans compromis la doctrine catholique, Mgr Fellay est loin, très loin, de mettre en pratique ce devoir qu'il a reçu de Dieu lui-même. Le mercredi 14 septembre, il a rencontré pendant environ deux heures et demi le cardinal William Levada (préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi et président de la commission pontificale Ecclesia Dei).
On aurait espéré que Mgr Fellay dénonce, comme il se devait, avec fermeté et intransigeance, les hérésies et réformes désastreuses orchestrées par ceux qui occupent les postes d'autorité du Vatican. Hélas, sans surprise, il a montré sa volonté de continuer de dialoguer avec les modernistes en vue de trouver un "consensus". Ainsi, sa Fraternité Saint Pie X pourra probablement bientôt être reconnue canoniquement par ceux que le Pape saint Pie X surnommait "les pires ennemis de l'Eglise" (encyclique Pascendi).
Suite à cette réunion qualifiée par l'évêque suisse de "très courtoise et cordiale", Mgr Fellay, plus que jamais mou et libéral, a annoncé en effet qu'un statut canonique de la Fraternité Saint Pie X lui avait été proposé et qu'il allait y réfléchir avec ses confrères :
Dici.org : Le communiqué officiel commun au Vatican et à la Fraternité annonce qu’un document
doctrinal vous a été remis et qu’une solution canonique vous a été proposée. Pouvez-vous nous donner quelques précisions ?
Mgr Fellay : Ce document s’intitule
Préambule doctrinal, il nous a été remis pour une étude approfondie. De ce fait, il est confidentiel, et vous comprendrez que je ne vous en dise pas plus. Cependant le terme préambule indique
bien que son acceptation constitue une condition préalable à toute reconnaissance canonique de la Fraternité Saint-Pie X de la part du Saint-Siège.
A propos de ce préambule doctrinal, dans la mesure où cela ne touche pas à sa
confidentialité, pouvez-nous confirmer qu’il s’y trouve, comme annoncé dans la presse, une distinction entre ce qui est de foi – et à quoi la Fraternité adhère
pleinement -, et ce qui relevant d’un concile pastoral, comme Vatican II s’est voulu lui-même, pourrait être soumis à une critique, sans remettre en cause la foi
?
Cette distinction nouvelle n’a pas été annoncée par la presse seulement, je l’ai
personnellement entendue de sources diverses. Déjà en 2005, le cardinal Castrillon Hoyos me déclarait après que je lui eus exposé pendant cinq
heures toutes les objections que la Fraternité Saint-Pie X formulait contre Vatican II : « Je ne peux pas dire que je sois d’accord avec tout ce que vous avez dit,
mais ce que vous avez dit
ne fait pas que vous êtes en dehors de l’Eglise. Ecrivez donc au pape pour qu’il enlève l’excommunication ».
Aujourd’hui je dois à l’objectivité de reconnaître qu’on ne trouve pas, dans le
préambule doctrinal, une distinction tranchée entre le domaine dogmatique intangible et le domaine pastoral soumis à discussion. La seule chose que je puis déclarer parce que cela figure dans le
communiqué de presse, c’est que ce préambule contient « des principes doctrinaux et des critères d’interprétation de la doctrine catholique nécessaires pour garantir la fidélité au Magistère
de l’Eglise et au ‘sentire cum Ecclesia’, tout en laissant ouvertes à une légitime discussion l’étude et
l’explication théologique d’expressions ou de formulations particulières présentes dans les textes du Concile Vatican II et du Magistère qui a
suivi». Voilà, pas plus pas moins.
Au sujet du statut canonique qui serait proposé à la Fraternité Saint-Pie X, sous
condition de l’adhésion au préambule doctrinal ? On a parlé de prélature plutôt que d’ordinariat, est-ce exact ?
Comme vous le rappelez justement, ce statut canonique est conditionné ; sa modalité
exacte ne peut être vue qu’ultérieurement et reste encore objet de discussion.
Plusieurs remarques :
1. Mgr Fellay se trompe et égare les fidèles en affirmant que le domaine pastoral, fixé par un Pape ou/et par un Concile, peut être soumis à discussion.
