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Joyeuses Pâques !

Publié le par Clément LECUYER

 Jésus-Christ est ressuscité !
Il nous a ouvert les portes du Paradis de son Père ! Alléluia !

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 Le mystère pascal est le cœur de notre religion ; il est le soleil autour duquel gravitent les plus grandes fêtes catholiques ; il est une source inépuisable d’inspiration méditative, un trésor à jamais insondé.

 Il est bon de s'arrêter ici pour rappeler plus particulièrement tous les "passages" que cette fête commémore.

  • La première « Pâques » fut instituée pour la dernière des plaies que Dieu infligea à l’Egypte par l’intermédiaire de Moïse, pour que celui-ci puisse faire sortir son peuple de l’esclavage. L’ange divin frappa de mort les premiers-nés de chaque famille d’Egypte mais "passa outre" les foyers juifs, identifiées par une croix de sang sur la porte.
  • La conséquence de ce premier passage fut la sortie du peuple juif. Mais pour prévenir l’échec rapide de cet exode, Dieu agit par Moïse pour faire passer le peuple juif au travers de la Mer rouge et ainsi, échapper définitivement à l’Egypte.
  • Par la suite, Jésus-Christ accepta d’être immolé sur la Croix et ainsi, en vainquant la mort, il permet à la justice divine de "passer outre" nos immondes péchés et de pouvoir espérer aller au Paradis.
  • Enfin, notre Pâques correspond à la commémoraison de la Résurrection du Sauveur, au passage des ténèbres à la lumière, du péché à la grâce, de la mort à la vie.

Ainsi notre Foi, notre Religion entière se trouve en ce mystère pascal dont découlent tous les sacrements, sources de vie. Sans eux, nous ne sommes plus rien aux yeux de Dieu.

Chantons donc haut et fort notre joie en ce jour bienheureux ; montrons le plein élan de notre Foi et promettons à Jésus, mort sur la croix puis ressuscité pour nous, de vivre dorénavant et de plus en plus par la pratique fervente de ces sacrements de Vie qu’Il a Lui-même institué.

Publié dans Spiritualité

Sermon de Mr l'abbé Roméro concernant la nomination de Bergoglio. "En tant qu'argentin, j'ai honte"

Publié le par Clément LECUYER

Mes bien chers frères, 

  Vous avez entendu l’Evangile qui nous rapporte une des plus fortes discussions de Notre-Seigneur avec les Pharisiens, avec ses ennemis jurés, les Juifs, la synagogue de Satan ; ces juifs qui avaient déformé les prophéties de l’Ecriture Sainte, en faisant du Messie un roi temporel. Jésus ne s’est pas plié à leurs désirs et pour cela, et surtout pour s’être proclamé Dieu, ils vont l’envoyer à la mort. Les discussions avec les Pharisiens vont être de plus en plus dures, au fur et à mesure qu’on s’approche de la Semaine Sainte, comme vous pouvez le voir dans les textes liturgiques des prochains jours. Les conflits vont monter à leur paroxysme avec le drame de la Passion. Notre-Seigneur va parler aux Pharisiens de façon claire, de façon catégorique. Il leur dit : Vous êtes des menteurs, vous vivez dans le mensonge ; et dans une autre occasion : Vous avez le diable pour père. Par ailleurs, l’Evangile d’aujourd’hui se termine avec la proclamation, de la part de Notre-Seigneur, de sa propre divinité : En vérité je vous le dis, avant qu’Abraham n’existe, je suis. Les Juifs ont bien compris et ils ont pris des pierres pour essayer de le lapider. Mais l’Evangile nous dit que Jésus se cacha et quitta le Temple. Il donnera sa vie librement, quand il le voudra. Jésus se cache, voilà pourquoi, dans le temps de la Passion, on voile les statues des saints, y compris le crucifix, avec un voile violet, comme je pense que vous l’avez remarqué en entrant dans l’église.

 Cette semaine, nous allons fêter saint Joseph, patron de l’Eglise universelle. Mais on pourrait se demander quel est le lien entre tout cela. Et bien, la semaine dernière, nous avons assisté à des évènements très graves que les moyens de communication ont rapportés. Aux yeux du monde, le collège cardinalice a élu celui qui se fait appeler François. En tant qu’argentin, j’ai honte. Ce François, considéré comme un cardinal primat de l’Argentine et archevêque de Buenos Aires, était vraiment l’ami des ennemis de Notre-Seigneur. On l’a vu, lors des fêtes juives, à la synagogue de Buenos Aires, à coté du rabbin, kippa sur la tête, en train d’allumer le chandelier. Lors d’un “congrès charismatique” à Buenos Aires, en présence du prédicateur des exercices spirituels du Vatican, Bergoglio s’était mis à genoux devant des pasteurs protestants pour recevoir leur soit disant bénédiction. On l’a vu aussi, le soir de son élection, avant de donner la bénédiction à la foule, s’incliner vers elle pour qu’elle prie Dieu de le bénir lui-même ; c’est un geste inouï ! Dans ses premières paroles à la foule, il s’était présenté avec insistance comme “l’évêque de Rome” et il n’a pas prononcé, même pas une fois, le mot “Pape”, dans un autre geste inouï qui va dans le sens, toujours, de la destruction de l’autorité et de la collégialité épiscopale de Vatican II.

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Il a pris le nom de François. Il y a une fable, comme les fables dites de La Fontaine, qui nous parle du roi Midas. Tout ce que touchait le roi devenait de l’or. Et bien les modernistes, tout ce qu’ils touchent, ils le salissent, ils le détruisent, et, permettez-moi l’expression, ils le pourrissent. Il a profané le nom d’un très grand saint : saint François d’Assise qui n’a rien à voir avec cette “fraternité universelle” dont il a parlé le soir de son élection, ni avec l’œcuménisme conciliaire, puisque saint François n’a pas hésité à aller dans les terres islamiques pour essayer de convertir le sultan, le roi musulman, en disant devant lui, sans peur et sans respect humain, pendant que les imams, entourant le sultan, serraient les dents de rage, que Jésus est le seul vrai Dieu et que pour sauver son âme, le sultan devait abandonner la fausse religion de l’islam.

