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Vidéo : 'Benoît XVI' dans une mosquée

Publié le par admnistrateur





 Ratzinger enlève ses chaussures dans la mosqué (rituel obligatoire chez les musulmans) "lieu saint" des musulmans. Les mains croisées sur le ventre, comme le font les musulmans pour la prière, il a prié pendant quelques minutes.


Condamnation de l'Eglise catholique :

  « Certains nourrissent l'espoir que l'on pourrait facilement amener les peuples, en dépit des dissidences religieuses, à s'unir dans la profession de certaines doctrines admises comme fondement commun de vie spirituelle. En conséquence, ils tiennent des congrès, des réunions, des conférences fréquentées par un nombre assez considérable d'auditeurs; ils invitent aux discussions tous les hommes indistinctement, les infidèles de toute catégorie, les fidèles et jusqu'à ceux qui ont le malheur de s'être séparés du Christ ou qui nient âprement et obstinément la divinité de sa nature et de sa mission. DE PAREILS EFFORTS N'ONT AUCUN DROIT À L'APPROBATION DES CATHOLIQUES, CAR ILS S'APPUIENT SUR CETTE OPINION ERRONÉE QUE TOUTES LES RELIGIONS SONT PLUS OU MOINS BONNES ET LOUABLES... OUTRE QU'ILS S'ÉGARENT EN PLEINE ERREUR, LES TENANTS DE CETTE OPINION REPOUSSENT DU MÊME COUP LA VRAIE RELIGION: ILS EN FAUSSENT LA NOTION ET VERSENT PEU À PEU DANS LE NATURALISME ET L'ATHÉISME. IL EST DONC PARFAITEMENT ÉVIDENT QUE C'EST ABANDONNER LA RELIGION DIVINEMENT RÉVÉLÉE QUE DE SE JOINDRE AUX PARTISANS ET PROPAGATEURS DE PAREILLES DOCTRINES. Une fausse apparence de bien peut plus facilement, alors qu'il s'agit de favoriser l'union de tous les chrétiens, entraîner quelques âmes... SOUS LES SÉDUCTIONS DE LA PENSÉE ET LA CARESSE DES MOTS SE GLISSE UNE ERREUR INCONTESTABLEMENT DES PLUS GRAVES ET CAPABLE DE RUINER DE FOND EN COMBLE LA FOI CATHOLIQUE. La conscience de notre charge apostolique nous interdit de permettre que des erreurs pernicieuses viennent égarer le troupeau du Seigneur. ... Il est évident que LE SIEGE APOSTOLIQUE NE PEUT SOUS AUCUN PRETEXTE PARTICIPER A LEUR CONGRES et que les catholiques n'ont, à aucun prix, le droit de les favoriser par leur suffrage ou leur action... Est-ce que Nous pouvons tolérer - ce qui serait le comble de l’iniquité - que la vérité, surtout la vérité révélée, soit ainsi mise en discussion ?» Mortalium Animas, Pie XI, 6 janvier 1928




Sept arguments théologiques contre l'hérésie du "Pape hérétique"

Publié le par christus.vincit

  Albert Pighius, (1490 - 1542), théologien très apprécié par les papes de l'époque, (cité par St Bellarmin) avance sept arguments contre l'opinion funeste du "pape pouvant tomber dans l'hérésie" :


1. Le pape est la règle de la foi de tous les fidèles catholiques: s'il errait, un aveugle garderait un autreaveugle (ce qui serait contraire à la providence divine);

2. Que Pierre ne puisse pas errer est une croyance de l'Église universelle (tous les catholiques de tous les temps et de tous les lieux l'ont cru: donc cela est vrai) ;

3. La promesse du Christ en Matth. XVI, 18 : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » ;

4. La promesse du Christ en Luc XXII, 32 : «Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras converti , affermis tes frères »;

5. La nécessité de garder la cohésion: il faut un centre stable et solide (Rome), pour contrecarrer les forces centripètes (tant de peuples divers, vivant parfois dans des contrées hérétiques, ont besoin d’un pôle qui les maintienne dans la foi);

6. Il faut éviter les hérétiques (Tite III: 2. Théssaloniciens III). "Or il ne nous est permis en aucun cas de nous séparer de la tête du corps de l'Église: se séparer est être schismatique". Pierre est le fondement uni indissolublement à l'Église, contre laquelle les portes de l'enfer (… les hérétiques) ne prévaudront point: "ce qui ne se peut, si le pape était hérétique";

7. L’hérétique ou le schismatique n’ont pas le pouvoir de lier ou de délier (Sts. Athanase, Augustin, Cyprien, Hilaire). Or la plénitude de la puissance est nécessaire à la tête de l'Église visible. Donc Dieu ne permettra pas que le pape tombe dans l’hérésie.


Source : hierarchieae ecclesiasticae assertio, Cologne 1538 - livre IV, ch.8

 L'opinion d'un Pape hérétique va donc à l'encontre de la Foi. De plus, le magistère de l'Eglise a répondu à cette question que ce soit lors du dogme sur l'infaillibilité ou dans de nombreuses lettres, encycliques... Le Pape, le Vicaire du Christ, le Docteur des docteurs, l'Evêque des évêques ne peut pas dévier de la Foi et tomber dans l'hérésie

Pour la FSSPX, l'Eglise a perdu la foi ! C'est une hérésie !

Publié le par administrateur

 Nous reprenons ici un message du site ami "résistance-catholique". Nous partageons entièrement ce qui y est écrit :


 S’obstinant à vouloir reconnaître l’église Conciliaire et sa hiérarchie comme étant l'Église Catholique, la FSSPX en vient à diffuser de véritables hérésies.

Dans son encyclique Satis cognitum, Léon XIII nous dit :

« Celui qui, même sur UN seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement ABDIQUE TOUT A FAIT LA FOI, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi » !

 Voici l’intention de prière (validée par le Supérieur du District de France !) que nous pouvons lire dans le bulletin des Foyers adorateurs du mois de mai 2009 qui vient de nous être adressé :

« Qu’au milieu de la tempête, l'Église se rende compte de la gravité de la crise, retrouve la foi et l’enseigne partout et à tous » (?!).

Bulletin des Foyers adorateurs du mois de mai 2009 (FSSPX)

http://www.laportelatine.org/district/oeuvres/foyersad/bulletin/foyers200905.pdf

 Déjà, en 2004, la FSSPX déclarait dans sa brochure « De l’œcuménisme à l’apostasie silencieuse » éditée par la « Lettre à nos frères prêtres » dirigée à ce moment-là par l’abbé de la Rocque :

« L’Église catholique n’agit plus en phare de la vérité qui illumine les cœurs et dissipe l’erreur, mais plonge l’humanité dans la brume de l’indifférentisme religieux et bientôt dans les ténèbres de l’apostasie silencieuse » (?!).

« …nous vous supplions de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que le Magistère actuel retrouve bien vite le langage multiséculaire de l'Église… C’est alors que l'Église catholique redeviendra tout à la fois phare de vérité et port de salut… » (?!).

 Selon les responsables de la FSSPX, le Magistère aurait donc perdu le langage multiséculaire de l'Église !

 Mais le Magistère n’est-il pas précisément le « langage de l'Église » ?

 Par ailleurs, comment l'Église pourrait ne plus être « phare de vérité et port de salut pour le monde » ? N’est-ce pas là une hérésie contre l’indéfectibilité de l'Église ?

 Lorsqu’elle affirme que, par son Magistère, l'Église peut enseigner l’erreur, la FSSPX ne se détourne-t-elle pas gravement du 9e article du Credo par lequel nous déclarons croire en la « sainte Église catholique » ?

L'Église catholique, l’Épouse mystique de Notre Seigneur Jésus-Christ peut-elle perdre la foi ?

Que nous dit l'Église à ce sujet ?

Saint Pie X

Saint Pie X

Le catéchisme de Saint Pie X nous enseigne :

« L'Église peut-elle se tromper en ce qu’elle nous propose de croire ?

Non, dans ce qu’elle nous propose de croire, l'Église ne peut pas se tromper, parce que, selon la promesse de Jésus-Christ, elle est toujours assistée du Saint-Esprit ».

Ou encore :

« L'Église catholique est donc infaillible ?

Oui, l’ÉGLISE est infaillible. Aussi, ceux qui rejettent ses définitions perdent la foi et deviennent hérétiques ».

S.S Pie XI

S.S Pie XI

Le Pape Pie XI, dans Mortalium Animos, (1928) déclarait :

« Car, jamais au cours des siècles, l'Épouse mystique du Christ n'a été souillée, et elle ne pourra jamais l'être, au témoignage de Saint Cyprien: ‘L'Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu'une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l'inviolabilité d'un seul foyer’ » (De cath. Ecclesiae unitate, VI).

« Aussi, dans aucun temps, elle ne saurait cesser d'attester et de prêcher la vérité de Dieu, laquelle guérit tout ; elle n'ignore pas qu'il lui la été dit : ‘Mon Esprit, qui est en toi, et mes paroles que j'ai déposées dans ta bouche, ne s'éloigneront jamais de ta bouche depuis ce jour jusqu'à l'éternité’ » (Isaïe LIX, 21).

La FSSPX s’oppose donc au Magistère de l'Église

et, par ses hérésies, fait perdre la foi aux fidèles !

 Plusieurs positions de la FSSPX vont directement à l’encontre des enseignements continuels de la sainte Église, en particulier de ceux du sixième Concile Œcuménique tenu en 681 :

« Fidèle à ce qu'elle a reçu de ses fondateurs les Princes des Apôtres, l'Église de Rome demeure sans tache jusqu'à la fin, depuis le commencement de la foi chrétienne ; et cela, en vertu de la divine promesse du Seigneur et Sauveur, lorsqu'il a dit, dans les saints Évangiles, au Chef de ses disciples : ‘Pierre, Pierre, voici que Satan a demandé à vous passer tous au crible comme le froment ; mais Moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Et toi, quand tu seras converti, confirme tes frères.’

Considérez donc que c'est le Sauveur du monde, le Seigneur de qui vient la foi, qui a promis que la foi de Pierre ne défaillirait pas, et qui lui a recommandé d'y affermir ses frères ».

« Pierre, J'ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas » (Luc XXII, 32).

« Quelqu’un sera-t-il donc assez fou pour oser penser que la prière de celui pour qui vouloir c’est pouvoir puisse être sans effet sur un point ?

