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Perturbations

Publié le par Clément LECUYER

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour la possible gêne de lecture du site. Nous avons dû effectuer une mise à jour de notre serveur qui a engendré de nombreuses perturbations. Il y en a pour plusieurs heures de travail afin que tout redevienne à la normal...

L'islamisme, châtiment des peuples hérétiques

Publié le par Clément LECUYER

L'islamisme, châtiment des peuples hérétiques

 Instruit à l’école des saintes Écritures, l'historien chrétien sait que l’asservissement des peuples sous le joug de fer de la conquête est à la fois un châtiment du Ciel pour les prévarications d’un peuple, et un exemple terrible donné aux autres nations. C’est bien le moins, en effet, qu’un chrétien comprenne ce que comprenait un barbare, une espèce de sauvage, Attila, en un mot, qui se définissait lui-même le Fléau d’un Dieu qu’il ne connaissait même pas.

 N’en doutons pas, l’islamisme n’est point simplement une révolution d’Arabes qui s’ennuient sous la tente, et auxquels un chef habile a imprimé une surexcitation qui les pousse tout à coup à la conquête des villes les plus luxueuses de l’Orient. Non ; mais Dieu a laissé prévaloir pour un temps l’antique ennemi de l’homme, et lui a permis de choisir un organe à l’aide duquel il séduira les peuples, en même temps qu’il les asservira par le glaive. De là, Mahomet, l’homme de Satan, et le Coran, son évangile. Or, quel est le crime qui a poussé ainsi à bout la justice de Dieu, et l’a portée à abandonner ces peuples à un esclavage dont nous ne prévoyons pas encore la fin ? L’hérésie est ce crime odieux, qui rend inutile la venue du Fils de Dieu en ce monde, qui proteste contre le Verbe de Dieu, qui foule aux pieds l’enseignement infaillible de l’Église. Il faut qu’il soit puni et que les nations chrétiennes apprennent qu’un peuple ne s’élève pas contre la parole révélée sans s’exposer à voir châtier, même dès ce monde, son audace et son ingratitude. Alors succombent et Alexandrie, second siège de Pierre et Antioche, où il siégea d’abord, et Jérusalem, qui garde le tombeau glorieux. Dans ces villes fameuses, il y a bien encore un peuple que l’on a vu tantôt orthodoxe, tantôt hérétique, au gré de ses patriarches ; la servitude qu’ont déchaînée les blasphèmes de cette autre population plus nombreuse qui suit les dogmes impies de Nestorius et d’Eutychès, vient envelopper ces restes catholiques d’une église autrefois si florissante, comme les eaux du déluge engloutirent les pécheurs repentants avec la foule des méchants que Dieu avait résolu de perdre, comme la peste, quand Dieu la lance sur un pays, moissonne à la fois les amis de Dieu et ses ennemis.

 Le flot s’arrête devant Constantinople et n’inonde pas encore les régions qui l’avoisinent. L’empire d’Orient, devenu bientôt, l’empire grec, est mis à même de profiter de la leçon. Si Byzance eût veillé à la foi, Omar n’eût visité ni Alexandrie, ni Antioche, ni Jérusalem. Un délai est accordé ; il sera de huit siècles ; mais lorsque Byzance aura comblé la mesure, le croissant vengeur reparaîtra. Ce ne sera plus le Sarrasin, il est usé ; mais le Turc, et Sainte-Sophie verra badigeonner ses images chrétiennes et peindre par dessus les sentences du Coran, parce qu’elle est devenu le sanctuaire du schisme et de l’hérésie. Mais nous reviendrons sur Byzance. À l’époque que nous repassons, le Sarrasin, après avoir asservi les trois villes saintes, plonge jusqu’à l’Arménie, dont le peuple a embrassé l’erreur monophysite ; il se jette sur le littoral de l’Afrique, souillé par l’arianisme, et d’un bond il arrive en Espagne. Il en sortira de force, car l’hérésie n’est plus là : il faudra seulement du temps. Quant à son audace de pénétrer jusque sur le sol français, il l’expiera durement dans les champs du Poitou. L’Islam s’était trompé ; là où l’hérésie ne règne pas, il n’y a pas place pour lui. En retour de cette prouesse, il recevra dans la Péninsule plus d’une visite de ce Charles-le-Grand, toujours orthodoxe et toujours vainqueur, qui, en chevalier du Christ, vient en aide à ses frères d’Espagne. Arrêtons-nous ici, après avoir salué la justice de Dieu sur l’hérésie et reconnu la vraie cause des triomphes de l’islamisme, et l’unique raison de la permission divine à laquelle il doit d’avoir existé, de n’avoir pas été une secte obscure et éphémère au fond de l’Arabie.

 L’historien chrétien n’oubliera pas non plus de montrer l’islamisme accomplissant une autre mission de justice ; mais cette fois, c’est contre le polythéisme et l’idolâtrie. En dépit de lui-même, Satan devra descendre de plus d’un autel ; car le Coran proclame l’unité de Dieu, la spiritualité de Dieu, l’horreur pour le culte des idoles. La Perse est réduite par le cimeterre à abjurer son sabéisme, auquel elle a immolé tant de martyrs chrétiens. Ce point de vue, que je ne fais qu’indiquer, s’harmonise avec l’ensemble ; car la connaissance du vrai Dieu est un pas vers le christianisme, et la route frayée à travers les débris de l’idolâtrie doit conduire à Jésus-Christ tout homme de bonne volonté.

 C’est ainsi que la miséricorde et la justice s’unissent dans la permission donnée au mahométisme de prévaloir pour un temps. Mais « la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Que du moins le chrétien comprenne et qu’il rende gloire à cet ordre surnaturel sans lequel l’histoire n’est qu’une énigme indéchiffrable, avec lequel nous suivons siècle par siècle les plans de Dieu.

Publié dans Islam

Quand un faux pape reçoit un faux homme...

Publié le par Clément LECUYER

François-Bergoglio reçoit un "couple" de même sexe : un transsexuel "ancienne femme" et sa "fiançée"

 francois-transexuel.jpgCréé femme par le Bon Dieu, celui qui se prénomme maintent "Diego" Neria Lejárraga a demandé à subir des opérations et des traitements pour "devenir" homme, ce qui a été fait il y a 8 ans. Cette macabre histoire reflète bien la décadence quasi infinie des sociétés qui, au lieu de soigner et aider ces personnes profondément déséquilibrées et malheureuses, vont autoriser et mettre en place des interventions contre-nature inimaginables et inqualifiables.