Le Pape Pie XI a déclaré que les membres de l'Eglise devaient se plier aux décisions pontificales, qu'elles soient doctrinales ou pastorales :
"Et Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux moeurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme. »À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle. Il s'agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d'accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique; il s'agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline: celui qui la nie est hérétique; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d'anathème" (Encyclique Quas Primas)
Le 8 décembre 1864, le Pape Pie IX a également condamné comme souverainement contraire au dogme l'opinion qui prétend :
"qu'on peut, sans péché et sans préjudice de la profession de foi chrétienne, refuser son assentiment et son obéissance aux jugements et aux décrets du Siège Apostolique, dont l'objet avoué ne regarde que le bien général, les droits et la discipline de l'Eglise, pourvu qu'il n'atteigne ni la foi, ni les mœurs"(Encyclique Quanta Cura)
2. Par ses propos, Mgr Fellay insinue donc que le Concile Vatican II n'a pas voulu engager son infaillibilité, car il aurait voulu être uniquement "pastoral". Là encore, il y a erreur. Non seulement Vatican II a promulgué des constitutions dogmatiques, donc se rapportant directement à la foi et aux moeurs, mais Paul VI a voulu engager son infaillibilité ex cathedra :
"...le Concile œcuménique Vatican II doit être incontestablement considéré comme l'un des plus grands événements de l'Église.(...) Aussi Nous commandons et enjoignons que tout ce qui a été établi synodalement en ce Concile soit observé religieusement par tous les fidèles du Christà la gloire de Dieu, à l'honneur de la Sainte Église notre Mère et pour la tranquillité et la paix de tous les hommes. Ainsi en avons-Nous décidé et décrété, fixant que ces Lettres demeureront fermes, valides, et efficaces toujours; qu'il faut leur attribuer et qu'elles doivent recevoir leur effet plein et entier; qu'on y recourra, maintenant et à l'avenir de façon complète, pour tous ceux qu'elles concernent ou pourront concerner; qu'il faudra en juger et en conclure ainsi;que dès maintenant est sans valeur et nul ce qui pourrait être attenté contre elles sciemment ou non par quelque individu ou quelque autorité que ce soit.(8 décembre 1965)
"Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que
nous tenons du Christ en union avec les vénérables Pères,Nous l'approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint Esprit, et nous ordonnons que, pour la gloire de Dieu, ce qui a été ainsi établi
concilairement soit promulgué"Rome, à Saint-Pierre, le 21 novembre 1964. Moi Paul, Evêque de l’Eglise
catholique."
(Extrait des Actes du Concile
Vatican II, textes intégraux des Constitutions, Décrets et Déclarations promulgués, Ed. du Cerf, Paris 1966).
Ajoutons par ailleurs que même si ce "Concile" Vatican II avait été uniquement pastoral, ce qui est faux, il devait être infaillible car un Concile représente, ex se, l'Eglise. C'est ce qu'affirme, entre autres, le Pape Martin V :
"Tout Concile général, incluant celui de Constance, représente l'Église universelle." (Concile de Constance, Denzinger 657)
Or, l'Eglise ne peut ni se tromper, ni nous tromper ; c'est une vérité de foi :
- Pie VI : "Comme si l’Eglise, qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline, non seulement inutile et trop lourde à porter pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible, et conduisant à la superstition et au matérialisme." (Constitution Auctorem fidei)
- Grégoire XVI : "Est-ce que l’Eglise qui est la colonne et le soutien de la vérité et qui manifestement reçoit sans cesse du Saint-Esprit l’enseignement de toute vérité, pourrait ordonner, accorder, permettre ce qui tournerait au détriment du salut des âmes, et au mépris et au dommage d’un sacrement institué par le Christ ?" (Lettre apostolique Quo graviora)
3. Mgr Fellay
reconnait que les principes doctrinaux promulgués par un Concile peuvent être discutés et sources d'interprétations différentes. Déclarer de tels propos est
grave ; c'est purement du libre-examen protestant. Cet état d'esprit a bien évidemment été condamné par l'Eglise et réfuté par les Papes. Ni les fidèles, ni les prêtres, ni
même les évêques n'ont à interpréter à leur sauce les déclarations pontificales et les constitutions d'un Concile. Ce ne peut être que le Magistère, par la voix du Pape et/ou d'un Concile, qui
peut dire comment on doit interpréter tel ou tel texte du Magistère authentique en supposant que celui de Vatican II fût authentique. Aucun membre de la FSSPX, fût-il
évêque (sans juridiction, notons-le) n'a ce pouvoir.
La bulle Benedictus Deus du Pape Pie IV, de l'an 1563, en est l'illustration. Dans cette lettre apostolique, face aux catholiques qui commentaient à leur escient le Concile de Trente, Pie IV rappela que le pouvoir d'interpréter le Concile était exclusivement réservé au Pontife romain.
