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Le grand mensonge de la période de Noël

Publié le par Clément LECUYER

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"Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu’il n’a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants , mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n’est pas vrai. Ce qu’il faut faire, c’est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né."

Cardinal Jules Saliége (1870-1956), archevêque de Toulouse.

Source : bibliothèque de combat

La question du Pape : “Juste une opinion” ?

Publié le par Clément LECUYER

  Nous publions la récente traduction d'un article de Mgr Sanborn très éclairant sur le relativisme de certains prêtres et laïcs sur la question du Pape. Ce document de l'évêque américain permet d'appuyer et compléter ce que nous avons voulu souligner lors de notre dernier article Réponse à l'abbé Rioult concernant certains points essentiels

La question du Pape : “Juste une opinion” ?
 

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LA VACANCE du Siège Apostolique, la non-papauté de François I ainsi que de Benoît XVI, Jean Paul II, Jean Paul I, Paul VI et même Jean XXIII est un problème qui a, plus que tout autre, divisé les traditionnalistes ces cinquante dernières années.

Parmi ceux qui ont choisi la voie de la résistance aux réformes de Vatican II, la majorité professe être sédépleiniste, c’est-à-dire qu’ils tiennent que François I est véritablement le Pontife Romain. Ils suivent ainsi la direction de la Fraternité Saint Pie X. D’autres, une minorité, mais non insignifiante, sont sédévacantistes, c’est-à-dire qu’ils disent que François I n’est pas véritablement Pontife Romain, pas plus que ses prédécesseurs de Vatican II.

Cette différence de position théologique est cause d’une angoisse universelle chez ceux qui résistent à Vatican II. Chaque côté proclame que c’est son point de vue qui est le bon, et qu’il est véritablement nécessaire pour rester catholique. Chaque côté accuse l’autre d’être schismatique.

A l’automne 1979, Mgr Lefebvre publia un communiqué dans lequel il déclarait qu’il ne tolèrerait pas dans la Fraternité Saint Pie X ceux qui refuseraient de nommer Jean Paul II au canon de la Messe. En Europe, il renvoya un certain nombre de prêtres qui refusaient d’observer la règle. Au printemps 1980, il vint en Amérique avec le même programme : renvoyer ceux qui ne nommaient pas Jean Paul II au canon.

Cependant, au cours des négociations avec les prêtres étatsuniens, Mgr Lefebvre parvint à un compromis particulier. Il ne renverrait pas les prêtres de la Fraternité Saint Pie X, si ceux-ci étaient d’accord pour garder secret leur sédévacantisme. Ils pourraient ne pas nommer Jean Paul II au canon aussi longtemps qu’ils ne rendraient pas cela public. L’Opinionisme était né. L’archevêque lui-même formulerait le principe fondamental de l’opinionisme : « Je ne dis pas que le pape n’est pas pape, mais je ne dis pas qu’on ne peut pas dire que le pape n’est pas le pape ».

Le but de cet article est d’examiner l’opinionisme, et de juger s’il est légitime de le professer. L’identité du Pontife Romain peut-elle être matière à opinion ?

Sommaire :

I. Qu’est-ce qu’une opinion ?
II. Qu’est-ce qu’une opinion théologique ?
III. Cinq erreurs de l’opinionisme
- ERREUR 1  : L’opinionisme met l’identité du Pontife Romain, c’est-à-dire, Bergoglio est le Vicaire du Christ ou non, dans le domaine de l’“opinion théologique”.
- ERREUR 2 : L’opinionisme ramène la question de l’identité du Pontife Romain à une simple opinion théologique, comme s’il s’agissait d’une discussion entre théologiens à propos du sexe des anges. C’est comme si la question de l’identité du Pontife Romain n’avait d’effets ni dogmatiques ni moraux.
- ERREUR 3 : L’opinionisme confond conclusion théologique et opinion théologique.
- ERREUR 4 : Quelqu’un peut être libre de tenir que Bergoglio est ou n’est pas pape pour la seule raison que l’Eglise n’a rien dit à ce propos.
- ERREUR 5 : Aucune position n’est contre la Foi.
IV. Une objection : Et si vous avez un doute sur la papauté de Bergoglio ?
V. L’hypocrisie de la FSSPX

VI. Résumé et conclusion

> Pour lire l'article en entier, téléchargez le document (fichier PDF)

Citons le résumé et la conclusion de Mgr Sanborn :

A mon avis, l’opinionisme trouve ses racines dans l’indifférentisme vis-à-vis du Pontife Romain. Les opinionistes veulent vivre dans un monde de messe traditionnelle et de sacrements sans aucune référence au Pontife Romain.

