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Sous-diaconat

Publié le par Clément LECUYER

http://www.sodalitium.eu/images/benvenuto_files/001_34CureArs.jpg 

 Samedi prochain, le 30 avril, Mgr Stuyver (de l'Institut Mater Boni Consilii) conférera le sous-diaconat à M. l'abbé Nathanaël Steenbergen (hollandais), en sa chapelle Notre-Dame du Bon Conseil (Sint-Gillis Dendermonde en Belgique).  M. l'abbé Nathanaël Steenbergen, qui parle couramment plusieurs langues dont le français, fait partie du séminaire Saint Pierre martyr, à Verrua Savoia en Italie.

 Nous invitons donc nos lecteurs à bien vouloir s'unir dans leurs prières à la cérémonie du sous-diaconat. Demandons tout spécialement à saint Jean-Marie Vianney (saint curé d'Ars), modèle du sacerdoce, de protéger et d'aider l'abbé Nathanaël Steenbergen.    

Fête de Notre Dame du Bon Conseil : retour sur la position de notre site

Publié le par Clément LECUYER

 L'Eglise célèbre aujourd'hui Notre Dame du Bon Conseil. Cette dévotion envers la Sainte Mère de Dieu s'est développée suite à une apparition mariale près de Rome.

 Nous profitons de cette fête pour inviter nos lecteurs et leur famille à prier tout spécialement aujourd'hui pour l'Institut Mater Boni Consilii (Institut de la Mère du Bon Conseil). Cette association rassemblant des prêtres catholiques non una cum mérite d'être encouragée dans la lutte courageuse qu'elle mène pour la défense de la doctrine catholique et la sauvegarde des sacrements.

 Tout comme l'Institut Mater Boni Consilii , nous défendons le magistère de l'Eglise catholique, si violemment attaqué aujourd'hui par le modernisme, les fausses religions mais aussi - hélas ! - par la Fraternité Saint Pie X.  Ce combat de la foi nous amène obligatoirement à rejeter la légitimité, l'enseignement et les réformes de Vatican II et à refuser de reconnaître aujourd'hui 'Benoît XVI' comme Pape1

  Ainsi, alors que nous vivons dans un monde apostat où règne l'iniquité, le devoir des catholiques restés fidèles à la foi intégrale et à l'enseignement catholique consiste - en plus de demeurer fermes et intransigeants dans la foi - d'être unis dans la vie de tous les jours et de pratiquer plus particulièrement charité et entraide. Certes, beaucoup savent que quelques divergences d'opinions existent, et continueront probablement d'exister, entre "sédévacantistes complets" (qui est globalement notre position) et partisans de la Thèse de Cassiciacum (thèse tenue entre autres par l'Institut Mater Boni Consilii). Mais ces désaccords, quelquefois mal compris ou injustement caricaturés (de part et d'autre) , touchent des sujets théologiques secondaires ne concernant pas la foi ; d'ailleurs, la Thèse de Cassiassiacum aboutit dans le concret aux mêmes conclusions pratiques que celles émises par "sédévacantistes complets" ! A ce propos, l'histoire de l'Eglise nous offre de nombreux exemples de divergences entre théologiens ou communautés religieuses (Dominicains et Jésuites)   concernant des points de vue théologiques différents ; dans ce cas de figure, la position de la hiérarchie de l'Eglise (Papes, évêques...) consistait toujours à relativiser ces "divisions" de théologiens, à rappeler que l'unité dans la foi catholique était l'essentiel et à rappeler à l'ordre, voire blâmer, les esprits belliqueux. Il doit en être de même aujourd'hui.  D'autant plus que nous sommes orphelins de Pape puisque les ennemis de l'Eglise   "ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le Pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé." (Mat. XXVI, 31 cité par Léon XIII dans son exorcisme pour les fidèles).

