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Monsieur l'abbé Joseph VERITE nous a quittés

Publié le par Clément LECUYER


Pie Jesus Domine, dona ei requiem sempiternam !

  Il nous a fallu attendre aujourd'hui pour pouvoir annoncer publiquement la triste nouvelle connue par beaucoup d'entre vous : M. l'abbé Joseph VERITE, âgé de 90 ans, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, le 26 août. Ses obsèques, célébrées par M. l'abbé G. ROGER, ont eu lieu ce matin dans la petite chapelle Saint Joseph de LORIENT, chapelle que l'abbé Vérité a longtemps desservie.

 Ordonné avant le Conciliabule Vatican II, l'abbé Vérité est entré rapidement dans la résistance contre le modernisme conciliaire. C'était le prêtre non una cum le plus âgé (à notre connaissance).  Il est surtout connu pour les remarquables retraites de Saint Ignace qu'il prêchait fréquemment malgré ses difficulté es de santé. C'était également un excellent conseiller, notamment en matière de famille.

 Prions pour le repos de l'âme de ce valeureux et courageux prêtre qui a donné sa vie pour l'Eglise et pour Notre Seigneur.

EDIT : le site catholicapedia nous donne des informations supplémentaires ; les voici :

 L’inhumation a eu lieu dans le cimetière de Pluneret où repose également Monseigneur de Ségur.

*****

Abbé Joseph Vérité

Les dernières heures de l’abbé Joseph Vérité à Pluneret (Morbihan – France)
qui a rendu son âme à Dieu le jeudi 26 août à 2h45 du matin

 Selon les trois personnes (un homme et deux femmes comme témoins) présentes :

« Dans les trois heures (de minuit à presque 3h) qui ont précédé son agonie, Monsieur l’abbé Vérité – qui ne pouvait plus parler depuis trois jours – a eu soudainement un visage “illuminé” et radieux !

« À un moment, il s’est mis à parler : “Je vous salue…” puis il a chanté (faiblement) l’Ave Maria.

« Une de ses aides-soignantes lui dit alors “Qu’est-ce que vous avez Monsieur l’abbé ?”…

« “Comme vous avez un beau visage Monsieur l’abbé !”… il se mit alors à répéter : “Ave, Ave, Ave”…

« Ils se sont demandé ce que Monsieur l’abbé voyait ?…

« Il était comme en extase et probablement en présence de la Très Sainte Vierge Marie !

Abbé Joseph Marie Gabriel Vérité« Ils lui ont demandé : “Vous voyez la Sainte Vierge ?” et il a répété : “Alleluia, Alleluia”…

« Ensuite, son agonie a été très brève et n’a duré qu’un quart-heure… Il est entré dans son éternité paisiblement et sans douleur…

« Tout cela a duré de minuit à presque 3 heures du matin, avec des moments de calme mais toujours avec un visage radieux. »

*****

 Né le 15 septembre 1919 à Nantes, il entre au Petit Séminaire de Guérande à l’âge de 12 ans, est ordonné prêtre en 1945. Prédicateur infatigable des Retraites selon la méthode des Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola pendant 40 ans, il est entré dans son éternité le 26 août 2010 à trois semaines de ses 92 ans.

Abbé Joseph Vérité

« Restez fidèles ! »

La Très Sainte Vierge Marie, toujours vierge

Publié le par Clément LECUYER

  Il est courant aujourd'hui que des personnes viennent nous affirmer que Notre Seigneur a eu des frères et soeurs, donc que la Très Sainte Vierge Marie aurait donc eu d'autres enfants. Il y a quelques semaines encore, nous avons reçu ce message d'un lecteur :  "Jésus a-t-il eu des frères et des sœurs ? Beaucoup de catholiques vous diront que non, parce que la plupart de ceux-là ne lisent pas la Parole de DIEU, pourtant, lorsque vous êtes un lecteur (même novice) de la parole de DIEU, il est évident que Marie a eu d'autres enfants en dehors de Jésus."

 Les fêtes récentes de l'Assomption et du Coeur immaculé de Marie sont l'occasion pour rappeler ce qui en est.

http://www.salvemariaregina.info/Images/OurLadyofFatima1.jpg

 1. L’Eglise confesse que Marie est « toujours Vierge »

 La virginité perpétuelle de Marie exprime que la conception et la naissance de Jésus ont été miraculeuses et que Marie est restée vierge ensuite, sans donner vie à d’autres enfants. Ce fait a une signification profonde : la virginité de Marie signifie sa consécration totale à Dieu, corps et âme, dans le prolongement du « oui » donné à l’Incarnation : Marie était une âme toute entière consacrée à Jésus et à sa mission dans l’histoire du salut. Elle a conçu Jésus dans son corps mais elle l’avait avant conçu dans son cœur (St Augustin). Fidèle à l’Alliance et pleinement ouverte à l’action créatrice de l’Esprit Saint, elle attendait tout de Dieu : telle est la sublime signification de sa totale virginité.

2. Il s’agit d’une tradition remontant aux origines

 Les évangélistes insistent sur la conception virginale de Jésus. La virginité pendant et après l’enfantement a été ensuite affirmée par tous les Pères sauf Tertullien, en particulier saint Ambroise et saint Augustin, (« virgo concepit, virgo peperit, virgo permansit ») qui réagirent vigoureusement contre ses détracteurs. Saint Jérôme réfuta Helvidius qui proposait Marie comme modèle des mères de familles nombreuses. Saint Thomas d’Aquin pourra dire : "C’est une abomination l’erreur d’Helvidius qui dit que Marie engendra d’autres fils à Joseph".

Lire :  (Saint Jérôme défend la virginité de Marie).

3. C’est un dogme de foi affirmé depuis les anciens conciles jusqu’à aujourd’hui

 Le second Concile de Constantinople (en 553) précisa que Marie est « toujours vierge », puis le Concile du Latran (en 649) reçu par toutes les Eglises, le réaffirma. Pie XII l’a rappelé en proclamant « ex cathedra » le dogme de l’Assomption.

Quels ont pu être les objections, les doutes ?

 Trois expressions de l’Ecriture ont suscité parfois quelques commentaires, même si elles n’ont pas troublé la foi des premiers lecteurs attentifs de l’Ecriture, qui connaissaient tous les contextes :

  • Objection 1. Le Nouveau Testament parle de Jésus comme « Premier né » (Lc 2,7 - récit de Noël) : cela veut-il dire qu’il y a eu un deuxième et un troisième enfant né de Marie ?
  • Objection 2. Il est aussi écrit : « Joseph ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils » (Mt 1,25). Comme l’expression biblique « connaître » désigne aussi les relations sexuelles, cela signifie-t-il que Joseph a connu Marie après le jour de l’enfantement ?
  • Objection 3. Enfin, dans le Nouveau Testament, 7 citations évoquent des « frères et sœurs » de Jésus : En Mc 6,3 et Mt 13,55 : « Celui-ci n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? ». Ac 1,14 parle des « frères de Jésus ». Ga 1,19 parle de « Jacques, le frère du Seigneur ». Jude 1 parle de « Jude frère de Jacques » (qui peut être le frère du Seigneur). Jn 2,12 évoque : « sa mère, ses frères et ses disciples ». Et Mt 12,46 et ses parallèles parlent de « sa mère et ses frères ». Marie aurait-elle donc eu d’autres enfants ?

Les réponses aux objections

  • L’objection 1 n’a pas de poids : Jésus « Premier né » ne signifie pas qu’il y a eu un second
    Luc note que Marie met au monde son fils premier-né (Lc 2, 7) mais que cela ne sous-entend pas qu’il y a eu un deuxième ou un troisième. Cette indication prépare la présentation de Jésus au Temple, avec le sacrifice prescrit par Moïse pour le rachat des premiers-nés ou, plus précisément, de ceux qui ouvrent le sein, expression biblique que Luc reprend (Lc 2,23). On rachetait le premier-né dans le mois qui suivait sa naissance, c’est-à-dire sans qu’on sache s’il aurait ou non un cadet.
     
  • L’objection 2 est aussi facile à surmonter :
    Mt 1, 25 insiste seulement sur la conception virginale de Jésus et n’implique aucunement des relations sexuelles entre Joseph et Marie après l’enfantement du Christ. Lorsque la Bible dit par exemple « Nos regards sont tournés vers le Seigneur notre Dieu jusqu’à ce qu’il nous prenne en pitié » (Ps 123,2) cela ne signifie pas qu’après avoir obtenu miséricorde, nos regards se détourneront de Dieu.
  • Une réponse complète à la troisième objection doit additionner plusieurs arguments forts :

    1. Jacques et Joset sont appelés « frères de Jésus » mais ils sont sûrement les fils d’une autre Marie
    Jacques, Joset (Mc) ou Joseph (Mt) - les premiers deux frères de Jésus nommés en Mc 6,3 et Mt 13,55 - étaient très probablement les fils d’une Marie différente de la mère de Jésus. Marc dit en effet : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé » (Mc 15,40). Cette « Marie » est encore appelée plus loin « Marie, [mère] de Joset » (15,47), puis « Marie [mère] de Jacques » (16,1). Lc 24,10 aussi fait mention de « Marie, celle de Jacques ». 
    Lire :  L'Apôtre Jacques, frère de Jésus ?

    2. Simon et Judes sont des cousins du Seigneur
    Simon était « le fils d’un oncle du Seigneur », « fils de Cléophas, frère de Saint Joseph », selon Hegesippe, originaire d’Orient, probablement de Syrie-Palestine, qui écrivit vers 150-200 des "mémoires" vers 150-200 dont Eusèbe de Césarée rapporte plusieurs extraits (Eusèbe, Histoire ecclésiastique III,11-12 et 19-20). Après le martyre de Jacques, Simon fut nommé évêque à "parce que c’était un second cousin du Seigneur": "second" est à comprendre en lien avec Jacques, qui devait donc être aussi le cousin de Jésus (et non pas son frère au sens strict).

    3. Les « frères et sœurs » de Jésus ne sont jamais appelés « fils ou filles de Marie ».
    Seul Jésus est appelé « le » fils de Marie, ou « le » fils du Charpentier. Et de la Vierge on dit seulement qu’elle est « la mère de Jésus ».

    4. Jésus n’aurait pas confié Marie à Jean au pied de la Croix (Jn 19, 26) s’il avait eu des frères de sang.
    Si Marie s’était remariée après son veuvage ou si elle avait eu d’autres enfants, elle n’aurait pas pu quitter les siens pour aller chez le disciple. Athanase, Hilaire, Epiphane et Jérôme y voient confirmée la virginité perpétuelle : « Si Marie avait des fils et si son mari était encore en vie, pour quel motif le Christ aurait-il confié Marie à saint Jean ? ». 
     

    5. Tout cela vient du fait qu’il n’y a pas de mot en hébreu ou en araméen pour dire « cousin ».
    Ce sont les mots « frères » et « sœurs » qui désignent la parenté proche. La tradition orale s’est fixée en araméen avant d’être écrite en grec dans l’Evangile. C’est dans cette culture orale que s’est fixée l’appelation « frères de Jésus » pour désigner ses proches parents. Ce « titre de gloire » reconnu aux cousins de Jésus fut conservé quand l’Evangile a été écrit ou traduit en grec, de même que les Septante ont traduit servilement l’original hébreu de l’Ancien Testament en utilisant le terme grec « frère » (« adelphos ») et non cousin (« anepsios ») lorsqu’il y a un rapport de parenté beaucoup de plus large. Il y a d’abondantes attestations de cet usage : par exemple Lot et Jacob qui sont les neveux, respectivement, d’Abraham, Gn 11,27; 14,12, et de Laban, Gn 29,12; sont appelés leurs frères (Abraham-Lot: Gn 13,8; 14,14.16 ; Laban-Jacob: Gn 29,15).

    6. Dans le grec néo-testamentaire, le mot frère a souvent une signification qui n’est pas biologique.
    Dans le texte grec du Nouveau Testament, le mot « frère » en grec (« adelphos ») se rencontre 41 fois avec le sens de « frères biologiques » ; « Frères » dans le sens « adeptes d’une même religion » est cité 213 fois ; « Frères » comme « collaborateurs proches » : 22 fois, dans les épîtres de Paul et Pierre ; Et « frères » comme « membres d’une même communauté ou famille » : 42 fois.

    7. Nouvel exemple de cet usage : la « sœur » de Marie au pied de la Croix, qui est sûrement sa cousine
    Jn 19, 25 parle d’une certaine Marie, sœur de Marie la mère de Jésus. Il ne peut bien sûr s’agir d’une sœur de sang ou même d’une demi-sœur car les parents n’auraient pas donné le même nom à deux enfants.
    Donc l’incertitude du mot « frère » ou « sœur » en grec est telle qu’il n’est pas sérieux de s’appuyer sur ce mot pour affirmer que Marie ait eu d’autres enfants. L’ensemble de ces arguments tirés de l’Ecriture apporte une réponse très sérieuse aux objections.

    8. Avec Marie « toujours Vierge » s’accomplissent aussi certains beaux textes de l’Ecriture
    « L’homme me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, celle qui fait face à l’orient ; elle était fermée. Le Seigneur me dit : " Cette porte restera fermée ; on ne l’ouvrira pas ; personne n’entrera par là ; car le Seigneur, le Dieu d’Israël, est entré par là ; elle restera fermée. » (Ezéchiel 44,1-2) C’est en faisant référence à cet oracle que saint Zénon de Vérone (U380) appelle Marie la « porte close » par laquelle, sans l’ouvrir, Jésus est entré dans le monde. La Vierge est aussi le « jardin clos », la « fontaine scellée » du Cantique des cantiques.

Extraits du site mariedenazareth.com

Interview de l’abbé Joven Soliman

Publié le par Clément

    Peu avant la reprise normale du site, nous relayons l'interview de M. l'abbé Soliman, prêtre qui a eu le courage de quitter la FSSPX en 2008. Le site résistance-catholique.org a assuré la traduction.

Interview de l’abbé Joven Soliman
par Thomas A. Droleskey
(publiée sur le site Internet Christ or Chaos)
le 25 juillet 2010

 

Nous saluons ici le courage de l’abbé Joven Soliman, qui avant l'abbé José Turco (le 5 avril dernier) est l'avant dernier prêtre à avoir quitté la FSSPX, pour dénoncer la malheureuse et inéluctable position de raliement de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X sous la direction de Mgr Fellay, en précisant toutefois que notre position repose avant tout sur la dénonciation de la secte conciliaire comme n’étant pas l’Église catholique.

Joven Soliman« J’ai quitté subitement la Fraternité Saint-Pie X le 6 septembre 2008. Je ne peux pas vous en donner le motif dans cette interview parce qu’il n’est pas d’ordre public. À tort ou à raison, j'ai considéré ma décision comme un acte de protestation. » Abbé J. Soliman, Entretien avec le Frère Pio, Fév. 2010

L’abbé Joven Soliman est fidèle à la mission de rechercher la conversion des non-chrétiens (des non-catholiques, en ce qui le concerne). Il reconnaît qu’aucun successeur légitime de saint Pierre ne pourrait seulement donner l’impression de réaffirmer les non-catholiques dans leurs fausses croyances religieuses ou de présenter comme « sacrés » leurs lieux de faux culte, qui ne sont rien d’autre que des antres du démon. Et il va de soi que pour ce motif, précisément, l’abbé Soliman est cloué au pilori par ceux-là mêmes qui l’admiraient naguère. C’est là le chemin du martyre blanc qui plaît autant au Très Sacré Cœur de Jésus et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie dont la fête liturgique est fixée au 22 août mais sera omise cette année puisqu'elle tombe ce prochain dimanche.

 

In Christo Rege.

Résistance catholique

 

  1. Lire l'Interview…
  2. Télécharger l'Interview en PDF PDF
  3. Lire l'Entretien de Février 2010 avec le Frère Pio…
  4. Télécharger l'Entretien de Février 2010 avec le Frère Pio en PDF PDF