Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 20:41
Réponse à certaines accusations faites par la Fraternité Saint Pie X.
Mgr. Daniel L. Dolan - www.traditionalmass.org

Texte d’une conférence donnée à l’école Saint-Joseph, à Serre-Nerpol (Isère) le 17 octobre 1999.


C’est à la mère Marie-Monique que je m’adresse tout d’abord pour la remercier de m’avoir invité ici à Serre-Nerpol afin de donner cette conférence. J’ai été calomnié à travers toute la France par la Fraternité Saint Pie X, et je lui suis reconnaissant de m’avoir offert cette opportunité pour répondre à mes calomniateurs. Cette réponse n’est pas motivée par des intérêts personnels, mais par des intérêts qui touchent à l’intégrité de la foi puisque le combat que nous entreprenons est un combat essentiel à la préservation de ce que nous avons reçu de nos ancêtres catholiques.


Durant cette conférence, j’aborderai quatre problèmes : (1) l’accusation portée par la Fraternité selon laquelle je suis un Vieux Catholique ; (2) l’accusation portée par certains d’entre eux selon laquelle mes ordres ne sont pas valides ; (3) les raisons pour lesquelles la position sédévacantiste est si importante dans la bataille contre le modernisme ; (4) pourquoi nous avons l’obligation de mener un apotolat séparé de celui de la Fraternité Saint Pie X.


I. L’accusation selon laquelle je suis relié aux Vieux Catholiques.


  En tout premier lieu, je tiens à préciser clairement que ma consécration n’a absolument aucun lien avec les Vieux Catholiques. Les Vieux Catholiques sont un petit groupe d’hérétiques qui s’est séparéde l’Eglise catholique en 1871 parce que, étant libéraux, ils ne croyaient pas dans l’infaillibilité pontificale. Ils prétendaient que la doctrine de l’infaillibilité pontificale était contraire aux enseignements de l’Eglise. Ce groupe hérétique demanda la consécration épiscopale des évêques jansénistes d’Utrecht en Hollande, et, petit-à-petit, ils organisèrent un apostolat parallèle à celui de l’Eglise catholique.

  J’ai été consacré par Mgr Pivanuras, lui-même consacré par Mgr Carmona qui avait été consacré par Mgr Thuc. Il n’y a pas de Vieux Catholiques dans cette filiation. Avant sa consécration en 1981, Mgr Carmona était professeur de séminaire et curé hautement respecté d’une paroisse du diocèse d’Acapulco au Mexique. Il était à tel point respecté que, même après sa consécration, l’évêque moderniste d’Acapulco, un de ses ancien élèves, le visitait régulièrement et l’écoutait humblement alors même que Mgr Carmona réprouvait ses crimes.

  Qui est Mgr Pivarunas ? Avant sa consécration Mgr Pivarunas était un prêtre du CMRI, une congrégation de prêtres et de religieux traditionalistes qui avait été fondée en 1969 par Francis Schuckhardt. Celui-ci était un laïc, un des responsables de la Blue Army (l’Armée Bleue), une fraternité dévouée à la Vierge Marie. Parce qu’il ne voulait pas accepter la Nouvelle Messe, il obtint la permission de fonder la Congrégation de Marie Reine Immaculée ou CMRI. C’était, et c’est toujours, une congrégation de prêtres, de frères et de religieuses qui sont dévoués à la préservation de la doctrine et de la messe pré-Vatican II. Ce groupe fut constitué en 1969 avec l’approbation de l’évêque du diocèse de Boise, en Idaho, au nord-ouest des Etats-Unis. Lorsque la Nouvelle Messe fut instituée, Francis Schuckhardt ne voulut avoir aucune relation avec elle. Il entreprit de chercher un évêque aux Etats-Unis qui prendrait cette congrégation sous son aile et lui permettrait de conserver la liturgie traditionnelle. La seule personne qui répondit favorablement à cet appel était un certain Daniel Browne. Celui-ci était un laïc catholique horrifié par les bouleversements dans l’Eglise. Il avait pensé, à tort, qu’il était judicieux de demander les saints ordres aux Vieux Catholiques afin de préserver la vraie messe. Il fut donc ordonné et consacré évêque par un évêque Vieux Catholique. Quand Schuckhardt découvrit que Browne était un évêque de cette sorte, il lui déclara qu’il ne voulait avoir aucun rapport avec lui à moins qu’il abjurât toute relation avec les Vieux Catholiques. Ainsi Browne fit sa rétractation devant un prêtre catholique à Chicago. Après que Browne ait répudié ses liens Vieux Catholiques et qu’il se soit réconcilié avec l’Eglise catholique, Schuckhardt consentit à être ordonné et consacré par lui.

  Il est important d’ajouter ici que Francis Schuckhardt ne décida pas tout seul de recevoir les ordres de Browne, mais qu’il fut encouragé à le faire par un vieux prêtre jésuite, le Père Fraser, qui lui-même résistait aux changements de Vatican II. Ce prêtre lui dit que recevoir les ordres de Browne était parfaitement justifiable vu la nécessité des temps.

  Mais plus tard, en 1984, en raison de sa conduite gravement immorale, les prêtres et les séminaristes du CMRI renvoyèrent Schuckhardt ; depuis, ils n’ont plus rien eu à voir avec lui.

  Mais Mgr Pivanuras ne fut ni ordonné ni consacré par cet homme. Mgr Pivanuras fut un catholique toute sa vie ; il était de Chicago, d’origine lithuanienne. Il fut baptisé dans sa paroisse catholique de Chicago et grandit en vrai catholique. Il est entré au CMRI parce qu’il voulait résister aux changements de Vatican II et rester catholique. En 1984, il était seulement séminariste lorsque Schuckhardt fut expulsé et il prit une grande part à son renvoi. Il fut ordonné prêtre par Mgr George Musey qui, avant sa consécration, avait été prêtre dans le diocèse de Houston au Texas et avait travaillé durant un temps considérable avec la Fraternité Saint Pie X dans la région de Houston. Mgr Musey avait été consacré par Mgr Carmona, celui-là même qui consacra Mgr Pivarunas.

  Les membres du CMRI n’ont jamais adhéré aux doctrines, aux pratiques ou même aux attitudes des Vieux Catholiques. Ils ont toujours été clairs sur leurs positions et furent en fait parmi les premiers à adopter une position sédévacantiste, dès 1970. Rendons justice à Francis Schuckhardt : il n’a jamais voulu s’aligner sur la hiérarchie moderniste, en particulier avec Paul VI et Jean-Paul II, et pour cette raison il ne voulait rien avoir à faire avec Mgr Lefebvre. Aujourd’hui le CMRI continue ses fonctions, persévère dans la même attitude ferme contre les modernistes et mène un apostolat étendu sur les Etats-Unis et sur le Mexique.

  Je ne suis pas et je n’ai jamais été un membre du CMRI, bien que j’aie essayé d’entretenir des relations amicales avec cette congrégation.

