Or ce postulatum NE FUT PAS RETENU par les Pères, précisément à cause du passage sur le docteur privé faillible! Vatican I définit justement que le pontife romain a une foi "à jamais indéfectible" et qu'elle ne saurait subir de défaillance" (Pastor aeternus, ch. 4).
Au cours des délibérations du concile, le rapporteur de la députation de la foi, Mgr Zinelli fit cette intervention contre la thèse du "docteur privé hérétique":
Par ailleurs, Saint Bellarmin réfute les partisans de la thèse du "docteur privé hérétique" : "Il est probable et on peut le croire pieusement,
que le souverain pontife, non seulement ne peut pas errer en tant que pape, mais aussi qu'il ne pourra point être hérétique ou croire avec pertinacité une quelconque erreur dans la foi en tant
que simple particulier (particularem personam). Cela se prouve premièrement parce que cela est requis par la suave disposition de la providence de Dieu. Car le pontife non
seulement ne doit pas et ne peut pas prêcher l'hérésie, mais aussi il doit toujours enseigner la vérité, et sans doute le fera-t-il, étant donné que Notre Seigneur lui a ordonné d'affermir ses
frères [...]. Cependant, je le demande, comment un pape hérétique affermirait-t-il ses Frères dans la foi et leur prêcherait-il toujours la vraie foi? Dieu pourrait, sans doute, arracher
d'un coeur hérétique une confession de vraie foi, comme en un autre temps, Il a fait parler l'ânesse de Balaam. Mais cela serait plutôt de la violence et nullement conforme avec la manière
d'agir de la divine providence, laquelle dispose toutes choses avec douceur. Cela se prouve deuxièmement de par l'événement, car jusqu'à ce jour, nul n’a été hérétique [... ]; donc c'est
un signe que cela ne peut pas arriver. Pour plus d'informations consulter le manuel de théologie réalisé par Pighius" (St. Robert Bellarmin: De romano pontifice, IV, ch.
6).Qu’un pape ne puisse en aucune façon dévier de la foi ressort clairement de la profession de foi du pape St. Hormisdas, qu fut intégrée (en abrégé) dans le texte même de Pastor aeternus. Le 11 août 515, le pape St. Hormisdas publia son Libellus fidei (littéralement, cela se traduit: "programme ou opuscule de la foi" ; mais ce texte est plus connu sous la dénomination de Formulaire d'Hormisdas). Le pape Adrien II imposa le Formulaired'Hormisdas, lors du VIIIe concile oecuménique «Constantinople IV) à tous les évêques d'Orient et d'Occident. Le concile oecuménique de Vatican I intégra une citation abrégée du Formulaire au chapitre 4 de Pastor aeternus "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église" (Matthieu XVI,18); ce qui a été dit et prouvé par les faits; car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté (...) Nous espérons mériter de rester dans la communion avec vous que prêche le Siège apostolique, communion dans laquelle réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne". Ce formulaire n’est-il pas clair comme l'eau de roche?
D’après le Formulaire d'Hormisdas, le dogme de l’infaillibilité pontifical « s’est vérifié dans les faits ». Les Pères du Vatican commentent : « Ceci doit être entendu non seulement comme un simple fait (facto) mais aussi comme un droit (jure) constant et immuable, en [… vertu] des paroles du Christ [« Tu es Pierre etc.»], qui demeurent immuables. Aussi longtemps que durera la pierre sur laquelle le Christ fonda l'Église, aussi longtemps la religion catholique et la doctrine sainte seront gardées immaculées dans le Siège apostolique, et ce de par le droit divin.
[...L’infaillibilité pontificale] est parfaitement contenue dans le Formulaire d'Hormisdas (avec l'ajout d'Adrien II), qui dit: en vertu des paroles du Christ «Tu es Pierre etc.,», dans le Siège apostolique, c'est-à-dire par Pierre et par ceux qui lui succèdent en cette chaire, la religion et la doctrine ont toujours été gardées immaculées, et comme cela a été montré plus haut), de droit divin, elles seront toujours gardées [à l'avenir]. Ceci équivaut certainement à la proposition qui dit: les évêques romains qui occupent le Siège de Pierre sont, par rapport à la religion et à la doctrine, IMMUNISÉS contre l'erreur" (Relatio de observationibus Reverendissimorum concilii Patrum in schema de romani pontificis primatu, in: Schneemann: Acta..., col. 281 - 284).
Un pape ne défaillera jamais dans la Foi : Tel est le dogme défini
par Pie IX et les Pères du Vatican :
Il faut en finir une fois
pour toutes avec cette maudite opinion du "pape pouvant devenir hérétique en tant que docteur privé", calomnie souverainement injurieuse pour l'honneur de la papauté! Deux simples citations
tirées du chapitre 4 de Pastor aeternis,qui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale, suffiront pour clore le débat une fois pour toutes.Première citation: "Petri Sedem ab omni SEMPER errore illibatam ". Deuxième citation "fidei NUNQUAM deficientis charisma".
Ainsi donc, selon Pie IX et les Pères du Vatican, le pape est "TOUJOURS" pur de toute erreur doctrinale, et sa foi est "à JAMAIS indéfectible". Si les mots ont encore un sens, cela signifie que la thèse du "pape docteur privé hérétique" est une erreur dans la foi.
Par ailleurs, la définition de l'infaillibilité pontificale doit être comprise dans le sens que l'Eglise l'a défini. La Sainte Église catholique, apostolique et romaine, Mère et Maîtresse de tous les fidèles, a défini l'infaillibilité pontificale dans le sens d'une immunité QUOTIDIENNE du souverain pontife contre le virus de l'erreur. Le paragraphe final du chapitre 4 (le Pastor aeternus stipule: "Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire cette définition, qu'il soit anathème"
Un concile oecuménique a une autorité infiniment supérieure à celle de n'importe quel théologien, qui n'est pas, lui, infaillible dans tout ce qu'il écrit, l'Église a tranché en 1870 : l'opinion de ceux qui estiment qu’un pape peut tomber dans l'hérésie en tant que docteur privé" n'est plus une opinion libre, mais une opinion contraire à la foi solennellement définie par un concile oecuménique.
Que certains théologiens soient d’un avis opposé au magistère ne nous impressionne nullement, car en cas de désaccord, c’est l’Eglise qui a le dernier mot. « On aurait pu se demander si s’est la parole des théologiens ou celle du magistère de l’Eglise qui a le plus de poids et offre une meilleure garantie de vérité. A ce propos, on lit dans l’encyclique Humani generis : « Ce dépôt (de la foi) ce n’est pas à chacun des fidèles, ni aux théologiens eux-même que notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique mais au seul magistère de l’Eglise (…). Aussi, Pie IX, notre prédécesseur d’immortelle mémoire, lorsqu’il enseigna que le rôle très noble de la théologie est de montrer comment la doctrine définie par l’Eglise est contenue dans ces sources, ajouta, non sans grave raison, ces paroles : « dans le sens où l’Eglise l’a définie » (Inter gravissimas, 28 octobre 1870) ». Donc, pour la connaissance de la vérité, ce qui est décisif ce n’est pas l’ « opinion des théologiens », mais le « sens de l’Eglise ». Sinon ce serait faire des théologiens presque des « maîtres du magistère » ; ce qui est une erreur évidente » (Pie XII : allocution à la sixième semaine italienne d’adaptation pastorale, 14 septembre 1956)

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus )
> Un non-catholique ne peut pas être pape


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI


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