Vendredi 17 avril 2009
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Le 2 février 1634, à Quito, capitale de l'Equateur, la Mère
Marie-Anne de Jésus Torres, de l'Ordre de l'Immaculée Conception, priait devant le Saint Sacrement quand, subitement, la lampe qui brillait devant l'autel s'éteignit. Comme elle essayait de la
rallumer, une lumière surnaturelle inonda l'église : « Fille chérie de mon coeur, je suis Marie du Bon Suceso, etc. ». Après ces paroles, Notre-Dame s'est mise à parler de l'Ordre de
l'Immaculée Conception et spécialement de la Conception de Quito.
« La lampe qui brûle devant l'amour prisonnier et que tu as vue s'éteindre a beaucoup de
signification. La première : à la fin du XIX° siècle et durant une grande partie du XX° siècle, diverses hérésies foisonneront sur cette terre alors république libre. La lumière
précieuse de la foi s'éteindra dans les âmes en raison de la corruption presque totale des mours [...]. La seconde : Mes communautés seront désertées [...]. Combien de vraies vocations
périront par manque de direction adroite, prudente pour les former [...]. Le troisième motif pour lequel la lampe s'est éteinte, c'est qu'en ce temps-là l'atmosphère sera remplie de l'esprit
d'impureté qui, telle une mer immonde, inondera les rues, les places et endroits publics. Cette liberté sera telle qu'il n'y aura plus au monde d'âme vierge. Un quatrième motif est que, s'étant
emparé de toutes les classes sociales, les sectes tendront, avec une grande habilité, de pénétrer dans les familles pour perdre jusqu'aux enfants. Le démon se glorifiera de se nourrir d'une
manière perfide du cour des enfants. C'est à peine si l'innocence enfantine subsistera. Ainsi les vocations sacerdotales se perdront [...]. Les prêtres s'écarteront de leurs devoirs sacrés et
dévieront du chemin tracé par Dieu. Alors, l'Eglise subira la nuit obscure à cause de l'absence d'un prélat et
d'un Père qui veille avec amour, douceur, force et prudence, et beaucoup d'entre eux perdront l'esprit de Dieu, mettant en grand danger leur
âme. Prie avec insistance, crie sans te fatiguer et pleure sans cesse avec des larmes amères dans le secret de ton cour, demandant à Notre Père du Ciel
que, par amour pour le Cour Eucharistique de mon très saint Fils, pour son Précieux Sang versé avec tant de générosité et pour les profondes amertumes et douleurs de sa Passion et de sa mort, il
prenne en pitié ses ministres et qu'il mette fin à des temps si funestes, envoyant à l'Eglise le prélat qui devra restaurer l'esprit de ses prêtres. Ce fils que je chéris, celui que mon divin
Fils et moi aimons d'un amour de prédilection, nous le comblerons de beaucoup de dons, de l'humilité de cour, de la docilité aux diverses inspirations, de force pour défendre les droits de
l'Eglise [...] Il conduira avec une douceur toute divine les âmes consacrées au service divin [...]. Il tiendra en sa main la balance du sanctuaire pour que tout se fasse avec poids et mesure en
sorte que Dieu soit glorifié. Ce prélat et père, sera le contrepoids de la tiédeur des âmes consacrées dans le sacerdoce et la religion. [...] Il y aura une guerre affreuse où coulera le sang des
religieux [...]. Alors arrivera mon heure : de façon stupéfiante, je détruirai l'orgueil de Satan, le mettant sous mes pieds, l'enchaînant dans l'abîme infernal [...]. Le cinquième motif pour
lequel la lampe s'est éteinte est que [...] le peuple deviendra indifférent aux choses du bon Dieu, prenant l'esprit du mal et se laissant entraîner à tous les vices et passions. [...] Ma chère
fille, s'il t'était donné de vivre en ces temps funestes, tu mourrais de douleur en voyant se réaliser tout ce que je t'ai annoncé. »
Cité dans Fideliter N°66, de novembre-décembre 1988, p. 66 à 69.