sedevacantiste

------------------------------

Lundi 8 décembre 2014 1 08 /12 /Déc /2014 16:06

"Vous êtes toute belle, ma bien-aimée, et il n'y a pas de tache en vous."

Tota pulchra es, amica mea, et macula non est in te. (Cant., cap. IV, v. 7.)

 

  Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX déclare solennellement l'immaculée conception de la Très Sainte Vierge Marie :

 "Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine, qui tient que la bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée de Dieu, et qu’ainsi elle doit être crue fermement, et constamment par tous les fidèles." (Bulle Ineffabilis Deus)

Quelques citations 


- Origène surnomme la Sainte Vierge "formée dans la grâce, pleine de grâce et n'ayant pas été atteinte du souffle pestilentiel de Satan" (Homilia IV, in Lucam). Ailleurs, il écrit que la Vierge Marie est la "Mère digne de Dieu, Mère Immaculée d'un Fils saint et Immaculé, l'unique Mère Immaculée; c'est un trésor dn Ciel, contenant les richesses de la Divinité, la sainteté la plus parfaite et la plus complète. Elle n'a point été trompée par les insinuations perfides du serpent infernal, ni infectée de son souffle venimeux". (Homil. I ex decem Homil. in diversa loca Nov. Test. In cap. I Matth.)

 

- Saint Ephrem, diacre d'Édesse, vers l'an 365, appelle la 'Vierge Marie Immaculée, très-Immaculée, nouveau don de Dieu, divin trône de Dieu, Reine toujours bénie, prix de la rançon d'Eve, source de grâce et d'immortalité, fontaine scellée de l'Esprit-Saint, très-divin Temple, siège de pureté pour la Majesté divine. Elle a, dit-il, écrasé la tête du perfide dragon; toujours elle a été intègre et Immaculée, tant du corps que de l'âme. Cette Vierge Mère de Dieu est intacte, entièrement pure, chaste, plus sainte que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que tous les autres Esprits célestes (Orat. ad S. Dei Matrem.Oratio exomologetica: Opera S. Ephrem Syri, edit. Romae, tom. III, pag. 545, 517, 548, 549.)

 

- Saint Epiphane, Archevêque de Salamine, en 370: "Dieu seul excepté, la brebis immaculée, la Mère de l'Agneau sans tache était plus belle en sa nature que les Chérubins, les Séraphins et toute l'armée des Anges." (In ultimo sermone de Nativitate Domini).

 

- Saint Ambroise (340-397), évêque de Milan et docteur de l’Eglise : "Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché." (Commentaire du ps 118, 22, 30)

 

- Saint Cyrille d'Alexandrie, au V° siècle  : "Tous les hommes, excepté celui qui est né de la Vierge, excepté cette Vierge sacrée, naissent avec le péché originel." (In Evang. Juan., 1, VI, cap. 15. Opéra, Basileae, 1566.)


 

- Saint Augustin (354-420) écrit : "Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût?" (De la nature et de la grâce, 42).

 

- Saint Thomas d'Aquin : "Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché,  excepté la très pure et très digne Vierge Marie,  qui à été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Anciennes éditions du commentaire du chapitre III° de l'Epitre de St Paul aux Galates, cité notamment par Saint Jean Eudes dans L’Enfance Admirable de la bienheureuse Vierge, 1676, t. 5)

 

 

- Saint Alphonse de Liguori : "Il convenait que Dieu la préservât de la faute originelle, puisqu’il la destinait à briser la tête du serpent infernal qui, en séduisant nos premiers parents, procura la mort à tous les hommes. Or, si Marie devait être la femme forte placée dans le monde pour vaincre Lucifer, il ne convenait pas assurément qu’elle fût d’abord vaincue par Lucifer et devînt son esclave : il est beaucoup plus conforme à la raison qu’elle fut exempte de toute tache et de tout assujettissement au démon." (Oeuvres complètes du Bienheureux Saint Alphonse-Marie De Liguori in Les Gloires de Marie, Premier discours)

 

Les miracles qui ont entouré la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception

La croyance à l'Immaculée Conception de Marie est appuyée sur de nombreux miracles. On peut penser, entre autres, à la vision prodigieuse et à la rapide propagation de la médaille miraculeuse à l'effigie de Marie conçue sans péché,, (suivant la demande de la sainte Vierge) révélée à Paris en 1830 par une religieuse, sainte Catherine Labouré ; médaille que les pieux fidèles portent comme une source permanente de grâces de tout genre, qu'ils ne cessent d'obtenir par l'intercession de la Mère de Dieu, vénérée, révérée et invoquée sous ce titre de Marie conçue sans péché.  Un des miracles que l'on accorde par exemple à la médaille miraculeuse est notamment la conversion à Rome dans l'église saint André, du juif Alphonse Ratisbonne au catholicisme après avoir porté une médaille miraculeuse (6 janvier 1842).

 

Bien sûr, nous ne pouvons pas ne pas parler ici de l'apparition et des miracles de Notre Dame à Lourdes.

 

"Que soy era immaculada councepciou"

 "Je suis l'Immaculée Conception"

(25 mars 1858 en la fête de l'Annonciation)

 

 Là encore, des milliers de grâces abondent et des guérisons extraordinaires surviennent. Comment un incrédule devant ces faits peut-il continuer à rejeter devant ces faits cette vérité de foi qu'est l'Immaculée Conception ? Plus de 7.000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés à Lourdes depuis 1883 par les médecins (source : Le Figaro du 07/12/2011). Mais l'Eglise catholique n'en a formellement et solennellement déclaré miraculeuses que 67. Encore cette année, deux guérisons miraculeuses ont été déclarés par les médecins du Comité Médical International de Lourdes (C.M.I.L.).

 

 Que Notre Dame, l'Immaculée Conception, nous comble plus que jamais de ses grâces et qu'elle mène ou fasse revenir les agneaux égarés au bercail de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique !

Par Clément LECUYER - Publié dans : Spiritualité
Voir les 0 commentaires
Lundi 8 décembre 2014 1 08 /12 /Déc /2014 14:50

st-thomas-immaculee-conception-.jpg

 

"Tous les enfants d'Adam sont conçus en péché, excepté la très pure et très digne Vierge Marie, qui a été entièrement préservée de tout péché originel et véniel." (Commentaires sur le chapitre troisième de l'Épître aux Galates, leçon sixième, premières éditions)

 

"On peut trouver quelque créature si pure, qu'il ne puisse rien être de plus pur parmi les choses créées. Telle a été la pureté de la bienheureuse Vierge, qui a été exempté de tout péché originel et actuel. (I Sent., dist. 44, quaest 1, art 3.)

 

 

  Saint Thomas d'Aquin n'était pas infaillible en tant que tel – puisque le charisme de l'infaillibilité n'appartient qu'aux Souverains Pontifes. Cependant, l'Eglise nous dit, par la voix du Pape Benoît XIV, que "ses écrits exempts de toute erreur, sont plus lumineux que le soleil, [...] l'Eglise, qui admire son érudition, reconnaît en avoir été éclairée" (Bref adressé à l'Ordre des Frères Prêcheurs). Et pourtant, dans le monde théologique, saint Thomas d'Aquin et son école ont passé pour les adversaires du privilège de l'Immaculée Conception accordé à la Bienheureuse Vierge Marie. Cet avis, partagé maintenant par "l'opinion publique", est pourtant loin d'être exacte. Plus d'une fois, les disciples de saint Thomas et les fils de saint Dominique ont voulu combattre cette opinion communément exagérée. C'est ainsi qu'encore, en 1854, le Révérend-Père François Gaude, de l'Ordre des frères prêcheurs, recteur du séminaire Pontifical du cardinal Pie, s'en plaignait hautement :

 

"Je ne sais par quelle fatalité l'opinion que lesreligieux de notre Ordre et les disciples de notre école sont les adversaires du sentiment de l'Immaculée Conception s'est répandue dans le public. Et ce bruit accusateur, qui a su faire a son chemin, est tellement accrédité dans plusieurs esprits, qu'il n'est rien  de plus commun et de plus ordinaire que de l'entendre répéter. Pour le détruire et le ruiner rien n'a réussi : ni ceux de nos auteurs qui ont professé clairement leur croyance à ce privilège, ni la foule assez nombreuse de nos théologiens qui l'ont enseigné et dont on cite soit les paroles soit les noms, ni  les panégyriques prononcés sur ce mystère, ni l'expression d'Immaculée Conception elle-même, introduits dans la liturgie... "

 

  D'éminents auteurs, tels que le Cardinal Gousset, saint Jean Eudes, le R.P Spada ont démontré qu'il était pour le moins douteux de soutenir que saint Thomas d'Aquin avait nié l'Immaculée Conception. Au contraire :


"Si nous considérons bien sérieusement la doctrine de l'Angélique docteur, nous verrons sans en pouvoir douter qu'il a réellement enseigné l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie" car sa "doctrine constamment enseignée conduit inévitablement à professer le privilège de l'immaculée conception"

 

 Le R.P Spada, maître en théologie et procureur général de l'Ordre des frères prêcheurs, démontre dans un important ouvrage (Saint Thomas et l'Immaculée Conception) qu'il était "impossible que l'Angélique docteur ait admis, dans la Bienheureuse Vierge, la tache originelle, après l'avoir déclarée simplement exempte de la tache du péché véniel." La conclusion de sa complète et très sérieuse étude est sans appel :

 

"De tout ce que nous avons dit jusqu'à présent, il est pleinement évident que notre Angélique maître a expressément enseigné, dans le premier livre des Sentences, que la Bienheureuse Vierge a été exempte du péché originel et du péché actuel, et qu'il n'a point rétracté cette doctrine dans ses ouvrages postérieurs; bien mieux, que les principes de la doctrine exposée dans la Somme de théologie conduisent à établir cette immunité."

 

 

 Beaucoup rétorqueront que saint Thomas d'Aquin a cependant nié formellement l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie dans deux voire trois passages de ses manuscrits (précisons en premier lieu qu'à cette époque, ce dogme n'avait pas été encore proclamé). Non seulement il a été démontré que des erreurs d'analyse et d'interprétation ont été développées par beaucoup mais que les écrits cités ne figuraient pas dans les éditions primitives publiées de saint Thomas. Le passage le plus souvent cité contre l'Immaculée Conception se trouverait dans la troisième Somme théologique ; dans les éditions récentes de la Somme (part. III, 9, 27, art. 2), on fait dire au Docteur Angélique que Marie "n'a été sanctifiée et purifiée du péché originel, ni avant l'animation, ni dans l'animation, mais après l'animation" tandis que ces paroles ne se lisent point au lieu cité dans les premières éditions , ni dans le manuscrit de Séville, ni dans celui qui se conservait au couvent des Dominicains de Marseille, ni dans d'autres.

 

 

"La difficulté [de supposées contradictions] disparaît si l'on compare entre elles les éditions anciennes et modernes de ses oeuvres, et si l'on reconnaît, comme on est forcé de le reconnaître, que plusieurs de ses ouvrages, notamment ceux où il parle de la Conception de Marie, ont subi des suppressions ou d'évidentes altérations. Ce fait s'appuie sur le témoignage aussi détaillé qu'authentique de plusieurs savants Dominicains." (Cardinal GOUSSET, La croyance générale et constante de l'Eglise touchant l'Immaculée Conception)


"Si vous nous faites voir quelque autre lieu, dans les livres de saint Thomas, où il semble parler contre la Conception immaculée de notre divine Mère, nous aurons droit de le soupçonner de corruption, vu particulièrement que ce saint Docteur s'explique si clairement dans ses Commentaires sur le premier des Sentences où il dit que la bienheureuse Vierge a été pure de tout péché, et qu'elle a possédé le souverain degré de la pureté, c'est-à-dire, qu'elle est, comme dit saint Anselme, la plus éclatante pureté qui se puisse imaginer, après la pureté infinie de Dieu" (Saint Jean Eudes, L'enfance admirable de la Très Sainte Mère de Dieu)

 

