Un Pape ne peut pas dévier de la Foi

Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 11:35

http://www.herodote.net/Images/PieIX.jpg  Voici en fichier PDF un des excellents écrits du regretté Père BARBARA (prêtre "sédévacantiste" décédé depuis quelques années) concernant l'infaillibilité du Magistère ordinaire du Pape. Ce dogme de foi est malheureusement rejeté par beaucoup, dont la FSSPX.

  Sommaire :

- Infaillibilité du magistère ordinaire du Pape
- Nature du magist
ère ecclésiastique
- Nature de l'infaillibilit
é
- Quand Pape et
évêques sont-ils dans leur magistère infaillible ?
- L'infaillibilit
é du magistère ordinaire du Pape est une vérité de foi divine
- Corollaire
: Divergences des théologiens


Ouvrir-Télécharger le document : "INFAILLIBILITE du Magistère ordinaire du Pape"

 
Les publications du Père Barbara (1910 - 2002) sont toujours disponibles auprès de :

Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours
Par Clément - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 21:24
Un excellent livre à découvrir et à lire : L'Eglise et le Pape du Révérend Père Marin de Boylesve (de la Compagnie de Jésus). Publié en 1862.

Extrait concernant l'attitude catholique vis-à-vis de l'infaillibilité du Pape :

"Appliquez la comparaison. Rome a parlé. Quand je dis Rome, j'entends le Pape.


Que les peuples et les rois, que les fidèles et les prélats, réunis ou dispersés, ajoutent ou n'ajoutent pas à la définition romaine l'approbation expresse ou tacite de leur consentement, le refus ou l'accession du reste de l'Église ne saurait pas plus accroître qu'amoindrir la solidité de la parole fondamentale.

Cette parole du Pape est la pierre et la base de l'infaillibilité catholique.

Si vous ne consentez pas, si vous n'êtes pas d'accord avec Pierre, ce n'est pas lui qui se trompe, c'est vous; ce n'est pas lui qui croulera, c'est vous.

- Consentez-vous, êtes-vous d'accord, pensez-vous, parlez-vous comme Pierre ?
Tout change; par votre consentement, ou plutôt par votre soumission, vous devenez infaillible, mais infaillible par l'infaillibilité de Pierre, et non par la vôtre.
Or ceci s'adresse à quiconque n'est pas le Pape, à tous les fidèles, à tous les Évêques, à tous les Patriarches, dispersés, ou réunis en concile."


Par Christus.vincit - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 10:23
  Albert Pighius, (1490 - 1542), théologien très apprécié par les papes de l'époque, (cité par St Bellarmin) avance sept arguments contre l'opinion funeste du "pape pouvant tomber dans l'hérésie" :


1. Le pape est la règle de la foi de tous les fidèles catholiques: s'il errait, un aveugle garderait un autreaveugle (ce qui serait contraire à la providence divine);

2. Que Pierre ne puisse pas errer est une croyance de l'Église universelle (tous les catholiques de tous les temps et de tous les lieux l'ont cru: donc cela est vrai) ;

3. La promesse du Christ en Matth. XVI, 18 : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » ;

4. La promesse du Christ en Luc XXII, 32 : «Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti , affermis tes frères »;

5. La nécessité de garder la cohésion: il faut un centre stable et solide (Rome), pour contrecarrer les forces centripètes (tant de peuples divers, vivant parfois dans des contrées hérétiques, ont besoin d’un pôle qui les maintienne dans la foi);

6. Il faut éviter les hérétiques (Tite III: 2. Théssaloniciens III). "Or il ne nous est permis en aucun cas de nous séparer de la tête du corps de l'Église: se séparer est être schismatique". Pierre est le fondement uni indissolublement à l'Église, contre laquelle les portes de l'enfer (… les hérétiques) ne prévaudront point: "ce qui ne se peut, si le pape était hérétique";

7. L’hérétique ou le schismatique n’ont pas le pouvoir de lier ou de délier (Sts. Athanase, Augustin, Cyprien, Hilaire). Or la plénitude de la puissance est nécessaire à la tête de l'Église visible. Donc Dieu ne permettra pas que le pape tombe dans l’hérésie.


Source : hierarchieae ecclesiasticae assertio, Cologne 1538 - livre IV, ch.8

 L'opinion d'un Pape hérétique va donc à l'encontre de la Foi. De plus, le magistère de l'Eglise a répondu à cette question que ce soit lors du dogme sur l'infaillibilité ou dans de nombreuses lettres, encycliques... Le Pape, le Vicaire du Christ, le Docteur des docteurs, l'Evêque des évêques ne peut pas dévier de la Foi et tomber dans l'hérésie
Par christus.vincit - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 19:04

  Actuellement, plus que jamais, nombreuses sont les personnes estimant qu'un pape peut défaillir et donc enseigner une hérésie. Il faut en finir une fois pour toutes avec cette maudite opinion, calomnie souverainement injurieuse pour l'honneur de la papauté et envers Notre Seigneur lui-même ! En effet, si un pape pouvait enseigner une hérésie, cela signifierait que Notre Seigneur se serait trompé (!), ce qu'explique le pape Saint Léon IX qui commente la phrase de Notre Seigneur déclarant à Saint Pierre et à ses successeurs : « J'ai prié pour toi afin que ta Foi ne défaille point » (Luc XXII,32) : 



« Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir puisse être sans effet sur un point ? Le Siège du prince des apôtres l’Eglise romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques?  N’a-t-il pas confirmé les coeurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas » ? (lettre In terra pax du 2 septembre 1053)


  Conscient des ravages des calomnies portées contre l'infaillibilité pontificale (comme quoi tel ou tel pape aurait enseigné que le Vicaire du Christ pouvaire défaillir par exemple), le pape Pie IX fit en sorte de mettre fin à cela en réunissant le Concile Vatican I. Un simple extrait du chapitre 4 de Pastor aeternis, qui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale, suffira pour l'attester et clore le débat une fois pour toutes :

 



 « Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi.

