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La pernicieuse hérésie de l'"œcuménisme du sang" de François

Publié le par Clément LECUYER

 
"Ils ne peuvent être Martyrs, ceux qui ne sont point dans l'Eglise : ils ne pourront parvenir au Royaume, ceux qui ont abandonné Celle qui doit régner... Qu'ils soient même livrés au feu et brûlés par les flammes ou livrent leur vie en étant exposés devant les bêtes féroces, cela ne sera point la couronne de la foi mais la peine de la perfidie."
(Saint Cyprien, De Unitate Ecclesiae)

 Nous avons tous entendu parler des horribles meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants commis par les musulmans de l’Etat islamique [ISIS]. La barbarie de ces gens dépasse l'entendement : ils sont clairement des instruments du diable. En réponse à la dernière vidéo qui montre la décapitation de 21 coptes égyptiens en raison de leur croyance au Christ, Bergoglio-François a fait une déclaration le 16 février 2015. Comme il est très bref, nous reproduisons le communiqué intégral de Radio-vatican  :
 

Le pape François a dénoncé lundi le meurtre de vingt et un chrétiens coptes par les militants de l’ISIS en Libye. L’organisation terroriste a réalisé dimanche une vidéo des assassinats. Parlant en espagnol à une délégation oecuménique de l’Église d’Écosse, le Saint-Père a remarqué que les personnes assassinées disaient seulement « Jésus aidez-moi ». Ils ont été tués uniquement à cause du fait qu’ils étaient chrétiens, a dit le pape François. Le sang de nos frères et soeurs chrétiens est un témoignage fort pour être entendu a dit le pape. Cela ne fait pas de différence qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes ou protestants. Ce sont des chrétiens ! Leur sang est un et le même. Leur sang  confesse le Christ.
Les martyrs appartiennent à toutes les confessions chrétiennes, a-t-il dit.
(« Pape François : Le sang des Coptes assassinés, un témoignage qui crie fort », Radio du Vatican, 16 fév. 2015)

 Ignorant qu'uniquement les catholiques sont chrétiens, cela faisait depuis quelques temps que le "pape" François promouvait son idée d’un "œcuménisme du sang", mais sa dernière déclaration frise clairement l'hérésie, étant en contradiction directe avec le dogme infaillible proclamé par le Pape Eugène IV au concile de Florence au 15ème siècle :

"L'Eglise catholique croit fermement, professe et prêche qu'aucun de ceux qui vivent en dehors de l’Église Catholique, non seulement les païens, mais aussi les juifs et les hérétiques et les schimatiques, ne peut avoir part à la vie éternelle, mais qu’il iront « au feu éternel préparé pour le diable et ses anges » (Mt 25, 41), à moins qu’avant la fin de leur vie ils aient été agrégés au troupeau; et que l’unité du corps de l’Eglise est si importante que les sacrements de l’Église servent au salut de ceux-là seuls qui demeurent en elle, que les jeûnes, les aumônes, les autres œuvres de piété et exercices de la milice chrétienne produisent pour eux seuls des récompenses éternelles, et que "personne, si grandes que soient ses bonnes actions, eût-il même versé son sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé, à moins qu’il ne demeure dans le sein et l’unité de l’Église Catholique" (Saint Fulgence)." (Concile de Florence, décret Cantate Domino, Denziger 714)


 Ceci exclut absolument, définitivement et infailliblement toute hypothèse d’un "œcuménisme du sang". Nul homme mourant pour le nom de Jésus ne peut recevoir la vie éternelle à moins qu’il n’appartienne à l’Eglise catholique, soit en tant que membre formel, soit - si l’invincible ignorance peut être invoquée - par les vertus véritables de Foi, d’espérance et de charité, laquelle charité devant, pour être véritable, comporter le désir sincère d’entrer dans l’Eglise Catholique, même si ce désir n’est qu’implicite.