"Nous ne serions pas surpris que, comme on l'a prétendu, le texte de saint Thomas n'ait été falsifié dans toute cette question, où l'on ne retrouve pas sa logique habituelle. Il est certain qu'il n'a pas mis la dernière main à cette troisième partie de la Somme théologique, qui n'a paru qu'assez longtemps après sa mort: aussi n'en trouve-t-on que de rares manuscrits, tandis que ceux de la deuxième partie et surtout de la première abondent.... Il est également certain qu'il a professé la doctine de l'Immaculée Conception dans son Commentaire sur l'Epitre aux Galates, où, s'exprimant comme le concile de Trente, il dit: "On excepte la Vierge très digne de louanges, la très-pure Marie, qui fut exempte du péché originel et du péché acctuel"." (Petite Somme théologique de saint Thomas d'Aquin: à l'usage des ecclésiastiques et des gens du monde, T. IV, 1862)

 

 

  Nous mettons donc en ligne trois documents (pdf) reprenant les écrits de saint Jean Eudes et du Cardinal Gousset ainsi que la remarquable étude du R.P Spada :

 

Par Clément LECUYER - Publié dans : Spiritualité
Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 décembre 2014 4 04 /12 /Déc /2014 10:44

 Depuis des décennies, de nombreuses erreurs circulent ça et là concernant l'infaillibilité de l'Eglise et du Pape. Il est donc opportun de revenir de temps en temps sur ce sujet.  Voici ci-dessous un texte du R.P Liberatore   (1810-1892), jésuite, éminent collaborateur de La Civiltà cattolica, qui fut l’un des précurseurs du renouveau thomiste au XIX° siècle. Il fut consulté par le Pape Léon XIII en plusieurs occasions, notamment dans l’élaboration de l’encyclique Rerum novarum. Le Père Liberatore traite ici essentiellement de l'infaillibilité de l'Eglise mais rappelons que "le Pape jouit de la même infaillibilité que l'Eglise" (Constitution dogmatique Pastor Aeternus), ce qui est l'évidence même compte tenu du fait que le Pape confirme et n'est pas confirmé ; l'infaillibilité de l'Eglise hiérarchique repose sur celle du Pape.


 

 

« Il en est qui, soit ignorance, soit plutôt malice, prétendent que le magistère de l’Église n’est infaillible que lorsqu’il définit les dogmes révélés par Dieu ; ils disent que l’Église s’acquitte de ce magistère uniquement lorsque, par un jugement solennel, elle définit un point de foi ou de morale, soit au sein des Conciles, soit dans les décrets pontificaux. Ces affirmations sont toutes deux contraires à la vérité.
 

 

 D’abord le magistère de l’Église est double : l’un extraordinaire, l’autre ordinaire.

 Le premier est uniquement celui qui s’exerce par un jugement solennel, quand certains doutes ont surgi par rapport à l’intelligence des dogmes, ou bien encore à raison de quelque erreur pernicieuse menaçant la pureté de la croyance ou des mœurs.

 Mais le magistère ordinaire est celui qui s’exerce, sous la vigilance du Pape, par les pasteurs sacrés répandus dans le monde entier, soit par la parole écrite ou parlée dans les prédications et dans les catéchismes, soit par l’exercice du culte et des rites sacrés, soit par l’administration des sacrements et toutes les autres pratiques et manifestations de l’Église.

 Ces deux genres de magistères sont affirmés en termes exprès par le Concile du Vatican [Vatican I] : « On est tenu de croire, de foi divine et catholique, tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par un enseignement ordinaire et universel, propose à notre croyance comme révélé de Dieu. »

 Prétendre que le fidèle n’est obligé de croire que ces vérités qui ont été l’objet d’une définition solennelle de l’Église, ce serait aboutir à dire qu’avant le Concile de Nicée il n’y avait pas d’obligation de croire à la divinité du Verbe ; ni à la présence réelle de Jésus-Christ en la sainte Eucharistie, avant la condamnation de Béranger.

 En second lieu, l’infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire ne s’étend pas uniquement aux dogmes que Dieu a révélés, mais encore aux conséquences qui y sont renfermées, et généralement à tout ce qui est connexe avec eux, à tout ce qui est indispensable pour les conserver intacts et les protéger contre les attaques et les pièges de l’erreur. Sans cela, Dieu n’aurait pas pris des mesures suffisantes pour que les pasteurs sacrés fussent à même de préserver les fidèles contre les sources empoisonnées, il ne les aurait pas pourvus des moyens nécessaires pour garantir efficacement le dépôt de la foi qui leur est confié. » (R.P. M. Liberatore, S.J., Le Droit public de l’Église, éd. Retaux-Bray, Paris, 1888, p. 113 et ss.)


Par Clément LECUYER - Publié dans : Infaillibilité de l'Eglise et du Pape
Voir les 0 commentaires
Mercredi 3 décembre 2014 3 03 /12 /Déc /2014 20:41
 Il y a trois jours, nous avons publié un premier extrait d'un article du journaliste vaticaniste Antonio Mastino sur Bergoglio. Voici queques autres extraits significatifs montrant à quel point ce triste personnage est indigne de la fonction papale qu'il ne peut détenir (du fait, entre autres, de ses hérésies) :
 
  "Il parle tout le temps d'argent: il en est obsédé... Il parcourt les journaux tous les jours, il lit de façon maniaque toutes les nouvelles qui le concernent, puis il souligne les articles, souvent des journaux anticléricaux, ceux qui montent des canulars sur les prêtres, ou au moins déforment ou exagèrent les histoires les concernant. Il les mémorise, les remanie, et ensuite les utilise (à des fins qui lui sont bien connues, et à moi aussi désormais). En faisant d'une non-nouvelle une donnée collective, d'une réalité artificielle et hypothétique un événement incontestable, endémique. C'est la dé-réalité d'un pontificat qui se joue tout entier sur les effets spéciaux et les jeux de miroirs médiatiques. Un festival des pires lieux communs de bar, projeté sur celui de Sainte Marthe.

