Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape

Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:33

 Nous publions ici la traduction française d'un des sermons de M. l'abbé Anthony CEKADA daté du 5 février 2006. Les propos de ce prêtre américain, professeur de théologie morale et sacramentelle, de Droit canon et de Liturgie restent grandement d'actualité. 

 

 Ce sermon peut être téléchargé et lu en français et anglais en format PDF en cliquant ICI


benoitXVI.jpg

Sermon du 5ème dimanche après l’Epiphanie
- 05 février 2006 -

  La presse traditionaliste, a répandu, aux Etats Unis ainsi que sur le web, des rumeurs concernant le fait que la Fraternité St Pie X aurait conclu une sorte de marché avec la Rome moderniste. Ainsi des bruits ont couru que Benoît XVI offrirait à la Société sacerdotale la messe en latin ainsi qu’une sorte de reconnaissance officielle, et qu’en retour, la Fraternité St Pie X accepterait Vatican II “à la lumière de la Tradition”, pour reprendre la formule par laquelle l’Archevêque Mgr Lefebvre s’en est sorti il y a plusieurs années.

 Récemment, la Fraternité St Pie X a aussi publié dans son bulletin des Etats-Unis, un article reconnaissant la validité du nouveau rite de consécration épiscopale que Paul VI promulgua en 1968. Les rumeurs m’ont poussé à faire, pendant un certain temps, des recherches historiques ; cela m’a permis de réunir des éléments solides, et j’avais l’intention d’écrire très prochainement un article à ce sujet; mais, entre-temps la Fraternité St Pie X a publié ce document, où elle reconnaît la validité du nouveau rite de consécration épiscopale. S’ils veulent réellement établir une sorte de compromis avec le Vatican, il était naturel qu’ils le fassent puisque Benoît XVI lui-même a été sacré sous ce nouveau rite. Ainsi les traditionalistes, de divers endroits, sont en train de s’agiter devant cette affaire. Cependant, nous devons, en tant que catholiques, nous rappeler que garder la messe en latin, la messe tridentine, n’est pas notre but ultime : en effet, vous pouvez aller au Ciel sans la messe traditionnelle en latin, mais vous ne pouvez aller au Ciel sans avoir la Foi catholique intégrale. Et c’est cette Foi qu’ont détruit Vatican II et la présumée hiérarchie de Vatican II dont faisait partie Benoît XVI.
 
 Benoît XVI donnera aux gens la messe en latin. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Tôt ou tard il le fera, et il donnera à ceux qui le veulent la messe tridentine en latin, une chapelle latérale séparée, une petite niche dans sa religion mondialiste.  Mais ce qu’il ne vous donnera pas, c’est la Foi catholique intégrale. Nous devons être réalistes à ce sujet. Joseph Ratzinger fut un des architectes des changements de Vatican II. En particulier, il est responsable des enseignements nouveaux et faux sur la nature de l’Eglise catholique.
 
 Cette semaine, j’ai lu à ce sujet un article d’Avery Dulles, qui est un cardinal et théologien novus ordo. Il raconte comment Ratzinger, fut, le tout premier, responsable d’avoir créé cette nouvelle notion de l’Eglise définie comme étant « peuple de Dieu ». Et ceci était la base, comme nous le savons, de toutes les fausses hérésies œcuméniques qui allaient suivre. Il est très important que nous ayons les idées claires sur ces questions : nous ne sommes pas impliqués dans une bataille -uniquement- pour la messe, mais nous sommes impliqués dans une bataille pour la Foi catholique.
 
 Les traditionalistes sont habituellement d’accord sur deux points généraux. Tout d’abord, que la nouvelle messe est mauvaise, et qu’elle est nuisible à la Foi catholique ; et deuxièmement, que les enseignements de la hiérarchie de Vatican II et de l’après-Vatican II sur l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité et l’Eglise, contredisent les enseignements d’avant Vatican II.
 Là où les traditionalistes diffèrent, c’est sur comment concilier le rejet de ce que nous savons être des maux et de ce que nous savons être des erreurs contre la Foi catholique, avec la notion de l’autorité papale et de l’indéfectibilité de l’Eglise catholique.
 
 D’un côté, vous avez la Fraternité St Pie X et beaucoup d’autres qui disent : « Eh bien, vous pouvez résister à un pape et en même temps résister à ses lois mauvaises et à ses mauvais enseignements ».
 Et, de l’autre côté de la question, il y a notre point de vue. Nous affirmons que leurs mauvaises lois et leurs erreurs doctrinales indiquent que les présumés papes de Vatican II ont perdu leur autorité à un certain moment en devenant hérétiques et par conséquent qu’ils ne sont pas du tout de vrais papes. Voilà le point crucial qui divise. Des groupes comme la Fraternité St Pie X qui promeuvent cette notion de résistance ne trouvent pas de soutien dans l’enseignement de l’Eglise pour leur ligne de conduite.
 
 Tout d’abord, la véritable autorité de l’Eglise ne peut pas promulguer un mauvais rite de la messe : le Saint-Esprit et la promesse du Christ empêchent l’Eglise de faire cela, et l’Eglise est incapable d’enseigner universellement des erreurs doctrinales. Par son infaillibilité, l’Eglise en est préservée, et les théologiens de l’Eglise catholique ne soutiennent ni n’ont jamais soutenu l’idée qu’on puisse résister et ne pas se soumettre à un vrai pape, à ses lois, et à ses doctrines. Quand nous alignons ce que nous savons être des maux de la religion de Vatican II et des erreurs qu’elle enseigne contre la Foi catholique, nous sommes conduits à une seule conclusion : ces faits que nous connaissons, excluent la possibilité que ces hommes-là qui nous les ont donnés continuent de posséder une quelconque autorité émanant de Jésus-Christ.
 
 La théologie catholique et le droit canon nous disent que l’appartenance à l’Eglise s’articule autour de deux choses : le baptême et la profession de Foi que vous faites lorsque vous atteignez l’âge de raison. Si, à partir d’un moment, vous cessez de professer la Foi catholique, si vous cessez de professer même un seul article de la Foi catholique, vous vous mettez vous-même en dehors de l’Eglise catholique. Si vous occupez un poste d’autorité au sein de l’Eglise catholique, les théologiens et la loi d’Eglise enseignent que vous perdez votre office, votre autorité ainsi que votre droit de commander; quelqu’un qui a cessé d’être membre de l’Eglise ne peut en effet continuer d’exercer l’autorité au nom de Jésus-Christ.
 
 De plus, les théologiens catholiques, et même des Papes - tels qu’Innocent III et Paul IV -, ont enseigné que ceci pouvait arriver même à un [présupposé] pape qui cesse de croire en un article de la Foi catholique et qui le proclamerait publiquement : alors il devient hérétique.
 
 Un hérétique est - dit l’Eglise - quelqu’un qui après avoir reçu le baptême, nie ou doute avec pertinancia, c’est-à-dire obstinément, de n’importe quelle vérité parmi celles qui sont à croire de par la Foi divine et catholique. Or, une  « vérité qui est à croire de par la Foi divine et catholique » est une vérité que l’Eglise a authentiquement proposée comme telle, et ces vérités nous les trouvons dans le Credo, par exemple, ou à d’autres endroits. On peut aussi nier cette doctrine, et devenir hérétique, ou bien en nier l’équivalent, et ceci soit explicitement, soit par des termes équivalents.