 Leur doctrine apostolique a été reçue par tous les Pères vénérés, révérée et suivie par les saints docteurs orthodoxes. Ils savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurait toujours pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères " [Lc 22, 32].

 

Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire, afin qu'ils remplissent leur haute charge pour le salut de tous, afin que le troupeau universel du Christ, écarté des nourritures empoisonnées de l'erreur, soit nourri de l'aliment de la doctrine céleste, afin que, toute occasion de schisme étant supprimée, l'Église soit conservée tout entière dans l'unité et qu'établie sur son fondement elle tienne ferme contre les portes de l'enfer (chapitre 4). »



    La Sainte Église catholique, apostolique et romaine, Mère et Maîtresse de tous les fidèles, a défini de façon la plus solennelle l'infaillibilité pontificale dans le sens d'une immunité QUOTIDIENNE du souverain pontife contre le virus de l'erreur.  Le paragraphe final du chapitre 4 (Pastor aeternus) stipule: "Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire cette définition, qu'il soit anathème"

    Un concile oecuménique a une autorité infiniment supérieure à celle de n'importe quel théologien, qui n'est pas, lui, infaillible dans tout ce qu'il écrit, l'Église a tranché en 1870:

 L'opinion de ceux qui estiment qu’un pape peut tomber dans l'hérésie n'est plus une opinion libre, mais une opinion contraire à la foi solennellement définie par un concile œcuménique.

 

 

Par c.m - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 18:55
Saint Robert Bellarmin, docteur de l'Eglise enseigne qu'il est impossible qu'un non-catholique, à plus forte raison un antichrist, PUISSE ETRE VICAIRE DU CHRIST. Il ne s'agit pas d'une "opinion" mais d'une vérité de Foi.
 En effet, le pape Paul IV écrivit une constitution "Cum ex apostolicum",
défini­tion dogmatique solennelle ex cathedra, valable à perpétuité, dans laquelle il jugeait qu'un hérétique ne peut pas être pape
La FSSPX en enseigneant l'inverse  commet donc une grave erreur si ce n'est une HERESIE.

Voici les écrits de Saint Robert Bellarmin :

http://sspx.ca/Communicantes/Dec2004/images/bellarmine.jpg« ... Les hérétiques manifestes ne se maintiennent en aucune façon dans l'Eglise.

Il est prouvé par des arguments d'autorité et de raison que l'hérétique manifeste est déposé ipso facto. L'argument d'autorité se base sur Saint Paul (Tite III,10)...

C'est ce qu'écrit Saint Jérôme, ajoutant que les autres pêcheurs sont exclus de l'Eglise par une sentence d'excommunication, les hérétiques s'exilant et se séparant d'eux-mêmes du Corps du Christ.

Le principe suivant est des plus certains : le non-chrétien ne peut, en aucune façon être pape.

La raison en est qu'il ne peut pas être la tête s'il n'est pas membre ; or le non-chrétien n'est pas membre de l'Eglise, et un hérétique manifeste n'est pas chrétien, comme l'enseignent clairement St. Cyprien, St. Athanase, St. Augustin, St. Jérôme et d'autres ; c'est pourquoi un hérétique manifeste ne peut pas être pape.

Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même d'être le pape et la tête, de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Eglise.

C'est la sentence de tous les anciens Pères, qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction....

Finalement, les Saints Pères enseignent unanimement, non seulement que les hérétiques sont en dehors de l'Eglise, mais encore qu'ils sont ipso facto privés de toute juridiction et dignité ecclésiastiques


Le Saint Docteur cite encore, en donnant les références, St. Optat, St. Ambroise, le pape St. Célestin Ier , etc... pour conclure :

« Les hérétiques, avant même d'être excommuniés, sont hors de l'Eglise et privés de toute juridiction car ils se sont déjà condamnés par leur propre sentence, comme l'enseigne l'Apôtre (Tite III,10) c'est-à-dire coupés du Corps de l'Eglise sans excommunication comme l'explique St. Jérôme.»

(Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, L. II ch. 30)
Par c.m - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 18:13
http://www.magnificat.ca/cal/gifs/0802.jpg Tout comme les Papes, Pères et docteurs de l'Eglise, Saint Alphonse de Liguori (grand docteur) enseigne qu'un hérétique ne peut pas être pape :

« Si jamais le pape, comme personne privée, tombait dans l'hérésie, il serait à l'instant déchu du pontificat ;  car, comme il serait alors hors de l'Eglise, l'Eglise de­vrait non pas le déposer, puisque personne n'a d'autorité sur le pape, mais le déclarer (déjà) déchu du pontificat.»

(Oeuvres complètes T. IX p. 232)


« Il est hors de doute que si un pape était hérétique déclaré, comme le serait celui qui définirait publiquement une doctrine opposée à la loi divine,  il pourrait, non pas être déposé par un concile, mais être déclaré déchu du pontificat en sa qualité d'hérétique.»

(Oeuvres complètes T. IX p. 262).

Saint Robert Bellarmin : un non-catholique ne peut pas être pape

Par c.m - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /2008 10:05

http://www.herodote.net/Images/PieIX.jpg

 

 

 Pie IX : Quiconque ne croit pas en l'infaillibité du magistrat solennel ET ordinaire est hérétique


Pour lire ce dossier (d'après le livre Mystère d'iniquité), cliquez sur le lien suivant :

Arguments : Un pape ne peut pas enseigner une erreur

 

Par clovis - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 16:02
Chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

 INTRODUCTION :


"L'Église est infaillible dans son magistère ordinaire, qui est exercé QUOTIDIENNEMENT principalement par le pape, et par les évêques unis à lui, qui pour cette raison sont comme lui, infaillibles de l'infaillibilité de l’Eglise, par le Saint-Esprit TOUS LES JOURS,[...]

