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Infaillibilité du "Concile" Vatican II : réfutation d'un article de La Question

Publié le par Clément LECUYER

 Certains catholiques affirment avec aplomb que Vatican II ne fut pas un Concile infaillible (ceci est exact) bien que convoqué, présidé et confirmé par de vrais "papes" qu'ils estiment tout à fait légitimes : Jean XXIII et Paul VI (ceci n'est pas possible). Ainsi, ils pensent pouvoir justifier leur opposition aux hérésies promulgués à la fin de ce "Concile".

 Ce raisonnement, tenu entre autres par la FSSPX et repris dernièrement par le site Laquestion, est-il valable ? Non !

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/Bibliotheque/luther/images/luther.jpg
Quand le site Laquestion, vitrine des 'traditionalistes', donne raison à... Luther !
 

  Comme nous le démontrons dans notre dossier, prétendre que l’on peut refuser un concile œcuménique approuvé par un vrai Pape (Montini), c'est donner raison à Luther! En effet, n'est-ce pas Luther qui déclarait que :
 

"Il nous a été donné de pouvoir infirmer l’autorité des conciles, de contredire librement à leurs actes, de nous faire juge des actes qu’ils ont portés, et d’affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n’importe quel concile" (29e proposition de Martin Luther).

 
C
ette proposition fut réprouvée par le Pape Léon X(bulle Exsurge Domine,16 mai 1520) et Luther  fut excommunié. Or n'est-ce pas le raisonnement qu'adoptent objectivement la FSSPX, la FSSP ou encore la C.R.S ?

 L'unique raisonnement catholique à tenir est celui-ci  :

1. Un concile général est infaillible à condition qu’il soit confirmé par le pontife romain (Codex iuris canon icide 1917, canon 227). Dans ce cas-là, ex se, ce concile est intrinsèquement infaillible.

2. Or Vatican II fut un concile général confirmé par un prétendu "Pape". Mais , ce "concile" enseigna des hérésies (telle que la liberté religieuse) et se trompa1.

3. Donc l’homme qui confirma et promulga Vatican II ne fut pas un pontife romain.

  Ainsi, Montini n’était pas Pape et Vatican II n’était pas un "concile", mais un "conciliabule", c’est-à-dire une assemblée hérétique dont les actes sont frappés de nullité.

 Pour lire l'article en entier, (réfutation de l'article de La Question Le concile Vatican II n'est pas dogmatique ; preuves et arguments de notre syllogisme ci-dessus), télécharger le fichier PDF

Saint Michel, gardien de la Croix

Publié le par Clément LECUYER

Extrait de L'Ange Gardien, j uin 1896 :


 

Saint Michel est le céleste gardien de la Croix, signe sacré de notre Rédemption, de nos espérances éternelles et de notre force contre les puissances du mal. Aussi, malgré ses ennemis et ses profanateurs, la croix du Sauveur surmonte-t-elle encore le diadème des puissants de ce monde et la coupole de nos temples ; c'est elle qu'on attache sur la poitrine des braves et qu'on dresse sur les tombes ; c'est elle que l'on voit non seulement dans nos églises, mais dans toutes les familles au foyer desquelles il est resté un rayon de la foi du baptême et de la première communion ; c'est elle qui plane encore victorieuse sur nos villes et nos bourgades, dans nos plaines et au sommet de nos montagnes. O Crux, ave ! O Croix, joie et consolation du chrétien, garde-nous et protège-nous toujours !


Saint Michel, prince des milices angéliques, pourrait-il ne pas être le protecteur spécial de la croix, lui qui, selon les docteurs et les interprètes des saints Évangiles, recueillait avec amour le sang précieux qui jaillissait du Calvaire, et l'offrait à Dieu conjointement avec Jésus et Marie pour le salut du genre humain ?


Depuis le jour où il a arboré au ciel l'étendard de la foi et de l'obéissance, en arrachant à Lucifer celui de la révolte, il en est l'invincible et glorieux dépositaire. C'est le sentiment de l'Eglise qui, dans ses prières, donne le nom de Porte-drapeau à l'Archange et chante : « Pendant que des milliers d'Anges forment une couronne de chefs et de combattants autour de Notre-Seigneur, saint Michel déploie l'étendard de la Croix, et en fait resplendir au loin la souveraine majesté. »


Aussi quand, à l'aurore de l'Eglise, il apparut à Constantin, ce fut à travers les rayons d'une croix éblouissante portant ces mots : Tu vaincras par ce signe. C'est de la même manière qu'il se montrera plus tard à saint François d'Assise, sur le mont Alverne, en Italie, lorsqu'il imprimera dans sa chair les stigmates du Sauveur ; aux Portugais, dans un combat contre les Maures, au XII° siècle ; et à la pieuse bergère de Domrémy, lui ordonnant d'aller sauver la France humiliée, ensanglantée, par les discordes civiles et sous le joug de l'étranger.


