Doit-on croire que nous sommes arrivés
à la fin du monde avec l'arrivée prochaine de l'Antéchrist ?
« Prophétie de Saint Malachie : la fin du monde prévue après le successeur de Benoît XVI », tel est le titre de plusieurs articles circulant sur internet.
Ces écrits reflètent l'opinion de bon nombre de personnes. Nombreux sont en effet à penser, en se basant sur les prophéties de saint Malachie, qu'il ne reste plus qu'un seul Pape à régner sur l'Eglise, Benoît XVI étant l'avant-dernier de la liste prophétique des Papes et principaux antipapes de l'Eglise. Ainsi, l'arrivée de l'Antéchrist et de la fin des temps serait imminente. Selon nous, ce n'est pas possible et ce, pour trois raisons :
Car à la lumière de ce que nous livre l'Apocalypse, l'histoire de l'Eglise ne peut être finie. De plus, suivant la prophétie de saint Malachie, il reste un certain nombre de Papes catholiques à régner, les usurpateurs Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI ne pouvant figurer dans la célèbre liste de Malachie. Enfin, l'Antéchrist ne peut gouverner sans que le règne du Christ-Roi ait eu lieu sur l'univers, ce qui ne s'est pas encore produit.
Nous allons développer ces trois arguments dans le dossier qui suit.
1. L'histoire de l'Eglise ne peut être finie
« Ce livre de l'Apocalypse comprend tout le temps qui s'écoule depuis le premier avènement du Christ jusqu'à la fin des temps où sera son second avènement " (St Augustin, Cité de Dieu, liv. XX, ch. VIII)
Si on se base sur ce que nous livre l'Apocalypse, les visions du livre divin correspondent aux luttes et triomphes de l’Eglise durant toute son existence terrestre, du premier au second avènement de Notre-Seigneur. La plupart des exégètes divisent d'ordinaire l'histoire de l'Eglise en sept âges1. Ils fondent leur interprétation sur un certain nombre de Pères de l'Eglise :
« Selon les Pères et les saints docteurs, l'Apocalypse est l'histoire universelle de l'Eglise, dans l'ordre des temps et des événements, depuis le premier jusqu'au second avènement de Jésus-Christ » (Tert. de Res, XV.)
St Jérôme : « De même que saint Jean est appelé évangéliste, parce qu'il a composé l'Evangile ; de même il est aussi appelé prophète, parce qu'il écrivit l'Apocalypse, qui contient les
infinis mystères de l'avenir » (I° contra Jovin., IV.)
André de Césarée : « l'Apocalypse a principalement pour objet la suite des événements qui s'étendent de la première apparition de Jésus-Christ à la consommation du monde; et dont une partie était déjà accomplie de son temps, l'autre était encore attendue » (Comm. de l'Apoc.)
En un mot, les Pères et les plus anciens commentateurs ont vu dans l'Apocalypse l'histoire prophétique et universelle de l'Eglise de Jésus-Christ depuis son premier jusqu'à son second
avènement.
Pour plusieurs savants ecclésiastiques, les sept Epîtres aux Eglises d'Asie de l'Apocalypse (ch. 1 à 3) représentent les sept périodes de l'histoire de l'Eglise.
« Ces sept Eglises d'Asie sont la figure de l'Eglise dans les âges successifs qui marqueront sa vie et son action sur terre. » (Abbé Joseph Maître, La prophétie des papes : Attribuée à saint Malachie - Etude critique, 1901)
« Toute l'histoire prophétique de l'Église ici-bas est divisée en sept âges, et que tous les événements principaux qui remplissent les sept âges, sont figurés dans sept séries parallèles de sept visions.» (Abbé Duprat, L'Apocalypse ou l'Evangile de Jésus-Christ glorifié, 1889)
Aujourd'hui, il apparaît comme certain que nous nous situons à la fin du5ème âge de l'Eglise.Pour affirmer ceci, nous nous basons avant tout surla magnifique étude du vénérable Holzhauser (illustre et savant prêtre, exégète et docteur en théologie), écrite en 1650, étant selon beaucoup « la meilleure interprétation qui ait jamais paru de l'Apocalypse »(abbé Haneberg2).
Notre époque, la cinquième, est celle (dans l’Apocalypse) de l’Eglise de Sardes3. Il s'agit de la période purgative, précédant la période de consolation (sixième âge) que sera l’Eglise de Philadelphie et qui sera illustrée par le règne du Grand Pape et du Grand Monarque, courte période avant la dernière, l’Eglise de Laodicée, temps de désolation où régnera l’antéchrist.
« Nous avons été amené, par la comparaison des visions des quatre premiers sceaux avec l'histoire, à reconnaître dans les événements du cinquième, l'âge moderne, commençant vers l'époque de la Renaissance païenne, se manifestant surtout par la grande hérésie du seizième siècle et par toutes ses conséquences, et se terminant par la grande Révolution dont nous subissons encore les terribles attaques. » (L'abbé J. Maître, La prophétie des Papes – Etude critique)
Cette grande Révolution dont parle l'abbé Maître, nous sommes entrain d'en vivre son apogée. Les nations ont déclaré la guerre au Christ-Roi, les structures de l'Église catholique sont éclipsées par la nouvelle contre-Église révolutionnaire prônant une religion mondiale antichrétienne. Certes, les événements que nous subissons peuvent nous faire croire que nous sommes arrivés à la fin du monde, au règne de l'Antéchrist. Mais c'est une erreur. Le vénérable Holzhauser et l'abbé Maître avaient prévu cette objection :
« Un bouleversement effrayant fait croire tout d'abord à l'approche de la fin du monde (VI, 12-17). Toutefois la justice de Dieu cède pour quelque tempsle pas à la miséricorde. Les éléments en fureur sont arrêtés sur un signe de l'Ange du Seigneur (VII, 1-3). Mais la manière même dont nous est présentée cette intervention divine montre que la menace de la ruine finale reste toujours suspendue sur le monde4.»