Question: A qui donc appartient-il CHAQUE JOUR que Dieu fait :

1. de déclarer les vérités implicitement contenues dans la Révélation?

2. de définir les vérités explicites?

3. de venger les vérités attaquées?

Réponse: Au pape, soit en concile, soit hors du concile.  Le pape est, en effet, le Pasteur des pasteurs et le Docteur des docteurs" (Mgr d'Avanzo, rapporteur de la Députation pour la foi du premier concile du Vatican, 1870).

* * *

    Depuis la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale en 1870, les catholiques croient qu'un pape ne peut pas se tromper, lorsqu'il enseigne solennellement une vérité de foi, mais les avis sont partagés quant à son enseignement ordinaire.  Un pape, infaillible dans les définitions solennelles, peut-il tomber dans l'hérésie dans son enseignement de  tous les jours, ou bien l'assistance du Saint-Esprit fait-elle que sa foi ne puisse défaillir à aucun moment de son Pontificat?

Dans le doute, il faut s’en tenir à ce qui a été cru partout et par tous dans les temps anciens car l’antiquité ne peut pas être séduite par la nouveauté (Commonitorium de St.  Vincent de Lérins, 434).  Que le pape puisse errer dans la foi est une thèse apparue à l'époque moderne sous l'impulsion de courants hérétiques (voir chapitre 5).  Des théologiens catholiques se laissèrent gagner par les idées nouvelles et soutinrent qu'un pape pouvait errer.  Or cette nouveauté est, par le fait même d’être nouvelle, non conforme à la doctrine catholique . Cette doctrine traditionnelle, on la trouve dans l’Ancien et le Nouveau Testament, les Pères de l'Église, St Thomas d’Aquin et les écrits des papes eux-mêmes.


ARGUMENTS DES PERES DE L'EGLISE :


http://www.kmair.org/media/00/00/31375554.jpg    St. Cyprien(v. 200 - 258) défendit l’autorité et l’infaillibilité pontificale dans son célèbre traité Sur 1’unité de l’Église.  « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).


  St. Athanase (v. 295 - 373) se servit d’une lettre d’un pape pour lutter contre les hérétiques ariens.  Le pape St Denys avait écrit, vers l’an 260, une lettre doctrinale à Denis, l’évêque d’Alexandrie, où il condamna l’hérésie des sabelliens, qui devait être reprise plus tard par les ariens.  C’est pourquoi saint Athanase reprocha aux ariens d’avoir déjà été condamnés depuis longtemps par un jugement définitif, ce qui prouve qu’il croyait en l’infaillibilité pontificale (De sententia Dionysii). Dans une lettre à Félix, il écrivit cette phrase mémorable: « l’Église romaine conserve toujours la vraie doctrine sur Dieu »


    St. Éphrem (v. 300 - 373), le grand docteur de l’Église syriaque, célébra la grandeur de l’enseignement pontifical, continuellement assisté par le Saint-Esprit: « Salut, ô sel de la terre, sel qui ne peut jamais s’affadir ! Salut, ô lumière du monde, paraissant à l’Orient et partout resplendissante, illuminant ceux qui étaient accablés sous les ténèbres, et brûlant toujours sans être renouvelée. Cette lumière, c’est le Christ; son chandelier c’est Pierre ; la source de son huile, c’est l’Esprit-Saint » (Enconium in Petrum et Paulum et Andream, etc.)


    St. Épiphane (v. 315 - 403) interpréta Matthieu XVI,18. Il affirma qu’il était impossible que l’Eglise Romaine fût vaincue par les portes de l’enfer, c’est-à-dire par les hérésies, parce qu’elle était appuyée sur la foi solide de Pierre, auprès de qui on trouvait la bonne réponse à toutes les questions, doctrinale. « À Pierre, le Père manifeste son propre Fils, et c’est pour cela qu’il est appelé bienheureux.  Pierre à son tour manifeste le Saint-Esprit [dans son discours aux juifs, le jour de la Pentecôte], ainsi qu’il convenait à celui qui était le premier entre les apôtres, à celui qui était la pierre inébranlable sur laquelle l’Église de Dieu est fondée, et contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas. Par ces portes de l’enfer il faut entendre les hérésies et les auteurs, des hérésies. En toutes manières, la foi est fondée solidement en lui: il a reçu les clefs du ciel, il délie et lie surla terre et au ciel. en lui se résolvent les questions de la foi les ardues » (Anchoratus. Ch. 9)


    St. Basile (329 - 379) informa son ami saint Athanase qu’il avait l’intention de demander au souverain pontife d’exercer son autorité pour exterminer l’hérésie de Marcel d’Ancyre (Lettre 69). « La lettre de saint Basile, mentionnant cette demande d’intervention de l’évêque de Rome comme une affaire courante et ordinaire, attire à conclure qu’à cette époque c’était non seulement la conviction personnelle de Basile, mais aussi la conviction de tous, même en Orient, que l’évêque de Rome possède le pouvoir de juger souverainement, par lui-même, les questions doctrinales » (Vacant et Mangenot: Dictionnaire de théologie catholique, article « infaillibilité du pape »).  Pourquoi consulter Rome et pas une autre autorité?  « Pierre », dit saint Basile, « fut chargé de former et de gouverner l’Église, parce qu’il excellait dans la foi » (Contra Enom, livre 2). Grâce à la promesse du Christ, le pape persévérait absolument sans aucune défaillance, car sa foi avait la même stabilité que celle du Fils de Dieu Lui-même!  « Pierre a été lancé placé pour être le fondement.  Il avait dit à Jésus Christ: Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant», et à son tour  il lui fut dit qu’il était Pierre, quoiqu’il ne fut pas pierre immobile, mais seulement par la volonté de Jésus-Christ. Dieu communique aux hommes ses propres dignités.  Il est prêtre, et il fait des prêtres; Il est pierre, et il donne la qualité de pierre, rendant ainsi ses serviteurs participants de ce qui lui est propre » (Homélie 29).  Ce dernier passage de saint Basile jouit d’une autorité particulière dans l’Église catholique, puisqu’il fut inséré dans le catéchisme du concile de Trente (explication du symbole, section Credo in... Ecclesiam).