Ni l’Eglise, ni saint François n’ont rien à voir non plus avec cette pauvreté qui va plus ou moins dans le sens de la Gauche. L’Eglise enseigne l’esprit de pauvreté et la pauvreté volontaire et condamne toute sorte de socialisme, de communisme, qui suppriment ou qui mettent en danger la propriété privée et qui montent les classes les unes contre les autres.

Pour tout cela, Jorge Bergoglio, François, n’est pas Pape, tout comme ses prédécesseurs de Vatican II, et ne peut pas être Pape, en vertu de l’assistance divine du Saint-Esprit qui est accordée à l’autorité légitime de l’Eglise. Et le Saint-Esprit, manifestement, n’est pas là, en ayant abandonné le Vatican, mes chers amis, depuis quelques décennies. Et on pourrait ajouter à tout cela, la question de son ordination sacerdotale avec le rit réformé qui est plus que douteux. Ce n’est pas possible d’être en communion avec ces modernistes, avec François, avec la synagogue et les autres religions. Pensez à cela sérieusement. On ne peut pas être en communion avec ces gens-là, à la liturgie, à la messe, puisque la messe c’est tellement important pour nous, catholiques, puisque c’est le centre de notre vie. Du fait d’accorder de l’importance à cette question dépend la conservation de la Foi, pour nous, pour nos enfants, pour les générations futures.

En conclusion, prions avec insistance saint Joseph, Patron de l’Eglise universelle pour toutes ces âmes qui se laissent tromper par l’église conciliaire, qui sont dans l’erreur et qui vont suivre ce François en enfer. Que saint Joseph nous aide à garder la Foi dans la Sainte Eglise catholique, apostolique et romaine, Epouse Immaculée du Verbe incarné, et qui n’a rien à voir avec le modernisme. 

Abbé Héctor L. Romero Rennes, le 17 mars 2013

Communiqué de l’Institut Mater Boni Consilii concernant l’élection de Jorge M Bergoglio

Publié le par Clément LECUYER

  Le communiqué de notre Institut daté du 11 février se terminait par ces mots : “Seule l’élection d’un vrai successeur de Pierre pourrait mettre fin à cette crise d’autorité, mais la composition du corps électoral laisse présager – à vue humaine – que la nuit sera encore plus profonde, et l’aube lointaine”. Hélas la réalité – avec l’élection du 13 mars dernier – est allée plus loin que les prévisions les plus sombres. Si le Grand Orient d’Italie, et même plus cette organisation maçonnique très particulière qu’est le B’naï B’rith (Fils de l’Alliance), se sont vivement réjouis du choix fait en la personne de Jorge Mario Bergoglio, le monde catholique au contraire pleure non seulement parce qu’il est encore privé d’un vrai, authentique et légitime successeur de Pierre et vicaire du Christ, mais aussi parce que – en châtiment pour nos péchés et pour d’autres motifs insondables – celui qui occupe le Siège Apostolique est un véritable ennemi intérieur de l’Église catholique.

   En ce moment historique, et en attendant des actes objectifs qui puissent confirmer ou – plaise à Dieu – démentir les lignes précédentes, dans notre état de simples baptisés, confirmés ou prêtres de l’Église catholique, nous entendons professer la foi catholique, proposer quelques réflexions, et lancer un appel.

   Avant tout, les membres de l’Institut désirent renouveler ici publiquement et personnellement la profession de foi catholique du Concile de Trente et du premier Concile du Vatican (DH 1862-1870) et le serment antimoderniste (DH 3537-3550), et de façon particulière leur foi “dans le primat et le magistère infaillible du pontife romain”, vicaire du Christ et successeur de Pierre, auquel le Christ a confié les clés du Royaume des Cieux, la charge de confirmer ses frères dans la foi et de paître Son troupeau ; primat que le Christ a confié seulement à Pierre, et non pas de façon stable à tout le collège apostolique et encore moins au “collège épiscopal”.

   Les événements récents (renonciation de Joseph Ratzinger, élection de Jorge M. Bergoglio) ont aussi rappelé le rôle de Dieu et celui des hommes durant la vacance du Siège et l’élection d’un nouveau Pontife. Durant la vacance du Siège, l’autorité demeure toujours dans le Christ, chef invisible de l’Église, et seulement “in radice” dans le corps moral qui peut désigner le nouveau Pontife.

   Ce corps moral élit un candidat avec des actes humains propres à chacun des électeurs ; la personne élue doit ensuite accepter, non seulement en parole, mais dans la réalité, le Souverain Pontificat, ce qui exige la volonté objective et habituelle de réaliser la fin même du Pontificat et le bien de l’Église. Cette acceptation et cette intention sont elles aussi des actes humains, soumis à toutes les imperfections comme tout autre acte humain. Ces actes humains – des électeurs et de l’élu – constituent l’aspect matériel de la papauté ; papauté qui cependant ne vient pas des hommes, mais du Christ Lui-même qui gouverne, sanctifie, enseigne l’Église, de façon stable, “avec” son vicaire : “je serai avec vous…” (Matth. XXVIII, 20). Le Christ communique donc, à celui qui a été canoniquement élu et qui a réellement accepté, l’autorité qui le constitue formellement Souverain Pontife.

   C’est par un simple acte volontaire de renonciation que Joseph Ratzinger a refusé l’élection qui avait été faite en sa personne, rendant ainsi le Siège totalement vacant ; il a ainsi rendu explicite l’absence chez lui de la volonté de gouverner réellement “avec le Christ”, absence qui l’empêchait, depuis le début, d’être Pape. Analogiquement, c’est avec un acte de sa volonté que Jorge M. Bergoglio n’a pas objectivement l’intention de gouverner l’Église en acceptant le Souverain Pontificat, au point que le soir de l’élection il s’est lui-même présenté, non comme Pape, mais comme “l’évêque de Rome”, selon la nouvelle doctrine de la collégialité épiscopale. Tous les actes de Jorge M. Bergoglio dans son archevêché de Buenos Aires attestent, sans aucun doute possible, qu’il considère son rôle en référence au dialogue interreligieux, spécialement avec le judaïsme, et à l’œcuménisme (jusqu’à se faire bénir et imposer les mains par les hérétiques), dans l’union fraternelle avec tous les ennemis de l’Église et du Christ, et dans le plus total mépris de la Tradition dogmatique, liturgique et disciplinaire de l’Église catholique. Une telle intention publique et habituelle est incompatible avec le fait d’être Pape, c’est à dire d’être una cum le chef invisible de l’Église, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Voilà l’analyse qu’il nous semble de notre devoir de faire pour comprendre la situation actuelle de l’autorité dans l’Église.

   Adressons donc notre prière à Notre-Seigneur : “Domine, salva nos, perimus” ! (Matth. VIII, 23). Seul le Seigneur, dans la médiation de Marie, peut sauver et sauvera Son Église. Nous en appelons à tous les catholiques qui se sentent encore liés à la tradition de l’Église, afin qu’ils ouvrent les yeux et rompent courageusement la communion avec ceux qui ne peuvent pas représenter Jésus-Christ et son Épouse, l’Église catholique.

   Prions enfin les saints apôtres Pierre et Paul pour qu’ils protègent l’Église romaine, et les pontifes saint Pie V et saint Pie X pour qu’ils soutiennent par leur intercession tous les défenseurs de l’Église de ses ennemis intérieurs et extérieurs.

Verrua Savoia, 15 mars 2013.

Une réflexion par rapport à une petite fable

Publié le par Clément LECUYER

 Marc rentre de l'Ecole : "Maman, maman, on a eu ce matin classe d'histoire".
La Maman de demander : "Et la maîtresse vous a appris des choses intéressantes ?"
"Oh oui ! Il nous a dit que le roi François Ier avait gagné la bataille de Marignan en 1515 et que les révolutionnaires avaient pris la Bastille le 14 juillet 1789"
"Il vous a dit d'autres choses encore ?"
"Il nous a appris aussi que Jeanne d'Arc n'avait jamais existé..."
"Pas possible ! Tu as dû mal comprendre !"
"Mais non, maman... On a fait une dictée... regarde donc mon cahier : Jeanne d'Arc n'a jamais existé"

 Réflexion logique (?) de la maman : "Quel bon professeur d'histoire vous avez !  Il ne s'est pas trompé pour Marignan, ni pour la prise de la Bastille! C'est formidable !"

  Est-il nécessaire d'en faire l'application pratique... pour ceux qui ne comprendraient pas ? François (l'usurpateur) est-il un vrai Pape parce qu'il a (plus ou moins) condamné l'avortement en 2007 et qu'il s'est dit opposé au "mariage" homosexuel en 2010 ? On entend ça et là certains sentimentaux, ayant perdus tout bon sens catholique et tout esprit de résistance, qui déclarent : "C'est magnifique ! Le Pape a parlé pendant son sermon de la Croix et a même mentionner le nom du démon! Et en plus, il est proche des pauvres !"

  Ce libéralisme, on le retrouve par exemple sur le blog Semper-fidelis (toujours fidèles ? On peut en douter !) qui se réjouit de "l'excellente homélie, un très beau prêche" du supposé "pape" François. Ce dernier aurait-il condamné le modernisme, Vatican II ? Aurait-il dénoncé la franc-maçonnerie occupant la place au Vatican ou encore confesserait-il qu'il n'est qu'un laïc  au service jusque là de la contre-Eglise révolutionnaire ? Bien sûr que non ! Mais alors, pour quelles raisons se réjouir de l'homélie de François de dimanche ? Tout simplement parce que le "pape" a cité dans son homélie les mots "diable" et "croix" (sic !). Quel exploit ! Qui plus est, il s'agissait ici d'une citation du très trouble Léon Bloy.

  En revanche, que "François" - tout laïc qu'il est - célèbre la "messe" sacrilège de Luther, qu'il appelle au renforcement du dialogue avec les juifs, qu'il s'inscrive dans la lignée la plus progressiste de Vatican II, cela, plus personne dans la pseudo Tradition ne veut, non seulement le remarquer, mais le condamner... !

  La résistance - viciée à l'origine par l'obstination à reconnaître, à tort, l'autorité des chefs modernistes - n'existe quasiment plus dans les rangs de ces faux "traditionalistes".  Nous devons donner raison à saint Augustin : "A force de tout voir l’on finit par tout supporter… A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver !". Que Dieu nous en garde !

Saint Joseph

Publié le par Clément LECUYER

  19 mars : grande fête pour la Sainte Eglise. Unissons-nous aux coeurs des anges pour louer Saint Joseph, patron de l'Eglise Universelle, des familles et des travailleurs.

 

Litanies de Saint Joseph

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des Patriarches, priez pour nous.
Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.
Nourricier du Fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.
Chef de la sainte Famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Amant de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolateur des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la Sainte Église, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V). Il l’a établi maître de sa maison.
R). Et prince sur tous ses biens.

Prions : O Dieu, qui dans votre Providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l’Époux de votre très sainte Mère, faites, nous vous en prions, que le vénérant ici bas comme protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans le ciel : O Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il

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Que St Joseph nous aide à réaliser une sainte deuxième partie de Carême !

Publié dans Spiritualité

Prophétie de saint Malachie : sommes-nous arrivés à la fin du monde ?

Publié le par Clément LECUYER

Doit-on croire que nous sommes arrivés
à la fin du monde avec l'arrivée prochaine de l'Antéchrist ?

