Nous invitons vivement nos lecteurs à écouter le sermon de Mgr Sanbor, en visite en France, donné hier à la chapelle Saint Pie V de Rennes:
"Mgr Sanborn explique pourquoi il faut lutter contre Vatican II et pourquoi il faut refuser toute idée de compromis avec les occupants du Vatican actuel. Les changements n'ont pas été de simples mutations accidentelles ordonnées à un progrès homogène du dogme, de la liturgie, de la morale et de la discipline de l'Eglise; les changements ont été substantiels et ont entraîné une véritable corruption de l'essence, de l'identité même de l'Eglise. Quand on a compris cela, on ne recherche pas quelque entente avec les chefs de la religion syncrétiste de Vatican II; on fait la guerre, on combat jusqu'au martyre..." (Abbé Gilles Roger)
Source : Gloria.tv
Nous apprécions et souscrivons particulièrement les propos remplis de bon sens de Mgr Sanborn qui
relativise les divergences d'opinion sur des questions théologiques secondaires qui peuvent
"diviser" les prêtres et fidèles catholiques non una cum Ratzinger. Ces paroles viennent
conforter la politique de notre site. Nous retiendrons l'affirmation claire et nette de cet évêque américain
non una cum : la chaire de Pierre est actuellement vacante de Pape. Dire le contraire est objectivement un blasphème contre l'Eglise et Notre Seigneur. Enfin, Mgr Sanborn appelle
les jeunes catholiques à combattre pour l'Eglise et encourage vivement les vocations.
En visite en France, Mgr Sanborn se rendra à la chapelle Saint Pie V de Rennes dimanche prochain, le 6 février où il célèbrera une messe pontificale.
Adresse :
Chapelle Saint Pie V
19 rue des Français-libres - 35000 RENNES -
plan michelin
Tél. : 02.99.30.49.44.
Messes le dimanche à 8H30 - 10H15 - 18H15.
Vêpres et Salut du Saint-Sacrement à 17H30.
N.D.L.R : Annonce publiée avec l'autorisation de M. l'abbé Roger
Mgr Donald J. Sanborn est né à New
York. En 1967, il entra au séminaire de la diocèse de Brooklyn, où il s'est spécialisé dans les langues classiques et diplômé cum laude en 1971.
Donald Sanborn a été ordonné prêtre par Mgr Lefebvre le 29 Juin, 1975. Il est retourné à East Meadow, à New York sur Long Island, pour aider le révérend Clarence Kelly. Il a enseigné à l'école Saint-Pie V à Long Island.
En Janvier 1977 Mgr Lefebvre l'a nommé recteur de la Maison Saint-Joseph d'études dans Armada, le Michigan.
Il a immédiatement fait des plans pour l'agrandissement de l'installation Ridgefield, et a lancé un programme de collecte de fonds, qui en 1982 a permis de commencer la construction d'une nouvelle aile.
En avril 1983, il a été parmi les neuf prêtres américains expulsés de la FSSPX parce qu'ils s'opposaient aux changements liturgiques imposées par Mgr Lefebvre, ainsi que d'autres tendances inquiétantes dans l'organisation de l'archevêque. Par la suite, en 1984, Fr, Sanborn, prêtre non una cum, établie Saint-Sacrement Chapelle Martinez, en Californie.
En 1991, il fonde Sacerdotium, une revue trimestrielle scientifique pour les prêtres catholiques catholiques traditionnels et un périodique pour les laïcs catholiques.
Pendant cette période, l'abbé Sanborn a produit une série d'articles analysant les erreurs de Vatican II et Jean-Paul II.
En 1995, avec l'encouragement des collègues prêtres catholiques traditionnels, il a fondé le séminaire de la Très Sainte Trinité. Fr. Sanborn est éminemment qualifié pour former les jeunes hommes à la prêtrise. Il a une compréhension profonde de la philosophie thomiste et de la théologie dogmatique et morale catholique, et est un professeur exceptionnel qui est capable de communiquer efficacement ses connaissances. En plus de l'expertise en latin et une connaissance pratique de la langue grecque, allemande et espagnole, il parle couramment le français et l'italien, et a une bonne compréhension de l'histoire et la culture catholique. Il est consacré à la solennité de la liturgie sacrée, et ses années en tant que prêtre et recteur du séminaire lui a fourni de nombreuses réflexions dans la spiritualité sacerdotale.
En Juin 2002, il fut consacré évêque par Mgr Robert McKenna (sacré par Mgr Guerard des Lauriers). Cet évêque collabore particulièrement avec Mgr Daniel L. Dolan.
Informations trouvées ICI
> A lire également : Mgr Sanborn : Vatican face à la doctrine catholique
Extraits d'un article du site Zenit :
ROME, Mardi 25 janvier 2011 (ZENIT.org) - L'œcuménisme est un "engagement fondamental" de l'Eglise et non pas "une simple stratégie de
communication", a rappelé Benoît XVI en recevant en audience, le 24 janvier, une délégation de l'Eglise évangélique luthérienne d'Allemagne présente à Rome à
l'occasion de la conclusion de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens.