 Comme l’expliquait le grand anti-moderniste Mgr Joseph Clifford Fenton (américain) :

 "Le pardon du péché, l’infusion de la vie de la grâce nous est possible grâce au pouvoir du Christ, uniquement si nous nous trouvons "à l’intérieur" de Son royaume, de Son Corps Mystique, lesquels sont  l’Eglise Catholique visible.
 Cependant, alors qu’il est possible d’avoir le désir d’être à l’intérieur de l’Eglise - voire même d’en être un membre - sans avoir l’amour de charité pour Dieu, il est tout-à-fait impossible d’avoir la charité sans appartenir à la véritable Eglise, du moins par le désir implicite. L’amour de charité est, par sa nature même, une affection souveraine.
 L’amour de charité relève, par essence, du ressort de l’intention plutôt que de la simple vélléité. L’homme qui aime Dieu d'un amour vrai de charité a réellement l'intention, dans la mesure où cela lui est possible, de faire la volonté de Dieu. Certainement, c’est la volonté de Dieu que tous les hommes puissent entrer et vivre dans le Corps Mystique de son divin Fils. Il est impossible pour un homme qui aime réellement Dieu d’un amour de divine charité, de ne pas faire partie de l’Eglise comme membre ou au moins de ne pas désirer lui appartenir d’une volonté sincère et efficace, fût-elle implicite.
 C’est pourquoi, si un homme n’est pas "à l’intérieur" de l’Eglise au moins par désir ou affection sincères, il ne peut posséder le véritable amour de charité envers Dieu. (Mgr Joseph C. Fenton,The Catholic Church and Salvation [Westminster: The Newman Press, 1958], pp. 38-40)

 Ce scénario - dans lequel quelqu’un qui professe objectivement l’hérésie mais n’est subjectivement pas coupable du péché d’hérésie et, au lieu de cela, possède l’amour de charité et cherche sincèrement à croire tout ce que Dieu a révélé, est tué  en témoignage du Christ - est connu sous le nom de baptême de sang (Le terme "baptême" doit s'entendre de manière large, comme produisant seulement la grâce de la régénération et non le caractère du sacrement [marque indélébile]. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui, professant l’hérésie mais n’étant subjectivement coupables du péché d’hérésie, ont déjà reçu un baptême sacramentel valide dans leur propre église. Cf Pietro Parente, Dictionnaire de théologie dogmatique, à la rubrique "baptême").

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Les hérésies de Bergoglio sont une attaque directe contre NSJC

 De ce fait, il est possible que ces pauvres victimes [coptes donc schismatiques] aient été sauvés. Cependant, le Baptême de Sang s'éloigne infiniment de la conception hérétique d’un "œcuménisme du sang" plébiscitée par François qui soutient que catholiques et hérétiques sont spirituellement et/ou théologiquement unis par le fait d’être tués pour avoir professé leur fidélité au Christ. Si c’était le cas, cela signifierait alors que le motif du meurtre peut causer une unité religieuse entre catholiques et protestants, deux religions qui s’excluent l’une l’autre parce que leurs doctrines s’opposent mutuellement et sont de soi irréconciliables.  Cela signifierait aussi que le Corps du Christ n’a pas "une seule Foi" (Ephésiens 4:5) mais plusieurs croyances différentes qui se contredisent les unes les autres. L’unité de l’Église serait détruite"Je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique…" (Credo de Nicée).

 De plus, dans le baptême de sang le martyr meurt dans l’Église catholique de Notre-Seigneur et  tout attachement à l’hérésie pouvant exister serait entièrement accidentelle et non voulue (non pertinace). Dans l'"œcuménisme du sang" proposé par François, quiconque professe l’allégeance au Christ est de soi considéré comme uni à l’Eglise, indépendamment de son adhésion à l’hérésie ou à une fausse religion. Cela est clairement condamné par le décret du concile de Florence, cité plus haut.

MartyrsPour résumer, dans le baptême de sang, être uni à l’Eglise Catholique est une condition préalable nécessaire pour que l'acte du martyre puisse conduire au salut alors que dans "œcuménisme du sang", l’unité avec l’Eglise Catholique est, au mieux, la conséquence inévitable du martyre. Cela ferait de n’importe quel "martyr" ipso facto un catholique, et on pourrait aussi bien y inclure  les musulmans car il n'y a pas de raison théologique satisfaisante pour dire que si un protestant qui meurt dans sa foi va au Ciel, il n’en soit pas de même pour un musulman mourant pour sa religion. On aboutit inévitablement à l’indifférentisme, hérésie qui consiste à penser que finalement, peu importe la religion que vous professez, cela n’a pas d’importance. Or, l’indifférentisme a été fermement condamné par le pape Pie IX dans le Syllabus (1864).