Après ces preuves historiques de la prédilection de saint Michel pour la croix, pourquoi ne serait-il pas permis de croire à cette gracieuse et populaire légende ? Partout, dit-elle, où la piété élève une croix, soit sur le pinacle d'un édifice ou sur une place publique, soit au bord du chemin, au fond d'une vallée, ou au sommet d'une montagne, surtout si cette croix a reçu les bénédictions de l'Église, saint Michel place aussitôt autour d'elle une garde d'Anges protecteurs. Oh ! combien coupables, ceux qui enlèvent le crucifix de l'école, brisent la croix des carrefours et ne veulent pas même la voir sur la porte des cimetières !


Ce rôle tutélaire de saint Michel pour la Croix durera jusqu'au jour où, précédant Notre-Seigneur à son dernier avènement, il prendra et portera majestueusement ce trophée de l'amour de Dieu, pour l'offrir en spectacle à toute la création tremblante et renouvelée.


Ce sera le solennel et définitif triomphe, entrevu par saint Jean et ainsi célébré par l'Archange : « C'est maintenant le salut, le règne de Dieu, et la puissance de son Christ dans les siècles des siècles. »
Dans l'attente de ce grand jour, ô mon Dieu, qu'il doit en coûter à votre séraphique mandataire, lorsque votre miséricordieuse patience force son glaive vengeur à rester immobile, pendant que des mains sacrilèges, pétries de boue et de sang, osent souiller, briser, profaner votre divine Croix !


Mais aussi quelle joie nous donnons à saint Michel, lorsque nous la pressons tendrement sur nos lèvres, la saluons avec respect et en traçons le signe auguste sur notre front ou sur notre poitrine ! Cette joie de l'Archange sera encore plus grande quand, les jour d'erreur et d'impiété ayant disparu, on entourera 1a croix, dans notre France, d'honneurs publics, comme aux siècles de foi. Alors ceux qui l'avaient oubliée et méconnue uniront leurs voix à celles du peuple resté fidèle, pour l'acclamer et la bénir ; alors l'Église chantera avec allégresse ces paroles de l'hymne du Prince des Anges : Saint Michel arbore en triomphe la croix symbole de la victoire. C'est lui qui a écrasé la tête du cruel dragon et l'a précipité au fond de l'enfer, et du haut de la cité céleste foudroie Satan avec tous ses satellites.


O Croix bien-aimée, reste sur mon cœur pour compter ses pulsations et les diriger vers le Ciel ! Sois mon guide, mon défenseur, ma consolation, et prêche-moi toujours l'immense amour de mon Dieu !

> Extrait de "L'Ange Gardien" n° 2, Juin 1896, pp.39-42.

Saint Michel, gardien de l'autel

Publié le par Clément LECUYER

Extrait de "L'Ange Gardien", août 1896 :

 

  L'Apôtre saint Jean parle clairement, dans son Apocalypse, de sept Anges plus beaux, plus puissants que les autres, et ayant le privilège d'entourer le trône de Dieu. A ces anges, l'Église rend un culte spécial : ce sont les sept grands Archanges dont saint Raphaël apprit l'existence à Tobie, en l'honneur desquels les papes Jules III et Pie IV élevèrent, à Rome, une magnifique basilique sur l'emplacement des Thermes de Dioclétien, et à qui une tradition attribue le gouvernement suprême du monde physique et moral, sous la direction de saint Michel, le chef de toutes les hiérarchies célestes.

 D'après des docteurs et de savants théologiens, Dieu a aussi confié à chacun de ces Archanges, la garde spéciale de l'un des sept sacrements. Le baptême est assigné à saint Gabriel, la confirmation à saint Uriel, la pénitence à saint Jéhudiel, l'extrême-onction à saint Raphaël, le mariage à saint Barachiel, et l'eucharistie, le sacrement par excellence, à saint Michel, l'ange le plus parfait et le confident de la sainte Trinité.

 Comme le fait remarquer saint Liguori, n'est-il pas naturel que saint Michel, ministre ou Ange gardien de Jésus-Christ durant les trente-trois années de sa vie mortelle, soit également le gardien de sa vie eucharistique ? Saint Eutrope ajoute que, dans une révélation, saint Michel lui déclara qu'il était l'Ange gardien de la sainte Eucharistie, et que cette sublime fonction lui avait été confiée par la très sainte Trinité, le jeudi saint, dès que Jésus eut institué cet auguste sacrement. D'autres révélations de la sainte Vierge et de saint Michel, des miracles même, ont plusieurs fois confirmé cette créance de tous les siècles de l'ère chrétienne.

 Aussi dirons-nous avec un pieux et savant auteur, M. l'abbé Fierville : « O âme qui aime l'Eucharistie, ton Dieu et ton tout, lève les yeux vers le ciel, ils verront l'Archange Michel abritant de son aile le divin Tabernacle ; apprends de lui à adorer le Dieu caché sous les espèces eucharistiques ; entends-le te conviant à te nourrir de son corps et de son sang qui te communiqueront la force divine et déposeront dans ton être entier le germe de l'immortalité. Mais prends garde, songe à la majesté de Celui qui est caché sous ces apparences, purifie ton cœur avant de t'asseoir à la Table sainte, agis avec discernement, car là encore saint Michel venge la divinité et l'humanité du Verbe fait chair, en terrassant les profanateurs et les ingrats. »

 Mais saint Michel n'est pas seulement le gardien de l'Eucharistie, il en est pour ainsi dire le sacrificateur avec le prêtre. De même qu'il arrêta le bras d'Abraham prêt à immoler son fils et pourvut à la victime, disent les commentateurs de l'Écriture, de même c'est lui qui présente la Victime elle-même à Dieu le Père, avec l'encens de nos prières et de nos adorations.