"L'engagement de l'Eglise catholique pour l'œcuménisme", a ajouté Benoît XVI en rappelant les paroles de Jean-Paul II dans l'encyclique Ut unum sint, "n'est pas une simple stratégie de communication dans un monde qui change, mais un engagement fondamental de l'Eglise à partir de sa propre mission" (cf. Nm 28-32).
Pour certains, aujourd'hui, "l'objectif commun de l'unité pleine et visible des chrétiens semble de nouveau être plus lointain. Les interlocuteurs œcuméniques portent dans le dialogue des idées sur l'unité de l'Eglise complètement différentes", a-t-il observé.
« Je partage la préoccupation de beaucoup de chrétiens pour le fait que les fruits du travail œcuménique, surtout en relation à l'idée d'Eglise et de ministère, ne sont pas encore suffisamment reçus par les interlocuteurs œcuméniques. Toutefois, même si de nouvelles difficultés surgissent, nous regardons l'avenir avec espérance ».
Devant la délégation allemande, le pape a rappelé l'importance de l'Esprit Saint pour dépasser les divisions entre chrétiens. Il a aussi souhaité que le dialogue théologique contribue "à une entente sur des questions ouvertes, qui sont un obstacle sur le chemin vers l'unité visible et la célébration commune de l'Eucharistie comme sacrement de l'unité entre les chrétiens".
Depuis 2009 en Allemagne, a encore rappelé Benoît XVI, une commission de dialogue bilatéral de la Conférence épiscopale et de l'Eglise évangélique luthérienne allemande, a repris son activité sur le thème : "Dieu et la dignité de l'homme".
"Ce domaine thématique comprend en particulier des problèmes récents en relation à la protection et à la dignité de la vie humaine, comme les questions urgentes de la famille, le mariage et la sexualité, qui ne peuvent être étouffées ou négligées uniquement pour ne pas mettre en danger le consensus œcuménique trouvé jusque-là".
"Souhaitons - a ajouté le pape - que sur ces questions importantes relatives à la vie, de nouvelles différences confessionnelles ne naissent pas, mais qu'ensemble, nous puissions rendre témoignage au monde et aux hommes de ce que le Seigneur nous a montré et nous montre".
Le pape a enfin évoqué le prochain anniversaire (le 50e, en 2017) des thèses de Luther sur les indulgences. "A cette occasion, luthériens et catholiques auront l'opportunité de célébrer dans le monde entier une commémoration œcuménique commune, de lutter au niveau mondial pour les questions fondamentales, non pas sous la forme d'une célébration triomphaliste, mais comme une profession commune de notre foi dans le Dieu Un et Trine, dans l'obéissance commune à Notre Seigneur et à sa Parole", a-t-il souligné.
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Cette conception de l'unité des chrétiens s'oppose à l'enseignement du Pape Pie XI dans son encyclique Mortalium animos dont voici de larges extraits :
"Jamais peut-être dans le passé, les esprits des hommes n’ont été saisis aussi fort que nous le voyons de nos jours, du désir de renforcer et d’étendre pour le bien commun de la société humaine, les relations fraternelles qui nous lient à cause de notre communauté d’origine et de nature.
Les peuples, en effet, ne jouissent pas encore pleinement des bienfaits de la paix; et même, çà et là, de vieilles et de nouvelles discordes provoquent l’éruption de séditions et de guerres civiles. Par ailleurs, la plupart, assurément, des controverses qui touchent à la tranquillité et à la prospérité des peuples ne peuvent d’aucune manière recevoir de solution sans l’action concertée et les efforts des chefs des Etats et de ceux qui en gèrent et poursuivent les intérêts. On comprend donc aisément, et cela d’autant mieux que plus personne ne refuse d’admettre l’unité du genre humain, pourquoi la plupart des hommes désirent voir, au nom de cette fraternité universelle, les divers peuples s’unir entre eux par des liens chaque jour plus étroits.
C’est un résultat semblable que d’aucuns s’efforcent d’obtenir dans les choses qui regardent l’ordre de la Loi nouvelle, apportée par le Christ Notre Seigneur. Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission.
De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme. La conclusion est claire: se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée.
Il est vrai, quand il s’agit de favoriser l’unité entre tous les chrétiens, certains esprits sont trop facilement séduits par une apparence de bien. N’est-il pas juste, répète-t-on, n’est-ce pas même un devoir pour tous ceux qui invoquent le nom du Christ, de s’abstenir d’accusations réciproques et de s’unir enfin un jour par les liens de la charité des uns envers les autres ? Qui donc oserait affirmer qu’il aime le Christ s’il ne cherche de toutes ses forces à réaliser le voeu du Christ lui-même demandant à son Père que ses disciples soient « un » (Joan. XVII, 21) ? Et de plus le Christ n’a-t-il pas voulu que ses disciples fussent marqués et distingués des autres hommes par ce signe qu’ils s’aimeraient entre eux: « C’est à ce signe que tous connaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Joan. XIII, 35) ?
Plaise à Dieu, ajoute-t-on, que tous les chrétiens soient « un » ! Car par l’unité, ils seraient beaucoup plus forts pour repousser la peste de l’impiété qui, s’infiltrant et se répandant chaque jour davantage, s’apprête à ruiner l’Evangile.