  Ainsi, comme vous pouvez le constater, il n’y a pas la moindre filiation “Vieux Catholique” dans mes ordres et je n’ai jamais été, en aucune façon, lié aux Vieux Catholiques.

  Mais je dois attirer votre attention sur ce point : il serait fallacieux de penser que, parce que quelqu’un a reçu les ordres d’un non-catholique, ou donné les ordres à un non-catholique, il devienne lui-même un non-catholique. Au XVIIème siècle, le Saint Office a statué explicitement, en réponse à un prêtre de rite oriental, qu’il n’y avait pas péché si des séminaristes catholiques avaient l’intention de recevoir l’ordination d’évêques grecs orthodoxes, donc schismatiques, pourvu qu’il y ait nécessité. Bien que je ne dise pas ceci pour ma propre défense puisque que cela ne s’applique pas à mon cas, je pense néanmoins qu’il est nécessaire de le préciser. L’Eglise, dans le passé, a autorisé l’approche d’évêques non-catholiques pour une ordination et ce pour des nécessités moins graves que celles d’aujourd’hui. Que dirait donc l’Eglise dans notre situation alors même que le sacerdoce est en danger d’extinction ? Tous les prêtres savent, par la théologie morale et le droit canon, que l’Eglise permet aux catholiques, en cas d’extrême nécessité, d’être absous par des prêtres non-catholiques. La raison pour laquelle une telle autorisation existe en cas de nécessité, et non en temps ordinaire, est que le scandale de cette situation est effacé par le besoin extrême du catholique d’avoir le sacrement. Or actuellement l’Eglise n’est-elle pas dans un besoin extrême ? Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : vous ne devez pas conclure que j’incite les gens à recevoir les ordres des évêques non-catholiques ; je dis simplement que les nécessités actuelles de l’Eglise en matière de consécrations ont pu rendre nécessaire l’approche d’évêques qui n’auraient pas été contactés en temps normal.

  Par exemple, Mgr Thuc est sévèrement critiqué au sujet des consécrations qu’il réalisa. Il est vrai qu’il a consacré de nombreuses personnes qui n’auraient pas dû l’être, soit en raison de leur jeunesse, soit en raison de leur vie scandaleuse ou encore parce qu’ils étaient non-catholiques. Pour ces raisons, certains ont dit que Mgr Guérard des Lauriers n’aurait jamais dû être consacré par Mgr Thuc. Ils disent, en effet, que Mgr Thuc était scandaleux.

  A ceci je réponds tout d’abord que, dans certains cas, Mgr Thuc n’était pas conscient de l’indignité de ceux qu’il consacrait et qu’une fois qu’il l’avait réalisé il le regrettait. Ce fut le cas de Laborie. Il est vrai aussi que certains ont affirmé avoir été ordonnés par Mgr Thuc alors qu’en fait ils ne le furent pas.

  Mais même si nous devions supposer le pire à propos de Mgr Thuc, il n’est pas vrai de dire que ses scandales retombent d’une manière ou d’une autre sur tous ceux qui sont dans sa lignée concernant les ordres. Ni les péchés, ni les scandales, ni les censures, ni même le manque de foi lui-même ne sont transmis de celui qui administre le sacrement à celui qui le reçoit. Si cela était vrai, que devrions-nous dire de Mgr Lefebvre ? Il fut ordonné et consacré par le cardinal Liénart. Sans doute savez-vous que ce prélat est réputé franc-maçon. Mais même s’il ne fut pas franc-maçon il fut avec certitude un moderniste, certainement l’un des plus scandaleux et des plus impies du concile Vatican II. Cependant Mgr Lefebvre n’était pas un moderniste parce que l’évêque qui l’a ordonné et consacré était un moderniste.

  Ce qui est important dans les temps où nous vivons est que le sacerdoce catholique continue. Nous ne pouvons pas considérer comme un obstacle les défauts d’un évêque – ce qui serait certainement un scrupule de pharisien – pour l’obtention de ce dont nous avons besoin.

  Il est d’ailleurs étrange que ce soit la Fraternité Saint Pie X qui porte contre moi l’accusation d’être un Vieux Catholique alors que c’est cette même Fraternité qui, en de nombreuses occasions, a démontré qu’elle était en communion avec les Vieux Catholiques. Au début des années soixante-dix, un dimanche, à Ecône, Monsieur l’abbé Sanborn se souvient d’avoir été scandalisé à la vue d’un évêque Vieux Catholique, en regalia, qui prenait part à la procession du clergé lors des vêpres. Cela se passait sur l’invitation de Mgr Lefebvre qui participait lui-même à la procession. Par la suite, lors des ordinations à Ecône en 1977, je fus scandalisé tout comme les fidèles, de voir un évêque Vieux Catholique, en rochet et avec la croix pectorale, présent dans le chœur parmi le clergé. Il a même imposé les mains aux ordinands ! On nous a assuré que sa présence était approuvée par Monseigneur. Puis, en 1978, le supérieur de district de la Fraternité dans le sud-ouest des Etats-Unis a installé deux membres du clergé Vieux Catholique à Sainte Marie dans le Kansas. L’un d’eux était un évêque Vieux catholique, ancien éleveur de poulets. Quand nous avons mani-esté notre opposition à ce fait, Mgr Lefebvre se fâcha contre nous ; finalement, après avoir insisté nous avons obtenu leur renvoi de Sainte Marie.

  Mais ce qui est pire, ce sont les positions théologiques de la Fraternité qui sont très proches de celles des Vieux Catholiques. D’une part les Vieux Catholiques reconnurent la primauté du pape, mais d’autre part ils l’accusèrent de promulguer un dogme qui n’était pas en accord avec la tradition. Ils continuèrent de s’appeler eux-mêmes catholiques, bien qu’ils aient fondé des paroisses et consacré des évêques sans la permission de Rome. Leur fondateur, Döllinger, s’op-posait violemment à la fondation de paroisses et à la constitution d’un apostolat parallèle. Ecoutez les mots qu’il leur adressa à ce sujet :

  “Une fois que vous dressez un autel contre un autel ; une fois que vous opposez un pasteur à un pasteur et une communauté contre une communauté ; vous plongez dans le schisme. Si vous suivez le chemin que vous êtes en train de tracer, vous travaillez dans l’illusion quand vous prétendez que vous appartenez toujours à l’Eglise catholique, puisque vos actes contredisent vos paroles. Vous ne pouvez pas réclamer des droits qui sont intrinsèquement opposés les uns aux autres ; mais vous tentez de le faire lorque vous vous dénommez membres de l’Eglise catholique et que vous exercez ses fonctions pastorales, pendant que, en même temps, vous réclamez le droit d’ériger des paroisses séparées”.