[...] il y a quelques semaines, sans demander à personne, il a loué rien de moins que la Chapelle Sixtine, qui est l'Eglise des églises, à Porche, l'entreprise d'automobiles: afin qu'elle y tourne ses publicités commerciales.
  http://medias-presse.info/wp-content/uploads/2014/10/chapelle-sixtine-porsche.jpg
«Je voudrais une église plus pauvre», affirma-t-il au début du pontificat: comme d'habitude les bons sentiments (c'est à dire les démagogies crypto-marxistes) favorisent toujours les bonnes affaires. Comme ils le savent bien, ces derniers temps, à l'IOR et au Vatican, devenu le paradis des lobbies financiers étrangers - de cette petite banque pour les prêtres qu'elle était - grâce à Bergoglio et aux amis à qui il doit son élection.
[...]
Faudrait-il dire que, puisque le pape a promu dans sa cour un monseigneur dont l'unique gloire de son CV est ses coucheries, certifiées par la police lorsqu'il fut tabassé dans une sordide boîte gay, faudrait-il donc dire que le pape soutient la prostitution masculine? Ou bien, puisqu'il a appelé à Rome un prêtre espagnol non seulement ultra-progressiste mais aussi pornocrate - s'en vantant dans les journaux - devrions nous dire que tous au Vatican, à commencer par le pape, sont des vicieux?
 
Il faut dire que les prêtres voleurs, lorsqu'il y en a, sont tous affiliés dans les rangs les plus libéraux et progressistes du clergé, c'est à dire les plus grands sponsors du pape Bergoglio et de son culte.
Dans ma vie, et pendant longtemps, j'ai été le genre d'enfant de chœur à contrôler de près la paroisse et le curé, j'ai vu des curés comme le mien qui disait aux mariés: «les dépenses pour le mariage sont de 50 mille lires (25€), mais si vous ne les avez pas, ça ne fait rien». Un jour il écrivit sur le tronc à offrandes: «celui qui en a, qu'il en mette, celui qui n'en a pas, qu'il en prenne». C'était un prêtre fervent, marial, et conservateur en matière de mœurs. Un prêtre catholique comme la plupart, la majorité des bons prêtres. Mais que lui importe, à Bergoglio, qui déclare haïr toute idéologie, confondant même celle-ci avec la Doctrine, et montrant par-là que le premier à être idéologisé, c'est lui ?
...
C'est le même pape élu par les cardinaux progressistes allemands, qu'il instrumentalise tout en se laissant instrumentaliser par eux qui ont fait du dieu Mammon et de la simonie leur principale divinité et leur unique sacrement: église parmi les plus riches et progressistes du monde, l'allemande, avec des millier de fonctionnaires et des prêtres qui gagnent jusqu'à 4 mille euros par mois et qui ont osé l'inosable?.
 
Comme je l'ai déjà écrit, l'ami Antonio Socci, lui aussi l'a répété hier dans sa page FB: "Argent et sacrements? Cher pape Bergoglio, veuillez contester les choquantes décisions des évêques allemands (comme le fit Ratzinger) au lieu de dénigrer nos curés. Celles-là sont la vraie honte"
Par Clément LECUYER - Publié dans : François I° - Bergoglio
Voir les 0 commentaires
Lundi 1 décembre 2014 1 01 /12 /Déc /2014 18:11
http://eucharistiemisericor.free.fr/images/281114_bergoglio.jpg A notre époque, chaque catholique sait qu'il doit se méfier comme de la peste des grands médias qui corrompent et manipulent les peuples crédules. Par conséquent, il n'y a rien d'étonnant que Bergoglio soit adulé par les médias ; et ce, dès le début de son "pontificat'. Pour autant, il arrive parfois que certains journalistes se détachent de la masse en présentant d'instructifs travaux. C'est ainsi qu'un journaliste au Vatican, Antonio Mastino, nous livre un portrait de Bergoglio qui est très éloigné de celui que les médias nous distillent depuis un an et demi.
 
 Nous publierons cette semaine plusieurs extraits de sa tribune. En voici le premier :

"Nous le savons : Il n'aime pas l'Eglise catholique comme elle est et comme elle était, il n'aime pas Rome, il n'aime pas nos coutumes, il déteste nos compatriotes évêques, il n'aime pas les religieuses cloîtrées (il a donc donné l'ordre de démanteler progressivement la clôture), il n'aime pas les trop dévots, il n'aime pas le catholicisme identitaire, il n'aime pas les messes en latin, il n'aime pas les luttes-marches-rosaires pro-life; pratiquement, il n'aime pas les catholiques. Il n'aime rien de rien sauf les extravagantes, superficielles idées libéral-pentecôtistes qu'il a dans la tête et qui ont déjà prouvé être en faillite; il aime le sentimentalisme, dans le sens proprement latino-américain, c'est à dire pas les sentiments mais leur représentation emphatique et théâtrale. Dans d'autres contextes on parlerait d'hypocrisie, si on ne savait pas que les sentimentalismes cachent des nerfs faibles plutôt qu'un bon cœur.
Mais surtout il n'aime pas les prêtres: le prêtre classique. Grandes accolades et bon ramadan aux imams, visites pastorales aux pasteurs évangéliques, baisers aux mains des rabbins, mais pour les prêtres catholiques que des coups de pieds dans les dents. Tous les matins! Et maintenant il les chasse même du restaurant de Sainte Marthe. Mamma mia, comme il les arrange chaque jour dès que le soleil se lève, dans ce qu'on fait passer pour des prêches et qui ne semblent parfois être que de la diffamation quotidienne, scientifique, systématique des prêtres qu'il devrait comme pontife encourager et protéger! Il les tiraille, les insulte, il se moque d'eux et les ridiculise devant tout le monde, les traite parfois de «pédophiles», de serviteurs idiots, de paillassons.
Il ne s'est incliné que devant deux prêtres, leur baisant littéralement mains et pieds: à cet entrepreneur du politiquement correct de gauche qu'est don Ciotti, et à un autre vieux prêtre de 90 ans connu pour son homosexualisme et pour avoir été le mégaphone de toutes les modes idéologico-cléricales du moment, du communisme au gender."