 Ainsi nous voyons que l'"œcuménisme du sang" est une absurdité ; c'est simplement le dernier canular moderniste-indifférentiste déguisé en théologie catholique et balancé à une populace naïve par les ennemis de la vraie Foi Catholique. Méfions-nous des modernistes, qui cherchent intelligemment à éliminer toute distinction entre la vraie religion et les fausses religions (cf 2 Cor. 6:14, Galates 1 – 8:9), alors que depuis deux mille ans, les Catholiques ont affronté les morts les plus cruelles plutôt que d’admettre ne serait-ce que la plus légère altération de la vraie doctrine. Dans les années 1500, l’Église Catholique préféra voir l’Angleterre tout entière tomber dans le schisme et l’hérésie, et des personnes comme saint John Fisher et saint Thomas More être martyrisés, plutôt que de consentir à une fausse nullité de mariage ou de compromettre sa doctrine d’un seul iota. Combien les choses ont changé !

 Quelques mots supplémentaires de clarification sont nécessaires.

 Nous comprenons que face à ces actes horribles perpétrés par l’Etat islamique, beaucoup de gens pensent que les disputes théologiques entre catholiques et protestants sont seulement des futilités en comparaison, et de ce fait, ils voient l'"œcuménisme du sang" de François comme une grande et charitable approche afin d’unir catholiques et protestants en face d’une menace aussi terrifiante. La vérité, cependant, est très différente.

 Notre-Seigneur nous a conseillé de craindre non celui qui peut tuer le corps, mais celui qui peut tuer l’âme :


"Je vous dis, à vous qui êtes mes amis: Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne; oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre." (St Luc 12 : 4-5)

 
 Telles sont les paroles de Dieu Lui-même, et il n’en a pas été prononcé de plus vraies. "Que Dieu, au contraire, soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur…" (Rom 3:4)

 Les actes commis par l’État islamique sont en effet d’une cruauté absolument atroce, mais l’hérésie représente un danger bien plus grand car elle attaque et détruit l’âme : "Quiconque va au-delà et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, ne possède point Dieu" (2 Jn, 1:9). Le Pape Clément XIII n’a pas enseigné autre chose : 

"Il se trouve que l’erreur diabolique, lorsque ses mensonges ont été colorés avec art, revêt aisément les apparences de la vérité pour peu que de très brèves additions ou modifications viennent corrompre la signification de ce qui est dit ; et la confession, qui opère généralement le salut, rapproche parfois de la mort moyennant un léger changement." (Encyclique In Dominico Agro, n° 2.)

 Ce que cela signifie en pratique, c’est que François est bien plus à craindre que l’État islamique. Les terroristes islamistes peuvent tuer le corps, mais le corps seul, alors que François, en tant qu’apostat, imposteur occupant le trône de Pierre et terroriste spirituel, a le pouvoir d’entraîner les âmes au feu éternel de l’enfer, "là où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s’éteint point" (Marc, 9 :43). Le terroriste djihadiste se présente clairement lui-même comme une menace pour notre bien corporel, mais une fois qu’il a tué, sa terreur n’existe plus. En revanche, le "pape" moderniste se présente lui-même comme un "ange de lumière" (cf. 2 Cor. 11 :14), comme une sorte de guide spirituel bienveillant qui empoisonne l’âme si progressivement qu’on ne s’en aperçoit pas. Il constitue donc un danger bien plus grand et beaucoup plus à craindre.


"Il [le moderniste] est le type même du satanique ; le mal qu’il représente est masqué"
(Don Felix Sarda y Salvany, Le Libéralisme est un Péché, ch. 16)


  L’utilisation par "François" du massacre des Coptes égyptiens pour promouvoir son hérésie d’un  "œcuménisme du sang" est honteuse et diabolique. Le message qu’il envoie ainsi, c’est que la Vérité du Christ n’a pas d’importance, que l’Église englobe de nombreuses fois différentes, que l’hérésie ne fait pas obstacle au salut et qu’en fin de compte, aucun de ces "trucs doctrinaux" n’a le moindre intérêt. Apparemment, saint Thomas More et saint John Fisher ont agi comme des idiots en marchant à la mort pour de telles "chamailleries".  La vérité, c’est que François crache à la Sainte Face du Christ qui est "la voie, la vérité et la vie" (Jn 14 : 6) et qui doit être adoré "en esprit et en vérité" (Jn 4 : 23). Exit la "foi une" proclamée par saint Paul (Éph. 4 : 5).