  Or c’est exactement la position de la Fraternité. D’une part ils disent que Jean-Paul II est le vrai Vicaire du Christ et qu’il possède l’autorité du Christ sur l’Eglise entière, mais d’autre part ils l’accusent de promulguer des doctrines et des règles qui sont contraires à la tradition. En fin de compte, ils font une sorte de “triage” dans le magistère, comme l’ont fait les Vieux Catholiques, et ils n’acceptent que ce qu’ils trouvent en accord avec la tradition et rejettent ce qu’ils pensent en contradiction avec elle. Ce n’est rien d’autre que de répudier l’autorité de l’Eglise, car qui a le dernier mot ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X. Qui donc possède l’autorité ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X. Ce qui est plus grave encore, c’est qu’ils insinuent que l’Eglise est capable, au nom de l’autorité du Christ, de promulguer de fausses doctrines, des règles scandaleuses et de fausses pratiques liturgiques. Admettre ceci, c’est nier l’infaillibilité et l’indéfectibilité de l’Eglise. Le fameux dominicain Jean Eck qui a débattu avec Luther, lui dit : “Ce n’est pas en vain que le Christ a fondé une Eglise hiérarchisée, indéfectible, infaillible, et lui a promis son assistance jusqu’à la consommation des siècles”. Nous devons dire la même chose à la Fraternité.

  Il est absolument vrai que Vatican II et Jean-Paul II ont promulgué de fausses doctrines, des règles scandaleuses et une fausse liturgie, et que pour cette raison Vatican II ne peut pas être considéré comme un vrai concile de l’Eglise catholique et que Jean Paul II ne peut pas être un vrai pape de l’Eglise catholique. La foi elle-même exige cette conclusion parce que, nous venons de le dire, l’Eglise catholique est indéfectible, qu’elle bénéficie de l’assistance du Christ et qu’elle est en outre incapable de nous donner quelque chose qui ne soit pas en accord avec sa tradition. Nous savons donc avec certitude que le Vatican est occupé par les ennemis de l’Eglise, par les hérétiques et c’est le devoir des catholiques de les traiter comme des ennemis et comme des hérétiques. C’est la seule réponse catholique possible à la situation actuelle. Mais la Fraternité Saint Pie X traite ce qu’elle perçoit comme étant l’autorité de l’Eglise de la même manière qu’une secte le ferait. Dès lors elle apparaît comme une secte en tous points, absolument comme les Vieux Catholiques. Les gallicans et les jansénistes adoptèrent une attitude semblable envers l’autorité de l’Eglise ; ils la reconnaissent en théorie, ils l’ignorent dans la pratique.

  J’en arrive donc à la conclusion de ce premier point : il est absolument faux de dire que je suis un Vieux Catholique ou que je suis relié à eux par un quelconque biais. C’est bien plutôt la Fraternité Saint Pie X qui, avec le temps, a montré des signes de communion avec eux, et, ce qui est pire, a épousé leurs idées concernant la juridiction pontificale et ecclésiastique.


II. L’accusation selon laquelle mes ordres ne sont pas valides.

  Cette accusation vient de ceux qui n’ont jamais connu Mgr Thuc, mais qui, de leur propre chef, ont jugé sa santé mentale. Ils ont imaginé que, parce qu’il avait agi imprudemment, il ne pouvait pas être sain d’esprit. Or c’est n’est pas la vérité.

  La meilleure réponse à cette accusation est apportée par des témoins oculaires : Mgr Thuc était sain d’esprit à l’époque de la consécration de Mgr Guérard des Lauriers, de même que lors des consécrations de Mgr Zamora et de Mgr Carmona.

  Par les témoins oculaires qui l’ont connu à l’époque et par ce qu’il réalisa lui-même, les preuves sont manifestes que Mgr Thuc était parfaitement lucide quand il consacra Mgr Guérard des Lauriers en mai 1981, et Mgr Zamora et Mgr Carmona en Octobre 1981.

  Il est vrai que Mgr Thuc a ordonné et consacré des personnes indignes. Il est vrai qu’il a porté de pauvres jugements concernant le choix des candidats au sacerdoce et à l’épiscopat. Ce fait, cependant, ne prouve pas et ne suggère pas un manque de lucidité ; il montre simplement un pauvre jugement.

  Nous devons aussi rappeler que, parfois, Mgr Lefebvre a fait de pauvres jugements sur ceux qui devaient être ordonnés.

  En outre, ce n’est pas parce que quelqu’un agit avec incohérence et de manière bizarre qu’il est sénile et incapable de donner des sacrements valides. Mgr Lefebvre agit de manière bizarre en 1987 et en 1988. En août 1987, il considérait Jean-Paul II comme un Antichrist, mais en mai 1988 il signait le protocole par lequel il se soumettait à lui en tant que Vicaire du Christ. Le lendemain, il renia sur le protocole qu’il avait signé la veille. Une des raisons qu’il allégua auprès du Vatican pour procéder aux consécrations sans sa permission était que “les tentes avaient été louées”. Le 15 juin 1988, Mgr Lefebvre donna une conférence de presse au cours de laquelle il déclara que Jean-Paul II n’était pas catholique, qu’il était excommunié, hors de l’Eglise, mais qu’il était la tête de l’Eglise. Le 16 juin, il dit à un journaliste qu’il changerait d’avis si Jean-Paul II – qui la veille encore n’était même pas catholique – approuvait ses quatre évêques. Malgré tout ceci, Mgr Lefebvre était sain d’esprit.

  Le seul état mental qui invaliderait un sacrement serait celui dans lequel un ministre ne serait pas conscient de ce qu’il fait. Par exemple si, pour cause de sénilité, un prêtre ne savait pas où il est, ni quel sacrement il administre, alors ce sacrement serait invalide. Or ce n’est pas le cas de Mgr Thuc, d’autant plus qu’il y a des témoins oculaires et des faits qui attestent avec certitude de la parfaite lucidité de l’évêque.

Quelles sont les preuves des témoins oculaires qui le connurent ?

1. Le Dr. Hiller et le Dr. Heller. Ce sont les deux témoins oculaires des consécrations. Ils étaient amis intimes de Mgr Thuc, ils l’ont vu régulièrement lorsque celui-ci résida durant plusieurs mois à Munich. Ils ont tous les deux témoigné sous serment, l’un par écrit, l’autre par oral, ayant Dieu pour témoin, que Mgr Thuc était pleinement maître de ses facultés lorsqu’il fit les consécrations déjà mentionnées. Ces laïcs sont des personnes diplômées, intelligentes, à l’esprit vif ; il n’y a aucune raison de douter de leurs dires ou de leur capacité à juger l’esprit de Mgr Thuc.

2. Le père Noël Barbara. Le Père Barbara a rencontré Mgr Thuc durant le printemps 1981 puis à nouveau en janvier 1982. Il l’a ainsi vu avant et après les consécrations. Le Père Barbara a prêté serment, par écrit, ayant Dieu pour témoin, que les deux fois où il vit Mgr Thuc il l’a trouvé disposant du plein usage de ses facultés mentales et qu’il lui a répondu au sujet des consécrations de manière claire. En outre, immédiatement après sa visite du mois de janvier, le Père Barbara écrivit des notes concernant sa conversation avec Mgr Thuc. Ces notes reflètent la clarté d’esprit de Mgr Thuc ainsi que la clarté de ses réponses et l’excellence de sa mémoire.