 

 

« Prophétie de Saint Malachie : la fin du monde prévue après le successeur de Benoît XVI », tel est le titre de plusieurs articles circulant sur internet.

 Ces écrits reflètent l'opinion de bon nombre de personnes. Nombreux sont en effet à penser, en se basant sur les prophéties de saint Malachie, qu'il ne reste plus qu'un seul Pape à régner sur l'Eglise, Benoît XVI étant l'avant-dernier de la liste prophétique des Papes et principaux antipapes de l'Eglise. Ainsi, l'arrivée de l'Antéchrist et de la fin des temps serait imminente. Selon nous, ce n'est pas possible et ce, pour trois raisons :

 Car à la lumière de ce que nous livre l'Apocalypse, l'histoire de l'Eglise ne peut être finie. De plus, suivant la prophétie de saint Malachie, il reste un certain nombre de Papes catholiques à régner, les usurpateurs Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI ne pouvant figurer dans la célèbre liste de Malachie. Enfin, l'Antéchrist ne peut gouverner sans que le règne du Christ-Roi ait eu lieu sur l'univers, ce qui ne s'est pas encore produit.

 
 Nous allons développer ces trois arguments dans le dossier qui suit.


1. L'histoire de l'Eglise ne peut être finie

 


"Ce livre de l'Apocalypse comprend tout le temps qui s'écoule depuis le premier avènement du Christ jusqu'à la fin des temps où sera son second avènement "
(St Augustin, Cité de Dieu, liv. XX, ch. VIII)


  Si on se base sur ce que nous livre l'Apocalypse, les visions du livre divin correspondent aux luttes et triomphes de l’Eglise durant toute son existence terrestre, du premier au second avènement de Notre-Seigneur. La plupart des exégètes divisent d'ordinaire l'histoire de l'Eglise en sept âges1. Ils fondent leur interprétation sur un certain nombre de Pères de l'Eglise :
 

« Selon les Pères et les saints docteurs, l'Apocalypse est l'histoire universelle de l'Eglise, dans l'ordre des temps et des événements, depuis le premier jusqu'au second avènement de Jésus-Christ » (Tert. de Res, XV.)

St Jérôme : « De même que saint Jean est appelé évangéliste, parce qu'il a composé l'Evangile ; de même il est aussi appelé prophète, parce qu'il écrivit l'Apocalypse, qui contient les infinis mystères de l'avenir » (I° contra Jovin., IV.)
André de Césarée : « l'Apocalypse a principalement pour objet la suite des événements qui s'étendent de la première apparition de Jésus-Christ à la consommation du monde; et dont une partie était déjà accomplie de son temps, l'autre était encore attendue » (Comm. de l'Apoc.)


 En un mot, les Pères et les plus anciens commentateurs ont vu dans l'Apocalypse l'histoire prophétique et universelle de l'Eglise de Jésus-Christ depuis son premier jusqu'à son second avènement.

 Pour plusieurs savants ecclésiastiques, les sept Epîtres aux Eglises d'Asie de l'Apocalypse (ch. 1 à 3) représentent les sept périodes de l'histoire de l'Eglise.
 

« Ces sept Eglises d'Asie sont la figure de l'Eglise dans les âges successifs qui marqueront sa vie et son action sur terre. » (Abbé Joseph Maître, La prophétie des papes : Attribuée à saint Malachie - Etude critique, 1901)

« Toute l'histoire prophétique de l'Église ici-bas est divisée en sept âges, et que tous les événements principaux qui remplissent les sept âges, sont figurés dans sept séries parallèles de sept visions.» (Abbé Duprat, L'Apocalypse ou l'Evangile de Jésus-Christ glorifié, 1889)

 

 Aujourd'hui, il apparaît comme certain que nous nous situons à la fin du 5ème âge de l'Eglise.Pour affirmer ceci, nous nous basons avant tout surla magnifique étude du vénérable Holzhauser (illustre et savant prêtre, exégète et docteur en théologie), écrite en 1650, étant selon beaucoup « la meilleure interprétation qui ait jamais paru de l'Apocalypse »(abbé Haneberg2).

 Notre époque, la cinquième, est celle (dans l’Apocalypse) de l’Eglise de Sardes3. Il s'agit de la période purgative, précédant la période de consolation (sixième âge) que sera l’Eglise de Philadelphie et qui sera illustrée par le règne du Grand Pape et du Grand Monarque, courte période avant la dernière, l’Eglise de Laodicée, temps de désolation où régnera l’antéchrist.
 

« Nous avons été amené, par la comparaison des visions des quatre premiers sceaux avec l'histoire, à reconnaître dans les événements du cinquième, l'âge moderne, commençant vers l'époque de la Renaissance païenne, se manifestant surtout par la grande hérésie du seizième siècle et par toutes ses conséquences, et se terminant par la grande Révolution dont nous subissons encore les terribles attaques. » (Abbé J. Maître, La prophétie des Papes – Etude critique)


 Cette grande Révolution dont parle l'abbé Maître, nous sommes entrain d'en vivre son apogée. Les nations ont déclaré la guerre au Christ-Roi, les structures de l'Église catholique sont éclipsées par la nouvelle contre-Église révolutionnaire prônant une religion mondiale antichrétienne. Certes, les événements que nous subissons peuvent nous faire croire que nous sommes arrivés à la fin du monde, au règne de l'Antéchrist. Mais c'est une erreur. Le vénérable Holzhauser et l'abbé Maître avaient prévu cette objection:
 

« Un bouleversement effrayant fait croire tout d'abord à l'approche de la fin du monde (VI, 12-17). Toutefois la justice de Dieu cède pour quelque tempsle pas à la miséricorde. Les éléments en fureur sont arrêtés sur un signe de l'Ange du Seigneur (VII, 1-3). Mais la manière même dont nous est présentée cette intervention divine montre que la menace de la ruine finale reste toujours suspendue sur le monde4