Pour eux, dans l’ordre pratique, que Bergoglio soit pape ou non n’a pas d’importance. Ils assistent à la messe de n’importe quel prêtre du moment qu’il dit la messe traditionnelle, sans prêter attention à son rapport au Pontife Romain.

Une telle attitude est extrêmement dangereuse. Elle revient à retrancher le Pontife Romain du Catholicisme, et réduit notre adhésion à la Foi traditionnelle constituant un libre examen protestant. Il y a eu des moments dans l’histoire de l’Eglise où, pour être catholique, il fallait être sédévacantiste. Je fais référence à l’interrègne chaque fois qu’un pape meurt, ce qui a pu durer jusqu’à trois ans. Si un catholique venait à reconnaître un pape durant la vacance du Siège Romain, il aurait été schismatique. De même, un catholique serait schismatique s’il ne reconnaissait pas un pape véritablement régnant. Ainsi, dans cette situation, soit les sédépleinistes soit les sédévacantistes sont schismatiques. L’un exclut l’autre.

Mais ces deux systèmes opposés ne peuvent pas tous les deux être considérés comme des “opinions théologiques légitimes”.

Réponse à l'abbé Rioult concernant certains points essentiels

Publié le par Clément LECUYER

 Il y a quelques mois, plusieurs prêtres français étaient renvoyés de la FSSPX pour avoir osé remettre en cause la politique libérale de Mgr Fellay envers le Vatican. Parmi eux figure Mr l'abbé Rioult, qui, tout à son honneur, est devenu depuis non una cum. Malheureusement, il apparaît que de nombreuses erreurs subsistent encore dans son discours. Récemment interviewé à Paris, le 6 octobre 2013, nous pensons qu'il est utile de revenir sur certains points avancés par ce prêtre d'autant plus qu'il a assuré de façon épisodique l'aumônerie des religieuses de Crézan.

- Pélage : L’église conciliaire semble avoir fait des grands pas en avant avec François et avec sa vitesse et originalité ; il est difficile de dire où elle en sera demain. Si Mgr Lefebvre l’a déclaré schismatique (l’église conciliaire) mais reconnaissait quand même l’autorité de ceux qui se trouvent à sa tête, n’est-il peut-être pas temps de déclarer ses chefs comme dépourvus de toute autorité catholique ?
- Abbé Rioult : Pour moi c’est de l’ordre de l’opinion. Je ne sais pas ce qu’il est réellement ce François. Ce dont je suis certain, c’est que je ne suis pas en communion avec lui. Ce sont des faits publiques qui me donnent cette résolution pratique du problème : je peux conclure, je dois conclure ainsi. Mais je n’ai pas les compétences théologiques et encore moins l’autorité pour dire avec certitude que cette personne est ceci ou cela. Là, c’est ma faiblesse, je suis limité, je ne suis pas un grand théologien, voilà ! Et l’histoire de l’Eglise et la théologie montrent que l’Eglise a vécu pendant des siècles avec des opinions théologiques qui ont été incompatibles entre elles (sur la grâce, sur d’autres problèmes théologiques), pendant des siècles, tant qu’il n’y avait pas un jugement définitif et autorisé de l’Eglise. L’Eglise a vécu avec des opinions théologiques contradictoires. Eh bien je pense qu’aujourd’hui nous vivons le mystère d’iniquité et il faut avoir cette charité nécessaire et même cette humilité intellectuelle d’accepter diverses explications tant que l’Eglise n’aura pas tranché avec autorité. Acceptons les opinions même si elles sont contradictoires mais que cela n’empêche pas la dispute théologique et de montrer les faiblesses de tel ou tel argument.

1. Première erreur : "C'est de l'ordre de l'opinion"

a/ La position du sédévacantisme est-elle une opinion ou relève-t-elle d'une conclusion théologiquement certaine ?

Le "sédévacantisme" s'appuie sur deux raisonnements. Cette position ne peut être remis en question car elle découle directement de la doctrine catholique et du magistère infaillible de l'Eglise : 

 1. L'infaillibilité pontificale

- Majeure :  Depuis Vatican II, ceux qui nous sont présentés comme Papes enseignent publiquement l'hérésie et s'opposent aux fondements de la religion catholique.
- Mineure : Or, un Pape ne peut pas dévier de la foi. Ceci un dogme de foi enseigné par Notre Seigneur et bien évidemment par les Papes et l'ensemble des docteurs de l'Eglise.