Le Siège du prince des apôtres de l'Église romaine, n’a-t-il pas, soit par Pierre lui-même, soit par ses successeurs, condamné, réfuté et vaincu toutes les erreurs des hérétiques ? N’a-t-il pas confirmé les cœurs des frères dans la foi de Pierre, qui jusqu’à maintenant n’a pas failli et qui, jusqu’à la fin ne faillira pas ? »

(Lettre In terra pax du 2 septembre 1053 de Léon XI)

 Si l'Église a perdu la foi, comment la FSSPX peut-elle encore croire la promesse de Notre Seigneur faite à Saint Pierre par laquelle Il nous assure que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas » contre Son Église ?

Par ses positions absolument contraires à la foi (sur lesquelles nous reviendrons prochainement) et sous une apparence de bien (la prière), la FSSPX corrompt non seulement ses œuvres mais également les âmes qui s’y dévouent !

Nous avions récemment été alertés par plusieurs de nos correspondants sur le fait que les retraites de Saint Ignace (à Gastines, Caussade mais aussi au Pointet) étaient devenues, depuis quelques temps, l’occasion pour la FSSPX de conditionner les fidèles à son « processus » de ralliement, notamment en louant mensongèrement le texte impie du Motu Proprio de 2007 et en présentant Ratzinger-Benoît XVI comme un « restaurateur de l'Église » (?!).

Aujourd’hui, ce sont les Foyers adorateurs qui deviennent un nouveau vecteur des erreurs de la FSSPX.

Devant le peu de réaction suscitée par la répétition d’erreurs aussi évidentes enseignées publiquement par les clercs de la FSSPX, nous nous demandons combien de fidèles et de prêtres connaissent encore ou comprennent seulement leur Acte de foi qui dit :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous nous avez révélées et que Vous nous enseignez par Votre Église, parce que Vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper ».

 Ce simple Acte de Foi anathémise la FSSPX !

Prions afin de garder la Foi (qui nous procure la vie éternelle). Méditons et récitons très souvent l’acte de Foi, et surtout ne suivons pas la FSSPX dans de telles hérésies.

In Christo Rege.

Résistance catholique

Ratzinger se recueille à la mosquée d'Amman

Publié le par admnistrateur

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/depeche_medium/afp/photo_1241885884391-1-0.jpg

 Ratzinger s'est rendu pour la deuxième fois de son "pontificat" dans une mosquée commettant ainsi un acte supplémentaire d'apostasie publique.


- Le Pape Pie XI : "En conséquence ils [les hérétiques] tiennent des congrès, des réunions, des conférences fréquentées par un nombre assez considérable d'auditeurs ; ils invitent aux discussions tous les hommes indistinctement ; les infidèles, et jusqu’à ceux qui ont le malheur de s’être séparés du Christ ou qui nient âprement et obstinément la divinité de sa nature et de sa mission.
De pareils efforts n'ont aucun droit à l'approbation des catholiques, car ils s'appuient sur cette opinion erronée que toutes les religions sont plus au mains bonnes et louables, en ce sens qu'elles révèlent et traduisent toutes également quoique d'une manière différente, le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous incline avec respect devant sa puissance." (Mortalium Animos)

... Il est évident que
le siège apostolique ne peut sous aucun prétexte participer a leurs congrès
et que les catholiques n'ont, à aucun prix, le droit de les favoriser par leur suffrage ou leur action... Est-ce que Nous pouvons tolérer - ce qui serait le comble de l’iniquité - que la vérité, surtout la vérité révélée, soit ainsi mise en discussion ?... (Mortalium animos, 6-1-1928)

Réponse à certaines accusations faites contre Mgr DOLAN

Publié le par Christus.vincit

Réponse à certaines accusations faites par la Fraternité Saint Pie X.
Mgr. Daniel L. Dolan - www.traditionalmass.org

Texte d’une conférence donnée à l’école Saint-Joseph, à Serre-Nerpol (Isère) le 17 octobre 1999.

C’est à la mère Marie-Monique que je m’adresse tout d’abord pour la remercier de m’avoir invité ici à Serre-Nerpol afin de donner cette conférence. J’ai été calomnié à travers toute la France par la Fraternité Saint Pie X, et je lui suis reconnaissant de m’avoir offert cette opportunité pour répondre à mes calomniateurs. Cette réponse n’est pas motivée par des intérêts personnels, mais par des intérêts qui touchent à l’intégrité de la foi puisque le combat que nous entreprenons est un combat essentiel à la préservation de ce que nous avons reçu de nos ancêtres catholiques.

Durant cette conférence, j’aborderai quatre problèmes : (1) l’accusation portée par la Fraternité selon laquelle je suis un Vieux Catholique ; (2) l’accusation portée par certains d’entre eux selon laquelle mes ordres ne sont pas valides ; (3) les raisons pour lesquelles la position sédévacantiste est si importante dans la bataille contre le modernisme ; (4) pourquoi nous avons l’obligation de mener un apotolat séparé de celui de la Fraternité Saint Pie X.


I. L’accusation selon laquelle je suis relié aux Vieux Catholiques.

  En tout premier lieu, je tiens à préciser clairement que ma consécration n’a absolument aucun lien avec les Vieux Catholiques. Les Vieux Catholiques sont un petit groupe d’hérétiques qui s’est séparéde l’Eglise catholique en 1871 parce que, étant libéraux, ils ne croyaient pas dans l’infaillibilité pontificale. Ils prétendaient que la doctrine de l’infaillibilité pontificale était contraire aux enseignements de l’Eglise. Ce groupe hérétique demanda la consécration épiscopale des évêques jansénistes d’Utrecht en Hollande, et, petit-à-petit, ils organisèrent un apostolat parallèle à celui de l’Eglise catholique.

  J’ai été consacré par Mgr Pivanuras, lui-même consacré par Mgr Carmona qui avait été consacré par Mgr Thuc. Il n’y a pas de Vieux Catholiques dans cette filiation. Avant sa consécration en 1981, Mgr Carmona était professeur de séminaire et curé hautement respecté d’une paroisse du diocèse d’Acapulco au Mexique. Il était à tel point respecté que, même après sa consécration, l’évêque moderniste d’Acapulco, un de ses ancien élèves, le visitait régulièrement et l’écoutait humblement alors même que Mgr Carmona réprouvait ses crimes.

  Qui est Mgr Pivarunas ? Avant sa consécration Mgr Pivarunas était un prêtre du CMRI, une congrégation de prêtres et de religieux traditionalistes qui avait été fondée en 1969 par Francis Schuckhardt. Celui-ci était un laïc, un des responsables de la Blue Army (l’Armée Bleue), une fraternité dévouée à la Vierge Marie. Parce qu’il ne voulait pas accepter la Nouvelle Messe, il obtint la permission de fonder la Congrégation de Marie Reine Immaculée ou CMRI. C’était, et c’est toujours, une congrégation de prêtres, de frères et de religieuses qui sont dévoués à la préservation de la doctrine et de la messe pré-Vatican II. Ce groupe fut constitué en 1969 avec l’approbation de l’évêque du diocèse de Boise, en Idaho, au nord-ouest des Etats-Unis. Lorsque la Nouvelle Messe fut instituée, Francis Schuckhardt ne voulut avoir aucune relation avec elle. Il entreprit de chercher un évêque aux Etats-Unis qui prendrait cette congrégation sous son aile et lui permettrait de conserver la liturgie traditionnelle. La seule personne qui répondit favorablement à cet appel était un certain Daniel Browne. Celui-ci était un laïc catholique horrifié par les bouleversements dans l’Eglise. Il avait pensé, à tort, qu’il était judicieux de demander les saints ordres aux Vieux Catholiques afin de préserver la vraie messe. Il fut donc ordonné et consacré évêque par un évêque Vieux Catholique. Quand Schuckhardt découvrit que Browne était un évêque de cette sorte, il lui déclara qu’il ne voulait avoir aucun rapport avec lui à moins qu’il abjurât toute relation avec les Vieux Catholiques. Ainsi Browne fit sa rétractation devant un prêtre catholique à Chicago. Après que Browne ait répudié ses liens Vieux Catholiques et qu’il se soit réconcilié avec l’Eglise catholique, Schuckhardt consentit à être ordonné et consacré par lui.

  Il est important d’ajouter ici que Francis Schuckhardt ne décida pas tout seul de recevoir les ordres de Browne, mais qu’il fut encouragé à le faire par un vieux prêtre jésuite, le Père Fraser, qui lui-même résistait aux changements de Vatican II. Ce prêtre lui dit que recevoir les ordres de Browne était parfaitement justifiable vu la nécessité des temps.

  Mais plus tard, en 1984, en raison de sa conduite gravement immorale, les prêtres et les séminaristes du CMRI renvoyèrent Schuckhardt ; depuis, ils n’ont plus rien eu à voir avec lui.

  Mais Mgr Pivanuras ne fut ni ordonné ni consacré par cet homme. Mgr Pivanuras fut un catholique toute sa vie ; il était de Chicago, d’origine lithuanienne. Il fut baptisé dans sa paroisse catholique de Chicago et grandit en vrai catholique. Il est entré au CMRI parce qu’il voulait résister aux changements de Vatican II et rester catholique. En 1984, il était seulement séminariste lorsque Schuckhardt fut expulsé et il prit une grande part à son renvoi. Il fut ordonné prêtre par Mgr George Musey qui, avant sa consécration, avait été prêtre dans le diocèse de Houston au Texas et avait travaillé durant un temps considérable avec la Fraternité Saint Pie X dans la région de Houston. Mgr Musey avait été consacré par Mgr Carmona, celui-là même qui consacra Mgr Pivarunas.

  Les membres du CMRI n’ont jamais adhéré aux doctrines, aux pratiques ou même aux attitudes des Vieux Catholiques. Ils ont toujours été clairs sur leurs positions et furent en fait parmi les premiers à adopter une position sédévacantiste, dès 1970. Rendons justice à Francis Schuckhardt : il n’a jamais voulu s’aligner sur la hiérarchie moderniste, en particulier avec Paul VI et Jean-Paul II, et pour cette raison il ne voulait rien avoir à faire avec Mgr Lefebvre. Aujourd’hui le CMRI continue ses fonctions, persévère dans la même attitude ferme contre les modernistes et mène un apostolat étendu sur les Etats-Unis et sur le Mexique.

  Je ne suis pas et je n’ai jamais été un membre du CMRI, bien que j’aie essayé d’entretenir des relations amicales avec cette congrégation.

  Ainsi, comme vous pouvez le constater, il n’y a pas la moindre filiation “Vieux Catholique” dans mes ordres et je n’ai jamais été, en aucune façon, lié aux Vieux Catholiques.