 Vous pouvez dire: “Je nie cet article du Credo”; vous pouvez autrement le contredire directement - ceci est une contradiction -,  vous pouvez aussi faire ce qui est appelé une contre-proposition : vous pouvez affirmer quelque chose qui exclut ce qui est vrai, et les modernistes sont très, très habiles en cela. Vous devez être ainsi réfractaire ou obstiné, et la théologie catholique nous dit alors ceci : du moment que l'on connaît suffisamment l’existence de la règle de la Foi dans l’Eglise et que l'on refuse de se soumettre à cette règle sur un point quelconque, pour n’importe quel motif, l’hérésie formelle est consumée.
 
 De quelles hérésies de la nouvelle Eglise sommes-nous en train de parler ?

 Il y a une hérésie en particulier, concernant la nature de l’Eglise, que j’appelle « la Franken-église ».
 
 Dès à présent, vous pensez au monstre Frankenstein et à ce que vous avez vu dans le film du monstre Frankenstein. Il y avait plusieurs parties différentes qui étaient rassemblées pour créer ce nouvel être. Il n’y avait donc, au final, pas un être humain intégral, mais un amalgame de divers composants qui entouraient la base initiale. Or, ce que j'appelle l’hérésie de la Franken-église professe les notions de « peuple de Dieu » ou d' « Eglise du Christ » ce qui n’est pas identique à l’Eglise catholique romaine. Elle est en quelque sorte plus large que l’Eglise catholique romaine. Il y a des éléments et des parties de la vraie Eglise qui sont possédées soit pleinement, par des catholiques, tandis que d'autres sont la possession au moins partiellement des hérétiques et des schismatiques.
 
  Or, avant Vatican II, il y avait plusieurs théologiens qui avaient, de fait, proposé cette idée de l’Eglise. Ils avaient alors été interdits et réduits au silence par Pie XII ; mais survint Vatican II, et nous pourrions dire que ceci fut comme le coup de foudre qui déclencha le réveil du monstre, qui éleva la Franken-Eglise. Et le génie, le docteur fou qui unifia la théologie de la Franken-Eglise ne fut autre que Joseph Ratzinger, maintenant Benoît XVI.

 Il donna origine à cette idée, la promut à Vatican II lorsqu'il n'était encore qu'un jeune théologien, et, dans les années 80, sous Jean Paul II, alors qu’il était nommé à une charge au Vatican, il rédigea de nombreux documents sur cette notion de « peuple de Dieu » et sur la notion de l’Eglise vue comme étant une communion où vous pouvez avoir de diverses parties, de petites parties hétérogènes qui sont ajoutées de l’extérieur –donnant un résultat final monstrueux-.
 
 Ainsi, typiquement, les idées qu’il a apportées sont toutes semblables à celle-ci : les corps schismatiques sont des églises particulières, unies à l’Eglise catholique par des liens étroits, où vous avez des sutures pour le monstre. Vous me suivez ?
 Ou bien, que l’Eglise du Christ est présente et opérante dans des églises qui rejettent la papauté : ceci est contre la doctrine catholique définie. Ou encore qu’il y existe de nombreuses sphères d’appartenance à l’Eglise comme  « peuple de Dieu », quel qu’il soit.       Ou, que des éléments de cette Eglise déjà mentionnée existent, trouvés dans leur plénitude  dans l’Eglise catholique, mais sans cette plénitude aussi dans d’autres communautés.
 Ou bien, à la place de commencer l’Eglise catholique par la notion d’Eglise catholique, dans le nouveau catéchisme, le chapitre sur l’Eglise commence par la notion de « peuple de Dieu » : vous devenez une partie du « peuple de Dieu » par le baptême et tout le « peuple de Dieu », dit Ratzinger, participe aux offices du Christ, comme prêtre, prophète et roi. Ainsi, quiconque reçoit le baptême, _luthériens, méthodistes, orthodoxes schismatiques, et ainsi de suite, participe à cet ensemble de « peuple de Dieu ». Ou encore, il enseigne que le corps du Christ, l’Eglise, est blessé. Ou, que l’Esprit du Christ, emploie des corps schismatiques et hérétiques comme moyens de salut. On pourrait continuer longtemps avec ces erreurs.
 
 Ainsi nous avons dit que ceci est une hérésie, que c'est contraire à la Foi divine et catholique. Mais quel article de foi nie-t-elle?
 Le même que nous professerons dans quelques instants, dans le Credo : “Credo in unam ecclesiam”,  je crois en une seule Eglise.
 
 L’Eglise, Pape après Pape et théologien après théologien, a dit que cet article du Credo, cette unicité de l’Eglise, signifiait que dans sa profession de Foi, dans son gouvernement et dans son culte, l’Eglise est indivisible en elle-même et séparée de toute autre. Léon XIII a certifié que la pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui ont voulu considérer comme en dehors de la communion catholique et comme étranger à  l’Eglise quiconque n'aurait accepté, qu'à moindre degré, un point quelconque de doctrine proposé par le magistère qui fait autorité. Tel est l’enseignement de l’Eglise catholique. Et, au contraire, la Franken-Eglise renverse complètement cette notion et nous donne un monstre, une espèce d’être qui est divisé dans sa foi, dans son gouvernement et dans son culte ; et c’est par degrés de communion pleine ou partielle que tout est cousu ensemble, comme Ratzinger l’a inventé, opposé en cela au pape, à toute la lignée de Papes tels que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII : lisez ce que ces papes ont dit, lisez ce que les papes ont toujours dit à ce sujet, et vous verrez cette hérésie condamnée.
 http://www.bibliotecapleyades.net/imagenes_vaticano/vatican40_14.jpg
 Ensuite il y a la question, à laquelle nous n’avons pas besoin de passer trop de temps, à savoir l’obstination dans l’hérésie, la pertinancia.
 Les hommes qui professent ceci, ces modernistes, ont été auparavant des théologiens universitaires, des professeurs de séminaire, des cardinaux, des archevêques; ils savaient ce qu’était la règle de la Foi dans l’Eglise : ils ont voulu la changer, ils ont voulu la nier.
 Et ceci est spécialement le cas avec Ratzinger, docteur en théologie, il fut professeur de théologie, il fut expert à Vatican II; il était cardinal, il était chargé du département du Vatican qui s’occupe de la doctrine, et il était considéré comme un véritable surdoué.

 Pensez-vous qu’il ne sût pas que Pie IX, Léon XIII, Pie XI, Pie XII, que d’innombrables autres Papes, théologiens, que les Pères de l’Eglise et l’édifice entier de la théologie catholique, enseignaient que quelqu’un, qui rejetterait même un seul point de la doctrine de l’Eglise, s'excluait automatiquement de sa communion avec Elle, qu'il devenait étranger à Elle ? Est-ce qu’il ne le savait pas ?
 Certes, il le savait. Cela est sûr.
 
 Alors la conclusion, la conclusion pratique que nous en tirons est évidente : cette personne ne peut être catholique, et donc ne peut être un vrai Pape de notre Eglise.
 
 Saint Augustin, en ce jour, fait un commentaire sur l’Evangile « du bon grain et de la zizanie » (Matt. 13:24), du blé et de l’ivraie, nous dirions en langage plus moderne, et il dit très spécifiquement que les hérétiques  sont la zizanie, qu’ils sont l’ivraie.
 Il dit qu’il semblerait qu’ils appartiennent à une même communion, mais que par là, Notre-Seigneur veut simplement dire qu’ils sont dans le monde avec les chrétiens, et qu’en réalité ils ne se mêlent pas aux vrais croyants dans l’unité de l’Eglise et dans l’unité d’une seule Foi.
 La doctrine moderniste est condamnée par les Pères eux-mêmes. Les hérétiques ne font pas partie de l’Eglise, c’est une hérésie contre l’article du Credo « Je crois en une seule Eglise » que de dire autrement. Le promoteur en chef de cette hérésie était Ratzinger : un hérétique ne peut pas être un vrai Pape et notre combat n’est pas pour la messe, mais pour la Foi catholique.
 