  Il est évident que la période merveilleuse (annoncée par des nombreuses prophéties privées) - qui précède la venue de l'Antéchrist, la période de l'âge d'or de l'Église (Église de Philadelphie) où l'Évangile régnera sur terre avec toutes les manifestations d'une vie de foi et de sainteté universelles - n'est pas encore arrivée. C'est la période dont parle Saint Louis-Marie Grignon de Montfort et pendant laquelle prêcheront les apôtres des derniers temps qui convertiront le monde entier :
 

« Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l'amour divin partout (...) Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis; (…) Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans5


 Sachant que l'époque des apôtres des derniers temps correspond à l'Église de Philadelphie (6ème âge de l'Église), où l'Église catholique sera puissante sur toute la terre, sachant que l'Antéchrist arrivera au septième et dernier âge6(Église de Laodicée : 7ème âge de l'Église ), nous pouvons être sûrs que nous aurons encore plusieurs Papes ; certains diront que cette analyse vient s'opposer à la prophétie de saint Malachie. Qu'en penser  ? C'est ce que nous allons aborder maintenant.


2. L'interprétation faussée de la prophétie des Papes de saint Malachie


 Mais alors, qu'en est-il de saint Malachie et de sa liste prophétique7? La prophétie de saint Malachie dresse la liste des papes et antipapes. Selon beaucoup de commentateurs, nous serions arrivés à Pierre le Romain. Cela semble surprenant et illogique ; mais il n'est pas difficile de lever ce voile d'incompréhension :Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI n'étant ni des Papes, ni des antipapesmais des intrus, ils ne peuvent pas figurer dans cette liste; en conséquence de quoi, il reste plusieurs papes ou antipapes à régner avant Pierre le romain.
 

N° 106. pastor angelicus : le pasteur angélique > Pie XII
N° 107
pastor et nauta: le pasteur et le pilote.

N° 108 flos florum: la fleur des fleurs.
N° 109 de medietate lunae: de la moitié de la lune.
N° 110 de labore solis: de l’éclipse du soleil.
N° 111 de gloria olivae: de la gloire des olives.
N°112 Pendant la dernière persécution qui éprouvera l’Église romaine, règnera Pierre le Romain, qui paîtra ses brebis au milieu de nombreuses tribulations. Ces tribulations passées, la cité aux sept collines sera détruite et le Juge terrible jugera son peuple.

 
 Le fait que les « papes » de Vatican II ne soient pas Papes n’a pas besoin d’être expliqué ici ; à l’inverse, il est utile de préciser en quoi ils ne sont pas des antipapes.

 


Réconciliation de l'antipape Félix V (Amédée VIII de Savoie) et du pape Nicolas V (Amédée à gauche en 'pape', puis au centre ayant repris ses attributs d'évêque, aux pieds de Nicolas V)

 

 En bon français, un antipape, et il y en eut beaucoup dans le passé, est un évêque catholique, qui prêche la foi catholique, qui célèbre le saint Sacrifice de la Messe catholique, qui use des sacrements catholiques inchangés, mais qui se fait élire pape par une partie du Sacré Collège des Cardinaux, alors qu'un Pape légitime règne encore. Ce qui provoque le trouble et la confusion dans l’Église car on se trouve face à deux voire trois Papes qui réclament chacun l’obéissance de tous. Cela a été le cas notamment lors du grand schisme d'Occident qui a secoué l'Église au XIV° siècle.

 

« Un antipape est un «concurrent du Pape, chef de parti qui a fait schisme dans l’Église catholique pour détrôner le Pape légitimement élu, se mettre en sa place.8»
« C'est un Pape opposé à un autre, qui n’est pas élu dans les formes.9»

« Un faux prétendant du Saint-Siège en opposition à un pape canoniquement élu. À divers périodes de l’histoire de l’ Église, des prétendants illégitimes à la fonction papale ont surgi, et fréquemment exercé les fonctions pontificales au mépris du vrai occupant.10»


 Ainsi, qui dit antipape dit Pape ; nous pourrions citer de nombreuses autres définitions le démontrant. Or, il n’y a pas eu de Pape(s) légitimement élu(s) face aux Roncalli, Montani, Wojtyla, Luciani, Ratzinger et Bergoglio, prélats qui se proclament Papes de façon illégitime et sacrilège. Il s'agit donc d'usurpateurs et non d'antipapes.

 Le dernier pape catholique régnant fut donc Pie XII, le pasteur angélique. Nous attendons donc toujours le pasteur et le pilote, et ce n’est pas le franc-maçon Roncalli11qui répondit à cette devise, loin s’en faut !

 A la fin du XIX° siècle, Monsieur l’abbé Joseph Maître a écrit un magnifique et lumineux ouvrage en 1901, sous Léon XIII, intitulé La Prophétie des Papes, Etude critique. Après « Pastor angelicus », le pasteur angélique, devise que nous pouvons aujourd’hui attribuer à Pie XII, il y a la devise : « Pastor et nauta », le pasteur et le pilote. Voilà ce qu’écrit l’abbé Maître à propos de cette devise :
 

« Les deux idées qu’évoquent les mots de pasteur et de pilote semblent exprimer le triomphe du principe d’autorité chez le successeur de Pierre. Cette autorité s’exercera sur terre et sur mer, dans l’ancien et le nouveau continent, jusqu’aux îles les plus lointaines. Il faudrait reconnaître avec le vénérable Holzhauser à côté d’un saint pape (pasteur universel), un autre saint personnage, un grand empereur (pilote) qui serait le bras droit du pape. Il y aurait là une dualité admirable d’un grand pape et d’un grand monarque unissant leurs efforts pour rétablir dans le monde l’autorité de son roi unique Jésus. »


Contrairement à ce que peuvent penser certains, bien que nous vivons le début de la fin des temps, ce n’est donc pas encore la fin ! Bien mieux, nous allons vivre des heures merveilleuses, le triomphe de l’Église et de la Chrétienté ! Reportons-nous encore une fois aux écrits de saint Louis-Marie Grignon de Montfort :

 

« L'on doit croire encore que sur la fin des temps, et peut-être plus tôt qu'on ne pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint-Esprit et de celui de Marie, pour [par] lesquels cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde, pour détruire le péché et établir le règne de Jésus-Christ, son Fils, sur celui du monde corrompu; et c'est par le moyen de cette dévotion à la très Sainte Vierge, que je ne fais que tracer et amoindrir par ma faiblesse, que ces saints personnages viendront à bout de tout...12».

 


3. L'Antéchrist ne peut régner avant le règne universel du Christ-Roi et du cœur Immaculé de Marie

 


« Satan a toujours affecté de faire ce que Dieu faisait, comme un sujet rebelle qui affecte la même pompe que son souverain... N'a-t-il pas eu ses autels et ses temples, ses mystères et ses sacrifices, et les ministres de ses impures cérémonies qu'il a rendues, autant qu'il a pu, semblables à celles de Dieu ; parce qu'il est jaloux de Dieu et veut paraître en tout son égal » (Bossuet. Premier sermon sur les démons )

 

 Comme l'explique Jean Vaquié, « le démon est jaloux de Notre Sauveur à qui il reproche de lui avoir ravi la première place dans la création. Et comme tous les êtres jaloux,il ne quitte pas des yeux celui qui est l'objet de sa jalousie. Mais par ailleurs Satan ne peut rien innover puisque Notre Seigneur conserve en tout l'initiative. Sa jalousie va donc faire de lui l'imitateur de Jésus-Christ. Nous allons voir dans quelles conditions.13»


 Singe de Dieu, Satan est incapable de tout acte créatif, il ne peut inventer de lui-même ; partant de ce principe qui s'est toujours vérifié, Satan ne peut pas créer, instaurer, réussir ce que Dieu n'a pas réalisé avant. Ainsi, pour cette raison, il est évident qu'il ne peut gouverner sur les nations (par l'intermédiaire de l'Antéchrist) tant que le Christ-Roi n'a pas encore régner sur l'univers.


 Satan, singe de Dieu, n'est pas un initiateur, il n'est qu'un imitateur paresseux. Les Ecritures renferment suffisamment d’exemples démontrant que l’une des méthodes les plus utilisées par Satan est l’imitation de Dieu et l’imitation de la vérité de Dieu. Chaque partie du plan divin, Satan tente ensuite de la copier et de la détourner ; les exemples sont légions et ce dès la création d'Adam sur terre. En nous référant à l'Ancien Testament, nous pouvons penser par exemple aux sacrifices. Parmi les rites sacrés prescrits à Moïse, il y avait celui du sacrifice du bouc, immolé en expiation pour nos péchés. Rapidement, « cette institution divine, le Roi de la Cité du mal s'empresse de la contrefaire. Mais il la contrefait à sa manière: au lieu du sang d'un bouc, il exige le sang d'un homme.14»

 
 Citons de nouveau Mgr Gaume :

 

« Ce n'est pas seulement dans l'institution du sacrifice, que le roi de la Cité du mal contrefait le roi de la Cité du bien : il le singe encore dans les circonstances qui l'accompagnent et dans l'inspiration mystérieuse qui le commande... à mesure que le Roi de la Cité du bien inspire Sa Bible, le Roi de la Cité du mal inspire la sienne... En opposition à la Cité du bien, Satan bâtit la Cité du mal. Voyons avec quelle fidélité ce singe éternel emploie, pour élever son édifice, les moyens que Dieu employés pour construire le sien, etc... Le Roi de la Cité du bien s'appelle l'Esprit aux sept dons. Afin de le singer, et de tromper les hommes en le singeant, le Roi de la Cité du mal se fait appeler le Roi aux sept dons... »

 

 En conclusion, il est clair que nous n'en sommes pas encore à la fin du monde ; l'Eglise et les nations refleuriront, le Christ-Roi et le cœur immaculé de sa sainte Mère régneront sur les eaux et les continents grâce notamment au pontificat de plusieurs grands Papes.


 En revanche, il semble que nous sommes bel et bien entrés dans la fin des temps car Jésus a déclaré à sainte Marguerite-Marie que la dévotion au Sacré-Cœur était spécialement pour la fin des temps.


Croyons, espérons et prions pour que ce règne du Christ-Roi arrive très vite !

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> A lire notamment :

- La Tour de David15, n° 61 (La prophétie des Papes de saint Malachie)

 

- La Prophétie des Papes attribuée à Malachie, étude critique de l'abbé Joseph Maître, docteur en philosophie et en théologie, ouvrage
 

NOTES :

 

1 « Ce système est conciliable avec le premier (la prophétie regarde principalement la fin des temps) surtout , si l'on suppose que le prophète ne fait qu'indiquer et esquisser à grands traits les événements » (abbé J. Maître, la prophétie des Papes)