 
Par Clément LECUYER - Publié dans : François I° - Bergoglio
Voir les 0 commentaires
Dimanche 30 novembre 2014 7 30 /11 /Nov /2014 21:23

immaculee-conception.jpg

 

  


  Pour bien préparer cette fête et honorer Notre-Dame dans son Immaculée Conception (fêtée le 8 décembre), le meilleur moyen est de réciter une neuvaine ; le Pape saint Pie X a rédigé spécialement pour cette occasion la prière suivante :

 


Vierge très sainte, qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa mère, vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme, dans votre foi, et dans votre amour, de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux qui implorent votre puissante protection.  Le serpent infernal, contre lequel fut jetée la première malédiction, continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Ève. 

 

Ô vous, notre mère bénie, notre reine et notre avocate, vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi dès le premier instant de votre conception, accueillez nos prières,et, nous vous en conjurons, unis en un seul coeur, présentez-les devant le t rône de Dieu, afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches qui nous sont tendues, mais que nous arrivions tous au port du salut, et qu'au milieu de tant de périls, l'Église et la société chrétienne chantent encore une fois l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix. 

 

Ainsi soit-il. 

 

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous!

 


Par Clément LECUYER - Publié dans : Spiritualité
Voir les 0 commentaires
Samedi 29 novembre 2014 6 29 /11 /Nov /2014 19:28

 Après les usurpateurs Jean-Paul II et Benoît XVI, c'est au tour de 'François I°' de s'être rendu dans une mosquée. Bien évidemment, il s’est déchaussé (rituel obligatoire chez les musulmans) avant de pénétrer dans la grande Mosquée bleue d’Istanbul où il a prié pendant quelques minutes.

 

francoismosquee.JPG

 

 Voici ce que l'on peut lire dans un article du Figaro :

 

Le pape François ose prier dans la Mosquée bleue d'Istanbul

 

 Au second jour de sa visite en Turquie, le pape François est allé plus loin que son prédécesseur Benoît XVI en priant ouvertement dans la mosquée bleue aux côtés du grand mufti.

 

 Le pape François a explicitement prié, samedi matin, dans la mosquée bleue d'Istanbul aux côtés du grand muphti. C'est une première. Au même endroit, en 2006, Benoît XVI s'était simplement recueilli. Plutôt discrètement du reste. Au point de soulever une polémique. Certains estimant que le pape allemand avait alors «prié» dans la mosquée. D'autres non parce qu'un chrétien, à fortiori le pape, ne pouvait pas, avançaient-ils, prier ainsi dans un lieu de culte musulman. Prudent, le Vatican avait tranché pour le «recueillement» de Benoit XVI.

C'est sans doute pour éviter l'ambiguïté mais surtout par conviction profonde - François inscrit le «dialogue» avec les autres, et les autres religions, comme une priorité de son pontificat - que le successeur de Benoît XVI, dans la même mosquée, a donc croisé très visiblement les doigts, incliné longuement la tête en fermant profondément les yeux, deux à trois minutes, pour prier à l'évidence . Et pour… signifier qu'il priait. Et ce en direction du mihrab, cette niche cernée de deux colonnes, qui indique la qibla, donc la direction de la ka'ba de la Mecque.

 

 Alors que l'islam est "l’usurpation de l’erreur sur la vérité, de l’iniquité sur la justice, de la barbarie sur l’humanité et la civilisation véritable" selon les mots de l'abbé Rohrbacher ( historien ecclésiastique du XIX° siècle), le rôle d'un Pape n'est-il pas justement d'enseigner la vérité et de dénoncer l'erreur ? Dans les premiers temps de l'histoire de l'Eglise, des centaines de milliers de chrétiens ont versé leur sang parce qu’ils ne voulaient pas courber la tête devant les idoles ; au contraire, Bergoglio, lui, n'a pas hésité un instant ! Encore une fois, nous voyons bien qu'il est impossible, au regard de la doctrine et de la théologie, que Bergoglio détienne l'autorité pontificale !

 

 Voici ce-dessous quelques citations sur l'islam :

 

- Saint Thomas d'Aquin :  "Mahomet a séduit les peuples  par des promesses de voluptés charnelles  au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair."  (Somme contre les Gentils, livre 1, question 6.)

 

Islam mosque Images- Mgr Pavy, évêque d'Alger, dans un sermon en 1853 :  "L’islam est une prétendue religion...  Le dieu de Mahomet change l’éternelle beauté du ciel  en un lieu de prostitution, dont les orgies  dépassent en lubricité multiple et stérile  tout ce que l’idolâtrie elle-même,  dans ses conceptions les plus abjectes, avait pu rêver. Le dieu de l’islam, c’est un être tellement immonde, en sa complaisante faiblesse, que si l’autorité chargée de la garde des mœurs rencontrait dans nos rues quelque chose de semblable, elle devrait à l’instant l’arrêter et le dérober aux yeux d’un public, hélas, pourtant si facile ! Et se serait là le vrai Dieu ?  Oh, non, non, ce n’est pas là le vrai Dieu du ciel et de la terre, le Dieu des nations, le Dieu des prophètes, le Dieu de Moïse, le Dieu de Jésus-Christ. Ce n’est pas Vous, ô Sainte Trinité, que cet homme a violemment combattue. Ce n’est pas Vous, ô Père saint, ô Verbe éternel, ô Esprit de lumière et de charité ! Ce n’est pas Vous, Jésus, le salut et la vie de mon âme... Cet homme, Mahomet, ne vous a pas connu, il n’a pas su vous aimer, lui. Pardon, Seigneur, si, pour la défense de votre nom, j’ai parlé d’un autre dieu que vous !"

 

- Bossuet (1627 – 1704) : "L'islam ! Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablisent par force l'empire de Satan dans tout l'univers"

Par Clément LECUYER - Publié dans : Actualité de l'Eglise conciliaire
Voir les 0 commentaires
Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 16:44

 

 

 A l'occasion des 40 ans de la célèbre déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre, dans un communiqué où il ne mache pas ses mots, Petrus, bien connu notamment sur le Forum-catholique, dévoile sévèremment l'"imposture Mgr Lefebvre" et veut en finir une fois pour toutes sur le mythe bien ancré du "saint pourfendeur de l'hérésie moderniste".

 

 Nous sommes bien évidemment en accord avec le fond du discours de Petrus. Néanmoins, nous avons conscience que les propos tenus feront mal à certains car ils vont à contre-courant de la pensée commune. Il ne s'agit pas de juger l'homme car seul Dieu sonde les reins et les coeurs, mais force est de constater que les graves déviances et erreurs commises par Mgr Lefebvre ont des conséquences catastrophiques ; ce sont les âmes et l'Eglise qui en souffrent aujourd'hui ! Certes, tout n'est pas forcément à rejeter chez Mgr Lefebvre mais il est temps de dire que c'était loin d'être un saint et un sauveur... prions pour lui !

 

 Les lecteurs peuvent retrouver la lettre entière ICI. En voici quelques extraits :

 

 ___________________

 

Quarante ans. Voilà tout juste quarante ans que Mgr Lefebvre publiait sa célèbre déclaration du 21 novembre 2014. Dans Itinéraires, Jean Madiran était allé jusqu’à écrire qu’elle était « la charte de l’Eglise militante ». Elle est en réalité le principal acte fondateur du lefebvrisme et tous ceux qui se réclament du fondateur d’Ecône aujourd’hui encore font totalement leur cette déclaration.[...]

 

Dans cette déclaration, acte fondateur du lefebvrisme, on trouve résumée, concentrée toute l’incohérence fondamentale du mouvement et de la pensée lefebvristes. Dans ce document Mgr Lefebvre reconnaît en Paul VI et dans ceux qui l’entourent au Vatican à la fois la Rome moderniste (à laquelle il faut désobéir) et la Rome éternelle (à laquelle il faut être fidèle). [...]

 

Autrement dit Mgr Lefebvre s’érige en magistère parallèle tout en reconnaissant l’autorité de Paul VI. C’est à lui que revient désormais le soin de trier (au nom de quelle autorité ? de quelle infaillibilité ? de quelle légitimité ?) ce qui est catholique, ce qui est acceptable, ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas dans les paroles et les actes de ceux qu’il reconnaît comme vicaires du Christ. Il s’agit là d’une revendication exorbitante car quel est le garant infaillible de la Tradition sinon le magistère, sinon le Pape qui est, rappelons-le, la règle vivante et prochaine de la foi. C’est au Pape qu’il appartient de dire avec autorité ce qui est conforme à la Tradition et ce qui ne l’est pas, ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas. Si l’on pense et agit autrement, on n’est plus catholique. Là où est Pierre, là est l’Eglise. [...]

 

On voit donc que le lefebvrisme s’en prend même aux fondements mêmes de l’Eglise, vicie l’acte de foi. Car si nous croyons les vérités de foi (objet de la révélation), c’est parce que Dieu les a révélées (auteur de la révélation) et que l’Eglise nous les enseigne (règle de la foi). L’Eglise jouit donc d’une infaillibilité doctrinale. Faire sien le discours lefebvriste, ce n’est rien moins que s’en prendre à la pierre sur laquelle repose l’Eglise.[...]

 

Monseigneur Lefebvre, c’est comme le Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris : on y trouve tout… et son contraire ! C’est pourquoi, dans les divisions actuelles de la FSSPX et des communautés amies, l’on se lance à la figure des déclarations contradictoires, mais toutes parfaitement authentiques, de Mgr Lefebvre pour justifier sa position. Chacun s’érige ainsi en disciple authentique du défunt fondateur de la FSSPX, en gardien de l’Ordre du temple lefebvrien sans jamais se poser la question de savoir si ces divisions fratricides n’ont précisément pas pour origine les incohérences, les atermoiements et, disons-le, la duplicité de Mgr Lefebvre dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est pas un modèle d’invariance. [...]

 


 

Il a ainsi refusé d’apposer sa signature au Bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci (en fait le texte avait été rédigé par le père Guérard des Lauriers autrement plus doctrinal que le fondateur de la FSSPX, même si sa thèse ne nous convainc nullement !), il a signé tous les textes de Vatican II...

 

Là où nous aurions eu besoin d’un athlète de la foi, nous avons eu un diplomate. Là où il aurait fallu un confesseur de la foi, nous avons eu un prélat pragmatique et naviguant à vue. Là où il aurait fallu un pourfendeur infatigable de l’hérésie et de l’apostasie, nous avons eu un politicien essayant de négocier une place au sein de l’église conciliaire. Là où il aurait fallu former des âmes de feu, des âmes qui brûlent, prêtes à tous les sacrifices, toutes les persécutions, n’ont été promues que des lavettes énamourées devant Monseigneur (Mgr a dit, Mgr a fait, Mgr pense…), des tartufes, des hommes sans consistance, sans conviction, sans colonne vertébrale. [...]

 

Dans les deux déclarations [celles de Mgr Lefebvre et plus tard de Mgr Fellay] on reconnaît et on approuve explicitement le nouveau code canonique de 1983, la validité de la nouvelle messe et de tous les nouveaux sacrements, l’autorité de l’occupant du siège de Pierre et même Vatican II.

 

Le jour des sacres, dans son homélie, Mgr Lefebvre avait demandé que soient gravés sur sa tombe ces fameux mots de saint Paul : « Tradidi quod et accepi » J’ai transmis ce que j’ai reçu. Ses disciples ont évidemment obéi à sa recommandation. Et ses sectateurs encore aujourd’hui se pâment devant cette déclaration. Or là encore il s’agit d’une imposture : où Mgr Lefebvre a-t-il appris qu’un concile œcuménique promulgué par un vrai pape pouvait être faillible et seulement pastoral ? Où a-t-il lu que l’on pouvait sacrer des évêques contre la volonté explicite et publique de celui que l’on reconnaît comme le vicaire du Christ ? Où a-t-il appris que le magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’était pas nécessairement infaillible ou que, pour qu’il le soit, il faut un consensus non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ? Où a-t-il appris que l’on pouvait maintenir un séminaire, former et ordonner des prêtres contre l’ordre formel de l’autorité que l’on considère comme légitime ? Où a-t-il appris que l’on pouvait conférer le sacrement de confirmation dans n’importe quel diocèse du monde sans même en référer à ceux que l’on reconnaît comme évêques résidentiels légitimes ? Où a-t-il appris que l’on pouvait se dire catholique et désobéir en tout à celui que l’on reconnaît publiquement comme vicaire du Christ ? Dans quel manuel de théologie catholique a-t-il appris que les canonisations faites par un vrai pape pouvaient ne pas être infaillibles, qu’une messe, qu’un code de droit canon, qu’un catéchisme, qu’un rituel de sacrements promulgués par le pape pour l’Eglise universelle pouvaient être nocifs et dangereux pour la foi ? Où a-t-il appris que l’on pouvait chasser à vie de sa prétendue fraternité et sans aucune hésitation des prêtres, des diacres que l’on a soi-même ordonnés au seul motif qu’en conscience ils ne peuvent se dire en communion au canon de la messe avec des occupants du siège de Pierre qui détruisent l’Eglise ? Où a-t-il appris que l’on pouvait sans aucun problème de conscience les jeter à la rue sans se soucier de leur survie, de leur couverture sociale, de leur détresse, de leur déréliction ? En cela, soit dit en passant, Mgr Fellay est un digne héritier de Mgr Lefebvre. Et c’est cet homme misérable que l’on présente comme un saint, comme un héros et un athlète de la foi, comme le sauveur de l’Eglise et de la Tradition. Alors qu’il en a été le plus redoutable et efficace fossoyeur.

 

Comme l’écrivait avec sévérité mais avec justesse feu le père Barbara : après Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II (et, ajouterions-nous aujourd’hui, Benoît XVI et François), Mgr Lefebvre a été l’un des principaux destructeurs de l’Eglise militante, le plus redoutable adversaire du sédévacantisme et donc de la vérité catholique. Combien de prêtres et de laïcs m’ont déclaré qu’ils seraient devenus sédévacantistes sans Mgr Lefebvre auquel ils faisaient, à tort, toute confiance ? Il n’y a certes pas de quoi se vanter de ce bilan calamiteux. Chaque fois qu’il fallait faire un choix crucial, Lefebvre fit le mauvais : sur la validité de la messe et des nouveaux sacrements, sur l’autorité des occupants illégitimes du siège de Pierre, sur l’acceptation de la liturgie et du bréviaire de Jean XXIII, sur le choix des hommes aux postes-clés. [...]


http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/actualite/le-rapprochement-entre-la-fraternite-saint-pie-x-et-le-vatican-2012-04-18-832637/25506705-1-fre-FR/Le-rapprochement-entre-la-Fraternite-Saint-Pie-X-et-le-Vatican_article_main.jpg

 

On le voit : la Fraternité Saint-Pie X n’aura servi historiquement qu’à canaliser et à neutraliser la résistance catholique à Vatican II et aux détestables réformes qui en sont issues. Comme le Front national aura réussi à neutraliser la résistance française au mondialisme et à la destruction de la France.[...]

 

Que faut-il donc faire pour ceux qui veulent rester intégralement catholiques dans les ténèbres actuelles ? Prier, se sanctifier, garder la foi dans toute son intégrité, voir clair sur l’hérésie moderniste et sur l’imposture du lefebvrisme. En résumé l’église conciliaire n’est pas l’Eglise catholique, les occupants du siège de Pierre depuis Jean XXIII ne sont pas les vicaires du Christ, Mgr Lefebvre n’est pas le sauveur de la tradition mais son fossoyeur. Tout le reste n’est que balivernes.

Par Clément LECUYER - Publié dans : FSSPX : Voie sans issue
Voir les 0 commentaires

Bienvenue !

Bienvenue sur ce site intégralement CATHOLIQUE rédigé et administré par un fidèle catholique.
 

Chaire de Saint Pierre vacante
  
__________________
 
Une info ? Une suggestion ? Contactez-nous !
catholique.sedevacantiste@laposte.net


Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !

Enseignement catholique

 

http://www.umass.edu/wsp/images/pauliv.jpg
Le pape Paul IV affirme qu'un prélat tombé dans l'hérésie ne peut pas être Pape :

 

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un car­dinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est NULLE, INVALIDE, VAINE... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, N’ONT PAS LE MOINDRE EFFET JURIDIQUE, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées se­raient, par le fait même, SANS QU’IL FAILLE QUELQUE AU­TRE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."

(Constitution apostolique "Cum ex apostolatus)


 

Le pape Saint Pie X condamne le modernisme et excommunie ses partisans :

stpieX
Les modernistes sont les pires ennemis de l'Eglise (Pascendi dominici gregis)
- Le modernisme est l'égoût collecteur de toutes les hérésies (Motu proprio Praestantia)


INFAILLIBILITE PONTIFICALE

http://1.bp.blogspot.com/_Xw7IH8jXqWQ/SyRmy9c3FcI/AAAAAAAAB84/-GhnFgI43KI/s320/Pie+IX+vignette+g.png
 > Le Concile Vatican I enseigne solennement que  le Pape, en tant que tel, "est TOUJOURS pur de toute erreur doctrinale [...] et sa foi est à JAMAIS indéfectible" (Constitution apostolique Pastor aeternus ) 
 
 "On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Ecritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Eglise comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel." (Pie IX- Dei Filius)
> Lire ICI


> Les Papes, les Pères et les docteurs de l'Eglise affirment qu'un Pape ne peut pas enseigner des hérésies. Il est la règle de la foi sur terre. 
 
- Saint Léon I : "Aucune hérésie ne peut souiller celui qui est assis sur la chaire de Pierre [sous-entendu le Pape] , car c’est le Saint-Esprit qui l'enseigne"  (Sermon 98)

 

- Saint Cyprien : "La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès (Lettre 40 et 55) 

 

 - Saint Alphonse de Liguori : "Ceux-là sont la peste et la ruine de l’Église qui prétendent et veulent que le Pasteur suprême puisse errer dans ses jugements en matière de foi."

 

 - Saint Thomas d'Aquin : " L’Eglise universelle ne peut errer, car Celui qui est exaucé en tout au titre de sa dignité a dit à Pierre, sur la profession de foi duquel est fondée l’Église: J’ai prié pour toi pour que ta foi ne défaille point" (Somme théologique, supplément de la IIIe partie, q. 25, a. 1)

Lire ICI


> Sept arguments théologiques contre l'hérésie du Pape hérétiqueICI

 

> Ecrits de l'Eglise qui réfutent les calomnies historiques faites contre certains Papes :  ICI



La vacance du Siège de Pierre, la crise de l'Eglise : événements prédits


- Notre Seigneur : "L'abomination de la désolation régnera dans le lieu saint"
(Matthieu 24, 15)


http://a10.idata.over-blog.com/1/13/94/95//Notre-Dame-Salette.jpg


- Notre Dame à la Salette (1848)   : "Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist... L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation."

- Le pape Léon XIII  : "L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. (Exorcisme de Léon XIII contre Satan et les anges apostats, 1884)


L'ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE PEUT-IL ÊTRE CHANGE ?

NON !


- "L'Esprit-Saint n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler par son inspiration une nouvelle doctrine, mis pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le Dépôt de la Foi." (Constitution Pastor Aeternus)



Le Bref examen critique sur la nouvelle "messe"

Les sacres sans mandat romain aujourd'hui

Le dossier ICI

Concernant la juridiction à notre époque

Le dossier ICI

 

Mgr Guerard des Lauriers (1898-1988),
 
  théologien dominicain qui dénonça Vatican II et refusa de reconnaître comme Papes Montini (Paul VI) et Wotjila (Jean-Paul II)




"Faute de la personne morale (que constitue l'ensemble hiérarchisé des Evêques résidentiels professant (donc !) intégralement la Foi Catholique), pas de solution "canonique" ! Jésus seul remettra l'Eglise en ordre, dans et par le triomphe de sa Mère. Et il sera évident pour tous que le salut sera venu d'en-haut."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRES A LIRE

Mystère d'iniquité

A LIRE ABSOLUMENT


http://resistance-catholique.org/images/mystereIni.jpg

 

Ce livre peut être commandé à Monsieur l'abbé Paul Schoonbroodt / Steffeshausen, B4790 Reuland, Belgique
Prix 25 Euros + frais de port.

Peut être consulté sur internet ICI



L'Eglise éclipsée ?
 

Pour le commander :
Auteur collectif, les Amis du Christ Roi, éditions Delacroix, B.P. 18, 35430 Chateauneuf, 298 pages.

 

 

Quarante ans d'erreurs concernant l'infaillibilité de l'Eglise


Un livre IMPORTANT pour comprendre le fond du problème


http://resistance-catholique.org/images/40-ans-erreurs.jpg

 

à commander chez M. l'abbé Marchiset,
6 rue du Chapité, 25920 Mouthier Haute-Pierre

 

Le pape est INFAILLIBLE 

de Mgr de Ségur ayant reçu un bref pontifical de Pie IX.

Pour mettre définitivement fin aux erreurs concernant l'infaillibilité


http://ecx.images-amazon.com/images/I/41YFR76GDCL._SL500_AA240_.jpg


Disponible pour 4 € aux éditions
saint Rémi

Télécharger en PDF PDF

 

Magistère de l'Eglise


QUELQUES ENCYCLIQUES ET BULLES DES PAPES :


-  Pie IV :


Bulle du 13 novembre 1564
Iniunctum nobis : PROFESSION DE FOI TRIDENTINE.

- Saint Pie V :


Bulle du 14 juillet 1570
Quo Primum tempore : organisant définitivement la célébration du Saint Sacrifice de la Messe.


- Pie IX :


Allocution consistoriale du 25 septembre 1845
Multiplices inter : condamnation des sociétés secrètes et de la Franc-Maçonnerie.

Lettre ENCYCLIQUE du 9 novembre 1846
Qui pluribus : enseignement sur l'Eglise et condamnation du rationalisme.

Lettre ENCYCLIQUE du 8 décembre 1864
Quanta Cura : condamnation les principales erreurs politico-religieuses du XIX° siècle.

Syllabus du 8 décembre 1864 : catalogue des erreurs modernes.


- Léon XIII :

Lettre ENCYCLIQUE du 20 avril 1884
Humanum genus : condamnation des sectes occultes principalement celle de la franc-maçonnerie.

Lettre ENCYCLIQUE du 1° novembre 1885
Immortali Dei : mission de l'Eglise et condamnation d'erreurs modernes principalement de la liberté religieuse.

Lettre ENCYCLIQUE du 20 juin 1888
Libertas praestantissimum : sur la liberté humaine.


- Saint Pie X :


Lettre ENCYCLIQUE du 4 octobre 1903
Supremi apostolatus : sur la charge de Souverain Pontife.

Décret signé et approuvé par Saint Pie X du 3 juillet 1907
Lamentabili : condamnation des erreurs du modernisme.

Lettre du 6 septembre 1907 à la France
Une fois encore : commentaires de la situation de la France en 1907 (notament sur la séparation de l'Etat et de l'Eglise)

Lettre ENCYCLIQUE du 8 septembre 1907
Pascendi dominici gregis : condamnation du modernisme.
 

 

Serment antimoderniste, promulgué le 1er septembre 1910
Motu Proprio Sacrorum antistitum


- Pie XI :

Lettre ENCYCLIQUE du 6 janvier 1928
Mortalium animos : dénonciation et condamnation de l'oecuménisme moderne.


Lettre ENCYCLIQUE du 19 mars 1937
Divini Redemptoris : condamnation du communisme - dénonciation des persécutions communistes.

Lettre ENCYCLIQUE du 14 mars 1937 - lue le 21 mars
Mit brennender Sorge : critique du nazisme - condamnation de ses erreurs : racisme, culte de l'Etat et du chef, paganisme, persécutions, etc.

Calendrier

Décembre 2014
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés