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Neuvaine à l'Immaculée conception

Publié le par Clément LECUYER

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  Pour bien préparer cette fête et honorer Notre-Dame dans son Immaculée Conception (fêtée le 8 décembre), le meilleur moyen est de réciter une neuvaine ; le Pape saint Pie X a rédigé spécialement pour cette occasion la prière suivante :

Vierge très sainte, qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa mère, vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme, dans votre foi, et dans votre amour, de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissante protection.  Le serpent infernal, contre lequel fut jetée la première malédiction, continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Ève. 

Ô vous, notre mère bénie, notre reine et notre avocate, vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi dès le premier instant de votre conception, accueillez nos prières,et, nous vous en conjurons, unis en un seul coeur, présentez-les devant le t rône de Dieu, afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches qui nous sont tendues, mais que nous arrivions tous au port du salut, et qu'au milieu de tant de périls, l'Église et la société chrétienne chantent encore une fois l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix. 

Ainsi soit-il. 

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

Publié dans Spiritualité

Bergoglio à la mosquée : nouveau scandale contre la foi

Publié le par Clément LECUYER

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 Après les usurpateurs Jean-Paul II et Benoît XVI, c'est au tour de 'François I°' de s'être rendu dans une mosquée. Bien évidemment, il s’est déchaussé (rituel obligatoire chez les musulmans) avant de pénétrer dans la grande Mosquée bleue d’Istanbul où il a prié pendant quelques minutes.

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Voici ce que l'on peut lire dans un article du Figaro :

Le pape François ose prier dans la Mosquée bleue d'Istanbul

 Au second jour de sa visite en Turquie, le pape François est allé plus loin que son prédécesseur Benoît XVI en priant ouvertement dans la mosquée bleue aux côtés du grand mufti.

 Le pape François a explicitement prié, samedi matin, dans la mosquée bleue d'Istanbul aux côtés du grand muphti. C'est une première. Au même endroit, en 2006, Benoît XVI s'était simplement recueilli. Plutôt discrètement du reste. Au point de soulever une polémique. Certains estimant que le pape allemand avait alors «prié» dans la mosquée. D'autres non parce qu'un chrétien, à fortiori le pape, ne pouvait pas, avançaient-ils, prier ainsi dans un lieu de culte musulman. Prudent, le Vatican avait tranché pour le «recueillement» de Benoit XVI.

 C'est sans doute pour éviter l'ambiguïté mais surtout par conviction profonde - François inscrit le «dialogue» avec les autres, et les autres religions, comme une priorité de son pontificat - que le successeur de Benoît XVI, dans la même mosquée, a donc croisé très visiblement les doigts, incliné longuement la tête en fermant profondément les yeux, deux à trois minutes, pour prier à l'évidence . Et pour… signifier qu'il priait. Et ce en direction du mihrab, cette niche cernée de deux colonnes, qui indique la qibla, donc la direction de la ka'ba de la Mecque.

 Alors que l'islam est "l’usurpation de l’erreur sur la vérité, de l’iniquité sur la justice, de la barbarie sur l’humanité et la civilisation véritable" selon les mots de l'abbé Rohrbacher ( historien ecclésiastique du XIX° siècle), le rôle d'un Pape n'est-il pas justement d'enseigner la vérité et de dénoncer l'erreur ? Dans les premiers temps de l'histoire de l'Eglise, des centaines de milliers de chrétiens ont versé leur sang parce qu’ils ne voulaient pas courber la tête devant les idoles ; au contraire, Bergoglio, lui, n'a pas hésité un instant ! Encore une fois, nous voyons bien qu'il est impossible, au regard de la doctrine et de la théologie, que Bergoglio détienne l'autorité pontificale !

 Voici ce-dessous quelques citations sur l'islam :

- Saint Thomas d'Aquin :  "Mahomet a séduit les peuples  par des promesses de voluptés charnelles  au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair."  (Somme contre les Gentils, livre 1, question 6.)