 L'imposteur François fourvoie les âmes de la manière la plus insidieuse et la plus astucieuse en usant de mots qui résonnent d’une manière douce et réconfortante, mais qui ne lui servent qu’à enrober le plus destructeur des poisons.

 Même si vous, cher lecteur, n’êtes pas d’accord avec nous sur ce point et croyez que l’"œcuménisme du sang" de François est une belle et noble notion, veuillez reconnaître au moins une chose : ce que prêche François s'oppose à l’enseignement du Concile de Florence, ainsi que nous l’avons démontré ci-dessus. Or, l’Église catholique enseigne que les dogmes de sa Foi ne peuvent changer, ne peuvent "évoluer" sous l’effet d’une "intelligence supérieure" :

"Aussi doit-on toujours retenir le sens des dogmes sacrés que la sainte Mère Église a déterminé une fois pour toutes, et ne jamais s’en écarter sous prétexte et au nom d’une intelligence supérieure de ces dogmes. Croissent donc et se multiplient abondamment, dans chacun comme dans tous, chez tout homme aussi bien que dans toute l’Église, durant le cours des âges et des siècles, l’intelligence, la science et la sagesse ; mais seulement dans le rang qui leur convient, c’est-à-dire dans l’unité de dogme, de sens et de manière de voir." (Premier Concile du Vatican, Constitution dogmatique Dei Filius, chapitre 4 ; Denz. 1800).


 La religion promue par François n’est pas la religion de toujours. L’homme n’est pas catholique et ne peut donc être le chef de l’Église catholique.

 

Craignons-le, car il entraîne les âmes en enfer !

> Traduction d'un article du site anglophone NovusOrdoWatch que nous n'avons pratiquement pas modifié. Nous remercions également le blog La Mésange sur lequel nous nous sommes aidé pour la traduction française.

Père Gaillard : nous sommes exilés dans une terre étrangère

Publié le par Clément LECUYER

Rennes - L'église Saint-Pie-V."Nous avons dû nous éloigner des églises de notre jeunesse, où nous avons appris à connaître, aimer, louer et servir Dieu. Et nous avons dû chercher refuge dans des édifices de fortune.

Oui, nous sommes de fait dans une terre étrangère, plus étrangère que n'était Babylone pour les juifs exilés ! Car au moins on invitait ces derniers à chanter des hymnes de Sion.

Si nous entrions dans nos églises paroissiales, ces églises construites par nos pères, il nous serait absolument refusé de rendre le vrai culte au vrai Dieu, avec la vraie Messe, les vrais sacrements... il nous serait refusé d'exprimer notre vraie foi avec nos processions au Saint Sacrement et nos chants de louange à la Vierge Marie." (R.P. Julien GAILLARD lors de son jubilé sacerdotal, 17 mai 1992)

 Ancien missionnaire des Missions Africaines au Dahomey, curé honoraire de St-Paul de Ouidah (Bénin), desservant de la Chapelle Saint-Pie V de RENNES (1974-2003). Son successeur est Mr l'abbé Gilles Roger.
 Né à Vitré en Bretagne le 24 août 1914, pieusement décédé le 8 avril 2005 à Saint-Aubin des Châteaux dans sa 63° année de son sacerdoce et inhumé à Vitré (cimetière de Saint-Martin).

Pie Jesu Domine
dona ei requiem sempiternam !

Saint Carême 2015 !

Publié le par Clément LECUYER

L'aumône
"Convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, dans les larmes et dans les gémissements."
(Lecture du Prophète Joël. Chap. II., Epitre des cendres)

L’observance du Carême, disait le Pontife, est le lien de notre milice ; c’est par elle que nous nous distinguons des ennemis de la Croix de Jésus-Christ ; par elle que nous détournons les fléaux de la divine colère ; par elle que protégés du secours céleste durant le jour, nous nous fortifions contre les princes des ténèbres. Si cette observance vient à se relâcher, c’est au détriment de la gloire de Dieu, au déshonneur de la religion catholique, au péril des âmes chrétiennes ; et l’on ne doit pas douter que cette négligence ne devienne la source de malheurs pour les peuples, de désastres dans les affaires publiques et d’infortunes pour les particuliers !” (Benoît XIV, Constitution Non Ambigimus, du 27 mai 1741). 

