1) Hérésies de Jean-Paul II qui professe que hors de l'Eglise catholique, on peut
se sauver : "Dans ce contexte (œcuménique), il est extrêmement important de faire une présentation correcte et loyale des autres églises et communautés ecclésiales dont l'esprit du
Christ ne refuse pas de se servir comme des moyens de salut." (Jean.Paul. Il "Catechesi tradendae" n° 32, 16-10-1979)
"Il s'agit avant tout du dialogue entre les deux religions (chrétienne et juive) qui - avec l'islam - ont pu donner au monde la
foi en un Dieu unique et ineffable, qui nous parle et que nous voulons servir au nom du monde entier."
(Rencontre de J.P Il avec la Communauté Juive en Allemagne, 17-11-1980)
> CE QUE DIT L'ENSEIGNEMENT
CATHOLIQUE : 1) "Il y a une seule Eglise universelle des fidèles, hors de laquelle absolument personne n’est sauvé". (Innocent
III et Profession de foi du 4ème Concile de Latran, Nov. 1215 12è œc.) Dz. 430 -
"La sainte Eglise romaine croit fermement, professe et prêche qu'aucun de ceux qui vivent en dehors de l'Eglise, non seulement les païens mais aussi les juifs
ou les héréti-ques et schismatiques, ne peut avoir part à la vie éternelle". (Bulle Cantate Domino Eugène IV, 4-2-1442 - Décret pour les Jacobites) Dz.
714
2) "Dans l'hindouisme les hommes sentent le mystère
divin, ils l'expriment avec l’inépuisable fécondité des mythes et par l'effort pénétrant de la philosophie... en s’absorbant dans une méditation profonde ou en se réfugiant en Dieu avec amour
et confiance. Dans le Bouddhisme... on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur plein de dévouement et de confiance, pourront, soit acquérir l'état de libération parfaite, soit
atteindre l'illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours d'en haut...
“Chers musulmans, mes frères... vous êtes conscients d'être porteurs de certaines qualités spécifiques, parmi lesquelles la culture
de l'islam est peut-être la plus évidente... C'est seulement dans ce cadre de religion et dans des promesses de foi partagée que l'on peut réellement parler de respect mutuel, d'ouverture et
de collaboration entre chrétiens et musulmans". (Discours de J.P. Il aux musulmans de l’île Mindanao, Philippines, 20-2-1981)
"Le Concile a eu une attention particulière pour la religion judaïque, en rappelant l'important patrimoine spirituel commun aux
chrétiens et aux juifs, et il a exprimé son estime pour les croyants de l'Islam dont la foi se réfère aussi à Abraham." (Red. Hom. n° 11 ; Nostra Aetate n° 34).
> ENSEIGNEMENT
CATHOLIQUE : 2) "Mais c'est aussi un dogme catholique des plus connus, que personne ne peut être sauvé en dehors de l'Eglise Romaine Apostolique." (Alloc. Singulari quidam Pie IX, 9-12-1854)
Dz. 1677
"Le dogme le plus ferme
de notre religion, c'est que hors de l'Eglise personne ne peut être sauvé." (Pie VIII, Litteris altero, 25-3-1830)
"Il nous faut d'abord nous occuper de la foi sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu. (Hb.
XI, 6)
... car enfin, vous
savez comme Nous avec quelle constance nos Pères se sont appliqués à inculquer cet article de foi que ces novateurs osent nier, à savoir la néces-sité de la foi et de l'unité catholique pour
obtenir le salut.
C'est ce qu'enseignait un
des plus célèbres disciples des Apôtres, saint Ignace martyr, dans son épître aux Philadelplhiens : ne vous trompez pas, leur mandait-il celui qui adhère à l'auteur d'un schisme n'obtiendra
pas le royaume de Dieu".
Prenez les mesures requises et vos prêtres avec vous, pour que les fidèles soient portés avec plus
d'ardeur que jamais à garder la foi et l'unité catholique comme l'unique moyen de salut, et par conséquent à éviter tout danger de s'en séparer". (Grégoire XVI, Surnmo Jugiter, Encyclique du
27-5-1832)
"Quiconque donc sera séparé de cette Eglise catholi-que n'aura pas la vie…(saint Augustin Ep. 141,
5).