  

   St. Grégoire de Naziance(v. 330-390) loua l’indéfectibilité de la foi romaine dans un poème. « Quant à ce qui est de la foi, l’ancienne Rome, dès le principe comme aujourd’hui, poursuit heureusement sa course, et elle tient l’occident tout entier dans les liens de la doctrine qui sauve » (Carmen de Vita sua, vers 268 - 270).

   

  St. Grégoire de Nysse (mort en 394), frère cadet de saint Basile, affirma: « L’Église de Dieu à sa solidité dans Pierre, car c’est lui qui, d’après la prérogative qui lui a été accordée par le Seigneur, est la pierre ferme et très solide sur laquelle le Sauveur a bâti l’Église » (Laudat. 2 in St. Stephan vers la fin)


 St. Ambroise (340 - 397) interpréta le passage de Luc XXII, 32 en ce sens que le Seigneur avait affermi la foi de Pierre, afin que, « immobile comme un rocher », elle pût soutenir efficacement l’édifice de l’Eglise (Sermon 5). Dans sa glose sur le Psaume XL, Ambroise établit une équation qui allait devenir célèbre: « Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est l’Église n’est pas la mort, mais la vie éternelle » Ennarratio in Psalmum XL, ch. 19).  Autant dire: hors du pape, point de salut.

 

 St. Jean Chrysostome (340 - 407) est le plus célèbre des Pères grecs.  En raison de ses enseignements admirables, il mérita le surnom de "chrysostome"  , c’est-à-dire « bouche d’or ».  Saint Jean Chrysostome suggéra la solidité admirable de la foi de Pierre par une image: « Il y a beaucoup de flots impétueux et de cruelles tempêtes, mais je necrains pas d’être submergé, parce que je me tiens sur la pierre.  Que la mer s’agite furieuse, peu m’importe: elle ne peut renverser cette pierre inébranlable » (Lettre 9 à Cyriaque).  Il insista sur l’étymologie symbolique du nom du premier pape: « Saint  Pierre a été ainsi nommé, en raison de sa vertu.  Dieu a comme déposé dans ce nom une preuve de la fermeté de l’apôtre dans la foi » (Quatrième Homélie sur les changements de noms).


    St. Jérôme (v.347-420), dans sa lettre au pape Damase, défendit rigoureusement la nécessité d’être uni au pontife romain.  « J’ai cru que je devais consulter la chaire de Pierre et cette foi romaine louée par saint Paul (...). Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre.  Je sais que l’Église est bâtie sur cette pierre; quiconque aura mangé l’agneau hors de cette maison, est un profane » (Lettre 15).  D’après saint Jérôme, les fidèles pouvaient en toute sûreté suivre les enseignements pontificaux, car la chaire de Pierre gardait incorruptiblement l’héritage de la foi: « La sainte Église romaine, qui est toujours demeurée sans tache, demeurera encore dans tous les temps à venir ferme et immuable au milieu des attaques des hérétiques, et cela par une protection providentielle du Seigneur et par l’assistance du bienheureux Pierre (in: Mgr de Ségur: Le Souverain Pontife, in Œuvres complètes Paris 1874, t. III, p. 80).


   St. Augustin (354 - 430) fit une interprétation très pertinente de Luc XXII, 32.  Avant de la reproduire ici, signalons que le pape Léon XIII, après avoir mis en valeur les talents de chacun des Pères de l’Eglise, conclut en affirmant qu’"entre tous, la palme semble revenir à St. Augustin" (encyclique Aeterni Patris, 4 août 1879).  L’évêque d’Hippone fut donc le plus grand des Pères de l’Église.  Or il se prononça catégoriquement en faveur de l’infaillibilité permanente du pontife romain ! Voici son texte magistral:

    « Si, défendant le libre arbitre non selon la grâce de Dieu, mais contre elle, tu dis qu’il appartient au libre arbitre de persévérer ou de ne pas persévérer dans le bien, et que si l’on y persévère, ce n’est pas par un don de Dieu, mais par un effort de la volonté humaine, que machineras-tu pour répondre à ces paroles du Maître: «J’ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas»?  Oseras-tu dire que malgré la prière du Christ pour que la foi de Pierre ne défaille pas, cette foi eût défailli néanmoins, si Pierre avait voulu qu’elle défaillît, c’est-à-dire s’il n’avait pas voulu persévérer jusqu’à la fin?  Comme si Pierre eût pu vouloir autre chose que ce que le Christ demandait pour lui qu’il voulût!  Qui ignore que la foi de Pierre devait périr, si sa propre volonté, la volonté par laquelle il était fidèle, défaillait, et qu’elle devait demeurer jusqu’au bout, si sa volonté restait ferme?  Mais puisque la volonté est préparée  par le Seigneur, la prière du Christ pour lui ne pouvait être vaine. Quand il a prié pour que sa foi ne défaille pas, qu’a-t-il demandé en définitive, sinon qu’il ait une volonté de croire à la fois parfaitement libre, ferme, invincible et persévérante?  Voilà comment on défend la liberté de la volonté, selon la grâce, et non contre elle.  Car ce n’est pas par sa liberté que la volonté humaine acquiert la grâce, mais plutôt par la grâce qu’elle acquiert sa liberté, et pour persévérer, elle reçoit, en outre, de la grâce le don d’une stabilité délectable et d’une force invincible » (De la correction et de la grâce, livre VIII, ch. 17).