3. Monsieur l’abbé Gustave Delmasure. Ce prêtre, qui était un prêtre traditionaliste très respecté en France, ancien curé de paroisse de Théoule-sur-Mer, rencontra Mgr Thuc en mars 1982. Il a fait un témoignage sous serment, ayant Dieu pour témoin, qu’il avait trouvé Mgr Thuc sain d’esprit et qu’il avait répondu à ses questions avec promptitude et clarté.

4. Mgr Guérard des Lauriers. Lors d’une rencontre privée avec Monsieur l’abbé Joseph Collins, Mgr Guérard des Lauriers, lui-même consacré en mai 1981 par Mgr Thuc, attesta le fait que Mgr Thuc était sain d’esprit. Il déclara que le rite de consécration fut suivi intégralement par Mgr Thuc, et qu’il était pleinement conscient de ce qu’il faisait durant la cérémonie. (Mgr Guérard des Lauriers était un théologien dominicain très connu qui enseigna à l’Université du Latran à Rome, et qui conseilla le pape Pie XII sur la définition du dogme de l’Assomption en 1950).

5. Monsieur l’abbé Philippe Guépin. Monsieur l’abbé Guépin est un prêtre traditionaliste qui célèbre la messe pour de nombreux fidèles à Nantes. Il fut ordonné par Mgr Lefebvre en 1977, et fut prié de quitter la Fraternité Saint Pie X en 1980 parce qu’il refusait de reconnaître Jean-Paul II comme pape. Il connut Mgr Thuc à Ecône et eut l’occasion de converser avec lui. Il attesta que Mgr Thuc était sain d’esprit.

6. Monsieur l’abbé Bruno Schaeffer, qui fut ordonné par Mgr Thuc le 19 décembre 1981 (donc après les consécrations), déclara à Monsieur l’abbé Guépin que Mgr Thuc était sain d’esprit et qu’il avait parfaitement observé le rite d’ordination. Actuellement il collabore avec la Fraternité dans leur apostolat.

7. Les témoins oculaires qui le virent et le connurent à Rochester, dans l’Etat de New York, où Mgr Thuc résida de 1983 à 1984, attestèrent aussi que, même à cette époque, juste avant sa mort en 1984, Mgr Thuc était sain d’esprit et célébrait quotidiennement la messe.


Nous devons maintenant nous poser cette question : tous ces gens sont-ils des menteurs ? Tous les témoins oculaires ont déclaré la même chose bien qu’ils aient connu Mgr Thuc à différentes époques et dans des circonstances différentes. Mentent-ils tous ? Il serait ridicule de soutenir une telle chose.

Ceux qui voudraient nous faire croire, pour une raison ou pour une autre, que Mgr Thuc n’était pas lucide nous amènent en fait à conclure que tous ces témoins oculaires sont de fieffés menteurs.

Cela voudrait dire que de fidèles prêtres catholiques romains, dont certains ordonnés depuis cinquante ans ou plus et qui ont travaillé au salut des âmes toute leur vie, sont des menteurs, appelant l’autorité de Dieu pour être témoin de leurs mensonges. Et ils le feraient juste avant de comparaître devant Dieu et pour une affaire aussi importante qu’une consécration épiscopale.

Je vous rappelle la procédure classique, éprouvée par le temps et universelle par laquelle un fait est établi : par le témoignage de témoins oculaires dignes de foi ayant prêté serment. C’est la procédure grâce à laquelle chaque cour de justice détermine le crime ou l’innocence. Jugés sur de tels témoignages, les hommes sont soit acquittés, soit condamnés, parfois à la peine capitale.

Les tribunaux de l’Eglise catholique rendent leur jugement grâce au témoignage de témoins oculaires dignes de foi et ayant prêté serment.

Mais le plus important est de savoir que Notre Seigneur a sanctionné cette pratique de sa divine approbation : Et s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes de plus, afin que dans la bouche de deux ou trois témoins les mots puissent rester (Matthieu 18:16). Et dans l’évangile de saint Marc, Notre-Seigneur reproche aux apôtres de n’avoir pas cru les témoins de Sa résurrection (Marc 16:14).

Quelles sont les preuves, les faits qui attestent la lucidité de Mgr Thuc ?

1. Le fait que Mgr Thuc agisse publiquement, étant sain d’esprit, à l’époque des consécrations. Les témoins allemands, le Dr. Hiller et le Dr. Heller, attestent ce fait. Mgr Thuc a passé quelques mois à Munich où il célébrait la messe dominicale et où chacun pouvait l’observer. Ces témoins allemands remarquèrent qu’il célébrait la messe traditionnelle avec une attention extrême et en respectant les rubriques. Il a aussi donné des conférences publiques au Mexique après la consécration des évêques mexicains.

2. Le fait que Mgr Thuc ait ecrit de sa propre main, d’une écriture claire et assurée, le certificat de consécration, les lettres et les autres déclarations à la fois en latin et en français. Quelqu’un qui ne serait pas sain d’esprit ne pourrait pas s’asseoir et écrire de manière cohérente, surtout en latin.

3. Le fait que Mgr Thuc ait un souvenir clair et vivant des consécrations lors de ses conversations avec le Père Barbara. Une de ces conversations fut rapportée par écrit par le Père Barbara juste après l’entrevue. Lors de celle-ci, Mgr Thuc se souvenait non seulement d’avoir consacré les deux prêtres mexicains, mais rappela aussi que Monsieur l’abbé Carmona parlait un meilleur latin que Monsieur l’abbé Zamora. Il a aussi attesté le fait qu’il ait consacré le Père Guérard des Lauriers et il inclut quelques détails sur lui. Des souvenirs aussi détaillés sur des évènements spécifiques et des noms est la preuve que Mgr Thuc était sain d’esprit à l’époque des consécrations et au moment où il parlait avec le Père Barbara.

4. Le fait que le Vatican ait excommunié Mgr Thuc. Tout le monde sait que quelqu’un qui n’est pas sain d’esprit n’est pas capable de commettre un crime, et que donc il ne peut pas être censuré. Le fait que le Vatican, après une enquête approfondie, ait excommunié Mgr Thuc pour avoir effectué ces consécrations, est un signe qu’on le considérait tout à fait sain d’esprit. S’ils lui avaient trouvé une quelconque débilité mentale, ils auraient rendu le fait public et auraient tenu les consécrations pour invalides. Au contraire, le seul fait qu’ils l’aient excommunié est une reconnaissance légale que les consécrations étaient valides. C’est un principe de la loi que les censures ne sont pas prononcées si l’acte n’est pas valide. “D’ailleurs, ajoute le canoniste Augustine, il est généralement admis qu’un ordre doit être reçu validement, et en conséquence la sanction ne suivrait pas si, par exemple, un évêque protestant conférait un ordre”. [Commentary on the New Code of Canon Law, volume VIII, p. 449]. Le Vatican a clairement concédé la validité des consécrations dans le document d’excommunication. En statuant qu’il ne donnerait pas le statut légal d’évêque aux évêques consacrés par Mgr Thuc, il ajoute “quidquid est de ordinum validitate” qui se traduit par “aussi valides que soient les ordres”. La phrase concède la validité, car le mode indicatif est utilisé en latin, ce mode indiquant toujours un fait établi sans doute possible. De plus cette reconnaissance de la validité est attestée par le fait que deux délégués apostoliques, l’un présent au Mexique en 1983 et l’autre aux Etats-Unis en 1988, appelèrent les consécrations de Mgr Thuc “valides mais illicites”. Ils n’auraient jamais déclaré une telle chose si ce n’était pas la position du Vatican.