Islam mosque Images- Mgr Pavy, évêque d'Alger, dans un sermon en 1853"L’islam est une prétendue religion...  Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel  en un lieu de prostitution, dont les orgies  dépassent en lubricité multiple et stérile  tout ce que l’idolâtrie elle-même,  dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ?  Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme... Cet homme, Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous !"

- Bossuet (1627 – 1704) : "L'islam ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablisent par force l'empire de Satan dans tout l'univers"

Pour en finir avec 40 ans de lefebvrisme

Publié le par Clément LECUYER

 

 A l'occasion des 40 ans de la célèbre déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre, dans un communiqué où il ne mache pas ses mots, Petrus, bien connu notamment sur le Forum-catholique, dévoile sévèremment l'"imposture Mgr Lefebvre" et veut en finir une fois pour toutes sur le mythe bien ancré du "saint pourfendeur de l'hérésie moderniste".

 

 Nous sommes bien évidemment en accord avec le fond du discours de Petrus. Néanmoins, nous avons conscience que les propos tenus feront mal à certains car ils vont à contre-courant de la pensée commune. Il ne s'agit pas de juger l'homme car seul Dieu sonde les reins et les coeurs, mais force est de constater que les graves déviances et erreurs commises par Mgr Lefebvre ont des conséquences catastrophiques ; ce sont les âmes et l'Eglise qui en souffrent aujourd'hui ! Certes, tout n'est pas forcément à rejeter chez Mgr Lefebvre mais il est temps de dire que c'était loin d'être un saint et un sauveur... prions pour lui !

 

 Les lecteurs peuvent retrouver la lettre entière ICI. En voici quelques extraits :

 

 ___________________

 

Quarante ans. Voilà tout juste quarante ans que Mgr Lefebvre publiait sa célèbre déclaration du 21 novembre 2014. Dans Itinéraires, Jean Madiran était allé jusqu’à écrire qu’elle était « la charte de l’Eglise militante ». Elle est en réalité le principal acte fondateur du lefebvrisme et tous ceux qui se réclament du fondateur d’Ecône aujourd’hui encore font totalement leur cette déclaration.[...]

 

Dans cette déclaration, acte fondateur du lefebvrisme, on trouve résumée, concentrée toute l’incohérence fondamentale du mouvement et de la pensée lefebvristes. Dans ce document Mgr Lefebvre reconnaît en Paul VI et dans ceux qui l’entourent au Vatican à la fois la Rome moderniste (à laquelle il faut désobéir) et la Rome éternelle (à laquelle il faut être fidèle). [...]

 

Autrement dit Mgr Lefebvre s’érige en magistère parallèle tout en reconnaissant l’autorité de Paul VI. C’est à lui que revient désormais le soin de trier (au nom de quelle autorité ? de quelle infaillibilité ? de quelle légitimité ?) ce qui est catholique, ce qui est acceptable, ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas dans les paroles et les actes de ceux qu’il reconnaît comme vicaires du Christ. Il s’agit là d’une revendication exorbitante car quel est le garant infaillible de la Tradition sinon le magistère, sinon le Pape qui est, rappelons-le, la règle vivante et prochaine de la foi. C’est au Pape qu’il appartient de dire avec autorité ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas, ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Si l’on pense et agit autrement, on n’est plus catholique. Là où est Pierre, là est l’Eglise. [...]

 

On voit donc que le lefebvrisme s’en prend même aux fondements mêmes de l’Eglise, vicie l’acte de foi. Car si nous croyons les vérités de foi (objet de la révélation), c’est parce que Dieu les a révélées (auteur de la révélation) et que l’Eglise nous les enseigne (règle de la foi). L’Eglise jouit donc d’une infaillibilité doctrinale. Faire sien le discours lefebvriste, ce n’est rien moins que s’en prendre à la pierre sur laquelle repose l’Eglise.[...]

 

Monseigneur Lefebvre, c’est comme le Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris : on y trouve tout… et son contraire ! C’est pourquoi, dans les divisions actuelles de la FSSPX et des communautés amies, l’on se lance à la figure des déclarations contradictoires, mais toutes parfaitement authentiques, de Mgr Lefebvre pour justifier sa position. Chacun s’érige ainsi en disciple authentique du défunt fondateur de la FSSPX, en gardien de l’Ordre du temple lefebvrien sans jamais se poser la question de savoir si ces divisions fratricides n’ont précisément pas pour origine les incohérences, les atermoiements et, disons-le, la duplicité de Mgr Lefebvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas un modèle d’invariance. [...]

 


 

Il a ainsi refusé d’apposer sa signature au Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci (en fait le texte avait été rédigé par le père Guérard des Lauriers autrement plus doctrinal que le fondateur de la FSSPX, même si sa thèse ne nous convainc nullement !), il a signé tous les textes de Vatican II...

 

Là où nous aurions eu besoin d’un athlète de la foi, nous avons eu un diplomate. Là où il aurait fallu un confesseur de la foi, nous avons eu un prélat pragmatique et naviguant à vue. Là où il aurait fallu un pourfendeur infatigable de l’hérésie et de l’apostasie, nous avons eu un politicien essayant de négocier une place au sein de l’église conciliaire. Là où il aurait fallu former des âmes de feu, des âmes qui brûlent, prêtes à tous les sacrifices, toutes les persécutions, n’ont été promues que des lavettes énamourées devant Monseigneur (Mgr a dit, Mgr a fait, Mgr pense…), des tartufes, des hommes sans consistance, sans conviction, sans colonne vertébrale. [...]

 

Dans les deux déclarations [celles de Mgr Lefebvre et plus tard de Mgr Fellay] on reconnaît et on approuve explicitement le nouveau code canonique de 1983, la validité de la nouvelle messe et de tous les nouveaux sacrements, l’autorité de l’occupant du siège de Pierre et même Vatican II.

 

Le jour des sacres, dans son homélie, Mgr Lefebvre avait demandé que soient gravés sur sa tombe ces fameux mots de saint Paul : « Tradidi quod et accepi » J’ai transmis ce que j’ai reçu. Ses disciples ont évidemment obéi à sa recommandation. Et ses sectateurs encore aujourd’hui se pâment devant cette déclaration. Or là encore il s’agit d’une imposture : où Mgr Lefebvre a-t-il appris qu’un concile œcuménique promulgué par un vrai pape pouvait être faillible et seulement pastoral ? Où a-t-il lu que l’on pouvait sacrer des évêques contre la volonté explicite et publique de celui que l’on reconnaît comme le vicaire du Christ ? Où a-t-il appris que le magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’était pas nécessairement infaillible ou que, pour qu’il le soit, il faut un consensus non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ? Où a-t-il appris que l’on pouvait maintenir un séminaire, former et ordonner des prêtres contre l’ordre formel de l’autorité que l’on considère comme légitime ? Où a-t-il appris que l’on pouvait conférer le sacrement de confirmation dans n’importe quel diocèse du monde sans même en référer à ceux que l’on reconnaît comme évêques résidentiels légitimes ? Où a-t-il appris que l’on pouvait se dire catholique et désobéir en tout à celui que l’on reconnaît publiquement comme vicaire du Christ ? Dans quel manuel de théologie catholique a-t-il appris que les canonisations faites par un vrai pape pouvaient ne pas être infaillibles, qu’une messe, qu’un code de droit canon, qu’un catéchisme, qu’un rituel de sacrements promulgués par le pape pour l’Eglise universelle pouvaient être nocifs et dangereux pour la foi ? Où a-t-il appris que l’on pouvait chasser à vie de sa prétendue fraternité et sans aucune hésitation des prêtres, des diacres que l’on a soi-même ordonnés au seul motif qu’en conscience ils ne peuvent se dire en communion au canon de la messe avec des occupants du siège de Pierre qui détruisent l’Eglise ? Où a-t-il appris que l’on pouvait sans aucun problème de conscience les jeter à la rue sans se soucier de leur survie, de leur couverture sociale, de leur détresse, de leur déréliction ? En cela, soit dit en passant, Mgr Fellay est un digne héritier de Mgr Lefebvre. Et c’est cet homme misérable que l’on présente comme un saint, comme un héros et un athlète de la foi, comme le sauveur de l’Eglise et de la Tradition. Alors qu’il en a été le plus redoutable et efficace fossoyeur.

 

Comme l’écrivait avec sévérité mais avec justesse feu le père Barbara : après Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II (et, ajouterions-nous aujourd’hui, Benoît XVI et François), Mgr Lefebvre a été l’un des principaux destructeurs de l’Eglise militante, le plus redoutable adversaire du sédévacantisme et donc de la vérité catholique. Combien de prêtres et de laïcs m’ont déclaré qu’ils seraient devenus sédévacantistes sans Mgr Lefebvre auquel ils faisaient, à tort, toute confiance ? Il n’y a certes pas de quoi se vanter de ce bilan calamiteux. Chaque fois qu’il fallait faire un choix crucial, Lefebvre fit le mauvais : sur la validité de la messe et des nouveaux sacrements, sur l’autorité des occupants illégitimes du siège de Pierre, sur l’acceptation de la liturgie et du bréviaire de Jean XXIII, sur le choix des hommes aux postes-clés. [...]

 

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/actualite/le-rapprochement-entre-la-fraternite-saint-pie-x-et-le-vatican-2012-04-18-832637/25506705-1-fre-FR/Le-rapprochement-entre-la-Fraternite-Saint-Pie-X-et-le-Vatican_article_main.jpg

 

On le voit : la Fraternité Saint-Pie X n’aura servi historiquement qu’à canaliser et à neutraliser la résistance catholique à Vatican II et aux détestables réformes qui en sont issues. Comme le Front national aura réussi à neutraliser la résistance française au mondialisme et à la destruction de la France.[...]

 

Que faut-il donc faire pour ceux qui veulent rester intégralement catholiques dans les ténèbres actuelles ? Prier, se sanctifier, garder la foi dans toute son intégrité, voir clair sur l’hérésie moderniste et sur l’imposture du lefebvrisme. En résumé l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique, les occupants du siège de Pierre depuis Jean XXIII ne sont pas les vicaires du Christ, Mgr Lefebvre n’est pas le sauveur de la tradition mais son fossoyeur. Tout le reste n’est que balivernes.

Pie XII sur le nazisme

Publié le par Clément LECUYER

"En Europe, la guerre est finie : mais quels stigmates elle y a imprimés ! Le Divin Maître avait dit : Tous ceux qui mettront injustement la main à l'épée périront par l'épée (Matt. XXVI, 52). Or, que voyez-vous ? Vous voyez ce que laissent derrière soi une conception et une action de l'Etat qui ne tiennent aucun compte des sentiments les plus sacrés de l'humanité, qui foulent aux pieds les principes inviolables de la foi chrétienne. Le monde entier contemple aujourd'hui, stupéfait, l'écroulement qui en est la conséquence. […] En fait, [en Allemagne après le concordat], la lutte religieuse allait toujours en s'aggravant : c'était la destruction des organisations catholiques ; c'était la suppression progressive des écoles catholiques, publiques et privées, si florissantes ; c'était l'oppression exercée sur la conscience des citoyens, particulièrement des employés de l'Etat ; c'était le dénigrement systématique, au moyen d'une propagande habilement et rigoureusement organisée, de l'Eglise, de son clergé, de ses fidèles, de ses institutions, de son clergé, de ses fidèles, de sa doctrine, de son histoire ; c'était la fermeture, la dissolution, la confiscation des maisons religieuses et des autres Instituts ecclésiastiques ; c'était l'anéantissement de la presse et de l'édification de livres catholiques." (Allocution du Pape Pie XII au Sacré Collège, 2 juin 1945)

> Relire notre dossier L'Eglise catholique face au danger nazi

Publié dans Divers

Qui fait partie de l'Eglise ?

Publié le par Clément LECUYER

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"Hors de l'Eglise, point de salut" proclame et enseigne l'Eglise catholique. Ce dogme est attaqué depuis longtemps par toutes sortes d'hérésies. On peut penser bien sûr à l'indifférentisme et à l'oecuménisme modernes. Mais d'autres graves erreurs existent concernant  ce principe de foi. Il est donc utile de relire certains textes d'explications que nous offrent de savants auteurs catholiques.

 Ainsi, pour être sauvé, il faut appartenir à l'Église. Or, de quelles façons peut-on appartenir à l'Eglise ? Qui en fait partie et qui en est exclu ? Autant de questions importantes dont il faut apporter des réponses catholiques.

Comme de bons chrétiens, en cas de doute ou d'interrogations, ayons en premier lieu le réflexe de consulter le Catéchisme de notre enfance, celui écrit par le Pape saint Pie X :
 

Dites précisément ce qui est nécessaire pour être membre de l’Église ?   
Pour être membre de l’Église, il est nécessaire d’être baptisé, de croire et professer la doctrine de Jésus-Christ, de participer aux mêmes sacrements, de reconnaître le Pape et les autres Pasteurs légitimes de l’Église.

Le Baptême est-il nécessaire pour être sauvé ?
Le Baptême est absolument nécessaire pour être sauvé, car le Seigneur a dit expressément: «Celui qui ne renaîtra pas dans l’eau et le Saint-Esprit ne pourra entrer dans le royaume des cieux».

Peut-on suppléer en quelque manière au défaut du Baptême ?
Le défaut du sacrement de Baptême peut être suppléé par le martyre qu’on appelle «Baptême de sang», ou par un acte de parfait amour de Dieu ou de contrition joint au désir au moins implicite du Baptême, et ceci s’appelle «Baptême de désir».

Comment est constituée l’Église de Jésus-Christ ?
L’Église de Jésus-Christ est constituée comme une société vraie et parfaite. En elle, comme dans une personne morale, on peut distinguer un corps et une âme.

En quoi consiste l’âme de l’Église ?
L’âme de l’Église consiste en ce qu’elle a d’intérieur et de spirituel, c’est-à-dire la foi, l’espérance, la charité, les dons de la grâce et de l’Esprit Saint et tous les trésors célestes qui en sont dérivés par les mérites du Christ Rédempteur et des Saints.

Et le corps de l’Église, en quoi consiste-t-il ?
Le corps de l’Église consiste en ce qu’elle a de visible et d’extérieur, comme l’association de ses fidèles, son culte, son ministère d’enseignement, son organisation extérieure et son gouvernement.

Suffit-il pour être sauvé d’être un membre quelconque de l’Église catholique ?
Non, il ne suffit pas pour être sauvé d’être un membre quelconque de l’Église catholique, il faut en être un membre vivant. 

Quels sont les membres vivants de l’Église ?
Les membres vivants de l’Église sont tous les justes et eux seuls, c’est-à-dire ceux qui sont actuellement en état de grâce. 

Et quels en sont les membres morts ?
Les membres morts de l’Église sont les fidèles qui se trouvent en état de péché mortel. 

Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Église, pourrait-il être sauvé ?
Celui qui, se trouvant hors de l’Église sans qu’il y ait de sa faute ou de bonne foi, aurait reçu le Baptême ou en aurait le désir au moins implicite ; qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Église, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut. 

Et celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait-il sauvé ?
Celui qui, tout en étant membre de l’Église catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait un membre mort de l’Église et, par suite, ne serait pas sauvé, parce que pour le salut d’un adulte il faut non seulement le Baptême et la foi, mais encore les œuvres conformes à la foi.


Tout cela est très clair. Le Pape Pie IX disait de même en 1863 :

"Nous devons de nouveau rappeler et blâmer la très grave erreur où se trouvent malheureusement quelques catholiques, qui adoptent la croyance que les personnes vivant dans les erreurs et en dehors de la vraie foi et de l’unité catholique peuvent arriver à la vie éternelle. Cela est péremptoirement contraire à la doctrine catholique.

Nous savons et vous savez que ceux qui ignorent invinciblement Notre très sainte religion, et qui, observant avec soin la loi naturelle et ses préceptes, gravés par Dieu dans le cœur de tous, et disposés à obéir à Dieu, mènent une vie honnête et droite, peuvent, avec l’aide de la lumière et de la grâce divine, acquérir la vie éternelle ; car Dieu, qui voit parfaitement, scrute et connaît les esprits, les âmes, les pensées et les habitudes de tous, ne permet pas, dans sa souveraine bonté et clémence, que celui qui n’est pas coupable de faute volontaire soit puni par les supplices éternels.

Mais il est aussi très connu, ce dogme catholique : que personne ne peut se sauver hors de l’Église catholique, et que ceux-là ne peuvent obtenir le salut éternel qui sciemment se montrent rebelles à l’autorité et aux définitions de l’Église, ainsi que ceux qui sont séparés de l’unité de l’Église et du Pontife romain, successeur de Pierre, à qui a été confiée par le Sauveur la garde de la vigne." (Encyclique Quanto conficiamur mœror)

Lisons Mgr Thomas Gousset, archevêque de Reims, créé cardinal par le Pape Pie IX en 1850 pour la solidité de sa doctrine et ses nombreux travaux théologiques, explique tout ceci :

 

«  On considère l'Église comme un tout, comme une personne morale qui se compose d'un corps et d'une âme; d'un corps, qui est la société extérieure des fidèles; d'une âme, qui n'est autre chose que les dons intérieurs du Saint-Esprit: la foi, l'espérance et la charité. Or, on peut appartenir au corps sans appartenir à l'âme, comme on peut appartenir à l'âme sans appartenir au corps de l'Église. Le juste qui professe la foi catholique appartient au corps et à l'âme de l'Église; le fidèle qui a la même foi, sans être en état de grâce, n'appartient présentement qu'au corps de l'Église; le catéchumène qui reçoit le don de la charité parfaite avant le baptême appartient à l'âme, quoiqu'il n'appartienne pas encore réellement au corps de l'Église.

Les enfants des hérétiques et des schismatiques, qui ont été baptisés suivant le rit prescrit par Jésus-Christ, appartiennent également à l'âme de l'Église, tandis qu'ils conservent l'innocence baptismale. Il en est de même des adultes qui, ayant été élevés dans l'hérésie ou dans le schisme, y ont persévéré de bonne foi, sans penser à l'obligation de chercher à connaître la vérité : si, étant tombés dans le péché après le baptême, ils se sont excités à la contrition parfaite, ils appartiennent à l'âme de l'Église; et s'ils conservent la grâce de la justification, ils seront sauvés; ils le seront, non hors de l'Église, mais dans l'Église, à laquelle ils appartiennent, quant à l'âme, par la grâce sanctifiante, et même, jusqu'à un certain point, quant au corps, par le désir implicite de s'y réunir, étant disposés à faire en tout la volonté de Dieu et à renoncer à l'erreur, s'ils connaissaient la vérité.» (Théologie dogmatique ou exposition des preuves et des dogmes de la Religion, Mgr Thomas Gousset, 1861)


 Prions les âmes du purgatoire pour la conversion des pêcheurs !

La société danse sur un volcan

Publié le par Clément LECUYER

 

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Quarante ans avant le début de la première guerre mondiale, voici ce qu'écrivait un penseur anglais :

" La France me paraît dans le même état que le monde à la veille du déluge. On rit, on s'amuse, on ne s'aperçoit pas de l'abîme qui est prêt à l'engloutir. La société danse sur un volcan ! Les puissances gouvernementales se passent du Bon Dieu, car ces hommes se croient tout-puissants. Voilà la première faute. On ne reconnaît pas Dieu comme le Maître et le Régent de l'Univers avec l'aide duquel on peut tout faire, sans lequel on ne peut rien faire de bon." (Rudolph Feilding, comte de Denbigh, Lettre à Frédéric Le Play, 1874)

Que dirait-il aujourd'hui ?

Publié dans Divers

Ne nous oubliez pas !

Publié le par Clément LECUYER

 Le mois de novembre est dédié aux âmes du purgatoire.

 Avez-vous déjà réfléchi, dit le Père Félix, à ce phénomène si désolant pour nos frères défunts et si humiliant pour nous : l'oubli des morts ? Ecoutez ces plaintes et demandez à votre conscience si elles sont exagérées :

 "Oh Frères ! Oh Soeurs ! Oh Amis ! depuis si longtemps nous vous attendons, et vous ne venez pas; nous vous appelons, et vous ne répondez pas; nous souffrons de ces souffrances auxqu'elles rien ne peut être comparé, et vous ne compatissez pas; nous gémissons, et vous ne nous consolez pas !
Hélas ! Hélas ! tous ceux que nous avons aimés sur la terre de toute notre affection, nous ont abandonnés; nous pleurons au sein de cette sombre nuit, il n'est personne qui nous console.

Ah ! c'est fini, c'est à jamais fini ! ils m'ont tous oubliée; et voilà que plus même un souvenir ne me rattache à la terre !...
Partout c'est l'oubli: l'oubli sur toute une vie, qu'aucune parole ne rappelle plus; l'oubli sur mon nom, que personne déjà ne prononce plus; sur mon tombeau, que personne ne visite plus; l'oubli sur ma mort, que personne ne pleure plus; l'oubli sur toute la terre, l'oubli partout !
Malgré des adieux si pleins de regrets, malgré des protestations si pleines de tendresse et malgré des serments si pleins d'immortalité, voilà où pourtant tout aboutit parmi les vivants, à l'universel oubli des morts !

Personne pour prier, personne même pour se souvenir !..."

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"Personne ? Vous vous trompez, chères âmes! Il y a sur la terre un coeur qui n'oublie jamais, un coeur prompt à toute heure à venir au secours de ses morts délaissés: c'est le coeur de l'Eglise catholique, le coeur d'une mère ! Et tous les jours, pendant le Saint Sacrifice, elle demande pour vous le repos, le raffraîchissement et la lumière."

 

D'après le livre d'une jeune fille

Publié dans Spiritualité

La paix du monde est vaine et insensée

Publié le par Clément LECUYER

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"Qui pourrait, en effet, Vénérables Frères, ne pas sentir son âme saisie de crainte et de tristesse à voir la plupart des hommes, tandis qu'on exalte par ailleurs et à juste titre les progrès de la civilisation, se déchaîner avec un tel acharnement les uns contre les autres, qu'on dirait un combat de tous contre tous ?  Sans doute, le désir de la paix est dans tous les cœurs, et il n'est personne qui ne l'appelle de tous ses voeux. Mais cette paix, insensé qui la cherche en dehors de Dieu ; car, chasser Dieu, c'est bannir la justice; et, la justice écartée, toute espérance de paix devient une chimère. "La paix est l'oeuvre de la justice". Il en est, et en grand nombre, Nous ne l'ignorons pas, qui, poussés par l'amour de la paix, c'est-à-dire de la tranquillité de l'ordre, s'associent et se groupent pour former ce qu'ils appellent le parti de l'ordre. Hélas ! vaines espérances, peines perdues ! De partis d'ordre capables de rétablir la tranquillité au milieu de la perturbation des choses, il n'y en a qu'un: le parti de Dieu. C'est donc celui-là qu'il nous faut promouvoir; c'est à lui qu'il nous faut amener le plus d'adhérents possible, pour peu que nous ayons à coeur la sécurité publique. [...]

D'où il suit que tout restaurer dans le Christ et ramener les hommes à l'obéissance divine sont une seule et même chose. Et c'est pourquoi le but vers lequel doivent converger tous nos efforts, c'est de ramener le genre humain à l'empire du Christ. Cela fait, l'homme se trouvera, par là même, ramené à Dieu. Non pas, voulons-Nous dire, un Dieu inerte et insoucieux des choses humaines, comme les matérialistes l'ont forgé dans leurs folles rêveries, mais un Dieu vivant et vrai, en trois personnes dans l'unité de nature, auteur du monde, étendant à toute chose son infinie providence, enfin législateur très juste qui punit les coupables et assure aux vertus leur récompense. Or, où est la voie qui nous donne accès auprès de Jésus-Christ ? Elle est sous nos yeux : c'est l'Église. Saint Jean Chrysostome nous le dit avec raison : L'Église est ton espérance, l'Église est ton salut, l'Église est ton refuge."

(Saint Pie X - encyclique E Supremi Apostolatus)

Publié dans Spiritualité