  Mais je dois attirer votre attention sur ce point : il serait fallacieux de penser que, parce que quelqu’un a reçu les ordres d’un non-catholique, ou donné les ordres à un non-catholique, il devienne lui-même un non-catholique. Au XVIIème siècle, le Saint Office a statué explicitement, en réponse à un prêtre de rite oriental, qu’il n’y avait pas péché si des séminaristes catholiques avaient l’intention de recevoir l’ordination d’évêques grecs orthodoxes, donc schismatiques, pourvu qu’il y ait nécessité. Bien que je ne dise pas ceci pour ma propre défense puisque que cela ne s’applique pas à mon cas, je pense néanmoins qu’il est nécessaire de le préciser. L’Eglise, dans le passé, a autorisé l’approche d’évêques non-catholiques pour une ordination et ce pour des nécessités moins graves que celles d’aujourd’hui. Que dirait donc l’Eglise dans notre situation alors même que le sacerdoce est en danger d’extinction ? Tous les prêtres savent, par la théologie morale et le droit canon, que l’Eglise permet aux catholiques, en cas d’extrême nécessité, d’être absous par des prêtres non-catholiques. La raison pour laquelle une telle autorisation existe en cas de nécessité, et non en temps ordinaire, est que le scandale de cette situation est effacé par le besoin extrême du catholique d’avoir le sacrement. Or actuellement l’Eglise n’est-elle pas dans un besoin extrême ? Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : vous ne devez pas conclure que j’incite les gens à recevoir les ordres des évêques non-catholiques ; je dis simplement que les nécessités actuelles de l’Eglise en matière de consécrations ont pu rendre nécessaire l’approche d’évêques qui n’auraient pas été contactés en temps normal.

  Par exemple, Mgr Thuc est sévèrement critiqué au sujet des consécrations qu’il réalisa. Il est vrai qu’il a consacré de nombreuses personnes qui n’auraient pas dû l’être, soit en raison de leur jeunesse, soit en raison de leur vie scandaleuse ou encore parce qu’ils étaient non-catholiques. Pour ces raisons, certains ont dit que Mgr Guérard des Lauriers n’aurait jamais dû être consacré par Mgr Thuc. Ils disent, en effet, que Mgr Thuc était scandaleux.

  A ceci je réponds tout d’abord que, dans certains cas, Mgr Thuc n’était pas conscient de l’indignité de ceux qu’il consacrait et qu’une fois qu’il l’avait réalisé il le regrettait. Ce fut le cas de Laborie. Il est vrai aussi que certains ont affirmé avoir été ordonnés par Mgr Thuc alors qu’en fait ils ne le furent pas.

  Mais même si nous devions supposer le pire à propos de Mgr Thuc, il n’est pas vrai de dire que ses scandales retombent d’une manière ou d’une autre sur tous ceux qui sont dans sa lignée concernant les ordres. Ni les péchés, ni les scandales, ni les censures, ni même le manque de foi lui-même ne sont transmis de celui qui administre le sacrement à celui qui le reçoit. Si cela était vrai, que devrions-nous dire de Mgr Lefebvre ? Il fut ordonné et consacré par le cardinal Liénart. Sans doute savez-vous que ce prélat est réputé franc-maçon. Mais même s’il ne fut pas franc-maçon il fut avec certitude un moderniste, certainement l’un des plus scandaleux et des plus impies du concile Vatican II. Cependant Mgr Lefebvre n’était pas un moderniste parce que l’évêque qui l’a ordonné et consacré était un moderniste.

  Ce qui est important dans les temps où nous vivons est que le sacerdoce catholique continue. Nous ne pouvons pas considérer comme un obstacle les défauts d’un évêque – ce qui serait certainement un scrupule de pharisien – pour l’obtention de ce dont nous avons besoin.

  Il est d’ailleurs étrange que ce soit la Fraternité Saint Pie X qui porte contre moi l’accusation d’être un Vieux Catholique alors que c’est cette même Fraternité qui, en de nombreuses occasions, a démontré qu’elle était en communion avec les Vieux Catholiques. Au début des années soixante-dix, un dimanche, à Ecône, Monsieur l’abbé Sanborn se souvient d’avoir été scandalisé à la vue d’un évêque Vieux Catholique, en regalia, qui prenait part à la procession du clergé lors des vêpres. Cela se passait sur l’invitation de Mgr Lefebvre qui participait lui-même à la procession. Par la suite, lors des ordinations à Ecône en 1977, je fus scandalisé tout comme les fidèles, de voir un évêque Vieux Catholique, en rochet et avec la croix pectorale, présent dans le chœur parmi le clergé. Il a même imposé les mains aux ordinands ! On nous a assuré que sa présence était approuvée par Monseigneur. Puis, en 1978, le supérieur de district de la Fraternité dans le sud-ouest des Etats-Unis a installé deux membres du clergé Vieux Catholique à Sainte Marie dans le Kansas. L’un d’eux était un évêque Vieux catholique, ancien éleveur de poulets. Quand nous avons mani-esté notre opposition à ce fait, Mgr Lefebvre se fâcha contre nous ; finalement, après avoir insisté nous avons obtenu leur renvoi de Sainte Marie.

  Mais ce qui est pire, ce sont les positions théologiques de la Fraternité qui sont très proches de celles des Vieux Catholiques. D’une part les Vieux Catholiques reconnurent la primauté du pape, mais d’autre part ils l’accusèrent de promulguer un dogme qui n’était pas en accord avec la tradition. Ils continuèrent de s’appeler eux-mêmes catholiques, bien qu’ils aient fondé des paroisses et consacré des évêques sans la permission de Rome. Leur fondateur, Döllinger, s’op-posait violemment à la fondation de paroisses et à la constitution d’un apostolat parallèle. Ecoutez les mots qu’il leur adressa à ce sujet :

  “Une fois que vous dressez un autel contre un autel ; une fois que vous opposez un pasteur à un pasteur et une communauté contre une communauté ; vous plongez dans le schisme. Si vous suivez le chemin que vous êtes en train de tracer, vous travaillez dans l’illusion quand vous prétendez que vous appartenez toujours à l’Eglise catholique, puisque vos actes contredisent vos paroles. Vous ne pouvez pas réclamer des droits qui sont intrinsèquement opposés les uns aux autres ; mais vous tentez de le faire lorque vous vous dénommez membres de l’Eglise catholique et que vous exercez ses fonctions pastorales, pendant que, en même temps, vous réclamez le droit d’ériger des paroisses séparées”.

  Or c’est exactement la position de la Fraternité. D’une part ils disent que Jean-Paul II est le vrai Vicaire du Christ et qu’il possède l’autorité du Christ sur l’Eglise entière, mais d’autre part ils l’accusent de promulguer des doctrines et des règles qui sont contraires à la tradition. En fin de compte, ils font une sorte de “triage” dans le magistère, comme l’ont fait les Vieux Catholiques, et ils n’acceptent que ce qu’ils trouvent en accord avec la tradition et rejettent ce qu’ils pensent en contradiction avec elle. Ce n’est rien d’autre que de répudier l’autorité de l’Eglise, car qui a le dernier mot ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X. Qui donc possède l’autorité ? Le pape ? Non, la Fraternité Saint Pie X. Ce qui est plus grave encore, c’est qu’ils insinuent que l’Eglise est capable, au nom de l’autorité du Christ, de promulguer de fausses doctrines, des règles scandaleuses et de fausses pratiques liturgiques. Admettre ceci, c’est nier l’infaillibilité et l’indéfectibilité de l’Eglise. Le fameux dominicain Jean Eck qui a débattu avec Luther, lui dit : “Ce n’est pas en vain que le Christ a fondé une Eglise hiérarchisée, indéfectible, infaillible, et lui a promis son assistance jusqu’à la consommation des siècles”. Nous devons dire la même chose à la Fraternité.

  Il est absolument vrai que Vatican II et Jean-Paul II ont promulgué de fausses doctrines, des règles scandaleuses et une fausse liturgie, et que pour cette raison Vatican II ne peut pas être considéré comme un vrai concile de l’Eglise catholique et que Jean Paul II ne peut pas être un vrai pape de l’Eglise catholique. La foi elle-même exige cette conclusion parce que, nous venons de le dire, l’Eglise catholique est indéfectible, qu’elle bénéficie de l’assistance du Christ et qu’elle est en outre incapable de nous donner quelque chose qui ne soit pas en accord avec sa tradition. Nous savons donc avec certitude que le Vatican est occupé par les ennemis de l’Eglise, par les hérétiques et c’est le devoir des catholiques de les traiter comme des ennemis et comme des hérétiques. C’est la seule réponse catholique possible à la situation actuelle. Mais la Fraternité Saint Pie X traite ce qu’elle perçoit comme étant l’autorité de l’Eglise de la même manière qu’une secte le ferait. Dès lors elle apparaît comme une secte en tous points, absolument comme les Vieux Catholiques. Les gallicans et les jansénistes adoptèrent une attitude semblable envers l’autorité de l’Eglise ; ils la reconnaissent en théorie, ils l’ignorent dans la pratique.

  J’en arrive donc à la conclusion de ce premier point : il est absolument faux de dire que je suis un Vieux Catholique ou que je suis relié à eux par un quelconque biais. C’est bien plutôt la Fraternité Saint Pie X qui, avec le temps, a montré des signes de communion avec eux, et, ce qui est pire, a épousé leurs idées concernant la juridiction pontificale et ecclésiastique.


II. L’accusation selon laquelle mes ordres ne sont pas valides.

  Cette accusation vient de ceux qui n’ont jamais connu Mgr Thuc, mais qui, de leur propre chef, ont jugé sa santé mentale. Ils ont imaginé que, parce qu’il avait agi imprudemment, il ne pouvait pas être sain d’esprit. Or c’est n’est pas la vérité.

  La meilleure réponse à cette accusation est apportée par des témoins oculaires : Mgr Thuc était sain d’esprit à l’époque de la consécration de Mgr Guérard des Lauriers, de même que lors des consécrations de Mgr Zamora et de Mgr Carmona.

  Par les témoins oculaires qui l’ont connu à l’époque et par ce qu’il réalisa lui-même, les preuves sont manifestes que Mgr Thuc était parfaitement lucide quand il consacra Mgr Guérard des Lauriers en mai 1981, et Mgr Zamora et Mgr Carmona en Octobre 1981.

  Il est vrai que Mgr Thuc a ordonné et consacré des personnes indignes. Il est vrai qu’il a porté de pauvres jugements concernant le choix des candidats au sacerdoce et à l’épiscopat. Ce fait, cependant, ne prouve pas et ne suggère pas un manque de lucidité ; il montre simplement un pauvre jugement.

  Nous devons aussi rappeler que, parfois, Mgr Lefebvre a fait de pauvres jugements sur ceux qui devaient être ordonnés.