D'ailleurs, Mgr Tissier de Mallerais avouait en 2009 qu'il était absurde de prétendre interpréter un Concile, qui plus est, "à la lumière de la Tradition" :
"Plutôt que lire Vatican II à la lumière de la Tradition, nous devons réellement lire et interpréter Vatican II à la lumière de la nouvelle philosophie. Nous devons lire et comprendre le Concile dans sa vraie signification, c'est-à-dire selon la nouvelle philosophie. Puisque tous ces théologiens qui ont produit les textes de Vatican II étaient imprégnés de la nouvelle philosophie. Nous devons le lire de cette façon, non pas pour l'accepter, mais pour le comprendre comme les théologiens modernes qui ont rédigé les documents les comprennent. Lire Vatican II à la lumière de la Tradition n'est pas le lire correctement. C’est tordre les textes. Je ne veux pas tordre les textes." (Source : Catholic Family News)
4. Comme l'a écrit le quotidien La Croix, à chaque fois qu'une congrégation a voulu dialoguer avec l'Eglise moderniste, elle a fini par être reconnue et par recevoir un statut juridique :
De même, en 2002, les prêtres de Campos qui ralliaient Rome s'engageaient « à approfondir toutes les questions encore ouvertes, prenant en considération le can 212 du Code de Droit Canonique et avec un sincère esprit d'humilité et de charité fraternelle envers tous ».
Enfin, en 2006, les prêtres de l’Institut du Bon-Pasteur s’engageaient à « respecter le Magistère authentique » du Siège romain, dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église » tout en s’engageant dans une « critique sérieuse et constructive » du concile Vatican II. (La Croix, 14 septembre 2011)
Conclusion
Saint Pie X, dont se réclame la Fraternité Saint Pie X, nous demandait de rejeter totalement les œuvres des modernistes.
"Trêve donc au silence qui serait désormais un crime ! Il est temps de lever le masque de ces hommes-là et de les montrer tels qu'ils sont" (Encyclique Pascendi)
L’Église a toujours rejeté entièrement l’erreur. Face aux hérétiques, l’Église ne nous a jamais prescrit de dialoguer avec eux afin de trouver un compromis, un terrain d'entente. Au contraire, elle affirme aux hérétiques qu'ils se trompent, elle leur démontre leurs erreurs, et ce, sans chercher un point d'accord ou une reconnaissance quelconque.
Pie XI : " ... Personne n'ignore assurément que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la Charité, celui qui, en son Évangile, dévoile en quelque sorte, les secrets du Sacré-Cœur de Jésus, celui qui ne cessait de rappeler à ses fidèles le précepte nouveau : "Aimez-vous les uns les autres." (I Jn. IV, 7, 11), interdisait d'une façon absolue toute relation avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure: "Si quelqu'un vient à vous et n'apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas." (Il Jn. 10). Ainsi donc, puisque la charité a pour fondement une foi sincère et intègre, l’unité de foi doit être, par suite, le lien primordial unissant les disciples du Christ... comment imaginer que cet accroissement de la charité se fasse aux dépens de la foi ? ..." (Encyclique Mortalium animos, 6-1-1928)
L'Eglise attend de ses évêques et de ses prêtres qu'ils la défendent énergétiquement, sans compromission avec le modernisme et ses partisans. Notre Seigneur a commandé à ses ministres qu'ils dénoncent et réfutent haut et fort l'erreur qui vient nuire au salut éternel des fidèles.
En refusant de condamner dans son ensemble Vatican II et ses oeuvres, en voulant pactiser avec les pires ennemis de l'Eglise et en reconnaissant ces derniers comme les vrais Pasteurs légitimes, Mgr Fellay devra rendre compte devant Dieu et devant l'Eglise de son libéralisme et de sa trahison publique de la foi catholique.
Néanmoins, l'Eglise nous a donné des armes qui sont les sacrements, la prière, le Rosaire sans oublier l'exorcisme contre Satan et ses anges apostat (celui rédigé pour les fidèles par Léon XIII). En ces temps de guerre contre l'Eglise et contre la Résistance catholique, utilisons ces moyens de défense et de contratattaque afin de rester toujours intégralement fidèles à la foi catholique, sans aucun compromis avec les serviteurs de Satan !
"Redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance approche " (Luc XXI, 27)
Annonce du site Catho.be :
Le supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, avec laquelle le Vatican mène des discussions doctrinales
depuis 2009, sera reçu à Rome le 14 septembre 2011. La tenue de cette rencontre, annoncée par le supérieur du district d’Allemagne de la Fraternité, a été confirmée le 23 août par le Bureau de
presse du Saint-Siège.
Au cours de cette visite, si les difficultés doctrinales venaient à être surmontées, le Vatican pourrait proposer à
la Fraternité « l’institution d’un ordinariat », selon le site internet « Vatican Insider ». Mgr Bernard Fellay avait annoncé dès le mois de juin qu’il avait été invité à rencontrer le cardinal
William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF). Il sera accompagné de ses deux assistants, les abbés Niklaus Pfluger et Alain-Marc Nely [photo].
Cette rencontre aura pour but d’évaluer la portée des discussions à huis clos entamées en octobre 2009 au siège de la
CDF, qui abrite les locaux de la Commission pontificale « Ecclesia Dei ». Ces discussions portent sur l’interprétation du Concile Vatican II (1962-1965) mais aussi sur le concept de Tradition, le
Missel de Paul VI, l’unité de l’Eglise, l’œcuménisme et le rapport entre le christianisme et les religions non chrétiennes, ainsi que sur la liberté religieuse.
Selon « Vatican Insider », le Vatican devrait soumettre à Mgr Fellay des protocoles d’accord sur l’interprétation du
Concile Vatican II selon l’herméneutique de la continuité, un point sur lequel Benoît XVI a insisté dès le début de son pontificat.
Dans le cas où les difficultés doctrinales seraient surmontées, Rome pourrait proposer à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X l’institution d’un ordinariat semblable à celui créé à l’intention des anglicans désirant rentrer en communion avec Rome. De cette manière, la Fraternité dépendrait du Saint-Siège, et plus particulièrement de la Commission « Ecclesia Dei », et pourrait conserver ses caractéristiques propres sans devoir en répondre devant les évêques diocésains.
Confirmation par le site La Porte latine
"Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle." (St. Matthieu Chap. XVI, 18.)
Cette promesse de Notre Seigneur est souvent citée à tort contre le "sédévacantisme". Opposé à la position sédévacantiste qu'il a plusieurs reprises condamnée, Mgr Lefebvre déclarait qu'il n'était pas possible de dire qu'il n'y ait plus de Pape depuis Vatican II car, selon lui, cela reviendrait à nier la promesse de Notre Seigneur. Encore récemment, le site officiel de la Fraternité Saint Pie X a repris ce faux arguement, par la voix de M. l'abbé Bouchacourt, supérieur du district d'Amérique du Sud :
"Que font-ils [les sédévacantiste] alors des promesses du Christ qui a assuré à Saint Pierre et à ses successeurs que « les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Eglise et son chef » ? De telles positions que Mgr Lefebvre a toujours condamnées, stérilisent l’apostolat et relèvent d’un esprit schismatique." (Source)
Le fait que les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre l'Eglise ne contredit en rien notre position, au contraire. Bien plus, cet enseignement de Notre Seigneur condamne de plein fouet la Fraternité Saint Pie X.
1. Qu'entend-on par ces paroles de Jésus-Christ ?
Reportons-nous aux explications de l'Église qui viennent clarifier le sens de la promesse divine :
- Saint Jérôme : "Les portes de l'enfer sont, à mon avis, les vices et les péchés des hommes, ou du moins les doctrines des hérétiques qui séduisent les hommes et les entraînent dans l'abîme."
- Origène: " Notre-Seigneur ne précise pas si c'est contre la pierre, que ces portes de l'enfer ne prévaudront
pas. Mais il est évident qu'elles ne prévaudront ni contre la pierre, ni contre l'Église."
- Saint Cyrille: " D'après cette promesse du Seigneur, l'Église apostolique, placée au-dessus de tous les évêques, de
tous les pasteurs, de tous les chefs des Églises et des fidèles, demeure pure de toutes séductions et de tous les artifices des hérétiques dans
ses pontifes, dans sa foi toujours entière et dans l'autorité de Pierre."
- Raban Maur, archevêque bénédictin des premiers temps de l'Eglise : "Ce sont aussi les oeuvres mauvaises des incrédules, et leurs discours absurdes, parce qu'ils font connaître le chemin de la perdition."