- Conclusion : Par conséquent, Paul VI, Jean-Paul I°, Jean-Paul II,  Benoît XVI et François ne peuvent pas êtres des Papes de l'Eglise catholique.
> Plus de précisions ICI
  

2.  La soumission des fidèles catholiques au Pape

- Majeure : La foi nous commande de rejeter l'enseignement, les réformes et les hérésies des "papes" conciliaires.
- Mineure : Or, il est nécessaire et obligatoire de la part d'un fidèle catholique d'obéir et d'être soumis au Pape quand ce dernier est dans son domaine. Ceci est de foi divine et catholique.

- Conclusion : il est donc absolument certain que les "papes" de Vatican II sont démunis de l'Autorité Pontificale qu'ils devraient posséder.
> Plus de précisions ICI

b/ Est-ce important de savoir si François est Pape ? N'est-ce pas plutôt une opinion libre?

Citons Mgr Sanborn :

La question de la papauté de Benoît XVI n'est-elle pas une simple question d'opinion ?

"Absolument pas. Notre salut éternel dépend de notre soumission au Pontife romain. Par conséquent, la question de la papauté de Benoît XVI est d'une importance suprême, et nous devons apaiser nos consciences à ce sujet d'une façon ou d'une autre. Si nous concluons que le Concile Vatican II est en contradiction avec l'enseignement de l'Eglise, alors nous devons refuser de reconnaître Benoît XVI comme vrai Pape. En revanche, si nous concluons que l'enseignement de Vatican II ne constitue pas une modification substantielle de la Foi catholique, alors nous devons reconnaître Benoît XVI comme un vrai Pape et suivre ce qu'il nous ordonne de faire. Un catholique qui ne se soucie pas de savoir s'il est ou non Pape n'a pas du tout l'esprit catholique. Au contraire, c'est un état esprit de schisme et de rejet de l'autorité. Durant le Grand Schisme d’Occident, pendant lequel il y a eu trois prétendants au trône pontifical, Saint Vincent Ferrier a condamné ceux qui étaient indifférents quant à savoir qui était le vrai Pape."

Mgr Sanborn ici n'invente rien mais se réfère au magistère de l'Eglise catholique :

  • Boniface VIII :

"Nous déclarons, disons, définissons et prononçons qu'il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d'être soumise au pontife romain." (Bulle Unam Sanctam)

  • Pie XI :

"Personne ne se trouve et personne ne demeure dans cette unique Eglise du Christ, à moins de reconnaître et d’accepter, avec obéissance, l’autorité et la puissance de Pierre et de ses légitimes successeurs." (Mortalium animos, 1928

  • Pie XII :

 "C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre”. (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867

2. Deuxième erreur : "Nous ne sommes pas l'autorité donc nous ne pouvons rien affirmer"

 Une chose est d'avoir le pouvoir de dire que les "papes" d'après Vatican II ne sont pas de vrais Papes et une autre chose est d'être obligé, pour garder la foi, de constater qu'ils n'ont pas l'autorité pontificale.

 Évidemment, ce n'est pas à des membres de l'Eglise enseignée de prétendre constater publiquement, avec toute l'autorité requise, la vacance du Saint-Siège.

 Les "sédévacantistes" n'entendent que constater - d'une constatation qui est un jugement privé - qu'aucun des "papes de Vatican II" ne peut être pape en réalité et devant Dieu, car ce que font les "papes de Vatican II", aucun pape ne peut le faire : ni promulguer les Constitutions, Décrets et Déclarations de Vatican II et en maintenir les enseignements qui s'opposent à des jugements du magistère infaillible, ni promulguer et maintenir la "nouvelle messe" qui s'oppose "en général et dans le détail" à l'enseignement du Concile de Trente.

 Contrairement à ce que dit l'abbé Rioult, il n'est pas utile d'avoir de grandes compétences théologiques pour constater tout ceci et porter la conclusion logique qui s'impose au regard des faits et de la doctrine traditionnelle catholique.    Ainsi, l'abbé Rioult a tout à fait la faculté et même le devoir de remettre en cause, d'un jugement privé,  la fonction, l'autorité et le respect des Pasteurs incriminés. C'est la foi qui nous le commande.