 Le prêtre offre, il est vrai, au nom du peuple fidèle, le pain et le vin, mais dès que cette offrande est devenue, entre ses mains, par les paroles de la consécration, le corps et le sang de Notre-Seigneur, c'est un ange qui reçoit l'ordre de la faire agréer au Très-Haut, et cet ange, disent les liturgistes, est saint Michel Archange.
L'Église elle-même a confirmé cette croyance, puisqu'elle fait réciter au prêtre durant l'offertoire cette expressive prière : « Que le Seigneur daigne bénir cet encens et le recevoir comme un doux parfum, par l'intercession du bienheureux Archange saint Michel qui est à la droite de l'autel. » Et après l'élévation, au moment où s'inclinant pour demander à Dieu d'agréer l'immolation de la sainte Victime eucharistique, le célébrant ajoute cette touchante invocation : « Nous vous en supplions et conjurons, ô Dieu tout-puissant, commandez que ces mystères ineffables soient portés, par les mains de votre saint Ange, à votre autel sublime, en la présence de votre divine majesté, afin que, après avoir participé à ces mystères célestes et reçu le très saint Corps et très précieux Sang de votre adorable Fils, nous soyons remplis de toutes les bénédictions et inondés de toutes les grâces du ciel. »

 Unissons-nous donc au prêtre priant saint Michel, pendant l'auguste sacrifice de la messe, d'intercéder pour nous auprès de Dieu, notre Sauveur. Demandons aussi à ce céleste gardien de Jésus-Hostie de réveiller notre foi, de fortifier notre espérance et d'exciter dans nos âmes les sentiments du plus ardent amour pour l'Hôte divin qui réside jour et nuit dans le tabernacle de l'autel ; supplions-le surtout, quand nous nous approchons de la table eucharistique, de nous présenter à Notre-Seigneur, de lui offrir notre cœur, et de remplir notre âme des grâces que Dieu réserve à ceux qui, dignement préparés, participent souvent au divin banquet des Anges.

> Extrait de "L'Ange Gardien" n° 4, Août 1896, pp.111-113.

Publié dans Spiritualité

Saint Michel, gardien de l'Evangile

Publié le par Clément LECUYER

Extrait de "L'Ange Gardien", juillet 1896 :
 
 Dieu qui confia à saint Michel d'après les docteurs, la promulgation de sa loi, sur le mont Sinaï, aux enfants d'Israël, a aussi donné à ce puissant Archange la garde des saintes Écritures et surtout de l'Évangile, code divin du chrétien, nouvelle loi de grâce, d'amour, de miséricorde, que le Sauveur est venu sur la terre apporter aux hommes.
 Le nom Evangile est, par une frappante coïncidence, emprunté dans la langue grecque au nom même des Anges ; il signifie, en effet, bonne nouvelle, heureux message. L'Évangile est, par excellence, le livre des révélations divines, livre sacré qui doit durer plus que le ciel et la terre, et dont pas un iota ne saurait être, dit saint Paul, changé ou ôté, même par un Ange descendu du ciel.
 "L'Évangile qui nous a été donné, ajoute saint Jean Chrysostome, c'est l'annonce de la guérison du genre humain arraché à ses maladies par la seule bonté du Médecin spirituel ; c'est la prédiction d'une voie nouvelle ouverte à des hommes égarés, à des aveugles dans les ténèbres, à des condamnés sans espérance. Les instructions de la loi ancienne et les oracles des prophètes n'ayant pas suffi pour nous ramener à la connaissance de la vérité, et le genre humain courant à sa perte, la miséricorde divine, l'amour de Jésus-Christ pour les hommes l'ont emporté sur leur iniquité et leur ingratitude. L'Évangile du royaume des cieux a été proclamé par tout l'univers comme étant le manifeste du monarque universel, pour ceux-là même qui n'en profiteraient pas. Avec lui a été proclamée la grâce, qui dispense tant d'autres bienfaits, affranchit de la captivité, enrichit l'indigence, met un terme à l'exil, et se fait tout à tous."
 Saint Michel, que les Pères de l'Église appellent parfois l'Ange de la loi divine, le Secrétaire de la Divinité, a certainement reçu de Dieu la sublime mission d'inspirer les quatre évangélistes : saint Mathieu, saint Marc, saint Luc, saint Jean, et de propager la parole divine parmi les nations confiées à sa garde, à sa puissante protection contre Satan et ses légions infernales. Oui, gardien de la croix de Jésus-Christ, saint Michel est bien plus encore gardien de sa parole, puisque la croix, instrument passif de la foi, doit le céder à l'Évangile, qui en est la sève et la vie.
 La croyance à l'intervention des Anges, comme inspirateurs et propagateurs de l'Écriture sainte, a été si universelle, que même les législateurs païens - sans parler des prétendues pythonisses et visionnaires de tous les temps - n'ont donné de poids à leurs écrits, qu'en les disant inspirés par quelque esprit céleste. De plus, certains auteurs ont cru voir saint Michel dans cet Ange géant de l'Apocalypse qui, portant un livre et tenant un pied sur la mer et l'autre sur la terre, s'écrie d'une voix formidable : "Malheur à qui touchera à ce livre, qui en retranchera une syllabe, car il sera lui-même retranché du Livre de vie".
 Au rapport d'autres commentateurs, c'est saint Michel qui, au jour de la Pentecôte, après avoir signalé par le souffle impétueux du Cénacle la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, fit entendre leur parole, à Jérusalem même, dans toutes les langues connues, et de là en porta les accents jusqu'aux extrémités de la terre.
 Depuis, par la voix infaillible de l'Eglise, il n'a pas cessé de faire retentir, de défendre et de graver dans les âmes, cette divine parole que rien ne peut enchaîner. Heureux qui écoute et met en pratique cette divine parole qui a les promesses de la vie éternelle !
 Pour mieux rendre notre cœur docile aux enseignements de l'Evangile, saluons avec un profond respect et une sincère reconnaissance saint Michel, le promulgateur et le propagateur des préceptes divins ; rendons-lui hommage pour cette charge de confiance, et demandons-lui les secours qu'il donne à ses privilégiés pour les soutenir dans l'accomplissement ponctuel des commandements de Dieu.
 O glorieux Archange, faites-nous comprendre combien le joug du Seigneur est doux et son fardeau léger ; inspirez-nous une vive douleur de nos fautes, implorez pour nous la miséricorde de Dieu, afin qu'à l'heure de notre mort, nous puissions recevoir la récompense promise aux fidèles observateurs de la loi divine !
 
> Extrait de "L'Ange Gardien" n° 3, Juillet 1896, pp.75-78.

Publié dans Spiritualité

Saint Michel Archange, gardien de la Papauté

Publié le par Clément LECUYER

 

Extrait de "L'Ange Gardien", Septembre 1896 :

 Une croyance générale fondée sur l'histoire du peuple juif, sur celle de l'Eglise catholique et de chacun des successeurs de saint Pierre, assigne toujours saint Michel pour Ange gardien au Pontife régnant. Aussi, depuis saint Pierre jusqu'à Léon XIII, les papes ont-ils rendu au Prince de la milice céleste un culte de prédilection, pour obtenir, par sa puissante intercession, la lumière et le courage dont ils avaient besoin dans le gouvernement de l'Eglise.

 Notre-Seigneur Jésus-Christ, s'élevant glorieusement au ciel, n'a pas laissé ses disciples orphelins ; il a perpétué sa présence dans l'Eucharistie et dans le Pontife romain. Dans l'hostie, nous le retrouvons lui-même, comme aliment et comme victime ; dans le pape, comme docteur infaillible et suprême pasteur, divinement secondé par l'Archange saint Michel.

 Dans le terrible et perpétuel combat de Lucifer contre la Papauté, le successeur de Pierre n'est donc jamais seul pour soutenir l'épouvantable lutte ? Non, répond saint Basile, car Dieu a constitué saint Michel pour Ange gardien du Chef visible de l'Eglise, Ange gardien qui, dans la suite des temps, nous apparaît toujours le protecteur, le conseiller et le vengeur de la papauté. Saint Michel secondera toujours le Vicaire de Jésus-Christ, il combattra pour lui et avec lui, il le soutiendra dans ses preuves, il le fera triompher de ses ennemis.

 Les annales de l'Eglise nous fournissent des preuves évidentes de cette protection.
A l'origine, saint Michel garde la papauté au milieu de la persécution du glaive, persécution brutale de la force matérielle, qui aurait noyé l'Eglise dans des flots de sang, si la main de Dieu n'avait conduit la barque de Pierre.
Dès lors, on voit se réaliser tous les calculs de l'ennemi du Christ ; les puissants du siècle forment des complots pour arrêter les progrès de l'Evangile et étouffer les germes de la sainte doctrine. Les prisons les plus obscures, les chaînes rivées avec soin aux mains et aux pieds des confesseurs, les gardes choisis parmi les plus féroces et les plus aguerris, les glaives les mieux affilés, les promesses les plus séduisantes et les menaces les plus terribles, rien n'est épargné pour assurer le triomphe de Satan et de ses suppôts.
Mais l'Ange de la papauté est là. Il attend la veille du jour où les esprits de ténèbres doivent consommer leur oeuvre d'iniquité. Et alors, à la prière des fidèles, il pénètre dans la prison où Pierre est captif et chargé de chaînes ; il frappe d'aveuglement les émissaires d'Hérode ; il dit au Pontife : levez-vous et suivez-moi. Et aussitôt tous les obstacles disparaissent et Pierre est rendu à la liberté !
L'Eglise est ravie de joie, et c'est à peine si elle croit à son bonheur. Mais il est impossible de le nier : c'est bien le pape qui est délivré de sa prison. Il peut de nouveau faire entendre sa voix à toutes les nations. Son Ange a dit comme autrefois : Qui est semblable à Dieu ?
Il y a plus ; les bourreaux deviennent les victimes ; ceux qui devaient immoler le pape sont soumis à la question et livrés à la mort. Hérode épouvanté prend la fuite et va fixer sa demeure loin du séjour de Pierre.
Ce n'est jamais impunément qu'on s'attaque au rocher inébranlable sur lequel Jésus-Christ a bâti son Eglise.
Voici l'intrépide Léon le Grand en face du terrible Attila. Qui dons fait reculer à sa voix le fléau de Dieu ? Le barbare a vu près de Léon un céleste guerrier brandissant une épée et le menaçant de mort, s'il n'obéit au Pontife désarmé. Lui seul l'a vu, lui-même le déclare à ses officiers, surpris d'une pareille obéissance.
Au IX° siècle, les Sarrasins inondent l'Italie et veulent faire de Rome une cité musulmane, mais le souverain Pontife Léon IV triomphe de l'invasion, grâce à la protection de saint Michel. C'est pour l'attester qu'il fait bâtir, au Vatican, un temple dédié à l'Archange des combats.
Notons encore l'appui que saint Michel donna à Grégoire VII dans ses luttes contre Henri IV, l'inique empereur d'Allemagne. Rome était menacée du feu, de la famine et du pillage, quand elle voit accourir les Normands qui la délivrent. Leur chef visible était Roger Guiscard, mais leur guide céleste était le Prince des Anges.

 Il faudrait résumer la vie de chacun des papes, depuis saint Pierre jusqu'à Léon XIII glorieusement régnant, si nous voulions relater tous les effets de la merveilleuse protection de l'Archange saint Michel, en faveur des souverains Pontifes et de l'Eglise. Voilà pourquoi les papes lui ont érigé tant de sanctuaires et les ont enrichis de si précieuses indulgences ; pourquoi ils lui ont consacré tant d'hymnes et de prières ; pourquoi ils ont recommandé son culte d'autant plus instamment que l'Eglise était plus menacée. Aux jours de schisme et de persécution, à l'heure des plus furieux assauts du monde et de l'enfer, ils se réfugient toujours sous le bouclier de saint Michel, vainqueur de Satan.

 Combien, par exemple, Pie IX, de sainte mémoire, a sollicité et obtenu de faveurs signalées par l'entremise de l'Ange gardien des papes ! N'est-ce pas ce céleste protecteur qui favorisa si merveilleusement sa fuite à Gaëte, puis sa rentrée triomphante à Rome, et qui, jusqu'à la mort du Pontife, le défendit contre ses ennemis frémissants ? il était désarmé, captif, et cependant toujours puissant, toujours respecté. Saint Michel était là pour protéger le Vicaire du Christ. Il en est de même pour son auguste successeur Léon XIII. Puisse-t-il, comme Léon le Grand, refouler les nouveaux barbares, comme il a déjà jeté sur la fin de notre siècle, à l'exemple de Léon XI, une splendeur si grande, que l'histoire pourra nomme le XIX° siècle, le siècle de Léon XIII !

 Oui, saint Michel continue sa mission ; il veille jour et nuit. S'il permet à Satan de nouer des intrigues, il l'empêche de triompher. L'épreuve est parfois longue et douloureuse. Le courage faiblit dans un grand nombre d'âmes ; Jésus-Christ semble sommeiller et la barque de Pierre est violemment agitée par les flots ; mais la barque de l'Eglise ne sera jamais submergée, car son divin pilote commande aux vents et aux marées. Dieu est patient, parce qu'il est éternel ; l'Eglise souffre longtemps, parce qu'elle est immortelle.

 En ce mois consacré à honorer tout spécialement saint Michel, prions ce puissant Ange gardien de notre S. P. le Pape, de veiller plus particulièrement sur lui, de le fortifier, de le consoler, à l'heure où il est en butte aux traits et aux pièges de ses ennemis. Qu'il triomphe de l'enfer, pour la plus grande gloire de Dieu et de sa sainte Eglise !

> Extrait de "L'Ange Gardien" n° 5, Septembre 1896, pp.146-151.

Publié dans Spiritualité

Nouveau rite : réfutation d'un article du site Laquestion

Publié le par Clément LECUYER

 Les lecteurs pourront retrouver désormais une réfutation complète d'un récent article du site Laquestion censé démontrer la validité du nouveau rite promulgué par Mgr Montini (Paul VI) en 1968.

 1. Les prétendus sacrements de ce qui n'est pas l'Eglise sont invalides par M. J-P Bontemps que nous remercions.

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 2. Concernant le décret aux arméniens, la 'réforme' de Pie XII et celle de Paul VI par Clément Lecuyer

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Annonces

Publié le par Clément LECUYER

- Dimanche 3 octobre : Mgr Geert Stuyver célèbrera la Messe rue Bleue à Paris et confèrera le sacrement de confirmation en début d'après-midi.
- Samedi 16 octobre après-midi : conférence à Paris de l'abbé Ricossa, directeur de la revue Sodalitium, sur la condamnation du Sillon par saint Pie X et son opposition à l'enseignement de Benoît XVI.

Source : Sodalitium,  site de l'Institut Mater Boni Consilii

Pour réfuter les calomnies historiques faites contre certains Papes

Publié le par Clément LECUYER

  Depuis le fondement de la sainte Eglise catholique, les Papes ont toujours été constamment calomniés et attaqués par les ennemis de l'Eglise : gallicans, protestants, anti-infaillibilistes, modernistes, athées... Aujourd'hui, une grande partie de la "Tradition" (en particulier la FSSPX) suit les traces de ces hérétiques !

  Plusieurs historiens ecclésiastiques réputés et qualifiés ont pris courageusement  la défense de ces Papes (saint Pierre, Honorius, saint Libère, saint Marcellin, Boniface VIII...) régulièrement accusés à tort. Parmi eux, nous pouvons cité le cardinal BEGIN et l'abbé Constant. Nous mettons donc en ligne leurs écrits.
 
- le Cardinal Louis Nazaire BEGIN, docteur en théologie, spécialiste en histoire ecclésiastique, sacré évêque puis nommé cardinal au Québec. En 1873, il a publié un important ouvrage afin de réfuter les calomnies lancées contre la Papauté : "La primauté et l'infaillibilité des souverains pontifes" (428 pages). Son livre, extrêmement pertinent et complet, peut être téléchargé par PDF ICI.

Sommaire :

1. La primauté des Papes dans les premiers siècles.
2. L'orthodoxie de Saint Pierre - Les Papes Eleuthère et Victor - Controverse des rebaptisants
3. Les Papes Saint Callixte et Saint Marcellin - La papauté dans ses rapports avec les Conciles généraux
4. L'arianisme et le Pape Libère
5. Le Pape Zozime et l'hérésie pélagienne - Le Pape Vigile et les trois chapîtres
6. Le Pape Honorius et le monothélisme
7. Les fausses décrétales d'Isidore Mercator - La papesse Jeanne
8. Saint Grégoire VII et son siècle
9. Le Pape Boniface VIII jugé par l'histoire
10. Les Papes d'Avigon - Le procès des templiers - Le grand schisme d'Occident - Galilée - Suppression de la Compagnie de Jésus - Les Papes et la Bible - Conduite privée des Papes - Services rendus au monde par la papauté - Pie IX


- l'abbé CONSTANT a lui aussi écrit un important dossier intitulé : "L'histoire et l'infaillibilité des Papes" (1869).   Cet ouvrage, préciset complet, réfute magistralement les accusations faites contre de nombreux Papes.

Sommaire :

- Premier Tome (423 pages)  :

1. La primauté de Saint Pierre
- Primauté annoncée
- Primauté établie
- Primauté exercée
- Primauté transmise
2. Eleuthère était-il montaniste ?
3. Saint Victor a-t-il été montaniste ?
4. Saint Etienne a-t-il contredit le Pape Corneille ? Ce qu'il pensait du baptême des hérétiques
5. Saint Marcellin : accusation d'idôlatrie
6. Sylvestre : qui a convoqué et présidé le Concile de Nicée ?
7. Libère : est-il tombé dans l'arianisme ?
 
- Deuxième Tome (478 pages) :

8. Zozime : a-t-il embrassé le pélagianisme
9. Célestin : canons supposés
10. Gélase : son sentiment sur la présence réelle
11. Vigile : ses variations sur les trois chapitres
12. Grégoire 1er, dit le Grand, refuse le titre d'évêque universel
13. Boniface VIII reçoit de Phocas le titre d'évêque universel
14. Honorius : a-t-il été monothélite ? Sa condamnation au sixième Concile oecuménique
15. Martin Ier : accusation d'ignorance - Zacharie : Affaires des antipodes - Calixte III : La comète de 1456
16. Adrien Ier a-t-il remis  l'évêque de Mtez une collection de fausses décrétales ? Alexandre III et plusieurs autres Papes en ont-ils fait usage ?
17. Jean VIII : sa conduite envers Photius ; son sentiment sur la procession du Saint-Esprit
18. Autres reproches de contradictions :
19. Grégoire VII : son sentiment sur la transsubstantiation
20. Boniface VIII : reproches divers - Accusation d'hérésie
21. Jean XXII : son opinion sur la vision béatifique
22. Jean XXIII, Clément IX, Clément XI, Benoit XIV, Pie VII, Grégoire XVI : ont-ils condamné la traduction de la Bible en langue vulgaire ? Ont-ils interdit la lecture de la Bible aux fidèles ?

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Le Pape Benoît XV dénonce les catholiques qui cherchent à dénigrer la papauté en accusant des Papes d'hérésies :

« Et ces Pontifes, qui osera dire qu’ils aient failli, même sur un point, à la mission, qu’ils tenaient du Christ, de confirmer leurs frères ? Loin de là : pour rester fidèles à ce devoir, les uns prennent sans faiblir le chemin de l’exil, tels les Libères, les Silvère, les Martin ; d’autres prennent courageusement en main la cause de la foi orthodoxe et de ses défenseurs qui en avaient appelé au Pape, et vengent la mémoire de ceux-ci même après leur mort. » (Encyclique Principi Apostolorum, 5 octobre 1920)

"Papes hérétiques" : concernant des prétendues citations des Papes Adrien VI et Pie IX

Publié le par Clément LECUYER

  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/39/Hadrian_VI.jpg/280px-Hadrian_VI.jpg   Face aux hérésies et au modernisme des prétendus "papes" qui se succèdent sur la chaire de Pierre depuis Vatican II (Paul VI, J-P II et Benoît XVI), certains prétendent qu'il est possible que le Vicaire du Christ puisse tomber dans l'hérésie. Ainsi, pour tâcher de prouver ses dires, l'abbé Boulet (FSSPX) dans une de ses études en 2004 se base essentiellement sur des propos qu'aurait tenus le Pape Adrien VI († 1523). Le site La Question vient récemment d'y faire référence afin de tenter de réfuter la position "sédévacantiste". Voici cette fameuse citation  :
 

  "Si dans l'Église Romaine, on considère la tête ou le pontife, il est hors de question qu'un Pape peut errer dans les domaines touchant à la foi. Il le fait quand il enseigne une hérésie par son jugement propre ou par ses décrets. En vérité, beaucoup de Pontifes Romains ont été hérétiques. Le dernier en date était le Pape Jean XXII (†1334). "

 Nous pouvons constater que l'abbé Boulet - tout comme le site laquestion - n'indique aucune source. Faut-il s'en étonner ? Non, car d'après les recherches de l'abbé Zins, cette citation provient d'un ouvrage mis l'index par l'Eglise. La source exacte de cette citation du pape Adrien VI est celle-ci : Quaest. in IV Sent.; cité in Viollet, L'infaillibilité pontificale et le Syllabus :
 

" La Sacrée Congrégation des Éminentissimes et Révérndissimes cardinaux de la Sainte Église, préposés et délégués par Notre Très Saint Père le Pape Pie X et le Saint-Siège apostolique à l'indication des livres contenant une doctrine mauvaise, à leur proscription, à leur expurgation et à la permission de les lire dans tout l'univers chrétien, réunie dans le palais apostolique du Vatican, le 5 avril 1906, a condamné et condamne, a proscrit, et a ordonné et ordonne d'ajouter à l'Index des livres défendues les ouvrages suivants : Paul Viollet, L'infaillibilité du Pape et le Syllabus. Etude historique et théologique. Besançon-Paris, 1904

 C'est pourquoi, que nul, de n'importe quel grade ou condition, n'édite à l'avenir, en n'importe quel lieu et en n'importe quelle langue, les oeuvres susdites, condamnés et proscrites, ne les lise et n'ose les garder, sous les peines indiquées dans l'Index des livres défendus.

  Sur l'ordre de Notre Saint Père le Pape Pie X, je, sécrétaire, ai relaté tout ce qui précède. Sa Sainteté a approuvé le décret et a ordonné de le promulger. "

 Donné à Rome le 5 avril 1906.

 André, card. Steinhuber, Préfet

Par ailleurs, il y a quelques années, l'abbé Belmont  avait réagi en écrivant un article dans son bulletin Notre-Dame de la Sainte Espérance, (n° 219) :

" En vérité, c’est chez les ennemis de l’Église qu’on trouve citée cette (prétendue) déclaration d’Adrien VI.Ainsi dans la justification des évêques schismatiques d’Utrecht :  

« Déclaration des évêques de Hollande adressée à toute l’Église catholique et acte d’appel des bulles d’excommunication lancées contre eux par Léon XII les 25 août 1825 et 13 janvier 1826 ». En vérité, ces révoltés ne mettent pas dans la bouche d’Adrien VI le nom de Jean XXII, que l’auteur canadien place [sans vergogne] à l’intérieur de ses guillemets.

 On trouve encore le texte latin de cette "citation" dans une histoire protestante des dogmes chrétiens (celle d’Eugène Haag) et ce texte latin porte : plures enim fuerunt pontifices romani hæritici, ce qui en vérité veut dire plusieurs, et non pas beaucoup.

 En vérité, on retrouve cette citation chez les gallicans de tout poil, trop contents de l’aubaine.

 En vérité, aucun de ceux qui citent ce texte ne fait référence à un acte pontifical. Il semble plutôt qu’ils l’attribuent à un livre publié par Adrien VI (Adriaan Florensz) De ministro Confirmationis (sent. iv, art. 3) que d’ailleurs ils citent de seconde main (au mieux) à travers l’historien Jean de Launoi, qui fut le maître ès gallicanismes de Bossuet au collège de Navarre, et un précurseur des encyclopédistes.

 Pour ma part, je n’ai rien trouvé de semblable ni d’approchant dans mon Grand Bullaire Romain."

  Mais ce n'est pas tout. L'abbé Boulet et le site laquestion tentent de nous faire croire que "le Bienheureux Pape Pie IX (†1878) a reconnu le danger qu'un pape soit hérétique et "enseigne (…) contrairement à la foi Catholique", et il a ordonné: "ne le suivez pas".  Il dit encore: "si, dans le futur, un pape enseigne quoi que ce soit contre la foi Catholique, ne le suivez pas." (Lettre à Mgr. Brizen)."
 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1008626.jpg 


  Etonnante déclaration  du Pape qui a promulgué  le dogme de l'infaillibilité pontificale ! Il s'agirait d'une lettre que le pape Pie IX aurait adressée à un certain Mgr Brizen. Là encore, aucune référence donnée. Rien d'étonnant puisque, après de longues recherches,  nous ne trouvons aucune trace d'un Mgr Brizen au XIX° siècle ! En revanche, sous le pontificat de Pie IX, un diocèse portait comme nom  "Brixen", diocèse ayant eu deux évêques :  Mgr Bernhard Galura (év. de 1829 à 1856) et Mgr Vinzenz Gasser (év. de 1856 à 1879).
 
M. l'abbé Belmont :


"En vérité, le Canadien, qui prend ce texte à son compte, ne cite pas un seul fait : ce serait dangereux, ses lecteurs pourraient aller vérifier ; on est prié de le croire sur parole. Voilà quelqu’un qui insulte l’Église, et il voudrait qu’on le croie sur sa seule parole. C’est une sorte de cléricalisme à rebours.

 Non seulement ce serait dangereux de citer un nom, mais il faudrait aussi en être capable. Les théories des ennemis de l’Église à propos des Papes Vigile, Honorius ou saint Libère ont été réfutées par les meilleurs historiens catholiques, en particulier par Dom Guéranger (La Monarchie pontificale ou encore Défense de la sainte Église romaine). Quant à Jean XXII (le Pape qui a canonisé saint Thomas d’Aquin), il s’agit d’un fameux sermon qui mit la chrétienté en feu, mais qu’on ne peut déclarer hérétique, sinon par anachronisme.

 L’auteur canadien appartient à ces gens pour lesquels la théologie consiste à tenter de prendre leur Mère en défaut, je veux dire à chercher (et à prétendre trouver) des exemples historiques dans lesquels l’Église se serait trompée, afin d’y découvrir un prétexte à faire ce que bon leur semble – c’est-à-dire n’importe quoi. Ce n’est pas de la théologie, c’est de l’impiété.

 Tout cela est malhonnête et d’une nullité affligeante.

 Voici un exemple de cette nullité : le « Mgr Brizen », appelé au secours comme destinataire d’une lettre de Pie IX, n’existe pas. Il s’agit de Mgr Vincenz Gasser (1809-1856-1879) prince-évêque de Brixen ou Bressanone (Tyrol du sud, aujourd’hui en Italie). Et la lettre que Pie IX est censé lui avoir adressée est inconnue au bataillon : serait-elle, elle aussi, le fruit d’un cauchemar qui a impressionné un esprit faible?"

 Notre-Dame de la Sainte Espérance, (n° 219)

 

 Affligeant ! Aller chercher des prétendues déclarations chez les ennemis de l'Eglise ou en inventer pour crédibiliser des thèses fausses, voilà où mène le combat de ceux qui rejettent coûte que coûte la position catholique dite sédévacantiste

  "Un Pape peut enseigner des hérésies" nous dit-on. Non ! Aucune déclaration sérieuse de Papes ou de docteurs de l'Eglise ne peut être trouvée en faveur de cette affirmation car le Siège apostolique "est toujours pur de toute erreur doctrinal [...] sa foi est à jamais indefectible" (Constitution dogmatique Pastor Aeternus - Concile vatican I).

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 Rappel sur deux raisonnements qui aboutissent, avec certitude, à la position dite "sédévacantiste" :

    Premier raisonnement :

1. Le Pape, en tant que tel, ne peut ni enseigner, ni promulguer une hérésie (vérité de foi enseignée par  Notre Seigneur, les docteurs de l'Eglise, les Papes et le Concile Vatican I)
2. Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont enseigné et/ou promulgué des hérésies et des erreurs contre la Foi.

3. Ils ne peuvent donc pas détenir l'autorité pontificale. Ce ne sont pas de vrais Papes.

Plus de précisions ICI 

    Second raisonnement :

1. Tout catholique doit être soumis au Pape
2. La foi nous commande de rejeter les déclarations de Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI et de leur résister

3. La foi nous assure donc que ces prétendus Papes sont démunis d'autorité pontificale.

Plus de précisions ICI

> EDIT du 17 octobre 2011 : Le Pape Adrien VI et l'infaillibilité pontificale : les mensonges du blog La Question

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