 "Diego Neria" Lejárraga est donc ce qu'on appelle "un transsexuel", espagnole de 48 ans. Fervente catholique [sic] selon ses dires, elle a écrit, encouragée par l'"évêque" local, à Bergoglio, en novembre dernier, pour se plaindre de sa paroisse qui la rejetait et afin de recevoir son soutien. Bien évidemment, Bergoglio lui a téléphoné le 8 décembre, le jour de la fête de l’Immaculée Conception, pour prendre contact et lui dire qu’il la rappellerait pour lui donner un rendez-vous. Le 20 décembre, celui qui se prétend Pape lui a de nouveau téléphoné, pour lui donner rendez-vous au Vatican le 24 janvier. Samedi dernier, donc, François a reçu le transsexuel, avec sa compagne. On ne sait pas ce qu’ils se sont dits, mais François l’a embrassé, et désormais ce faux-homme se dit "en paix". Sans surprise, l’histoire fait le tour des sites et des lobbies LGBT qui crient victoire...

Et dire que certains voient en ce lugubre personnage le représentant de Notre-Seigneur !

Messes en Provence

Publié le par Clément LECUYER

 Depuis maintenant presque deux ans, l'Institut Mater Boni Consilii célèbre la Messe à MARSEILLE le 1er dimanche de chaque mois. Il commencera ce dimanche 18 janvier la célébration d'une Messe le 3ème dimanche de chaque mois à AIX-EN-PROVENCE.

 

  • Adresse de la Messe à MARSEILLE :
 Hôtel Ibis à la sortie n°5 de l’autoroute A50 - direction Aubagne, après Aix-en-Provence - La Valentine, Avenue de Saint-Menet, Quartier des Ecoles, 13011 Marseille

 

  • Adresse de la Messe à AIX-EN-PROVENCE :
Hôtel IBIS Styles Aix-en Provence
3, Boulevard de la grande Thumine
13090 AIX-EN-PROVENCE
Les salles sont réservées au nom de l'Institut MATER BONI CONSILII.
Les Messes ont lieu le soir à 18h avec confessions à partir de 17h.
 
Pour tout contact :
 
- ou joindre directement le prêtre desservant au 06 77 08 60 35.
 N'hésitez pas à faire connaître ces célébrations de l'Oblatio munda aux personnes intéressées.

21 janvier 1793 : la France décapitée

Publié le par Clément LECUYER

 Le 21 janvier 1793, le roi Louis XVI rendait l'âme, assassiné par la vermine révolutionnaire anti-catholique. Orchestrée par la franc-maçonnerie, la Révolution française restera l’un des pires bains de sang de l’histoire française.

guillotine.JPG

"En coupant la tête à son Roi, la France a commis un suicide" (Mgr Delassus)


 Extrait du testament de Louis XVI
"Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel Jésus-Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Église, les Sacrements et les Mystères tels que l'Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.... Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi."
  Lire en entier le testament ICI


 Le Pape Pie VI pleure la mort du roi français et dénonce fermement ce régicide

 
Lire la très belle allocution que ce Pape déclara le 17 juin 1793 (fichier PDF) :  "Pourquoi notre voix"

La Révolution française est satanique dans son essence

http://www.bibleetnombres.online.fr/images39/marianne.jpg

"La révolution a pour but de façonner un homme nouveau, en détruisant la constitution chrétienne de la France" (Constitution de 1792)

C'est ce qu'affirma le Cardinal Pie et les auteurs catholiques tels que :

- Le Papie Pie IX : "La Révolution est inspirée par Satan lui-même; son but est de détruire de fond en comble l’édifice du christianisme et de reconstruire sur ses ruines l’ordre social du paganisme." (Encyclique Noscitis et Nobiscum).

- Le pape Pie XI : "Effrayante et regrettable sédition, total renversement du régime social qui, à la fin du XVIII° siècle, sévit en France et persécuta haineusement les choses divines et humaines... En ce temps-là, des hommes ignobles s'emparèrent hardiment du pouvoir, masquant la haine qui les agitait à l'endroit de la religion catholique sous le fallacieux prétexte de philosophie, tendant de toutes leurs forces à abolir le nom chrétien" (Pie XI, Actes, Bonne Presse, t. 12, p. 132, cité in Jean Ousset, ibid.,, p. 123).

- Le Pape Benoît XV: "C'est sous l'effet de la folle philosophie issue de l'hérésie des Novateurs et de leur trahison que, les esprits déraisonnant en masse, éclata la Révolution dont l'extension fut telle qu'elle ébranla les bases chrétiennes de la société, non seulement en France, mais peu à peu dans toutes les nations" (Benoît XV, A.A.S. 7 mars 1917).

- Mgr Freppel : "la Révolution française est une doctrine et une doctrine radicale, une doctrine qui est l’antithèse absolue du christianisme. La Révolution, c'est la société déchristianisée; c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle, banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social; banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre; banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine; banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction; banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation; banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que la contradiction; banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination. La Révolution, c'est la nation chrétienne débaptisée, répudiant sa foi historique, traditionnelle, et cherchant à se reconstruire, en dehors de l'Évangile, sur les bases de la raison pure, devenue la source unique du droit et la seule règle du devoir." (La Révolution française. A propos du centenaire de 1789, Éditions du Trident, 1997)

- Mgr de Ségur : "la Révolution est, ou plutôt serait la destruction totale de l’ordre divin sur la terre, le règne parfait de Satan dans le monde. C'est la grande révolte de la société contre l'Eglise, de l'homme contre le Fils de l'homme, de la terre contre le Ciel." (La Révolution expliquée aux jeunes gens, 1862, Éditions du Trident, 1997)

- Joseph de Maistre : "Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu, et peut-être de tout ce qu'on verra." (Considérations sur la France, chap. V., cité in Marquis de la Franquerie, Louis XVI le roi-martyr)

- Abbé Augustin BARRUEL : "Dans cette révolution française, tout, jusqu’à ses forfaits les plus épouvantables, tout a été prévu, médité, combiné, résolu, statué ; tout a été l’effet de la plus profonde scélératesse, puisque tout a été amené par des hommes qui avoient seuls le fil des conspirations longtemps ourdies dans les sociétés secrètes, & qui ont su choisir & hâter les moments propices aux complots." (Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, Paris, 1796-1797)

 

La Révolution française : l'Eglise persécutée

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  Mgr Freppel : "Assurément la destruction du catholicisme en France, par la constitution civile du clergé d'abord, par la persécution violente, dans la suite, n'a cessé d'être le principal objectif des chefs de la Révolution.."    

- les ordres religieux sont abolis et supprimés.

- les églises sont fermées et deviennent propriétés de l'Etat.

- de véritables profanations et sacrilèges sont perpétrés par les révolutionnaires.

- les prêtres et les évêques doivent être élus par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, athées, protestants... Le Pape n'a plus le droit de donner son avis.

- les curés et les évêques doivent prêter serment à la nation républicaine sous peine d'être bannis ou condamnés à mort.

- les biens de l'Eglise (statues, ornements, calices, objets sacrés...) sont détruits ou bien vendus au profit de la révolution  les couvents sont vendus et souvent pillés.

- le dimanche, jour du Seigneur est aboli.

- de nombreuses tombes sont profanées.

