Benoît XVI a plutôt choisi de construire son discours en forme de plaidoyer visant à prouver que le rapprochement entre l'Église catholique et le judaïsme commencé avec le concile Vatican II est «irrévocable».
Ainsi a-t-il repris et reformulé publiquement, une à une, toutes les grandes étapes franchies depuis le concile. Dont l'acte officiel de l'Église catholique en 1998, qui, «déplorant les manques de ses fils et filles, demandait pardon pour tout ce qui a pu favoriser d'une certaine manière les plaies de l'antisémitisme et de l'antijudaïsme».
Dont la prière de Jean-Paul II au mur occidental de Jérusalem en mars 2000 que son successeur a relu entièrement hier «Nous sommes profondément blessés par le comportement de ceux qui, au cours de l'histoire, vous ont fait souffrir et nous demandons pardon (…).». Ou encore l'évocation de ce qu'il avait dit à Auschwitz, «drame singulier et bouleversant de la Shoah» qui voulait «éradiquer le peuple juif dans sa totalité».
Estimant au fond que juifs et catholiques « se connaissent peu les uns, les autres », il a salué ses hôtes avec «la volonté commune de continuer un dialogue ouvert et sincère », en leur manifestant son « estime et son affection » en vue de « renforcer » ces liens.
Peu avant de quitter le Vatican, Benoît XVI avait publiquement confié lors de la prière de l'Angélus, l'esprit de sa visite : «Accomplir une nouvelle étape sur le chemin de la concorde et de l'amitié entre catholiques et juifs.»

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )
> Un non-catholique ne peut pas être pape


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI


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