"Oui, il est permis et même commandé aux fidèles d’indiquer la raison de leur foi, de tirer les conséquences de celle-ci, de lui trouver des applications, d’en tirer des parallèles et des analogies. Le laïc fidèle a la faculté de faire tout cela, et il l’a d’ailleurs fait à toutes époques sous les applaudissements de l’Église." (Don Felix Sarda y Salavany)  

  Encore une fois, les "sédévacantistes" n'entendent pas se substituer à ceux qui ont pouvoir sur l'élection et encore moins à l'Eglise enseignante pour porter un jugement autorisé et public sur les "papes de Vatican II", mais porter tout au plus un jugement privé dans ce domaine.  

 Redonnons la parole à Mgr Sanborn :

Avons-nous le pouvoir de dire que ces Papes de Vatican II ne sont pas vrais Papes ?

"Nous n'avons pas le pouvoir de le déclarer légalement. Mais d'autre part, en tant que Catholiques, nous avons l'obligation de comparer ce qui est enseigné par le Concile Vatican II avec l'enseignement de l'Église Catholique. La vertu de Foi exige que nous le fassions, car la Foi est la sagesse surnaturelle et par conséquent demande que tout soit en conformité avec elle. Si nous n'avions pas fait cette comparaison, nous n'aurions pas la vertu de Foi. Si nous constatons que les enseignements de Vatican II ne sont pas en conformité avec l'enseignement de la Foi Catholique, nous sommes obligés de rejeter Vatican II, et obligés de conclure que ceux qui le promulguent n'ont pas l'autorité du Christ. Sinon, notre adhésion à l'erreur qui est contraire à la Foi serait la ruine de la vertu en nous, et nous deviendrions hérétiques. De même, si l'on accepterait l'idée que l'Eglise Catholique a été en mesure de promulguer de fausses doctrines, un mauvais culte et de mauvaises disciplines, nous serions hérétiques. Donc, conclure en privé que Benoît XVI est un hérétique, voire un apostat de la Foi, n'est pas « juger » le Pape au sens où il faut entendre des canonistes et des théologiens.
En fait, si l'on ne pouvait même pas penser à la possibilité que le Pape est un hérétique, alors pourquoi de nombreux théologiens parlent-ils de cette possibilité et de ses conséquences ?"

> Lire notre article : Réfutation concernant la supposée usurpation d'autorité de la position "sédévacantiste"

http://iamachild.files.wordpress.com/2011/05/cristo-ferito-dalle-bombe.jpg?w=498&h=561 Quant aux divergences théologiques qui ont existé au cours de l'histoire de l'Eglise, Mr l'abbé Rioult fait fausse route en les évoquant pour  justifier sa position.  

 Certes, l'histoire de l'Eglise nous offre de nombreux exemples de points de vue théologiques différents ; la controverse la plus célèbre reste la confrontation musclée entre dominicains et jésuites concernant la grâce. Tout en rappelant que l'unité dans la foi était l'essentiel, l'autorité de l'Eglise a toujours relativisé ces "divisions" de théologiens et a même parfois rappelé à l'ordre les esprits belliqueux.Car il s'agissait d'opinions théologiques secondaires alors qu'aujourd'hui, nous sommes confrontés à des faits venant s'opposer directement aux dogmes et aux principes de la foi, condamnés magistère infaillible de l'Eglise. Il ne peut donc y avoir de comparaison possible.

3. Troisième erreur : Messes una cum ou non una cum ? Il y a peu d'importance affirme l'abbé Rioult. L'importance est le combat antimoderniste.

-  Pélage : Autrefois on voyait des sédévacantistes déclarés à côté de ceux qui reconnaissaient l’autorité de Paul VI, tous menant la guerre contre les modernistes. Je parle surtout des années 1960 et 1970... En outre nous avons pu entendre l’abbé Grossin (source) et l’association mexicaine Trento (source) proposer la collaboration avec les prêtres de la Fraternité en désaccord avec la direction de celle-ci et voulant toujours mener le combat contre l’église conciliaire. Pensez-vous une telle collaboration souhaitable ? Possible ?

- Abbé Rioult :"Tout à fait. Je pense qu’il serait bon qu’on retrouve cette liberté d’opinion, et cette collaboration entre toutes les forces catholiques.
De même qu’il est dommage que des sédévancantistes refusent la communion avec les una cum qui ont la foi et qui luttent contre les modernistes, de même il est injuste que les una cum (dont la FSSPX officielle) excommunient concrètement les prêtres non una cum dont l’opinion n’est rien moins que théologique. Le problème est unique et aucune théologie n’en a vraiment traité. Il ne s’agit pas de savoir si le pape hérétique reste pape. Nous sommes face à un problème d’une toute autre envergure : l’apostasie de l’Eglise romaine prédite par saint Paul et enseignée par saint Thomas !"

En premier lieu, laissons répondre Mr l'abbé Grossin qui est cité par "Pelage" :

"Je n'ai jamais écrit que je proposais une collaboration entre prêtres "una cum" et prêtres "non una cum". J'ai proposé de recueillir les prêtres renvoyés, chez moi, s'ils n'avaient pas de maison où aller. Je suis ouvert à la discussion avec eux, mais je ne mets pas du tout la question du pape et de la messe "una cum" au rang des opinions. Ce n'est pas une opinion, c'est une conclusion théologique certaine, ce qui est beaucoup plus fort et contraignant sans être pour autant un dogme défini, évidemment !

M. l'abbé Rioult n'a pas compris que citer un hérétique notoire au Canon de la Messe est un acte sacrilège. On ne peut pas approuver ceux qui font des sacrilèges publics et encore moins communier à leur sacrilège. Ce n'est pas une question d'opinion." 

  Il est évident que la question des messes una cum ou non una cum est essentielle et primordiale : Que Notre-Seigneur soit blasphémé en étant associé au canon de la Messe avec un antichrist, chef d'une nouvelle religion anticatholique, n'est pas un "point de détail" !

 Comment peut-on résister d'un côté contre le modernisme et de l'autre être unis avec les modernistes au sein même du saint Sacrifice de la Messe, qui est "la somme et le centre de la religion chrétienne" (Pie XII, encyclique Mediator Dei) ?  Il ne peut y avoir de collaboration entre prêtres et fidèles una cum et non una cum ; on ne peut s'allier avec des gens qui sont, selon les dires de saint Alphonse de Liguori,  "la peste et la ruine de l'Eglise [en prétendant et voulant] que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi."

 Nous invitons tous nos lecteurs à prier pour Mr l'abbé Rioult pour que le Saint-Esprit éclaire ce prêtre qui a eu le mérite, soulignons-le, de s'arracher aux griffes de la Fraternité saint Pie X.

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Judaïsme : Quand un supérieur de la FSSPX en vient à contredire la Tradition

Publié le par Clément LECUYER

L'Abbé Christian Bouchacourt, supérieur du district d'Amérique du Sud de la FSSPX, vient de déclarer publiquement une gravissime erreur contre la foi en soutenant que le peuple juif n'est pas déicide.

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"Le peuple juif n'a pas commis le déicide. Je pense que la religion juive n'a pas accepté notre Seigneur comme un Rédempteur et a appelé à la mort de notre Seigneur."  Source : El pueblo judío no cometió el deicidi

Plus les années passent et plus l'esprit moderniste se répand au sein de la FSSPX ; rien de suprenant puisque la doctrine de ladite Fraternité est viciée dès l'origine par l'hérésie. Alors que jusque là, c'étaient les modernistes conciliaires qui affirmaient que le peuple juif n'était pas déicide, voici que les faux "traditionalistes" de la FSSPX commencent à soutenir la même erreur. Car si on est catholique, prétendre que les Juifs ne sont pas déicides, n'est-ce pas renier la divinité de Jésus-Christ !? Ou alors n'est-ce pas refuser la vérité de l'Evangile ? 

 Citons le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin :

"On se pose alors une objection : si les Juifs n'ont pas tué la Divinité (qui dans le Christ ne meurt pas), ils sont seulement coupables de simple homicide (et non de DEICIDE, ndr). A cela je réponds : Si quelqu'un salit volontairement le vêtement du Roi, n'est-il pas considéré comme aussi coupable que s'il avait souillé la personne elle-même? Pour cette raison, bien qu'ils n'aient pas tué la nature divine du Christ (chose impossible), les auteurs moraux de la mort ont mérité, à cause de leurs intentions, une très grave condamnation. … Qui lacère un décret royal attente à la majesté royale elle-même ; et donc LE PECHE DES JUIFS EST UN PECHE DE TENTATIVE DE DEICIDE" (Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954).

"les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu"  (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

Le Pape Grégoire XIII (1581) :

"Les juifs, devenus pire que leurs pères, loin d’être calmés, renonçant aucunement à leur passé déicide, s’acharnent maintenant aussi dans les synagogues contre N.-S. Jésus- Christ et, extrêmement hostiles aux chrétiens, accomplissent des crimes horribles contre la religion du Christ." (Antiqua judeorum)

> Lire Le Déicide