 Le Pape Pie VI, qui mourut alors qu'il était prisonnier par la République, dénonça toutes ses lois anti-catholiques. Il les condamna comme étant hérétiques, sacrilèges, schismatiques et profondément injurieuses contre Dieu (cf. le Bref Quod Aliquantum et la Lettre apostolique Caritas). Il demanda aux membres du clergé de ne pas prêter le serment à la République.   Pratiquement tous les évêques et le trois quarts des prêtres refusèrent de signer. On les appelle le clergé réfractaire. Tous ces religieux durent se cacher. Beaucoup furent arrêtés, exilés, torturés et/ou condamnés à mort.

La Révolution française, véritable massacre

 > La Guerre de Vendée : premier génocide des temps modernes 

 Le Général révolutionnaire Westerman, chef des colonnes infernales se félicite : "Il n'y a plus de Vendée, elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points, ils font des pyramides." 

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e20120a8e1650a970b-320wi

  "la Vendée doit être un cimetière national" (Première loi de Carnot du 1° août 1793)

 Les procédés les plus barbares d'extermination furent mis en oeuvre par les colonnes infernales. Des généraux révolutionnaires mirent en place des fours crématoires où sont jetés vivants enfants, femmes et vieillards :

"Voici les témoignages des Commissaires républicains Morel et Carpenty à la Convention le 24 mars 1794 :

A Montournais, aux Epesses et dans plusieurs autres lieux, le général Amey fait allumer les fours et, lorsqu'ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. » (Jean Dumont, Pourquoi nous ne célébrerons pas 1789). A qui ose le lui reprocher, il répond que "c'est ainsi que la République veut cuire son pain". (Charles Vaugeois,  l'Extermination des Vendéens: les colonnes infernales)

 D'autres témoignages nous apprennent de nombreux faits similaires. Noyades collectives à Nantes, massacres de villages entiers (Cf. les enfants martyrs de Lucs-sur-Boulogne), pillages... le sang coula à flot.

  Selon les historiens, entre 200 000 et 600 000 français ont été tués lors de cette guerre de Vendée (dont environ 30 000 soldats révolutionnaires)

> La Révolution déclare la guerre à l'Europe

  La première République française déclara rapidement la guerre à de nombreux pays européens, entre 1792 et 1802. Les français furent obligés sous peine de mort de rentrer dans l'armée révolutionnaire. Le bilan est terrible : entre 400 000 et 600 000 français morts.  Brissot, un important chef révolutionnaire déclarait en 1991 : "La guerre serait actuellement un bienfait national et la seule calamité serait de n'avoir pas la guerre." (Histoire critique et militaire des guerres de la révolution, T. 1, par Antoine Henri Jomini, 1837)

> La Terreur : la France entière ensanglantée

 

http://www.nationspresse.info/wp-content/uploads/2009/02/stnoelpinot1.jpg

Saint Noël Pinot, prêtre, guillotiné tout comme des milliers de français

 A partir de 1792, les chefs révolutionnaires imposèrent un régime de terreur. Environ 17 000 personnesfurent guillotinées, 25 000 furent victimes d’exécutions sommaires et environ 500 000 emprisonnées.  

 La Révolution française est une œuvre criminelle de bout en bout. Les crimes y ont été perpétrés à ciel ouvert, publiquement. Les prisonniers sont livrés aux brutes, égorgés et dépecés sans aucun pitié.

 Laissons désormais la parole à M. l'abbé J. Olivier :

"Après ces destructions, il fallait rebâtir :

Les révolutionnaires donnèrent pour fondement à la nouvelle société le principe de "l’homme bon par nature"(Rousseau). Là-dessus fut élevé la trilogie maçonnique : Liberté, Egalité, Fraternité.

- Liberté, à tous et pour tout, puisqu’il n’y a en l’homme que de bons instincts...

- Egalité, parce que tous sont également bons, donc ont des droits égaux en tout...

- Fraternité, en rupture de toute barrière entre les individus, familles ou nations, pour laisser le genre humain s’embrasser dans une république universelle...

A la religion catholique fut substitué le culte de la Nature. Elle avait un dieu : l’Etre Suprême, et une déesse, la Raison ; elle avait des dogmes : la liberté, la volupté, la loi et la nation.

Ainsi, "l’homme put revenir à la pureté et à la simplicité de la Nature." (Talleyrand)

A la royauté fut substitué la démocratie révolutionnaire, pour perpétuer les réformes. Tout ce qui pouvait rappeler l’ancien temps fut proscrit (jusqu’au calendrier)...

Les résultats furent épouvantables. L’Homme retourna à l’état d’animal, et au bout de dix ans, la France était retournée aux temps les plus barbares de son histoire. Réalisme chrétien et utopisme révolutionnaire...

Alors arriva fort opportunément Napoléon, qui sauva la révolution de sa propre ruine en l’endiguant. Il rétablit l’Eglise de France par le concordat, mais ne rétablit point la civilisation chrétienne... Les institutions révolutionnaires perdurèrent. Et au fil du temps, la révolution continua et continue toujours à saper le règne du Christ pour instaurer toujours davantage celui de Satan.

Et notre siècle n’est que la continuation du précédent, fondé sur les mêmes idées, qui progressent sans cesse. Les racines de notre mal sont profondes..."

 Le régicide vu par Albert Camus
 Ce fils des rivages d’Afrique du Nord, malheureusement fort éloigné du christianisme, n’en avait pas moins saisi le sens profond de l’assassinat de Louis XVI, beaucoup mieux que la grande majorité des hommes politiques :

"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau."  (L’homme révolté, La Pléïade)

  Conclusion

 En tant que français et catholique, nous nous devons  d'avoir une sainte horreur de ce régime républicain français qui a pour fondement :

- un attentat contre l'ordre voulu par Dieu,

- l'assassinat d'un Roi et d'une Reine, certes loin d'être de saints dirigeants, mais qui tenaient leur pouvoir directement de Dieu et qui aimaient leur patrie,

- une persécution violente contre l'Eglise catholique,

- des sacrilèges et profanations inouïs,

- le génocide de tout un peuple qui a voulu défendre sa foi,

- des crimes innombrables de milliers d'innocents.

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Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…
Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

(extrait d'un poème consultable ICI)

Publié dans Divers

La "liberté" de blasphémer ? une abomination damnable !

Publié le par Clément LECUYER

 Ces derniers jours, la France, ou plutôt ce qu'il en reste, vient de connaître des évènements tragiques. N'allons pas par quatre chemins : doit-on être surpris de ce qui s'est passé ? Beaucoup de choses seraient à dire mais concentrons-nous sur l'essentiel.  "De Dieu, on ne se moque pas" prévenait saint Paul dans ses Epîtres. Pendant des années, l'hebdomadaire Charlie-Hebdo se complaisait à afficher allégrement des provocations ordurières blessant les croyants par des images obscènes, scandaleuses et répugnantes dans lesquelles, les principales figures des religions monothéistes (en particulier Notre-Seigneur et Mahomet représentés en des caricatures honteuses), étaient injuriées, moquées et offensées. Mystérieusement, cela faisait rire, paraît-il !