  (Deux) siècles se sont écoulés depuis ce solennel avertissement du Pontife, et le relâchement qu’il eût voulu ralentir est toujours allé croissant. Combien compte-t-on dans nos cités de chrétiens strictement fidèles à l’observance du Carême ? (…) Où nous conduira cette mollesse qui s’accroît sans fin, si ce n’est à l’abaissement universel des caractères et par là au renversement de la société ? Déjà les tristes prédictions de Benoît XIV ne sont que trop visiblement accomplies. Les nations chez lesquelles l’idée de l’expiation vient à s’éteindre défient la colère de Dieu ; et il ne reste bientôt plus pour elles d’autre sort que la dissolution ou la conquête. De pieux et courageux efforts ont été faits pour relever l’observation du Dimanche, au sein de nos populations asservies sous l’amour du gain et de la spéculation. Des succès inespérés sont venus couronner ces efforts ; qui sait si le bras du Seigneur levé pour nous frapper ne s’arrêtera pas, en présence d’un peuple qui commence à se ressouvenir de la maison de Dieu et de son culte ? Nous devons l’espérer ; mais cet espoir sera plus ferme encore, lorsque l’on verra les chrétiens de nos sociétés amollies et dégénérées rentrer, à l’exemple des Ninivites, dans la voie trop longtemps abandonnée de l’expiation et de la pénitence.

Dom Prosper Guéranger,
(Extrait de L’année liturgique, Historique du Carême, Oudin, Paris 1889).

 

La bulle de Paul IV ex cathedra et irréformable : notre réponse à La Question

Publié le par Clément LECUYER

 Rien de nouveau sous le soleil pourrait-on dire. Le site La Question a attaqué de nouveau la position catholique du sédévacantisme. Se complaisant dans son libre-examen, La Question remet cette fois-ci en cause la constitution apostolique Cum ex Apostolatus Officio. Selon ce triste site, la bulle Cum ex Apostolatus Officio est un écrit de circonstance, rédigé dans des conditions critiquables n'ayant plus de valeur - ni disciplinaire, ni de principe - depuis que le Pape Pie XII a promulgué la Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis. Pire, La Question en vient à soutenir que Pie XII a stipulé comme légitime la participation au conclave, donc l'élection à la Papauté, de prélats tombés dans l'hérésie !   

 Nous ne pouvons rester sans voix face à de telles erreurs contre l'Eglise et la Papauté. Dans ce dossier, nous allons démontrer que la doctrine - selon laquelle l'élection à la papauté d'un prélat tombé dans l'hérésie est nulle, invalide et sans valeur - dépasse le cadre du disciplinaire mais est un jugement découlant d'une doctrine concernant la foi, couvert du saut de l'infaillibilité pontificale ex cathedra et donc par nature irréformable.


"Une définition ex cathedra est un jugement absolu, définitif, garanti contre toute erreur, de soi indéformable, immuable, qu'on doit donc admettre dans le sens où il a été porté, avec une certitude absolue, une soumission pleine et entière"
(Revue pratique d'apologétique, G. Beauchesne)

 C'est en se basant sur un principe de droit divin que le Pape Paul IV a défini ex cathedra que :

"...Si jamais il advient qu’un évêque, même ayant fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat; qu’un car­dinal de l’Église romaine, même légat; qu’un souverain pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, ont dévié de la foi catholique ou bien sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation, même si cette dernière a eu lieu avec l’assentiment unanime de tous les car­dinaux, est nulle, invalide, vaine... Toutes leurs paroles, tous leurs faits et gestes, tous leurs actes administratifs, avec tout ce qui en découle, n'ont pas le moindre effet juridique, et ne confèrent à per­sonne le moindre droit. Ces personnes ainsi promues ou élevées se­raient, par le fait même, sans qu'il faille quelque autre déclaration ultérieure, privées de toute dignité, position, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir à la fois..."

 
Cette déclaration est maintenant bien connue mais fait toujours grincer des dents certains "traditionalistes" dont font partie les rédacteurs de La Question
. D'où notre dossier pour mettre définitivement fin aux graves erreurs de La Question.


> Sommaire de notre dossier (29 pages) :

- Première partie : Le libre examen de La Question qui juge Paul IV. Contexte historique de la promulgation de la Bulle Cum ex Apostolatus  

- Deuxième partie : La Bulle Cum ex Apostolatus : déclaration ex cathedra, irréformable et immuable 

- Troisième partie : La Bulle Cum ex Apostolatus abrogée par Pie XII ? Faux !     

1. Gravissime erreur contre la foi de La Question    
2. Quand La Question contredit le Pape Pie XII    

3. Absurdité de La Question. Un Cardinal tombé dans l'hérésie perd son office de Cardinal et ne peut donc participer à l'élection et être élu    
4. La Question contredit une loi divine    
5. Aberration de La Question qui insinue donc que le Pape nouvellement élu serait canoniquement hérétique    
6. Autre aberration de La Question qui invente une nouvelle doctrine 

- Quatrième partie : Réponses à quelques objections      

Pie XII déclare que "dès l’acceptation par l’élu de sa charge, il est immédiatement Pape authentique de droit divin"    
La Bulle de Paul IV non reprise dans le Code de Droit Canon ? 

- Annexes :     

La Bulle de Paul IV reprise dans le Code de Droit Canon de 1917    
Intervention de l'internaute Espada

Lire-télécharger notre dossier

Les faux "traditionalistes" toujours à négocier avec l'ennemi

Publié le par Clément LECUYER

Communiqué de la Fraternité Saint Pie X :

"Le 11 février 2015, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, a rencontré Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, ainsi que plusieurs prêtres de la Fraternité, au Séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).

C’est la deuxième visite de Mgr Schneider dans un séminaire de la Fraternité. En effet, le 16 janvier 2015, il s’était rendu au Séminaire Saint-Curé d’Ars à Flavigny (France). Les deux rencontres ont porté sur la question de la réforme liturgique de Paul VI et des présupposés doctrinaux du Nouvel Ordo Missae.

Le 5 décembre 2014, le cardinal Walter Brandmüller, président émérite du Comité pontifical des sciences historiques, avait visité le Séminaire Herz Jesu à Zaitzkofen (Allemagne), où il fut question de l’autorité magistérielle du concile Vatican II.

Ces rencontres sont un moyen de poursuivre les échanges doctrinaux entre la Fraternité Saint-Pie X et les autorités romaines, « dans un cadre élargi et moins formel que celui des précédents entretiens », selon la décision prise lors de la rencontre de Mgr Fellay avec le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 23 septembre 2014.

Ces réunions sont l’occasion pour les visiteurs de faire plus ample connaissance avec la Fraternité Saint-Pie X, et ainsi de mieux se rendre compte du travail accompli par les œuvres de la Tradition.

La visite à Winona a coïncidé avec la réunion sacerdotale annuelle, où quelque 80 prêtres du District des Etats-Unis se retrouvaient au séminaire pour une semaine d’études."

La religion conciliaire disparaîtra

Publié le par Clément LECUYER

 "Restez fermes dans la foi. Répétez souvent votre acte de Foi, qui résume si bien le contenu de la Foi. La Foi catholique ne change jamais. Elle est celle de la très Sainte Vierge Marie, celle des apôtres, celle des martyrs, celle de tous les saints. Jusqu’à Vatican II, elle n’a jamais varié car Dieu et Son Église ne peuvent ni se tromper, ni nous tromper. Elle est résumée dans le catéchisme et si vous avez un doute, reportez-vous au catéchisme de toujours. Croyez et faites ce qui a toujours été cru et fait. Refusez toutes les nouveautés de Vatican II qui a imposé une nouvelle religion qui n’est plus la religion catholique. Cette religion conciliaire disparaîtra." (Abbé Joseph Vérité †, Pâques 2010)

François le destructeur : Anthologie du "magistère" bergoglien

Publié le par Clément LECUYER

"Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec Son assistance, ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres, c’est à dire le dépôt de la Foi." (Concile Vatican I, Constitution sur l’Église, Dz 3070)

  En lisant et écoutant François 0 (Bergoglio), il n'est pas difficile de se rendre compte qu'au lieu de garder saintement le dépôt de la Foi, ce personnage enseigne une nouvelle doctrine s'opposant de plein fouet au Magistère catholique de toujours.

 Il faut savoir que la théologie catholique et le droit canon nous font distinguer plusieurs degrés d'attaques contre la vérité et la foi. Une proposition peut-être qualifiée et condamnée par l'Eglise comme impie et/ou blasphématoire, hérétique, sentant l'hérésie, erronée, fausse, scandaleuse, fourbe, téméraire, dangereuse, mal sonnante et offensante des oreilles pieuses.

 Manifestement, Bergoglio réunit à lui seul tous ces qualificatifs. En règle général, si un de ses propos n'est pas forcément et clairement hérétique ou proche de l'hérésie, il sera soit téméraire, erroné, faux ou offensant. Cependant, pour que chacun puisse le constater, nous publions de nombreux extraits de discours de ce faux pasteur, véritable destructeur de la foi (merci au lecteur nous ayons fait parvenir les PDF !)

> Lire/télécharger : Anthologie du "magistère" bergoglien
> En anglais : An anthology of the Bergoglian “magisterium”
> En espagnol : Una antología del "magisterio" bergogliano
> En portugais :  O Destruidor: uma antologia do “magistério” bergogliano
> En italien : Antologia del "magistero" bergogliano

> Précision : il va sans dire que nous n'avons aucunement la prétention de nous subsituer à l'Eglise enseignante en affirmant que l'enseignement de Bergoglio est erroné, faux, scandaleux et hérétique. Nous n'entendons que constater - d'une constatation qui est un jugement privé - que celui qui se prétend Pape tient un discours qu'aucun pape ne peut tenir. Au besoin, lire ou relire notre Réfutation concernant la supposée usurpation d'autorité de la position "sédévacantiste"

Satan, père du mensonge

Publié le par Clément LECUYER

"Défiez-vous donc avec un grand soin des astuces du père du mensonge. On peut dire que Satan ne ment jamais. Il est le père du mensonge. Il ne ment jamais. Mais il infiltre dans la vérité des choses qui sont l'erreur, de sorte que les gens qui ne sont pas suffisamment avertis, prennent, avec candeur et simplicité, cet ensemble et avalent le poison. Et peu à peu, c'est le poison qui fait son œuvre. Et peu à peu, l'instinct de la foi se perd. Si le "lefebvrisme" continuait une dizaine d'années, je crois que la foi se perdrait. Elle se perdrait puisque, en fait il donne aux gens des idées mêlées d'hérésies. Il faut appeler les choses par leur nom. Celui qui dit des hérésies continuellement, finit par perdre le sens de la foi, la lumière de la foi. Il faut être sur ce point extrêmement vigilant. Cela sort peut-être du rôle normal des laïcs [...] qui n'est pas d'énoncer des précisions doctrinales, des exposés doctrinaux parfaitement achevés. Leur rôle est plutôt de les faire passer dans l'application, c'est vrai ; mais enfin autant qu'il est possible, il faut vous approcher de cette norme, qui est la norme par excellence. C'est là que nous sommes inattaquables.

 Si dans des longs articles, vous glissez quelque chose où il y a une sorte d'emprise de Satan par l'ambiguïté, ou par le fait qu'on passe sous silence des aspects de la vérité qui sont gênants si l'on dit les choses d'une manière telle que les gens risqueraient de ne pas comprendre, par là même vous êtes sous l'emprise de Satan. Vous le laissez en quelque sorte mettre un pied dans la place."

Mgr Guerard des Lauriers, 3 janvier 1988

Perturbations

Publié le par Clément LECUYER

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour la possible gêne de lecture du site. Nous avons dû effectuer une mise à jour de notre hébergeur qui a engendré de nombreuses perturbations. Nous allons devoir éditer chacun de nos 700 articles dont la présentation a été boulversée... Il y en a pour plusieurs jours de travail afin que tout redevienne à la normal...

 

L'islamisme, châtiment des peuples hérétiques

Publié le par Clément LECUYER

L'islamisme, châtiment des peuples hérétiques

 Instruit à l’école des saintes Écritures, l'historien chrétien sait que l’asservissement des peuples sous le joug de fer de la conquête est à la fois un châtiment du Ciel pour les prévarications d’un peuple, et un exemple terrible donné aux autres nations. C’est bien le moins, en effet, qu’un chrétien comprenne ce que comprenait un barbare, une espèce de sauvage, Attila, en un mot, qui se définissait lui-même le Fléau d’un Dieu qu’il ne connaissait même pas.

 N’en doutons pas, l’islamisme n’est point simplement une révolution d’Arabes qui s’ennuient sous la tente, et auxquels un chef habile a imprimé une surexcitation qui les pousse tout à coup à la conquête des villes les plus luxueuses de l’Orient. Non ; mais Dieu a laissé prévaloir pour un temps l’antique ennemi de l’homme, et lui a permis de choisir un organe à l’aide duquel il séduira les peuples, en même temps qu’il les asservira par le glaive. De là, Mahomet, l’homme de Satan, et le Coran, son évangile. Or, quel est le crime qui a poussé ainsi à bout la justice de Dieu, et l’a portée à abandonner ces peuples à un esclavage dont nous ne prévoyons pas encore la fin ? L’hérésie est ce crime odieux, qui rend inutile la venue du Fils de Dieu en ce monde, qui proteste contre le Verbe de Dieu, qui foule aux pieds l’enseignement infaillible de l’Église. Il faut qu’il soit puni et que les nations chrétiennes apprennent qu’un peuple ne s’élève pas contre la parole révélée sans s’exposer à voir châtier, même dès ce monde, son audace et son ingratitude. Alors succombent et Alexandrie, second siège de Pierre et Antioche, où il siégea d’abord, et Jérusalem, qui garde le tombeau glorieux. Dans ces villes fameuses, il y a bien encore un peuple que l’on a vu tantôt orthodoxe, tantôt hérétique, au gré de ses patriarches ; la servitude qu’ont déchaînée les blasphèmes de cette autre population plus nombreuse qui suit les dogmes impies de Nestorius et d’Eutychès, vient envelopper ces restes catholiques d’une église autrefois si florissante, comme les eaux du déluge engloutirent les pécheurs repentants avec la foule des méchants que Dieu avait résolu de perdre, comme la peste, quand Dieu la lance sur un pays, moissonne à la fois les amis de Dieu et ses ennemis.

 Le flot s’arrête devant Constantinople et n’inonde pas encore les régions qui l’avoisinent. L’empire d’Orient, devenu bientôt, l’empire grec, est mis à même de profiter de la leçon. Si Byzance eût veillé à la foi, Omar n’eût visité ni Alexandrie, ni Antioche, ni Jérusalem. Un délai est accordé ; il sera de huit siècles ; mais lorsque Byzance aura comblé la mesure, le croissant vengeur reparaîtra. Ce ne sera plus le Sarrasin, il est usé ; mais le Turc, et Sainte-Sophie verra badigeonner ses images chrétiennes et peindre par dessus les sentences du Coran, parce qu’elle est devenu le sanctuaire du schisme et de l’hérésie. Mais nous reviendrons sur Byzance. À l’époque que nous repassons, le Sarrasin, après avoir asservi les trois villes saintes, plonge jusqu’à l’Arménie, dont le peuple a embrassé l’erreur monophysite ; il se jette sur le littoral de l’Afrique, souillé par l’arianisme, et d’un bond il arrive en Espagne. Il en sortira de force, car l’hérésie n’est plus là : il faudra seulement du temps. Quant à son audace de pénétrer jusque sur le sol français, il l’expiera durement dans les champs du Poitou. L’Islam s’était trompé ; là où l’hérésie ne règne pas, il n’y a pas place pour lui. En retour de cette prouesse, il recevra dans la Péninsule plus d’une visite de ce Charles-le-Grand, toujours orthodoxe et toujours vainqueur, qui, en chevalier du Christ, vient en aide à ses frères d’Espagne. Arrêtons-nous ici, après avoir salué la justice de Dieu sur l’hérésie et reconnu la vraie cause des triomphes de l’islamisme, et l’unique raison de la permission divine à laquelle il doit d’avoir existé, de n’avoir pas été une secte obscure et éphémère au fond de l’Arabie.

 L’historien chrétien n’oubliera pas non plus de montrer l’islamisme accomplissant une autre mission de justice ; mais cette fois, c’est contre le polythéisme et l’idolâtrie. En dépit de lui-même, Satan devra descendre de plus d’un autel ; car le Coran proclame l’unité de Dieu, la spiritualité de Dieu, l’horreur pour le culte des idoles. La Perse est réduite par le cimeterre à abjurer son sabéisme, auquel elle a immolé tant de martyrs chrétiens. Ce point de vue, que je ne fais qu’indiquer, s’harmonise avec l’ensemble ; car la connaissance du vrai Dieu est un pas vers le christianisme, et la route frayée à travers les débris de l’idolâtrie doit conduire à Jésus-Christ tout homme de bonne volonté.

 C’est ainsi que la miséricorde et la justice s’unissent dans la permission donnée au mahométisme de prévaloir pour un temps. Mais « la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Que du moins le chrétien comprenne et qu’il rende gloire à cet ordre surnaturel sans lequel l’histoire n’est qu’une énigme indéchiffrable, avec lequel nous suivons siècle par siècle les plans de Dieu.

 Auteur : Dom Gueranger, 4 juin 1858

Publié dans Islam

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