2 Prêtre et professeur d'exégèse à l'université de Munich avant de devenir bénédictin (1816-1876).

3 Abbé Barthélémy Holzhauser : « Le cinquième âge de l'Église commença sous l'empereur Charles-Quint et le pape

Léon X, vers l'an 1520. Il durera jusqu'au Pontife saint et au Monarque puissant qui viendra dans notre âge et sera appelé le secours de Dieu, c'est-à-dire rétablissant toutes choses. Le cinquième âge est un âge d'affliction, de désolation, d'humiliation et de pauvreté pour l'Église, et il peut être appelé avec raison un âge purgatif. Car c'est dans cet âge que Jésus-Christ a épuré et épurera son froment par des guerres cruelles, par des séditions, par la famine et la peste, et par d'autres calamités horribles, en affligeant et en appauvrissant l'Église latine par beaucoup d'hérésies, et aussi par les mauvais chrétiens qui lui enlèveront un grand nombre d'évêchés, des monastères presque innombrables, de très riches prévôtés, etc. L'Église se verra accablée et appauvrie par les impositions et les exactions des princes catholiques, de telle sorte... Car l'Église est humiliée et avilie, parce qu'elle est blasphémée par les hérétiques et par les mauvais chrétiens, ses ministres sont méprisés et il n'y a plus pour eux ni honneur, ni respect. C'est par là que Dieu épurera son froment et en jettera la paille au feu, tandis qu'il rassemblera le bon grain pour le mettre dans son grenier. Enfin, ce cinquième âge de l'Église est un âge d'affliction, un âge d'extermination, un âge de défection rempli de calamités. Car il restera peu de chrétiens sur la terre qui auront été épargnés par le fer, la famine ou la peste. Les royaumes combattront contre les royaumes, et tous les états seront désolés par les dissensions intestines. Les principautés et les monarchies seront bouleversées ; il y aura un appauvrissement presque général et une très grande désolation dans le monde. Ces malheurs sont déjà en partie accomplis, et ils s'accompliront encore. Dieu les permettra par un très juste jugement, à cause de la mesure comble de nos péchés que nous et nos pères auront commis dans le temps de Sa libéralité à nous attendre à la pénitence. L' Église de Sardes est un type de ce cinquième âge. Car le mot Sardes signifie principe de beauté, c'est-à-dire principe de la perfection qui suivra dans le sixième âge, etc.

4 J. Maître, La prophétie des Papes, p. 801

5 Traité de la vraie dévotion, fin du chapitre 1

6 Voici ce que dit, entre autres, saint Augustin : « Le temps où viendra l’antéchrist, et où aura lieu le jugement, a été indiqué par Paul , dans l’épître aux Thessaloniens, dans laquelle il dit : la venue de Notre - Seigneur Jésus - Christ sera révélée aux hommes par la naissance et l’apparition de l’enfant du péché et de la perdition ; car nous savons que ce dernier paraîtra après le royaume des Grecs ou même des Perses, alors qu’un monarque, élevé , en son temps, par sa puissance et sa gloire, au - dessus tous, étendra au loin les limites de l’empire romain. Devant lui toutes les nations abaissées, tous les peuples tributaires, se courberont : et Rome sera à l’apogée de la puissance . Toutefois l’antéchrist, a dit l’apôtre Paul, ne viendra qu’au moment où il y aura une scission, c'est - à - dire où tous les peuples, naguère sous le joug de Rome, s’en seront affranchis et séparés . Et bien que maintenant l’empire romain soit, en grande partie détruit, le temps n’est pas venu encore, et n’arrivera pas, tant qu’existeront les rois des Français qui doivent régner sur Rome . La dignité romaine ne périra pas complètement, jusqu’au temps où un roi des Français gouvernera l’empire romain tout entier . Monarque le plus grand qui aura jamais existé, après un règne plein de bonheur, il viendra jusqu’à Jérusalem, et sur le mont Olive, déposera son sceptre et son diadème : ce sera la fin et la consommation des empires romain et chrétien » ( Livre admirable, éd. 1831, p. 30. Traduction en français du traité sur l'Antéchrist de 1524)

8 Dictionnaire universel, historique, dogmatique, canonique... des sciences Ecclésiastiques, par les Révérends Pères dominicains Richard et Giraud, 1822

9 Dictionnaire portatif de la langue française : extrait du grand Dictionnaire de Pierre Richelet, 1780

10 Catholic Encyclopedia, 1907

12 Le Secret de Marie par St Louis-Marie Grignion de Montfort, ed. 1991, p. 51

13 Abrégé de démonologie de Jean Vaquié

14 Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, T. I

Publié dans Divers

Le Conclave n'est pas infaillible

Publié le par Clément LECUYER

 Comme l'écrivait en 2002 M. l'abbé Ricossa dans sa revue Sodalitium (n° 52), beaucoup de gens  - dont les administrateurs du site La Question - croient à tort que c’est le Saint-Esprit qui garantit l’élection d'un Pape en inspirant les cardinaux, ce pour quoi l’élu du Conclave serait choisi directement par Dieu. Tout d'abord, on ne retrouve rien de tel dans les actes du magistère catholique. Au contraire, le cardinal Journet rappelle que, lorsqu’on parle de sainteté de l’élection papale  :

On ne veut pas dire par ces mots que l’élection du pape se fait toujours par une infaillible assistance puisqu’il est des cas où l’élection est invalide, où elle demeure douteuse, où elle reste donc en suspens. On ne veut pas dire non plus que le meilleur sujet soit nécessairement choisi. On veut dire que, si l’élection est faite validement (ce qui, en soi, est toujours un bienfait), même quand elle résulterait d’intrigues et d’interventions regrettables (mais alors ce qui est péché reste péché devant Dieu), on est certain que l’Esprit Saint qui, par-delà les papes, veille d’une manière spéciale sur son Eglise, utilisant non seulement le bien, mais encore le mal qu’ils peuvent faire, n’a pu vouloir, ou du moins permettre cette élection que pour des fins spirituelles, dont la bonté ou bien se manifestera parfois sans tarder dans le cours de l’histoire, ou bien sera gardée secrète jusqu’à la révélation du dernier jour. Mais ce sont là des mystères dans lesquels la foi seule peut pénétrer” ( L'Eglise du verbe incarné - pp. 978-979).

 Qui plus est, comment peut-on évoquer une quelconque infaillibilité du Conclave alors que  le Concile Vatican I définit  que l'infaillibilité du magistère ordinaire universel des évêques  est possible uniquement si ces derniers sont en union avec le Pape régnant. Or, en cas de Conclave, du fait de l'absence de Pape, aucune autorité humaine ne détient une quelconque infaillibilité.  Seul le pape est autorité suprême dans l’Eglise et possède juridiction sur l’Eglise universelle. Les évêques participent à cette autorité suprême dans la seule mesure où le pape les en fait participer.

 Affirmer le contraire revient à adhérer à la doctrine de Vatican II sur la collégialité qui affirme que le sujet de l’autorité suprême dans l’Eglise est le collège des évêques avec le Pape. Ceci est contraire à la doctrine définie par les Conciles de Florence et de Vatican  I.

 Enfin, si un Conclave est infaillible, comment peut-on expliquer le fait que le Pape Paul IV ait décrété et défini ex cathedra que "si jamais il advient qu'un évêque, [...] qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... " (Constitution apostolique Cum ex apostolatus) ? Il y a manifestement contradiction ! Si les cardinaux étaient infaillibles dans leur choix, il est strictement inconcevable qu’ils puissent hypothétiquement élire, comme  le stipule Paul IV, un hérétique. Certains répondront que la bulle de Paul IV, reprise par Saint Pie V, n'a plus de valeur juridique. Rien n'est moins certain. Mais la question n’est pas de savoir si la législation de Paul IV est ou non toujours en vigueur car quoi qu'il en soit, la Bulle de Paul IV est certainement valable en tant que principe et garde sa valeur magistérielle.

 Nous pouvons tenir le même raisonnement quant à une  déclaration du Pape Jules II : 

"Est absolument nulle l'élection qui serait faite par simonie, même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux ; l'élu perd pour toujours charges et bénéfices même antérieurs, y compris le cardinalat.  Cette élection n'est validée,  ni par l'obédience et l'hommage des cardinaux, ni par la prescription qui résulte d'un temps notable."  (Bulle Cum tam divino du 14 janvier 1503)

 Ainsi, il est absolument faux et absurde de prétendre que l'élection du Pape par les cardinaux relève de l'infaillibilité de l'Eglise. Le grand schisme d'Occident et les conclaves à partir de Vatican II en sont  d'ailleurs l'illustration.

LA CONTINUITÉ

Publié le par Clément LECUYER

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(Ratzinger, Bergoglio, Wojtyla)

Tout comme ses prédecesseurs, l'intrus François Ier est un ami :

- de la fausse religion juive talmudique, "peuple [au niveau religieux et non racial] perfide et ingrat, après avoir, d'une façon indigne, ôté la vie à son Rédempter" (Saint Pie V, Pape)

"Le pape François est le bienvenu dans notre pays, il sera reçu ici avec amour, accueilli par tout le monde, Juifs, Musulmans et Chrétiens. Je lui souhaite bonne chance dans sa nouvelle mission et serai ravi de le voir ici" (président d'Israël Shimon Pérès)

- de la secte maçonnique des francs-maçons, "association criminelle" (Pape Léon XIII, Humanum Genus, 1884)

 "Nous nous félicitons Pape François Ier dans son nouveau rôle de chef de file de l'Eglise catholique," (Président du B'rith International,  Allan J. Jacobs). "Les relations catholiques-juifs sont restées un objectifs du Pape Benoît XVI et nous sommes impatients de poursuivre le dialogue interreligieux sur le fondement solide qui existe déjà."  (B’nai B’rith, secte internationnale franc-maçonne)

- des sectes protestantes, ennemies déclarées de la Très Sainte Vierge Marie

"Nous ferons certainement de nouveaux pas ensemble... La simplicité et l’humilité qui ont marqué les premiers gestes de ce pape nous remplissent d’espérance" (La Fédération protestante de France)

 En revanche, François Ier est, comme ses prédecesseurs, un ennemi de :

- de la sainte Messe

"Ennemi juré de la Messe Traditionnelle, il a seulement autorisé des imitations de celle-ci et l’a mise entre les mains d’ennemis de l’ancienne liturgie. Il a persécuté tout prêtre qui faisait un effort pour porter la soutane, prêcher avec fermeté, ou qui était simplement intéressé par Summorum Pontificum." (Marcelo Gonzalez, journaliste argentin du Panorama Catolico Internacional)

- de la sainte doctrine catholique, poursuivant l'héritage de Vatican II

Vraiment, rien n'a changé !

Jorge Mario Bergoglio, ami intime des juifs, ennemi de Notre-Seigneur

Publié le par Clément LECUYER


"Le péché des juifs est un péché de tentative de déicide" (St Thomas d'Aquin)
(In Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954)

Le Congrès Juif Mondial, dans un communiqué officiel signé par son Président Lauder, félicite le nouveau "Pape" qui “a participé a de nombreuses réunions interconfessionnelles avec les juifs”. (Source)

De son côté, "le pape François a exprimé son souhait de contribuer au "progrès des relations entre juifs et catholiques", dans une lettre adressée au chef de la communauté hébraïque de Rome publiée jeudi.

"J'espère vivement pouvoir contribuer au progrès que les relations entre juifs et catholiques ont connu à partir du concile Vatican II, dans un esprit de collaboration rénovée et au service d'un monde qui puisse être toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur", écrit-il dans cette lettre, publiée sur le site de la communauté hébraïque de Rome.   (Source)

 Son ami juif, Baruj Tenembaum se félicitait de l'élection : 

"C’est un homme très simple, très humble et spirituel. Il a participé comme personne à toutes les rencontres interreligieuses. Il a de nombreux amis rabbins et a publié des livres avec des rabbins. Il s’est rendu dans de nombreuses synagogues. Et je ne dis pas cela parce que je suis juif, mais parce que c’est un homme animé d’un profond respect pour toutes les personnes, qui ont droit à la différence, du moment qu’elles sont intègres."

  Dans la vidéo ci-dessous, on peut aperçevoir le faux archevêque Jorge Mario Bergoglio participer activement à une célébration oecuménique judéo-chrétienne en 2012, en l'occasion de la fête talmudique d'Hanukkah :


Ci-dessous lors d'une "messe" :
 

 

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