Il est évident que la période merveilleuse (annoncée par des nombreuses prophéties privées) - qui précède la venue de l'Antéchrist, la période de l'âge d'or de l'Église (Église de Philadelphie) où l'Évangile régnera sur terre avec toutes les manifestations d'une vie de foi et de sainteté universelles - n'est pas encore arrivée. C'est la période dont parle Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et pendant laquelle prêcheront les apôtres des derniers temps qui convertiront le monde entier :
« Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l'amour divin partout (...) Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis; (…) Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans5.»
Sachant que l'époque des apôtres des derniers temps correspond à l'Église de Philadelphie (6ème âge de l'Église), où l'Église catholique sera puissante
sur toute la terre, sachant que l'Antéchrist arrivera au septième et dernier âge6(Église de Laodicée : 7ème âge de l'Église ), nous pouvons être sûrs que nous aurons encore plusieurs Papes ; certains diront que cette analyse vient
s'opposer à la prophétie de saint Malachie. Qu'en penser ? C'est ce que nous allons aborder maintenant.
2. L'interprétation faussée de la prophétie des Papes de saint Malachie
Mais alors, qu'en est-il de saint Malachie et de sa liste prophétique7? La prophétie de saint Malachie dresse la liste des papes et antipapes. Selon beaucoup de commentateurs, nous serions arrivés à Pierre le Romain. Cela semble surprenant et illogique ; mais il n'est pas difficile de lever ce voile d'incompréhension :Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI n'étant ni des Papes, ni des antipapesmais des intrus, ils ne peuvent pas figurer dans cette liste; en conséquence de quoi, il reste plusieurs papes ou antipapes à régner avant Pierre le romain.
N° 106. pastor angelicus : le pasteur angélique > Pie XII
N° 107 pastor et nauta: le pasteur et le pilote.
N° 108 flos florum: la fleur des fleurs.
N° 109 de medietate lunae: de la moitié de la lune.
N° 110 de labore solis: de l’éclipse du soleil.
N° 111 de gloria olivae: de la gloire des olives.
N°112 Pendant la dernière persécution qui éprouvera l’Église romaine, règnera Pierre le Romain, qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la cité aux sept collines sera détruite et le Juge terrible jugera son peuple.
Le fait que les « papes » de Vatican II ne soient pas Papes n’a pas besoin d’être expliqué ici ; à l’inverse, il est utile de préciser en quoi ils ne sont pas des antipapes.
Réconciliation de l'antipape Félix V (Amédée VIII de Savoie) et du pape Nicolas V (Amédée à gauche en 'pape', puis au centre ayant repris ses attributs d'évêque, aux pieds de Nicolas V)
En bon français, un antipape, et il y en eut beaucoup dans le passé, est un évêque catholique, qui prêche la foi catholique, qui célèbre le saint Sacrifice de la Messe catholique, qui use des sacrements catholiques inchangés, mais qui se fait élire pape par une partie du Sacré Collège des Cardinaux, alors qu'un Pape légitime règne encore. Ce qui provoque le trouble et la confusion dans l’Église car on se trouve face à deux voire trois Papes qui réclament chacun l’obéissance de tous. Cela a été le cas notamment lors du grand schisme d'Occident qui a secoué l'Église au XIV° siècle.
« Un antipape est un «concurrent du Pape, chef de parti qui a fait schisme dans l’Église catholique pour détrôner le Pape légitimement élu, se mettre en sa place.8»
« C'est un Pape opposé à un autre, qui n’est pas élu dans les formes.9»
« Un faux prétendant du Saint-Siège en opposition à un pape canoniquement élu. À divers périodes de l’histoire de l’ Église, des prétendants illégitimes à la fonction papale
ont surgi, et fréquemment exercé les fonctions pontificales au mépris du vrai occupant.10»
Ainsi, qui dit antipape dit Pape ; nous pourrions citer de nombreuses autres définitions le démontrant. Or, il n’y a pas eu de Pape(s) légitimement élu(s) face aux Roncalli, Montani, Wojtyla, Luciani, Ratzinger et Bergoglio, prélats qui se proclament Papes de façon illégitime et sacrilège. Il s'agit donc d'usurpateurs et non d'antipapes.
Le dernier pape catholique régnant fut donc Pie XII, le pasteur angélique. Nous attendons donc toujours le pasteur et le pilote, et ce n’est
pas le franc-maçon Roncalli11qui répondit à cette devise, loin s’en faut
!
A la fin du XIX° siècle, Monsieur l’abbé Joseph Maître a écrit un magnifique et lumineux ouvrage en 1901, sous Léon XIII, intitulé La Prophétie des Papes, Etude critique. Après « Pastor angelicus », le pasteur angélique, devise que nous pouvons aujourd’hui attribuer à Pie XII, il y a la devise : « Pastor et nauta », le pasteur et le pilote. Voilà ce qu’écrit l’abbé Maître à propos de cette devise :
« Les deux idées qu’évoquent les mots de pasteur et de pilote semblent exprimer le triomphe du principe d’autorité chez le successeur de Pierre. Cette autorité s’exercera sur terre et sur mer, dans l’ancien et le nouveau continent, jusqu’aux îles les plus lointaines. Il faudrait reconnaître avec le vénérable Holzhauser à côté d’un saint pape (pasteur universel), un autre saint personnage, un grand empereur (pilote) qui serait le bras droit du pape. Il y aurait là une dualité admirable d’un grand pape et d’un grand monarque unissant leurs efforts pour rétablir dans le monde l’autorité de son roi unique Jésus. »
Contrairement à ce que peuvent penser certains, bien que nous vivons le début de la fin des temps, ce n’est donc pas encore la fin ! Bien mieux, nous allons vivre des heures merveilleuses, le triomphe de l’Église et de la Chrétienté ! Reportons-nous encore une fois aux écrits de saint Louis-Marie Grignon de Montfort :
« L'on doit croire encore que sur la fin des temps, et peut-être plus tôt qu'on ne pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint-Esprit et de celui de Marie, pour [par] lesquels cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde, pour détruire le péché et établir le règne de Jésus-Christ, son Fils, sur celui du monde corrompu; et c'est par le moyen de cette dévotion à la très Sainte Vierge, que je ne fais que tracer et amoindrir par ma faiblesse, que ces saints personnages viendront à bout de tout...12».