5. Même Mgr Williamson, évêque de la Fraternité Saint Pie X, a déclaré que ma consécration était valide. (lettre, le 21 octobre 1993.)


Cependant certains ont objecté que même si ces consécrations sont valides, nous aurions dû les éviter à cause du scandale de Mgr Thuc. Mais ce n’est pas vrai.

Tout d’abord, Mgr Thuc est mort et ses péchés sont morts avec lui. Ses péchés, quels qu’ils soient, ne sont pas transferés à ceux qu’il a consacrés. Chaque évêque doit être jugé selon ses propres mérites et non sur les vertus de celui qui l’a consacré. Le saint cardinal Merry del Val, secrétaire d’Etat de saint Pie X, fut consacré par le cardinal Rampolla qui était un franc-maçon. Cela veut-il dire que le cardinal Merry del Val était scandaleux ? Bien sûr que non. Dans certains cas le droit canon permet aux fidèles d’approcher même le clergé excommunié, en cas de nécessité, pour obtenir un sacrement (canon 2261, 2). Ce qui nous intéresse donc à propos de Mgr Thuc ce ne sont pas ses péchés ou son pauvre jugement, mais (1) le fait qu’il ait procédé à ces consécrations, (2) le fait qu’il ait utilisé le rite traditionnel, (3) le fait qu’il ait été sain d’esprit. Or toutes ces choses sont attestées par des documents sérieux et des témoins oculaires ayant prêté serment.

  Mais certains objectent encore que les fruits de Mgr Thuc sont mauvais, alléguant qu’il donna naissance à un certain nombre de mauvais évêques.

  Je réponds que le simple fait de remonter la lignée des ordres à Mgr Thuc ne veut pas dire pour autant que vous participez à ses pêchés ou à ses défauts. Il n’y a pas une sorte d’organisation “Les évêques de Mgr Thuc”. Si quelqu’un montre sa lignée jusqu’à Mgr Thuc, il n’est pas automatiquement associé à tous ceux que Mgr Thuc a consacrés. Il y a une seule chose qui compte ici, c’est que Mgr Thuc ait procédé aux consécrations épiscopales qui sont valides. A partir de ces consécrations valides, des évêques valides et responsables sont disponibles afin de nous donner des prêtres.

  Je voudrais ajouter que Mgr Thuc possédait de nombreuses vertus qui ne doivent pas être négligées. Il fut le seul évêque qui eut le courage de dénoncer publiquement Jean-Paul II en tant que faux pape. Il disait aussi la messe avec dévotion, et il était connu pour entendre les confessions durant plusieurs heures de suite, même à un âge avancé.

  Mais la seule raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers Mgr Thuc est qu’il voulait consacrer des évêques qui préserveraient la vraie position catholique en face de Vatican II et des “papes” modernistes. Si la Fraternité Saint Pie X était restée dans le droit chemin ma consécration n’aurait pas été nécessaire, et nous travaillerions côte à côte avec eux.

  Malheureusement, il fallait rompre avec la Fraternité parce que sa position était incohérente et en outre erronée. De plus, elle adhéra à des doctrines et des attitudes envers l’autorité de l’Eglise et le magistère qui ne sont pas compatibles avec la foi catholique. Voici en l’occurrence certaines des graves incohérences et erreurs de la Fraternité Saint Pie X en ce qui concerne l’autorité du pontife romain et le magistère :

1. L’impossibilité de réconcilier la position de la Fraternité Saint Pie X avec l’infaillibilité du magistère ordinaire universel et infaillibilité de l’Eglise en matière de discipline. Nous avons déjà parlé de ceci. La Fraternité dit que l’Eglise est capable de promulguer de fausses doctrines, des règles scandaleuses et un faux culte. Or tenir une telle position équivaut à contredire l’infaillibilité de l’Eglise.

2. La position de la Fraternité concernant Vatican II est incohérente. Soit vous pouvez sauver votre âme en acceptant Vatican II et en suivant ses changements, soit vous ne le pouvez pas. Si vous le pouvez, la Fraternité a tort, si vous ne le pouvez pas, la Fraternité a tort. Car si vous pouvez sauver votre âme dans Vatican II, alors il n’y a pas de raison de résister aux changements et ce serait être schismatique que d’agir ainsi. Si vous ne pouvez pas sauver votre âme en acceptant Vatican II, alors il est impossible que Vatican II procède de l’autorité de l’Eglise qui est infaillible dans son magistère ordinaire universel et dans les disciplines universelles. En conséquence il est impossible que Jean-Paul II soit pape. Donc la position de la Fraternité est fausse.

3. La position de la Fraternité concernant Jean-Paul II est incohérente. Soit Jean-Paul II est pape, soit il ne l’est pas. S’il l’est, alors la messe una cum de la Fraternité est schismatique puisqu’elle est dite en dehors de l’Eglise et contre son autorité. C’est l’autel contre l’autel. S’il ne l’est pas, alors la messe una cum est schismatique puisqu’elle est offerte en dehors de l’Eglise en union avec un faux pape.

4. La pratique de la Fraternité du ‘triage” du magistère, des lois et de la discipline n’a le soutien ni de l’enseignement de l’Eglise, ni des théologiens. c’était plutôt la pratique des gallicans schismatiques et des jansénistes hérétiques. Le motif formel de l’adhésion au magistère, aux lois et à la discipline ne vient pas du pontife romain, mais de l’autorité de “triage” que s’accorde la Fraternité Saint Pie X.

5. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate dans ses pratiques liturgiques. Alors qu’elle se dit assujettie à l’autorité de Jean XXIII et qu’elle anathémise tous ceux qui ne suivraient pas ou qui ne suivent pas Jean XXIII, la Fraternité elle-même ne suit pas Jean XXIII, mais concocte plutôt une salade de pratiques liturgiques qu’aucun pape pré- ou post-Vatican II ne pourrait reconnaître. Cette pratique de prendre par-ci par-là et de choisir est typique d’une secte non-catholique.

6. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate par son attitude envers le sédévacantisme. Alors qu’officiellement la Fraternité traite de schismatiques tous ceux qui soutiennent que Jean-Paul II n’est pas le vrai pape, c’est néanmoins un fait notoire que de nombreux prêtres de la Fraternité sont sédévacantistes et ne mentionnent pas le nom de Jean-Paul II au canon de la messe. Cela n’a pas de sens.