 C'est pourquoi nous appelons de nos voeux le développement d'une véritable communication et entraide constructives entre les prêtres et entre les fidèles catholiques non una cum et la politique tenue par notre site consistera toujours de refuser la polémique stérile provoquée et entretenue par certains esprits tombant dans le piège tendu par le chef des ennemis de l'Eglise : Satan, "le séducteur du monde entier" (Ap. XII ,9). Précisons toutefois que le fait de refuser les querelles ne signifie pas pour autant ne pas exposer nos avis et positions quand cela a lieu d'être. Mais dans ce cas là, les principes basés sur la charité chrétienne doivent être bien évidemment de rigueur et il nous apparaît prudent et sage de ne pas débattre indéfinitivement sur les mêmes sujets quand tout a été dit de part et d'autre. 

 Que Notre Dame du Bon Conseil protège l'Institut Mater Boni Consilii ainsi que les autres communautés non una cum ! Prions-là aussi pour qu'elle convertisse à la foi intégrale les modernistes, la Fraternité Saint Pie X, la Fraternité Saint Pierre, la CRS... mais tout simplement le monde entier !

____________________________

Prière à Notre Dame du Bon Conseil de Léon XIII :

 "Ô très Glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, la Trésorière des Grâces Divines et l'Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de Vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes. Obtenez-moi, par le très Précieux Sang de Votre Divin Fils le pardon de mes péchés, le salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l'acquérir. Obtenez à la Sainte-Église le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus-Christ sur la terre. Ainsi soit-il."  (Indulgence de 100 jours) 

Note :

   Il en est de même pour 'Jean-Paul II', 'Paul VI' qui ne pouvaient pas détenir l'autorité pontificale du fait de leur adhérence à Vatican II et de leurs hérésies. Concernant Jean XXIII, même si cela est moins net, ce personnage n'est pas Pape non plus car c'était au moins un pape douteux car "papa dubius, papa nullus" (pape douteux, pape nul). Pie XII est, pour le moment, le dernier Pape de l'Eglise catholique.

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Information

Publié le par Clément LECUYER

  M. l'abbé Jean-Luc Lafitte de la Fraternité Saint Pie X (ancien prieur de la chapelle de Lille) vient de quitter la FSSPX et adhère maintenant à la position sédévacantiste. Il aide désormais M. l'abbé Guépin dans son apostolat à Nantes. Nous avons personnellement téléphoner à M. l'abbé Guépin qui nous a confirmé cette nouvelle. 

Joyeuses Pâques à nos lecteurs, nos bienfaiteurs et à leur famille !

Publié le par Clément LECUYER

http://www.christusrex.org/www2/art/images/beato20.jpg
Resurrexi, et adhuc tecum sum, alleluia
Je suis ressuscité et me voici encore avec vous, alleluia !
(Introït de la messe de Pâques)

    Salve festa dies !

  Salut, jour solennel, vénérable dans tous les âges ! Jour où un Dieu triomphe du tombeau, et prend possession des cieux.

La terre, qui reprend son éclat et sa beauté, annonce que toute créature renaît aujourd'hui avec son auteur.

Pour applaudir au triomphe du Christ sortant du tombeau, les forêts se couvrent de feuillage, les plantes étalent leur floraison.

La lumière, les cieux, les campagnes, les mers, célèbrent de concert le Dieu qui s'élève au-dessus des astres, vainqueur de la loi du trépas.

Le Dieu crucifié naguère règne maintenant sur l'univers; la création entière adresse d'humbles vœux à son auteur.

Publié dans Annonces

Le déicide

Publié le par Clément LECUYER

  En ce vendredi saint, nous publions l'article Le Déicide de M. l'abbé Nitoglia, publié en 1992 dans la revue Sodalitium.

