Présentation du sédévacantisme

Publié le par Clément LECUYER

   Depuis la déferlante du Conciliabule1 Vatican II, ceux qui occupent le Vatican professent publiquement l'hérésie : modernisme, liberté religieus e, œcuménisme, culte de l'homme, libéralisme, etc. De nombreuses interrogations se sont donc levées. L'Eglise moderniste, qui a vu le jour suite à Vatican II, est-elle l'Eglise Une, sainte, catholique et apostolique fondée par Notre Seigneur ? (Jean XXIII), Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI sont-ils les Vicaires du Christ ? Peut-on accepter les réformes doctrinales et liturgiques  modernistes engagées après la mort du Pape Pie XII ? Deux positions au sein de ce que on appelle la Tradition existent : le "sédévacantisme" (à laquelle nous adhérons) et celle défendue par la Fraternité Saint Pie X.

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- Le 'sédévacantisme' Venant du latin "sede vacante", il s'agit de la position catholique qui soutient  que depuis le Conciliabule Vatican II, le Siège apostolique est vacant ; en d'autres termes, cela revient à dire qu'il n'y a plus de Pape. En effet, il n'est pas possible de suivre les pseudos 'papes' Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI et de les reconnaître comme étant les Vicaires du Christ. Suite à Vatican II, d'imminents religieux et théologiens ont rapidement conclu que le Siège de Pierre était vacant de Pape et que l'Eglise catholique était infiltrée jusque dans sa plus haute instance. Nous pouvons penser au départ notamment aux Pères Saenz y Ariaga, Carmona, Zamora pour le Mexique, aux Pères Barbara, Guerard des Lauriers, à l'abbé Coache pour la France et à l'archevêque Mgr Ngô Dinh Thuc malgré ses erreurs et ses dérives.  Même s'il ne l'a jamais déclaré publiquement,  Mgr Castro Mayer adhéra au sédévacantisme, du moins à partir de 1988.

  Avant d'aller plus loin et de la démontrer, il est utile de préciser que cette situation unique dans l'histoire de l'Eglise a été annoncée. Depuis son fondement, la Sainte Église catholique a toujours eu de nombreux ennemis et a du subir beaucoup d'attaques diverses tout au long de l'histoire. Son principal ennemi, le plus acharné, est la franc-maçonnerie, réseau d'ailleurs étroitement lié au judaïsme. Or, le but de la franc-maçonnerie a toujours été de détruire l'Eglise. Pour arriver à ses fins, elle a mis en place une tactique extrêmement efficace : infiltrer petit à petit l'Eglise. C'est ce qui s'est produit tout au long du XIX° et XX° siècle, malgré les mises en garde des Papes et de différents religieux.

-  Notre Seigneur nous a prévenu à plusieurs reprises dans l'Evangile:

"L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint" (Matthieu 24, 15) 

"Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?"  (Luc 18,8)

- A la Salette (1846), la Très Sainte Vierge Marie est descendue sur terre spécialement pour nous avertir des tribulations que l'Eglise devra subir : "Rome perdra la Foi... l'Eglise sera éclipsée..."

- Léon XIII, dans une vision, prédit notre situation :

"L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé." (cité dans l'exorcisme de Léon XIII)

 Enfin, ses successeurs jusqu'à Pie XII , ont dénoncé et tenté d'empêcher l'infiltration dans l'Eglise catholique.

"Ils [les modernistes] se cachent et c’est un sujet d’appréhension et d’angoisse très vives, dans le sein même et au cœur de l’Église, ennemis d’autant plus redoutables qu’ils le sont moins ouvertement. [...] Ennemis de l’Église, certes ils le sont, et à dire qu’elle n’en a pas de pires on ne s’écarte pas du vrai. Ce n’est pas du dehors, en effet, on l’a déjà noté, c’est du dedans qu’ils trament sa ruine ; le danger est aujourd’hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l’Église : leurs coups sont d’autant plus sûrs qu’ils savent mieux où la frapper." (Saint Pie X - Pascendi - 1917)

 

 Arguments

 Le "sédévacantisme" est basé sur deux raisonnements qui ne peuvent pas être remis en question :

1. L'infaillibilité pontificale

- Majeure :  Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et s'opposent aux fondements de la religion catholique.

- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.

- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.

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2.  La soumission des fidèles catholiques au Pape

- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires. 

- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.

- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.