7. L’incohérence de la position de la Fraternité se verifie par son attitude concernant les annulations de mariage. Alors qu’il est clair que l’annulation des mariages catholiques appartient seulement au siège apostolique, que la Fraternité proclame être occupé par Jean-Paul II, la Fraternité a néanmoins établi un tribunal d’annulation des mariages qui usurpe l’autorité même qu’elle reconnaît à Rome. Il n’est pas besoin de dire que les annulations de mariage prononcées par la Fraternité sont elles-mêmes nulles, et cependant les prêtres de la Fraternité promulguent ces annulations, les utilisent et donc donnent les sacrements à des personnes qui sont des pécheurs publics. C’est “Henri VIII”, une fois de plus.

8. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate par son attitude à travers le principe de l’epicheia. La Fraternité se réclame du principe de l’épichéia pour entendre les confessions, pour prêcher, pour célébrer la messe, pour administrer les sacrements, pour établir des églises, des écoles et des séminaires. (L’épichéia est un principe selon lequel on s’autorise à faire quelque chose quand le législateur n’est pas présent pour décider, en supposant qu’il l’approuvera). Mais le principe de l’épichéia ne peut pas être invoqué sauf en l’absence du législateur. Mais si le législateur est présent à Rome et dans les évêchés, on ne peut pas se référer à l’épichéia. Si donc Jean-Paul II et les évêques locaux ont l’autorité du Christ, ainsi que le déclare la Fraternité, comment les prêtres de la Fraternité ont-ils le droit de mener un apostolat ?

9. La revendication de la Fraternité selon laquelle sa suppression et son excommunication étaient invalides, est absurde et représente un défi formel a l’autorité du pontife romain. Le pontife romain n’est pas lié par le droit canon, ni par les formalités de la loi. L’appel de la Fraternité contre l’autorité qu’ils disent être possédée par Paul VI et par Jean-Paul II est un défi à l’autorité, ce qui est typique d’une secte.

10. La volonté de la Fraternité de mener des “négociations avec Rome” est typique d’une secte. Il n’y a qu’une chose, et une seule, à faire concernant l’autorité de Rome, c’est de se soumettre humblement. Négocier avec Rome, c’est ce que font les schismatiques.


  Pour toutes ces raisons, nous sommes dans l’impossibilité de mener un apostolat avec la Fraternité Saint Pie X, et nous avons été forcés, du fait de leur déviation du droit chemin, de demander la consécration épiscopale et d’entreprendre la formation de prêtres qui auront une attitude vraiment catholique. Nous voulons des prêtres qui traiteront les hérétiques en hérétiques et qui ne chercheront en aucun cas à négocier avec eux. Nous voulons des prêtres qui comprennent la véritable notion de la papauté, qui lui sont entièrement soumis dans un sens parfaitement catholique et non à la manière des Vieux Catholiques, des jansénistes ou des gallicans.

  La Fraternité se veut respectable et s’applique à nous présenter comme indigne de respect. Peu importe, car ce que l’Histoire retiendra c’est sa position théologique honteuse et scandaleuse qui l’unit aux modernistes. Le modernisme est la pire des attaques contre l’Eglise catholique et un groupe qui reconnaît l’autorité du Christ dans ces modernistes et veut se réconcilier avec eux est traître à l’Eglise catholique. Il est plus qu’étrange, en effet, que cette Fraternité Saint Pie X accuse les autres d’être indignes de respect lorsqu’eux-même souillent le canon de la messe avec le nom d’un hérétique infâme et ignoble, Jean-Paul II, qui encore récemment embrassa le Coran, mettant ses lèvres en signe de révérence sur un livre qui contient d’odieux blasphèmes contre Notre Seigneur Jésus-Christ ! Luther lui-même n’aurait jamais fait une telle chose ! Même les Vieux Catholiques seraient révulsés à la pensée d’un tel blasphème. Et, à la fin de ce mois, le Vatican signera un accord avec les Luthériens déclarant qu’il n’y a pas de différence entre les notions catholique et luthérienne sur la jutification. Et la Fraternité Saint Pie X m’accuse d’être lié à des non-catholiques ? Combien de temps encore devrons-nous supporter cette comédie, par laquelle la Fraternité voudrait nous faire croire que Jean-Paul II est dans l’ignorance de ce qu’il fait, et donc n’est pas un hérétique formel ? C’est complètement ridicule.

  Je suis dans la vie ecclésiastique depuis trente-cinq ans maintenant. Avant d’entrer à Ecône en 1973, j’ai passé un certain nombre d’années dans un séminaire moderniste et dans un ordre religieux. Un jour, lors de la célébration d’une nouvelle messe particulièrement sacrilège, je me suis dit : “Ce n’est pas l’Eglise catholique”.
 
J’ai conclu que ceux qui étaient responsables de cette nouvelle religion n’étaient pas catholiques et avaient perdu leur autorité

  A Ecône, j’ai trouvé matière à renforcer cette conclusion. Il y avait beaucoup de prêtres sédévacantistes, des années avant que le terme soit inventé. Le premier prêtre ordonné dans la Fraternité par Mgr Lefebvre était un sédévacantiste. De même j’ai été grandement influencé par les écrits d’un des plus ardents défenseurs de la Fraternité, le Père Noël Barbara, ainsi que par un de mes professeurs d’Ecône, le regretté Père Guérard des Lauriers.

Certains discours de Mgr Lefebvre lui-même me renforcent dans mes conclusions.

Extraits de la déclaration de Mgr Lefebvre du 2 août 1976 :

“D’autre part, s’il nous apparaît certain que la foi enseignée par l’Eglise pendant vingt siècles ne peut contenir d’erreur, nous avons beaucoup moins l’absolue certitude que le pape soit vraiment pape. L’hérésie, le schisme, l’excommunication ipso facto, l’invalidité de l’élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu’un pape ne l’ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l’Eglise se trouverait dans une situation semblable à celle qu’elle connaît après le décès d’un souverain pontife.

“Car enfin un problème grave se pose à la conscience et à la foi de tous les Catholiques depuis le début du pontificat de Paul VI. Comment un pape vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de l’Esprit Saint, peut-il présider à la destruction de l’Eglise, la plus profonde et la plus étendue de son histoire en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à faire ?

“Tous ceux qui coopèrent à l’application de ce bouleversement acceptent et adhèrent à cette nouvelle Eglise conciliaire comme la désigne Son Excellence Mgr Benelli dans la lettre qu’il m’adresse au nom du Saint Père, le 25 juin dernier, et entrent dans le schisme.”

Plus tard, en août 1978, lors d’un rassemblement de prêtres américains qui suivit une première messe à Long Island dans l’Etat de New York, Mgr Lefebvre déclara : “Je ne dis pas que le pape n’est pas pape, mais je ne dis pas non plus qu’on ne peut pas dire que le pape n’est pas pape”.