Tels sont, parmi d’autres du même genre, les arguments que répandent et développent ceux qu’on appelle panchrétiens. Et il s’en faut que ces panchrétiens soient peu nombreux et disséminés; ils se sont, au contraire, multipliés en organisations complètes et ils ont fondé des associations largement répandues, que dirigent, le plus souvent, des non catholiques, quelles que soient leurs divergences en matières de foi. Leur entreprise est, d’ailleurs, poursuivie si activement qu’elle obtient en beaucoup d’endroits l’accueil de personnes de tout ordre et qu’elle séduit même de nombreux catholiques par l’espoir de former une union conforme, apparemment, aux voeux de notre Mère la Sainte Eglise, laquelle, certes, n’a rien plus à coeur que de rappeler et de ramener à son giron ses enfants égarés.
Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi catholique.
[...]
C’est ici l’occasion d’exposer et de réfuter la fausse théorie dont visiblement dépend toute cette question et d’où partent les multiples activités concertées des non-catholiques en vue de confédérer, comme nous l’avons dit, les églises chrétiennes.
Les auteurs de ce projet ont pris l’habitude d’alléguer, presque à l’infini, les paroles du Christ : « Qu’ils soient un… Il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur » (Joan. XVII, 21; X, 15), mais en voulant que, par ces mots, soient signifiés un voeu et une prière du Christ Jésus qui, jusqu’à ce jour, auraient été privés de résultat. Ils soutiennent, en effet, que l’unité de foi et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Eglise du Christ, n’a presque jamais existé jusqu’à présent et n’existe pas aujourd’hui; que cette unité peut, certes, être souhaitée et qu’elle sera peut-être un jour établie par une entente commune des volontés, mais qu’il faut entre-temps la tenir pour une sorte de rêve. Ils ajoutent que l’Eglise, en elle-même, de sa nature, est divisée en parties, c’est-à-dire constituée de très nombreuses églises ou communautés particulières, encore séparées, qui, malgré quelques principes communs de doctrine, diffèrent pour tout le reste; que chaque église jouit de droits parfaitement identiques; que l’Eglise ne fut une et unique que tout au plus depuis l’âge apostolique jusqu’aux premiers conciles oecuméniques.
Il faut donc, disent-ils, négliger et écarter les controverses même les plus anciennes et les divergences de doctrine qui déchirent encore aujourd’hui le nom chrétien, et, au moyen des autres vérités doctrinales, constituer et proposer une certaine règle de foi commune: dans la profession de cette foi, tous sentiront qu’ils sont frères plus qu’ils ne le sauront; seulement, une fois réunies en une fédération universelle, les multiples églises ou communautés pourront s’opposer avec force et succès aux progrès de l’impiété.
[...]
Pourtant, si on peut trouver des non-catholiques, d’ailleurs nombreux, qui prêchent à pleine voix une communion fraternelle dans le Christ Jésus, on n’en trouverait pas à qui vienne la pensée de se soumettre et d’obéir au Vicaire de Jésus-Christ quand il enseigne et quand il commande. Entre-temps, ils affirment qu’ils traiteront volontiers avec l’Eglise Romaine, mais à droits égaux, c’est-à-dire en égaux avec un égal; mais s’ils pouvaient traiter, il ne semble pas douteux qu’ils le feraient avec la pensée de ne pas être tenus, par le pacte éventuellement conclu, à renoncer aux opinions en raison desquelles, encore maintenant, ils restent dans leurs errements et dans leurs erreurs hors de l’unique bercail du Christ.
Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d’aucune manière, participer à leurs congrès et que, d’aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer; s’ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l’unique Eglise du Christ.
Pouvons-nous souffrir – ce serait le comble de l’iniquité – que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée? Car, en la circonstance, il s’agit de respecter la vérité révélée. Puisque c’est pour instruire de la foi évangélique tous les peuples que le Christ Jésus envoya ses Apôtres dans le monde entier et que, pour les garder de toute erreur, il voulut qu’ils fussent auparavant instruits de toute vérité par l’Esprit-Saint (Joan. XVI, 13), est-il vrai que, dans l’Eglise que Dieu lui-même assiste comme chef et gardien, cette doctrine des Apôtres a complètement disparu ou a été jamais falsifiée? Si notre Rédempteur a déclaré explicitement que son Evangile est destiné non seulement aux temps apostoliques, mais aussi aux âges futurs, l’objet de la foi a-t-il pu, avec le temps, devenir si obscur et si incertain qu’il faille aujourd’hui tolérer même les opinions contradictoires?
Si cela était vrai, il faudrait également dire que tant la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres que la présence perpétuelle de ce même Esprit dans l’Eglise et la prédication elle-même de Jésus-Christ ont perdu, depuis plusieurs siècles, toute leur efficacité et tout leur utilité: affirmation évidemment blasphématoire.
[...]
Il est vrai, ces panchrétiens qui cherchent à fédérer les églises, semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi? Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Evangile, dévoiler les secrets du Coeur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau: « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure: « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Joan. II, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ.