    St. Cyrille d’Alexandrie (380 - 444), dans son Commentaire sur Luc (XXII, 32), expliqua que l’expression « confirme tes frères » signifiait que Pierre était le maître et le soutien de ceux qui venaient au Christ par la foi.  Il commenta également l’évangile selon St. Matthieu.  « D’après cette promesse (Tu es Petrus ... ), l’Église apostolique de Pierre ne contracte aucune souillure de toutes les séductions de 1’hérésie (St.  Cyrille, in: St. Thomas d’Aquin: Chaîne d’or sur Matthieu XVI, 18).


  St. Fulgence de Ruspe (467 - 533) constata.  « Ce que l’Église romaine tient et enseigne, l’univers chrétien tout entier le croit sans hésitation avec elle » (De incarnatione et gracia Christi, ch. 11).


  St. Bernard (1090 - 1153) fut le dernier des Pères de l’Église.  Citons quelques paroles, qui serviront de conclusion: « Les atteintes qui sont portées à la foi doivent être réparées précisément par celui dont la foi ne peut être en défaut.  C’est là la prérogative de ce Siège » (De error Abaelardi, préface).


    Aucun Père ne parle de la possibilité (même purement théorique) qu’un pape puisse errer dans un seul instant


« C’est principalement pour l’explication de la parole sainte qu’ils [les Pères de l’Église] demeureront toujours nos maîtres.  Nulle recherche, nulle science. si profonde soit-elle, ne nous rendra ce qu’ils avaient alors: le monde tel que Jésus l’avait connu, le même aspect des lieux et des choses, et surtout l’entretien des fidèles Lui, ayant vécu près des apôtres, pouvaient rapporter leurs instructions. Ces circonstances réunies donnent à l’autorité des Pères un tel éclat, que les théologiens protestants eux-mêmes en ont été frappés. Ils l’avouent: «S’écarter d’un sentiment commun parmi eux, c’est une folie et une absurdité» » (Abbé C. Fouard: La vie de Notre-Seigneur Jésus Christ vingt-sixième édition, Paris 1920, p XVI.

    Le 13 novembre 1564, le Pape Pie IV instaura l’obligation pour tout le clergé de jurer obéissance à une profession de foi, qui disait, entre autres: « J’interpréterais toujours l’Écriture selon le consentement unanime des Pères ».

 

CONCLUSION : LES PERES DE L'EGLISE NOUS AFFIRMENT QU'UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI !

 

 

D'après le livre Mystère d'iniquité

Par clovis - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 14:24
 Suite du chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Arguments des Pères de l'Eglise



ARGUMENTS DE SAINT THOMAS D'AQUIN :



http://fr.wikivisual.com/images/a/aa/Saint_thomas_d_aquin.jpgSt. Thomas d’Aquin (1225 - 1274) est le plus grand de tous les docteurs de l’Église.  Il est appelé « docteur commun », « docteur angélique » ou « ange de l’école », en raison de l’excellence de sa doctrine.  Il a été souvent exalté par les papes. « Thomas, à lui seul, a plus illuminé l’Église que tous les autres docteurs.  Sa doctrine n’a pu provenir que d’une action miraculeuse de Dieu » (Jean XXII: bulle de canonisation).  Qu’enseigne donc ce docteur quasiment aussi infaillible que le pape ?

    Le docteur angélique est partisan de l’infaillibilité absolue et permanente du souverain pontife : « L’Église apostolique [de Pierre], placée au-dessus de tous les évêques, de tous les pasteurs, de tous les chefs des Églises et des fidèles, demeure pure de toutes les séductions et de tous les artifices des Hérétiques dans ses pontifes, dans sa foi toujours entière et dans l’autorité de Pierre.  Tandis que les autres églises sont déshonorées par les erreurs de certains hérétiques, seule elle règne, appuyée sur des fondements inébranlables, imposant silence et fermant la bouche à tous les hérétiques; et nous [... ], nous confessons et nous prêchons en union avec elle la règle de la vérité et de la sainte tradition apostoliques » (citation de St. Cyrille d’Alexandrie reprise par St. Thomas dans sa Chaîne d’or, à l’endroit où il commente Matthieu XVI, 18).


    S’appuyant sur Luc XXII, 32, le docteur commun enseigne que l’Église ne peut errer, parce que le pape ne peut errer.  « L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point» » (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1).

    « L’unité de foi pourrait être maintenue dans l’Église, comme l’exige l’Apôtre (1.  Corinthiens I,10), si les questions soulevées au sujet de la loi n’étaient définies par le chef de l’Église, le souverain pontife » (Somme théologique, II-II, q. 1, a.10).

    « Une fois que les choses ont été décidées par l’autorité de l’Église universelle celui qui refuserait opiniâtrement de se soumettre à cette décision, serait hérétique. Cette autorité de l’Église réside principalement dans le souverain Pontife.  Car il est dit (Décret.  XXIV, q. I., ch. 1.2): «Toutes les fois qu’une question de foi est agitée, je pense que tous nos frères et tous nos collègues dans l’épiscopat ne doivent s’en rapporter qu’à Pierre, c’est-à-dire à l’autorité de son nom et de sa gloire ».  Ni les Augustin, ni les Jérôme, ni aucun autre docteur n’ont défendu leur sentiment contrairement à son autorité.  C’est pourquoi saint Jérôme disait au pape Damase (in expo. symbol.) : «Telle est la foi, très-saint Père, que nous avons apprise dans l’Église catholique: si dans notre exposition il se trouvait quelque chose de peu exact ou de peu sûr, nous vous prions de le corriger, vous qui possédez la foi et le siège de Pierre.  Mais si notre confession reçoit l’approbation de votre jugement apostolique, quiconque voudra m’accuser prouvera qu’il est ignorant ou mal intentionné, on qu’il n’est pas catholique.  Mais il ne prouvera pas que je suis hérétique » (Somme théologique II-II. q 11.a.2).