Mais la Fraternité continue d’être incohérente dans sa théologie et incohérente dans sa pratique. Par exemple, j’ai eu des problèmes lorsque j’étais jeune prêtre parce que je n’assistais pas à la nouvelle messe lorsque je me rendais au monastère de Hauterive à Fribourg, et parce que je ne faisais pas la génuflexion devant la présence douteuse dans le tabernacle. La personne qui m’a dénoncé à Ecône était l’abbesse de Magruge, la sœur de Hans Küng !

Le sédévacantisme ne devint une offense capitale que lorque Wojtyla fut élu. La politique interne de la Fraternité changea. Il fallait rechercher l’approbation des modernistes hérétiques ainsi que la réconciliation avec eux.

Mais pour moi, une fois qu’il est certain que les modernistes sont hétérodoxes et qu’ils agissent comme des hérétiques, alors la seule explication cohérente est qu’ils ont perdu leur autorité si jamais ils l’ont un jour possédée.

Je conclus ce second point en mettant en avant que je suis un évêque catholique validement consacré qui adhère à une position ferme, cohérente et sans compromission contre Vatican II et les modernistes, et c’est tout ce qui compte.


III. Pourquoi la position sédévacantiste est-elle si importante dans la bataille contre le modernisme.

La réponse à cette question devrait être claire par rapport à ce qui a déjà été dit. Je ne vais pas insister sur ce point. Il y a un sentiment qui prédomine chez les catholiques traditionalistes, sentiment selon lequel rien ne compte excepté la messe traditionnelle. Ils pensent que si vous trouvez un prêtre qui célèbre la messe traditionnelle et qui distribue les sacrements traditionnels, alors c’est parfait et rien d’autre ne compte. Mais c’est une attitude incorrecte et dangereuse.

Cette attitude est mauvaise car la mesure de la catholicité de la messe ou du sacrement ne se situe pas simplement dans la tradition mais aussi, ce qui est d’importance égale, dans l’autorité. Pour qu’un sacrement soit catholique, il faut qu’il soit effectué par un prêtre qui soit en union avec l’autorité catholique. Car l’autorité catholique – l’autorité du pape et de l’évêque local – est l’autorité du Christ. Ainsi, le prêtre qui célèbre la messe ou distribue un sacrement ou même qui prêche hors ou contre l’autorité de l’Eglise est coupé du Christ. De fait, sa messe et ses sacrements ne sont pas catholiques.

C’est exactement le cas des Grecs orthodoxes. Leur liturgie est entièrement traditionnelle. Ce qui la rend non catholique est qu’elle est offerte en opposition à l’autorité catholique, l’autorité du Christ. Ainsi c’est un péché – un péché mortel – de participer à une messe grecque orthodoxe bien qu’elle soit entièrement traditionnelle dans son rite et sa doctrine.

Lorsqu’un vrai pape meurt, le prêtre ne prononce pas la phrase dans le canon qui mentionne le nom du pape. Pour cette raison, durant la vacance du Saint Siège, seules ces messes où le nom du pape n’est pas dit dans le canon, peuvent être appelées catholiques. Si un autre nom devait être inséré là, ce serait une déclaration que la messe était en union avec un faux pape et une fausse autorité.

Dans notre cas, nous devons faire attention à ce que la messe qui est célébrée et que les sacrements qui sont distribués ne sont pas offerts en union avec une fausse autorité. Cette fausse autorité, la hiérarchie du Nouvel Ordo, s’est elle-même coupée du Christ par l’adhésion et la promulgation de la fausse doctrine de Vatican II. Ainsi donc le saint sacrifice de la messe ne doit pas être dit en union avec elle. Si la messe est célébrée en union avec la fausse autorité elle ne peut pas être dans le même temps en union avec la véritable autorité, l’autorité du Christ. Comme il est impossible d’être assis et d’être debout en même temps, de même il est impossible pour un sacrement d’être offert, en même temps, en union avec une fausse autorité ecclésiastique et une vraie autorité ecclésiastique. L’une exclut l’autre. En conséquence la question de l’attitude du prêtre, sa position vis-à-vis du Nouvel Ordo est d’une importance cruciale. Car s’il considère l’autorité du Nouvel Ordo comme étant l’autorité du Christ, et fonctionne en union avec elle (ou cherche à être en union, comme le fait la Fraternité Saint Pie X) alors cela veut dire que le Nouvel Ordo est en fait la religion catholique. Pourquoi ? Parce que l’autorité catholique qui est l’autorité du Christ, ne peut pas donner à l’Eglise universelle une fausse religion ou de faux sacrements, ou une fausse liturgie ou de mauvaises disciplines. Si elle le peut, alors le Christ n’est pas avec Son Eglise. Mais c’est une hérésie. Alors si nous reconnaissons la véritable autorité catholique dans la hiérarchie du Nouvel Ordo, nous devons aussi reconnaître le Nouvel Ordo comme le véritable enseignement catholique, les véritables rites catholiques, la véritable discipline catholique.

Mais si le Nouvel Ordo possède le véritable enseignement catholique, les véritables rites catholiques, la véritable discipline catholique alors pourquoi y sommes-nous opposés ? Est-ce parce que nous aimons le latin, les cloches et l’encens ? Organisons-nous cet apostolat mondial, cet effort immense, pour le latin, les cloches et l’encens ? Bien sûr que non. Nous menons une guerre spirituelle contre les ennemis de notre foi !

Traitons nos ennemis en ennemis. Traitons les hérétiques en hérétiques. Ne cherchons pas de compromis avec eux. Si certains prêtres traditionalistes sont attachés de fait ou par désir à Jean-Paul II qui est un hérétique, n’ayons rien à voir avec eux. Cherchez, avec tous vos efforts, les messes non una cum, pour éviter cette compromission avec Jean-Paul II.


IV. Nous devons entreprendre un apostolate séparé de celui de la Fraternité.

Comme je l’ai déjà mis en lumière, la position de la Fraternité est incohérente, en outre erronée et donc désagréable à Dieu. De plus, elle ne résistera pas à l’épreuve du temps.

Logiquement, la Fraternité est condamnée à rejoindre les modernistes puisqu’elle les considère comme les détenteurs de l’autorité du Christ. La Fraternité est semblable à un satellite qui tourne autour de la terre et qui un jour doit tomber dessus, prise par la force d’attraction de Jean-Paul II en qui elle voit le Vicaire du Christ. Elle retournera un jour à lui ou à ses successeurs modernistes.

Je profite aussi de cette occasion pour répondre à une autre calomnie répandue contre moi par la Fraternité Saint Pie X et par quelques-uns de mes confrères américains.

En 1983, neuf prêtres américains de la Fraternité ont refusé d’accepter les changements liturgiques de Jean XXIII qui ont été imposés par le Vatican comme la condition d’une future collaboration entre la Fraternité et la nouvelle religion.

Mgr Lefebvre a donc renvoyé ces neuf prêtres parmi lesquels je me trouvais. Or certains d’entre nous étaient toujours membres de la direction des associations légales qui étaient propriétaires de plusieurs églises. Alors une dispute a commencé parce que Mgr Lefebvre voulait que nous quittions nos postes, mais nous avons refusé pour plusieurs raisons.