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 Dans un Etat catholique, il est bien évident que de telles publications auraient été immédiatement censurées, le blasphème étant un crime contre le Créateur, crime bien plus grave que l'homicide disait saint Thomas d'Aquin puisque le blasphémateur porte atteinte à l’honneur divin. Le blasphème envers Dieu, puni par la loi jusqu'à la Révolution,  attire donc inévitablement la colère divine. "C’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps" affirmait le Cardinal Pie en 1859.

 Ce n'est pas une surprise, l'"eglise" moderniste a été incapable de prendre un minimum de recul et sombrant dans l'émotion orchestrée et entretenue par les médias, elle a fait sonner le glas pour des journalistes qui, dans une société chrétienne, n'auraient pas eu droit à des funérailles ecclésiastiques du fait de leur combat déclaré et acharné contre les principes du droit naturel et de l'Eglise catholique.

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 Mais dire tout cela n'est-il pas commettre cet "horrible sacrilège" contre la liberté d'expression ? Manipulés et hypnotisés par les grands médias, endoctrinés par le pouvoir socialiste qui essaye de faire oublier sa grande part de responsabilité dans cette situation, environ trois millions de français, nous dit-on, ont défilé hier contre le terrorisme (comme si cela pouvait faire reculer les terroristes islamistes !) en criant "liberté, liberté !".

 Au prime abord, on pourrait naturellement remarquer que cette liberté absolue qu'ils réclament n'est qu'une chimère, qu'un mythe. Dernièrement, le journaliste Eric Zemmour s'est vu être interdit d'antenne sur une chaîne de télévision parce qu'il gênait par sa parole le pouvoir en place. Cela n'a pas suscité d'émoi au sein de la population ! Enfin et surtout, les français qui sont descendus dans la rue accepteraient-ils que leurs proches soient maltraités, insultés au nom de la liberté ? On peut en douter ! Comment peut-on alors concevoir que le Créateur du Ciel et de la terre puisse pouvoir être librement blasphémé ? La liberté ne consiste pas à dire et faire ce que l'on veut !

 L'Eglise dans sa sagesse a vu le danger d'une telle dérive et a condamné fermement cette conception pernicieuse de la liberté par la voix notamment des Papes Grégoire XVI et Léon XIII :

http://www.christ-roi.net/images/4/42/Gr%C3%A9goire_XVI.jpg  "A cela se rattache la liberté de la presse, liberté la plus funeste, liberté exécrable, pour laquelle on n’aura jamais assez d’horreur et que certains hommes osent avec tant de bruit et tant d’insistance, demander et étendre partout. Nous frémissons, vénérables Frères, en considérant de quels monstres de doctrines, ou plutôt de quels prodiges d’erreurs nous sommes accablés ; erreurs disséminées au loin et de tous côtés par une multitude immense de livres, de brochures, et d’autres écrits, petits, il est vrai, en volume, mais énormes en perversité, d’où sort la malédiction qui couvre la face de la terre et fait couler nos larmes. Il est cependant des hommes emportés par un tel excès d’impudence, qu’ils ne craignent pas de soutenir opiniâtrement que le déluge d’erreurs qui découle de là est assez abondamment compensé par la publication de quelques livres imprimés pour défendre, au milieu de cet amas d’iniquités, la vérité de la religion." (Grégoire XVI, encyclique Mira Vos)
 
"Et maintenant, poursuivons ces considérations au sujet de la liberté d’exprimer par la parole ou par la presse tout ce que l’on veut. Assurément, si cette liberté n’est pas justement tempérée, si elle dépasse le terme et la mesure, une telle liberté, il est à peine besoin de le dire, n’est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et il serait absurde de croire qu’elle appartient naturellement, et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’État avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite ; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les réprimer avec sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. Les écarts d’un esprit licencieux, qui, pour la multitude ignorante, deviennent facilement une véritable oppression, doivent justement être punis par l’autorité des lois, non moins que les attentats de la violence commis contre les faibles. Et cette répression est d’autant plus nécessaire que contre ces artifices de style et ces subtilités de dialectique, surtout quand tout cela flatte les passions, la partie sans contredit la plus nombreuse de la population ne peut en aucune façon, ou ne peut qu’avec une très grande difficulté se tenir en garde.
Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands principes naturels que l’on doit considérer comme un noble patrimoine commun à toute l’humanité. Ainsi, la vérité est peu à peu envahie par les ténèbres, et l’on voit, ce qui arrive souvent, s’établir avec facilité la domination des erreurs les plus pernicieuses et les plus diverses. 
Mais s’agit-il de matières libres que Dieu a laissées aux disputes des hommes, à chacun il est permis de se former une opinion et de l’exprimer librement ; la nature n’y met point d’obstacle ; car une telle liberté n’a jamais conduit les hommes à opprimer la vérité, mais elle leur donne souvent une occasion de la rechercher et de la faire connaître." (Léon XIII, encyclique Libertas Praestantissimum)

 Les jours à venir ne sont pas rassurants. Prions saint Michel Archange pour qu'il nous défende dans ces temps troublés !

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Non, nous chrétiens, nous ne sommes pas Charlie ! Nous sommes catholiques !

Publié dans Divers

L'islamisme, punition des peuples pervers

Publié le par Clément LECUYER

"Et tuez-les [les chrétiens], où que vous les rencontriez;  et chassez-les d'où ils vous ont chassés : 

l'association est plus grave que le meurtre.''  (Coran, S.2, v.191)  

 

 

 

Homélie du Cardinal Pie, le 8 novembre 1859, dans la cathédrale de Nantes :


 

 

"À l’époque qui nous occupe (à la fin du VIIe siècle), il avait paru sur la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de plus de mille ans.

 

L’islamisme, "religion monstrueuse" dit Bossuet dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, "religion qui se dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes", et j’ajouterai, pour tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immorales, l’islamisme avait déjà envahi d’immenses contrées.


Que le schisme, que l’hérésie tombassent sous ses coups, c’était un grand malheur sans doute : toutefois c’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps.


Mais voici que la chrétienté n’est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont décomposé en elles le principe de la vie par l’altération du principe de l’unité et de la vérité : c’est l’Europe dans ses parties les plus vitales, c’est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c’est le boulevard de l’orthodoxie, c’est le royaume très chrétien, c’est la France, et, derrière le rempart de la France, c’est la métropole du christianisme, c’est le monde entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares.