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 Ainsi, et pour d'autres raisons, toutes les réformes modernistes sont nulles et invalides puisque promulguées par des individus n'ayant aucune autorité légitime. 

 Nous pouvons aussi proposer d'autres arguments qui viennent aboutir à la même conclusion incontestable, tout comme la bulle Cum ex Apostolatus du Pape Paul IV. Voici ce qu'elle énonce : "S'il apparaissait (...) qu'un Souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi Catholique est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les Cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue." En effet, comment celui qui n'est pas membre de l'Église catholique pourrait en même temps en être la tête ?

 Pour être précis et complet, nous n'oublierons pas de citer la position de l'Institut Mater Boni Consilii2 qui reprend la Thèse exposée par Mgr Guerard des Lauriers :

  "Paul VI et ses successeurs, bien que canoniquement élus au Pontificat, ne possèdent pas l’autorité pontificale ;  Ils sont “papes” materialiter mais pas formaliter, pour la raison que, ne poursuivant pas le bien de l’Eglise et enseignant l’erreur et l’hérésie, s’ils ne rétractent pas d’abord leurs propres erreurs, ils ne peuvent en aucune façon recevoir de Jésus-Christ l’autorité pour gouverner, enseigner et sanctifier l’Eglise." (http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=17)

  L'Institut Mater Boni Consilii aboutit à la même conclusion que les sédévacantistes complets : Paul VI et ses successeurs ne professent pas la religion catholique donc ne sont pas de vrais Papes.    

 

A noter que le terme sédévacantisme est utilisé uniquement pour question pratique d'identification car nous sommes catholiques, rien que catholiques.  Par conséquent, nous refusons d'être en union avec cette nouvelle Eglise moderniste et avec ses dirigeants. C'est pourquoi les prêtres "sédévacantistes" célèbrent actuellement les messes non una cum Benoît XVI. 

 

- Celle tenue par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X (FSSPX)   : Fondée en 1971 par Mgr Lefebvre, il s'agit d'une société composée aujourd'hui de quatre évêques et d'environ 500 prêtres qui n'adhèrent pas aux hérésies de Vatican II et qui restent fidèles à la Sainte Messe dite de Saint Pie V. Cependant, la FSSPX, rejetant le dogme de l'infaillibilité pontificale, refuse d'admettre la vacance du Saint-Siège, et fait de l'adhésion aux thèses "sédévacantistes" un motif d'exclusion. Pour elle, il faut reconnaître l’autorité du 'pape' régnant, sans pour autant lui obéir en tout et a fortiori le suivre dans ses erreurs supposées.

 Cette "politique" porte en elle une grave contradiction interne :

   "La FSSPX s'est opposée à l’apostasie conciliaire non pas avec une réponse vraiment catholique mais plutôt avec la réponse du jugement privé par lequel les doctrines, les décrets et les disciplines universelles de ce qu’ils pensent être l’Eglise sont sujets à leurs avis privés." (Mgr Dolan)

 Cette position est condamnée par L'Eglise :

- Boniface VIII : "Nous déclarons, disons et définissons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain."

- Pie IX : "Tous ceux qui résistent obstinément aux Prélats légitimes de l’Eglise, spécialement au Souverain Pontife de tous, et refusent d’exécuter leurs ordres, ne reconnaissant pas leur dignité, ont toujours été reconnus comme schismatiques par l’Eglise catholique."

 Notre souhait le plus profond est que cette terrible crise de l'Eglise prenne fin et que notre sainte Mère l'Eglise retrouve un Pape, une hiérarchie catholique et resplendisse de nouveau sur les nations de la Terre entière.

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Notes :

1  Conciliabule : faux Concile car non catholique. Le "concile" Vatican II ne peut pas être un concile de l'Eglise catholique puisqu'il a promulgué des hérésies ce qui est contraire à la sainteté de l'Eglise. 

2  Il s'agit d'une association de prêtres et d'un évêque (Mgr Stuyver) catholiques qui ne reconnaissent pas Paul VI et ses successeurs comme Papes. Les sédévacantistes complets ne sont pas vraiment d'accord avec une partie de la Thèse de Cassiacum sur laquelle se base l'Institut MBC. Cependant, les plus sérieux et logiques ont compris que ce désaccord théologique n'avait pas d'importance et qu'il était inutile et néfaste de se diviser sur une telle question.