Premièrement, avant la dispute, Mgr Lefebvre a toujours hésité à mettre les choses au clair concernant les possesseurs des propriétés. Le problème était le suivant : soit le propriétaire est la Fraternité elle-même, soit ce sont les associations légalement constituées, dirigées par des prêtres de la Fraternité, mais qui sont des entités légales différentes de la Fraternité. Or en 1983, ces associations étaient les propriétaires légaux de différents bâtiments. Le fait était public et bien connu de Mgr Lefebvre lui-même et de l’économe de la Fraternité, Monsieur l’abbé Denis Roch. Deuxièmement, après la dispute, la grande majorité des laïcs américains et des bienfaiteurs qui donnaient de l’argent pour les églises se sont opposés à ce que ces propriétés tombent dans les mains de la Fraternité. Mais, troisièmement, et c’est le point le plus important, la Fraternité, à cette époque, recherchait activement un compromis avec Jean-Paul II. Nous n’aurions jamais pu permettre que nos ouailles puissent être en union avec ce moderniste hérétique – jamais – et nous étions résolus à nous battre et à résister.


Conclusion

En tant que catholiques nous devons refuser d’identifier le modernisme avec la foi catholique et mener une résistance qui soit vraiment digne du nom de saint Pie X.

Saint Pie X n’était pas un homme de compromis, mais un homme ferme et fort en face des ennemis modernistes. Si nous observons la manière avec laquelle il traita le gouvernement maçonnique de la France en 1904, nous réalisons que saint Pie X n’aurait jamais prêté son nom à un mouvement ou à une organisation qui chercherait le compromis avec les ennemis de l’Eglise, ou qui mentionnerait le nom d’un moderniste, d’un apostat qui embrasse le Coran, dans le très saint sanctuaire du canon de la Messe.

Prions donc saint Pie X que, par son intercession, nous puissions avoir la force de persévérer dans le combat, et que les prêtres de la Fraternité qui porte son nom abandonnent leur esprit de compromission avec l’ennemi moderniste et entreprennent un apostolat vraiment digne du nom Catholique et vraiment digne du patronage de Saint Pie X.


Note biographique :

Mgr Daniel L. Dolan
Né à Détroit en 1951 de parents catholiques, Daniel Lytle Dolan a étudié en vue du sacerdoce au petit séminaire du Sacré-Cœur, dans l’Ordre des cisterciens et au séminaire Saint Pie X à Écône, en Suisse. Il fut ordonné par Mgr Lefebvre le 29 juin 1976.

A partir de 1977, le principal apostolat du sacerdoce de Mgr Dolan était de fonder et d’organiser des centres de messes traditionnelles à travers les Etats-Unis. A ce jour, il en a fondé près de 35, la plupart étant devenus des paroisses grandes et prospères, avec, parmi celles-ci, l’église de Sainte-Gertrude la Grande à Cincinnati, dans l’Ohio, dont il est le pasteur. Il est considéré comme un excellent prédicateur et un excellent directeur de retraite, de même qu’un expert en liturgie.

Monsieur l’abbé Dolan est entré à Ecône en janvier 1973 et appartient à la première génération de prêtres formés dans ce lieu. Ancien membre des Fraternités Saint Pie X et Saint Pie V, Mgr Dolan travaille avec d’autres prêtres traditionnalistes indépendants depuis de nombreuses années.

Lignée de Monseigneur Dolan Mgr Ngo-Dinh Thuc
ordonné prêtre le 20 octobre 1925
consacré le 4 mai 1938 par le vicaire apostolique de Saïgon, Mgr Dumortier
reçoit les pouvoirs patriarcaux des papes Pie XI et Pie XII
promû archevêque de Hué le 2 novembre 1960 et honoré du titre d’assistant au trône pontifical.

Mgr Carmona
ordonné prêtre en 1939
ancien professeur de séminaire et curé en poste d’ Acapulco
consacré le 17 octobre 1981 par Mgr Ngo-Dinh Thuc

Mgr Musey
ordonné prêtre dans le diocèse de Houston en 1953
a collaboré avec la Fraternité Saint Pie X aux États-Unis
consacré évêque par Mgr Carmona le 1 avril 1982.

Mgr Pivarunas
ordonné prêtre par Mgr Musey le 27 juin 1985.
religieux puis supérieur d’une congrégation (CMRI) que l’ ordinaire du lieu, Mgr Treinen, a officiellement approuvée en 1969.
consacré évêque par Mgr Carmona le 24 septembre 1991.

Mgr Dolan
ordonné prêtre par Mgr Lefebvre le 29 juin 1976
consacré évêque par Mgr Pivanuras le 29 juin 1993.


LETTRE GRATUITE
Les articles de Mgr. Dolan sont publiés dans la lettre St Gertrude the Great Newsletter, qui peut vous être adressée, si vous le désirez, en contactant : St Gertrude the Great Church, 11144 Reading Road, Cincinnati OH 45241, U.S.A. Téléphone : 011-33-513-769-5211.

Source : http://sedevacantisme.free.fr/

Site internet : www.sgg.org
Par Christus.vincit - Publié dans : Evêques catholiques non una cum
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Le pape Paul IV affirme qu'un prélat tombé dans l'hérésie ne peut pas être pape :

 

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un car­dinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées se­rait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AU­TRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."

(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )

 

> Un non-catholique ne peut pas être pape


 

Saint Pie X

Le pape Saint Pie X condamne solennellement le modernisme et excommunie ses partisans :

Les modernistes sont les pires ennemis de l'Eglise (Pascendi dominici gregis)
- Le modernisme est l'égoût collecteur de toutes les hérésies (Motu proprio Praestantia)


INFAILLIBILITE PONTIFICALE

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> Le pape Pie IX condamne ceux qui ne croient pas à l'infaillibilité extraordinaire ET ordinaire du Pape


- "Le pape est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale et sa foi est à JAMAIS indéfectible" (Pie IX - Pastor aeternus)

- "On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Ecritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Eglise comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel." (Pie IX- Dei Filius)

Lire ICI


> Les Papes, les Pères et les docteurs de l'Eglise affirment qu'un Pape ne peut pas enseigner des hérésies. Il est la règle de la foi sur terre. 


- Saint Léon I : "Aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre, car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne"  (Sermon 98)

 

- Saint Cyprien : "La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès (Lettre 40 et 55)

- Saint Thomas d'Aquin : " L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point" (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)

Lire ICI


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétiqueICI

 



La vacance du Siège de Pierre, la crise de l'Eglise : événements prédits


- Notre Seigneur : "L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint"
(Matthieu 24, 15)


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- Notre Dame à la Salette (1848)   :

"Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist... L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."

- Le pape Léon XIII prédit l'occupation du chaire de Saint Pierre par des imposteurs :

http://www.oblatesbethanie.org/Images%204/LeonXIII.jpg

"L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884)



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- "Le dogme chrétien n'admet aucune altération, aucune atteinte à ses caractères spécifiques, aucun variation dans ce qu'il a de défini." (Commonitorium V° Siècle)


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