3) "Il fût un temps pas si lointain, où les rapports
entre nous étaient dominés par l'ignorance et la défiance réciproques. Nous devons beaucoup de reconnaissance aux pionniers catholiques, orthodoxes et protestants, théologiens ou laïcs,
connus et inconnus, qui ont refusé de prendre parti de ces divisions. Nous savons maintenant que, malgré nos divergences, nous sommes tous aimés du
même Dieu, liés au même Christ, animés du même esprit. Nous nous découvrons, en dépit des séparations, membres de l'unique peuple des baptisés, appelés à annoncer et à attester au
monde un seul et unique salut." (Alloc. de J.P. Il à la ren-contre œcuménique avec catholiques, protestants, orthodoxes, anglicans, vieux catholiques, 15-6-1980)
"La fermeté de la croyance des membres des religions non chrétiennes est-elle aussi effet de l'esprit de vérité opérant au-delà des
frontières du corps mystique." (Red. Hom. n° 6)
> 3) REPONSE DES CATHOLIQUES : "Nous croyons de cœur et professons de bouche. Une
seule Eglise, non celle des hérétiques, mais la sainte Eglise romaine, catholique et apostolique, hors de laquelle nous croyons que personne n'est sauvé". (profession de foi prescrite aux
vaudois sous Innocent III, 18-12-1208)
"... L'esprit auquel ne participent pas ceux qui n’accourt pas à l'Eglise, mais qui, par leurs doctrines mauvaises et leurs actions détestables, s'excluent eux-mêmes de la vie car, là où est
l'Eglise, là est l'esprit de dieu ; et là où est l'esprit de Dieu, là est l'Eglise et toute sa grâce, et l'esprit c'est la vérité." (Saint Irénée, Adv. Her. 3, 24 1).
”Seule l'Eglise Catholique est le corps du Christ... en dehors de ce corps, l’Esprit-Saint ne vivifie personne... c'est pourquoi ils n'ont pas l'Esprit-Saint, ceux qui sont en dehors de
l'Eglise." (Saint Augustin, Ep. 185, 50)
4) "Un lien
indélébile unit tous les êtres humains. Ce lien pour tous les croyants - chrétiens, musulmans et juifs - découle de leur foi au Dieu unique et véritable." (Message de J.P. Il à la
Comm. europ. et à la cour. europ. des droits de l'homme, 2-1980)
"En venant vers les peuples d'Asie... je rencontre aujourd'hui... l'héritage local et les anciennes cultures qui contiennent certains éléments louables de croissances spirituelles, indiquant
des chemins de vie et de conduite souvent bien proches de ceux de l’évangile du Christ.
Les Hindous pratiquent l'ascétisme et la méditation dans leur ascension vers Dieu. Le bouddhisme enseigne que, par une confiance pleine de piété, l'homme monte vers la liberté et la lumière.
D'autres religions suivent des routes semblables. les musulmans adorent le Dieu unique... l'Eglise Catholique accepte la vérité et la bonté qui se trouvent dans ces religions, et elle y
voit des reflets de la vérité du Christ..." (discours de J.P. Il à Manille n° 3, 21-2-1981)
"l'Eglise de Jésus-Christ ressent à notre époque un pressant besoin d'entrer en contact avec toutes les religions... Ce qui semble rassembler d'une manière particu-lière, les chrétiens et les
croyants d'autres religions, est une reconnaissance du besoin de prières, en tant qu'expression de la spiritualité de l'homme orientée vers un absolu, même lorsque, pour certains, il est le
grand inconnu, il n'en reste pas moins toujours en réalité le même Dieu vivant." (Manille n° 4)
"Tous les chrétiens doivent donc s'engager dans le dia-logue avec les croyants de toutes les religions". Ces chré-tiens donneront la main à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne
volonté qui croient à l'inestimable dignité de chaque personne humaine." (Manille n° 5)
> 4) "Quiconque est séparé de l'Eglise, est uni à l'adul-tère, est séparé des promesses de l'Eglise, et il ne parvien-dra pas aux récompenses du Christ celui qui à abandonné
l'Eglise... Il ne peut pas avoir Dieu pour Père, celui qui n'a l'Eglise pour mère...
Celui qui ne tient pas cette unité... ne tient ni la vie, ni le salut." (Saint Cyprien - "De catholicae Ecclesiae unitate", chap. 6)
16ème et 17ème propositions condamnées par le Syllabus :
"Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir ce salut éternel, dans le culte de n'importe quelle religion."
"Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent en aucune façon dans la véritable Eglise du Christ".
"Il est nécessaire que d'une façon permanente subsiste, d'une part, la mission constante et immuable d'enseigner tout ce que Jésus Christ a enseigné lui-même ; d'autre part, l'obligation
constante et immuable d'accepter et de professer toute la doctrine ainsi enseignée. C'est ce que saint Cyprien exprime excellemment en ces termes : "Lorsque Notre Seigneur Jésus-Christ, dans
son Evangile, déclare que ceux qui ne sont pas avec Lui sont Ses ennemis, Il ne désigne pas une hérésie en particulier, mais Il dénonce comme ses adversaires tous ceux qui ne sont pas
entièrement avec Lui..." (Ep. 66 ad. Magn.)
Pénétrée à fond de ses principes et soucieuse de son devoir, l'Eglise n'a jamais rien eu plus à cœur, rien poursuivi avec plus d'effort, que de conserver de la façon la plus parfaite
l'intégrité de la foi. C'est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassés loin d'elle tous ceux qui ne pensent pas comme elle, sur n'importe quel point de sa doctrine. Les
Ariens, les Montanistes, les Novatiens, les Quartodécimans, les Eutychiens n'avaient assurément pas abandonné la doctrine catholique toute entière, mais seulement telle ou telle partie : et
pourtant qui ne sait qu'ils ont été déclarés hérétiques et rejetés du sein de l'Eglise ? Et un jugement semblable a condamné tous les fauteurs de doctrines erronées qui ont apparu dans la
suite aux différentes époques de l'histoire." (Léon XIII, Satis Cognitum)
5) "Cette année voit le 450ème anniversaire de la Confession d'Augsbourg. Dans notre dialogue avec la fédération luthérienne mondiale nous avons commence à
redécouvrir les liens profonds qui nous unissent dans la foi et qui furent masques par les polémiques du passé." (J.P. Il aux membres du secrétariat pour l'unité des chrétiens,
8-2-1980)
> 5) Bulle "Exurge Domine", 15 juin 1520, de Léon XI, condamnant 41 propositions
de Luther :
"Nous condamnons réprouvons et rejetons tout à fait tous et chacun des articles ou erreurs précités, comme respectivement, ainsi qu'il est indiqué, hérétiques ou scandaleux ou faux, ou
offensants aux oreilles pies, ou séducteurs des esprits simples, et s'opposant à la vérité catholique." (Dz. N° 741 à 781).
6) "Je me souviens de cette heure où Luther vint à
Rome, en 1510-1511, visiter les tombeaux des princes des Apôtres, comme pèlerin, mais aussi comme un homme qui s'interrogeait. Aujourd'hui, je viens à vous, vers l’héritage de Martin
Luther, je viens comme pèlerin. Par cette rencontre dans un monde qui a changé, je viens poser un signe d'union dans le mystère central de notre foi... (Rencontre de J.P. Il avec le
Conseil de l'Eglise Evang. 17-11-1980).
> 6) "Pour faire
évanouir aux yeux de la saine raison de fantôme d'une liberté indéfinie, ne suffit-il pas de dire que ce système fut celui des Vaudois et des Béguards, condamnés par Clément V avec
l'approbation du concile œcuménique de Vienne ; que dans la suite les Wicléfites et enfin Luther se servirent du même appât d'une liberté effrénée pour accréditer leurs erreurs : "Nous sommes
affranchis de toute espèce de joug", criait à ses prosélytes cet hérétique insensé." (Pie VI, Quod aliquantum, 10-3-1791)
7) "Réjouissons-nous de pouvoir constater, non pas un consensus partiel sur quelques vérités mais un accord sur les vérités centrales de la
foi..." (Rencontre de J.P. Il avec le Conseil de l'Eglise Evang. 17-11-1980).
> 7) 18ème proposition condamnée par le
Syllabus :
"Le protestantisme n'est rien d'autre qu'une forme différente de la même vraie
religion chrétienne, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu, aussi bien que dans l'Eglise Catholique" .
8) "Si les difficultés qui subsistent entre nous
concernent uniquement "les ordonnances ecclésiastiques d'institution humaine" (cf. Confession d'Augsbourg, VIII) nous pourrons et devrons aussitôt les éliminer." (Rencontre de J.P. Il
avec le Conseil de l'Eglise Evang. 17-11-1980).
"Je voudrais surtout vous encourager à chercher et à
approfondir, dans une foi sincère, le contact avec vos frères évangéliques. Le mouvement œcuménique des dernières décennies vous a fait clairement voir à quel point les chrétiens évangéliques
sont unis à vous dans leurs préoccupations et dans leurs joies, et à quel point vous avez en commun avec eux beaucoup de choses quand, ensemble, vous vivez sincèrement et de façon conséquente
la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ... vous avez déjà fait souvent l'heureuse expérience qu'une compréhension et une acceptation mutuelles étaient particulièrement faciles lorsque les deux
parties connaissaient bien leur propre foi, la professaient avec joie et estimaient la communion concrète avec leurs propres frères de foi. Je voudrais vous encourager à poursuivre cette
route." (Homélie de J.P. Il à Osnabruck, ville des traités de Westphalie, 16-11-1980)
> 8) "Ces éclatants exemples d'une constante soumission envers les princes
tiraient nécessairement leur source des préceptes sacrés de la religion chrétienne ; ils condamnent l'orgueil démesuré, détestable de ces hommes déloyaux qui, brûlant d'une passion sans règle
et sans frein pour une liberté qui ose tout, s’emploient tout entier à renverser et à détruire tous les droits de l'autorité souveraine, apportant aux peuples. La servitude sous les
apparences de la liberté. C'était vers le même but que tendaient de concert les extravagances coupables et les désirs criminels des vaudois, des béguards, des wicléfites et d'autres
semblables enfants de Bélial, la honte et l'opprobre du genre humain et pour ce motif ils furent, tant de fois et avec raison, frappés d'anathème par le siège apostolique. Si ces fourbes
achevés réunissent toutes leurs forces, c'est sûre-ment uniquement afin de pouvoir dans leur triomphe se féliciter avec Luther, "d'être libres de tout" ; et c'est pour l'atteindre plus
facilement et plus promptement, qu'ils com-mettent avec la plus grande audace les plus noirs attentats". (Grégoire XVI, Mirari vos, 15-8-1832)