 Nous ne cherchons pas d’approbation de la part des hérétiques, nous ne cherchons pas une niche dans l’église mondialiste hérétique, et en réponse à leurs offres, nous disons, par la voix du Concile de Trente, la phrase employée à la fin de chaque véritable concile catholique : « Anathème aux hérétiques ! Mille fois anathème ! »
 
 Que Dieu vous bénisse.
 
 Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi-soit-il. 

Par Clément LECUYER - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 19:13
Par Clément LECUYER - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 16:21

  L'abbé Ratzinger a rendu hommage vendredi 23 septembre à Luther, un geste fort à l'égard des protestants à Erfurt (Est) où fut pensée la Réforme.

 "Ce qui ne laissait pas (Luther) en paix était la question de Dieu, qui fut la passion profonde et le ressort de sa vie et de son itinéraire tout entier", a-t-il déclaré au couvent des Augustins où le penseur de la Réforme, alors encore catholique, a vécu de 1505 à 1511.

L'abbé Ratzinger a prononcé ce discours très attendu dans la salle du chapitre, lors d'une rencontre à huis clos, pendant une demi-heure, avec vingt délégués de l'Eglise protestante allemande.

"La pensée de Luther, sa spiritualité toute entière était complètement centrée sur le Christ."

"Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux: cette question pénétrait le coeur de Luther et se trouvait derrière chacune de ses recherches théologiques et chaque lutte intérieure", a déclaré Benoît XVI, en exprimant son "émotion" d'être venu sur les traces de celui qui devait fonder la Réforme.

Il a ensuite concélébré un service oecuménique dans l'église médiévale du couvent où Luther fut ordonné prêtre en 1507 et où il lut sa première messe le 2 mai la même année.

Dans la matinée, Benoît XVI avait appelé à un meilleur dialogue entre chrétienté et islam, au deuxième jour d'un voyage marathon dans son pays natal.

"Je pense qu'une collaboration féconde entre chrétiens et musulmans est possible", avait estimé Benoît XVI en recevant à Berlin des représentants de l'islam en Allemagne.

Après cette rencontre, le Conseil des musulmans en Allemagne a estimé que cette rencontre était une "grande chance" pour stimuler le dialogue chrétien-musulman. "C'était un signe important et bienfaisant", a déclaré le porte-parole du Conseil, Aiman Mazyek.

 

Source : l'AFP

 

Par Clément LECUYER - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 21:39

    Comme les années précédentes, notre confrère Résistance-catholique a de nouveau constaté que l'abbé Ratzinger-Benoît XVI n'a pas embrassé les pieds de Notre Seigneur Jésus-Christ, comme est pourtant tenu de le faire chaque fidèle catholique ce jour là, lors de l'adoration de la Croix du vendredi saint !

 

 

 

   Une fois de plus, Ratzinger-Benoît XVI a donc ostensiblement refusé de baiser la croix de Notre Seigneur.

 

 

 A l'inverse, c'est sans hésitation qu'il a embrassé le reliquaire de son prédécesseur, l'antichrist Jean-Paul II !

 

 

L'abbé Ratzinger embrasse le reliquaire de Jean-Paul II lors de la cérémonie de "béatification"

 

 

 Edition : Sans aucunement nous concerter avec le site ami catholicapedia, nous avons eu, par cet article, la même réaction que ce dernier. En effet, Catholicapedia vient de relayer la même information en reprenant les images ci-dessous publiées par le site sud-amériocain Radio Crisiandad :

 

Le Baisé de Ratzinger à la "relique de JPII

 

  Ce à quoi, Catholicapedia ajoute cette remarque que nous souscrivons entièrement :

 

  "Nous aurions pu penser que Ratzinger-Benoît 1er de Vatican d’Eux n’aimait pas embrasser, même par dévotion, quelque chose que des milliers de personnes ont embrassé avant  lui…

Mais, voir le visage de Ratzinger devant la croix de Notre Seigneur, et voir le visage de Ratzinger devant la fiole de sang de JPII (ou de liqueur de cassis…). Son visage dit tout !"

 

 Décidemment, cet obscure personnage est très loin d'être "le sauveur de la Tradition" comme l'affirmait la Fraternité Saint Pie X il y a encore quelques mois... ! Qu'on le veuille ou non, il ne s'agit, ni plus ni moins, d'un loup déguisé en agneau ! 

 

Par Clément LECUYER - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 4 commentaires
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 11:53

Extraits d'un article du site Zenit :

 

ROME, Mardi 25 janvier 2011 (ZENIT.org) - L'œcuménisme est un "engagement fondamental" de l'Eglise et non pas "une simple stratégie de communication", a rappelé Benoît XVI en recevant en audience, le 24 janvier, une délégation de l'Eglise évangélique luthérienne d'Allemagne présente à Rome à l'occasion de la conclusion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

"L'engagement de l'Eglise catholique pour l'œcuménisme", a ajouté Benoît XVI en rappelant les paroles de Jean-Paul II dans l'encyclique Ut unum sint, "n'est pas une simple stratégie de communication dans un monde qui change, mais un engagement fondamental de l'Eglise à partir de sa propre mission" (cf. Nm 28-32).

Pour certains, aujourd'hui, "l'objectif commun de l'unité pleine et visible des chrétiens semble de nouveau être plus lointain. Les interlocuteurs œcuméniques portent dans le dialogue des idées sur l'unité de l'Eglise complètement différentes", a-t-il observé.

« Je partage la préoccupation de beaucoup de chrétiens pour le fait que les fruits du travail œcuménique, surtout en relation à l'idée d'Eglise et de ministère, ne sont pas encore suffisamment reçus par les interlocuteurs œcuméniques. Toutefois, même si de nouvelles difficultés surgissent, nous regardons l'avenir avec espérance ».

Devant la délégation allemande, le pape a rappelé l'importance de l'Esprit Saint pour dépasser les divisions entre chrétiens. Il a aussi souhaité que le dialogue théologique contribue "à une entente sur des questions ouvertes, qui sont un obstacle sur le chemin vers l'unité visible et la célébration commune de l'Eucharistie comme sacrement de l'unité entre les chrétiens".

Depuis 2009 en Allemagne, a encore rappelé Benoît XVI, une commission de dialogue bilatéral de la Conférence épiscopale et de l'Eglise évangélique luthérienne allemande, a repris son activité sur le thème : "Dieu et la dignité de l'homme".

"Ce domaine thématique comprend en particulier des problèmes récents en relation à la protection et à la dignité de la vie humaine, comme les questions urgentes de la famille, le mariage et la sexualité, qui ne peuvent être étouffées ou négligées uniquement pour ne pas mettre en danger le consensus œcuménique trouvé jusque-là".

"Souhaitons - a ajouté le pape - que sur ces questions importantes relatives à la vie, de nouvelles différences confessionnelles ne naissent pas, mais qu'ensemble, nous puissions rendre témoignage au monde et aux hommes de ce que le Seigneur nous a montré et nous montre".

