8 février : anniversaire du Pape Pie IX

Publié le par Clément


  Souvenons-nous aujourd'hui de l'anniversaire du grand Souverain Pontife, le Pape Pie IX, Pape "de l'infaillibilité pontificale".

 Le livre L'Esprit de Pie IX du R.P. Huguet S.M. est un petit "trésor" pour mieux connaître et aimer ce vénérable et auguste Serviteur des serviteurs de Dieu.

 On peut le télécharger et le lire avec beaucoup de profit ci-dessous :  ICI

 En voici quelques extraits :



«[...] Dieu lui-même a bien voulu permettre que les traits si touchants rapportés dans ces pages dissipassent des préjugés à l'endroit du meilleur des rois et du plus tendre des pères. Des conversions éclatantes ont eu lieu par suite de la lecture de ce livre. Dans un grand nombre de communautés religieuses d'hommes et de femmes, on a lu au réfectoire, pendant le repas, L'Esprit de Pie IX.
Un respectable chanoine de la Belgique nous écrivait que son vénérable évêque en faisait la lecture spirituelle de tous les jours.

«[...] Or, Pie IX doit être rangé parmi les Papes dont les épreuves, les actes et l'enseignement démontrèrent le plus sensiblement le caractère surhumain de leur puissance.

«[...] Pie IX n'a-t-il pas fait preuve de cette invincible confiance appuyée sur la foi aux divines promesses, quand, malgré les conseils de la prudence humaine et les peurs de la sagesse diplomatique, il a reconstitué en Angleterre et en Hollande la hiérarchie catholique exilée depuis trois siècles par la violence de l'hérésie; quand il a soutenu en France l'oeuvre de l'unité liturgique...

«[...] Nos prières s'uniront à celles de notre Pontife et à ses larmes, qui nous rappellent la triste et grande scène du Sauveur pleurant et priant sur Jérusalem.

 Quels que soit les secrets de l'avenir, notre siècle n'aura pas vu de gloire plus pure, d'énergie plus forte, d'âme plus tendre que cette apparition de Pie IX le Grand au-dessus des faiblesses et des divisions modernes. Lui seul fait obstacle aux grands périls qui nous menacent : d'un signe de sa main il arrête, par ses fils immolés, la démagogie frémissante; sa parole forme un rempart vivant contre les flots du Nord.

«[...] Victime de la plus noire ingratitude et de la trahison la plus perfide, Pie IX, voulant épargner un grand crime à des sujets révoltés, fit obligé de prendre le chemin de l'exil et de quitter cette ville de Rome comblée de ces bienfaits... A cinq heures trois quarts du matin, nous arrivâmes à Terracine. Peu de moments après en être sortis, le Saint-Père me demanda de l'avertir quand nous serions à la frontière des deux États. Loursqu'il eut entendu de ma bouche ces mots : "Saint-Père, nous y sommes," pensant être arrivé en lieur sûr, le coeur ému de profonds et sublimes sentiments, il versa des larmes et rendit grâces au Dieu de miséricorde, en récitant le cantique consacré à la reconnaissance par la coutume de l'Église...

«[...] - Eh bien! mon cher fils, lui dit aimablement Pie IX après lui avoir donné sa bénédiction, vous voilà donc prêtre, et vous avez eu le bonheur d'offrir plusieurs fois l'auguste victime sur l'autel.
- Oui, Très-Saint-Père.
- Et où donc, mon fils, avez-vous dit votre première messe?
- A Saint-Pierre, dans les grottes Vaticanes.
- Très bien, ç'a dû être une grande satisfaction pour vous, je vous félicite. Moi, j'ai dit ma première messe à Tata-Giovanni, au milieu des pauvres orphelins.
Et en disant ses mots, le Saint-Père se recueillit, comme pour savourer un doux souvenir, puis reprenant la conversation :
- Et où avez-vous dit, mon fils, votre deuxième messe?
- Saint-Père, à Sainte-Marie-Majeure.
- O excellente et pieuse idée! Sainte-Marie-Majeure, délicieux sanctuaire! Je vous félicite encore, mon fils. Moi, c'est à Tata-Giovanni que j'ai dit ma deuxième messe. Pauvres orphelins!
Et le Saint-Père baissa la tête en achevant ces derniers mots et se recueillit plus profondément; puis s'adressant pour la troisième fois au jeune prêtre:
- Et où avez-vous dit votre troisième messe?
- A Saint-Jean de Latran.
- Très-bien, mon fils, très bien. J'admire votre piété et l'heureux discernement de votre coeur. Saint-Jean de Latran est, avec Saint-Pierre et Sainte-Marie-Majeure, l'un des plus solennels sanctuaires du catholicisme. Moi, ma troisième messe, c'est encore à Tata-Giovanni que je l'ai célébrée; et c'est là, ajouta le Saint-Père d'une voix attendrie, c'est là que j'ai célébré la quatrième messe, la cinquième et toutes les autres...

«[...] Ce bon militaire s'était présenté plusieurs fois au Vatican, et toujours sans succès; le Saint-Père n'avait jamais dans l'antichambre des audiences publiques ni plume ni encre. Enfin un jour, il met dans son schako une plume et un encrier, et marche au pas accéléré vers le Vatican, bien décidé à avoir cette fois des indulgences, coûte que coûte. Il arrive auprès de Sa Sainteté, même réception d'abord que par le passé.
- Je n'ai pas de plume.
- Voilà, Très-Saint-Père.
- Je n'ai pas d'encre.
- Voilà, Très-Saint-Père.
- Je n'ai pas de table.
- Le soldat reste muet; puis se ravissant :
- Sur mon schako, Très-Saint-Père.
Le Souverain Pontife sourit de tant d'à-propos.
- Eh bien! lui dit-il en le tutoyant, approche-toi de la fenêtre.
Le soldat s'approcha de la fenêtre.
- Mets-toi à genoux.
Le soldat mit genou terre.
- Mets ton schako.
Le soldat se coiffa, et le Saint-Père lui signa sur la tête une concession d'indulgences in articulo mortis pour lui et toute sa famille. »




« O Dieu, qui avez voulu par une providence ineffable, que votre serviteur Pie IX fût au nombre des Souverains Pontifes, faites, nous vous en prions, qu'ayant occupé sur la terre la place de votre Fils unique, il partage à jamais le sort de vos saints Pontifes dans le ciel. Par le même notre Seigneur Jésus-Christ...»

Source : Excelsior, du forum "la Tour de David"