Que peut-on attendre du prochain conclave ? Rien !

Publié le par Clément LECUYER

"Les 115 cardinaux-électeurs sont au complet depuis ce jeudi. Rien ne s'oppose donc plus à la fixation de la date du conclave... Soixante-sept des cardinaux qui vont élire le nouveau Pape ont été nommés par Benoît XVI et 49 par son prédécesseur, Jean-Paul II." (source : TF1)

  Ce conclave tant attendu par le monde moderne ne nous concerne pas pour double raisons : non seulement ce conclave ne concerne pas notre Eglise sainte et catholique mais ceux qui vont y participer ne sont pas de vrais cardinaux  "éminents en doctrine" comme l'exige le Code de Droit Canonique (canon 232, § 1).

1. Tous font partie de la contre-Eglise
 
 De quelle Eglise adhère ces prélats se réunissant en conclave ? De l'Eglise catholique de Notre-Seigneur ou de la fausse Eglise apparente ayant vu le jour lors du concile Vatican II et ayant comme socle juridique le Droit canon de Jean-Paul II de 1983 ? Telle est la question essentielle à se poser en préliminaire.
 
 La foi et la raison nous l'indiquent : ces cardinaux sont des hérétiques publics et pertinaces. Certes, l'autorité ayant été accaparée, l'Eglise catholique n'a pas pu canoniquement reconnaître explicitement leur pertinacité et leur schisme, il est vrai. Mais cela ne doit pas nous empêcher - au contraire - de constater qu'ils se sont manifestement excommuniés eux-mêmes du fait de leur reniement public (au moins implicite) à la foi catholique, de par leur rejet obstiné de la doctrine traditionnelle et leur attachement aux erreurs antichrétiennes de Vatican II (liberté religieuse, collégialité, oecuménisme, nouvelle liturgie, etc). Aux yeux de Dieu, ils ne peuvent pas faire partie de son Corps mystique, encore moins le représenter ; ceci est une évidence au regard de leurs actes et déclarations publiques. Nous distinguons les chefs de cette contre-Eglise (qui savent ce qu'ils font, qui connaissent la Tradition, qui ne peuvent être escusés de ne pas connaître la doctrine catholique) de l'ensemble des malheureux fidèles les suivant (dont un certain nombre est de bonne foi) ; il ne s'agit par pour nous de condamner ces derniers (les fidèles) comme "hérétiques" et "non catholiques" (seul Dieu - qui sonde les reins et les coeurs-  le sait), mais de prier pour eux pour qu'ils découvrent la vérité et rejetent ainsi les hérésies modernistes et la nouvelle religion conciliaire. 
 
 Citons les sages paroles remplies de bon sens d'un évêque et d'un religieux :
 

Mgr Dolan : "Cette fausse Eglise, cette Eglise mondiale n'est pas l'Eglise catholique, sainte, apostolique et romaine, il s'agit de quelque chose de monstrueux... C'est le châtiment du Bon Dieu." (Sermon du 18 octobre 2009, à Rennes)

 

R.P Avril : "La nouvelle Eglise, l’Eglise conciliaire, n’est pas l’Eglise. Jugée avec la foi, elle est hérétique et schismatique. Et le "pape", lui, est le pape de l’Eglise conciliaire, cela ne nous concerne pas le moins du monde, nous n’avons nullement à nous en occuper, nous sommes tenus à ne pas nous en occuper... Prenez garde à ne pas vous engouffrer dans la naïveté intégrale, confondre la lumière et les ténèbres, continuer à attendre de l’Eglise conciliaire ce que seule la Sainte Eglise peut et doit nous donner. Arrêtez de vaticiner, les ténèbres ne peuvent produire aucun rayon lumineux." (Père Maurice AVRIL 2 février 2011)

 
 Il est donc strictement inutile d'attendre quoi que ce soit de ce conclave de la contre-Eglise occupant la place, éclipsant la vraie Eglise.
 
2. Tous ont été nommés par de faux Papes
 
 Voici notre raisonnement :
 
- Majeur : Le pouvoir de nommer un catholique cardinal appartient seulement au Pape
- Mineur : Or, Jean-Paul II et Benoît XVI n'étaient pas de vrais Papes
- Conclusion : Aucune des personnes nommées par J-P II et B. XVI ne peut donc être cardinal
 
> Preuves de nos affirmations :
 
a/ Le pouvoir de nommer un cardinal appartient au Pape
 
 C'est ce que l'on peut lire dans le Dictionnaire de Théologie catholique et le Code de Droit Canonique de 1917 :
 

"Au Pape seul il appartient de créer de nouveaux cardinaux"  (Dictionnaire de Théologie catholique) Les cardinaux sont librement choisis par le Pontife romain, dans n'importe quelle partie du monde. Ils doivent être au moins prêtres et être spécialement distingués par leur doctrine, leur piété et leur prudence dans le traitement des affaires. 233 p.1 Les cardinaux sont créés et publiés par le Pontife romain dans un consistoire; les cardinaux ainsi créés et publiés reçoivent le droit d'élire le Pontife romain, ainsi que les privilèges dont traite le Can. 239 . (Code de Droit Canon)


b/ Jean-Paul II et Benoît XVI n'étaient pas de vrais Papes
 
 Nous ne reviendrons pas sur les raisons arguments nous obligeant de professer que ces deux prétendus "papes" ne détenaient aucunement l'autorité pontificale. Que le lecteur veuille bien se reporter ICI
 
c/ Aucune des personnes nommées par J-P II et B. XVI ne peut donc être cardinal
 

 Ceci est donc la conclusion logique qui découle de notre raisonnement. N'étant pas Papes, J-P II et B. XVI n'avaient aucun droit, aucune légitimité et aucun pouvoir de créer des cardinaux. Tous leurs actes étaient nuls et vains. C'est ce qu'affirmait, entre autres, Mgr Guerard des Lauriers en 1987 :