(cités dans la Chaine d'or de Saint Thomas
d'Aquin)
- Vigile, Pape, deuxième Concile de Constantinople, 553 : "Nous ne perdons pas de vue ce qui a été
promis au sujet de la sainte Église, c'est-à-dire les paroles qu'Il a Lui-même prononcées : les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle (ces portes nous apparaissent comme étant
les langues délétères des hérétiques) ..." (Decrees of the Ecumenical
Councils, Vol. I, p. 113.)
- Saint Léon IX, Pape, 2 septembre 1053 : "La sainte Église construite sur un roc, qui est le Christ, et sur Pierre [...] parce qu'elle ne sera jamais vaincue par les portes de l'enfer, autrement dit les arguties des hérétiques qui conduisent les âmes vaines à la destruction." (Denzinger, The Sources of Catholic Dogma, B. Herder Book. Co., Thirtieth Edition, 1997, n° 351.)
- Saint Thomas d'Aquin, docteur universel (+1262) : "La sagesse peut emplir les coeurs des fidèles et faire taire la redoutable folie des hérétiques, qu'on surnomme à juste titre les portes de l'enfer." (Introduction de Catena Aurea).
- Léon XIII, Pape : "Et les portes de l'enfer ne prévaudront point
contre elle". Voici la portée de cette divine parole : l'Eglise, appuyée sur Pierre, quelle que soit la violence, quelle que soit l'habileté que déploient ses ennemis visibles et invisibles,
ne pourra jamais succomber ni défaillir en quoi que ce soit." (Encyclique Satis
Cognitus)
Les portes de l'enfer, ce sont les hérésies et les personnes qui en sont les auteurs. Notre Seigneur déclare donc que l'Eglise ne peut soutenir l'hérésie, que les hérétiques publics ne peuvent pas en faire partie et qu'elle demeurera indéfectible jusqu'à la consommation des siècles.
"L'indéfectibilité de l'Église - [...] De par cette proposition est signifié, non seulement que
l'Église perdurera jusqu'à la fin des temps, mais que cette dernière préservera inaltérablement ses caractéristiques
essentielles. L'Église ne pourra jamais subir tout changement constitutionnel qui feront d'elle, en tant qu'organisation sociale, quelque chose de différent de ce qu'elle était
originellement. Elle ne pourra jamais devenir corrompue en ce qui a trait à la Foi et la morale. [...] Il est clair également, que si l'Église pouvait souffrir d'un changement substantiel, elle
ne pourrait plus désormais être un instrument capable d'accomplir le travail que Dieu lui a confié. Il l'a fondé de telle sorte qu'elle soit l'école de la sainteté pour tout homme. Cela cesserait
d'être si cette Église pouvait promouvoir un standard de fausses morales corrompuent. [...] Que l'Église tout en définissant les vérités révélées puisse
errer dans le plus petit détail, une telle allégation serait impossible." (The Catholic Encyclopedia, vol. III, copyright
1913.)
2. Ces paroles condamnent la Fraternité Saint Pie X
La Fraternité Saint Pie X enseigne-non seulement que l'Eglise catholique a promulgué une réforme liturgique mauvaise et dangereuse mais qu'elle a perdu la foi et conduit les fidèles à l'apostasie ! Par conséquent, les portes de l'enfer (l'hérésie) auraient prévalu sur l'Eglise !
Lettre publique écrite par les quatre évêques de la FSSPX en 2004 :
"L’Église catholique n’agit plus en phare de la vérité qui illumine les cœurs et dissipe l’erreur, mais plonge l’humanité dans la brume de l’indifférentisme religieux, et bientôt dans les ténèbres de l’apostasie silencieuse. …nous vous supplions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que le Magistère actuel retrouve bien vite le langage multiséculaire de l'Église… C’est alors que l'Église catholique redeviendra tout à la fois phare de vérité et port de salut…" (De l'oecuménisme à l'apostasie silencieuse - 25 ans de pontificat. Menzingen 2004)
Une telle déclaration, qui est loin d'être la seule, est ahurissante ! Elle contredit une promesse divine et insulte le magistère de toujours.
3. L'absence de Pape ne signifie pas que l'Eglise ait cessé d'exister
Nous ne reviendrons pas sur ce point ; nous avons à plusieurs reprises répondu à cette objection ICI et ICI.
Il ne nous reste plus qu'à prier plus que jamais pour l'Eglise et pour les
prêtres et fidèles de cette Fraternité qui est loin - hélas ! - de défendre ou de représenter la Tradition catholique...

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )
> Un non-catholique ne peut pas être pape


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI


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