  En outre, ce n’est pas parce que quelqu’un agit avec incohérence et de manière bizarre qu’il est sénile et incapable de donner des sacrements valides. Mgr Lefebvre agit de manière bizarre en 1987 et en 1988. En août 1987, il considérait Jean-Paul II comme un Antichrist, mais en mai 1988 il signait le protocole par lequel il se soumettait à lui en tant que Vicaire du Christ. Le lendemain, il renia sur le protocole qu’il avait signé la veille. Une des raisons qu’il allégua auprès du Vatican pour procéder aux consécrations sans sa permission était que “les tentes avaient été louées”. Le 15 juin 1988, Mgr Lefebvre donna une conférence de presse au cours de laquelle il déclara que Jean-Paul II n’était pas catholique, qu’il était excommunié, hors de l’Eglise, mais qu’il était la tête de l’Eglise. Le 16 juin, il dit à un journaliste qu’il changerait d’avis si Jean-Paul II – qui la veille encore n’était même pas catholique – approuvait ses quatre évêques. Malgré tout ceci, Mgr Lefebvre était sain d’esprit.

  Le seul état mental qui invaliderait un sacrement serait celui dans lequel un ministre ne serait pas conscient de ce qu’il fait. Par exemple si, pour cause de sénilité, un prêtre ne savait pas où il est, ni quel sacrement il administre, alors ce sacrement serait invalide. Or ce n’est pas le cas de Mgr Thuc, d’autant plus qu’il y a des témoins oculaires et des faits qui attestent avec certitude de la parfaite lucidité de l’évêque.

Quelles sont les preuves des témoins oculaires qui le connurent ?

1. Le Dr. Hiller et le Dr. Heller. Ce sont les deux témoins oculaires des consécrations. Ils étaient amis intimes de Mgr Thuc, ils l’ont vu régulièrement lorsque celui-ci résida durant plusieurs mois à Munich. Ils ont tous les deux témoigné sous serment, l’un par écrit, l’autre par oral, ayant Dieu pour témoin, que Mgr Thuc était pleinement maître de ses facultés lorsqu’il fit les consécrations déjà mentionnées. Ces laïcs sont des personnes diplômées, intelligentes, à l’esprit vif ; il n’y a aucune raison de douter de leurs dires ou de leur capacité à juger l’esprit de Mgr Thuc.

2. Le père Noël Barbara. Le Père Barbara a rencontré Mgr Thuc durant le printemps 1981 puis à nouveau en janvier 1982. Il l’a ainsi vu avant et après les consécrations. Le Père Barbara a prêté serment, par écrit, ayant Dieu pour témoin, que les deux fois où il vit Mgr Thuc il l’a trouvé disposant du plein usage de ses facultés mentales et qu’il lui a répondu au sujet des consécrations de manière claire. En outre, immédiatement après sa visite du mois de janvier, le Père Barbara écrivit des notes concernant sa conversation avec Mgr Thuc. Ces notes reflètent la clarté d’esprit de Mgr Thuc ainsi que la clarté de ses réponses et l’excellence de sa mémoire.

3. Monsieur l’abbé Gustave Delmasure. Ce prêtre, qui était un prêtre traditionaliste très respecté en France, ancien curé de paroisse de Théoule-sur-Mer, rencontra Mgr Thuc en mars 1982. Il a fait un témoignage sous serment, ayant Dieu pour témoin, qu’il avait trouvé Mgr Thuc sain d’esprit et qu’il avait répondu à ses questions avec promptitude et clarté.

4. Mgr Guérard des Lauriers. Lors d’une rencontre privée avec Monsieur l’abbé Joseph Collins, Mgr Guérard des Lauriers, lui-même consacré en mai 1981 par Mgr Thuc, attesta le fait que Mgr Thuc était sain d’esprit. Il déclara que le rite de consécration fut suivi intégralement par Mgr Thuc, et qu’il était pleinement conscient de ce qu’il faisait durant la cérémonie. (Mgr Guérard des Lauriers était un théologien dominicain très connu qui enseigna à l’Université du Latran à Rome, et qui conseilla le pape Pie XII sur la définition du dogme de l’Assomption en 1950).

5. Monsieur l’abbé Philippe Guépin. Monsieur l’abbé Guépin est un prêtre traditionaliste qui célèbre la messe pour de nombreux fidèles à Nantes. Il fut ordonné par Mgr Lefebvre en 1977, et fut prié de quitter la Fraternité Saint Pie X en 1980 parce qu’il refusait de reconnaître Jean-Paul II comme pape. Il connut Mgr Thuc à Ecône et eut l’occasion de converser avec lui. Il attesta que Mgr Thuc était sain d’esprit.

6. Monsieur l’abbé Bruno Schaeffer, qui fut ordonné par Mgr Thuc le 19 décembre 1981 (donc après les consécrations), déclara à Monsieur l’abbé Guépin que Mgr Thuc était sain d’esprit et qu’il avait parfaitement observé le rite d’ordination. Actuellement il collabore avec la Fraternité dans leur apostolat.

7. Les témoins oculaires qui le virent et le connurent à Rochester, dans l’Etat de New York, où Mgr Thuc résida de 1983 à 1984, attestèrent aussi que, même à cette époque, juste avant sa mort en 1984, Mgr Thuc était sain d’esprit et célébrait quotidiennement la messe.


Nous devons maintenant nous poser cette question : tous ces gens sont-ils des menteurs ? Tous les témoins oculaires ont déclaré la même chose bien qu’ils aient connu Mgr Thuc à différentes époques et dans des circonstances différentes. Mentent-ils tous ? Il serait ridicule de soutenir une telle chose.

Ceux qui voudraient nous faire croire, pour une raison ou pour une autre, que Mgr Thuc n’était pas lucide nous amènent en fait à conclure que tous ces témoins oculaires sont de fieffés menteurs.

Cela voudrait dire que de fidèles prêtres catholiques romains, dont certains ordonnés depuis cinquante ans ou plus et qui ont travaillé au salut des âmes toute leur vie, sont des menteurs, appelant l’autorité de Dieu pour être témoin de leurs mensonges. Et ils le feraient juste avant de comparaître devant Dieu et pour une affaire aussi importante qu’une consécration épiscopale.

Je vous rappelle la procédure classique, éprouvée par le temps et universelle par laquelle un fait est établi : par le témoignage de témoins oculaires dignes de foi ayant prêté serment. C’est la procédure grâce à laquelle chaque cour de justice détermine le crime ou l’innocence. Jugés sur de tels témoignages, les hommes sont soit acquittés, soit condamnés, parfois à la peine capitale.

Les tribunaux de l’Eglise catholique rendent leur jugement grâce au témoignage de témoins oculaires dignes de foi et ayant prêté serment.

Mais le plus important est de savoir que Notre Seigneur a sanctionné cette pratique de sa divine approbation : Et s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes de plus, afin que dans la bouche de deux ou trois témoins les mots puissent rester (Matthieu 18:16). Et dans l’évangile de saint Marc, Notre-Seigneur reproche aux apôtres de n’avoir pas cru les témoins de Sa résurrection (Marc 16:14).

Quelles sont les preuves, les faits qui attestent la lucidité de Mgr Thuc ?

1. Le fait que Mgr Thuc agisse publiquement, étant sain d’esprit, à l’époque des consécrations. Les témoins allemands, le Dr. Hiller et le Dr. Heller, attestent ce fait. Mgr Thuc a passé quelques mois à Munich où il célébrait la messe dominicale et où chacun pouvait l’observer. Ces témoins allemands remarquèrent qu’il célébrait la messe traditionnelle avec une attention extrême et en respectant les rubriques. Il a aussi donné des conférences publiques au Mexique après la consécration des évêques mexicains.

2. Le fait que Mgr Thuc ait ecrit de sa propre main, d’une écriture claire et assurée, le certificat de consécration, les lettres et les autres déclarations à la fois en latin et en français. Quelqu’un qui ne serait pas sain d’esprit ne pourrait pas s’asseoir et écrire de manière cohérente, surtout en latin.

3. Le fait que Mgr Thuc ait un souvenir clair et vivant des consécrations lors de ses conversations avec le Père Barbara. Une de ces conversations fut rapportée par écrit par le Père Barbara juste après l’entrevue. Lors de celle-ci, Mgr Thuc se souvenait non seulement d’avoir consacré les deux prêtres mexicains, mais rappela aussi que Monsieur l’abbé Carmona parlait un meilleur latin que Monsieur l’abbé Zamora. Il a aussi attesté le fait qu’il ait consacré le Père Guérard des Lauriers et il inclut quelques détails sur lui. Des souvenirs aussi détaillés sur des évènements spécifiques et des noms est la preuve que Mgr Thuc était sain d’esprit à l’époque des consécrations et au moment où il parlait avec le Père Barbara.

4. Le fait que le Vatican ait excommunié Mgr Thuc. Tout le monde sait que quelqu’un qui n’est pas sain d’esprit n’est pas capable de commettre un crime, et que donc il ne peut pas être censuré. Le fait que le Vatican, après une enquête approfondie, ait excommunié Mgr Thuc pour avoir effectué ces consécrations, est un signe qu’on le considérait tout à fait sain d’esprit. S’ils lui avaient trouvé une quelconque débilité mentale, ils auraient rendu le fait public et auraient tenu les consécrations pour invalides. Au contraire, le seul fait qu’ils l’aient excommunié est une reconnaissance légale que les consécrations étaient valides. C’est un principe de la loi que les censures ne sont pas prononcées si l’acte n’est pas valide. “D’ailleurs, ajoute le canoniste Augustine, il est généralement admis qu’un ordre doit être reçu validement, et en conséquence la sanction ne suivrait pas si, par exemple, un évêque protestant conférait un ordre”. [Commentary on the New Code of Canon Law, volume VIII, p. 449]. Le Vatican a clairement concédé la validité des consécrations dans le document d’excommunication. En statuant qu’il ne donnerait pas le statut légal d’évêque aux évêques consacrés par Mgr Thuc, il ajoute “quidquid est de ordinum validitate” qui se traduit par “aussi valides que soient les ordres”. La phrase concède la validité, car le mode indicatif est utilisé en latin, ce mode indiquant toujours un fait établi sans doute possible. De plus cette reconnaissance de la validité est attestée par le fait que deux délégués apostoliques, l’un présent au Mexique en 1983 et l’autre aux Etats-Unis en 1988, appelèrent les consécrations de Mgr Thuc “valides mais illicites”. Ils n’auraient jamais déclaré une telle chose si ce n’était pas la position du Vatican.

5. Même Mgr Williamson, évêque de la Fraternité Saint Pie X, a déclaré que ma consécration était valide. (lettre, le 21 octobre 1993.)