 

"Il ne faut pas le [J-P II ici) désigner par le mot Pape. C'est-à-dire que ledit "occupant" n'est pas, en aucun de ses actes, le Vicaire de Jésus-Christ. Ces actes, en tant précisément qu'ils prétendent être actes du Pape, en tant que Pape, sont nuls... toutes les "ordinations" [dans le sens d'actes] portées à ce pseudo-titre sont VAINES, NULLES, sans aucune portée dans la réalité. IL FAUT, non désobéir, mais IGNORER. Il occupe le Siège d'une manière illégiti­me et sacrilège puisqu'il n'est pas Pape, et se fait passer pour tel. (Interview de mai 1987)


___________________________________


EDIT : Nous citons ici Mgr Guerard des Lauriers. Nous pensons qu'il ne serait pas honnête de notre part de ne pas préciser qu'une grande partie de ceux adhérant à la Thèse de Cassissiacum (dont Mgr Sanborn et l'Institut Mater Boni Consilii) soutient l'avis selon lequel les Cardinaux créés par des “papes” materialiter conservent "en puissance" le pouvoir d’élire le Pontife ce qui viendrait résoudre la problématique (non résolue par le sédévacantisme complet) de privation d'électeurs du Pape car comme le note Cajetan, “impossible que l’Église soit laissée à la fois sans Pape et sans le pouvoir d’élire le Pape”. (Apologia de comparata auctoritate Papæ et Concilii, n° 744). Mgr Sanborn et l'Institut MBC estiment que "le droit d’élire n’est ni juridiction ni autorité" et évoquent la distinction entre l'officium et le munus, distinction reprise par Mgr Guerard des Lauriers dans nombre de ces écrits. Cette opinion ne nous convainc pas mais nous la respectons car elle émane de prêtres catholiques non una cum, forts dans la foi, reconnaissant de toutes façons comme nous ici que "seule l’élection d’un vrai Successeur de Pierre pourrait mettre fin à cette crise d’autorité, mais la composition du corps électoral laisse présager – à vue humaine – que la nuit sera encore plus profonde, et l’aube encore lointaine." (Communiqué de l'Institut du 11/02/13)

_________________________________

 De plus, nous ne pouvons pas ne pas faire référence ici à la bulle Cum ex Apostolatus édictée par le grand Pape Paul IV qui - se basant sur une loi de droit divin et sur la doctrine catholique - déclara ex cathedra que l'élection à la papauté de prélats ayant dévié de la foi [peu importe ici qu’il ait dévié sciemment ou par ignorance, et peu importe qu’il ait ou non reçu une monition canonique individuelle] est "nulle, invalide et sans valeur" mais que "leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, n'ont pas le moindre effet juridique, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit". 

> (Note : Que la bulle ne soit pas reprise explicitement dans le Code de Droit Canon ne signifie pas pour nous que ce qui découle de la doctrine émise par Paul IV soit caduque. Un principe théologique reste un principe, il n'est pas question de droit juridique ici). 

 Supposons un instant - et nous finirons là notre argumentation - que les 'prélats' qui participeront au prochain conclave aient bien été canoniquement créés cardinaux (ce qui n'est pas le cas), qu'en serait-il ? La règle canonique instaurée par Pie XII confère le droit d'élire le Pontife romain uniquement et personnellement aux cardinaux. Or, un cardinal tombé dans l'hérésie perd par le fait même (ipso facto) et sans aucune déclaration son titre de cardinal donc ne peut être élu légitimement.
 

"Par tacite renonciation admise par le droit lui-même , tout office devient vacant ipso facto et sans aucune déclaration , si le clerc : .. 4° défaille (defecerit) publiquement de la Foi Catholique." (Canon 188 du Code de Droit Canonique)


 Or, il est manifeste que ces 115 supposés cardinaux ont failli par leur adhésion aux hérésies multiples de Vatican II et par leur soutien implicite ou explicite (si ce n'est participation) aux différents actes d'apostasie réalisés à plusieurs reprises par les usurpateurs du Siège Apostolique (l'exemple venant de suite à l'esprit étant les réunions d'Assise).

 Vraiment, n'attendons rien de ce conclave et de ses "cardinaux". Forts et intransigeants dans le saint combat de la foi, suivons les recommandations de saint Paul qui exhortait les premiers chrétiens de rester à l'écart des ennemis de Notre-Seigneur et de sa sainte Eglise immaculée : "Je vous en prie, Frères, gardez-vous de ces scandaleux qui vont à l’encontre de la doctrine que vous avez reçue : évitez-les, car ces gens-là ne servent pas le Christ" (Rm. 16, 17).



L'Eglise terrassant l'hérésie

 Mais consolons-nous ! Car en ces temps troublés, le jour de notre délivrance se rapproche ! Croyons et espérons-le ! Écrions-nous avec Isaïe : "Seigneur ! Dieu d'Israël, Dieu Sauveur, vous êtes vraiment un Dieu caché. Mais les fabricants d'erreurs sont confondus, ils rougiront de honte et seront tous couverts de confusion !" (Is. XLV, 15).