Comment, dès lors, concevoir la légitimité d’une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu’elle serait en contradiction avec celles des autres? Et par quelle formule, Nous le demandons, pourraient-ils constituer une seule et même société de fidèles, des hommes qui divergent en opinions contradictoires? Par exemple, au sujet de la sainte Tradition, ceux qui affirment qu’elle est une source authentique de la Révélation et ceux qui le nient? De même, pour la hiérarchie ecclésiastique, composée d’évêques, de prêtres et de ministres, ceux qui pensent qu’elle est d’institution divine et ceux qui déclarent qu’elle a été introduite peu à peu selon les temps et les circonstances? Egalement au sujet de la très sainte Eucharistie, ceux qui adorent le Christ véritablement présent en elle grâce à cette merveilleuse transformation du pain et du vin appelée transsubstantiation, et ceux qui affirment que le corps du Christ ne s’y trouve présent que par la foi ou par un signe et la vertu du Sacrement; ceux qui reconnaissent à la même Eucharistie à la fois la nature de sacrifice et celle de sacrement, et ceux qui n’y voient rien d’autre que le souvenir et la commémoraison de la Cène du Seigneur? Et aussi, quant aux Saints régnant avec le Christ et spécialement Marie Mère de Dieu, ceux qui croient qu’il est bon et utile de les invoquer par des supplications et de vénérer leurs images, et ceux qui prétendent que ce culte ne peut être rendu, parce qu’opposé à l’honneur de Jésus-Christ « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (I Tim. II, 5)?
En vérité, nous ne savons pas comment, à travers une si grande divergence d’opinions, la voie vers l’unité de l’Eglise pourrait être ouverte, quand cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens. En revanche, nous savons très bien que, par là, une étape est facilement franchie vers la négligence de la religion ou indifférentisme et vers ce qu’on nomme le modernisme, dont les malheureuses victimes soutiennent que la vérité des dogmes n’est pas absolue, mais relative, c’est-à-dire qu’elle s’adapte aux besoins changeants des époques et des lieux et aux diverses tendances des esprits, puisqu’elle n’est pas contenue dans une révélation immuable, mais qu’elle est de nature à s’accommoder à la vie des hommes.
De plus, quant aux vérités à croire, il est absolument illicite d’user de la distinction qu’il leur plaît d’introduire dans les dogmes de foi, entre ceux qui seraient fondamentaux et ceux qui seraient non fondamentaux, comme si les premiers devaient être reçus par tous tandis que les seconds pourraient être laissés comme matières libres à l’assentiment des fidèles: la vertu surnaturelle de foi a en effet, pour objet formel l’autorité de Dieu révélant, autorité qui ne souffre aucune distinction de ce genre. C’est pourquoi tous les vrais disciples du Christ accordent au dogme de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu la même foi que, par exemple, au mystère de l’Auguste Trinité, et de même ils ne croient pas à l’Incarnation de Notre Seigneur autrement qu’au magistère infaillible du Pontife Romain dans le sens, bien entendu, qu’il a été défini par le Concile oecuménique du Vatican. Car, de la diversité et même du caractère récent des époques où, par un décret solennel, l’Eglise a sanctionné et défini ces vérités, il ne s’ensuit pas qu’elles n’ont pas la même certitude, qu’elles ne sont pas avec la même force imposées à notre foi: n’est-ce pas Dieu qui les a toutes révélées?
En effet, le magistère de l’Eglise – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes – s’exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu’il s’impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion.
On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n’a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n’est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu’en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu’ils ont eu jadis le malheur de s’en séparer.
Le retour à l’unique véritable Eglise, disons-Nous, bien visible à tous les regards, et qui, par la volonté de son Fondateur, doit rester perpétuellement telle qu’il l’a instituée lui-même pour le salut de tous. Car jamais au cours des siècles, l’Epouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien: « L’Epouse du Christ ne peut commettre un adultère: elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer » (De cath. Ecclesiae unitate, VI). Et le saint martyr s’étonnait vivement, et à bon droit, qu’on pût croire « que cette unité provenant de la stabilité divine, consolidée par les sacrements célestes, pouvait être déchirée dans l’Église et brisée par le heurt des volontés discordantes » (ibid.). Le corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Eglise, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l’instar d’un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu’il peut se composer de membres épars et disjoints; par suite, quiconque ne lui est pas uni n’est pas un de ses membres et n’est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30; 1,22).
Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n’accepte l’autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. N’ont-ils pas obéi à l’Evêque de Rome, Pasteur suprême des âmes, les ancêtres de ceux qui, aujourd’hui, sont enfoncés dans les erreurs de Photius et des novateurs? Des fils ont, hélas ! déserté la maison paternelle, laquelle ne s’est point pour cela effondrée et n’a pas péri, soutenue qu’elle était par l’assistance perpétuelle de Dieu. Qu’ils reviennent donc au Père commun, qui oubliera les insultes proférées jadis contre le Siège Apostolique et les recevra avec la plus grande affection. Si, comme ils le répètent, ils désirent se joindre à nous et aux nôtres, pourquoi ne se hâteraient-ils pas d’aller vers l’Eglise, « mère et maîtresse de tous les fidèles du Christ » (Conc. Latran IV, c. 5).
Qu’ils écoutent Lactance s’écriant: « Seule… l’Eglise catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. Que personne ne se flatte d’une lutte obstinée. Car c’est une question de vie et de salut; si l’on n’y veille avec précaution et diligence, c’est la perte et la mort » (Divin. Instit., IV. 30, 11-12).
Que les fils dissidents reviennent donc au Siège Apostolique, établi en cette ville que les princes des Apôtres, Pierre et Paul, ont consacrée de leur sang, au Siège « racine et mère de l’Eglise catholique » (S. Cypr., Ep. 48 ad Cornelium, 3).
Qu’ils y reviennent, non certes avec l’idée et l’espoir que « l’Eglise du Dieu vivant, colonne et fondement de la vérité » (I Tim. II, 15) renoncera à l’intégrité de la foi et tolérera leurs erreurs, mais, au contraire, pour se confier à son magistère et à son gouvernement. Plaise à Dieu que cet heureux événement, que tant de nos prédécesseurs n’ont pas connu, Nous ayons le bonheur de le voir, que nous puissions embrasser avec un coeur de père les fils dont nous déplorons la funeste séparation; plaise à Dieu notre Sauveur, « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Tim. II,4), d’entendre Notre ardente supplication pour qu’il daigne appeler tous les égarés à l’unité de l’Eglise. En cette affaire certainement très importante, Nous faisons appel et Nous voulons que l’on recoure à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu’elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils « en gardant l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix » (Eph. IV, 3).
Vous comprenez, Vénérables Frères, combien nous souhaitons cette union. Nous désirons que Nos fils le sachent aussi, non seulement ceux qui appartiennent à l’univers catholique, mais aussi tous ceux qui sont séparés de nous. Si, par une humble prière, ces derniers implorent les lumières célestes, il n’est pas douteux qu’ils ne reconnaissent la seule vraie Église de Jésus-Christ et qu’ils n’y entrent enfin, unis à Nous par une charité parfaite. Dans cette attente, comme gage des bienfaits divins et en témoignage de Notre bienveillance paternelle, Nous vous accordons de tout coeur, Vénérables Frères, ainsi qu’à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 6 janvier, en la fête de l’Epiphanie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l’an 1928, le sixième de Notre Pontificat.
Le 21 janvier 179, le roi Louis XVI
rendait l'âme, assassiné par la vermine révolutionnaire anti-catholique. Orchestrée par la franc-maçonnerie, la Révolution française restera l’un des pires bains de sang de l’histoire
française.
"En coupant la tête à son Roi, la France a commis un suicide"
(Mgr Delassus)
Extrait du testament de Louis XVI
"Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de
Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les
Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.
...
Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre
moi."
Lire en entier le testament ICI
Le Pape Pie VI pleure la mort du roi français et dénonce fermement ce régicide
Lire la très belle allocution que ce Pape déclara le 17 juin 1793 (fichier PDF) : "Pourquoi notre
voix"
La Révolution française est satanique dans son essence
"La révolution a pour but de façonner un homme nouveau, en détruisant la constitution chrétienne de la France" (Constitution de 1792)
C'est ce qu'affirma le Cardinal Pie et les auteurs catholiques tels que :
- Le Papie Pie IX : "La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme." (Encyclique Noscitis et Nobiscum).
- Le pape Pie XI : "Effrayante et regrettable sédition, total renversement du régime social qui, à la fin du XVIII° siècle, sévit en France et persécuta haineusement les choses divines et humaines... En ce temps-là, des hommes ignobles s'emparèrent hardiment du pouvoir, masquant la haine qui les agitait à l'endroit de la religion catholique sous le fallacieux prétexte de philosophie, tendant de toutes leurs forces à abolir le nom chrétien" (Pie XI, Actes, Bonne Presse, t. 12, p. 132, cité in Jean Ousset, ibid.,, p. 123).
- Le Pape Benoît XV: "C'est sous l'effet de la folle philosophie issue de l'hérésie des Novateurs et de leur trahison que, les esprits déraisonnant en masse, éclata la Révolution dont l'extension fut telle qu'elle ébranla les bases chrétiennes de la société, non seulement en France, mais peu à peu dans toutes les nations" (Benoît XV, A.A.S. 7 mars 1917).
- Mgr Freppel : "la Révolution française est une doctrine et une doctrine radicale, une doctrine qui est l’antithèse absolue du christianisme. La Révolution, c'est la société déchristianisée; c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle, banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social; banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre; banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine; banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction; banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation; banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que la contradiction; banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination. La Révolution, c'est la nation chrétienne débaptisée, répudiant sa foi historique, traditionnelle, et cherchant à se reconstruire, en dehors de l'Évangile, sur les bases de la raison pure, devenue la source unique du droit et la seule règle du devoir." (La Révolution française. A propos du centenaire de 1789, Éditions du Trident, 1997)
- Mgr de Ségur : "la Révolution est, ou plutôt serait la destruction totale de l’ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde. C'est la grande révolte de la société contre l'Eglise, de l'homme contre le Fils de l'homme, de la terre contre le Ciel." (La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1862, Éditions du Trident, 1997)
- Joseph de Maistre : "Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu, et peut-être de tout ce qu'on verra." (Considérations sur la France, chap. V., cité in Marquis de la Franquerie, Louis XVI le roi-martyr)
- Abbé Augustin BARRUEL : "Dans cette révolution française, tout, jusqu’à ses forfaits
les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse, puisque tout a été amené par des hommes qui avoient seuls le fil
des conspirations longtemps ourdies dans les sociétés secrètes, & qui ont su choisir & hâter les moments propices aux complots." (Mémoires pour servir à l’histoire du
jacobinisme, Paris, 1796-1797)
La Révolution française : l'Eglise persécutée
Mgr Freppel : "Assurément la destruction du catholicisme en France, par la constitution civile du clergé d'abord, par la persécution violente, dans la suite, n'a cessé d'être le principal objectif des chefs de la Révolution.."
- les ordres religieux sont abolis et supprimés.
- les églises sont fermées et deviennent propriétés de l'Etat.
- de véritables profanations et sacrilèges sont perpétrés par les révolutionnaires.
- les prêtres et les évêques doivent être élus par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants... Le Pape n'a plus le droit de donner son avis.
- les curés et les évêques doivent prêter serment à la nation républicaine sous peine d'être bannis ou condamnés à mort.
- les biens de l'Eglise (statues, ornements, calices, objets sacrés...) sont détruits ou bien vendus au profit de la révolution les couvents sont vendus et souvent pillés.
- le dimanche, jour du Seigneur est aboli.
- de nombreuses tombes sont profanées.
Le Pape Pie VI, qui fut mourut alors qu'il était prisonnier par la République, dénonça toutes ses lois anti-catholiques. Il les condamna comme étant hérétiques, sacrilèges, schismatiques et profondément injurieuses contre Dieu (cf. le Bref Quod Aliquantum et la Lettre apostolique Caritas). Il demanda aux membres du clergé de ne pas prêter le serment à la République. Pratiquement tous les évêques et le trois quarts des prêtres refusèrent de signer. On les appelle le clergé réfractaire. Tous ces religieux durent se cacher. Beaucoup furent arrêtés, exilés, torturés et/ou condamnés à mort.
La Révolution française, véritable massacre
> La Guerre de Vendée : premier génocide des temps modernes
Le Général révolutionnaire Westerman, chef des colonnes infernales se félicite : "Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides."
"la Vendée doit être un cimetière national"
(Première loi de Carnot du 1° août 1793)
Les procédés les plus barbares d'extermination furent mis en oeuvre par les colonnes infernales. Des généraux révolutionnaires mirent en place des fours crématoires où sont jetés vivants enfants, femmes et vieillards :
"Voici les témoignages des Commissaires républicains Morel et Carpenty à la Convention le 24 mars 1794 :
A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. » (Jean Dumont, Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789). A qui ose le lui reprocher, il répond que "c'est ainsi que la République veut cuire son pain". (Charles Vaugeois, l'Extermination des Vendéens: les colonnes infernales)
D'autres témoignages nous apprennent de nombreux faits similaires. Noyades collectives à Nantes, massacres de villages entiers (Cf. les enfants martyrs de Lucs-sur-Boulogne), pillages... le sang coula à flot.
Selon les historiens, entre 200 000 et 600 000 français ont été tués lors de cette guerre de Vendée (dont environ 30 000 soldats révolutionnaires)
> La Révolution déclare la guerre à l'Europe
La première République française déclara rapidement la guerre à de nombreux pays européens, entre 1792 et
1802. Les français furent obligés sous peine de mort de rentrer dans l'armée révolutionnaire. Le bilan est terrible : entre 400 000 et 600 000 français morts. Brissot, un important chef
révolutionnaire déclarait en 1991 : "La guerre serait actuellement un bienfait national et la seule calamité serait de n'avoir pas la guerre." (Histoire critique et militaire des guerres de la révolution, T. 1, par Antoine Henri Jomini, 1837)
> La Terreur : la France entière ensanglantée
Saint Noël Pinot, prêtre, guillotiné tout comme des milliers de français
A partir de 1792, les chefs révolutionnaires imposèrent un régime de terreur. Environ 17 000 personnes furent guillotinées, 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires et environ 500 000 emprisonnées.
La Révolution française est une œuvre criminelle de bout en bout. Les crimes y ont été perpétrés à ciel ouvert, publiquement. Les prisonniers sont livrés aux brutes, égorgés et dépecés sans aucun pitié.
Laissons désormais la parole à M. l'abbé J. Olivier :
"Après ces destructions, il fallait rebâtir :
Les révolutionnaires donnèrent pour fondement à la nouvelle société le principe de "l’homme bon par nature"(Rousseau). Là-dessus fut élevé la trilogie maçonnique : Liberté, Egalité, Fraternité.
- Liberté, à tous et pour tout, puisqu’il n’y a en l’homme que de bons instincts...
- Egalité, parce que tous sont également bons, donc ont des droits égaux en tout...
- Fraternité, en rupture de toute barrière entre les individus, familles ou nations, pour laisser le genre humain s’embrasser dans une république universelle...
A la religion catholique fut substitué le culte de la Nature. Elle avait un dieu : l’Etre Suprême, et une déesse, la Raison ; elle avait des dogmes : la liberté, la volupté, la loi et la nation.
Ainsi, "l’homme put revenir à la pureté et à la simplicité de la Nature." (Talleyrand)
A la royauté fut substitué la démocratie révolutionnaire, pour perpétuer les réformes. Tout ce qui pouvait rappeler l’ancien temps fut proscrit (jusqu’au calendrier)...
Les résultats furent épouvantables. L’Homme retourna à l’état d’animal, et au bout de dix ans, la France était retournée aux temps les plus barbares de son histoire. Réalisme chrétien et utopisme révolutionnaire...
Alors arriva fort opportunément Napoléon, qui sauva la révolution de sa propre ruine en l’endiguant. Il rétablit l’Eglise de France par le concordat, mais ne rétablit point la civilisation chrétienne... Les institutions révolutionnaires perdurèrent. Et au fil du temps, la révolution continua et continue toujours à saper le règne du Christ pour instaurer toujours davantage celui de Satan.
Et notre siècle n’est que la continuation du précédent, fondé sur les mêmes idées, qui progressent sans cesse. Les racines de notre mal sont profondes..."
Le régicide vu
par Albert Camus
Ce fils des rivages d’Afrique du Nord, malheureusement fort éloigné du christianisme, n’en avait pas moins saisi le sens profond de l’assassinat de Louis XVI, beaucoup mieux que la
grande majorité des hommes politiques :
"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.
Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau." (L’homme révolté, La Pléïade)
Conclusion
En tant que français et catholique, nous nous devons d'avoir une sainte horreur de ce régime républicain français qui a pour fondement :
- un attentat contre l'ordre voulu par Dieu,
- l'assassinat d'un Roi et d'une Reine, certes loin d'être de saints dirigeants, mais qui tenaient leur pouvoir directement de Dieu et qui aimaient leur patrie,
- une persécution violente contre l'Eglise catholique,
- des sacrilèges et profanations inouïs,
- le génocide de tout un peuple qui a voulu défendre sa foi,
- des crimes innombrables de milliers d'innocents.
Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.
Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…
Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.
(extrait d'un poème consultable ICI)
Comme nous l'annoncions,
Wojtyla sera prochainement "béatifié", et ce, en mai prochain. Nous avons pensé qu'il
était nécessaire de rédiger et publier une synthèse sur ce personnage ; loin d'avoir pratiqué des vertus naturelles et chrétiennes de façon héroïque (ce qui est reconnu pour un catholique déclaré
bienheureux), Wojtyla fut ni plus, ni moins un antichrist public qui a vigoureusement combattu contre l'Eglise catholique.
> Lire notre dossier (28 pages) : Jean-Paul II, un antichrist "béatifié" par les siens
Certains catholiques affirment avec aplomb que Vatican II ne fut pas un Concile infaillible (ceci est exact) bien que convoqué, présidé et confirmé par de vrais "papes" qu'ils estiment tout à fait légitimes : Jean XXIII et Paul VI (ceci n'est pas possible).Ainsi, ils pensent pouvoir justifier leur opposition aux hérésies promulgués à la fin de ce "Concile".
Ce raisonnement, tenu entre autres par la FSSPX et repris récemment par le site Laquestion, est-il valable ? Non ! Nous avons déjà réfuté ces graves erreurs dans notre article Infaillibilité du "Concile" Vatican II : réfutation d'un article de La Question
M. l'abbé BELMONT, prêtre non una cum, est revenu dernièrement sur ce sujet sur son site Quicumque : Le concile Vatican II est-il infaillible ?
Les lecteurs pourront retrouver et télécharger l'exposé de M. l'abbé Belmont ICI (pdf).
La commission européenne publie depuis sept ans un agenda à destination des élèves du secondaire des 27 pays de
l'Union. Cette année, on y retrouve les fêtes religieuses musulmanes ou juives, mais aucune fête chrétienne n'y figure.
Quand on feuillette le nouvel agenda scolaire de la commission européenne, on apprend que le ramadan commence le 11
août, on y trouve le nouvel an juif, le nouvel an chinois, et même la fête des lumières chez les hindous. Par contre, on ne trouve rien le 25 décembre, si ce n'est l'histoire
du premier sapin de Noël public. Johanna Touzel est la porte-parole de la commission des épiscopats de la communauté européenne. Elle constate également que l'agenda ne mentionne
nullement la Toussaint, "par contre on mentionne halloween" précise-t-elle. "Et ni le 1er novembre, ni Pâques, qui est la fête la plus importante de tous les chrétiens, ne sont
mentionnés. Le 25 avril, on retrouve juste une petite devinette et une légende sur Zeus".
Pour les Chrétiens c'est clair : aucune de leurs fêtes n'est mentionnée par l'Europe dans cet agenda, destiné aux
écoles secondaires de l'Union. "C'est étonnant qu'on ait omis ces fêtes chrétiennes car 90% des européens sont au moins de culture chrétienne", ajoute Johanna Touzel.
De nombreux chrétiens qui se disent blessés se sont plaints et certains parlementaires européens ont écrit au
président de la commission. Son porte-parole, Frédéric Vincent se montre lui, plutôt embarrassé. "On assume la bourde et on reconnait qu'on aurait dû faire plus attention. On s'est excusés et
ce sera corrigé".
3 200 000 exemplaires sont déjà utilisés dans plus 21 000 écoles. L'agenda a pourtant été validé en haut lieu,
préfacé par les commissaires, et même par José Manuel Barroso, le président de la Commission. Comme personne n'a rien vu pour cette année, c'est trop tard pour la dernière édition. Mais pour la
prochaine édition 2011-2012, cela ne se reproduira pas car l'Europe envisage carrément de supprimer toute référence aux fêtes religieuses.
Source : rtbf.be
Cela fait depuis plusieurs années que nous avons la chance de bénéficier en France du ministère et de
l'apostolat de M. l'abbé ROMERO, prêtre argentin, anciennement à la FSSPX, maintenant non una cum Ratzinger. Cet abbé, qui parle couramment français, a rejoint M. l'abbé
Gilles ROGER à Rennes où avec M. l'abbé Guillaume HECQUARD et le Padre Rigoberto SANCHEZ, il dessert la région Bretagne : Rennes (Chapelle Saint Pie V), Lorient (Chapelle Saint Joseph), Fougères,
Abbaretz (chapelle Saint Etienne). Quant à M. l'abbé GROSSIN, il dit la Sainte Messe à Bourbriac (Chapelle Saint Antoine).
La dernière publication (décembre 2010)
Ce prêtre a un site internet (en espagnol) où il publie une revue intitulée Integrismo ; on y trouve de nombreux articles doctrinaux et informations diverses, sans oublier des écrits plus liés
à la spiritualité.
> Consulter le site de M. l'abbé Roméro : Revista Integrismo


"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un cardinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à personne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées serait, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AUTRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."
(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus)


- Saint Alphonse de Liguori : "Ceux-là sont la peste et la ruine de l’Église qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi."
- Saint Thomas d'Aquin : " L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point" (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)
> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétique : ICI
> Ecrits de l'Eglise qui réfutent les calomnies historiques faites contre certains Papes : ICI

Mystère
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ENCYCLIQUES ET BULLES DES PAPES :
- Pie IV :
Bulle du 13 novembre 1564
Iniunctum nobis : PROFESSION DE FOI TRIDENTINE.
- Saint Pie V :
Bulle du 14 juillet 1570
Quo Primum tempore : organisant définitivement la
célébration du Saint Sacrifice de la Messe.
- Pie IX :
Allocution consistoriale du 25 septembre 1845
Multiplices inter : condamnation des sociétés
secrètes et de la Franc-Maçonnerie.
Lettre ENCYCLIQUE du 9 novembre 1846
Qui pluribus : enseignement sur l'Eglise et condamnation du
rationalisme.
Lettre ENCYCLIQUE du 8 décembre 1864
Quanta Cura : condamnation les principales erreurs
politico-religieuses du XIX° siècle.
Syllabus du 8 décembre 1864 : catalogue des erreurs
modernes.
- Léon XIII :
Lettre ENCYCLIQUE du 20 avril 1884
Humanum genus : condamnation des sectes occultes
principalement celle de la franc-maçonnerie.
Lettre ENCYCLIQUE du 1° novembre 1885
Immortali Dei : mission de l'Eglise et condamnation
d'erreurs modernes principalement de la liberté religieuse.
Lettre ENCYCLIQUE du 20 juin 1888
Libertas praestantissimum : sur la liberté
humaine.
- Saint Pie X :
Lettre ENCYCLIQUE du 4 octobre 1903
Supremi apostolatus : sur la charge de Souverain
Pontife.
Décret signé et approuvé par Saint Pie X du 3 juillet 1907
Lamentabili : condamnation des erreurs du modernisme.
Lettre du 6 septembre 1907 à la France
Une fois encore : commentaires de la situation de la
France en 1907 (notament sur la séparation de l'Etat et de l'Eglise)
Lettre ENCYCLIQUE du 8 septembre 1907
Pascendi dominici gregis : condamnation du
modernisme.
Serment antimoderniste, promulgué le 1er septembre 1910
Motu Proprio Sacrorum antistitum
- Pie XI :
Lettre ENCYCLIQUE du 6 janvier 1928
Mortalium animos : dénonciation et condamnation de
l'oecuménisme moderne.
Lettre ENCYCLIQUE du 19 mars 1937
Divini Redemptoris : condamnation du communisme -
dénonciation des persécutions communistes.
Lettre ENCYCLIQUE du 14
mars 1937 - lue le 21 mars
Mit brennender Sorge : critique du nazisme - condamnation de ses
erreurs : racisme, culte de l'Etat et du chef, paganisme, persécutions, etc.
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