    « Il faut s’en tenir à la sentence du Pape à qui il appartient de prononcer en matière de foi, plutôt qu’à l’opinion de tous les sages » (Quaetiones quodlibetales q. 9.a 16)

    Dans le Psaume XXXIX. 10 il est écrit: « J’ai annoncé ta justice dans la grande assemblée ».  Voici le commentaire de St. Thomas.  Le psalmiste a parlé « dans la grande assemblée », c’est-à-dire dans l’Église catholique, qui est grande par son pouvoir et sa fermeté: « Les portes de l’enfer ne  prévaudront point contre elle» (Matthieu XVI, 18) » (St.  Thomas: Commentaire sur les psaume).  Cette « fermeté », l’Église la doit en première ligne à la foi sans faille du pontife romains comme il est expliqué dans l’un des Opuscules du saint docteur:

    L’Église est une, sainte, catholique et « ferme ». « Quatrièmement, elle est ferme. Une maison est ferme 1. quand ses fondations sont solides ».  La véritable fondation de l’Église est le Christ (1.  Corenthiens III, 2) et les douze apôtres (Apocalypse XXI, 14).  Pour suggérer la fermeté, Pierre est appelé le roc.  « 2.  La fermeté d’une maison apparaît en outre quand elle ne peut être renversée par une secousse ». L’Eglise  n’a pu être renversée ni par les persécuteurs, ni par les séductions du monde, ni par les hérétiques. D’après Matthieu, XVI, 18, les « portes de l’enfer » (= les hérétiques) peuvent l’emporter sur telle ou telle église locale, mais point contre l’Église de Rome où réside le pape. « C’est pour cette raison que seulement l’Église de Pierre (à qui fut attribué l’Italie lors de l’envoi des disciples) demeurera toujours ferme dans la foi.  Et tandis qu’ailleurs la foi n’y est pas du tout, ou bien mêlée avec beaucoup d’erreurs, l’Église de Pierre, elle, est forte dans la foi et pure de toutes les erreurs, ce qui n’est pas étonnant, vu que le Seigneur a dit à Pierre: «J’ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille point» » (St. Thomas: Opuscula, opuscule intitulé Expositio symboli apostolorum, passage relatif à l’article « je crois... en l’Église catholique » du symbole des apôtres). 

    L’enseignement du docteur angélique peut donc se résumer ainsi: la foi du pape est d’une fermeté absolu et permanente.


 La doctrine du docteur angélique doit être « tenue religieusement » (sancte) par tous les professeurs de séminaires (canon 1366, § 2)!  L’Église donne à entendre par là combien elle juge nécessaire que les jeunes séminaristes (qui plus tard formeront le bas et le haut clergé) suivent en tout le docteur commun.  Saint Pie X disait: « S’écarter de St. Thomas ne va jamais sans grave danger » (motu proprio Sacrorum antistitum 1er septembre 1910).  Et encore: « Ceux qui s’éloignent de saint Thomas sont par là même conduits à cette extrémité qu’ils se détachent de l’Église » (Lettre Delata Nobis, 17 novembre 1907, adressée au Père Thomas Pègues).

CONCLUSION : SAINT THOMAS D'AQUIN DEMONTRE QU'UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Par clovis - Publié dans : Un Pape ne peut pas dévier de la Foi
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 13:33
Suite du chapître : UN PAPE NE PEUT PAS DEVIER DE LA FOI

Arguments des Pères de l'Eglise


Arguments de Saint Thomas d'Aquin



ARGUMENTS DES PAPES :


     St. Lucius pape et martyr (253 - 254), enseigne: « L’Église romaine, sainte et apostolique, est la mère de toutes les Églises, et il est constaté qu’elle ne s’est jamais écartée du sentier de la tradition apostolique, conformément à cette promesse que le Seigneur lui-même lui a faite, en disant: « «J’ai pitié pour toi, afin que ta foi ne défaille points » (Lettre adressée aux évêques de la Gaule et de l’Espagne, no 6)

    St. Innocent Ier (401 - 417) assimila l’Église de la ville de Rome à une source pure de toute souillure hérétique, qui vivifiait les églises locales, « comme les eaux qui jaillissent de leur source originelle et qui s’écoulent dans toutes les régions du monde par de purs ruisseaux venus de la source non pollué » (lettre In requirendis, 7 janvier 417, adressée aux évêques du concile de Carthage).

  

  St. Sixte III (432 - 440) dit que saint Pierre « a reçu une foi pure et toute faite, une foi qui n’est sujette à aucune controverse ».


  St. Léon Ier le Grand (440 - 461) laissait entendre que saint Pierre vivait et enseignait par la bouche de ses successeurs: « Le bienheureux Pierre, conservant toujours cette consistance de pierre qu’il a reçue, n’a pas abandonné le gouvernail de l’Église [...]. Si donc nous faisons, quelque chose de bon, si nous pénétrons avec justesse dans les questions, [...], c’est l’œuvre, c’est le mérite de celui dont la puissance vit et dont l’autorité commande dans son Siège » (In anniversario Assumptionis suae, sermon 3).  Pierre et ses successeurs étaient, assurés d’une rectitude doctrinale inébranlable: « Le messie est annoncé comme devant être la pierre choisie, angulaire, fondamentale (Isaïe XXVIII, 16), C’est donc son propre nom que Jésus donne à Simon, comme s’il luidisait: «Je suis la pierre inviolable, la pierre angulaire, qui réunit en un deux choses; je suis le fondement auquel nul n’en peut substituer un autre; mais toi aussi, tu es pierre, car ma force devient le principe de ta solidité, en sorte que ce qui m’était propre et personnel à ma puissance, te devient commun avec moi par participation, (St Léon : In anniversario Assumptionis suae, sermon 4)


    Ce pape dit encore « Au cours de tant de siècles, aucune hérésie ne pouvait souiller ceux qui étaient assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui les enseigne » (Sermon 98).  Les Pères du concile de Chalcédoine déclarèrent formellement au sujet de saint Léon: « Dieu, dans sa providence, s’est choisi, dans la personne du pontife romain un athlète invincible, impénétrable à toute erreur, lequel vient d’exposer la vérité avec la dernière évidence ».