Ils ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi, ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes, ils s’avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu et par le sang, mais surtout par la profanation et l’impiété. Nul bras n’ose entreprendre de les arrêter…"


Papauté : Le faux argument du reniement de saint Pierre

Publié le par Clément LECUYER

 

 L'infaillibilité pontificale n'a jamais été aussi attaquée depuis la promulgation de ce dogme en 1870. Aujourd'hui, on entend souvent dans les rangs des catholiques dits "traditionalistes" que le premier Pape, saint Pierre, a commis un acte public d’apostasie en reniant Notre Seigneur le vendredi saint. Ainsi, pour eux, il en découle qu'il est donc possible à un Pape de renier publiquement des principes catholiques et de perdre la foi. Et hop, le tour est joué !  Le seul ennui est que rien de tout cela n'est vrai !

 

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"Saint Pierre a pleuré toute sa vie son reniement,

il pleurait encore à l'heure de sa mort, en se ressouvenant de son péché"

(sermon du saint curé d'Ars)

 

  Que ce soit dans leurs sermons ou dans leurs écrits, les prêtres de la Fraternité Saint Pie X par exemple avancent cet "argument" régulièrement :

 

 "Faut-il oublier que le premier Pape, saint Pierre, a renié le Christ trois fois avant que le coq chante" ( Savoir et Servir. Supplément au n° 10 publié sur le site DICI)

 

 

  Sur le site Aveclimmaculée, il est fait un parallèle entre le reniement de saint Pierre et la situation actuelle de la papauté :

 

"O St Pierre, souvenez-vous de cet instant de faiblesse que vous avez eu, lorsque vous avez, sous l'emprise de la peur, renié Jésus par trois fois. Actuellement le pape renie également Notre-Seigneur. Saint Pierre, nous vous aimons et nous vous suivons parce que vous avez amèrement pleuré votre péché."

 

 

 Emettre ce parallèle est une absurdité qu'il convient de rejeter avec force. Bien avant nous, certains pirates de la foi, peu enclin à reconnaître l'infaillibilité pontificale dans toute son étendue, avançaient avec une assurance ce faux exemple du "reniement de saint Pierre".

 

 

 Au XII° siècle, saint François d'Assise tentait déjà de tordre  le cou à cette idée pernicieuse  :

 

  "Le reniement fait par saint Pierre le jour de la Passion ne doit pas vous troubler ici, car saint Pierre n’a pas perdu la foi, mais il a seulement péché quant à la confession de la foi. La peur lui a fait désavouer ce qu’il croyait. Il croyait bien, mais il a mal parlé." (La Controverse Catholique)

 

 

 Plus tard, au XIX° siècle, le R.P Marin de Boylesve (1813-1892), jésuite, anéantit cette objection dans un de ses ouvrages :

 

 

 

"Le Pape est infaillible dans la foi, c'est à lui d'y affermir les autres évêques, et non aux autres évêques de l'affermir et de le rendre infaillible. Mais, peu d'heures après, Pierre a failli trois fois, il a renié son Maitre. On ne s'explique pas comment cette objection a pu être posée avec quelque sérieux. Les solutions surabondent.

 

 

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1°  Pierre alors était-il vicaire de Jésus-Christ? Était-il déjà

 

 

investi de la souveraineté pontificale, et chargé d'enseigner l'Église ? Évidemment non, puisque Jésus vivait encore et se trouvait présent sur la terre. Pierre n'a pu entrer en charge qu'après l'Ascension de son divin Maître, ou du moins, et tout au plus, après l'investiture expresse que nous entendrons dans un instant.


 


2° ... Ce n'était certes pas comme docteur universel, mais tout à fait comme particulier et pour son compte personnel, qu'il disait: Je ne connais pas cet homme. Tremblant pour lui-même, il ne songeait pas le moins du monde à enseigner quoi que ce soit à qui que ce fût ; très peu préoccupé, en ce moment, de ce qu'il fallait ou ne fallait pas croire pour être sauvé, il n'avait devant lui que de misérables valets dont pas un n'appartenait à l'Église, qui du reste n'existait pas encore et n'était pas encore formée. Jésus avait dit, il est vrai, que cet apôtre était la pierre sur laquelle il bâtirait son Église ; mais si les matériaux de l'édifice étaient amassés, et si la première pierre était désignée, elle n'était pas encore posée, et le fondement n'était pas établi.

 

3° Enfin, en cette triste circonstance, la foi a-t-elle manqué à Pierre ? Voyez-vous cette table servie en gras et entourée de convives, qui tous, à l'exception le ce jeune homme, catholique mais timide, sont plus qu'indifférents à l'égard de la loi de l'abstinence. Aujourd'hui c'est vendredi. Le bon jeune homme, fort embarrassé de se trouver là, accepte ce qu'on lui offre et fait gras. Un convive qui, à son embarras même, l'a reconnu pour ce qu'il est, lui rappelle, avec un sourire légèrement railleur, que c'est vendredi. — "Monsieur, répond le jeune homme avec une apparente hardiesse, Monsieur, je ne sais ce que vous dites". — Absolument comme Simon-Pierre !  Oh ! ce n'est pas la foi qui manque à ce chrétien-là, c'est autre chose. Non, mille fois non, Pierre n'a point manqué de foi ; c'est le courage qui chez lui fit défaut.

 

 Or si Jésus-Christ a garanti à Pierre l'infaillibilité dans la foi. il ne lui a point promis l'impeccabilité dans la conduite et dans la parole. Placés dans des circonstances analogues, d'autres Papes pourront aussi faiblir ; mais pas un ne faillira dans sa foi et dans son enseignement pontifical. (Réponses aux principales objections contre la puissance et contre l'infaillibilité du Pape, R.P. Marin de Boylesve, 1877)

 

 

  Peu après, c'est au tour  du Père Garrigou-Lagrange, dominicain et éminent philosophe et théologien thomiste du vingtième siècle de remettre les pendules à l'heure sur ce sujet :

 

"Le péché de Pierre – un triple reniement du Christ au cours de Sa Passion – fut un péché contre la confession extérieure de la foi : “Je ne connais pas le Christ”. Ce ne fut pas une perte de la foi. L’Apôtre aurait perdu la foi et péché mortellement contre l’acte intérieur obligatoire de la Foi s’il avait admis ce reniement dans son cœur ou s’il avait délibérément douté d’une quelconque vérité révélée au sujet de laquelle il avait reçu une instruction suffisante. Ses imprécations et jurements extérieurs, émis sous le coup de la peur, ne sont nullement une indication que tel eût été le cas."  (Les Vertus Théologiques, R.P. Garrigou-Lagrange, Vol. 1 : Sur la Foi)

 

 Il y a de quoi être surpris quand de soit-disant traditionalistes se plaisent à propager allégrement des idées fausses maintes fois réfutées dans le passé, au lieu de défendre et rétablir la vérité ! 

 

 Ainsi donc, au regard de ce que nous enseignent ces auteurs, affirmer que "le premier Pape a renié Notre Seigneur Jésus-Christ" constitue indéniablement :

 

- une calomnie envers saint Pierre,

- une attaque scandaleuse contre l'institution de la Papauté,

- un argument fallacieux et pernicieux des "minimalistes" en matière d'infaillibilité qui tentent de nous faire croire que le Siège apostolique peut commettre des actes d'apostasie.