3. L'Antéchrist ne peut régner avant le règne universel du Christ-Roi et du cœur Immaculé de Marie
« Satan a toujours affecté de faire ce que Dieu faisait, comme un sujet rebelle qui affecte la même pompe que son souverain... N'a-t-il pas eu ses autels et ses temples, ses mystères et ses sacrifices, et les ministres de ses impures cérémonies qu'il a rendues, autant qu'il a pu, semblables à celles de Dieu ; parce qu'il est jaloux de Dieu et veut paraître en tout son égal » (Bossuet. Premier sermon sur les démons )
Comme l'explique Jean Vaquié, « le démon est jaloux de Notre Sauveur à qui il reproche de lui avoir ravi la première place dans la création. Et comme tous les êtres jaloux,il ne quitte pas des yeux celui qui est l'objet de sa jalousie. Mais par ailleurs Satan ne peut rien innover puisque Notre Seigneur conserve en tout l'initiative. Sa jalousie va donc faire de lui l'imitateur de Jésus-Christ. Nous allons voir dans quelles conditions.13»
Singe de Dieu, Satan est incapable de tout acte créatif, il ne peut inventer de lui-même ; partant de ce principe qui s'est toujours vérifié, Satan ne peut pas créer, instaurer, réussir ce que Dieu n'a pas réalisé avant. Ainsi, pour cette raison, il est évident qu'il ne peut gouverner sur les nations (par l'intermédiaire de l'Antéchrist) tant que le Christ-Roi n'a pas encore régner sur l'univers.
Satan, singe de Dieu, n'est pas un initiateur, il n'est qu'un imitateur paresseux. Les Ecritures renferment suffisamment d’exemples démontrant que l’une des méthodes les plus utilisées par Satan est l’imitation de Dieu et l’imitation de la vérité de Dieu. Chaque partie du plan divin, Satan tente ensuite de la copier et de la détourner ; les exemples sont légions et ce dès la création d'Adam sur terre. En nous référant à l'Ancien Testament, nous pouvons penser par exemple aux sacrifices. Parmi les rites sacrés prescrits à Moïse, il y avait celui du sacrifice du bouc, immolé en expiation pour nos péchés. Rapidement, « cette institution divine, le Roi de la Cité du mal s'empresse de la contrefaire. Mais il la contrefait à sa manière: au lieu du sang d'un bouc, il exige le sang d'un homme.14»
Citons de nouveau Mgr Gaume :
« Ce n'est pas seulement dans l'institution du sacrifice, que le roi de la Cité du mal contrefait le roi de la Cité du bien : il le singe encore dans les circonstances qui l'accompagnent et dans l'inspiration mystérieuse qui le commande... à mesure que le Roi de la Cité du bien inspire Sa Bible, le Roi de la Cité du mal inspire la sienne... En opposition à la Cité du bien, Satan bâtit la Cité du mal. Voyons avec quelle fidélité ce singe éternel emploie, pour élever son édifice, les moyens que Dieu employés pour construire le sien, etc... Le Roi de la Cité du bien s'appelle l'Esprit aux sept dons. Afin de le singer, et de tromper les hommes en le singeant, le Roi de la Cité du mal se fait appeler le Roi aux sept dons... »
En conclusion, il est clair que nous n'en sommes pas encore à la fin du monde ; l'Eglise et les nations refleuriront, le Christ-Roi et le cœur immaculé de sa sainte Mère régneront sur les eaux et les continents grâce notamment au pontificat de plusieurs grands Papes.
En revanche, nous sommes bel et bien entrés dans la fin des temps car Jésus a déclaré à sainte Marguerite-Marie que la dévotion au Sacré-Cœur était spécialement pour la fin des temps.
Croyons, espérons et prions pour que ce règne du Christ-Roi arrive très vite !
Télécharger cet article en fichier PDF
> A lire notamment :
- La Tour de David15, n° 61 (La prophétie des Papes de saint Malachie)
- La Prophétie des Papes
attribuée à Malachie, étude critique de l'abbé Joseph Maître, docteur en philosophie et en théologie, ouvrage
NOTES :
1 « Ce système est conciliable avec le premier (la prophétie regarde principalement la fin des temps) surtout , si l'on suppose que le prophète ne fait qu'indiquer et esquisser à grands traits les événements » (abbé J. Maître, la prophétie des Papes)
2 Prêtre et professeur d'exégèse à l'université de Munich avant de devenir bénédictin (1816-1876).
3 Abbé Barthélémy Holzhauser : « Le cinquième âge de l'Église commença sous l'empereur Charles-Quint et le pape
Léon X, vers l'an 1520. Il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de Dieu, c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d'affliction, de désolation, d'humiliation et de pauvreté pour l'Église, et il peut être appelé avec raison un âge purgatif. Car c'est dans cet âge que Jésus-Christ a épuré et épurera son froment par des guerres cruelles, par des séditions, par la famine et la peste, et par d'autres calamités horribles, en affligeant et en appauvrissant l'Église latine par beaucoup d'hérésies, et aussi par les mauvais chrétiens qui lui enlèveront un grand nombre d'évêchés, des monastères presque innombrables, de très riches prévôtés, etc. L'Église se verra accablée et appauvrie par les impositions et les exactions des princes catholiques, de telle sorte... Car l'Église est humiliée et avilie, parce qu'elle est blasphémée par les hérétiques et par les mauvais chrétiens, ses ministres sont méprisés et il n'y a plus pour eux ni honneur, ni respect. C'est par là que Dieu épurera son froment et en jettera la paille au feu, tandis qu'il rassemblera le bon grain pour le mettre dans son grenier. Enfin, ce cinquième âge de l'Église est un âge d'affliction, un âge d'extermination, un âge de défection rempli de calamités. Car il restera peu de chrétiens sur la terre qui auront été épargnés par le fer, la famine ou la peste. Les royaumes combattront contre les royaumes, et tous les états seront désolés par les dissensions intestines. Les principautés et les monarchies seront bouleversées ; il y aura un appauvrissement presque général et une très grande désolation dans le monde. Ces malheurs sont déjà en partie accomplis, et ils s'accompliront encore. Dieu les permettra par un très juste jugement, à cause de la mesure comble de nos péchés que nous et nos pères auront commis dans le temps de Sa libéralité à nous attendre à la pénitence. L' Église de Sardes est un type de ce cinquième âge. Car le mot Sardes signifie principe de beauté, c'est-à-dire principe de la perfection qui suivra dans le sixième âge, etc.
4 J. Maître, La prophétie des Papes, p. 801
5 Traité de la vraie dévotion, fin du chapitre 1
6 Voici ce que dit, entre autres, saint Augustin : « Le temps où viendra l’antéchrist, et où aura lieu le jugement, a été indiqué par Paul , dans l’épître aux Thessaloniens, dans laquelle il dit : la venue de Notre - Seigneur Jésus - Christ sera révélée aux hommes par la naissance et l’apparition de l’enfant du péché et de la perdition ; car nous savons que ce dernier paraîtra après le royaume des Grecs ou même des Perses, alors qu’un monarque, élevé , en son temps, par sa puissance et sa gloire, au - dessus tous, étendra au loin les limites de l’empire romain. Devant lui toutes les nations abaissées, tous les peuples tributaires, se courberont : et Rome sera à l’apogée de la puissance . Toutefois l’antéchrist, a dit l’apôtre Paul, ne viendra qu’au moment où il y aura une scission, c'est - à - dire où tous les peuples, naguère sous le joug de Rome, s’en seront affranchis et séparés . Et bien que maintenant l’empire romain soit, en grande partie détruit, le temps n’est pas venu encore, et n’arrivera pas, tant qu’existeront les rois des Français qui doivent régner sur Rome . La dignité romaine ne périra pas complètement, jusqu’au temps où un roi des Français gouvernera l’empire romain tout entier . Monarque le plus grand qui aura jamais existé, après un règne plein de bonheur, il viendra jusqu’à Jérusalem, et sur le mont Olive, déposera son sceptre et son diadème : ce sera la fin et la consommation des empires romain et chrétien » ( Livre admirable, éd. 1831, p. 30. Traduction en français du traité sur l'Antéchrist de 1524)
8 Dictionnaire universel, historique, dogmatique, canonique... des sciences Ecclésiastiques, par les Révérends Pères dominicains Richard et Giraud, 1822
9 Dictionnaire portatif de la langue française : extrait du grand Dictionnaire de Pierre Richelet, 1780
10 Catholic Encyclopedia, 1907
12 Le Secret de Marie par St Louis-Marie Grignion de Montfort, ed. 1991, p. 51
13 Abrégé de démonologie de Jean Vaquié
14 Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, T. I
Alors que le Conseil des sages vient d'affirmer en septembre que la corrida est compatible avec la loi française, nous pensons qu'il est intéressant et utile de préciser ce qu'enseigne l'Eglise catholique concernant ce genre de spectacle. Quelle doit être la position d'un catholique aujourd'hui face à la pratique de la corrida ?
Sommaire :
1. Rapports de l'homme avec les animaux
2. L'Eglise face aux corridas
3. L'exemple des saints
4. Réponse à diverses objections
Lire notre dossier PDF (10 pages)
Document à lire et à télécharger en format PDF ICI
________________
Le devoir des catholiques :
Démasquer d'autorité l'église apparente
par le Révérend Père Barbara (en 1995)
"On voudrait se redire avec tant de douceur et de justesse les paroles de vérité, les simples paroles de la doctrine surnaturelle apprises au catéchisme, que l'on n'ajoute pas encore au mal mais plutôt que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour, sera guérie; que l'église apparente sera bientôt démasquée d'autorité. Aussitôt elle tombera en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais désavoué d'en haut" (R.P. Calmel, o.p., revue Itinéraires, mai 1973).
Voilà l'espérance que le R.P. Calmel avait au cœur : un jour l'église apparente démasquée d'autorité, tombera en poussière et Rome alors sera guérie.
Mais l'église apparente ne tombera pas en poussière comme par enchantement. Pour le Révérend Père, cette intruse, qui occupe et occulte l'Eglise réelle, ne tombera en poussière que le jour où elle aura été "démasquée d'autorité". Tant qu'on s'y refusera, aussi longtemps qu'on laissera "son mensonge intrinsèque passer pour la vérité", l'église apparente continuera à prospérer et à occulter l'Eglise réelle "car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais effectivement désavoué d'en haut."
Pour la doctrine catholique, chaque Eglise particulière se confond avec l'Evêque qui l'incarne et la dirige. L'église apparente de Rome, c'était, hier Paul VI, c'est aujourd'hui Jean-Paul II.
L'"église apparente" ! C'est celle qui apparaît, celle qui se présente comment étant l'Eglise catholique et que le monde tient pour telle. C'est l'"église conciliaire", l'organisme installé à Rome en lieu et place de l'Eglise véritable. Le Père Calmel l'appelle "église apparente", surtout pour rappeler qu'elle n'est pas l'Eglise et que, n'étant pas l'Eglise du Christ, on ne doit pas les confondre. C'est en cela que consiste son mensonge intrinsèque.
Un mensonge, c'est une affirmation contraire à la vérité, dans l'intention de tromper. Le mensonge intrinsèque de l'église apparente, c'est qu'elle se dit l'Eglise de Jésus-Christ et qu'elle passe pour telle aux yeux du monde, alors qu'essentiellement, dans son être même, dans sa réalité profonde, aux yeux de Dieu et au regard de la foi, elle ne l'est pas et ne peut l'être. Le mensonge intrinsèque de l'occupant du Siège de Pierre depuis Vatican II ? c'est qu'il se présente comme étant le Vicaire du Christ et qu'il passe pour tel aux yeux du monde, alors qu'il ne l'est pas et ne peut pas l'être.
Convaincu que la principale force de l'église apparente lui vient du fait que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, le Révérend Père espère que bientôt elle sera "démasquée d'autorité".
L'autorité est une participation du domaine de Dieu sur ses créatures. Lui seul peut l'accorder. "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut", disait Jésus à Pilate. Qui ne comprend dès lors, que Dieu ne peut en aucune façon déléguer ses droits, son pouvoir, son domaine à celui qui dirige l'organisme qui occulte l'Eglise de son Fils et tend à la changer fondamentalement en la prostituant à toutes les fausses religions.
L'autorité du chef de la nouvelle église est une autorité factice, une autorité d'emprunt, "un masque d'autorité".
Le démasquer d'autorité, c'est lui enlever ce masque sous lequel il se cache; c'est le montrer tel qu'il est dans la réalité, devant Dieu, un néant.
Démasquer d'autorité l'église apparente, c'est enfin "rappeler à temps et à contretemps, mais toujours en instruisant" (II Tim. IV, 2), en quoi elle n'est pas l'Eglise et ne possède de l'Epouse du Christ que les apparences qu'elle se donne.
L'Eglise du Christ, c'est "la Maison de Dieu. C'est la Colonne et le Fondement de la Vérité" (Eph. II, 19. I Tim. III, 15). La nouvelle église n'est rien de tout cela.
C'est parce qu'elle n'est rien de tout cela, que l'autorité dont elle se prévaut, n'est qu'un masque derrière lequel elle dissimule sa nullité. Voilà pourquoi le Révérend Père Calmel assure que "démasquée d'autorité, cette église tombera aussitôt en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".
Vous avez bien lu, sa force principale, ce qui lui permet de se maintenir, de durer, de continuer à occuper abusivement et d'occulter totalement la véritable Eglise, c'est que "son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".
Ce mensonge intrinsèque de l'église apparente constitue une véritable imposture, une mystification sans précédent. Voilà plus de vingt cinq ans qu'il dure, voilà plus d'un quart de siècle que l'église apparente occulte l'Eglise réelle et trompe le monde entier. Un quart de siècle durant lequel cette effrontée, sans se gêner, trafique ouvertement la doctrine. Il n'est pas d'hérétique qu'elle n'ait excusé, pas de dogme dont elle ne remette en question la vérité définitive. Dans son cynisme, elle prend plaisir à s'humilier institutionnellement devant les pires ennemis du Seigneur, leur demandant publiquement pardon pour tous les crimes dont elle se reconnaît coupable depuis sa fondation. Enfin, comble de scélératesse, voilà plus d'un quart de siècle que cette impudente a si complètement médusé les meilleurs fils de l'Eglise, qu'elle est arrivée à faire commettre tous ses sacrilèges, toutes ses veuleries, par des âmes consacrées ! Comment expliquer ce mystère d'iniquité ?
Commentant l'Evangile de saint Matthieu (XXIV, 15-35), qui annonce justement ce mystère d'iniquité, l'"abomination de la désolation établie dans le lieu saint", saint Jérôme déclare : "Par l'abomination de la désolation, on peut aussi comprendre la corruption du dogme. Lorsque nous l'aurons vue établie dans le lieu saint, c'est-à-dire dans l'Eglise..." (Bréviaire romain, Leçon VII, XXIV° dim. après la Pent.).
Ce mensonge intrinsèque perdure, cette corruption du dogme dans l'Eglise continue, le Père nous a dit le pourquoi : parce que jamais il n'a été "effectivement désavoué d'en haut". Le jour où il le sera, l'église apparente s'écroulera, elle tombera en poussière.
Mais, penseront certains, n'a-t-il pas déjà été désavoué ? Ne l'avez-vous pas dénoncé, vous, Père Barbara, dans vos sermons du dimanche, dans vos conférences, dans votre revue, dans la presse internationale, à la radio et jusqu'à Rome ? et Mgr Lefebvre, avec les prêtres de sa Fraternité, et tous ceux qui soutiennent dans leur combat ne l'ont-ils pas dénoncé aussi ? L'église apparente n'est pas tombée en poussière pour autant; elle occupte toujours la véritable Eglise, se faisant passer pour l'Epouse, et son chef se pare, plus que jamais, de l'Autorité de Pierre.
Oui, ayant compris l'imposture de l'église apparente, Dieu m'a fait la grâce de la dénoncer jusqu'à Rome1. Mais, simple prêtre, ma dénonciation n'était pas un "désaveu d'en haut". Seuls, les successeurs des Apôtres, les Evêques, détiennent cette Autorité. Ils peuvent seuls "désavouer d'en haut" le mensonge intrinsèque de l'église apparente et de son chef. Malheureusement, à ce jour, ni Mgr Lefebvre, ni Mgr Castro Mayer, ni aucun prélat catholique ne l'ont encore fait.
Sans doute, Mgr Lefebvre et ceux qui le soutiennent ont vivement attaqué l'église apparente et continuent lui
résister publiquement. Mais jamais ils n'ont accepté de la "démasquer d'autorité". Que dis-je ! Non seulement ils ne l'ont pas démasquée d'autorité, mais, sur ce point précis, Mgr
Lefebvre lui a apporté le concours inespéré que cette intruse pouvait attendre de ses meilleurs auxiliaires, il a reconnu son autorité et a pris publiquement son parti. Bien mieux, il a fait
savoir qu'il se séparait de ceux qui niaient toute validité à la synaxe de l'église apparente, ou qui refusaient de célébrer la messe catholique "una cum", en union avec Jean-Paul II, le
chef de l'église apparente.
Oui, Mgr Lefebvre a fait cela. Il l'a fait dans une déclaration officielle qu'il a diffusée autant qu'il a pu2, et son successeur à la tête de ladite Fraternité, l'abbé Franz Schmidberger, a renouvelé cette même déclaration fratricide et ne l'a jamais rapportée.
Lorsque le R.P. Calmel voulait "que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour sera guérie; que l'église apparente tombera en poussière", il ne pensait, ni ne disait, que cela arriverait à condition de résister et d'oser braver publiquement les autorités installées. Mieux que nous il savait, car il l'avait appris et ne l'avait pas oublié, que jamais la révélation n'avait enseigné pareil scandale. Ils avait trop bien que "toute autorité venant de Dieu, résister aux autorités, c'est résister à Dieu qui les a établies, et c'est attirer sur soi la condamnation" (Rom. XII, 1-2).
Mais il savait aussi que les loups excellent à se couvrir de vêtement des brebis. Voilà pourquoi il affirmait que Rome ne sera guérie que le jour où l'ont aura arraché au loup la peau de brebis, le jour où le mensonge intrinsèque de l'église apparente aura été désavoué d'en haut. Ce jour-là, oui, l'intruse tombera en poussière. Mais ce jour-là n'est pas encore arrivé.
Quels qu'aient été les mérites de Mgr Lefebvre et la vénération que l'on peut, à juste titre, avoir pour lui, tout cela ne change pas la réalité, et la réalité est que cet Evêque, à qui Dieu avait accordé la grâce de comprendre l'imposture de l'église apparente, ne l'a jamais démasquée d'autorité, pas plus du reste qu'il n'a démasqué son chef, Jean-Paul II.
Car, ne nous trompons pas, démasquer d'autorité l'église apparente, c'est d'abord et surtout démasquer d'autorité son chef, Jean-Paul II; c'est lui enlever le vêtement blanc de la brebis, pour qu'apparaisse le loup rapace que ce vêtement dissimule (Mt. VII, 15). C'est expliquer et proclamer que l'autorité de Paul VI, hier, de Jean-Paul II [et de Benoît XVI aujourd'hui, N.D.R] est une autorité factice, une autorité usurpée. C'est faire comprendre que les "papes" de Vatican II n'ont du pape que l'apparence que leur donnent leur élection et leur installation matérielle sur le Siège de Pierre. en fait, devant Dieu, ils n'ont pas d'autorité. Et ils n'en ont pas parce qu'ils ne sont pas les Vicaires du Christ, eux qui n'ont pas la foi catholique. Comment l'auraient-ils, alors qu'ils enseignent effrontément des erreurs condamnées par l'Eglise, qu'ils honorent ses pires ennemis et se prostituent à eux.
Ce n'est que dans la mesure où un vrai successeur des Apôtres fera comprendre aux fidèles que le "pape"
de l'église apparente n'est pas le Vicaire du Christ, que le Christ ne l'a pas revêtu de son Autorité, qu'on l'aura démasqué d'autorité. Alors, oui, soyons-en assurés, nous verrons se
réaliser la prédiction du Père Calmel. Démasqués d'autorité, désavoués d'en haut, l'église apparente et son chef tomberont en poussière et la Rome éternelle retrouvera sa splendeur.
| "La force des méchants provient surtout de la couardise des bons." (Saint Pie X) |
Qui doivent démasquer d'autorité l'église apparente et son chef actuel [du temps du Père Barbara, N.D.R.], Jean-Paul II ?
Le doivent, tous ceux qui aiment l'Eglise autrement qu'en paroles. Quand une mère est outragée, tous ses enfants bien-nés se lèvent pour la défendre. En tout premier lieu, les aînés. Possédant la force, ils s'exposeront pour chasser l'impudent qui ose outrager leur mère. Mais les plus petits, ceux qui n'ont encore aucune force pour repousser l'agresseur, ne l'abandonnent pas pour autant. Au risque de recevoir quelque mauvais coup, ils s'agrippent à leur maman et, par leurs pleurs et leurs cris, cherchent à la consoler tout en manifestant la haine qu'ils ont pour son agresseur.
Quand il s'agit de l'Eglise, les premiers qui doivent voler à son secours pour démasquer d'autorité l'intruse et son chef, ce sont les Evêques. Eux sont Juges de la foi. L'autorité de leur épiscopat leur permet de démasquer d'en haut.
Mais, demanderont certains, dans la crise actuelle, alors que tous les Evêques semblent avoir adopté les
réformes de ce maudit concile, se peut-il qu'il y en ait parmi eux qui soient encore catholiques ?
Jésus nous en a donné l'assurance, les Portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre son Eglise bâtie sur Pierre. Cette promesse nous garantit du même coup que, jusqu'à la fin des temps, il y aura des Evêques catholiques3 ; il y en a donc présentement. En effet, la véritable Eglise n'existerait plus, s'il n'y avait plus aucun Evêque catholique résidentiel.
Puisqu'ils existent, où trouver ces perles rares ? En pays de mission ? Dans quel diocèse perdu ?
Du moment que la foi nous garantit leur existence, il y a un grave devoir, pour tous ceux qui vivent de cette vertu et qui aiment vraiment l'Eglise, de prier, de s'imposer des sacrifice4 et de faire célébrer des saintes Messes5, afin que cet ou ces Evêques toujours catholiques se lèvent pour démasquer d'autorité les "papes" de Vatican II.
Quant aux Evêques encore catholiques, qu'ils méditent , en saint Matthieu (XXV, 34-46), la parabole du jugement et qu'ils songent à la récompense ou au terrible châtiment qui les attend. Si Jésus tient pour fait à lui-même le plus petit service rendu à l'un quelconque de ses frères, combien plus appréciera-t-il ce qui aura été fait ou refusé à son Eglise, cette sainte Epouse, chair de sa chair, qu'il s'est acquis se au pris de tout son sang ! "Bon et fidèle serviteur, viens; entre dans la joie de ton Seigneur, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu t'es compromis pour me libérer" ou "retire-toi de moi, maudit, vas au feu éternel, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu as refusé de te compromettre pour me libérer".
"Seigneur, nous Vous en supplions, faites paraître votre puissance et venez. Que votre grande force nous secoure, afin que, avec l'aide de votre grâce et par votre indulgente miséricorde, soit hâtée la libération de votre Sainte Eglise, que retardent nos péchés" (D'après l'oraison du IV° dim. de l'Avent).
__________________
> Extrait du dernier chapitre du livre du R.P Barbara La Bergerie du Christ et le loup dans la Bergerie, 1995.
Notes de bas de page :
1 Le 19 novembre 1976, j'ai tenu à Rome une conférence de presse internationale au cours de laquelle j'ai dénoncé l'hérésie, le schisme et l'apostasie de Paul VI. Le lendemain, plus de dix neuf quotidiens italiens en ont rendu compte, certains, en première page et sur plusieurs colonnes (Voir en annexe)
2 Position de Mgr Lefebvre sur la nouvelle messe et le pape. « Mgr Lefebvre nous demande de faire connaître la synthèse de sa position sur ce qu'il a écrit et dit au sujet de deux problèmes qui agitent les consciences des catholiques fidèles à la Tradition, la validité du n. o. m. et l'existence actuelle d'un pape... En conséquence, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X des pères, des frères, des sœurs, des oblates ne peut tolérer dans son sein des membres qui refusent de prier pour le pape et qui affirment que toutes les messes du nouvel ordo missae sont invalides. » Fideliter n° 13, février 1980, d'après Cor unum, novembre 1979.
Cette déclaration, reproduite dans tous les bulletins de la Fraternité et des chapelles qui sont dans sa mouvance, a été éditée en tract et distribuée en son temps à plus de dix mille exemplaires, rien qu'à Saint Nicolas du Chardonnet.
3 Il n'est pas interdit de penser que Dieu a pu permettre que certains Evêques aient accepté les nouveautés dans l'ignorance invincible des changements de doctrine que ces nouveautés comportaient. Quand on se souvient du scandale, au sens théologique du terme, donné par Paul VI, cette supposition n 'est plus chimérique. En effet, c'est Paul VI, qui passait alors de tous pour le Vicaire du Christ, qui a entraîné les Evêques hésitants à accepter les nouveautés conciliaires. Au lieu de confirmer ses frères dans la foi, c'est lui qui les a entraînés dans l'erreur. Par ailleurs, les Evêques qui menaient la subversion durant ce concile étaient très actifs, très influents et très généreux avec les Evêques du tiers monde. Ces mêmes Evêques accréditaient tous les "experts" et les "compères" et organisaient de multiples conférences, qui étaient, pour la majorité des Pères conciliaires, de véritables lavages de cerveaux. Bien des Chefs de diocèses, plus apôtres que théologiens, se sont facilement laissés convaincre que la foi n'étaient pas changée par les nouveautés. Celles-ci n'étaient, on le leur disait et ils le croyaient, que dans la présentation. Le "bon Pape Jean" l'avait assuré, il s'agissait là, non pas d'un changement dans la doctrine, mais d'un simple "aggiornamento". Et comme celui qu'ils croyaient être le gardien de la foi était là, ces Evêques ne pouvaient pas imaginer que c'était lui qui les entraînait dans l'erreur. Dans ces conditions, alors que la plupart des Pères conciliaires ont été abusés, il n'est pas chimérique de penser que certains aient pu l'être de bonne foi. De ce fait, ils ne seraient dans l'hérésie que matériellement et n'auraient encouru aucune censure.
4 Parmi les sacrifices les plus agréables au Seigneur pour qu'un ou des Evêques se lèvent, il y a surtout ceux que l'on s'impose pour assister à une Messe vraiment catholique, une Messe non souillée par la célébration « una cum l'imposteur ».
5 Dans la chapelle de Tours, après chaque Messe, le célébrant fait suivre les prières prescrites par le Pape Léon XIII d'une triple invocation que les fidèles répètent : « Mon Dieu, donnez-nous des prêtres. Mon Dieu donnez-nous des Evêques. Mon Dieu donnez-nous un Pape ». De plus, chaque mois, ils se cotisent pour faire célébrer une neuvaine de Messes à cette même intention.
Louanges divines en réparation des blasphèmes
Dieu soit bénit,
Béni soit son Saint Nom,
Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,
Béni soit le Nom de Jésus,
Béni soit son Sacré Cœur,
Béni soit son Précieux Sang,
Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel,
Béni soit l’Esprit Saint Consolateur,
Bénie soit l’Auguste Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie,
Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception,
Bénie soit sa Glorieuse Assomption,
Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère,
Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux,
Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.
___________________________
Alors qu'il y aurait, selon l'Aide à l'Église en détresse, 537 000 catholiques baptisés au Japon, soit moins de 0.5% de la
population totale, il est intéressant de remarquer le commentaire très juste du gouverneur de Tokyo, Shinatro Ishihara, qui vient de déclarer que le tremblement de
terre " un châtiment divin " pour laver l'égoïsme des japonais.
En conférence de presse, il a signalé ceci : "L'identité du peuple japonais se caractérise par l'égoïsme,
et qu'il faudrait bien user de ce tsunami pour laver cette mentalité. Je pense que cette catastrophe est une sorte de punition divine, mais je suis désolé pour les victimes de ce
cataclysme."
Source : http://www.japantoday.com/
"Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et
sur la terre il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui
surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées." (Evangile selon saint Luc 25-26)
Vous le savez sans doute, le Japon a subi vendredi dernier un violent tremblement de terre, suivi de près par un tsunami puis par de sérieux problèmes liés aux centrales nucléaires. Les morts se comptent par milliers (voire par dizaines de milliers) et les dégats matériels sont énormes (évalués à plus de 130 milliards de dollars). Des fuites radioactives ont été détectées autour d'une centrale. La menace d'un second séisme semblable s'intensifie (les autorités nippones affirment qu'il y a 70% de chances qu'un nouveau séisme d'une amplitude similaire ait lieu dans les jours à venir). Bref, une grande partie du pays est dans un triste état.
Et alors ? ... voilà quelques pistes de réflexion :
- Nous le savons, un jour nous devrons mourir. Aujourd'hui, demain peut-être. Enfin, à 20, 30 ans, on se dit qu'on a le temps de voir le coup venir... Erreur. Voilà qui nous remet les idées en place : tout un pays bouleversé en quelques secondes. Combien sont déjà morts ? et combien vont peut-être encore mourir ? Notre Seigneur nous a prévenu : "Je viendrai comme un voleur" . Que devons nous faire ? Faut-il donc tout laisser, ne pas accomplir son devoir d'état (peut-être que demain je serais mort, après tout) ? Non, il faut tout de même faire son devoir d'état. Notre Seigneur nous demande d'être prêts, de "veiller" : "Je vous le dis, heureux le serviteur que son maître trouvera veillant à son retour", "il l'établira sur tous ses biens".
- Sans doute, parmi les japonnais, il en est qui, bien qu'ils ne soient pas morts, ont perdu beaucoup d'argent, de biens matériels, etc. A quoi cela leur a-t-il servi ?
Et nous, ceci ou cela, à quoi nous sert-il ? Il s'agit donc de vivre sur la terre comme un pèlerin dont le but est le Ciel, comme un voyageur, un homme de passage. "La vie n'est pas la
vie" avait coutume de dire Mgr Gaume. Le second point à méditer est donc le détachement des biens de ce monde. "Cherchez donc avant tout le royaume de Dieu
et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît.". "Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité, afin que, lorsque vous mourrez, ils vous reçoivent dans
les tabernacles éternels."
-Nous devons prier pour tous ceux qui sont morts ou qui sont à l'agonie. "Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Rappelez-vous que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui prie et fasse des sacrifices pour elles." (Notre Dame de Fatima).
Source : Le Blog des Amis de Saint Joseph
"Que la parole du Christ habite en vous abondamment, en toute sagesse; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs, par l'action de la grâce." [Saint Paul - Col 3, 16]
"Sous l'impulsion et l'inpiration de l'Eglise, la science de la musique sacrée a parcouru au cours des siècles un long chemin qui l'a conduite cependant, parfois lentement et non sans peine, peu à peu de perfection en perfection : à savoir des simples et pures, mais en leur genre très parfaites, mélodies grégoriennes jusqu'aux grandes et magnifiques oeuvres d'art que non seulement les voix humaines mais les orgues et les autres instruments de musique ennoblissent, embellissent et amplifient sans limite. Ce progrès de l'art de la musique, de même qu'il démontre clairement à quel point l'Eglise a eu à coeur de rendre le culte divin de jour en jour plus splendide et plus agréable au peuple chrétien, de même manifeste-t-il encore pourquoi l'Eglise a dû à plusieurs reprises s'opposer à ce qu'on dépasse de justes limites et qu'en même temps qu'un vrai progrès s'infiltrent dans la musique sacrée des éléments profanes et étrangers au culte divin qui la dépraveraient." [Pie XII, Musicae sacrae disciplina, 25 décembre 1955]
"Afin que la Maison de Dieu paraisse et soit en fait vraiment une maison de prière, on écartera totalement des églises ces musiques, soit à l'orgue soit au chant, où se mêle quelque chose de lascif ou d'impur, et de même toutes les actions mondaines, les paroles vaines et profanes, les déambulations, les agitations et les cris." [Concile de Trente, session XXII (17 septembre 1562). Texte dans Fiorenzo Romita, Ius musicae liturgicae, Torino 1936, p.60]
Source : le blog des Amis de Saint Joseph
La commission européenne publie depuis sept ans un agenda à destination des élèves du secondaire des 27 pays de
l'Union. Cette année, on y retrouve les fêtes religieuses musulmanes ou juives, mais aucune fête chrétienne n'y figure.
Quand on feuillette le nouvel agenda scolaire de la commission européenne, on apprend que le ramadan commence le 11
août, on y trouve le nouvel an juif, le nouvel an chinois, et même la fête des lumières chez les hindous. Par contre, on ne trouve rien le 25 décembre, si ce n'est l'histoire
du premier sapin de Noël public. Johanna Touzel est la porte-parole de la commission des épiscopats de la communauté européenne. Elle constate également que l'agenda ne mentionne
nullement la Toussaint, "par contre on mentionne halloween" précise-t-elle. "Et ni le 1er novembre, ni Pâques, qui est la fête la plus importante de tous les chrétiens, ne sont
mentionnés. Le 25 avril, on retrouve juste une petite devinette et une légende sur Zeus".
Pour les Chrétiens c'est clair : aucune de leurs fêtes n'est mentionnée par l'Europe dans cet agenda, destiné aux
écoles secondaires de l'Union. "C'est étonnant qu'on ait omis ces fêtes chrétiennes car 90% des européens sont au moins de culture chrétienne", ajoute Johanna Touzel.
De nombreux chrétiens qui se disent blessés se sont plaints et certains parlementaires européens ont écrit au
président de la commission. Son porte-parole, Frédéric Vincent se montre lui, plutôt embarrassé. "On assume la bourde et on reconnait qu'on aurait dû faire plus attention. On s'est excusés et
ce sera corrigé".
3 200 000 exemplaires sont déjà utilisés dans plus 21 000 écoles. L'agenda a pourtant été validé en haut lieu,
préfacé par les commissaires, et même par José Manuel Barroso, le président de la Commission. Comme personne n'a rien vu pour cette année, c'est trop tard pour la dernière édition. Mais pour la
prochaine édition 2011-2012, cela ne se reproduira pas car l'Europe envisage carrément de supprimer toute référence aux fêtes religieuses.
Source : rtbf.be
Le 29 est la date de début de la neuvaine à l'Immaculée Conception.
Pour bien préparer cette fête et honorer Notre-Dame, le meilleur moyen est de faire cette neuvaine (courte à dire). C'est saint Alphonse de Liguori qui rédigea ce texte de neuvaine qui se trouve dans le pdf que nous publions ICI.
Source : le site de l'Institut Mater Boni Consilii
Cette fête fut instituée par le pape Pie V, après la glorieuse victoire de Lépante sur les Turcs en 1571, fut élevée au premier rang par le pape Léon XIII et enrichie d'un office propre. Le mois d'octobre est consacré à Notre Dame du Saint Rosaire ; il est bien cher à tous ceux qui pratiquent la dévotion au Rosaire.
Notre Dame a souvent demandé aux hommes de réciter le chapelet, comme à Fatima où elle fera plusieurs fois la demande, par exemple le 13 octobre 1917 : "Je veux te dire que l'on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux."
Saint Pie X : "Donnez-moi une armée qui récite le chapelet et je ferai la conquête du monde. De toutes les prières, le rosaire est la plus belle et la plus riche en grâces, celle qui plait le plus à la Très Sainte Vierge Marie. Aimez-donc le rosaire et récitez-le avec piété tous les jours; c’est le testament que je vous laisse afin qu’il vous fasse souvenir de moi."
Promesses de la T.S.Vierge Marie à Saint Dominique et au bienheureux Alain de la Roche en faveur de la dévotion au rosaire :
1. A tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces.
2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées.
3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l'enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies.
4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes oeuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les coeurs l'amour de Dieu à l'amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d'âmes se sanctifieront par ce moyen.
5. Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas.
6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la vie éternelle.
7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel.
8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort, la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des Bienheureux.
9. Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire.
10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d'une grande gloire dans le Ciel.
11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l'obtiendrez.
12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités.
13. J'ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les Saints du ciel.
14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et
soeurs de
Jésus-Christ.
15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )
> Un non-catholique ne peut pas être pape


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI

