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Quand de supposés "pasteurs" assassinent les âmes

Publié le par Clément LECUYER

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"Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes." (Mt 10,16)

  Non possumus ! En ces temps troublés où de faux, douteux et/ou incompétents "pasteurs" sévissent avec le soutien scandaleux de catholiques bien imprudents et aveugles, il est plus que jamais d'actualité de se souvenir des points essentiels que Mr l'abbé CEKADA résume à la fin de son analyse sur le clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

1) La loi de l'Eglise oblige à ce que quiconque est ordonné à la prêtrise soit en possession de l'aptitude canonique (idoneitas canonica). Les deux principaux critères qui déterminent l'aptitude canonique d'un candidat à l'ordination sont :

a) la conduite vertueuse (mores congruentes),
b) les connaissances requises (debita scientia).

 Le système de séminaire établi par le Concile de Trente et prescrit par le droit canonique fournit aux candidats à l'ordination une formation spirituelle appropriée (à travers le règlement du séminaire, le programme journalier, une direction spirituelle régulière, l'observation et la correction, et l'évaluation professorale) et l'éducation ecclésiastique requise (connaissance et compréhension du Latin, deux ans de philosophie, quatre ans de théologie).

 Le système Tridentin garantit que les ordinands sont “convenablement jugés” (rite probati) sur une longue période de temps à la fois sur leur conduite et leurs connaissances, et qu'ils sont en effet canoniquement aptes à l'ordination.

 La législation et les déclarations papales ont constamment averti que ces obligations sont graves et
que les ignorer met les âmes de fidèles en danger. Un candidat qui n'a pas été “convenablement jugé” selon les normes légales sur sa vertu et ses connaissances est canoniquement inapte à la prêtrise.

2) Un évêque qui confère les ordres majeurs à un candidat canoniquement inapte commet un péché mortel (canon 973).

3)
Les ordres conférés par un évêque canoniquement inapte – un de ceux qui, parmi les Vieux Catholiques, les schismatiques brésiliens, la hiérarchie du Palmar de Troya et d'autres, n'ont pas l'éducation du séminaire requise – ne bénéficient pas de présomption de validité. En pratique, donc, les ordinations épiscopales ou sacerdotales issus de tels évêques doivent être considérés comme invalides.

4) Même si dans un cas particulier un candidat canoniquement inapte pourrait prouver que son ordination ou son sacre épiscopal était certainement valide, il serait toujours empêché d'exercer les ordres ainsi reçus, qu'ils aient été conférés par un prélat catholique ou un schismatique.

* * *

 La loi et la tradition de l'Eglise requièrent donc que leurs ministres soient formés et leurs vertus et connaissances évaluées avant de recevoir la dignité des Saints Ordres, et que l'inapte soit exclu.

 Un prêtre ou un évêque canoniquement inapte, même s'il peut avoir été ordonné validement, déshonore la prêtrise catholique et compromet le salut des âmes chaque fois qu'il monte à l'autel, entre au confessionnal, ou pire encore, coiffe une mitre et élève aux Saints Ordres encore plus d'ignorants et d'inaptes.

 La dignité de la prêtrise du Christ et le bien général de l'Eglise demande à ce que les laïcs catholiques refusent le ministère sacramentel de ces hommes et n'appuient pas leur apostolat. Agir autrement donne crédibilité et respectabilité à ce qui ne mérite que mépris et condamnation, comme cela ressort clairement des mots terribles du Pape Pie XI :

 

“Qu'ils tremblent donc pour eux - mêmes, ceux qui abordent le ministère sacré sans compétence ni formation; car le Seigneur ne laissera pas impunie leur ignorance, lui qui a proféré cette terrible menace : Parce que tu as repoussé la science, je te repousserai à mon tour, et tu ne seras pas mon prêtre”.

 

 Si le Seigneur Lui-même rejette l'inapte, le catholique traditionnel ne peut pas faire moins – car la seule personne apte à célébrer la Messe tridentine est un véritable prêtre tridentin.