 

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 Comparer les faux "papes" de Vatican II avec saint Pierre est un abominable blasphème !

 

 Saint Pierre, lui, a préféré souffrir le martyre et donner sa vie pour Notre-Seigneur. Jean-Paul II et Benoît XVI, eux, ont organisé et présidé tour à tour les plus spectaculaires des apostasies à Assises où toutes les grandes religions païennes du monde s’assemblèrent pour prier leurs "dieux" aux côtés des différentes communautés "chrétiennes".

 

 Saint Pierre, sauvez l'Eglise !

 

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Prochainement, Mgr Morello conférera le sacrement de confirmation en France

Publié le par Clément LECUYER

 Déjà venu en 2011 et 2013, Mgr Andres Morello - évêque argentin, supérieur et fondateur de la Compagnie de Jésus et de Marie - conférera de nouveau le sacrement de confirmation en Bretagne :

 

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En avril 2013 à la chapelle saint Pie V de Rennes


 

- le samedi 17 janvier (10h), à la chapelle saint Etienne d'Abbaretz

 

- le dimanche 25 janvier (10h), à la chapelle saint Pie V de Rennes

 

 

Pour plus de renseignements, veuillez contacter le Padre Rigoberto SANCHEZ.

Le devoir des catholiques : Démasquer d'autorité l'église apparente

Publié le par Clément LECUYER

 Document à lire et à télécharger en format PDF ICI

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Le devoir des catholiques :

 

Démasquer d'autorité l'église apparente

 

par le Révérend Père Noël BARBARA (1910-2001)  

 

 

 "On voudrait se redire avec tant de douceur et de justesse les paroles de vérité, les simples paroles de la doctrine surnaturelle apprises au catéchisme, que l'on n'ajoute pas encore au mal mais plutôt que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour, sera guérie; que l'église apparente sera bientôt démasquée d'autorité. Aussitôt elle tombera en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais désavoué d'en haut" (R.P. Calmel, o.p., revue Itinéraires, mai 1973).


 

 Voilà l'espérance que le R.P. Calmel avait au cœur : un jour l'église apparente démasquée d'autorité, tombera en poussière et Rome alors sera guérie.

 

  Mais l'église apparente ne tombera pas en poussière comme par enchantement. Pour le Révérend Père, cette intruse, qui occupe et occulte l'Eglise réelle, ne tombera en poussière que le jour où elle aura été "démasquée d'autorité". Tant qu'on s'y refusera, aussi longtemps qu'on laissera "son mensonge intrinsèque passer pour la vérité", l'église apparente continuera à prospérer et à occulter l'Eglise réelle "car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, n'étant jamais effectivement désavoué d'en haut."

 

 Pour la doctrine catholique, chaque Eglise particulière se confond avec l'Evêque qui l'incarne et la dirige. L'église apparente de Rome, c'était, hier Paul VI, c'est aujourd'hui Jean-Paul II.

 

 L'"église apparente" ! C'est celle qui apparaît, celle qui se présente comment étant l'Eglise catholique et que le monde tient pour telle. C'est l'"église conciliaire", l'organisme installé à Rome en lieu et place de l'Eglise véritable. Le Père Calmel l'appelle "église apparente", surtout pour rappeler qu'elle n'est pas l'Eglise et que, n'étant pas l'Eglise du Christ, on ne doit pas les confondre. C'est en cela que consiste son mensonge intrinsèque. 

 

 Un mensonge, c'est une affirmation contraire à la vérité, dans l'intention de tromper. Le mensonge intrinsèque de l'église apparente, c'est qu'elle se dit l'Eglise de Jésus-Christ et qu'elle passe pour telle aux yeux du monde, alors qu'essentiellement, dans son être même, dans sa réalité profonde, aux yeux de Dieu et au regard de la foi, elle ne l'est pas et ne peut l'être. Le mensonge intrinsèque de l'occupant du Siège de Pierre depuis Vatican II ? c'est qu'il se présente comme étant le Vicaire du Christ et qu'il passe pour tel aux yeux du monde, alors qu'il ne l'est pas et ne peut pas l'être.

 

  Convaincu que la principale force de l'église apparente lui vient du fait que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité, le Révérend Père espère que bientôt elle sera "démasquée d'autorité".    

 

 L'autorité est une participation du domaine de Dieu sur ses créatures. Lui seul peut l'accorder. "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut", disait Jésus à Pilate. Qui ne comprend dès lors, que Dieu ne peut en aucune façon déléguer ses droits, son pouvoir, son domaine à celui qui dirige l'organisme qui occulte l'Eglise de son Fils et tend à la changer fondamentalement en la prostituant à toutes les fausses religions.

 

  L'autorité du chef de la nouvelle église est une autorité factice, une autorité d'emprunt, "un masque d'autorité".   

 

 Le démasquer d'autorité, c'est lui enlever ce masque sous lequel il se cache; c'est le montrer tel qu'il est dans la réalité, devant Dieu, un néant.    

 

  Démasquer d'autorité l'église apparente, c'est enfin "rappeler à temps et à contretemps, mais toujours en instruisant" (II Tim. IV, 2), en quoi elle n'est pas l'Eglise et ne possède de l'Epouse du Christ que les apparences qu'elle se donne.    

 

 L'Eglise du Christ, c'est "la Maison de Dieu. C'est la Colonne et le Fondement de la Vérité" (Eph. II, 19. I Tim. III, 15). La nouvelle église n'est rien de tout cela.    

 

 C'est parce qu'elle n'est rien de tout cela, que l'autorité dont elle se prévaut, n'est qu'un masque derrière lequel elle dissimule sa nullité. Voilà pourquoi le Révérend Père Calmel assure que "démasquée d'autorité, cette église tombera aussitôt en poussière, car sa principale force vient de ce que son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".    

 

 Vous avez bien lu, sa force principale, ce qui lui permet de se maintenir, de durer, de continuer à occuper abusivement et d'occulter totalement la véritable Eglise, c'est que "son mensonge intrinsèque passe pour la vérité".

 

 Ce mensonge intrinsèque de l'église apparente constitue une véritable imposture, une mystification sans précédent. Voilà plus de vingt cinq ans qu'il dure, voilà plus d'un quart de siècle que l'église apparente occulte l'Eglise réelle et trompe le monde entier. Un quart de siècle durant lequel cette effrontée, sans se gêner, trafique ouvertement la doctrine. Il n'est pas d'hérétique qu'elle n'ait excusé, pas de dogme dont elle ne remette en question la vérité définitive. Dans son cynisme, elle prend plaisir à s'humilier institutionnellement devant les pires ennemis du Seigneur, leur demandant publiquement pardon pour tous les crimes dont elle se reconnaît coupable depuis sa fondation. Enfin, comble de scélératesse, voilà plus d'un quart de siècle que cette impudente a si complètement médusé les meilleurs fils de l'Eglise, qu'elle est arrivée à faire commettre tous ses sacrilèges, toutes ses veuleries, par des âmes consacrées ! Comment expliquer ce mystère d'iniquité ?

 

 Commentant l'Evangile de saint Matthieu (XXIV, 15-35), qui annonce  justement ce mystère d'iniquité, l'"abomination de la désolation établie dans le lieu saint", saint Jérôme déclare : "Par l'abomination de la désolation, on peut aussi comprendre la corruption du dogme. Lorsque nous l'aurons vue établie dans le lieu saint, c'est-à-dire dans l'Eglise..." (Bréviaire romain, Leçon VII, XXIV° dim. après la Pent.). 

 

 Ce mensonge intrinsèque perdure, cette corruption du dogme dans l'Eglise continue, le Père nous a dit le pourquoi : parce que jamais il n'a été "effectivement désavoué d'en haut". Le jour où il le sera, l'église apparente s'écroulera, elle tombera en poussière.

 

 Mais, penseront certains, n'a-t-il pas déjà été désavoué ? Ne l'avez-vous pas dénoncé, vous, Père Barbara, dans vos sermons du dimanche, dans vos conférences, dans votre revue, dans la presse internationale, à la radio et jusqu'à Rome ? et Mgr Lefebvre, avec les prêtres de sa Fraternité, et tous ceux qui soutiennent dans leur combat ne l'ont-ils pas dénoncé aussi ? L'église apparente n'est pas tombée en poussière pour autant; elle occupte toujours la véritable Eglise, se faisant passer pour l'Epouse, et son chef se pare, plus que jamais, de l'Autorité de Pierre.  

 

 Oui, ayant compris l'imposture de l'église apparente, Dieu m'a fait la grâce de la dénoncer jusqu'à Rome1.  Mais, simple prêtre, ma dénonciation n'était pas un "désaveu d'en haut".  Seuls, les successeurs des Apôtres, les Evêques, détiennent cette Autorité. Ils peuvent seuls "désavouer d'en haut" le mensonge intrinsèque de l'église apparente et de son chef. Malheureusement, à ce jour, ni Mgr Lefebvre, ni Mgr Castro Mayer, ni aucun prélat catholique ne l'ont encore fait.

 

  Sans doute, Mgr Lefebvre et ceux qui le soutiennent ont vivement attaqué l'église apparente et continuent lui résister publiquement. Mais jamais ils n'ont accepté de la "démasquer d'autorité". Que dis-je ! Non seulement ils ne l'ont pas démasquée d'autorité, mais, sur ce point précis, Mgr Lefebvre lui a apporté le concours inespéré que cette intruse pouvait attendre de ses meilleurs auxiliaires, il a reconnu son autorité et a pris publiquement son parti. Bien mieux, il a fait savoir qu'il se séparait de ceux qui niaient toute validité à la synaxe de l'église apparente, ou qui refusaient de célébrer la messe catholique "una cum", en union avec Jean-Paul II, le chef de l'église apparente.

 

 Oui, Mgr Lefebvre a fait cela. Il l'a fait dans une déclaration officielle qu'il a diffusée autant qu'il a pu2et son successeur à la tête de ladite Fraternité, l'abbé Franz Schmidberger, a renouvelé cette même déclaration fratricide et ne l'a jamais rapportée.

 

 Lorsque le R.P. Calmel voulait "que l'on se laisse profondément persuader par l'enseignement de la révélation, que Rome, un jour sera guérie; que l'église apparente tombera en poussière", il ne pensait, ni ne disait, que cela arriverait à condition de résister et d'oser braver publiquement les autorités installées. Mieux que nous il savait, car il l'avait appris et ne l'avait pas oublié, que jamais la révélation n'avait enseigné pareil scandale. Ils avait trop bien que "toute autorité venant de Dieu, résister aux autorités, c'est résister à Dieu qui les a établies, et c'est attirer sur soi la condamnation" (Rom. XII, 1-2). 

 

 Mais il savait aussi que les loups excellent à se couvrir de vêtement des brebis. Voilà pourquoi il affirmait que Rome ne sera guérie que le jour où l'ont aura arraché au loup la peau de brebis, le jour où le mensonge intrinsèque de l'église apparente aura été désavoué d'en haut. Ce jour-là, oui, l'intruse  tombera en poussière. Mais ce jour-là n'est pas encore arrivé.

 

 Quels qu'aient été les mérites de Mgr Lefebvre et la vénération que l'on peut, à juste titre, avoir pour lui, tout cela ne change pas la réalité, et la réalité est que cet Evêque, à qui Dieu avait accordé la grâce de comprendre l'imposture de l'église apparente, ne l'a jamais démasquée d'autorité, pas plus du reste qu'il n'a démasqué son chef, Jean-Paul II.   

 

 Car, ne nous trompons pas, démasquer d'autorité l'église apparente, c'est d'abord et surtout démasquer d'autorité son chef, Jean-Paul II; c'est lui enlever le vêtement blanc de la brebis, pour qu'apparaisse le loup rapace que ce vêtement dissimule (Mt. VII, 15). C'est expliquer et proclamer que l'autorité de Paul VI, hier, de Jean-Paul II [et de Benoît XVI aujourd'hui, N.D.R]  est une autorité factice, une autorité usurpée. C'est faire comprendre que les "papes" de Vatican II n'ont du pape que l'apparence que leur donnent leur élection et leur installation matérielle sur le Siège de Pierre. en fait, devant Dieu, ils n'ont pas d'autorité. Et ils n'en ont pas parce qu'ils ne sont pas les Vicaires du Christ, eux qui n'ont pas la foi catholique.  Comment l'auraient-ils, alors qu'ils enseignent effrontément des erreurs condamnées par l'Eglise, qu'ils honorent ses pires ennemis et se prostituent à eux.

 

 Ce n'est que dans la mesure où un vrai successeur des Apôtres fera comprendre aux fidèles que le "pape" de l'église apparente n'est pas le Vicaire du Christ, que le Christ ne l'a pas revêtu de son Autorité, qu'on l'aura démasqué d'autorité. Alors, oui, soyons-en assurés, nous verrons se réaliser la prédiction du Père Calmel. Démasqués d'autorité, désavoués d'en haut, l'église apparente et son chef tomberont en poussière et la Rome éternelle retrouvera sa splendeur.

 

 

 

"La force des méchants provient surtout de la couardise des bons."  (Saint Pie X) 

 

 Qui doivent démasquer d'autorité l'église apparente et son chef actuel [du temps du Père Barbara, N.D.R.], Jean-Paul II ?


 Le doivent, tous ceux qui aiment l'Eglise autrement qu'en paroles. Quand une mère est outragée, tous ses enfants bien-nés se lèvent pour la défendre. En tout premier lieu, les aînés. Possédant la force, ils s'exposeront pour chasser l'impudent qui ose outrager leur mère. Mais les plus petits, ceux qui n'ont encore aucune force pour repousser l'agresseur, ne l'abandonnent pas pour autant. Au risque de recevoir quelque mauvais coup, ils s'agrippent à leur maman et, par leurs pleurs et leurs cris, cherchent à la consoler tout en manifestant la haine qu'ils ont pour son agresseur.

 

 Quand il s'agit de l'Eglise, les premiers qui doivent voler à son secours pour démasquer d'autorité l'intruse et son chef, ce sont les Evêques. Eux sont Juges de la foi. L'autorité de leur épiscopat leur permet de démasquer d'en haut.    

 

 Mais, demanderont certains, dans la crise actuelle, alors que tous les Evêques semblent avoir adopté les réformes de ce maudit concile, se peut-il qu'il y en ait parmi eux qui soient encore catholiques ?

 

 Jésus nous en a donné l'assurance, les Portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre son Eglise bâtie sur Pierre. Cette promesse nous garantit du même coup que, jusqu'à la fin des temps, il y aura des Evêques catholiques3 ; il y en a donc présentement. En effet, la véritable Eglise n'existerait plus, s'il n'y avait plus aucun Evêque catholique résidentiel.

 

 Puisqu'ils existent, où trouver ces perles rares ? En pays de mission ? Dans quel diocèse perdu ?

 

 Du moment que la foi nous garantit leur existence, il y a un grave devoir, pour tous ceux qui vivent de cette vertu et qui aiment vraiment l'Eglise, de prier, de s'imposer des sacrifice4 et de faire célébrer des saintes Messes5, afin que cet ou ces Evêques toujours catholiques se lèvent pour démasquer d'autorité les "papes" de Vatican II.

 

 Quant aux Evêques encore catholiques, qu'ils méditent , en saint Matthieu (XXV, 34-46), la parabole du jugement et qu'ils songent à la récompense ou au terrible châtiment qui les attend. Si Jésus tient pour fait à lui-même le plus petit service rendu à l'un quelconque de ses frères, combien plus appréciera-t-il ce qui aura été fait ou refusé à son Eglise, cette sainte Epouse, chair de sa chair, qu'il s'est acquis se au pris de tout son sang ! "Bon et fidèle serviteur, viens; entre dans la joie de ton Seigneur, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu t'es compromis pour me libérer" ou "retire-toi de moi, maudit, vas au feu éternel, car j'étais outragé, vilipendé, calomnié, trahi et tu as refusé de te compromettre pour me libérer"

 


 

  "Seigneur, nous Vous en supplions, faites paraître votre puissance et venez. Que votre grande force nous secoure, afin que, avec l'aide de votre grâce et par votre indulgente miséricorde, soit hâtée la libération de votre Sainte Eglise, que retardent nos péchés" (D'après l'oraison du IV° dim. de l'Avent).



__________________

 

> Extrait du dernier chapitre du livre du R.P Barbara La Bergerie du Christ et le loup dans la Bergerie, 1995.


Les publications du Père Barbara et notamment les numéros de la revue Forts dans la Foi (du moins ceux qui ne sont pas complètement épuisés) sont toujours disponibles à l'adresse suivante :

Association Forts dans la Foi
16, rue des Oiseaux
37000 Tours

 

Notes de bas de page :


1 Le 19 novembre 1976, j'ai tenu à Rome une conférence de presse internationale au cours de laquelle j'ai dénoncé l'hérésie, le schisme et l'apostasie de Paul VI. Le lendemain, plus de dix neuf quotidiens italiens en ont rendu compte, certains, en première page et sur plusieurs colonnes (Voir en annexe)


2 Position de Mgr Lefebvre sur la nouvelle messe et le pape. « Mgr Lefebvre nous demande de faire connaître la synthèse de sa position sur ce qu'il a écrit et dit au sujet de deux problèmes qui agitent les consciences des catholiques fidèles à la Tradition, la validité du n. o. m. et l'existence actuelle d'un pape... En conséquence, la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X des pères, des frères, des sœurs, des oblates ne peut tolérer dans son sein des membres qui refusent de prier pour le pape et qui affirment que toutes les messes du nouvel ordo missae sont invalides. » Fideliter n° 13, février 1980, d'après Cor unum, novembre 1979.

Cette déclaration, reproduite dans tous les bulletins de la Fraternité et des chapelles qui sont dans sa mouvance, a été éditée en tract et distribuée en son temps à plus de dix mille exemplaires, rien qu'à Saint Nicolas du Chardonnet.


3 Il n'est pas interdit de penser que Dieu a pu permettre que certains Evêques aient accepté les nouveautés dans l'ignorance invincible des changements de doctrine que ces nouveautés comportaient. Quand on se souvient du scandale, au sens théologique du terme, donné par Paul VI, cette supposition n 'est plus chimérique. En effet, c'est Paul VI, qui passait alors de tous pour le Vicaire du Christ, qui a entraîné les Evêques hésitants à accepter les nouveautés conciliaires. Au lieu de confirmer ses frères dans la foi, c'est lui qui les a entraînés dans l'erreur. Par ailleurs, les Evêques qui menaient la subversion durant ce concile étaient très actifs, très influents et très généreux avec les Evêques du tiers monde. Ces mêmes Evêques accréditaient tous les "experts" et les "compères" et organisaient de multiples conférences, qui étaient, pour la majorité des Pères conciliaires, de véritables lavages de cerveaux. Bien des Chefs de diocèses, plus apôtres que théologiens, se sont facilement laissés convaincre que la foi n'étaient pas changée par les nouveautés. Celles-ci n'étaient, on le leur disait et ils le croyaient, que dans la présentation. Le "bon Pape Jean" l'avait assuré, il s'agissait là, non pas d'un changement dans la doctrine, mais d'un simple "aggiornamento". Et comme celui qu'ils croyaient être le gardien de la foi était là, ces Evêques ne pouvaient pas imaginer que c'était lui qui les entraînait dans l'erreur. Dans ces conditions, alors que la plupart des Pères conciliaires ont été abusés, il n'est pas chimérique de penser que certains aient pu l'être de bonne foi. De ce fait, ils ne seraient dans l'hérésie que matériellement et n'auraient encouru aucune censure.


4 Parmi les sacrifices les plus agréables au Seigneur pour qu'un ou des Evêques se lèvent, il y a surtout ceux que l'on s'impose pour assister à une Messe vraiment catholique, une Messe non souillée par la célébration « una cum l'imposteur ».


5 Dans la chapelle de Tours, après chaque Messe, le célébrant fait suivre les prières prescrites par le Pape Léon XIII d'une triple invocation que les fidèles répètent : « Mon Dieu, donnez-nous des prêtres. Mon Dieu donnez-nous des Evêques. Mon Dieu donnez-nous un Pape ». De plus, chaque mois, ils se cotisent pour faire célébrer une neuvaine de Messes à cette même intention.

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