    St. Gélase Ier (492 - 490) adressa une décrétale aux Grecs: « Pierre brilla dans cette capitale [Rome] par la sublime puissance de sa doctrine, et il eut 1’honneur d’y répandre glorieusement son sang.  C’est là qu’il repose pour toujours, et qu’il assure à ce Siège béni par lui de n’être jamais vaincu par les portes de l’enfer » (Décrétale 14 intitulée De responsione ad Graecos).


    St. Hormisdas (514 - 523) rédigea une profession de foi le 11 août 515, qui fut acceptée par toute l’Église, et repris aux conciles de Constantinople IV et Vatican I. Après avoir rappelé que le Christ avait « bâti l’Eglise sur la pierre » contre laquelle l’enfer ne prévaudrait point (Matthieu XVI, 18), le pape commenta avec assurance: « Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège Apostolique ».


 St. Agathon (678 - 681) rédigea un texte capital, qui fut lu et approuvé par le VIe concile oecuménique (concile oecuménique = concile général, à ne pas confondre avec « oecuménique » relatif à l’oecuménisme).


   St. Léon IX (1049 – 1054), après avoir dit que l’Église bâtie sur Pierre ne pouvait aucunement « être dominée par les portes de l’enfer, c’est-à-dire par les disputes des hérétiques » (cf.  Matthieu XVI, 18) et après cité la promesse du Christ à Pierre (Luc XXII,32), tança les schismatiques grecs Michel Cérulaire et Léon d’Achrida dans sa lettre In terra pax du 2 septembre 1053: « Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir puisse être sans effet sur un point?  Le Siège du prince des apôtres l’Eglise romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques?  N’a-t-il pas confirmé les coeurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas »?


 Pie IX (1846 - 1878) affirma dès son élévation au souverain pontifical (dans le Discours de son exaltation) qu’un pape ne pouvait « JAMAIS » (nunquam) dévier de la foi !  Il écrivit encore la même chose dans son encyclique Qui pluribus du 9 novembre 1846.  Pour interpréter l’Écriture, les hommes ont besoin d’une autorité infaillible: Pierre, dont le Christ « a promis que la foi ne défaillira jamais ». L’Eglise romaine « a toujours gardé intègre et inviolée la foi reçue du Christ Seigneur, et l’a enseignée fidèlement ».  Même mot dans la lettre In suprema Petri du 6 janvier 1848: « jamais ». Ainsi que dans l’encyclique Nostis et noviscum du 8 décembre 1849: « jamais ».


  Léon XIII (1878 - 1903) réaffirma l’antique croyance dans son encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896: jamais un pontife romain n’a dévié dans la foi.  Son encyclique sur le Saint-Esprit contient un commentaire mémorable sur l’évangile selon St. Jean. Le jour de la Pentecôte, « le  Saint-Esprit commença à produire ses bienfaits dans le corps mystique du Christ.  Ainsi se réalisait la dernière promesse du Christ à ses apôtres, relative à l’envoi de l’Esprit Saint [... ]: «Lorsque cet Esprit de Vérité sera venu, il vous enseignera toute la vérité [JeanXVI.12].  Cette vérité il l’accorde et la donne à l’Église, et, par sa présence CONTINUE, il veille à ce que jamais elle ne succombe à l’erreur » (encyclique Divinum  illud. 9 mai1897).


http://pagesperso-orange.fr/thomiste/pstpied.jpg   Saint Pie X (1903-1914) enseigna : « Le premier et le plus grand critérium de la foi, la règle suprême et inébranlable de l’orthodoxie est l’obéissance au magistère TOUJOURS vivant et infaillible de l’Église, établie par le Christ «la colonne et le soutien de la vérité» [1. Timothée III,15].

    [... ] Saint Paul dit : « Fides ex auditu – La foi vient non par les yeux, mais parles oreilles», par le magistère vivant de l’Église, société visible composée de maîtres et de disciples [... ]. Jésus-Christ lui-même a enjoint à ses disciples d’écouter les leçons des maîtres [... et] il a dit aux maîtres: «Allez enseigner toutes les nations.  L’Esprit de Vérité vous enseignera toute vérité.  Voici que je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles » (St. Pie X: allocution Con vera soddisfazione aux étudiants catholiques, 10 mai 1909).

    « Les fils dévoués du pape sont ceux qui obéissent à sa PAROLE et le suivent en TOUT, non ceux qui étudient les moyens d’éluder ses ordres » (allocution aux nouveaux cardinaux, 27 mai 1914).

    Le dictionnaire de théologie catholique(article « infaillibilité du pape ») soutient que le pape Innocent III (1198-1216) se serait prononcé contre l’infaillibilité perpétuelle de la papauté.  Pour preuve, le dictionnaire cite cette phrase: « J’ai surtout besoin de la foi, parce que  je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par L’Eglise ».

    On pourrait interpréter ce passage en ce sens qu’un pape peut errer dans la foi et par conséquent pourrait être jugé par l’Église (un concile général par exemple).  Cependant, il est à noter que le Dictionnaire de théologie catholique s’est livré à une falsification du texte. Le procédé est vieux comme le monde: on tire la citation de son contexte et on lui donne un sens opposé à celui donné par l’auteur lui-même.  Quel lecteur se donnera la peine d’aller aux sources pour vérifier!  Voici le texte non amputé :

    « Si moi-même je n’avais pas une foi solide, comment pourrais-je affermir les autres dans la foi?  Et c’est là une des parties principales de mes fonctions, car le Seigneur n’a pas dit à saint Pierre: «J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne chancelle pas», et: «Si tu te convertissais un jour, fortifie alors les tes frères ». Il pria, et il fut exaucé dans tout à cause de son obéissance.  La foi du Saint-Siège ne chancela donc jamais dans les temps de troubles mais elle demeura toujours ferme et inébranlable, afin que le privilège de saint Pierre demeurât inviolable.  Mais précisément pour cette raison j’ai surtout besoin de la foi, parce que je ne relève pour toutes les autres fautes que du tribunal de Dieu; pour les fautes contre la foi, au contraire, je puis être jugé par l’Église. J’ai la foi et une foi constante, parce qu’elle est apostolique » (Innocent III :  principal discours au peuple après son sacre; traduction française in: J.B.J. Champagnac: Philippe Auguste et son siècle, Paris 1847 p. 264).

    Le Dictionnaire de théologie catholique (article « infaillibilité pontificale ») a donc menti en amputant une partie du sermon d’Innocent III.  Dans un autre article (« déposition »), le même dictionnaire pèche encore par omission, en citant une phrase tirée d’un autre texte d’Innocent III, sans indiquer que, dans ce même texte, Innocent défend l’orthodoxie de la papauté (« Pierre a renié de bouche mais non de cœur »). Voilà comment ce dictionnaire travestit la pensée d’Innocent III!

    Afin de ne laisser subsister aucun doute sur la pensée authentique de ce pape, nous citerons maintenant un autre texte de lui.  Innocent III, après avoir rappelé la promesse à saint Pierre (« J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point »), fit le commentaire suivant: « Notre Seigneur insinue évidemment par ces paroles que les successeurs de Pierre ne s’écarteraient EN AUCUN TEMPS de la foi catholique, mais qu’ils y ramèneraient plutôt les autres; par là, il lui accorde le pouvoir d’affermir les autres, afin de leur imposer l’obligation d’obéir » (lettre Apostolicae Sedis primatus à l’évêque de Constantinople, 12 novembre 1199). Ce passage est capital, car l’expression « en aucun temps » (nullounquam tempore) rend la thèse de l’infaillibilité perpétuelle du souverain pontife absolument irréfutable !


    Conclusion du premier chapitre : Les évangélistes et les représentants de la Tradition (Pères, St. Thomas, papes et conciles) clament à l’unanimité que le pontife romain ne peut à AUCUN moment faillir dans la foi.


    RÉSUMÉ : UN PAPE NE FERA JAMAIS NAUFRAGE DANS LA FOI, PARCE QUE TOUS LES PAPES CONCILES ET PÈRES DE L’ÉGLISE L’ONT DIT.

 

Source : Mystère d'iniquité

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ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

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catholique.sedevacantiste@laposte.net



http://www.umass.edu/wsp/images/pauliv.jpg
Le pape Paul IV affirme qu'un prélat tombé dans l'hérésie ne peut pas être pape :

 

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un car­dinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées se­rait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AU­TRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."

(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )

 

> Un non-catholique ne peut pas être pape


 

Saint Pie X

Le pape Saint Pie X condamne solennellement le modernisme et excommunie ses partisans :

Les modernistes sont les pires ennemis de l'Eglise (Pascendi dominici gregis)
- Le modernisme est l'égoût collecteur de toutes les hérésies (Motu proprio Praestantia)


INFAILLIBILITE PONTIFICALE

http://www.egregoor.com/SYMBOLE/dossiers-symbole/images/03-symbole/encadre-1-nativite.jpg

> Le pape Pie IX condamne ceux qui ne croient pas à l'infaillibilité extraordinaire ET ordinaire du Pape


- "Le pape est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale et sa foi est à JAMAIS indéfectible" (Pie IX - Pastor aeternus)

- "On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Ecritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Eglise comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel." (Pie IX- Dei Filius)

Lire ICI


> Les Papes, les Pères et les docteurs de l'Eglise affirment qu'un Pape ne peut pas enseigner des hérésies. Il est la règle de la foi sur terre. 


- Saint Léon I : "Aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne"  (Sermon 98)

 

- Saint Cyprien : "La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès (Lettre 40 et 55)

- Saint Thomas d'Aquin : " L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point" (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)

Lire ICI


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétiqueICI

 



La vacance du Siège de Pierre, la crise de l'Eglise : événements prédits


- Notre Seigneur : "L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint"
(Matthieu 24, 15)


http://a10.idata.over-blog.com/1/13/94/95//Notre-Dame-Salette.jpg


- Notre Dame à la Salette (1848)   :

"Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist... L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."

- Le pape Léon XIII prédit l'occupation du chaire de Saint Pierre par des imposteurs :

http://www.oblatesbethanie.org/Images%204/LeonXIII.jpg

"L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884)



L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE PEUT-IL ÊTRE CHANGE ?

NON !

- "L'Esprit-Saint n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine, mis pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi." (Constitution Pastor Aeternus)

- "Le dogme chrétien n'admet aucune altération, aucune atteinte à ses caractères spécifiques, aucun variation dans ce qu'il a de défini." (Commonitorium V° Siècle)

- "La Foi catholique est d'une nature telle qu'on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher :  ou on la possède toute entière, ou on ne la possède pas du tout. Telle est la Foi catholique : quiconque n'y adhère pas avec fermeté ne pourrait être sauvé." (Symbole de Saint Athanase)


Vatican II :  Concile INVALIDE car HERETIQUE


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La Réforme liturgique Vatican II absolument NULLE, VAINE et INVALIDE


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