 Sommaire :

1. La responsabilité des Juifs dans la mort de Notre-Seigneur selon les Pères de l'Eglise
2. Le meurtre du Christ selon Saint Thomas

3. Le déicide selon un Juif converti
4. La culpabilité de la foule
5. L'opinion de Maritain
6. L'opinion de Mgr Spadafora
7. L'opinion de Mgr Carli
8. Peut-on appeler les Juifs "réprouvés" de Dieu ?
9. Peut-on appeler les Juifs "maudits" de Dieu ?
10. Le déicide et le Concile de Vatican II
11. L'opinion d'un Juif converti sur 'Nostra Aetate'
12. Conclusion

______________

Introduction  

 Pour tous les Pères, unanimement, le judaïsme religieux dans son ensemble est responsable de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 

"Les Pères se placent dans une perspective... religieuse, et aucunement raciale. …Il faut d'abord distinguer entre la réalité naturelle qu'est le peuple juif et le judaïsme religieux : celui-ci ne représente qu'une branche de ce peuple. Dans la mise à mort du Christ, c'est la communauté religieuse d'Israël qui est impliquée, et non le peuple juif qui... par cet événement... s'est trouvé scindé en deux. La branche fidèle d'Israël, le "petit reste" a donné naissance à l'Eglise. (…). Au contraire, certains chefs religieux ont voulu la condamnation de Jésus, ...[on ne peut donc] rendre tous les Juifs responsables d'un péché commis jadis par certains de leurs ancêtres. Seuls sont coupables devant Dieu ceux qui renouvellent la faute originelle par leur refus personnel. Toutefois, il ne s'agit pas d'innocenter en bloc tous les Juifs... Les Juifs conservent encore une certaine forme de culpabilité dans la mesure où ils adoptent l'attitude de leurs ancêtres (…) Le judaïsme religieux... s'oppose à l'Eglise exactement comme il s'est opposé, dans la personne de ses chefs... au message du Christ" (D. Judant, judaïsme et Christianisme, Les Editions du Cèdre, Paris 1969, pp. 88-91). 

Suite de l'article - lire le dossier PDF

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 Le mensonge de l'abbé Ratzinger

 Dans le second tome de son livre Jésus de Nazareth, l'abbé Ratzinger, qui se prétend être le Vicaire de Celui qui a été mis à mort par les "juifs talmudiques" (!),  s'attache à démonter le concept selon lequel le peuple juif serait collectivement responsable de la mort du Christ. Ainsi, l'Eglise catholique n'aurait jamais parlé de la communauté religieuse juive comme étant déicide. Ceci est entièrement faux : en lisant le document mis en ligne ci-dessus, les lecteurs pourront constater ce mensonge. L'Eglise, par la voix unanime des Pères de l'Eglise, de Saint Thomas d'Aquin et des Papes, enseigne avec raison que le  judaïsme religieux (à ne pas confondre avec le peuple juif) est coupable de tentative de déicide :

 Saint Thomas : "On se pose alors une objection : si les Juifs n'ont pas tué la Divinité (qui dans le Christ ne meurt pas), ils sont seulement coupables de simple homicide (et non de DEICIDE, ndr). A cela je réponds : Si quelqu'un salit volontairement le vêtement du Roi, n'est-il pas considéré comme aussi coupable que s'il avait souillé la personne elle-même? Pour cette raison, bien qu'ils n'aient pas tué la nature divine du Christ (chose impossible), les auteurs moraux de la mort ont mérité, à cause de leurs intentions, une très grave condamnation. … Qui lacère un décret royal attente à la majesté royale elle-même ; et donc LE PECHE DES JUIFS EST UN PECHE DE TENTATIVE DE DEICIDE" (Symb. Ap., a. 4, n° 912, Opuscula theologica ; De re spirituali, Marietti, Torino 1954).

 Comme le montre l'abbé Nitoglian Saint Thomas [S. Th. III, q. 47, a. 5, ad 3um] démontre que "les Juifs ont pêché pour avoir crucifié le Christ non seulement comme homme, mais aussi comme Dieu"  (Et ideo Judaei peccaverunt, non solum hominis Chrisit, sed tamquam Dei Crucifixores).