Cependant certains ont objecté que même si ces consécrations sont valides, nous aurions dû les éviter à cause du scandale de Mgr Thuc. Mais ce n’est pas vrai.

Tout d’abord, Mgr Thuc est mort et ses péchés sont morts avec lui. Ses péchés, quels qu’ils soient, ne sont pas transferés à ceux qu’il a consacrés. Chaque évêque doit être jugé selon ses propres mérites et non sur les vertus de celui qui l’a consacré. Le saint cardinal Merry del Val, secrétaire d’Etat de saint Pie X, fut consacré par le cardinal Rampolla qui était un franc-maçon. Cela veut-il dire que le cardinal Merry del Val était scandaleux ? Bien sûr que non. Dans certains cas le droit canon permet aux fidèles d’approcher même le clergé excommunié, en cas de nécessité, pour obtenir un sacrement (canon 2261, 2). Ce qui nous intéresse donc à propos de Mgr Thuc ce ne sont pas ses péchés ou son pauvre jugement, mais (1) le fait qu’il ait procédé à ces consécrations, (2) le fait qu’il ait utilisé le rite traditionnel, (3) le fait qu’il ait été sain d’esprit. Or toutes ces choses sont attestées par des documents sérieux et des témoins oculaires ayant prêté serment.

  Mais certains objectent encore que les fruits de Mgr Thuc sont mauvais, alléguant qu’il donna naissance à un certain nombre de mauvais évêques.

  Je réponds que le simple fait de remonter la lignée des ordres à Mgr Thuc ne veut pas dire pour autant que vous participez à ses pêchés ou à ses défauts. Il n’y a pas une sorte d’organisation “Les évêques de Mgr Thuc”. Si quelqu’un montre sa lignée jusqu’à Mgr Thuc, il n’est pas automatiquement associé à tous ceux que Mgr Thuc a consacrés. Il y a une seule chose qui compte ici, c’est que Mgr Thuc ait procédé aux consécrations épiscopales qui sont valides. A partir de ces consécrations valides, des évêques valides et responsables sont disponibles afin de nous donner des prêtres.

  Je voudrais ajouter que Mgr Thuc possédait de nombreuses vertus qui ne doivent pas être négligées. Il fut le seul évêque qui eut le courage de dénoncer publiquement Jean-Paul II en tant que faux pape. Il disait aussi la messe avec dévotion, et il était connu pour entendre les confessions durant plusieurs heures de suite, même à un âge avancé.

  Mais la seule raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers Mgr Thuc est qu’il voulait consacrer des évêques qui préserveraient la vraie position catholique en face de Vatican II et des “papes” modernistes. Si la Fraternité Saint Pie X était restée dans le droit chemin ma consécration n’aurait pas été nécessaire, et nous travaillerions côte à côte avec eux.

  Malheureusement, il fallait rompre avec la Fraternité parce que sa position était incohérente et en outre erronée. De plus, elle adhéra à des doctrines et des attitudes envers l’autorité de l’Eglise et le magistère qui ne sont pas compatibles avec la foi catholique. Voici en l’occurrence certaines des graves incohérences et erreurs de la Fraternité Saint Pie X en ce qui concerne l’autorité du pontife romain et le magistère :

1. L’impossibilité de réconcilier la position de la Fraternité Saint Pie X avec l’infaillibilité du magistère ordinaire universel et infaillibilité de l’Eglise en matière de discipline. Nous avons déjà parlé de ceci. La Fraternité dit que l’Eglise est capable de promulguer de fausses doctrines, des règles scandaleuses et un faux culte. Or tenir une telle position équivaut à contredire l’infaillibilité de l’Eglise.

2. La position de la Fraternité concernant Vatican II est incohérente. Soit vous pouvez sauver votre âme en acceptant Vatican II et en suivant ses changements, soit vous ne le pouvez pas. Si vous le pouvez, la Fraternité a tort, si vous ne le pouvez pas, la Fraternité a tort. Car si vous pouvez sauver votre âme dans Vatican II, alors il n’y a pas de raison de résister aux changements et ce serait être schismatique que d’agir ainsi. Si vous ne pouvez pas sauver votre âme en acceptant Vatican II, alors il est impossible que Vatican II procède de l’autorité de l’Eglise qui est infaillible dans son magistère ordinaire universel et dans les disciplines universelles. En conséquence il est impossible que Jean-Paul II soit pape. Donc la position de la Fraternité est fausse.

3. La position de la Fraternité concernant Jean-Paul II est incohérente. Soit Jean-Paul II est pape, soit il ne l’est pas. S’il l’est, alors la messe una cum de la Fraternité est schismatique puisqu’elle est dite en dehors de l’Eglise et contre son autorité. C’est l’autel contre l’autel. S’il ne l’est pas, alors la messe una cum est schismatique puisqu’elle est offerte en dehors de l’Eglise en union avec un faux pape.

4. La pratique de la Fraternité du ‘triage” du magistère, des lois et de la discipline n’a le soutien ni de l’enseignement de l’Eglise, ni des théologiens. c’était plutôt la pratique des gallicans schismatiques et des jansénistes hérétiques. Le motif formel de l’adhésion au magistère, aux lois et à la discipline ne vient pas du pontife romain, mais de l’autorité de “triage” que s’accorde la Fraternité Saint Pie X.

5. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate dans ses pratiques liturgiques. Alors qu’elle se dit assujettie à l’autorité de Jean XXIII et qu’elle anathémise tous ceux qui ne suivraient pas ou qui ne suivent pas Jean XXIII, la Fraternité elle-même ne suit pas Jean XXIII, mais concocte plutôt une salade de pratiques liturgiques qu’aucun pape pré- ou post-Vatican II ne pourrait reconnaître. Cette pratique de prendre par-ci par-là et de choisir est typique d’une secte non-catholique.

6. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate par son attitude envers le sédévacantisme. Alors qu’officiellement la Fraternité traite de schismatiques tous ceux qui soutiennent que Jean-Paul II n’est pas le vrai pape, c’est néanmoins un fait notoire que de nombreux prêtres de la Fraternité sont sédévacantistes et ne mentionnent pas le nom de Jean-Paul II au canon de la messe. Cela n’a pas de sens.

7. L’incohérence de la position de la Fraternité se verifie par son attitude concernant les annulations de mariage. Alors qu’il est clair que l’annulation des mariages catholiques appartient seulement au siège apostolique, que la Fraternité proclame être occupé par Jean-Paul II, la Fraternité a néanmoins établi un tribunal d’annulation des mariages qui usurpe l’autorité même qu’elle reconnaît à Rome. Il n’est pas besoin de dire que les annulations de mariage prononcées par la Fraternité sont elles-mêmes nulles, et cependant les prêtres de la Fraternité promulguent ces annulations, les utilisent et donc donnent les sacrements à des personnes qui sont des pécheurs publics. C’est “Henri VIII”, une fois de plus.

8. L’incohérence de la position de la Fraternité se constate par son attitude à travers le principe de l’epicheia. La Fraternité se réclame du principe de l’épichéia pour entendre les confessions, pour prêcher, pour célébrer la messe, pour administrer les sacrements, pour établir des églises, des écoles et des séminaires. (L’épichéia est un principe selon lequel on s’autorise à faire quelque chose quand le législateur n’est pas présent pour décider, en supposant qu’il l’approuvera). Mais le principe de l’épichéia ne peut pas être invoqué sauf en l’absence du législateur. Mais si le législateur est présent à Rome et dans les évêchés, on ne peut pas se référer à l’épichéia. Si donc Jean-Paul II et les évêques locaux ont l’autorité du Christ, ainsi que le déclare la Fraternité, comment les prêtres de la Fraternité ont-ils le droit de mener un apostolat ?

9. La revendication de la Fraternité selon laquelle sa suppression et son excommunication étaient invalides, est absurde et représente un défi formel a l’autorité du pontife romain. Le pontife romain n’est pas lié par le droit canon, ni par les formalités de la loi. L’appel de la Fraternité contre l’autorité qu’ils disent être possédée par Paul VI et par Jean-Paul II est un défi à l’autorité, ce qui est typique d’une secte.

10. La volonté de la Fraternité de mener des “négociations avec Rome” est typique d’une secte. Il n’y a qu’une chose, et une seule, à faire concernant l’autorité de Rome, c’est de se soumettre humblement. Négocier avec Rome, c’est ce que font les schismatiques.


  Pour toutes ces raisons, nous sommes dans l’impossibilité de mener un apostolat avec la Fraternité Saint Pie X, et nous avons été forcés, du fait de leur déviation du droit chemin, de demander la consécration épiscopale et d’entreprendre la formation de prêtres qui auront une attitude vraiment catholique. Nous voulons des prêtres qui traiteront les hérétiques en hérétiques et qui ne chercheront en aucun cas à négocier avec eux. Nous voulons des prêtres qui comprennent la véritable notion de la papauté, qui lui sont entièrement soumis dans un sens parfaitement catholique et non à la manière des Vieux Catholiques, des jansénistes ou des gallicans.

  La Fraternité se veut respectable et s’applique à nous présenter comme indigne de respect. Peu importe, car ce que l’Histoire retiendra c’est sa position théologique honteuse et scandaleuse qui l’unit aux modernistes. Le modernisme est la pire des attaques contre l’Eglise catholique et un groupe qui reconnaît l’autorité du Christ dans ces modernistes et veut se réconcilier avec eux est traître à l’Eglise catholique. Il est plus qu’étrange, en effet, que cette Fraternité Saint Pie X accuse les autres d’être indignes de respect lorsqu’eux-même souillent le canon de la messe avec le nom d’un hérétique infâme et ignoble, Jean-Paul II, qui encore récemment embrassa le Coran, mettant ses lèvres en signe de révérence sur un livre qui contient d’odieux blasphèmes contre Notre Seigneur Jésus-Christ ! Luther lui-même n’aurait jamais fait une telle chose ! Même les Vieux Catholiques seraient révulsés à la pensée d’un tel blasphème. Et, à la fin de ce mois, le Vatican signera un accord avec les Luthériens déclarant qu’il n’y a pas de différence entre les notions catholique et luthérienne sur la jutification. Et la Fraternité Saint Pie X m’accuse d’être lié à des non-catholiques ? Combien de temps encore devrons-nous supporter cette comédie, par laquelle la Fraternité voudrait nous faire croire que Jean-Paul II est dans l’ignorance de ce qu’il fait, et donc n’est pas un hérétique formel ? C’est complètement ridicule.

  Je suis dans la vie ecclésiastique depuis trente-cinq ans maintenant. Avant d’entrer à Ecône en 1973, j’ai passé un certain nombre d’années dans un séminaire moderniste et dans un ordre religieux. Un jour, lors de la célébration d’une nouvelle messe particulièrement sacrilège, je me suis dit : “Ce n’est pas l’Eglise catholique”.
 
J’ai conclu que ceux qui étaient responsables de cette nouvelle religion n’étaient pas catholiques et avaient perdu leur autorité

  A Ecône, j’ai trouvé matière à renforcer cette conclusion. Il y avait beaucoup de prêtres sédévacantistes, des années avant que le terme soit inventé. Le premier prêtre ordonné dans la Fraternité par Mgr Lefebvre était un sédévacantiste. De même j’ai été grandement influencé par les écrits d’un des plus ardents défenseurs de la Fraternité, le Père Noël Barbara, ainsi que par un de mes professeurs d’Ecône, le regretté Père Guérard des Lauriers.

Certains discours de Mgr Lefebvre lui-même me renforcent dans mes conclusions.

Extraits de la déclaration de Mgr Lefebvre du 2 août 1976 :

“D’autre part, s’il nous apparaît certain que la foi enseignée par l’Eglise pendant vingt siècles ne peut contenir d’erreur, nous avons beaucoup moins l’absolue certitude que le pape soit vraiment pape. L’hérésie, le schisme, l’excommunication ipso facto, l’invalidité de l’élection sont des causes qui éventuellement peuvent faire qu’un pape ne l’ait jamais été ou ne le soit plus. Dans ce cas, évidemment très exceptionnel, l’Eglise se trouverait dans une situation semblable à celle qu’elle connaît après le décès d’un souverain pontife.

“Car enfin un problème grave se pose à la conscience et à la foi de tous les Catholiques depuis le début du pontificat de Paul VI. Comment un pape vrai successeur de Pierre, assuré de l’assistance de l’Esprit Saint, peut-il présider à la destruction de l’Eglise, la plus profonde et la plus étendue de son histoire en l’espace de si peu de temps, ce qu’aucun hérésiarque n’a jamais réussi à faire ?

“Tous ceux qui coopèrent à l’application de ce bouleversement acceptent et adhèrent à cette nouvelle Eglise conciliaire comme la désigne Son Excellence Mgr Benelli dans la lettre qu’il m’adresse au nom du Saint Père, le 25 juin dernier, et entrent dans le schisme.”

Plus tard, en août 1978, lors d’un rassemblement de prêtres américains qui suivit une première messe à Long Island dans l’Etat de New York, Mgr Lefebvre déclara : “Je ne dis pas que le pape n’est pas pape, mais je ne dis pas non plus qu’on ne peut pas dire que le pape n’est pas pape”.

Mais la Fraternité continue d’être incohérente dans sa théologie et incohérente dans sa pratique. Par exemple, j’ai eu des problèmes lorsque j’étais jeune prêtre parce que je n’assistais pas à la nouvelle messe lorsque je me rendais au monastère de Hauterive à Fribourg, et parce que je ne faisais pas la génuflexion devant la présence douteuse dans le tabernacle. La personne qui m’a dénoncé à Ecône était l’abbesse de Magruge, la sœur de Hans Küng !

Le sédévacantisme ne devint une offense capitale que lorque Wojtyla fut élu. La politique interne de la Fraternité changea. Il fallait rechercher l’approbation des modernistes hérétiques ainsi que la réconciliation avec eux.

Mais pour moi, une fois qu’il est certain que les modernistes sont hétérodoxes et qu’ils agissent comme des hérétiques, alors la seule explication cohérente est qu’ils ont perdu leur autorité si jamais ils l’ont un jour possédée.

Je conclus ce second point en mettant en avant que je suis un évêque catholique validement consacré qui adhère à une position ferme, cohérente et sans compromission contre Vatican II et les modernistes, et c’est tout ce qui compte.


III. Pourquoi la position sédévacantiste est-elle si importante dans la bataille contre le modernisme.

La réponse à cette question devrait être claire par rapport à ce qui a déjà été dit. Je ne vais pas insister sur ce point. Il y a un sentiment qui prédomine chez les catholiques traditionalistes, sentiment selon lequel rien ne compte excepté la messe traditionnelle. Ils pensent que si vous trouvez un prêtre qui célèbre la messe traditionnelle et qui distribue les sacrements traditionnels, alors c’est parfait et rien d’autre ne compte. Mais c’est une attitude incorrecte et dangereuse.

Cette attitude est mauvaise car la mesure de la catholicité de la messe ou du sacrement ne se situe pas simplement dans la tradition mais aussi, ce qui est d’importance égale, dans l’autorité. Pour qu’un sacrement soit catholique, il faut qu’il soit effectué par un prêtre qui soit en union avec l’autorité catholique. Car l’autorité catholique – l’autorité du pape et de l’évêque local – est l’autorité du Christ. Ainsi, le prêtre qui célèbre la messe ou distribue un sacrement ou même qui prêche hors ou contre l’autorité de l’Eglise est coupé du Christ. De fait, sa messe et ses sacrements ne sont pas catholiques.

C’est exactement le cas des Grecs orthodoxes. Leur liturgie est entièrement traditionnelle. Ce qui la rend non catholique est qu’elle est offerte en opposition à l’autorité catholique, l’autorité du Christ. Ainsi c’est un péché – un péché mortel – de participer à une messe grecque orthodoxe bien qu’elle soit entièrement traditionnelle dans son rite et sa doctrine.

Lorsqu’un vrai pape meurt, le prêtre ne prononce pas la phrase dans le canon qui mentionne le nom du pape. Pour cette raison, durant la vacance du Saint Siège, seules ces messes où le nom du pape n’est pas dit dans le canon, peuvent être appelées catholiques. Si un autre nom devait être inséré là, ce serait une déclaration que la messe était en union avec un faux pape et une fausse autorité.

Dans notre cas, nous devons faire attention à ce que la messe qui est célébrée et que les sacrements qui sont distribués ne sont pas offerts en union avec une fausse autorité. Cette fausse autorité, la hiérarchie du Nouvel Ordo, s’est elle-même coupée du Christ par l’adhésion et la promulgation de la fausse doctrine de Vatican II. Ainsi donc le saint sacrifice de la messe ne doit pas être dit en union avec elle. Si la messe est célébrée en union avec la fausse autorité elle ne peut pas être dans le même temps en union avec la véritable autorité, l’autorité du Christ. Comme il est impossible d’être assis et d’être debout en même temps, de même il est impossible pour un sacrement d’être offert, en même temps, en union avec une fausse autorité ecclésiastique et une vraie autorité ecclésiastique. L’une exclut l’autre. En conséquence la question de l’attitude du prêtre, sa position vis-à-vis du Nouvel Ordo est d’une importance cruciale. Car s’il considère l’autorité du Nouvel Ordo comme étant l’autorité du Christ, et fonctionne en union avec elle (ou cherche à être en union, comme le fait la Fraternité Saint Pie X) alors cela veut dire que le Nouvel Ordo est en fait la religion catholique. Pourquoi ? Parce que l’autorité catholique qui est l’autorité du Christ, ne peut pas donner à l’Eglise universelle une fausse religion ou de faux sacrements, ou une fausse liturgie ou de mauvaises disciplines. Si elle le peut, alors le Christ n’est pas avec Son Eglise. Mais c’est une hérésie. Alors si nous reconnaissons la véritable autorité catholique dans la hiérarchie du Nouvel Ordo, nous devons aussi reconnaître le Nouvel Ordo comme le véritable enseignement catholique, les véritables rites catholiques, la véritable discipline catholique.

Mais si le Nouvel Ordo possède le véritable enseignement catholique, les véritables rites catholiques, la véritable discipline catholique alors pourquoi y sommes-nous opposés ? Est-ce parce que nous aimons le latin, les cloches et l’encens ? Organisons-nous cet apostolat mondial, cet effort immense, pour le latin, les cloches et l’encens ? Bien sûr que non. Nous menons une guerre spirituelle contre les ennemis de notre foi !

Traitons nos ennemis en ennemis. Traitons les hérétiques en hérétiques. Ne cherchons pas de compromis avec eux. Si certains prêtres traditionalistes sont attachés de fait ou par désir à Jean-Paul II qui est un hérétique, n’ayons rien à voir avec eux. Cherchez, avec tous vos efforts, les messes non una cum, pour éviter cette compromission avec Jean-Paul II.


IV. Nous devons entreprendre un apostolate séparé de celui de la Fraternité.

Comme je l’ai déjà mis en lumière, la position de la Fraternité est incohérente, en outre erronée et donc désagréable à Dieu. De plus, elle ne résistera pas à l’épreuve du temps.

Logiquement, la Fraternité est condamnée à rejoindre les modernistes puisqu’elle les considère comme les détenteurs de l’autorité du Christ. La Fraternité est semblable à un satellite qui tourne autour de la terre et qui un jour doit tomber dessus, prise par la force d’attraction de Jean-Paul II en qui elle voit le Vicaire du Christ. Elle retournera un jour à lui ou à ses successeurs modernistes.

Je profite aussi de cette occasion pour répondre à une autre calomnie répandue contre moi par la Fraternité Saint Pie X et par quelques-uns de mes confrères américains.

En 1983, neuf prêtres américains de la Fraternité ont refusé d’accepter les changements liturgiques de Jean XXIII qui ont été imposés par le Vatican comme la condition d’une future collaboration entre la Fraternité et la nouvelle religion.

Mgr Lefebvre a donc renvoyé ces neuf prêtres parmi lesquels je me trouvais. Or certains d’entre nous étaient toujours membres de la direction des associations légales qui étaient propriétaires de plusieurs églises. Alors une dispute a commencé parce que Mgr Lefebvre voulait que nous quittions nos postes, mais nous avons refusé pour plusieurs raisons.

Premièrement, avant la dispute, Mgr Lefebvre a toujours hésité à mettre les choses au clair concernant les possesseurs des propriétés. Le problème était le suivant : soit le propriétaire est la Fraternité elle-même, soit ce sont les associations légalement constituées, dirigées par des prêtres de la Fraternité, mais qui sont des entités légales différentes de la Fraternité. Or en 1983, ces associations étaient les propriétaires légaux de différents bâtiments. Le fait était public et bien connu de Mgr Lefebvre lui-même et de l’économe de la Fraternité, Monsieur l’abbé Denis Roch. Deuxièmement, après la dispute, la grande majorité des laïcs américains et des bienfaiteurs qui donnaient de l’argent pour les églises se sont opposés à ce que ces propriétés tombent dans les mains de la Fraternité. Mais, troisièmement, et c’est le point le plus important, la Fraternité, à cette époque, recherchait activement un compromis avec Jean-Paul II. Nous n’aurions jamais pu permettre que nos ouailles puissent être en union avec ce moderniste hérétique – jamais – et nous étions résolus à nous battre et à résister.


Conclusion

En tant que catholiques nous devons refuser d’identifier le modernisme avec la foi catholique et mener une résistance qui soit vraiment digne du nom de saint Pie X.

Saint Pie X n’était pas un homme de compromis, mais un homme ferme et fort en face des ennemis modernistes. Si nous observons la manière avec laquelle il traita le gouvernement maçonnique de la France en 1904, nous réalisons que saint Pie X n’aurait jamais prêté son nom à un mouvement ou à une organisation qui chercherait le compromis avec les ennemis de l’Eglise, ou qui mentionnerait le nom d’un moderniste, d’un apostat qui embrasse le Coran, dans le très saint sanctuaire du canon de la Messe.

Prions donc saint Pie X que, par son intercession, nous puissions avoir la force de persévérer dans le combat, et que les prêtres de la Fraternité qui porte son nom abandonnent leur esprit de compromission avec l’ennemi moderniste et entreprennent un apostolat vraiment digne du nom Catholique et vraiment digne du patronage de Saint Pie X.


Note biographique :

Mgr Daniel L. Dolan
Né à Détroit en 1951 de parents catholiques, Daniel Lytle Dolan a étudié en vue du sacerdoce au petit séminaire du Sacré-Cœur, dans l’Ordre des cisterciens et au séminaire Saint Pie X à Écône, en Suisse. Il fut ordonné par Mgr Lefebvre le 29 juin 1976.

A partir de 1977, le principal apostolat du sacerdoce de Mgr Dolan était de fonder et d’organiser des centres de messes traditionnelles à travers les Etats-Unis. A ce jour, il en a fondé près de 35, la plupart étant devenus des paroisses grandes et prospères, avec, parmi celles-ci, l’église de Sainte-Gertrude la Grande à Cincinnati, dans l’Ohio, dont il est le pasteur. Il est considéré comme un excellent prédicateur et un excellent directeur de retraite, de même qu’un expert en liturgie.

Monsieur l’abbé Dolan est entré à Ecône en janvier 1973 et appartient à la première génération de prêtres formés dans ce lieu. Ancien membre des Fraternités Saint Pie X et Saint Pie V, Mgr Dolan travaille avec d’autres prêtres traditionnalistes indépendants depuis de nombreuses années.

Lignée de Monseigneur Dolan Mgr Ngo-Dinh Thuc
ordonné prêtre le 20 octobre 1925
consacré le 4 mai 1938 par le vicaire apostolique de Saïgon, Mgr Dumortier
reçoit les pouvoirs patriarcaux des papes Pie XI et Pie XII
promû archevêque de Hué le 2 novembre 1960 et honoré du titre d’assistant au trône pontifical.

Mgr Carmona
ordonné prêtre en 1939
ancien professeur de séminaire et curé en poste d’ Acapulco
consacré le 17 octobre 1981 par Mgr Ngo-Dinh Thuc

Mgr Musey
ordonné prêtre dans le diocèse de Houston en 1953
a collaboré avec la Fraternité Saint Pie X aux États-Unis
consacré évêque par Mgr Carmona le 1 avril 1982.

Mgr Pivarunas
ordonné prêtre par Mgr Musey le 27 juin 1985.
religieux puis supérieur d’une congrégation (CMRI) que l’ ordinaire du lieu, Mgr Treinen, a officiellement approuvée en 1969.
consacré évêque par Mgr Carmona le 24 septembre 1991.

Mgr Dolan
ordonné prêtre par Mgr Lefebvre le 29 juin 1976
consacré évêque par Mgr Pivanuras le 29 juin 1993.


LETTRE GRATUITE
Les articles de Mgr. Dolan sont publiés dans la lettre St Gertrude the Great Newsletter, qui peut vous être adressée, si vous le désirez, en contactant : St Gertrude the Great Church, 11144 Reading Road, Cincinnati OH 45241, U.S.A. Téléphone : 011-33-513-769-5211.

Source : http://sedevacantisme.free.fr/

Site internet : www.sgg.org

Nouvelles hérésies de Ratzinger

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Hérésie concernant la liberté religieuse :


http://www.lefigaro.fr/medias/2009/05/08/20090508PHOWWW00123.jpg

 

 

Benoit XVI : un «profond respect» pour les musulmans (lefigaro.fr) avec agences
08/05/2009

Le pape est arrivé vendredi dans la capitale jordanienne, première étape de sa tournée au Proche Orient, où il espère que l'Eglise catholique pourra jouer un rôle dans le processus de paix.

Benoit XVI a exprimé son
«profond respect» pour la communauté musulmane à son arrivée vendredi en Jordanie, première étape de son voyage en Terre sainte qui va durer huit jours. Le pape se rend en «pèlerin de la paix» dans une région troublée, où il s'est attiré la colère des juifs et des musulmans par certains propos et autres décisions.
«
La liberté religieuse est naturellement un droit humain fondamental et mon espérance fervente et ma prière sont que le respect des droits inaliénables et de la dignité (...) soient toujours plus affirmés et défendus non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde», a-t-il également déclaré à l'aéroport d'Amman, la capitale, où il a été accueilli par le roi Abdallah II, un descendant du prophète Mahomet, et la reine Rania.


   La liberté religieuse n'est pas un droit humain fondamental ! Au contraire, c'est une grave erreur condamnée et expliquée par de nombreux papes.


- Pape Pie IX : « ...ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Eglise catholique, et le salut des âmes, que Notre prédécesseur Grégoire XVI, d'heureuse mémoire, qualifiait de délire : "La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée. Les citoyens ont droit à l'entière liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions quelles qu'elles soient, par les moyens de la parole, de l'imprimé ou toute autre méthode sans que l'autorité civile ni ecclésiastique puisse lui imposer une limite." ... Nous les [ces erreurs] réprouvons par Notre Autorité Apostolique, les proscrivons, les condamnons, et Nous désirons et commandons que tous les fils de l’Église Catholique les tiennent pour réprouvées, proscrites et condamnées absolument! (Quanta Cura n° 5)

 

- Pape Pie VII : "Par cela même qu'on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l'erreur et l'on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l'Eglise hors de laquelle il n'y a pas de salut. En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C'est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : "Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu'une secte la professe réellement." (Post tam diuturnas , 29-4-1814)


-  Proposition condamnée par le Syllabus de Pie IX : « 15.  Il est libre à chaque homme d'embrasser et de professer la religion qu'il aura réputée vraie d'après la lumière de la raison. » (Syllabus - Multiplices inter)


 Hérésie concernant les « droits de l'homme » :



 

 Discours de Benoît XVI à l'Académie Pontificale des Sciences Sociales (8 mai).


« La loi naturelle est un guide reconnaissable par tous, et sur sa base, tous peuvent se comprendre et s’aimer réciproquement. Les droits de l’homme sont donc enracinés de manière définitive dans une participation de Dieu, qui a créé chaque personne humaine avec intelligence et liberté. Si l’on ignore cette solide base éthique et politique, les droits de l’homme restent fragiles parce qu’ils sont privés de leur fondement solide. L’action de l’Eglise dans la promotion des droits de l’homme est donc soutenue par la réflexion de la raison de telle manière que ces droits peuvent se présenter à toutes les personnes de bonne volonté, indépendamment de leur affiliation religieuse". (...) L’Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, au-delà de leurs différents formulations, et des différents degrés d’importance qu’ils peuvent avoir dans les différents contextes culturels, devaient être soutenus et reconnus universellement, parce qu’ils sont inhérents à la nature même de l’homme qui est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Si tous les êtres humains sont créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, alors, ils partagent une nature commune qui les unit les uns aux autres, et qui requiert un respect universel (...)
Les droits de l’homme sont devenus le point de référence d’un ‘ethos’ universel partagé
, au moins au plan de l’aspiration, par la plus grande partie de l’humanité. Ces droits sont ratifiés par presque tous les États du monde. Le Concile Vatican II, dans la Déclaration ‘Dignitatis Humanae’, et mes prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II, se sont référés avec vigueur aux droits à la liberté de conscience et de religion, qui doivent être au centre de ces droits qui naissent de la nature humaine elle-même (...) [Les droits de l'homme] reçoivent une nouvelle confirmation, de la foi… »

 

Pape Pie VI : « Il Nous suffit de rappeler les 17 articles sur les droits de l'homme qui ne sont qu'une répétition fidèle de la déclaration faite par l'Assemblée Nationale de France de ces mêmes droits, si contraires à la religion et à la société. » (Encyclique Adeo Nota, 23-4-1791)

 

Mgr Sanborn : Vatican II face à la doctrine catholique

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1. Qu’est-ce qui est mauvais dans le Concile Vatican II ?


 Le Concile Vatican II a enseigné des doctrines qui avaient déjà été condamnées par l’Eglise, et a établi des mesures disciplinaires qui sont contraires à l’enseignement et à la pratique constante de l’Eglise.


2. Quelles doctrines a-t-il enseigné qui étaient déjà condamnées ?


Il y a quatre erreurs majeures :

(1) concernant l’unité de l’Eglise;

(2) concernant l’oecumenisme;

(3) concernant la liberté religieuse;

(4) concernant la collégialité.


3. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant l’unité de l’Eglise ?


 Vatican II enseigne une hérésie concernant l’unité de l’Eglise, à savoir que l’Eglise du Christ ne s’identifie pas exclusivement avec l’Eglise catholique, mais subsiste simplement en elle. Cette doctrine hérétique est contenue principalement dans Lumen Gentium, et sa signification hérétique est confirmée dans des déclarations de Paul VI et de ses successeurs, en particulier dans le Code de droit canonique de 1983, dans la Déclaration de 1992 sur l’Eglise comme communion, et dans le Directoire œcuménique. Elle est contraire à l’enseignement de l’Eglise catholique, contenu principalement dans Satis Cognitum du Pape Léon XIII, Mortalium Animos du Pape Pie XI, Mystici Corporis du Pape Pie XII, et dans les condamnations de la « Théorie des branches » prononcées par le Saint-Office sous Pie IX.


4. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant l’oecuménisme ?


 L’enseignement de Vatican II concernant l’oecuménisme, qui affirme que les religions non-catholiques sont des moyens de salut, est ouvertement hérétique. Cette doctrine contredit directement l’enseignement de l’Eglise selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique – enseignement que le Pape Pie IX qualifiait de dogme catholique le plus connu. En outre, les pratiques œcuméniques qui ont résulté de cette doctrine hérétique sont directement contraires à Mortalium Animos du Pape Pie XI.


5. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant la liberté religieuse ?


 L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse, contenu dans Dignitatis Humanæ, affirme quasiment mot pour mot la même doctrine que celle qui a été condamnée par le Pape

Pie VII dans Post Tam Diuturnas, par le Pape Grégoire XVI dans Mirari Vos, par le Pape Pie IX dans Quanta Cura, et par le Pape Léon XIII dans Libertas Præstantissimum.

L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse contredit également la royauté de Jésus-Christ sur la société telle que l’exprimait dans Quas Primas le Pape Pie XI, et l’attitude et la pratique constantes de l’Eglise vis-à-vis de la société civile.

                                                

6. Quelle fausse doctrine enseigne-t-il concernant la collégialité ?


 L’enseignement de Vatican II concernant la collégialité altère la constitution monarchique de l’Eglise catholique, dont elle a été pourvue par le Divin Sauveur. La doctrine de Vatican II, confirmée par le Code de droit canonique de 1983, qui affirme que le sujet (le possesseur) de l’autorité suprême dans l’Eglise est le collège des évêques avec le Pape, est contraire à la doctrine définie par les Conciles de Florence et de Vatican  I.

 

sem_faculty  La traduction de cet extrait d'une étude de Mgr Donald Sanborn (disponible sur le site Traditionalmass.org) a été réalisée par nos soins, avec l'aimable autorisation de l'auteur. Mgr Donald J. Sanborn a été l'un des premiers séminaristes de la Fraternité Saint-Pie X à Ecône, où il est entré en 1971. Il a été ordonné le 29 juin 1975 par Mgr Lefebvre. Après plusieurs années d'apostolat aux Etats-Unis, durant lesquelles il a notamment été recteur de St. Joseph's House of Studies à Armada (Michigan), premier séminaire américain de la Fraternité, il a quitté, en avril 1983, avec huit autres prêtres, la Fraternité Saint-Pie X, dont il rejetait la position théologique concernant la situation actuelle de l'autorité dans l'Eglise. Il a publié de nombreuses études analysant les erreurs de Vatican II et de Jean-Paul II, ainsi qu'un ouvrage intitulé De Papatu materiali (La Papauté matérielle) dans lequel il expose et illustre la thèse de la vacance formelle du Siège Apostolique, élaborée en son temps par Mgr Guérard des Lauriers O.P. (connue sous le nom de "thèse de Cassiciacum"). En 1995, il a fondé le Most Holy Trinity Seminary (Séminaire de la Très Sainte Trinité) dont il est toujours le Recteur. Il a été consacré évêque en juin 2002 par Mgr Robert F. McKenna, O.P

Source : http://profidecatholica.canalblog.com/

L'abbé Ratzinger : le pseudo-conservateur

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Le Pseudo-Conservateur

L'abbé Ratzinger

  Beaucoup, que ce soit à la FSSPX ou ailleurs, pensent et déclarent que Ratzinger ("Benoît XVI") est un "conservateur traditionaliste voulant rétablir le catholicisme dans l'église conciliaire". Toutes les déclarations de l'intéressé faites avant son élection démontrent tout le contraire : Ratzinger est un fidèle défenseur du Concile Vatican II. Son "traditionalisme" qui n'est qu'apparent n'est qu'un piège tendu aux "catholiques dits traditionalistes" afin que ces derniers se rallient à lui.


  Notre Seigneur nous a mis en garde : "Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, tandis qu'au dedans ce sont des loups ravisseurs : vous les connaîtrez à leurs fruits" (Mt VII, 15)


« ... Le conservatisme religieux du successeur de Jean-Paul II ne porte pas sur l'essentiel mais sur l'accidentel. La religion catholique n'est pas qu'une affaire d'encens, de soutane ou de grégorien; c'est la maison de la vraie Foi et celle des sacrements valides produisant la grâce.  Or, sur ces éléments essentiels, Benoît XVI est en rupture totale avec l'Eglise catholique. Ce n'est pas là un jugement sur sa personne mais un constat que tout le monde peut faire. Ne célèbre-t-il pas ordinairement la messe de Luther ? Ne fait-il pas régulièrement de l'œcuménisme ou du syncrisme religieux avec les pasteurs, les popes, les rabbins, les imams ou le Dalaï-Lama ? Voyons la réalité telle qu'elle est et non pas telle que certains veulent la décrire... » ( Le Combat Catholique, février 2009)



L'abbé Ratzinger : Un défenseur du Concile Vatican II :

«  J'ai toujours voulu rester fidèle à Vatican II, cet aujourd'hui de l'Eglise, sans nostalgie pour un hier irrémédiablement passé, sans impatience pour un demain qui ne nous appartient pas. » (Entretien sur la Foi – de Joseph Ratzinger – 1985 – ch. I, p.17)

« Alors, son mot d'ordre [...] n'est certes pas de retourner en arrière, mais plutôt de revenir aux textes authentiques de l'authentique Vatican II. Défendre aujourd'hui la vraie tradition de l'Eglise signifie défendre le Concile» (livre précité. ch. 2, p. 27)

« Il faut défendre le Concile Vatican II contre Mgr Lefebvre, comme un devoir qui oblige vis-à-vis de l'Eglise et comme une nécessité permanente. » (discours du Card. Ratzinger aux évêques du Chili, Concilium, 1988)

« Si par restauration on entend retour en arrière, alors aucune restauration n'est possible… mais si par restauration on entend la recherche d'un nouvel équilibre… elle est du reste déjà amorcée... Les problèmes des années soixante (Vat. II) c'était d'acquérir les valeurs mieux exprimées par deux siècles de culture libérale (liberté, égalité, fraternité)… et cela est fait (Interview à la revue Jésus, novembre 1984).

« Le point central du conflit se situe dans l'attaque contre la liberté religieuse et contre le prétendu esprit d'Assise.» (Chili 1988). «...ôter toute raison d'être au cas Lefebvre... ces fausses protestations.» (“Entretien sur la foi”, p. 35).

« ...l’opération récupération (contre la Tradition N.D.R.L) continue» (30 Giorni, octobre 1988).

«…malgré l’agressive “opération récupération” bien conduite et mise en oeuvre par les autorités vaticanes, l’armée traditionaliste de Mgr Lefebvre est loin d’être vaincue et de battre en retraite, comme beaucoup le croient aujourd’hui» (Il Sabato, 8.7.1989).

  Le premier jour de son 'pontificat', Ratzinger déclare :   «Je veux affirmer avec force la ferme volonté de poursuivre l'engagement de mise en oeuvre du Concile Vatican II, dans le sillage de mes Prédécesseurs et en fidèle continuité avec la tradition bimillénaire de l'Eglise. C'est précisément cette année le 40 anniversaire de la conclusion de l'Assemblée conciliaire (8 décembre 1965). Au fil des ans, les Documents conciliaires n'ont pas perdu leur actualité; leurs enseignements se révèlent même particulièrement  pertinents au regard des nouvelles exigences de l'Eglise et de la société actuelle mondialisée.»


L'abbé Ratzinger : un pilier du 'Concile Vatican II'


Voici ce qu'écrit M. l'abbé Méramo concernant le rôle joué de Ratzinger dans le Concile Vatican II (Source) :


«  L’actuel 'Benoît XVI' fut en sa jeunesse un des experts, en qualité de théologien libéral et progressiste dans son rôle de bras droit du Cardinal Frings de Cologne (moderniste allemand consommé) pendant le Concile Vatican II [...] Le Cardinal Frings de Cologne a été un des plus actifs comme nous le verrons, dans l’organisation du modernisme à l’intérieur du courant progressiste. Non content d’avoir été expert pendant le Concile Vatican II, il (Ratzinger) a aussi été disciple de Karl Rahner, un des plus fameux théologiens modernistes. De sorte que sa formation intellectuelle et théologique est des plus éminemment modernistes et donc des pires. Et cela on ne peut ni le cacher ni le nier, c’est évident. Pour rappeler qui était le Cardinal Frings, un des meneurs de l’alliance européenne, qui a saboté tout le travail préparatoire de deux années, dans l’intention de faciliter l’entrée des idées modernistes à l’intérieur de l’Eglise, nous renvoyons au livre, célèbre pour son objectivité et sa documentation de première main, de Ralph Wiltgen S. V. D. ‘ Le Rhin se jette dans le Tibre’. (Ed. Criterio Libros, Madrid 1999). Il y rapporte des faits très intéressants dont nous allons citer un certain nombre :

Cardinal Frings (Cologne)


« Le Cardinal Frings (photo), président de la conférence Episcopale d’Allemagne, apprit que le Cardinal Achille Liénart, évêque de Lille, âgé de soixante huit ans et président de la Conférence Episcopale de France, avait la même idée que lui. Les deux cardinaux mirent donc au point un plan d’action.» (p.20)

« Le Cardinal Frings, au cours d’une conversation privée, qualifia le Père Karl Rahner de plus grand théologien du siècle » (p. 94)

« Il semblait que le rôle de meneur du concile dût forcément retomber sur le Cardinal Frings, dont l’archidiocèse se trouvait au bord du Rhin » (p. 295).

« Presque personne en cette vaste assemblée, à part le Pape, n’avait eu plus d’influence sur la législation conciliaire que le Cardinal Frings. Sans l’organisation, qu’il avait luimême inspirée et dirigée, le concile n’aurait jamais pu travailler avec efficacité. Il s’était beaucoup appuyé sur le théologien K. Rahner ; mais vers la fin du concile il s’était montré plus prudent quant à l’acceptation de ses propositions » (p. 326)

Il ressort clairement de l’intervention et de la direction donnée par le Cardinal Frings dans le Concile Vatican II, lui dont le bras droit était le théologien Ratzinger, comme nous pouvons le voir dans les citations à venir extraites du même livre, que l’étoffe de celui qui est maintenant Benoît XVI y apparaît déjà.. »


« Loin de l’avoir rejeté (le Concile Vatican II NDRL), il me semble que Benoît XVI l’a approuvé et confirmé . » ( Joseph A. Komonchak, chercheur et professeur de sciences religieuses à la Catholic University of America )

 

 

Suite : L'abbé Ratzinger, le pseudo-conservateur

 

Salle Paul VI au Vatican : sculpture satanique

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 Le 30 avril, Ratzinger a assisté dans la "Salle Paul VI" au concert offert par le Président de la République italienne pour le IV anniversaire de son pontificat.

 Dans cette Salle Paul VI qui se trouve au Vatican même,
une sculpture satanique et immonde se trouve en arrière plan :



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Merci à JCMD

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