Le pape a enfin évoqué le prochain anniversaire (le 50e, en 2017) des thèses de Luther sur les indulgences. "A cette occasion, luthériens et catholiques auront l'opportunité de célébrer dans le monde entier une commémoration œcuménique commune, de lutter au niveau mondial pour les questions fondamentales, non pas sous la forme d'une célébration triomphaliste, mais comme une profession commune de notre foi dans le Dieu Un et Trine, dans l'obéissance commune à Notre Seigneur et à sa Parole", a-t-il souligné.

________________________________


  Cette conception de l'unité des chrétiens s'oppose à l'enseignement du Pape Pie XI dans son encyclique Mortalium animos dont voici de larges extraits :

 

  http://www.aloha.net/~mikesch/PiusXIcrowned.jpg

 

"Jamais peut-être dans le passé, les esprits des hommes n’ont été saisis aussi fort que nous le voyons de nos jours, du désir de renforcer et d’étendre pour le bien commun de la société humaine, les relations fraternelles qui nous lient à cause de notre communauté d’origine et de nature.

Les peuples, en effet, ne jouissent pas encore pleinement des bienfaits de la paix; et même, çà et là, de vieilles et de nouvelles discordes provoquent l’éruption de séditions et de guerres civiles. Par ailleurs, la plupart, assurément, des controverses qui touchent à la tranquillité et à la prospérité des peuples ne peuvent d’aucune manière recevoir de solution sans l’action concertée et les efforts des chefs des Etats et de ceux qui en gèrent et poursuivent les intérêts. On comprend donc aisément, et cela d’autant mieux que plus personne ne refuse d’admettre l’unité du genre humain, pourquoi la plupart des hommes désirent voir, au nom de cette fraternité universelle, les divers peuples s’unir entre eux par des liens chaque jour plus étroits.

C’est un résultat semblable que d’aucuns s’efforcent d’obtenir dans les choses qui regardent l’ordre de la Loi nouvelle, apportée par le Christ Notre Seigneur. Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission.

De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire: se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée.

Il est vrai, quand il s’agit de favoriser l’unité entre tous les chrétiens, certains esprits sont trop facilement séduits par une apparence de bien. N’est-il pas juste, répète-t-on, n’est-ce pas même un devoir pour tous ceux qui invoquent le nom du Christ, de s’abstenir d’accusations réciproques et de s’unir enfin un jour par les liens de la charité des uns envers les autres ? Qui donc oserait affirmer qu’il aime le Christ s’il ne cherche de toutes ses forces à réaliser le voeu du Christ lui-même demandant à son Père que ses disciples soient « un » (Joan. XVII, 21) ? Et de plus le Christ n’a-t-il pas voulu que ses disciples fussent marqués et distingués des autres hommes par ce signe qu’ils s’aimeraient entre eux: «  C’est à ce signe que tous connaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres  » (Joan. XIII, 35) ?

Plaise à Dieu, ajoute-t-on, que tous les chrétiens soient « un » ! Car par l’unité, ils seraient beaucoup plus forts pour repousser la peste de l’impiété qui, s’infiltrant et se répandant chaque jour davantage, s’apprête à ruiner l’Evangile.

Tels sont, parmi d’autres du même genre, les arguments que répandent et développent ceux qu’on appelle panchrétiens. Et il s’en faut que ces panchrétiens soient peu nombreux et disséminés; ils se sont, au contraire, multipliés en organisations complètes et ils ont fondé des associations largement répandues, que dirigent, le plus souvent, des non catholiques, quelles que soient leurs divergences en matières de foi. Leur entreprise est, d’ailleurs, poursuivie si activement qu’elle obtient en beaucoup d’endroits l’accueil de personnes de tout ordre et qu’elle séduit même de nombreux catholiques par l’espoir de former une union conforme, apparemment, aux voeux de notre Mère la Sainte Eglise, laquelle, certes, n’a rien plus à coeur que de rappeler et de ramener à son giron ses enfants égarés.

Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique.

[...] 

C’est ici l’occasion d’exposer et de réfuter la fausse théorie dont visiblement dépend toute cette question et d’où partent les multiples activités concertées des non-catholiques en vue de confédérer, comme nous l’avons dit, les églises chrétiennes.

Les auteurs de ce projet ont pris l’habitude d’alléguer, presque à l’infini, les paroles du Christ : «  Qu’ils soient un… Il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur  » (Joan. XVII, 21; X, 15), mais en voulant que, par ces mots, soient signifiés un voeu et une prière du Christ Jésus qui, jusqu’à ce jour, auraient été privés de résultat. Ils soutiennent, en effet, que l’unité de foi et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Eglise du Christ, n’a presque jamais existé jusqu’à présent et n’existe pas aujourd’hui; que cette unité peut, certes, être souhaitée et qu’elle sera peut-être un jour établie par une entente commune des volontés, mais qu’il faut entre-temps la tenir pour une sorte de rêve. Ils ajoutent que l’Eglise, en elle-même, de sa nature, est divisée en parties, c’est-à-dire constituée de très nombreuses églises ou communautés particulières, encore séparées, qui, malgré quelques principes communs de doctrine, diffèrent pour tout le reste; que chaque église jouit de droits parfaitement identiques; que l’Eglise ne fut une et unique que tout au plus depuis l’âge apostolique jusqu’aux premiers conciles oecuméniques.

Il faut donc, disent-ils, négliger et écarter les controverses même les plus anciennes et les divergences de doctrine qui déchirent encore aujourd’hui le nom chrétien, et, au moyen des autres vérités doctrinales, constituer et proposer une certaine règle de foi commune: dans la profession de cette foi, tous sentiront qu’ils sont frères plus qu’ils ne le sauront; seulement, une fois réunies en une fédération universelle, les multiples églises ou communautés pourront s’opposer avec force et succès aux progrès de l’impiété.

[...]

Pourtant, si on peut trouver des non-catholiques, d’ailleurs nombreux, qui prêchent à pleine voix une communion fraternelle dans le Christ Jésus, on n’en trouverait pas à qui vienne la pensée de se soumettre et d’obéir au Vicaire de Jésus-Christ quand il enseigne et quand il commande. Entre-temps, ils affirment qu’ils traiteront volontiers avec l’Eglise Romaine, mais à droits égaux, c’est-à-dire en égaux avec un égal; mais s’ils pouvaient traiter, il ne semble pas douteux qu’ils le feraient avec la pensée de ne pas être tenus, par le pacte éventuellement conclu, à renoncer aux opinions en raison desquelles, encore maintenant, ils restent dans leurs errements et dans leurs erreurs hors de l’unique bercail du Christ.

Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d’aucune manière, participer à leurs congrès et que, d’aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer; s’ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l’unique Eglise du Christ.

Pouvons-nous souffrir – ce serait le comble de l’iniquité – que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée? Car, en la circonstance, il s’agit de respecter la vérité révélée. Puisque c’est pour instruire de la foi évangélique tous les peuples que le Christ Jésus envoya ses Apôtres dans le monde entier et que, pour les garder de toute erreur, il voulut qu’ils fussent auparavant instruits de toute vérité par l’Esprit-Saint (Joan. XVI, 13), est-il vrai que, dans l’Eglise que Dieu lui-même assiste comme chef et gardien, cette doctrine des Apôtres a complètement disparu ou a été jamais falsifiée? Si notre Rédempteur a déclaré explicitement que son Evangile est destiné non seulement aux temps apostoliques, mais aussi aux âges futurs, l’objet de la foi a-t-il pu, avec le temps, devenir si obscur et si incertain qu’il faille aujourd’hui tolérer même les opinions contradictoires?

Si cela était vrai, il faudrait également dire que tant la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres que la présence perpétuelle de ce même Esprit dans l’Eglise et la prédication elle-même de Jésus-Christ ont perdu, depuis plusieurs siècles, toute leur efficacité et tout leur utilité: affirmation évidemment blasphématoire.

[...]

Il est vrai, ces panchrétiens qui cherchent à fédérer les églises, semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi? Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Evangile, dévoiler les secrets du Coeur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau: «  Aimez-vous les uns les autres  », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure: «  Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas  » (Joan. II, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ.

Comment, dès lors, concevoir la légitimité d’une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu’elle serait en contradiction avec celles des autres? Et par quelle formule, Nous le demandons, pourraient-ils constituer une seule et même société de fidèles, des hommes qui divergent en opinions contradictoires? Par exemple, au sujet de la sainte Tradition, ceux qui affirment qu’elle est une source authentique de la Révélation et ceux qui le nient? De même, pour la hiérarchie ecclésiastique, composée d’évêques, de prêtres et de ministres, ceux qui pensent qu’elle est d’institution divine et ceux qui déclarent qu’elle a été introduite peu à peu selon les temps et les circonstances? Egalement au sujet de la très sainte Eucharistie, ceux qui adorent le Christ véritablement présent en elle grâce à cette merveilleuse transformation du pain et du vin appelée transsubstantiation, et ceux qui affirment que le corps du Christ ne s’y trouve présent que par la foi ou par un signe et la vertu du Sacrement; ceux qui reconnaissent à la même Eucharistie à la fois la nature de sacrifice et celle de sacrement, et ceux qui n’y voient rien d’autre que le souvenir et la commémoraison de la Cène du Seigneur? Et aussi, quant aux Saints régnant avec le Christ et spécialement Marie Mère de Dieu, ceux qui croient qu’il est bon et utile de les invoquer par des supplications et de vénérer leurs images, et ceux qui prétendent que ce culte ne peut être rendu, parce qu’opposé à l’honneur de Jésus-Christ «  seul médiateur entre Dieu et les hommes  » (I Tim. II, 5)?

En vérité, nous ne savons pas comment, à travers une si grande divergence d’opinions, la voie vers l’unité de l’Eglise pourrait être ouverte, quand cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens. En revanche, nous savons très bien que, par là, une étape est facilement franchie vers la négligence de la religion ou indifférentisme et vers ce qu’on nomme le modernisme, dont les malheureuses victimes soutiennent que la vérité des dogmes n’est pas absolue, mais relative, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux besoins changeants des époques et des lieux et aux diverses tendances des esprits, puisqu’elle n’est pas contenue dans une révélation immuable, mais qu’elle est de nature à s’accommoder à la vie des hommes.

De plus, quant aux vérités à croire, il est absolument illicite d’user de la distinction qu’il leur plaît d’introduire dans les dogmes de foi, entre ceux qui seraient fondamentaux et ceux qui seraient non fondamentaux, comme si les premiers devaient être reçus par tous tandis que les seconds pourraient être laissés comme matières libres à l’assentiment des fidèles: la vertu surnaturelle de foi a en effet, pour objet formel l’autorité de Dieu révélant, autorité qui ne souffre aucune distinction de ce genre. C’est pourquoi tous les vrais disciples du Christ accordent au dogme de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu la même foi que, par exemple, au mystère de l’Auguste Trinité, et de même ils ne croient pas à l’Incarnation de Notre Seigneur autrement qu’au magistère infaillible du Pontife Romain dans le sens, bien entendu, qu’il a été défini par le Concile oecuménique du Vatican. Car, de la diversité et même du caractère récent des époques où, par un décret solennel, l’Eglise a sanctionné et défini ces vérités, il ne s’ensuit pas qu’elles n’ont pas la même certitude, qu’elles ne sont pas avec la même force imposées à notre foi: n’est-ce pas Dieu qui les a toutes révélées?

En effet, le magistère de l’Eglise – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes – s’exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu’il s’impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.

Certes, cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion.

On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n’a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n’est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu’en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu’ils ont eu jadis le malheur de s’en séparer.

Le retour à l’unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu’il l’a instituée lui-même pour le salut de tous. Car jamais au cours des siècles, l’Epouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien: «  L’Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer  » (De cath. Ecclesiae unitate, VI). Et le saint martyr s’étonnait vivement, et à bon droit, qu’on pût croire «  que cette unité provenant de la stabilité divine, consolidée par les sacrements célestes, pouvait être déchirée dans l’Église et brisée par le heurt des volontés discordantes  » (ibid.). Le corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Eglise, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l’instar d’un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu’il peut se composer de membres épars et disjoints; par suite, quiconque ne lui est pas uni n’est pas un de ses membres et n’est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30; 1,22).

Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n’accepte l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. N’ont-ils pas obéi à l’Evêque de Rome, Pasteur suprême des âmes, les ancêtres de ceux qui, aujourd’hui, sont enfoncés dans les erreurs de Photius et des novateurs? Des fils ont, hélas ! déserté la maison paternelle, laquelle ne s’est point pour cela effondrée et n’a pas péri, soutenue qu’elle était par l’assistance perpétuelle de Dieu. Qu’ils reviennent donc au Père commun, qui oubliera les insultes proférées jadis contre le Siège Apostolique et les recevra avec la plus grande affection. Si, comme ils le répètent, ils désirent se joindre à nous et aux nôtres, pourquoi ne se hâteraient-ils pas d’aller vers l’Eglise, «  mère et maîtresse de tous les fidèles du Christ  » (Conc. Latran IV, c. 5).

Qu’ils écoutent Lactance s’écriant: «  Seule… l’Eglise catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. Que personne ne se flatte d’une lutte obstinée. Car c’est une question de vie et de salut; si l’on n’y veille avec précaution et diligence, c’est la perte et la mort  » (Divin. Instit., IV. 30, 11-12).

Que les fils dissidents reviennent donc au Siège Apostolique, établi en cette ville que les princes des Apôtres, Pierre et Paul, ont consacrée de leur sang, au Siège «  racine et mère de l’Eglise catholique  » (S. Cypr., Ep. 48 ad Cornelium, 3).

Qu’ils y reviennent, non certes avec l’idée et l’espoir que «  l’Eglise du Dieu vivant, colonne et fondement de la vérité  » (I Tim. II, 15) renoncera à l’intégrité de la foi et tolérera leurs erreurs, mais, au contraire, pour se confier à son magistère et à son gouvernement. Plaise à Dieu que cet heureux événement, que tant de nos prédécesseurs n’ont pas connu, Nous ayons le bonheur de le voir, que nous puissions embrasser avec un coeur de père les fils dont nous déplorons la funeste séparation; plaise à Dieu notre Sauveur, «  qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité  » (I Tim. II,4), d’entendre Notre ardente supplication pour qu’il daigne appeler tous les égarés à l’unité de l’Eglise. En cette affaire certainement très importante, Nous faisons appel et Nous voulons que l’on recoure à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu’elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils «  en gardant l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix  » (Eph. IV, 3).

Vous comprenez, Vénérables Frères, combien nous souhaitons cette union. Nous désirons que Nos fils le sachent aussi, non seulement ceux qui appartiennent à l’univers catholique, mais aussi tous ceux qui sont séparés de nous. Si, par une humble prière, ces derniers implorent les lumières célestes, il n’est pas douteux qu’ils ne reconnaissent la seule vraie Église de Jésus-Christ et qu’ils n’y entrent enfin, unis à Nous par une charité parfaite. Dans cette attente, comme gage des bienfaits divins et en témoignage de Notre bienveillance paternelle, Nous vous accordons de tout coeur, Vénérables Frères, ainsi qu’à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 6 janvier, en la fête de l’Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’an 1928, le sixième de Notre Pontificat.

 


Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 17:16

La cause en béatification de Jean-Paul II aurait connu d'importantes avancées ces dernières semaines.


Les dirigeants francs-maçons (ou plutôt les pantins) du Nouvel Ordre Mondial reccueillis devant un des leurs : Jean-Paul II

 


  Selon Andrea Tornielli, vaticaniste du quotidien italien Il Giornale, Jean-Paul II devrait être béatifié en 2011, peut-être avant l’été, mais plus probablement le dimanche 16 octobre. Rappelons que Wojtyla a rejeté à plusieurs reprises des dogmes, a déclaré de multitudes d'hérésies et a participé à de nombreux scandales, si ce n'est des apostasies (lire ICI) ! Mais certains continuent à persister dans leur erreur : Benoit XVI "revient aux idées traditionnelles", nous affirme Mgr Fellay dans une interview du 27 décembre 2010...  Pire,  la Fraternité Saint Pie X doit faire canoniquement partie de l'Eglise de Benoît XVI (dixit Mgr Fellay), cette "Eglise" qui continue plus que jamais de propager l'erreur, l'hérésie et le mensonge !

 

Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 17:48

http://www.mostholyfamilymonastery.com/JPII/assisi_oneb.jpg 

Un nouveau panthéon de toutes les religions va être réitéré par Ratzinger


  Benoît XVI se rendra à Assise en octobre prochain pour une rencontre inter-religieuse à l'occasion du 25ème anniversaire de celle organisée par Jean Paul II:

 

"Cette année sera célébré le 25ème anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix que Jean Paul II avait convoqué à Assise en 1986. Pour cette raison, je me rendrai en octobre prochain en pèlerinage dans la ville de saint François", a déclaré Benoît XVI

 

 Alors que la Fraternité Saint Pierre ou la FSSPX, pour ne citer qu'eux,  se félicitent encore d'un pseudo retour à la "Tradition" orchestré par Benoit XVI, nous ne pouvons que constater que rien n'a changé changé depuis le scandale d'Assise de 1986 ! Wojtyla, Raztinger, même combat !

 

Rappels :

 

1. "... Il est donc parfaitement évident que c'est abandonner la religion divinement révélée que de se joindre aux partisans et propagateurs de pareilles doctrines. Une fausse apparence de bien peut plus facilement, alors qu'il s'agit de favoriser l'union de tous les chrétiens, entraîner quelques âmes... Il est évident que le Siège apostolique ne peut sous aucun prétexte participer à leur congrès et que les catholiques n'ont, à aucun prix, le droit de les favoriser par leur suffrage ou leur action..." (Pie XI- encyclique  Mortalium Animos)

 

2.  "Il est absolument interdit aux fidèles d'assister ou de prendre part activement aux cultes des acatholiques (c.à.d. des non-catholiques) de quelque manière que ce soit" (Canon 1258,1)

 

3. -  “Le jour où Etats et Gouvernements se feront un devoir sacré de se régler, dans leur vie politique, au dedans et au dehors, sur les enseignements et les préceptes de Jésus-Christ, alors, mais alors seulement, ils jouiront à l’intérieur d’une paix profitable, entretiendront des rapports de mutuelle confiance, et résoudront pacifiquement les conflits qui pourraient surgir.”   (Pie XI - Encyclique Ubi arcano Dei, 21 décembre 1922)


>  Sermon du Père Joseph-Marie "25 ans après" consultable ICI


>  Communiqué du site ami Résistance-catholique [à lire !] :  BENOÎT XVI CONVOQUE UN NOUVEL ASSISE !

Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 0 commentaires
Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 11:20

Queen Sofia receives Communion in the hand 01

Le 7 novembre 2010, l'abbé Ratzinger accepte de donner la communion dans la main à la reine Sofia d'Espagne qui refuse de s'agenouiller sur le prie-dieu.

Vidéo ICI

 

 Ce n'est pas la première fois, bien au contraire, que l'abbé Ratzinger, décrit pourtant par certains pour être un conservateur [sic !,] donne la communion dans la main.

 

 

http://www.traditioninaction.org/RevolutionPhotos/Images%20(201-300)/269_CommunionHandt01.jpg

Lors d'une première communion dans le sud de l'Italie

 

269_CommunionHandt02.jpg - 40261 Bytes

  Le 19 avril 2008, dans la cathédrale St. Patrick, New York

 

 

 118_RatzingerSchutz04.jpg - 50716 Bytes

Alors qu'il était "cardinal", en 2005, Ratzinger donne la communion dans la main à un protestant, le frère Schutz

 

 

  Mais est-ce bien le corps du Christ ? Tout dépend si l'hostie a été consacrée suivant le rite de saint Pie V (puisque le rite néoprotestant de Paul VI est invalide).

 

 

Ce que nous enseigne l'Eglise catholique :


http://missaest.diblogotus.com/documents/27143-500-500-80.bmp

 

 Saint Basile (330-379) dit clairement que recevoir la communion de ses propres mains  est interdit excepté en temps de grande persécution lorsqu'il n'y a ni prêtre ni diacre pour la distribuer (Lettre 93).

Le Synode de Rouen (649-653 ) interdit la communion dans la main :

 

"Ne mettez pas l'Eucharistie dans les mains d'un laïc ou d'une laïque, mais seulement dans leur bouche."

 

 Dans le V° Concile Oecuménique de Constantinople (680-681), nous pouvons lire qu'il est interdit aux fidèles de prendre eux-mêmes la Communion et ceux qui osent le faire sont menacés d’excommunion (Mansi XI, 969).  

 

 Saint Thomas d’Aquin, le “Docteur Angélique” nous dit que par le baptême, le chrétien a été consacré pour recevoir le Seigneur dans la sainte communion, mais non pour distribuer l'hostie consacrée aux autres ou la toucher inutilement. Toucher les espèces consacrées et les distribuer de ses propres mains est un privilège réservé aux ordonnés, un privilège qui indique une participation active dans le ministère de l'Eucharistie (Dominicae Cenae, 11) :

 

“Par respect pour ce Sacrement (l’Eucharistie), rien de profane ne doit entrer en contact avec lui. C’est pour cette raison que sont consacrés non seulement les personnes mais aussi le Calice; et à plus forte raison les mains du Prêtre, pour toucher ce Sacrement. D’où on en déduit que personne d’autre n’a le droit de le toucher(Som. T. III Q, 82, a, 3)

 

 C’est pour cela que Saint François d’Assises dit:


“Eux seuls (les Prêtres) peuvent le donner, et pas d’autres”. (Lettre 2 à tous les fidèles, 35)

 

 Ces interdictions sont maintenues par le Concile Trente (1445-1563) qui affirme que la coutume pour le prêtre qui célèbre la messe de se donner à lui-même la communion (de ses propres mains) et des laïcs de la recevoir du prêtre est une tradition apostolique :

 

"En ce qui concerne la réception du sacrement, il a toujours été la coutume de l'Eglise de Dieu que les laïcs devraient recevoir la communion des prêtres; mais que les prêtres, lorsqu'ils célèbrent, devraient se communier eux-mêmes; laquelle coutume, nous venant de la tradition apostolique, devrait avec justice et raison être maintenue." (sess. 13, c. 8)

 

Le Code du Droit Canon de 1917 rappelle que  :


"Le ministre ordinaire de la Sainte Communion est uniquement le Prêtre" et "le ministre extraordinaire ne peut être que le Diacre" (Canon 845, § 1 et 2)  

 

 

La communion dans les mains : une volonté de la franc-maçonnerie :


http://www.proticblog.net/an2007/gallery/36/franc%20ma%C3%A7onnerie.gif

 

C'est ce que l'on peut lire dans certains documents appartenant à la franc-maçonnerie, "synagogue de Satan" (Pie IX).

 

Directives du Grand Maître de la Maçonnerie aux Evêques maçons catholiques :


"6- Découragez les fidèles de prendre la Sainte Communion à genoux. Dites aux Sœurs de faire perdre l’habitude de tenir les mains jointes aux enfants, avant et après la communion.

29- Faites distribuer la communion par les femmes et des laïcs. Commencez en déposant la communion sur la main, comme les protestants, au lieu de sur la langue."

(Source : revue italienne Téologica, N°14 mars/avril 1998) 

Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 20 commentaires
Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 16:59

 Voici ci-dessous une récente analyse de l'actualité (Benoît XVI et le préservatif) que M. l'abbé BELMONT vient de publier sur son site :

 

  Personne n’ignore que le prénom Benoît – Benedictus – signifie béni : celui dont on parle bien, celui qui est loué et digne de louanges, celui auquel on souhaite du bien, celui qui est glorifié, celui auquel on attribue le bien, celui qu’on remercie du bien. Le béni par excellence est Dieu. 

  Le contraire est maledictus, le maudit, nom qui convient au démon et à tous ceux qui concourent à son œuvre de perversion des esprits, des âmes et des cœurs. 

  En ces jours de tristesse, celui que le monde entier nomme Benoît XVI n’est plus qu’un maudit. Ce n’est pas moi qui le maudis, c’est lui qui se fait maudire du Dieu trois fois saint parce qu’à la face de ce monde – qui n’attendait que cela – il vient de creuser une brèche dans le dernier rempart qui tenait encore (en gros) contre le flot de l’impiété et de la luxure partout triomphantes. 

  Le dogme est depuis longtemps emporté : l’indifférentisme qui est la suite inéluctable de la prédication de la liberté religieuse a ôté des intelligences toute connaissance de la vérité révélée ; et là où elle est encore connue, on y adhère qu’à titre d’opinion (vénérable, respectable, consolante, roboratrice, préférable, belle, édifiante, émouvante – mais opinion !) 

  La sainte liturgie est depuis longtemps emportée par la désacralisation, la protestantisation, la créativité, la religion de l’homme. Cet écrin dissous, les sacrements qui constituent le trésor de l’Église se sont quasiment évaporés. 

  La révolution conciliaire n’avait pas encore directement touché à la morale sexuelle (qu’on me pardonne ce mot putride, et ceux qui suivront !) et conjugale. Certes, la confusion des fins du mariage organisée par Vatican II a fait des ravages ; certes le doute que Paul VI a laissé planer pendant quatre ans sur l’illicéité fondamentale de la contraception a eu raison des mœurs conjugales ; mais enfin Humanæ vitæ avait marqué une limite qui coïncidait avec la morale naturelle. Certes, ce rappel de la loi morale naturelle avait été rendu inopérant par la licence laissée aux évêques de le contredire, par vingt-cinq ans de puritanisme de Jean-Paul II qui, tout en rappelant la lettre de la loi, la sapait par en dessous par un naturalisme omniprésent.

  Mais enfin, cela tenait encore et le monde qui voit en Benoît XVI le chef de l’Eglise de Jésus-Christ pouvait encore se dire qu’il y avait là un rempart – qu’il s’en réjouisse ou qu’il le déplore. 

  Eh bien, c’est fini. Il n’y a plus rien. 


Comme vous y allez ! Benoît XVI n’a rien renié, n’a rien permis, n’a rien changé. 


— Le monde ne s’y est pas trompé (même s’il aimerait en rajouter !). C’est la première brèche qui est la catastrophe : tout le reste sera emporté tôt ou tard. Et c’est déjà fait dans le monde entier par le tam-tam médiatique. Et cela, ledit Benoît XVI ne pouvait pas l’ignorer. 


Mais enfin, il s’agit d’un entretien avec un journaliste, et non d’un acte magistériel. 


— Et alors ? le résultat est le même, ou pire encore parce qu’un livre est beaucoup plus accessible qu’un acte plus ou moins sibyllin. 


Et puis il ne s’agit pas d’une promotion ou d’une autorisation du préservatif, mais simplement de l’affirmation qu’en certains cas il représente un moindre mal. 


— C’est là que se cache le cœur du scandale. 

D’abord, parce que le justifier en un cas (même si c’est le justifier en disant qu’on ne le justifie pas), c’est le justifier en principe ; et là personne ne s’y trompe. Il ne reste plus qu’à étendre peu à peu ce domaine de justification, et il ne restera pas pierre sur pierre du saint Mariage. 

Ensuite, justifier ainsi cet accessoire immonde, c’est ôter la crainte du châtiment, c’est favoriser et étendre le mal. La religion conciliaire avait déjà laissé tomber dans l’oubli le Jugement de Dieu et les peines infernales qui sont le châtiment du péché. Le préservatif est une invention pour pécher sans en porter les conséquences, sans craindre cette justice immanente de la maladie du sida (et consorts). Admettre son usage, c’est ouvrir le dernier rempart qui retenait encore les hommes (tout au moins quelques-uns) au bord de l’abîme. 

Pis encore, c’est nier que le péché en lui-même soit le plus grand de tous les maux et, d’une certaine façon, le seul mal. C’est aggraver le mal de Dieu (de l’offense faite à Dieu) pour diminuer (pour prétendre diminuer) le mal de l’homme. C’est une inversion démoniaque. 


Mais enfin, Benoît XVI n’évoque qu’un cas où le préservatif, qui est contre-nature je vous l’accorde, ne peut pas aggraver des actes qui sont déjà contre nature. 


— Je vous l’ai dit, cela favorise ces actes ; et accumuler les conditions contradictoires à la loi divine, c’est s’enfoncer dans l’abjection, c’est multiplier les péchés, c’est blasphémer Dieu. Faut-il qu’on ait perdu le sens chrétien pour ne pas s’en apercevoir. 

Nous allons maintenant entendre le concert des bons apôtres qui vont nous rebattre les oreilles en arguant que ce n’est pas un acte ex cathedra, qu’une exégèse en six volumes démontera qu’il y a un moyen de concilier cela avec la morale chrétienne, et qu’il ne faut pas avoir un esprit chagrin qui voit le mal partout. Nous les avons déjà entendus lors des visites aux synagogues et autres mosquées, au baiser du Coran et aux autres actes qui bafouent la foi et scandalisent les chrétiens – s’il en reste après tout cela. 

Ces arguties ne convainquent personne, ne retirent aucun mal : elles ne font que diluer la vérité et déshonorer Dieu. 

Quant à ceux qui choisissent de participer à la Messe, le sacrifice de la miséricordieuse Rédemption, où l’on déclare solennellement que l’Église catholique est una cum Benoît XVI, et qui lui font ainsi une efficace allégeance, qu’ils examinent donc dans quelle spirale de vilenie ils mettent leur âme et celles de ceux que le Bon Dieu leur a confiés. 


Très douce Vierge Marie, donnez-nous la grâce de pleurer avec vous ! 