 Le faux argument de Vatican II repris par l'abbé Ratzinger

  Le Conciliabule de Vatican II déclare que la mort de Notre-Seigneur est "DUE AUX PECHES DE TOUS LES HOMMES" (Nostra Aetate, 4) "ce qui n'est aucunement contesté si l'on veut parler de la cause éloignée ; mais par contre ce furent les juifs la CAUSE PROCHAINE de la mort de Jésus (Judas, les princes des prêtres et la foule), comme on l'a démontré 'ad abundantiam' pour le DEICIDE." (abbé Nitoglia).

 Nous finirons en citant un extrait d'un écrit du Père Isidoro da Alatri (Qui a tué Jésus-Christ) :

 "... Alléguant ce que dit Jésus dans le jardin de Gethsémani: "C'est assez, l'heure est venue; voici que le Fils de l'Homme va être livré aux mains des pécheurs" (Mc XIV, 41), nos adversaires croient pouvoir s'en tirer en affirmant: "Puisque nous sommes tous pécheurs, nous L'avons tous tué". Voilà qui est passer ici brutalement de l'ordre historique à l'ordre moral et mystique. Il est vrai que tous nous sommes pécheurs et que, comme tels, nous avons participé à la mort du Christ venu sur la terre justement pour sauver les pécheurs et mort pour les pécheurs; cela ne fait aucun doute. Mais on ne peut néanmoins affirmer que tous les pécheurs L'ont tué de leurs propres mains, L'ont conduit à Pilate et ont demandé Sa mort avec instance. Et en effet dire que le Christ est mort pour sauver tous les pécheurs est une chose; une autre est d'affirmer que tous les pécheurs L'ont tué en insistant comme des forcenés pour que Pilate Le condamne à mort, Le remette entre leurs mains et à la merci de leur volonté perverse, tyrannique et sanguinaire exigeant à plusieurs reprises le supplice de la croix... Qu'Il soit mort pour les pécheurs est une vérité si rebattue dans la Foi des chrétiens que cela ne vaut même pas la peine de le prouver; en font foi les textes bibliques bien connus du prophète Isaïe (Is. LIII, 4-5), l'autorité de saint Paul (Rom. V, 5-8), et tant d'autres témoignages qui abondent dans les Livres Saints et toute la littérature chrétienne dogmatique, morale, ascétique et mystique. [...]  Qui donc a tué le Christ? Les paroles de saint Pierre, de saint Paul et de saint Etienne sont unanimes et devraient suffire, il me semble, à convaincre quiconque le veut bien ou a cru le contraire: le Christ a été trahi, tué et crucifié par le peuple juif et ses chefs."

 Il nous reste plus qu'à prier pour la conversion des juifs qui ont refusé de suivre la nouvelle Alliance :

“Prions aussi pour les perfides juifs, afin que Dieu notre Seigneur enlève le voile de leurs cœurs et qu’ils reconnaissent avec nous Jésus-Christ Notre Seigneur (prière pour la conversion des juifs de l'office du Vendredi saint)

 

Louanges divines en réparation des blasphèmes

Publié le par Clément LECUYER

  Alors qu'actuellement est exposée sur la voie publique à Avignon une photo gravement blasphématoire contre Notre-Seigneur, n'oublions pas de réciter en ce temps de la Passion les prières en réparation des blasphèmes et injures faits à l'encontre de la Sainte-Face. 

Louanges divines en réparation des blasphèmes

Dieu soit bénit,

Béni soit son Saint Nom,

Béni soit Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme,

Béni soit le Nom de Jésus,

Béni soit son Sacré Cœur,

Béni soit son Précieux Sang,

Béni soit Jésus-Christ au Très Saint Sacrement de l’autel,

Béni soit l’Esprit Saint Consolateur,

Bénie soit l’Auguste Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie,

Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception,

Bénie soit sa Glorieuse Assomption,

Béni soit le nom de Marie, Vierge et Mère,

Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux,

Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.

Publié dans Spiritualité

Pélerinages à venir

Publié le par Clément LECUYER

Prochainement, trois pélerinages non una cum vont avoir lieu en mai et en juin :
 

Osier11

 

- vendredi 13 et samedi 14 mai 2011 : pèlerinage à Notre-Dame de l'Osier organisé par les Soeurs du Christ-Roi (Isère, tél. 04 76 64 24 11) et par l'Institut Mater Boni Consilii. Venez nombreux ! 

- samedi 21 et dimanche 22 mai 2011 : pèlerinage à Loretto (Italie), sanctuaire de la Maison de Bethléem où eut lieu l'Incarnation, pour toute information, contacter l'abbé Ugo Carandino (0039 05 41 75 89 61, ou par e-mail : info@casasanpiox.it). 

- dimanche 12 juin 2011, fête de la Pentecôte : pèlerinage à Cotignac (sanctuaire dédié à saint Joseph, dans le Var), pour toute information, contacter l'abbé Thomas Cazalas (tél 04 76 38 93 64 ou 06 77 08 60 35 ou info@sodalitium.eu). Programme :

- 10h30 : Rendez-vous sur le parking du Sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces, lieu d'apparitions de la sainte Vierge à quelques kilomètres du lieu de l'apparition de saint Joseph.
- 11h : Sainte Messe chantée en plein air aux abords du Sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces.

- Après la Messe : Pique-nique tiré du sac.
- 14h15-14h30 : Départ du pèlerinage, prière dans le Sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces.
- 16h : Arrivée au Sanctuaire de Saint-Joseph et au lieu de son apparition  prière en commun et dévotions privées à saint Joseph
- 17h : Fin du pèlerinage.

Source : Site de Sodalitium

> Informations à faire circuler à vos familles et à vos proches ! Merci.

Contre le faux raisonnement de "l'Eglise décapitée"

Publié le par Clément LECUYER

 Ici où là, on entend ou on lit parfois le raisonnement suivant : "L'Eglise est fondée sur Pierre, c'est-à-dire sur le Pape qui est la tête de l'Eglise. Or, vu que le Pape est la tête de l'Eglise, le fait que depuis 40 ans le Siège apostolique est vacant signifie donc que l'Eglise a, pour ainsi dire la tête décapitée, donc qu'elle est moribonde."

 Plusieurs points de ce raisonnement sont erronés.  Tout d'abord, une chose est absolument certaine : l'Eglise catholique ne peut pas disparaître :

> Léon XIII, pape :"L'Eglise n'est point une sorte de cadavre : elle est le Corps du Christ, animé de sa vie surnaturelle (...) mais comme l'Eglise est telle (corps et âme unis) par la volonté et par l'ordre de Dieu, elle doit rester telle sans aucune interruption, jusqu'à la fin des temps, sans quoi elle n'aurait évidemment pas été fondée pour toujours, et la fin même à laquelle elle tend serait limitée à un certain terme dans le temps et l'espace: double conclusion contraire à la Vérité. Il est donc certain que cette réunion d'éléments visibles et invisibles, étant, par la volonté de Dieu, dans la nature et la constitution intime de l'Eglise, doit nécessairement durer autant que durera l'Eglise elle-même." (Encyclique Satis Cognitum)


Ubi Petrus, ibi Ecclesia: Là où est Pierre, là est l'Eglise. (Saint Ambroise, Psal. XL.)

A noter que le sens à donner à cet enseignement est celui-ci :

  Mgr Félix Dupanloup (1802-1878) : "On dit bien, et il faut le dire : Ubi Petrus, ibi Ecclesia [...] Le vrai et légitime usage pratique de ce mot célèbre, c'est que, dans les divisions produites par les schismes et les hérésies, pour reconnaître où est l'Église, il faut regarder où est le Pape. C'est ainsi que nous sommes certains que l'Église russe, l'Église anglicane ne sont pas l'Église de Jésus-Christ, parce qu'elles n'ont pas le Pape avec elles; et au contraire l'Église catholique romaine est la vraie Église, parce qu'elle reconnaît le successeur de Pierre pour Chef : Ubi Petrus, ibi Ecclesia?"

  Il est bien sûr exact que "l'Eglise est fondée sur Pierre" (Saint Jérôme). 

 Cependant, le fait que Notre Seigneur ait fondé son Eglise sur Pierre et que l'on peut savoir où elle se trouve en suivant le Pape (quand il y en a un) ne signifie pas que le Pape en est la tête.

 Comme l'écrit l'abbé Marchiset dans sa publication Constat doctrinal sur la Tradition catholique :

  "La question est de savoir si la situation qui résulte de l’absence d’un véritable et par conséquent légitime souverain Pontife et de l’occupation du siège de Pierre par un usurpateur signifie la destruction totale, la disparition absolue de l’Eglise, bref si les portes de l’enfer ont prévalu contre Elle, ce qui serait contraire aux promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est donc fort regrettable qu’actuellement ceux qui entreprennent des ouvrages qui traitent de théologie du Corps mystique mais qui dans l’analogie qu’ils font entre la tête d’un corps humain qui reçoit et qui influe dans tous ses membres et le pape dont ils parlent en tant que tête de l’Eglise, ne fasse pas assez bien la distinction, entre le Christ, tête de Son Corps mystique qui est l’Eglise et Son vicaire sur terre, chef ou pasteur de son troupeau, celui dont Il lui a confié la charge."

C'est ce qu'enseigne très bien saint Augustin, docteur de l'Eglise, dans son traité sur l'Eglise:

"La tête qui est-elle [de l'Eglise] ? Celui qui est né de la Vierge Marie. Son corps qui est-il ? Son Epouse, c'est-à-dire l’Eglise (…)".  "Que le Christ parle donc, puisque, dans le Christ parle l’Eglise, et dans l’Eglise parle le Christ : la tête dans le corps et le corps dans la tête." (cité dans L'Eglise selon saint Augustin, de M.F. Berrouard O.P.)

 Le Pape Boniface VIII dit, tout comme son successeur Pie XII, que l'Eglise n'a qu'une tête : le Christ. Cependant,  puisque le Pape régnant tient la place de Notre Seigneur sur terre et est par conséquent la tête visible du corps social de l'Eglise revient à dire que "le Christ et son Vicaire ne forment qu'une Tête"   :

 Boniface VIII : "Cette Eglise, une et unique, n’a qu’un seul corps, une seule tête, et non deux têtes comme si elle était un monstre, c'est-à-dire le Christ et le vicaire du Christ, Pierre et le successeur de Pierre." (Bulle Unam sanctam au Roi de France Philippe IV – 18 novembre 1302)

  Pie XII : "Car Pierre, par la vertu du primat, n'est que le Vicaire du Christ, et il n'y a par conséquent qu'une seule Tête principale de ce Corps, à savoir le Christ; c'est Lui qui, sans cesser de gouverner mystérieusement l'Eglise par lui-même, la dirige pourtant visiblement par celui qui tient sa place sur terre, car depuis sa glorieuse Ascension dans le Ciel, elle ne repose plus seulement sur Lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous [...] Que le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête, Notre immortel prédécesseur Boniface VIII l'a officiellement enseigné dans le Lettre Apostolique Unam sanctam." (Encyclique Mystici Corporis - 29 juin 1943)

 Cependant, on ne doit pas penser que l'on peut "s'attacher au Christ, Tête de l'Eglise, sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre." (Encyclique Mystici Corporis)

  Effectivement, le fait que le Christ soit la tête de l'Eglise peut amener certains estimer (comme les protestants par exemple) qu'il n'y a pas besoin de reconnaître ou de suivre le Pape. Certains croient pouvoir s’attacher au Christ chef de l’Eglise, et simultanément, mépriser son Vicaire sur la terre ; ils se trompent, comme le juge le Pape XII.  Il est bien évident qu'en règle normale, l'Eglise est pourvue d'un Pape qui dirige le troupeau qui doit lui être soumis ; le Pape est donc la tête visible du corps social de l'Eglise comme l'écrit Pie XII.

 http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/86/Vatican_StPaul_Statue.jpg
Saint Paul : "Il [le Christ]est la tête du corps, qui est l'Église; c'est en lui que commence la vie nouvelle, il est le Fils premier-né, le premier à avoir été ramené d'entre les morts, afin d'avoir en tout le premier rang." (Col.1, 18)

  Le Pape est dit "chef de l'Eglise", en tant qu'il est le vicaire, le représentant du seul chef de l'Eglise : le Christ. Toutefois, nous pouvons bien évidemment dire qu'il est le chef de l'Eglise militante.

 L'absence, même prolongée, de Pape ne signifie donc pas "décapitation de l'Eglise". Dans le concret, il est évident que nous pâtissons tous de cette absence mais il ne faut pas oublier que :

1. l’Église catholique et le Siège apostolique sont des personnes morales de droit divin (Droit canon - 100).
2.  Une personne morale, par sa nature, est perpétuelle, elle s’éteint par l’acte de l’autorité légitime qui la supprime, ou si, pendant l’espace de cent ans, elle a cessé d’exister (canon 102).
3. Étant de nature perpétuelle, l’Église catholique ne peut pas disparaître, fût-elle privée temporairement de Pape.

C'est ce qui faisait dire au théologien et canoniste Naz ceci :

"D'après Gierke, la notion Siège apostolique a été dégagée dès le Moyen Age par les canonistes pour marquer la permanence de l'autorité centrale dans l'Église, quels que soient les changements susceptibles de se produire dans les personnes qui l'exercent. Le pouvoir en effet, est attaché à la fonction, non à l'individualité du fonctionnaire. D'où il suit que l'autorité souveraine est attachée à la dignité pontificale et survit à la disparition des personnes qui en sont revêtues."  (Dictionnaire de droit canonique, Tome VII, col.837-838, ed. 1965)

Mgr Gibier (1849-1931) : "Jésus-Christ donne au Pape l'immortalité. [...] Le Pape meurt ... mais, remarquez-le bien, sa primauté n'est pas un privilège personnel. Elle survit à l'homme qui disparaît [...] Le Pape est mort. Vive le pape !" (Conférences aux hommes, l'Église et son oeuvre, tome 4, 1905.)

 Ainsi, notre situation actuelle de vacance de la Chaire de St Pierre ne contredit ni l'indéfectibilité ni la permanence et la sauvegarde de l'Eglise catholique :

R.P. Goupil : "Remarquons que cette succession formelle ininterrompue doit s'entendre   moralement et telle que le comporte la nature des choses : succession de personnes, mode électif, comme l'a voulue le Christ et l'a comprise toute l'antiquité chrétienne. Cette perpétuité n'exige donc pas qu'entre la mort du prédécesseur et l'élection du successeur il n'y ait aucun intervalle, ni même que dans toute la série des pasteurs aucun ne puisse avoir été trouvé douteux ; mais “on entend par là une succession de pasteurs légitimes telle que jamais le siège pastoral, même vacant, même occupé par un titulaire douteux, ne puisse réellement être réputé tombé en déshérence ; c'est-à-dire encore que le gouvernement des prédécesseurs persévère virtuellement dans le droit du siège toujours en vigueur et toujours reconnu, et que toujours aussi ait persévéré le souci d'élire un successeur.” (Ch. Antoine, “De Ecclesia”,  5ème édition, 1946)