Droit canon et bon sens

Publié le par Clément LECUYER

Pourquoi les catholiques traditionalistes ne sont pas « hors-la-loi »
Abbé Anthony CEKADA

Traduit de l'anglais. Texte source disponible sur sggressources.org

 LE DIOCÈSE TYPIQUE, de nos jours, est le théâtre de toutes sortes de folie dangereuse. Les prêtres attaquent des enseignements Catholiques définis concernant la foi et la morale. Des soeurs font pression pour obtenir l'ordination des femmes. Des 'messes' sont célébrées avec des marionnettes, des ballons, des clowns et de la danse. Le séminaire quasi-vide et l'université nominalement Catholique sont des foyers de subversion religieuse.

 De temps en temps, cependant, les hommes responsables de cet état de choses s'arrêtent un peu. L'évêque diocésain ou un fonctionnaire suppose un air sérieux et émet un avertissement solennel : Il y a une chapelle dans notre diocèse, dit-il, où un prêtre offre la messe traditionnelle en latin. C'est illicite et cela viole le droit canon, alors méfiez-vous !

 Sur le revers de la même médaille, il y a toujours eu quelques personnes dans le mouvement traditionnel qui s'opposent avec véhémence à la Nouvelle Messe et à Vatican II, mais qui condamnent néanmoins tous (ou la plupart) des prêtres catholiques ou chapelles traditionalistes comme "illicites" ou "contre le droit canon". 

 Typiquement, quelque laïc avec une hache à moudre va mettre la main sur une paraphrase anglaise [ou française, note du traducteur] du Code de droit canonique (le texte officiel n'existe qu'en latin), et, comme un protestant tenant une bible, traitera sa découverte comme une source pratique pour des "textes preuves" qu'il peut utiliser pour rejeter tout le monde dans le mouvement traditionnel comme "non-catholique". Il n'a pas idée que, comme avec la Sainte Écriture, il y a des principes et des règles autoritaires qui doivent être suivies pour appliquer les indications du Code. Et tandis que le soi-disant canoniste répand ses articles condamnant tout le monde de ne pas adhérer littéralement aux canons, il ne se rend jamais compte que son propre projet est également "illicite" - puisque ses écrits ne portent pas l'imprimatur officiel requis par le Canon 1385.

 Dans les deux cas - déclarations de l'établissement moderniste ou polémiques de soi-disant canonistes laïcs – les catholiques qui vont à la messe traditionnelle trouvent parfois ces accusations troublantes. Les bons catholiques, nous le savons, doivent essayer de respecter la loi. Ce que nous faisons va-t-il vraiment contre le droit canon, ou est-ce illicite de quelque manière, et donc est-ce mauvais ?

 Le bon sens nous dit que la réponse est non. Le sacrilège et l'erreur doctrinale abondent. Il ne semble guère raisonnable que les milliers de règles destinées pour des temps ordinaires dans l'Église s'appliqueraient encore tous face à une telle situation extraordinaire.

 La plupart des laïcs dans le mouvement traditionnel adoptent instinctivement cette approche du bon sens. Sans s'en rendre compte, ils ont mis en pratique un principe de bon sens que les canonistes catholiques (experts en droit canon) ont toujours utilisé dans l'application du droit canon : le principe de l'épikie.

 L'épikie (on pourrait aussi l'appeler "l'équité") reconnaît que suivre la lettre de la loi de l'Église peut, dans certaines situations exceptionnelles, être à la fois dangereux et erroné. Les Catholiques traditionalistes qui comprennent comment l'épikie est appliquée seront bien préparés pour expliquer pourquoi leur plan d'action est bon.

 Ici, nous allons examiner:

(1) Le but de la loi de l'église, et le principe d'épikie.
(2) Comment l'épikie s'applique à la situation des prêtres et des chapelles Catholiques

Télécharger le document en cliquant ICI

Les saints Ordres et l'inaptitude canonique

Publié le par Clément LECUYER


"L’avenir du prêtre lui-même dépend de la formation qu’il aura reçue [dans un Séminaire]. Il est d’une suprême importance qu’après une solide formation classique, les futurs prêtres soient initiés et entraînés à la philosophie scolastique selon la méthode, la doctrine et les principes du Docteur angélique... Un seul prêtre bien formé vaut mieux qu’un grand nombre peu ou point préparés et sur lesquels l’Eglise ne peut guère compter, à supposer même qu’elle n’ait pas à pleurer sur eux"
(Pie XI - Encyclique Ad Catholici Sacerdotii)

 Cela va bientôt faire une cinquantaine d'années que les instances de l'Eglise sont occupées par des loups déguisés en agneaux. Le tremblement de terre de Vatican II a ébranlé l'Eglise ; plus le temps avance, plus les ruines s'étendent. La lumière que prodiguait autrefois Rome a fait place aux ténèbres.

 Conséquence logique de ce cataclysme : les rares survivants fidèles à Notre-Seigneur, démunis de chefs,  tentent chacun, tant bien que de mal, à voir clair dans ces ténèbres. Hélas, combien réussisent à rester dans le droit chemin ?

 C'est ainsi qu'en France ou ailleurs, nous assistons à un phénomène étrange et  véritablement inquiétant : certains fidèles, par curiosité au départ, se mettent à fréquenter puis soutenir des prêtres/évêques (?) et des communautés ayant un passé pour le moins douteux.

 Nous voyons donc des individus, démunis de tout discernement, administrer les sacrements en n'ayant jamais reçu de formation doctrinale dans un séminaire sérieux. Certains n'ont jamais terminé les études ecclésiastiques requises (latin, philosophie, théologie), d'autres ont côtoyé des groupuscules (si ce n'est des sectes) pour le moins bizarres, s'y sont fait ordonnés, sacrés, parfois les deux en l'espace de quelques jours (on peut penser à la secte espagnole de Palmar avec comme fondateur un déséquilibré ordonné et sacré du jour au lendemain sans aucune formation, qui, avant de s'autoproclamer "pape", avait déjà publiquement une conduite pour le moins pathologique dès les années 1968).

 Comme le témoigne l'abbé Anthony CEKADA, connu pour ses études théologiques, on voit apparaître ce genre de personnages s'installer pour célébrer la Messe tridentine, prétendant être prêtre ou évêque catholique, ayant été ordonné ou consacré lui aussi par un “évêque” non formé ayant des connexions avec les Vieux Catholiques, l'Eglise Apostolique Brésilienne, Palmar de Troya ou autre.

 Il est évident que toutes ces personnes devront personnellement rendre compte de leurs fautes et de leurs imprudences devant Dieu. "Malheur au prêtre qui ne sait pas tenir son rang et qui souille par ses infidélités le nom du Dieu saint à qui il doit être consacré !" s'exclamait saint Pie X (Exhortation apostoliqueHaerent animo).

 Hélas, tout cela engendre des catastrophes auprès des âmes. Il est bien connu qu'un aveugle ne peut pas guider des borgnes ! En paraphrasant saint Grégoire le Grand, si l’on veut bâtir une maison, on ne fait pas supporter tout le poids de l’édifice à des bois pourris ou qui viennent à peine d'être coupés dans la forêt. 

 Peut-on fréquenter des prêtres (?), évêques (?) n'ayant pas eu de formation dans un Séminaire ? ayant cotoyé des sectes  ? ayant publiquement commis de graves péchés contre la vertu ? En tenant compte du droit canon et de la théologie, non ! Aucune collaboration, ni de loin ni de près, avec ces gens-là, peu importe leurs vertus personnelles.

 Il est nécessaire et primordial d'avoir les idées claires concernant toutes ces questions. Nous incitons donc tous les lecteurs à lire le très instructif dossier de Mr l'abbé Cekada, théologien, se rapportant à ce grave problème du clergé non formé dans le mouvement traditionaliste :

Non formé et non tridentin : les saints Ordres et l'inaptitude canonique
(cliquer sur le lien)

 Prions Notre Dame du Rosaire, elle qui terrasse l'erreur, de nous aider à toujours voir clair et à rester fidèles !