----------------------------------------------------------------------------------- 


http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/3/6/4/9782227482463.jpgVoici un  des nombreux communiqués de presse qui révèle l’infamie

  Dans un livre-entretien , le pape Benoît XVI admet, pour la première fois, l'utilisation du préservatif « dans certains cas », « pour réduire les risques de contamination » par le virus du sida. Un virage pour certains, une évolution pour d'autres. Mais que dit - vraiment - le souverain pontife dans ces écrits ?  

  À la question « l'Église catholique n'est-elle pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ? » le souverain pontife répond, selon la version originale allemande : « Dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement. » 

  Pour illustrer son propos, le pape donne un seul exemple, celui d'un « homme prostitué », selon le texte original allemand et ses versions anglaise et française, tandis qu'un extrait en italien cité par le quotidien du Vatican évoque une prostituée. Il considère, dans ce cas précis, que cela peut être « un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut ». Précisant : « Ce n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH. La bonne réponse réside forcément dans l'humanisation de la sexualité. » 

  Lumière du Monde, publié mardi [23 novembre 2010] en versions allemande et italienne et, le 3 décembre, en version française aux éditions Bayard Presse.

 

> Autre excellent article de M. l'abbé Belmont sur le même sujet d'actualité à lire absolulent : Les « braves gens » volent au secours de l’innommable

Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 23 commentaires
Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 22:17

http://www.ouest-france.fr/photos/2010/11/20/101120181632494_66_000_apx_470_.jpg  L'abbé Ratzinger  vient de légitimer l'utilisation du préservatif qui est désormais tolérée, si ce n'est permise, "dans certains cas".  

 

 Extrait de ses propos :  "...Il peut y avoir des cas individuels justifiés, par exemple quand un prostitué utilise un préservatif, cela peut être un premier pas vers une moralisation, un premier acte de responsabilité pour développer de nouveau la conscience du fait que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut."

 

 Peu importe les motifs, cela est absolument contraire à la morale chrétienne. Rappelons d'ailleurs que le SIDA est, cela nous semble évident, un chatiment divin ou du moins une permission divine : l'humanité paye ainsi sa débauche et son immoralité toujours grandissantes. Ce n'est pas en tentant d'utiliser des moyens dits de contraception que ce fléau pourra se résorber, non ! C'est en adoptant une vie basée sur la chasteté,  sur la fidélité et sur le respect des bonnes moeurs ; cela passe bien évidemment par le refus de modes de vie déréglés basés sur le concubinage, l'adultère, le pacs, etc.

 

 Notons que le virus du SIDA ne s'est pas propagé à travers les couples catholiques, bien au contraire, mais à cause d'individus menant une vie scandaleuse au regard de la morale chrétienne. 

 

 Voici deux extraits de déclarations faites par de vrais Papes catholiques, Pie XI et Pie XII :

 

- Pie XI : "L'Eglise catholique, investie par Dieu même de la mission d'enseigner et de défendre l'intégrité des moeurs et l'honnêteté, l'Eglise catholique, debout au milieu de ces ruines morales, élève bien haut la voix par notre bouche, en signe de sa divine mission et elle promulgue de nouveau : que tout usage du mariage, quel qu'il soit, dans l'exercice duquel l'acte est privé, par l'artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d'une faute grave". (Encyclique Casti Connubii 1930)



- Pie XII : "Notre prédécesseur Pie XI, dans son encyclique Casti Connubii, du 31 décembre 1930, proclama de nouveau solennellement la loi fondamentale de l'acte et des rapports conjugaux, à savoir : que tout attentat des époux dans l'accomplissement de l'acte conjugal ou dans le développement de ses conséquences naturelles, attentat ayant pour but de le priver de l'énergie qui lui est inhérente et d'empêcher la procréation d'une nouvelle existence, est immoral, et qu'aucune "indication" ou nécessité ne peut transformer une action intrinsèquement immorale en un acte moral et licite. Cette prescription est en pleine vigueur aujourd'hui comme hier, et elle le sera encore telle demain et toujours, parce qu'elle n'est pas un simple précepte de droit humain, mais l'expression d'une loi naturelle et divine." (Discours aux Sages-Femmes, 29 octobre 1951)

 

Par Clément - Publié dans : Ratzinger (Benoît XVI) n'est pas Pape
Voir les 41 commentaires

ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

Pour CONTACTER le webmaster, envoyez un email à
catholique.sedevacantiste@laposte.net



http://www.umass.edu/wsp/images/pauliv.jpg
Le pape Paul IV affirme qu'un prélat tombé dans l'hérésie ne peut pas être pape :

 

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un car­dinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées se­rait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AU­TRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."

(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )

 

> Un non-catholique ne peut pas être pape


 

Saint Pie X

Le pape Saint Pie X condamne solennellement le modernisme et excommunie ses partisans :

Les modernistes sont les pires ennemis de l'Eglise (Pascendi dominici gregis)
- Le modernisme est l'égoût collecteur de toutes les hérésies (Motu proprio Praestantia)


INFAILLIBILITE PONTIFICALE

http://1.bp.blogspot.com/_Xw7IH8jXqWQ/SyRmy9c3FcI/AAAAAAAAB84/-GhnFgI43KI/s320/Pie+IX+vignette+g.png

> Le pape Pie IX condamne ceux qui ne croient pas à l'infaillibilité extraordinaire ET ordinaire du Pape


- "Le pape est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale et sa foi est à JAMAIS indéfectible" (Pie IX - Pastor aeternus)

- "On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Ecritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Eglise comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel." (Pie IX- Dei Filius)

Lire ICI


> Les Papes, les Pères et les docteurs de l'Eglise affirment qu'un Pape ne peut pas enseigner des hérésies. Il est la règle de la foi sur terre. 


- Saint Léon I : "Aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne"  (Sermon 98)

 

- Saint Cyprien : "La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès (Lettre 40 et 55)

- Saint Thomas d'Aquin : " L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point" (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)

Lire ICI


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétiqueICI

 



La vacance du Siège de Pierre, la crise de l'Eglise : événements prédits


- Notre Seigneur : "L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint"
(Matthieu 24, 15)


http://a10.idata.over-blog.com/1/13/94/95//Notre-Dame-Salette.jpg


- Notre Dame à la Salette (1848)   :

"Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist... L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."

- Le pape Léon XIII prédit l'occupation du chaire de Saint Pierre par des imposteurs :

http://www.oblatesbethanie.org/Images%204/LeonXIII.jpg

"L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884)



L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE PEUT-IL ÊTRE CHANGE ?

NON !


- "L'Esprit-Saint n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine, mis pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi." (Constitution Pastor Aeternus)


- "Le dogme chrétien n'admet aucune altération, aucune atteinte à ses caractères spécifiques, aucun variation dans ce qu'il a de défini." (Commonitorium V° Siècle)


- "La Foi catholique est d'une nature telle qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher :  ou on la possède toute entière, ou on ne la possède pas du tout. Telle est la Foi catholique : quiconque n'y adhère pas avec fermeté ne pourrait être sauvé." (Symbole de Saint Athanase)



Vatican II :  Concile INVALIDE car HERETIQUE


Le dossier ICI

La Réforme liturgique Vatican II absolument NULLE, VAINE et INVALIDE


Le dossier ICI



Aujourd'hui, les sacres sans mandat romain explicite sont valides et licites

Le dossier ICI

Concernant la juridiction à notre époque

Le dossier ICI


Où trouver des centres de Messes catholiques non una cum ?


 cliquez ICI


 


CONCERNANT LA FSSPX

Voie sans issue entachée d'erreurs et d'hérésies

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés